Kayak de mer en Limousin

du vendredi 25 au dimanche 27 juin 2021

Animateur : Michel J.

Nombre de participants : 3 ( 0 femme et 3 hommes).

Le mot de l’animateur : la découverte de grands plans d’eau intérieur, nouveau challenge lancé cette saison avec trois bateaux qui permettent avec leur capacité de chargement d’être autonome. Neuf pré-inscrits, ce qui est encourageant pour l’avenir mais la covid 19 a une nouvelle fois au printemps retardé la préparation et la découverte de cette activité aux néophytes. Nous étions trois au départ et malgré une météo annoncée chaotique et instable, le séjour a pu se faire dans de bonnes conditions et les participants ont apprécié cette manière de découvrir un nouvel environnement. Thierry se glissait pour la première fois dans un kayak de mer et trois jours après maîtrisait avec plaisir l’engin. En somme, un bon moment à deux pas de nos habitudes mais dans un monde différent. Cet essai en appelle d’autres…

Météo : passage nuageux le vendredi. Ensoleillé et chaud le samedi. Gros orage avec forte tension électrique à 0h30, dimanche matin avec une courte mais forte précipitation. Matin couvert avec légère pluie en fin de matinée.

Classement : facile mais cela reste de l’aventure …la bonne humeur est nécessaire.

Matériel mis à disposition par l’association :

  • 3 kayaks de mer ; 2 Bélouga 1 de marque Plasmor dont l’un mis à disposition par l’animateur, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant)
  • équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres)
  • 2 sacs étanches de marque Zulupack (non utilisés).
  • pour le couchage individuel 2 tentes (1 hardwear montain et 1 jamet modèle Rhodes.
  • 2 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
  • équipement pour les participants (3 gilets d’aide à la flottabilité, 3 pagaies doubles et 1 de secours)
  • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»

Eau : chaque participant avait amené suffisamment d’eau pour les 3 jours en bouteille de 1,25 litre avec en réserve pour recharger une bonbonne de 8 litres laissée dans la voiture.


Organisation générale :
Transport : à l’aide d’un véhicule en co-voiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
Kilométrage général effectué par le véhicule : 384 km.
Niveaux d’eau : les deux plans d’eau visités étaient remplis au maximum de leur capacité.
Conditions de navigation : très bonne avec une légère brise tournante.
Kilométrage parcouru : 52 km15 pour une durée de navigation de 9h05, données fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Hébergement : les deux bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Itinéraire : les faits marquants
J1 : arrivés au port de Crozat situé sur le lac de Vassivière, commune de Peyrat-le-Château (Haute Vienne) en milieu de matinée, les bateaux chargés ont été mis à l’eau vers 11h00. Après les explications nécessaires sur les techniques d’utilisation des kayaks, nous avons commencé à naviguer sur ce lac de presque 1000 hectares avec une île importante nommée Vassivière et l’autre plus petite, l’île aux serpents.
Le lac situé pour partie dans la Haute-Vienne et pour partie en Creuse, est alimenté par la Maulde, un affluent de la Vienne et quelques ruisseaux sur son pourtour dont la Gane du Réau, le ruisseau de Haute-Faye, l’aqueduc du lac de Lavud-Gelade et les eaux de l’étang d’Arfeuilles amenées par une conduite souterraine. Il comporte trois ports Crozat, Nergout et Vauveix.

Vaste étendue d’eau du lac de Vassivière

La prise en main des bateaux a été plus aisée pour Régis ayant participé avec moi à un stage en mer, il y a quelques années. Pour profiter au maximum de ce grand plan d’eau, l’idée était d’explorer au maximum le moindre recoin. Ces nombreux détours nous ont permis de surprendre quelques habitants, goélands argentés adultes et immatures, le furtif martin pêcheur, une cane lors du tour de l’île principale au comportement inhabituel. Normalement à l’approche des bateaux ces oiseaux s’envolent mais celle-ci est restée posée sur l’eau continuant sa traversée…..la raison en est simple, elle transportait sur son dos de minuscules canetons au duvet jaune sortis depuis peu de l’œuf protecteur. Quelques hérons, quelques milans noirs complètent le tableau des résidents habituels. Nous n’avons pas pu voir compte tenu du niveau d’eau, la curiosité du lac de Vassivière un animal aquatique « un bryozoaire » un animal aquatique venant tout droit d’Amérique du Nord. Je vous laisse faire vos propres recherches pour découvrir la tête de ce monstre !

Installation du bivouac dans une nature calme !

J2 : Après avoir ranger le matériel dans les coffres et pris un solide petit-déjeuner, nous avons poursuivi notre voyage silencieux tentant d’améliorer à chaque coup de pagaie la glisse du bateau. Petite escale à l’île de Vassivière afin d’aller voir du haut de sa tour le panorama sur 360 degrés. La fin de la journée a été utilisée pour faire un un court transfert et commencer l’exploration d’un autre plan d’eau Vaud-Gelade de 250 à 300 hectares suivant le niveau d’eau. Situé sur le plateau des Millevaches il est en Creuse et bénéficie d’un climat océanique marqué lui procurant une pluviométrie importante. Comme son voisin, il était plein comme un œuf et après quelques recherches nous avons enfin pu trouver une zone sableuse où poser le bivouac. L’endroit à ras de l’eau entre arbres et racines fait penser à une mangrove.

A la recherche du Taurion sur Vaud-Gelade !

J3 : il est 0h30, quand nous sommes réveillés par un premier coup de tonnerre…Le ciel est zébré par de violents éclairs. La tension électrique est rapidement à son maximum. Chacun, calmement, ramasse affaires mises à sécher au soleil couchant, ferme les coffres de son bateau, se remet au lit et cherche à retrouver le sommeil au rythme de la pluie qui tambourine sur les toiles. Un repère est mis en place pour marquer le niveau d’eau du lac.
Le matin, le ciel est « baché » mais la pluie de la nuit s’est provisoirement éloignée et nous permet d’envisager de finir de découvrir les zones encore non visitées. Nous quittons notre lieu d’accueil qui en fait, se trouve sur l’une des deux petites îles. L’objectif premier est d’aller à l’extrémité Est, là ou le Taurion, rivière principale alimente le plan d’eau Puis nous ferons le tour des îles et des berges dans une nature à peine troublée par quelques moteurs de pêcheurs. C’est l’heure de mettre les kayaks sur la remorque et de retourner après cette parenthèse vers le tumulte de la vie quotidienne…

Je laisse maintenant la parole à ceux qui ont participé à ces trois jours :

Thierry : “C’était la première fois que je me glissais dans un kayak. Je partais vraiment dans l’inconnu mais tout ce qui touche à l’aquatique m’attirant….. Bien sûr le côté itinérance, bivouac, organisation de son paquetage je connais et j’aime. Mais ce mode de déplacement m’était complètement inconnu. J’avais donc ce vendredi matin, au moment de quitter l’aire de départ, une certaine appréhension. Après avoir rempli les compartiments étanches de mon Belouga avec nourriture pour 3 jours, vêtements, matériel de camping, eau (près de 9 litres) et après avoir écouté les conseils de Michel sur le maniement de la pagaie, le réglage des commandes du gouvernail, il était temps d’appareiller pour les mettre en pratique sur  l’eau. C’est l’intérêt pour bien progresser  d’inscrire la pratique dans la durée : même si  trois jours n’auront pas été de trop pour que je me sente mieux dans le bateau, dans ma gestuelle et dans le plaisir que l’on peut ressentir en voguant sur une eau magiquement calme et dans un paysage naturel et sauvage. 
Le lac de Vassivière est finalement gigantesque si on suit ses berges au plus près. J’y ai souvent perdu le sens de l’orientation même si la boussole du bateau m’aidait à m’y retrouver. Mon envie de bien faire, ma concentration m’ont fait rater des moments d’observation de la faune vivant sur ce poumon bleu. Heureusement, Michel attirait notre attention sur certaines situations comme celle de cette mère cane voguant avec ses tout-petits sur le dos derrière les herbes du rivage. Le lac de Vassivière est très aménagé et malgré son étendue il est difficile de s’abstraire d’une certaine “agitation”. Tout le contraire du lac de Vaud-Gelade, plus préservé et qui dégage un vrai caractère de lac sauvage. Nous y sommes arrivés en fin d’après-midi du samedi. Après avoir déchargé-rechargé les bateaux (la routine…), il était temps de trouver un lieu de bivouac ce qui nous a pris un certain temps.  Le lieu finalement trouvé sur une petite île valait bien les dernières forces laissées dans les derniers coups de pagaie de la journée. Beau bivouac comme la veille avec baignade et bon repas mais sans les moustiques ! La navigation du dimanche matin, sur une eau parfaitement étale, légèrement recouverte de filets de brume, dans un grand silence tout juste coupé par les cris des milans noirs restera  un beau souvenir. Pour conclure: pendant ces 3 journées, j’aurai appris les rudiments du maniement de ces beaux esquifs et pris quelques repères. Vivement les prochaines navigations ! “

Régis : ” Super séjour qui m’a permis de découvrir deux beaux lacs artificiels pas très éloignés de Clermont-Ferrand. Si je devais faire un classement, je mettrais le lac de Vaud Gelade en tête pour sa beauté sauvage. J’ai tout aimé : la bonne entente du trio, la sensation de glisse en kayak, la faune et la flore rencontrées, ainsi que les spots au bord de l’eau où nous avons passé la nuit. La météo parfois incertaine ne nous a pas posé de problème. Bref, un séjour à recommander pour ceux qui aiment naviguer dans le calme et la tranquillité.”

Temps de préparation : 15 heures (reconnaissance, découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Rédacteur Michel J. le 20 juillet 2021

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Kayak de mer en Bretagne Sud

Séjour n°7. Kayak de mer en Bretagne du sud.

Date : Du samedi 13 au vendredi 19 juin 2015
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 5 ( 5 hommes)
Météo : belle semaine dans l’ensemble avec une température douce, quelques passages nuageux et brume sur l’île de Groix .
Classement : facile, accessible à toute personne à l’aise dans le milieu aquatique.
Hébergement : dans deux maisons de vacances au village Belambra de Guidel (56) et sous tentes ou en bivouac à la belle étoile pendant la randonnée.
Nourriture : buffet le matin au petit déjeuner et le soir au dîner, les pique-niques étaient préparés par Vincent, notre guide et pris sur le terrain. Pendant la randonnée, les petits déjeuners , les repas et pique-niques étaient préparés en commun avec des vivres transportées à bord des kayaks
Transport routier : à l’aide du  véhicule Michel. Kilométrage parcouru : 1395 km
Nous avons utilisé la remorque de l’association pour transporter matériel et bagages.
Equipement : chaque stagiaire avait à disposition un K1 (kayak de mer une place) adapté à sa morphologie avec jupe, gilet d’aide à la flottaison et combinaison. Pour ma part, j’utilisais mon matériel personnel amené de Clermont Ferrand.

Faune rencontrée : de nombreux oiseaux marins avec les différents goélands (argenté, brun, marin), les sternes (naines et pierregarin), les mouettes (rieuses et tridactyle), les cormorans ( d’atlantique et huppé sur l’île de Groix). Le pouce-pied sur l’île de Groix, crustacé, un peu bizarre, qui vit fixé aux rochers battus par les vagues.

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But du séjour : former en K1 un groupe susceptible de pouvoir amener en utilisant des K2 (kayak 2 places) de nouveaux adhérents à la découverte de l’activité au cours de randonnées autonomes les saisons suivantes.

Découpage de la formation

J1 transport Clermont Ferrand – Guidel plage. Installation au village de vacances.

J2 rencontre avec Vincent, notre guide pour la semaine. Transport à l’Anse de Stole sur la commune de Ploemeur. Présentation du matériel et affectation des K1, combinaisons, gilets, jupes et pagaies. Mise à l’eau. Les gestes pour bien utiliser la pagaie, les virages. Pique-nique pris sur la plage. Mise en pratique de la technique du matin avec une navigation rase-cailloux en direction de la pointe du Talus. Retour sur l’Anse pour des exercices de sécurité : récupérer en pleine mer une personne après un dessalage.

J3 navigation dans le courant dans l’estuaire de la Laïta puis déplacement côtier rase-cailloux vers l’ouest. Surf sur les vagues et utilisation de la gîte pour contrer la force des vagues. Pique-nique dans une petite crique. Retour vers Guidel Plage.

J4 Apprentissage du point d’équilibre avec l’aide d’un paddle float dans le port de Courégan. Utilisation des différentes techniques acquises. Pique-nique sur la plage. L’après-midi est consacrée à la navigation dans la baie de Lorient dans une mer avec un fort clapot, récupération d’équipier ayant chaviré.

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J5 Randonnée à l’île de Groix. Les kayaks  chargés pour deux jours d’autonomie avec nourriture et équipement individuel. La lourdeur n’entame pas les qualités marines des embarcations. Bien que largement visible du continent, l’île se trouve en trace directe à 6 kilomètres en mer. Jusqu’aux portes du 20ème siècle, l’île se consacrait à la pêche aux thons avec un port principal situé côté Nord, le port Tudy, protégé des tempêtes de l’Ouest et du Sud-Ouest. Avant le départ, Vincent nous donne l’objectif à atteindre en prenant en compte, le vent, la marée et le courant…..La mer est belle et nous gagnons une plage pour le pique-nique puis c’est la pointe du Grognon, la pointe de Pen Men, pointe extrême Ouest de l’île. Nous abordons la côte sauvage exposée au vent d’Ouest et  du Sud Ouest. La mer est hachée par un fort clapot. Nous approchons la grotte des Moutons en faisant du rase-cailloux. Un premier dessalage puis un second, nous permet de passer de la théorie en mer calme à la pratique. Nous gagnons le Port Saint Nicolas abrité pour nous dégourdir les jambes. Une petite anse à deux pas de Kermarec, nous servira d’abri pour la nuit. Certains dormiront à même le sable pour profiter au mieux de l’environnement et des étoiles après un bon repas pris en contemplant la mer.

J6 La nuit a été douce et le ciel au lever du jour s’est chargé d’une brume voilant dans le lointain Belle-île. Après un copieux petit-déjeuner, les marins auvergnats sont rapidement à l’œuvre. Une longue houle a remplacé le clapot, les kayaks disparaissent. Seules restent visibles de temps en temps, la tête d’un partenaire, le chapeau d’un autre, le casque d’un troisième. Nous abordons avec sérieux et grâce aux conseils avisés de Vincent, la pointe des Chats, réserve naturelle géologique qui s’avance comme des griffes dans la mer semant çà et là des cailloux permettant à la grande houle de venir déferler. Ensuite, nous longeons la plage des sables rouges en retrouvant un certain calme lié au passage au Nord de l’île, puis la plage des Grands Sables s’offre à nos yeux. Seule plage convexe d’Europe où le sable migre en fonction des tempêtes. Nous croisons l’entrée du port Tudy, port principal de l’île qui accueille les plaisanciers et les car-ferries reliant à partir de Lorient, l’île au continent. Nos frêles embarcations bien que prioritaires se glissent dans le trafic avec précaution. Pique-nique sur une petite plage et c’est la traversée. Nous avons à mi-parcours un navire de guerre sur notre gauche qui se rapproche à vive allure. Nous maintenons le cap, le voilà qui nous signale par un brusque changement de direction qu’il nous a vu et qu’il nous contourne par l’arrière. Voilà bientôt l’Anse de Stole, la fin du voyage est proche….

J7 Retour sur Clermont-Ferrand avec beaucoup de belles images en tête.

.Assurance : tous les participants avaient souscrits à l’assurance IMPN couvrant l’activité.

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Réflexions personnelles : Excellent séjour qui a permis une belle découverte technique du kayak de mer. Un stage dense où une grande partie des différentes facettes de l’activité ont été abordées. Un beau tour de l’île de Groix qui ouvre des horizons et qui peut permettre à l’association de se positionner sur une activité pérenne à travers de nombreuses randonnées à réaliser sur cette magnifique Bretagne. Merci au Conseil d’Administration d’avoir permis à ce séjour d’être maintenu malgré le nombre restreint de participants ce qui a nécessité de changer de lieu d’hébergement et des dépenses non prévues au budget.

Observations : Les conditions de logement étaient de qualité et les repas ainsi que les pique-niques copieux. L’ambiance dans le groupe a été bonne et les participants ont accepté avec bonne humeur les exercices pratiques. Le matériel mis à disposition était top.

.Temps de travail : 10 heures en prenant en compte la préparation, les contacts téléphoniques et divers mails.

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