Jeu 16/04/2026 Rando Entre Dômes et Sancy – Olloix

Animateurs : Mady/Patrick
Nombre de participants : 10 animateurs compris (5 F–5 H)
Météo : Temps variable avec soleil et passage nuageux, pas de pluie, température max 15°
Distance : 22,50 km
Dénivelé : 790 m
Durée déplacement : 7 h 45 mn
Classement Atlas : facile
Voitures : 40 km pour 1 voiture soit 40 km du Crest, 66 Km pour 1 voiture soit 66 Km de Clermont Ferrand . Au total 106 km.
Préparation et rédaction : 3 h

ITINERAIRE : village d’Olloix, PC 767, ancien oppidum gaulois, vestige archéologique de Liauzun, chemin serpentant sur les contreforts de rive droite de la Monne, pont de Riberolles, GR 30, Allée couverte de la Grotte, PC 803, Montcharge, PC 865, PC 953, village de Prades, moulin de Prades, passage au pied du puy de Choveix,et entre les puys d’Olloix et d’Auzelle, village d’Olloix.

Une matinée aux chemins variés

Avant de commencer cette randonnée, je voudrais remercier l’équipe de randonneuses et randonneurs  qui a partagé avec moi cette deuxième randonnée en tant qu’animateur stagiaire et à Mady pour ses conseils et son soutien.

Après un départ d’Olloix vers la maison de la Monne, nous empruntons le GR 30 pour nous diriger vers notre premier objectif de la matinée, la léproserie de Liauzun.
La température est encore un peu fraîche mais elle s’adoucira pendant la journée et nous profiterons de belles périodes ensoleillées surtout l’après-midi.

Après une petite adaptation du circuit en raison d’un chemin inexistant par rapport à la carte,  nous retrouvons le chemin qui nous mènera vers la léproserie. Environnement  très dépaysant, chaos, végétation rase, pins, on se croirait dans les garrigues du sud de la France.
Chemin faisant nous passons sur un ancien Oppidum gaulois, quelques murs de pierres en témoignent, puis se présentent devant nous l’ancienne léproserie. Seules des ruines subsistent et la végétation a repris ses droits. Petit rappel de l’histoire.

Léproserie de LIAUZUN

Ne parlons pas spécialement de celle de Liauzun car peu d’infos connues pour ce site mais des léproseries du Puy de Dôme qui avaient aussi pour nom maladreries ou maladières. Elles furent construites entre le XIIe et le XVe siècle. En plus de leur rôle d’isoler et de soigner les lépreux, elles avaient un rôle juridique et social en assurant le contrôle sanitaire des régions. On les appelait des tribunaux de « purge ». Ces réseaux de léproserie étaient répartis autour des diocèses de Clermont- Ferrand et de Saint–Flour.

Liauzun s’inscrit donc dans l’histoire sanitaire et sociale et dans l’architecture religieuse et hospitalière du Puy-de-Dôme.
Après la léproserie, une descente très accentuée avant de continuer sur une sente accrochée aux pentes abruptes de la vallée de la Monne, tantôt montante, tantôt descendante mais nous offrant une superbe vue de ses gorges et sur l’abbaye de Randol. sur l’autre versant.

Abbaye de Randol

Le pont de Riberolles ainsi que la rivière de la Monne que nous vîmes de près pour la première fois étaient enfin atteints.

Pont de Riberolles

Pour arriver au point pique-nique, le site de l’allée couverte de la grotte, une belle montée nous attendait, mais tellement agréable. A 13 heures nous y étions donc comme les experts présents l’avaient prédit.

L’allée couverte de la grotte

Appelée aussi Dolmen de la grotte ou grotte aux fées, elle témoigne du passé préhistorique de Cournols (monument historique depuis 1889)
Période de construction au Néolithique (environ 10 000 à 3 300 avant J.-C)
C’est un site mégalithique (un mégalithe  est une construction monumentale constituée d’une ou de plusieurs pierres brutes de grandes dimensions peu ou pas taillées, érigées sans mortier ni ciment pour fixer la structure.

L’édifice comportait à l’origine treize orthostates (pierres dressées verticalement), délimitant un couloir, une antichambre et une chambre, il n’en reste que 11.
Le tout était recouvert de deux à trois tables de couverture.
La foudre frappa 2 fois le dolmen en 1835 et 1853, ce qui l’a réduit de 10 m à 5.80 m en longueur.
Et pourquoi grotte aux fées : ces endroits étaient souvent des lieux sacrés avec une aura mystique, les fées étant des créatures mythiques.

Un retour un peu plus calme

Le retour pour rejoindre nos voitures fut moins escarpé et moins boisé ce qui nous a permis de profiter des belles éclaircies de l’après-midi et de belles vues sur le massif du Sancy et le Puy de Dôme.
Après quelques kilomètres de chemins et petites routes agricoles nous passons au pied du Puy de Fan, puis utilisons un petit sentier peu visible dans les broussailles, avec passage de clôtures ( c’était la touche  Atlas) pour rejoindre le village de Prades.
Nous traversons pour la 2ème fois la Monne, au moulin de Prades, de nos jours transformé en gîte

Moulin de Prades

Après un nouveau petit dénivelé, nous suivons des chemins alternant des passages ombragés ou à découvert avant de retrouver le point de départ  pour partager comme pendant le pique-nique, quelques friandises apportées par nos randonneuses et randonneurs.

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Jeu. 16/04/2026. Entre Dômes et Sancy . Secteur Orcival

Animateur : Denis sous tutorat de Michel J.
Nombre de participants : 10 animateurs compris (6F, 4H)
Météo : temps doux, calme et ensoleillé
Distance : 22,8 km
Dénivelé : 551 m D+
Durée : 6 h 41 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 126 km pour 2 véhicules du parking de covoiturage du Crest et de Clermont-Ferrand. (Denis et Michel)
Préparation et rédaction : 3 h 00

Itinéraire : Départ depuis le parking devant la basilique de notre dame d’Orcival direction plein Nord par le GR 441 en passant par château de Cordes, Farges, château de Polagnat jusqu’au PC 785, GR 441B direction Est-Sud-Est en passant sous Monteribeyre, Pont des eaux, croix de Pialoux jusqu’au PC 866, direction Sud vers Vezol, Olmont, Vareilles, Neuville jusqu’au PC 962, direction Ouest par GR 30 en passant par château de Voissieux, la Croix, la chapelle de Notre Dame jusqu’à Orcival

Au départ d’Orcival, ravissant village de montagne, bâti en éventail autour de la basilique Notre-Dame d’Orcival du XIIème siècle, l’une des cinq églises majeures de l’art roman auvergnat. La randonnée suit pour partie les GR 441, GR441 B et GR30 en parcourant les vallées du Sioulot de la haute Sioule et de la Gorce rivières magnifiques qui offrent une bouffée de nature printanière avec des affleurements d’orgues basaltiques, des sous-bois, des gorges, des prairies et de belles vues. Jusqu’en 1789, le territoire de Saint-Bonnet-prés- Orcival se trouva divisé en plusieurs seigneuries : deux d’entre elles sont à l’origine de la construction des châteaux de Voissieux et Polagnat, aujourd’hui propriétés privées. Le château de Cordes vient compléter cette découverte patrimoniale du secteur, thème de la randonnée

Pont sur la Sioule…

Les points d’intérêt de cette randonnée ont fait l’objet de micro-animations :

Le château de Cordes : le château de Cordes est un monument historique, dont l’histoire s’étend sur plusieurs siècles, entre moyen âge et époque classique. Voici une petite anecdote autour du château de Cordes « l’histoire du château qui voulait rivaliser avec Versailles ». A la fin du XVIIe siècle, un nouveau propriétaire arrive : Yves d’Alègre est un homme puissant, proche du roi et surtout ambitieux …Il fait venir rien de moins que André le Nôtre pour concevoir les jardins (allées parfaitement droites, labyrinthe végétal et bassins). Le contraste est saisissant. Un ancien château défensif …entouré soudain de jardins élégants dignes des plus grandes résidences royales. :

Le Château de Polagnat

Le château de Polagnat est une ancienne maison forte médiévale transformée au fil des siècles en résidence seigneuriale, marquée par plusieurs familles nobles d’Auvergne. Son aspect résulte surtout des remaniements du XVIIe et du XIXe siècle.
Le château de Polagnat a été associé à la famille d’Aubusson dont fait partie Louis Magaud d’Aubusson président de la ligue pour la protection des oiseaux au début du XXe siècle. C’était un ornithologue passionné, engagé dans la protection des oiseaux à une époque où ce n’était pas encore une cause largement reconnue.
Aujourd’hui fraîchement embelli, il pourra être sans doute un haut lieu événementiel de la région.

Chapelle de la Source de Notre-Dame

La basilique notre Dame d’Orcival : la renommée de la basilique repose en grande partie sur la statue de la vierge en majesté, appelée « Notre-Dame d’Orcival ». Cette statue en bois, recouverte de feuilles d’argent, daterait du XIIe siècle. Elle représente la vierge marie assise, tenant l’enfant jésus sur ses genoux.
Chaque année, des processions chrétiennes, rassemblent des fidèles venus prier et demander protection. Peut-être pourrez-vous alors croiser son regard….
Les informations proviennent du site de la mairie d’Orcival ou collectées sur internet.

Un grand merci à mon tuteur et à tous mes camarades de randonnée pour leur bonne humeur communicative.


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Jeu 09/04/2026 Rando Sancy – le Leiranoux

Animateur : Yves
Nombre de participants : 17 animateur compris ( 12 F, 5 H)
Météo : soleil et ciel bleu toute la journée
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H 45 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 100 km pour 3 véhicules et 60 km pour 1 autre soit : 360 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Courgoul, PC748, PC828, Auzolette, PC934, PC1012, PC1033, le Brugelet, PC1116, PC1160, PC1252 Leiranoux, PC1154, PC1155, PC1120, PC936, Sault, PC848, PC798, PC724, PC694, PC677, PC717, PC617, Courgoul.

Départ de Courgoul sous les présages d’une belle journée. Face à nous de l’autre côté de la Couze des vestiges de murets escaladent la montagne. Point de vue magnifique, mise en valeur par un soleil rasant, sur les pailhats, terrasses permettant d’obtenir des surfaces cultivables, symbole du courage des hommes de ce terroir. Tombés dans l’oubli au fil du temps une association s’est lancée dans la reconstruction de ces pailhats pour faire revivre cette vallée de Courgoul.
Rude montée bordée d’arbres pour arriver à Auzolette, où un terrain plus riche et plus plat à permis ici des cultures céréalières mais l’exode rural a frappé et les commerces d’antan ont laissé place à des constructions inhabitées et abandonnées. En 1774 Henri Ladmiral, personnage local, monté à Paris, a tenté de tuer Robespierre. Arrêté, il fut guillotiné, une plaque lui rend hommage.

Nous sommes sortis des gorges, le paysage commence à s’ouvrir, la vue sur les Dômes et Forez souligne l’horizon mais la pente reste constante et nous l’aurons jusqu’à midi. Au lieu-dit Mazière le chemin prévu à été privatisé et le propriétaire présent nous informe qu’au bout on arrive dans son pré où vaches et taureaux paissent tranquillement. Seule possibilité pour rejoindre le Brugelet, la petite route. Nous sommes à 1000 mètres, le soleil frappe déjà , les couches s’envolent, les chapeaux sortent. A l’entrée du village, nous cédons le passage à un troupeau dont nous pensons, compte tenu de l’état négligé des bêtes, que c’est leur première sortie extérieure.

Face à nous maintenant le Leiranoux, objectif du jour, il nous reste 150 mètres de positif à grimper et la montée qui dure depuis le départ sera finie. Le groupe, un peu étiré, arrive au sommet. Quelle récompense ! Superbe panorama à 360 degrés sous un ciel bleu azur sans la moindre brise ce qui nous fait oublier nos 2H30 d’effort. Dômes, Forez, Margeride, Cantal, Cézallier, Sancy : tout est là, rien ne manque. Quelques rochers épars proches de la borne géodésique nous incitent à pique-niquer à cet endroit. Le groupe s’étale, chacun trouve sa place et profite du paysage tout en essayant de se repérer tant l’espace est étendu. Quelques pales d’éoliennes dépassent d’ici de là de ce relief mouvementé, sont-elles celles de Boslabert, la Chabanne ou Rentières, mélange de réponses justes et fausses mais moment apprécié. 

Le Sancy

Repas fini, nous descendons sur l’autre face avant de contourner ce superbe puy pour passer au dessus du hameau de Brassac, comme suspendu au bord de gorges hérissées de rochers abrupts en essayant de ne pas trop piétiner les nombreuses anémones pulsatiles qui commencent à fleurir le passage.
Le Leiranoux contourné, nous plongeons très rapidement sur le hameau de Sault. Le sentier plus ou moins bien tracé récupère au passage divers suintements qui le rendent humide et glissant, prudence ! Nous arrivons au hameau fantôme où trois habitations et du matériel agricole semblent désertés depuis longtemps déjà. Afin d’éviter ce qui a été la route d’accès, nous traversons le ruisseau de Sault et sa conduite forcée pour le suivre en rive gauche tantôt à fleur, tantôt légèrement au dessus, à flanc de falaise qui se délite par endroit.  A un moment la sente s’arrête et nous retraversons pour reprendre le semblant de route. Juste avant la rencontre avec la grande route des gorges nous passons devant la micro centrale électrique de Sault d’une puissance de 810 KW qui compte parmi les 2000 centrales privées françaises.

Nous voilà sur la grande route où nous retrouvons la Couze du Valbeleix qui prend sa source au Cézallier et qui vient grossir la Couze Pavin à Saurier. Comme pour le ruisseau de Sault nous gagnons la rive gauche et par une sente escarpée, caillouteuse, recouverte d’une épaisse couche de feuilles mortes par endroit nous descendons gentiment en surplomb de la rivière, bercés par son chant mélodieux. A l’entrée du village, des prés au vert soutenu criblés de pissenlits en fleurs rehaussent le décor.

Ce splendide ciel bleu et cette douce chaleur nous laisseront le souvenir d’une incroyable journée estivale.
Merci à Denis qui a bien voulu, une fois encore, maitriser la carte pour nous guider sur la journée.

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Jeu 02/04/2026 Rando Livradois-Forez – Vallée de la Crédogne

Animateur : Yves
Nombre de participants : 20 animateur compris ( 13 F, 7 H)
Météo : brumeux avec éclaircies
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 108 km pour 3 véhicules et 112 km pour 2 autres soit : 548 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Paslières, la Croix Rouge, PC398, PC414, le moulin d’Auvergne, Montpeyroux, Chez Claude, la Boule, le Grand Bois, la Loge Basse, PC389, Chez Coutier, Chez le Vétérant, PC453, la Poncette, le Châtaignier,  l’Anglade, les Bouches, PC378, Ferrand, Chez Bancherel, PC482, PC471, PC403, PC373, PC378, Paslières.

Aujourd’hui découverte de la vallée de la Credogne, petite rivière qui prend sa source dans les Bois Noirs près du col des Planchettes pour se jeter 27,8 kilomètres plus en aval dans la Dore proche de Puy-Guillaume.

Partis de Paslières, nous rentrons rapidement dans le Bois de Delange pour en ressortir au Moulin d’Auvergne où, nous découvrons notre fameuse Credogne à l’endroit où elle quitte les gorges pour gagner la plaine. Nous sommes surpris par son eau limpide qui nous laisse facilement découvrir les cailloux de son lit. A quelques pas de là sur notre droite, posée sur un écrin de verdure magnifiquement entretenu, les restes de l’abbatiale de l’abbaye de Montpeyroux, ancienne abbaye cistercienne fondée au 12°S par les cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux. 

Abbaye de Montpeyroux

Notre parcours remonte maintenant la rive droite de la Credogne. Les bosses et creux des ravins successifs commencent à nous réchauffer, le soleil arrive et dissipe la brume matinale. La mousse présente sur les arbres au sol confirme que ces pentes, couvertes d’aulnes, frênes sont relativement humides. D’ici de là des sapinières très denses paraissent impénétrables.

Nous sommes Chez Fumas petit lieu-dit où un espace de verdure en bord de chemin semble faire l’unanimité pour la pause méridienne. A la Poncette nous sommes au bout de notre boucle et nous retraversons la Credogne pour passer en rive gauche.

Passage de la Credogne

Sur ce versant les pentes sont un peu plus douces mais le décor de la forêt reste le même, arbres et branches couchés recouverts de mousse d’un vert entêtant. Notre chemin zigzague dans la pente avec constamment la rivière en vue en contre bas.
Chez Bancherel, hameau de quatre maisons où deux seules restent habitées, nous bavardons avec une gentille dame qui nous retrace son enfance en ce lieu. Conversation intéressante mais il nous reste encore un bout de chemin, nous abrégeons poliment la conversation et repartons d’un bon pas.

En ligne


Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons sur une grande piste récemment aménagée, pas visible sur la carte, que nous trouvons un peu monotone jusqu’au bois du Pas du Loup. Sortis du bois nous voilà dans la plaine, le retour aux voitures se passe sans encombre et toujours sous le soleil. Journée réussie et appréciée.

Merci à Denis et Patrick qui ont bien voulu nous guider à tour de rôle.

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Dim 29/03/2026 Rando Livradois – St-Julien-de-Coppel

Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris ( 6 F, 1 H)
Météo : couvert une grande partie de journée
Distance : 20 km
Dénivelé : 635 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 52 km pour 2 véhicules
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Contournat, PC422, PC389, St-Julien-de-Coppel, PC474, Roche, Cerfeuil, les Couleaux, PC582, PC636, la Chaux Montgros, Pommeride, PC619, PC600, Pic de Mercurol, Mercurol, Bois de Glaisne, Puy Pendu, Bois de LPC547,Bois de Lavende, Bois de Lavaure, Col de Potey, PC574, Calais, PC493, Contournat.

Sur la route qui mène au départ ce matin deux tendances météo, à gauche beau soleil, à droite de gros nuages gris plombent le décor. Malheureusement c’est sur la droite que j’ai prévu mon parcours, dommage !
Dans le village de Contournat, à la sortie des voitures, la température fraîche nous saisit, tous les participants s’emmitouflent et nous voilà partis. 
Jusqu’à St-Julien-de-Coppel le tracé reste en plaine avec une terre amoureuse, et un ressenti négatif saisissant. Après St-Julien face à nous le premier point remarquable du jour, Notre Dame de la Roche. Le sentier qui s’accélère régulièrement permet de réchauffer notre organisme.

Notre Dame de la Roche

Arrivés en haut, la Vierge installée en 1862 s’élève magistralement sur son haut piédestal. Petit tour du site en passant par la chapelle, seul vestige d’un château érigé sur ce promontoire, puis nous repartons direction les ruines du château de Coppel, construit au 13 °S et détruit par Richelieu en 1626.

Château de Coppel

Après quelques photos, et la rencontre d’un important troupeau de salers nous nous dirigeons dans le bois du Puy Gérant. Après une hésitation sur une sente à peine visible, nous retrouvons le chemin qui mène à la Chaux Montgros. Le long de ce large chemin carrossable plusieurs miradors de battue, pourtant en bon état sont au sol, sabotage ou nécessité… on ne saura pas ?

Nous voilà à la Chaux Montgros, mélange de château fort et de grande résidence aux quatre tours majestueuses. Construit au début du 16 °S de style renaissance sous influence italienne il est unique en Auvergne. La température est légèrement remontée, mais une petite brise que l’on n’avait pas ressentie dans le bois se fait présente, un petit porche dans l’escalier monumental nous abrite pour le pique-nique.

Château de la Chaux Montgros

Départ plein ouest face au Pic de Mercurol troisième point remarquable, nous sommes à découvert capuche, gants, et bonnets sont de mise. Nous empruntons la sente à peine visible de la route, qui passe presque au sommet de ce pic. Peu entretenue, il faut se faufiler entre les branches. La montée au sommet, pratiquement à quatre pattes, est assez difficile il faut chevaucher les rochers recouverts de mousse et le risque de glissade à la descente est garanti ; tant pis ce sera pour une prochaine fois. Lors de l’invasion romaine fut érigé ici un temple dédié à Mercure d’où Mercurol. Avant d’arriver à son pied, dans les prés nous avons remarqué deux collines funéraires (tumulus).

Maintenant mon tracé traverse le Bois de Glaisne pour rejoindre le col de Potey. Comme très souvent dans les bois les sentiers de la carte et du terrain sont divergents. Un magnifique hors-piste d’environ trois kilomètres entre ronces, arbres, branches couchées et quelques barbelés nous permet de rejoindre le col.

Dans le bois nous étions à l’abri et l’effort nous a réchauffé, mais maintenant la légère brise de ce matin devient une jolie brise qui va nous suivre jusqu’à l’arrivée. Récompense, le soleil est de la partie et c’est les visages radieux que nous retrouvons Contournat, petit village connu même aux Etats-Unis grâce à Monseigneur Benoit Flaget, enfant du pays, devenu le premier évêque du Middle West en 1808.

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Jeu 26/03/2026 Rando Limagne – Randan

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 11 animateur compris (6 F, 5 H)
Météo : Sec et frais le matin – Douceur et giboulées l’après-midi
Carte :  IGN 2630SB
Distance : 26,5 km  
Dénivelée : 460 m  
Durée
 : 6h40h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile malgré le dépassement du kilométrage
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 70 km pour 2 voitures – 90 km du Crest pour 1 autre

Itinéraire : Randan, Stade, Rond de Joinville, Rond d’Aumale, Voie ferrée CLF-Vichy, Est bois des Prugnes, NE Bois Brun, les Gannats, St Priest Bramefant, D55, Le Graveyron, château de Maulmont, vers D443 en HP à travers bois de Maulmont, Montpensier, les Rigaudanches, les Charmes de la Fontaine, Mons, les Gros, Rilhat, W puy de Beaumont, Champ Colombier, La Corne, Etang de Nemours, retour Randan par D94

La crainte du mauvais temps annoncé (neige et vent) m’a fait choisir un secteur plus abrité et qu’Atlas fréquente rarement : la Limagne et plus précisément Randan et ses alentours. La rando commence par une petite visite du château et de ses dépendances. C’est Anne, ancienne adhérente d’Atlas et responsable des animations sur le Domaine Royal qui nous sert de guide.

Château de Randan

Elle nous rappelle en quelques mots l’histoire du château, de Louis Philippe et d’Adélaïde sa sœur et des réparations effectuées jusqu’à aujourd’hui. Tous les travaux n’avaient pas pour but de le reconstruire mais de stopper l’effet du temps sur les ruines, il fallait les mettre hors air et hors eau. La chapelle et les cuisines n’ayant pas été touchées par l’incendie de 1925 sont visitables et dans un très bon état de conservation.  L’Orangerie fera bientôt l’objet d’une grande restauration…. Nous ayant appris l’essentiel en 30 minutes chrono nous quittons à regret Anne pour débuter la rando. Je profite de ce compte-rendu pour la remercier pour son accueil et sa bonne humeur.

Nous nous mettons donc en route avec pour objectif de traverser les forêts autour de Rando en direction de St Priest Bramefant et du château de Maulmont et retour. Ce programme sera modifié en cours de route comme nous le verrons ci-après. La forêt et le parc du château forme une grande continuité forestière même si comme dans tout grand parc, on trouve des espèces importées comme les grands séquoias ou les gingko biloas. On trouve dans les bois alentours des chênes dont dix ont été prélevés pour restaurer la charpente de Notre-Dame de Paris. La progression dans les allées forestières encore tracées aboutit plusieurs fois sur des croisements dénommés ici « Rond » et baptisés du nom des fils de Louis-Philippe, Aumale et Joinville. Plus tard, nous traverserons un hameau appelé Montpensier (le dernier fils du Roi) et un étang privé au nom de Nemours, encore un fils, son second. Le secteur est tout imprégné de cette présence royale qui a laissé un fort bel héritage architectural qui rejaillit sur le bourg de Randan lui-même avec la brique pour matériau commun.

Au milieu des bois nous enjambons la voie de la ligne Clermont-Vichy qui a dû faire l’objet d’une belle restauration, on la dirait presque neuve. L’ensemble des sentiers – non balisés – ne semblent pas fort fréquentés sauf par les forestiers qui exploitent la forêt. Il vaut mieux avoir la carte pour suivre sa route 😊. Nous arrivons bientôt à St Priest après à peine 9 km parcourus. Cela ne nous empêche pas de nous arrêter pour le déjeuner. La clémence du temps n’ayant qu’un temps (😊), nous essuyons à ce moment précis la première averse d’une série qui s’étalera sur tout l’après-midi.

Heureusement le gymnase municipal s’offre pour protéger nos agapes. Je profite de la pause pour remodeler le parcours car celui que j’ai prévu, à nouveau dans les bois de Randan, pourrait être un peu ennuyeux. Ce sera un long parcours en paysages ouverts sur les collines qui ourlent la frange orientale de la Limagne. Après un petit kilomètre sur la route où nous mettons en œuvre les obligations de circulation faites à tout groupe de marcheurs en déplacement, nous arrivons au château de Maulmont. Aujourd’hui dévolu aux mariages et autres séminaires, ce château, fruit de la volonté de la Princesse Adélaïde, était à l’origine un relais de chasse utilisé par le Roi et ses invités. Le parcours passant trop près du monument nous le contournons plus au sud. Nous nous retrouvons dans un cul de sac et nous nous offrons un petit passage hors-piste à travers le bois de Maulmont pour retrouver plein ouest la petite route qui nous amène au hameau de Montpensier. Les sous-bois sont tapissés de fleurs à corolle rose que personne dans le groupe ne reconnait et qui nécessite un petit appel à PlantNet qui va délivrer un nom que je n’ai pas noté 😊.

Nous déambulons maintenant au sud des bois de Randan, le plus souvent sur les sommets de ces petites collines qui dominent la rive gauche de l’Allier qu’on devine au loin. Nous alternerons les montées et les descentes dans un paysage de grande culture dominé par le colza. Nous traversons des petits villages sans grand charme, Mons peut-être avec sa belle église et son point de vue ? Tout le cachet architectural semble se concentrer sur Randan…. Inutile de dire que les changements de direction au milieu d’un réseau dense de chemin d’exploitation obligent à ne pas quitter sa carte des yeux alors que de beaux paysages s’offrent pourtant.

Une erreur de navigation conduira à une petite marche arrière mais dans l’ensemble et malgré les changements du parcours décidés en milieu de rando nous ne nous perdrons pas 😊. Le château de Randan se devine à l’horizon bien abrité par sa forêt au sud. Bientôt, nous épuisons nos derniers chemins et sentiers possibles et nous n’avons d’autres choix que de suivre la petite D94 qui nous mène dans un long faux plat à Randan que nous traversons et qui comme beaucoup de bourgs ruraux montre, hélas, un nombre important de commerces fermés. Parvenus à la chapelle du Domaine, notre amie Anne de loin nous fait de grands signes d’au-revoir.  Une belle journée de rando s’achève…….

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Dim 22/03/2026 Rando Sancy – St-Bonnet-près-Orcival

Animateur : Yves
Nombre de participants : 6 animateur compris (5 F, 1 H)
Météo : nuageux et ensoleillé
Distance : 23 km
Dénivelé : 620 m
Durée : 6 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 46 km pour 1 véhicule et 55 km pour 1 autre soit : 101 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Nébouzat, PC856, Neuville, le Ranc, la Maronie, PC881, Ribeyre, PC1036, PC1050, PC1052, Lachaud, le Calvaire, St-Bonnet-près Orcival, Villejacques, Pont des Eaux, les Eaux, les Saliens, Nébouzat.

Moins frais que prévu ce matin au départ de Nébouzat sous les premiers rayons qui se lèvent. Nous nous dirigeons vers Neuville en passant d’une rive à l’autre du ruisseau de La Gorce dont le tumulte provoqué par un important débit nous accompagne.

A Neuville virage à l’Ouest face à Orcival, première traversée de la Sioule qui prend sa source à quelques kilomètres d’ici près du lac de Servières, et nous voilà rapidement à Ribeyre. Le temps change, les nuages s’assombrissent on sent quelques gouttes. Nous gagnons rapidement malgré la jolie côte, le bois des Bourelles où nous décidons de nous poser pour le pique-nique avant l’averse qui semble se préparer. Bien abrités sous de beaux sapins, nous déjeunons sans être dérangés. Dès que nous reprenons notre chemin, nous nous apercevons que les pierres ont bien été légèrement mouillées mais il ne pleut plus. Arrivés au bois de Gravenoire, nous le traversons sur un petit sentier forestier coupé par endroit avec des arbres récemment tombés, lorsque qu’un petit chevreuil débouche sur notre droite, nous observe et détale instantanément. A la sortie du bois l’horizon s’éclaircit, à gauche St-Martin de Tour avec en dessous, les dômes du château de Cordes, le Calvaire de St-Bonnet-près-Orcival en face et sur la droite en fond notre cher Puy de Dôme encore un peu emmitouflé sur sa cime.

Nous voici au pied du Calvaire, dès la D27 traversée, nous attaquons la pente déjà  bien prononcée et guidés par les croix successives nous atteignons les croix sommitales. D’en haut, une belle vue sur la vallée de la Haute Sioule avec St-Bonnet à nos pieds se termine par une Chaîne des Puys légèrement brumeuse.

Montée au Calvaire
Le Calvaire de ST-Bonnet-Près-Orcival

Direction Villejacques et Pont des Eaux où nous retrouvons la Sioule grossie par le ruisseau de La Gorce longé ce matin. L’arrivée est proche, mais un petit détour par la cascade de Saliens sur le ruisseau de La Gigeole, détourné par une coulée de lave, s’impose. Petite cascade en trois temps, facile d’approche, bien fournie en eau actuellement, et intégrée dans un cadre original et coloré.

Cascade de Saliens

Depuis Villejacques le soleil est présent et c’est avec lui que nous retrouvons nos voitures.

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Séjour n° 2. Du samedi 21 mars au dimanche 05 avril 2026. Montagne et désert au Maroc.

Ani mateur : Michel J.
Classement Atlas Aventure  : moyen
Nombre de participants : 10 dont 7 femmes et 3 hommes.

Le mot de l’animateur.

Ce compte rendu est synthétique car il est difficile de raconter 16 jours d’aventures dont 11 jours et presque 250 kilomètres parcourus à pied sans lasser le lecteur. Le participant retrouvera les émotions ressenties en regardant ses photos ou en lisant les notes ci-dessous. Avec ces quelques lignes, je veux également toucher les nombreux lecteurs extérieurs qui n’osent pas rejoindre le monde associatif par peur et méconnaissance. Des animateurs passionnés créent et l’association organise depuis plus de 30 ans bénévolement des séjours pour ses adhérents, du sur mesure que vous ne trouverez jamais dans le domaine marchand. Nous partons en petit groupe que ce soit en France ou à l’étranger. Pour les destinations un peu particulières, des réunions sont organisées, des entraînements peuvent être programmés. Avec nous l’aventure démarre en sortant de chez soi…
Pour certaines et certains, le désert était une première. L’ambiance et la synergie de groupe ont fait se dépasser les moins aguerris. Bravo à eux ! Un premier bivouac, couché à même le sable dans son duvet et sursac à attendre que le sommeil vous gagne dans un silence absolu sous un ciel merveilleusement étoilé, moment unique gravé pour toujours dans la mémoire. Vivement le prochain départ !L’association avait mis à disposition des sursacs en goretex, 1 tente Hardwear Mountain de secours, un filtre à grande capacité pour l’eau. Le choix des photos a été difficile, il se veut le reflet de la vie en trek…

Découpage et observations jour après jour..
Le 22 mars 2026.
Départ de l’hôtel Almas de Marrakech vers 08 h 45 pour un parcours routier qui nous fera passer par le col de Tichka à 2260 m d’altitude puis le contournement de Ouarzazate par l’ouest pour suivre la direction de Zagora. A N’kob, nous prenons la petite route qui mène à Iknioun (Ikniouen). Après une bonne quinzaine de kilomètres nous bifurquons dans un chemin de terre et gagnons un lieu-dit à proximité des portes de Bab n’ Ali, joyaux géologique de l’Anti-Atlas. Cette roche incroyable qui surgit de terre en deux immenses saillies culmine à 1 580 mètres.Cinq cents mètres à faire à pied pour découvrir face à l’ouest, le bivouac du soir dans un décor de carte postale. Nous ne sommes qu’à un peu plus de 2600 kilomètres de la France et c’est déjà le dépaysement total.

Les portes de Bab n’Ali

Après le choix des tentes et l’installation habituelle, je rassemble le groupe pour une présentation de la zone géographique du Sarhro (Saghro, Sarghro) et le positionnement des différents autres massifs du Maroc dont la plupart (en gras) ont été parcourus à pied, à plusieurs reprises par l’association. Rif, Moyen Atlas, Haut Atlas Occidental, Central et Oriental, Anti-Atlas avec le Siroua et Sarhro.
Le 23 mars 2026. Notre équipe est composée de 5 muletiers (Ahmed, Idir, Ahmed 2, Lahcen 1, Lahcen), 1 cuisinier (Adi) et d’un guide Ahmed. Une grande partie de l’équipe a déjà travaillé avec moi et notamment le guide et le cuisinier que j’avais demandés. La direction prise est Est-Nord-Est, Lahcen, l’ancien que je précise par un (1) nous accompagnera sur toute la partie montagneuse.

Cheminement sur le massif montagneux du Sarhro

La mise en jambe a été rude car le cheminement n’est pas facile dans un terrain accidenté où les traces sont plus des sentes d’animaux que de véritables sentiers. Après avoir traversé la bande goudronnée de la veille et un petit oued, l’Aka n’Oufourar qui arrose une palmeraie et un bassin de rétention nous évoluons dans un terrain vallonné qui nous amène sur le versant Nord du massif du Sarhro où nous pouvons apercevoir arrivés au col sous un vent frais et pénétrant, en contrebas le bivouac dressé à proximité de Tichki à plus de 2000 mètres d’altitude, composé de deux tentes mess, blanches et de 5 tentes biplaces, 2 vertes et 3 rouges.
Il est déjà tard. Après une longue descente, nous rejoignons l’équipe qui a pris un chemin différent et plus rapide que nous pour ne pas fatiguer dès le début les animaux de bât. Le soleil décline rapidement pendant que nous prenons l’habituel thé à la menthe.
Distance (D), 23 km ; durée de la rando (DR) ; 7 h 50 ; dénivelé positif (DP) 1271 m ; dénivelé négatif (DN) 638 m.
Le 24 mars 2026. Le vent d’Ouest a soufflé par rafales jusqu’à 1 h 00 du matin. Le réveil se fait doucement vers 07 h 00, heure qui deviendra la nôtre pour le lever pendant tout le trek, après une nuit sans bruit parasite, troublée un peu avant 06 h 00 par l’appel à la prière de la mosquée toute proche. Aujourd’hui, l’objectif à atteindre est le sommet du massif, l’Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude. Le temps est frais et les nuages présents forment une strate régulière. Dès le départ, la montée est rude, le dénivelé négatif d’hier pour atteindre le bivouac doit être remonté sur un terrain pierreux où n’existe pas de cheminement bien tracé. Le groupe des muletiers en contrebas se fait tout petit. Seuls les nomades s’aventurent ici pour accompagner leurs troupeaux de chèvres, moutons et dromadaires. Les pluies d’automne et d’hiver inhabituellement abondantes ont fait reverdir la montagne pour le plus grands bonheurs des Ait Atta, berbères semi-nomades occupant cette zone géographique. Le massif du Sarhro éloigné de l’océan atlantique reçoit 100 mm au Sud et 300 mm de précipitions sur la partie montagneuse. L’odeur de l’armoise, écrasée sur notre passage titille le nez. Nous suivons le bord Nord du massif avec une orientation grossièrement Est. Des détours sont obligatoires pour éviter rognons rocheux et fonds de petits canyons où stagnent de l’eau.

Vers le sommet de l’ Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude

Au bout de 9 km et 05 h 30 de déplacement, le sommet est atteint accompagné par une légère précipitation de grésil. Pas un bruit si ce n’est le vent qui souffle plus ou moins régulièrement et fort. Silence trompeur car la vie existe dans ce désert de pierre, les fientes de gallinacés en témoignent. Au total, sans chercher, trois perdrix se sont envolées à notre passage et pour l’œil aux aguets, fourmis, papillons, lézards et divers insectes étaient bien présents. Sur une dernière crête, nous apercevons en bas, l’emplacement du bivouac à 2545 m d’altitude. Il nous faudra encore deux bonnes heures pour descendre un couloir rocheux qui laissera sans doute un bon souvenir à une majorité des participants. Lahcen (1) patiente avec Mady et attend les retardataires avec beaucoup de détachement et de bienveillance…
D 15 km ; DR 8 h 30 ; DP 955 m ; DN 966 m
le 25 mars 2026. Deux petites averses au cours de la nuit, quelques aboiements de chiens inévitables à proximité des villages. On quitte Tanemalt par une sente puis par une route en construction poursuivie par un long chemin muletier sur une courbe de niveau. Espace sauvage à 1850 m d’altitude où pousse l’herbe Alfa. Elle pousse en touffes d’environ un mètre de haut. Ses fibres sont utilisées et recherchées pour la fabrication de pâte à papier qui donne un papier de haute qualité mais elles servent aussi à la fabrication de cordage. Ses graines germées peuvent être consommées par l’homme. Ses feuilles tressées sont utilisées à confectionner des paniers, des couffins, les jeunes feuilles quant à elles, servent de fourrage aux animaux tels les chevaux ou les chameaux, la plante est trop riche en “lignine” pour nourrir les autres herbivores (éléments trouvés sur internet). Elle est ou était utilisée par les locaux pour servir de rembourrage aux coussins (dixit Ahmed).

Planche Flore à minima…

Une longue journée qui se termine par une large route non achevée au bord d’un oued où profitent palmiers dattiers et différentes cultures, luzerne, roses, amandiers. Ces nouveaux tracés qui succèdent aux chemins muletiers allant de lieu-dit à village est sont la conséquence de recherches minières en cours par la Chine, la France et l’Allemagne.
Les tentes sont installées mais pour peu de temps. Le Chef du village et le maire se présentent et nous interdisent le bivouac à cet emplacement soit disant parce que l’organisation n’a pas fait de demande écrite officielle. Pas de problème, un peu de débrouillardise et nous trouvons pour 600 dirhams une maison à louer à proximité. La pluie du soir et les averses de la nuit nous seront évitées. L’endroit est convivial et notre équipe travaille dans de meilleures conditions. Une jeune fille offre des roses à deux équipières.
D 27 km ; DR 6 h 40 ; DP 432 m ; DN 1149 m
Le 26 mars 2026. Après une fin de nuit marquée par le tonnerre, nous quittons le lieu vers 09 h 00 sous une pluie fine qui durera pendant quelques kilomètres. Nous marchons sous la cape ou veste, sursac sur le sac, entre cultures puis dans le lit d’un oued secondaire éphémère dans un environnement anormalement fleuri. Le vallon est large, les reliefs de part et d’autre s’abaissent progressivement puis s’ouvre brutalement sur un plateau immense où quelques mouvements de terrain érodés limitent l’horizon. Nous atteignons, le « reg » plateau caillouteux composé de petites roches. La pause de midi à Tafoufente se déroule à l’abri du soleil sous un tamaris à proximité de la seule construction, un puits de nomade où l’eau est à 2 mètres de la margelle. L’observation permet de découvrir de grosses et belles grenouilles. Comment sont-elles venues ? Des bulles remontent du fond…Fermentation des algues ? Les têtards se nourrissent de larves de moustiques et nous assistons au gobage d’un papillon par une grenouille. Nous reprenons en direction du Sud- Sud-Est. D’autres observations sont à venir, une fourmilière et à 2 mètres une termitière. Étonnant lorsque l’on sait que le premier prédateur des termites sont les fourmis ! Un scorpion traverse le chemin devant Marie Hélène, belle rencontre immortalisée par une photo.

La vie est bien présente sur le reg et l’erg….

Après 4 kilomètres, c’est la fin de journée, petite journée ! L’orage posté sur la montagne d’hier est maintenant juste au dessus de nous, le ciel est d’un noir impressionnant, et se déchaîne. Durant 2 heures, pluie et quelques grêlons. Le sol est vite détrempé et l’eau s’écoule entre les tentes vers les points bas où se forment des mares. Les muletiers ont construit à la hâte des rigoles…

Bel orage sur le reg….

Ce soir le bivouac est situé à Timghrarine, deux maisons et un jardin d’Eden où poussent palmiers dattiers, vignes, amandiers, oliviers, grenadiers et figuiers le tout arrosé au goutte à goutte, l’eau étant tiré du sol par des pompes alimentées par des panneaux photovoltaïques. Ahmed nous propose de dormir chez l’habitant de l’oasis, un berbère en fermage qui gère la propriété. Après contact avec son patron, nous nous installons dans une modeste pièce unique mais au sec. Une grosse activité électrique vers le Sud-Est dans un magnifique cumulonimbus.
D 15 km ; DR 3 h 40 ; DP 66 m ; DN 366 m
Le 27 mars 2026. Petite pluie au lever du jour qui va se prolonger une partie de la matinée, les hauteurs du massif du Sarhro sont accrochées par des nuages noirs. Le ciel est chargé dans toutes les directions, le plafond est bas. Inhabituel à cette époque de trouver une telle humidité sur le reg.. Nous passons quelques oueds peu larges, ni profonds où se trouvent de grandes flaques d’eau. Le sol sableux s’enfonce sous les pas des mules chargées. L’orientation est Sud. Après 11 kilomètres seulement, Ahmed nous précise que nous allons bivouaquer à la sortie du village de Wawegloute après les dernières maisons. Une route large et goudronnée est à proximité. Peu de circulation sur cet axe qui conduit à Tazzarine puis à Merzouga. Installés sous un bel acacia pour se protéger du soleil revenu, nous voyons passer sur ce long ruban asphalté des voyageurs à vélo. Un responsable administratif se présente pendant que nous pique-niquons pour nous signifier que l’on ne peut dormir sous des tentes à cet endroit.

Pique-nique à l’abri du soleil …

L’histoire se répète… Depuis l’assassinat des suédoises sur le Toubkal, il y a quelques années, les bivouacs à proximité de maisons semblent interdits sur l’ensemble du pays. Nous avions déjà subi ce refus lors d’un trek à proximité de la vallée des Ait Bouguemez dans le Haut Atlas central. Après la visite d’une maison en fin de construction à proximité que le guide refuse, nous repartons en arrière sur plusieurs kilomètres et nous nous installons dans la cossue maison familiale du responsable administratif moyennant quelques dirhams. Il nous guide dans un jardin où poussent de nombreux arbres, similaires à la veille. L’orage arrive et nous nous réfugions dans ce vaste habitat…
D 11 km ; DR 3 h 10 ; DP 48 m ; DN 127 m
le 28 mars 2026. Nuit calme dans cette maison spacieuse. Nous traversons et longeons peu de temps la route peu passante qui mène à Tazzarine. Ahmed l’a empruntée hier soir avec le véhicule pour un ravitaillement à la ville. Avec l’orage, d’après ses dires, seules les voitures assez hautes pouvaient passer les ponts submergés par les pluies…La maison en construction que l’on nous proposait la veille est toujours là et le chantier n’a pas avancé. Un long vallon large où le fond de l’oued est encore humide. Les acacias ont bien bénéficié des pluies et neiges hivernales et de ce début de printemps. Les dromadaires nos nouveaux animaux de bât passent d’un pas léger entre les arbres. Le paysage est reposant et nous avançons à bonne allure entre 4,6 et 4,7 km/h, le matin et plus de 16 km avalés. L’équipe a changé hier soir et nous avons dit au revoir à nos 5 muletiers en les remerciant pour leur travail et les gratifiant d’un pourboire individuel apprécié. Nous avons gardé Adi, le cuisinier, un chamelier Ali, un aide cuisinier Assan et Ahmed (3) complète la team ! Compte tenu de la difficulté à trouver de l’eau pour boire et pour la cuisine, un 4×4 nous accompagne et aura pour fonction de nous ravitailler et de transporter une grande partie des bagages, les 3 dromadaires, 2 costauds et 1 jeune en apprentissage portant le reste, quelques sacs, les nattes, les matelas pour le pique nique. L’après-midi se fait en 2 heures avec une orientation Est. Au loin sur notre droite, une petite chaîne montagneuse parallèle à notre déplacement. Bientôt l’arrivée après avoir traversé une piste rectiligne goudronnée sur la partie centrale, une moto passe, le conducteur nous à disposition du passant. Le campement est adossé à nos premières dunes. L’endroit est idyllique sans un bruit avec de l’eau à quelques centaines de mètres ce qui permettra de faire une toilette complète.
Le village de Tarbalt (Taghbalte) se distingue au loin du haut de la dune de 30 m. Le dîner est pris en plein air sous une douce chaleur. Un passage d’hirondelles, rustique, de fenêtre accompagnées de martinets noirs se ravitaillent en survolant les acacias.
D 24 km ; DR 5 h 30 ; DP 56 m ; DN 216 m
Le 29 mars 2026. Encouragés par l’animateur, 9 des participants ont dormi à la belle étoile dans les sursacs à l’abri de la dune. La nuit a été très calme, une légère brise a soufflé d’Est et des nuages en milieu de nuit se sont rassemblés et apporté un peu d’humidité au petit matin. La température à cette altitude, 800 m environ est douce comparativement au bivouac à plus de 2000 m. Nous progressons dans un large vallon avec sur la droite une ligne rocheuse qui se couvre par endroit du sable venant du Sahara algérien. Nous perdons gentiment de l’altitude…A ce vallon succède un plateau pierreux où les points de repère, mouvements de terrain et acacias se voient de loin. Cap face au soleil puis légèrement Est-Nord-Est. Ce soir l’emplacement est moins sympa, on entend le bruit d’une machine qui fore à la recherche d’après Ahmed de cuivre et de fossiles. La journée a été dans l’ensemble plus chaude en plein soleil. Sur la fin du parcours, nous traversons une culture de cumin en fleurs, herbes rases bien vertes avec une multitude de petites fleurs qui seront bientôt graines avant les grosses chaleur et ramassées à la main. Le terrain relativement facile permet de suivre ou de précéder les dromadaires.


Le groupe conserve sa bonne humeur aidé par un cuisinier qui nous a préparé ce jour là pour le goûter, des beignets…
D 22 km ; DR 04 h 55 ; DP 96 m ; DN 158 m
le 30 mars 2026. Nuit agitée. Vers 01 h 00 du matin, un vent fort s’est mis à souffler, mettant à plat une tente Vaude. La tente mess est mise au sol. Au petit matin, nous déjeunons dans la tente cuisine, le vent réagit par rafales et chacun conte son aventure. L’orientation de la journée reste Est par moments Est-Nord-Est. Un voile sableux occupe l’atmosphère sans pour autant masquer les reliefs sur 360°. Après avoir franchi un vaste oued où l’humidité est encore présente, l’argile de surface se craquelle, se courbe sous l’effet du soleil et du vent. Nous attaquons une jolie partie de dunes bien formées. Les courants d’air construisent des crêtes effilées au sable mou et des cuvettes où nous glissons plaisamment.

Le vent souffle mais nous échapperons à la tempête de sable

Bientôt le pique-nique à l’abri d’une maison en pisé que nous partageons avec l’équipe. En ces lieux, tout est bon mais Adi ravit nos papilles un peu desséchées. Après le traditionnel thé à la menthe, nous ferons honneur à un plat de lentilles chaud suivi d’une salade variée avec une orange délicieuse récoltée à maturité, c’est la pleine saison. Nous profitons de cet arrêt pour distribuer quelques bonbons aux enfants des nomades et acheter quelques babioles fabriquées par les femmes. Ces nomades se sont sédentarisés et travaillent à l’entretien d’une grande propriété clôturée. Depuis, que nous avons atteint l’erg, nous pouvons observer plusieurs coléoptères, le scarabée noir et un cousin plus effilé avec de jolis points blancs sur sa carapace (non identifié). Les oiseaux occupent par moment le ciel, des hirondelles rustiques au-dessus des tamaris, un rapace de l’envergure d’un milan mais avec le dessous des ailes blanchâtres, peut-être une buse pattue ? La journée s’achève au rythme de chacun paisiblement…
D 23 km ; DR 5 h 30 ; DP 480 m ; DN 524 m
le 31 mars 2026. La nuit a été douce sous une pleine lune qui nous empêche de distinguer la voie lactée. On ne se pose plus de questions sur la direction à suivre, nous voyageons toujours plein Est, sable mou, sable dur, erg, hamada, trajet sans beaucoup de relief avec un dénivelé positif qui dépassera à peine 100 m en fin de journée. Le pique-nique est pris dans un abri ouvert construit avec la matière première trouvée sur place. Un marabout, petite construction aux formes caractéristiques à la mémoire d’un pieux musulman et vénéré comme un saint de son vivant ou après sa mort est à proximité de notre environnement ainsi qu’un cimetière de nomades.

Un cimetière de nomades…

Puis c’est un peu le retour à la civilisation, on voit passer de loin en loin des véhicules 4 x 4 et des motos, l’espace est vaste mais un fond sonore irrégulier s’installe, nouveau pour nous qui vivions dans le silence jour et nuit. A proximité de notre bâtisse de l’instant, un hôtel grand luxe et de nombreuses tentes prêtes à accueillir en avril, semble-t-il le tourisme mécanique et des coureurs à pied. Il nous faut repartir et franchir un oued bien en eau. Ali, le chamelier cherche un passage, nous le suivons de loin de loin. L’argile de surface est glissant et les chaussures se chargent d’une gangue de boue. Une moto s’enlise à mi-roues, l’aventure à tous les niveaux. Certaines quittent les chaussures d’autres les gardent mais tout le monde glisse dans la bonne humeur. Les dromadaires semblent apprécier modérément le passage ! Des pistes un peu partout du Nord au Sud de l’Ouest à l’Est, ça roule à droite et à gauche. De nouvelles tentes en nombre, blanches et noires sur une zone importante. Rien d’excitant pour moi ! Un cordon dunaire sera pour ce soir notre havre de paix où autour d’un bon thé à la menthe nous oublions le vrombissement des moteurs.
D 29 km ; DR 07 h 50 ; DP 104 m ; DN 101 m
Le 01 avril 2026. Pas d’humidité pendant la nuit, les sursacs sont secs. Ahmed nous annonce la dernière longue journée du trek. Nous quittons le bivouac vers 08 h 45 et l’air est déjà chaud. Le chamelier nous rattrape rapidement, poussé par le rythme régulier des dromadaires qui avancent quel que soit le terrain à 4,5 km/h. Un petit col à passer, sur la droite des véhicules en bivouac puis toujours orientés à l’Est un long passage mi-sableux, mi-caillouteux avec des acacias qui permettent de trouver de l’ombre aux arrêts. Des buggys et autres formes de 4 roues et 2 roues passent plus ou moins loin de nous et troublent le silence ; silence qui nous a accompagné pendant des jours. Bienvenue dans la civilisation ! Notre orientation, change brutalement, une mésentente entre le pilote du 4×4 et le guide sur le lieu du pique-nique nous fait faire un gros kilomètre Sud-Est pour prendre le déjeuner sous un maigre acacia. Après une pause et la récupération des dromadaires qui malgré une entrave arrive à s’éloigner du campement, la direction est de nouveau Est avec quelques variations en fonction du terrain. L’oued Driss large et puissant lorsqu’il est en eau, est traversé sans problème par un passage qui s’assèche progressivement.

Passage de l’oued Driss, l’argile commence à sécher …

Il devait être difficile à passer au moment des orages. Encore une belle journée qui s’achève par un bivouac protégé par de belles dunes de sable, un peu plus jaune que la veille. Un grand corbeau était encore présent dans la matinée. Seul, il semble nous suivre depuis plusieurs jours. Est-ce que cela est possible ?
Je profite de la fin de journée, pour évoquer nos précédents voyages dans cette zone, un peu plus au Nord de notre position. J’échange avec Ahmed sur la bataille de Bougafer en 1933 entre l’armée française et la tribu des Ait Atta lors de la campagne de pacification du sud marocain. A l’occasion du passage en 2008 sur le champ de bataille, j’avais trouvé le couvercle, bien conservé d’une boite de conserve en date du 04 février 1929 qui provenait d’une ration alimentaire de 300 grammes de bœuf assaisonné provenant d’un abattoir industriel de Chasseneuil du Poitou.
Ce soir tout est réuni, le silence est revenu, la dune est haute et magnifique et un puits pourra nous permettre de faire une grande toilette.
D 28 km ; DR 06 h 45 ; DP 207 m ; DN 208 m
Le 02 avril 2026. Pour celles qui dorment à la belle étoile, une brise marquée d’Est s’est levée pendant la nuit apportant une douce fraîcheur au niveau du visage. Après un vallonnement rocheux et un plateau caillouteux, nous traversons de longues mouvements de dunes d’un jaune brillant immaculé que personne n’a foulé peut-être depuis longtemps. Le décor est somptueux et presque infini. Bientôt nous sommes rattrapés par la civilisation. En bordure Sud de ce vaste erg, une piste en contrebas se dessine et bientôt le bruit des moteurs se fait entendre. Nous bifurquons vers un alignement d’hôtels. La fin du trek est proche et plutôt que de longer cette piste bruyante où circulent 4×4 et motos, je demande à Ahmed de nous trouver deux véhicules tout terrain pour nous amener jusqu’au goudron où le minibus nous attend. A la Kasbah Ouzina, nous trouvons ce que nous recherchons, et l’aide et l’accueil Marocain sont à l’honneur. En quelques minutes nous sommes installés dans des véhicules. Trente kilomètres nous séparent de Merzouga où un joli bivouac au pied des dunes est installé. Il est 17 h 30, l’aventure est finie, nous redevenons des touristes. Avant le repas du soir, l’inévitable coucher de soleil sur l’une des plus hautes dunes à deux pas notre emplacement.
D 23 km ; DR 6 h 00 ; DP 257 m ; DN 283 m
Le 03 avril 2026. Avant le petit déjeuner, nous passons une grosse heure à déambuler sur les crêtes des dunes comme un au revoir !
Une étape est prévue dans la vallée du Dadès où nous dormirons à l’hôtel du Château, ce qui nous permet de faire plusieurs haltes en cours de route sur la proposition de Ahmed. Le premier arrêt est au marché aux dattes à Arfour (Erfoud) où nous déambulons à travers les étals, goûtant et achetant, soit disant les meilleurs produits du Maroc ! Puis nous passons un excellent moment dans un atelier où sont mis en valeur les fossiles extraits dans les carrières voisines de l’Est du Sarhro. Plus surprenant, la visite d’anciens canaux souterrains qui servaient à conserver et à distribuer l’eau dans les parcelles cultivées en surface. Ces canaux légèrement en pente coupent la nappe phréatique ce qui permet l’écoulement de l’eau par gravité . En surface, on voit une succession de petits cratères qui permettent d’accéder au système d’irrigation pour le nettoyer et l’entretenir, l’ensemble est désigné au Maroc par chaîne de Khatteara.

La chaîne de Khattera

Après un dernière pause à l’entrée de la vallée du Dadès pour les photos, nous arrivons au couchant à l’hôtel, accueillis par l’apéro berbère.
Le 04 avril 2026. Nous devons quitter la vallée avant 8 heures car la route va être fermée, le trail du Dadès se déroule ce jour. Le retour vers Boulmane Dadès se passe rapidement et la première pause a lieu à l’entrée de la vallée des roses pour acheter la fameuse « Eau de Rose » qui a fait la richesse de tout le secteur géographique. Peu de temps après, le long de la route nous pouvons voir des champs de la dite fleur. L’arrêt suivant est synonyme de douceur, dans un quartier de Ouarzazate, Ahmed, nous fait découvrir une pâtisserie marocaine et tout le monde craque ! Puis c’est le col de Tichka avec à gauche les lointains contreforts enneigés qui descendent du Toubkal, à droite, la longue ligne de crête d’une grande blancheur qui conduit au Mgoun. Que de neige cette année ! Reste à affronter les embouteillages de Marrakech et à trouver l’hôtel Oudayas qui a bien voulu nous recevoir pour une nuit. Un peu de rangement, une douche et nous voilà repartis chez Slimane, ami depuis prêt de 40 ans, patron de l’agence qui nous invite dans sa famille pour un repas d’au revoir. Beaucoup d’échanges et une certaine tristesse de se quitter. A bientôt pour de nouvelles aventures. Merci aux participants pour l’apport des nombreuses photos…
Le 05 avril 2026. Il est 7 heures, Ahmed (3) nous attend, le trajet vers l’aéroport de la Ménara se fait rapidement à cette heure de la journée. Par contre le vol aura 1 h 30 de retard suite à des soucis techniques de l’avion au départ de Lyon. Retour sur Clermont-Ferrand. Fin du séjour n° 2….




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Jeu 19/03/2026 Rando Lembronnais – Dauzat-sur-Vodable

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 20 animateur compris (13 F, 7 H)
Météo : Grand soleil – un peu frais
Carte :  IGN 2532SB
Distance : 23 km  
Dénivelée : 700 m  
Durée
 : 7h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 114 km pour 3 voitures et 68 km pour 2 autres

Itinéraire : Dauzat-sur-Vodable, GRP « Autour d’Issoire » jusqu’à PC 917, PC 947, Est Combes, HP jqà D23, Chassagne, Côte Eglise, GRP, PC 1019, Praneuf, Chaux du Pic, NW vers PC 855, PC 820, PC 795, Tourzel, Est Ronzières, Vodable, la Borie, PC708, PC767, Sud et Est jqà PC 767, SW jusqu’à PC 838  , W jusqu’à PC 917, retour Dauzat par GRP

J’aime bien revenir à Dauzat-sur-Vodable et sa chapelle bâtie sur l’éperon volcanique qui plonge dans le ravin des Rivaux. Mais une fois n’est pas coutume, nous ne descendons pas dans le ravin pour prendre la direction du Leiranoux mais nous remontons au nord par le GRP. La montée inaugurale est un peu rude mais permet d’avoir un beau point de vue sur la chapelle.

Chapelle de Dauzat-sur-Vodable

Ce qui devait être un début de rando facile en suivant le GRP jusqu’à Mégemont devient suite à une bifurcation à l’ouest prise trop tôt un beau hors-piste à partir du hameau de Combes. Rejoindre Chassagne que l’on aperçoit nettement de notre position nécessite de passer deux petits ruisseaux, rien de difficile jusque-là mais l’obstacle infranchissable rencontré est bien la végétation faite de ronces et d’aubépine qui s’est constituée là suite à la déprise agricole et forme une redoutable muraille pour un groupe de 20 personnes. Nous rencontrons justement un éleveur en train de nettoyer ses parcelles avant la mise au vert de ses vaches qui nous confirme que nous n’avons pas d’autre choix que de revenir vers la route D23 entre Combe et Pouchenirgue.
Nous entrons donc dans Chassagne par la route. Je dois improviser la suite du parcours car nous ne sommes pas sur la trace initiale. Heureusement le secteur offre des possibilités qui nous rapprochent de ce qui était prévu. A l’entrée sur la chaux du Pic, un beau talus nous abrite du léger vent du nord qui aurait, sinon, gâté notre pause méridienne. Du plateau nous avons un beau point de vue sur le Sancy et ses crêtes enneigées. 

Le Sancy

Suite à la mésaventure matinale, nous n’irons pas jusqu’à la Couze Pavin mais nous suivrons le GRP atteint après la pause pour gagner Tourzel, ce qui était prévu. Beau village, orienté S/SE, installé sur les pentes du plateau qui l’abrite des vents d’ouest et nord. Les affiches électorales près de la mairie nous apprennent que 3 listes attendaient les suffrages des électeurs. Etonnant pour un village et ses hameaux attachés de 400 habitants et seulement 197 inscrits sur les listes électorales. Le secrétaire de mairie que j’interroge dans son bureau m’apprend que la liste de la sortante est en tête à l’issue du 1er tour… Nous zigzaguons tranquillement dans les ruelles jusqu’à tomber sur une étrangeté de mauvais goût installée au-dessus d’une porte !

Après Vodable que nous longeons par le bas, il nous faudra consentir un peu d’effort pour parvenir sur le plateau à nouveau, juste au carrefour où le sort de la rando s’est joué le matin 😊 Encore un petit kilomètre pour rejoindre Dauzat et son patrimoine en partie ruiné.

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Jeu 12/03/2026 Rando Chaîne des Puys-Combrailles- Châtel Guyon

Animateurs : Patrick /Mady
Nombre de participants : 9 animateurs compris (8 F–1 H)
Météo : Temps variable avec soleil et passages nuageux, pas de pluie, température max 12°
Distance : 18.410 km
Dénivelé : 626 m
Durée déplacement : 6 h 30 mn
Classement Atlas : facile
Voitures : 42 km x 2 voitures soit 84 km de Clermont Fd. Une voiture sur place.
Préparation et rédaction : 3 h

Itinéraire : Etang de Saint Coust près de Châtel-Guyon, Fonfrède, PC 675 , le Bois d’Agnat, passage dans la vallée des Prades, Chazeron, vallée de Sans Souci, source de la Vachère , forêt de Châtel-Guyon, étang de Saint Coust.

Une matinée aux chemins variés
Avant de commencer cette randonnée, je voudrais remercier l’équipe de randonneuses qui a partagé avec moi cette première randonnée en tant qu’animateur stagiaire  et Mady pour ses conseils et son soutien. Pour cette occasion j’avais prévu le soleil qui nous a réchauffé tout au long du trajet.

L’étang de Saint-Coust situé en fin de la vallée des Prades nous permet d’avoir un point de rencontre et un emplacement facile pour le début de notre randonnée. La température est encore un peu fraîche mais elle s’adoucira pendant la journée et nous profiterons de belles périodes ensoleillées.

Une première montée nous permet de longer les villages  les Grosliers et Fonfrède. Le chemin assez large disparaît pour nous dévoiler un sentier qui nous permet de traverser un beau talweg, première belle montée.
Nous poursuivons entre forêts et champs sur un beau chemin pour atteindre et contourner le puy de Grammont. Un petit sentier devait nous permettre de rejoindre Le Bouquet mais hélas, les broussailles avaient pris place et nous avons dû faire demi-tour pour retrouver notre circuit un peu plus loin. Dommage, le fond du vallon avait l’air sympathique.

Quelques chemins nous permettent de contourner le Bois d’Agnat avant de retrouver la vallée des Prades pour la 2ème fois de la journée. Nous traversons le ruisseau des Grosliers  qui alimente la retenue de St Coust.
Après l’avoir longé et admiré son débit, une belle montée nous attendait pour quitter cette vallée et rejoindre le château de Chazeron.
Nous profitons d’une table et des bancs en pierre pour notre pique –nique qui fut accompagné d’un rappel historique de la vie de ce château.

Le château de Chazeron

Le château de Chazeron

A l’origine, au 4ème siècle avant JC, ce site a vu l’apparition d’un oppidum gaulois (construction fortifiée située sur une hauteur)Sous l’invasion romaine en 52 avant JC, il reçut des terres de Jules César en remerciement de son ralliement. Le château actuel a été construit entre le 11 et 15ème siècle (c’était une construction militaire de Seigneurie), protection des seigneurs, des vassaux et des biens dans un contexte de conflit. Modification au 17ème siècle sous Louis XIV par l’architecte Mansart et le paysagiste Le Nôtre.

Son histoire contemporaine est moins glorieuse puisqu’il a servi pendant la seconde guerre mondiale à l’incarcération d’Edouard Daladier, Paul Reynaud, Georges Mandel, Maurice Gamelin, et Léon Blum en attendant leur procès au tribunal de Riom.
La grande cour d’honneur et les communs sont classés aujourd’hui au titre des monuments historiques depuis 1944. Le parc et les jardins font partie des pré-inventaires des jardins remarquables.

Aujourd’hui, le château de Chazeron est ouvert au tourisme et à l’événementiel, aux expositions d’art contemporain, tout en conservant ses éléments historiques et son donjon offrant des vues sur la Limagne et les Monts Dore.

Un retour pour émerveiller nos yeux

Nous n’avons pas emprunté la petite sente qui devait nous faire quitter Chazeron car elle avait l’air de passer dans des propriétés, nous avons donc opté pour le passage dans le village.

Le retour de l’après-midi nous fait voir ou revoir pour certaines la vallée de Sans Souci. Passée la superbe cascade de l’Ecureuil, nous suivons le ruisseau de Romeuf (ou Sardon) d’abord rive droite puis rive gauche avant de prendre une sente pour remonter d’environ 100 mètres. Ce fut presque le dernier effort, sauf celui nécessaire pour revenir de la source de la Vachère. Ensuite nous pûmes regagner nos voitures en suivant une partie du sentier des sculptures dans les bois de Châtel-Guyon, sentier commencé en 2015 par Loïc Bertrand, agent de commune qui a souhaité prolonger la vie des arbres et surprendre petits et grands. Toutes les sculptures sont réalisées sur souches d’arbres. Aujourd’hui une quarantaine de sculptures sont disséminées tout au long du sentier (ours, marmotte, lutin, loup, statue de l’île de Pâques, escargot, hibou …etc.). Il faut bien ouvrir l’œil car elles se fondent discrètement dans le décor forestier.

Puis ce fut l’heure de retrouver le point de départ pour partager comme pendant le pique-nique, quelques friandises apportées par les randonneuses du jour.
Cette belle journée nous a fait prendre conscience aussi que le printemps arrivait avec une nature qui va se parer de ses plus belles fleurs. L’horaire fut respecté …….

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