Séjour 10. Du samedi 20 au vendredi 26/06/2026. Les grands lacs du Verdon en kayak


Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H)
Météo : samedi et dimanche chaud y compris les nuits ; les autres jours plus agréables avec une tendance orageuse en fin d’après-midi et des nuits plus fraîches.
Classement : moyen
Matériel mis à disposition par l’association :

– 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Miwok. – équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»
– 1 tente MT 900 de marque Décathlon, 1 tipi modèle Lavoo de marque Bergans et 1 tarp médium de marque Bergans
Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant).

    Transport: à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
    Kilométrage général effectué par le véhicule : 1115 km
    Niveau d’eau : bon sur toutes les retenues
    Conditions de navigation : très bonnes.
    Kilométrage parcouru : 104 km sur les 6 jours à la moyenne de 5 km/h.
    Temps de navigation : 20 h 42
    Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 20 heures

    Le mot de l’animateur.
    Pour préparer au mieux ce rendez-vous, l’animateur avait programmé pour les adhérents inscrits deux sorties sur un plan d’eau de proximité, les Fades à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand, le jeudi 11 et mercredi 17 juin.
    Le groupe était complet mais, malheureusement à quelques jours du départ, une des « Marie », nouvelle dans l’activité déclarait forfait suite à un problème physiologique.
    Après avis du bureau de l’association, le séjour a été maintenu car la réservation des emplacements au camping était faite avec le versement d’un acompte. La réglementation locale interdisant le bivouac sur les berges et rives des différentes étendues d’eau que nous allons explorées, le choix du camping de Sainte-Croix-de-Verdon, s’imposait du fait de sa proximité avec le lac et sa position géographique par rapport aux autres retenues situées dans un rayon de 20 kilomètres.
    L’objectif proposé a été largement atteint. Nous avons parcouru le lac de Sainte-Croix, du barrage jusqu’aux gorges du Grand Canyon ; la retenue de Quinson avec les baies d’Artignosc, de Cadenon et les gorges de Baudinard ; la retenue d’Esparron ou barrage de Gréoux-les-Bains et les basses gorges du Verdon.
    Le Verdon prend sa source dans le cirque de la Sestrières et parcourt 175 kilomètres avant de se jeter dans la Durance près de Vinon-sur-Verdon. L’avantage majeur des plans d’eau choisis est que les bateaux à énergie thermique sont interdits ce qui permet de naviguer dans une certaine tranquillité malgré l’affluence toute relative de certains endroits.
    Compte tenu de la température extérieure et de l’eau, il a été fréquent de finir la journée par une bonne baignade. En fin de séjour, il a été proposé la mise en pratique d’exercices de sécurité afin de permettre à chacun de gagner en autonomie et de savoir réagir en cas d’imprévus.
    Au cours du séjour, nous avons pu observer une variété de libellules et demoiselles de multiples couleurs et tailles mais également du côté des oiseaux, de nombreuses familles de Grèbe huppé et rare à mon avis à cette saison et en ce lieu, un couple d’Échasses blanches…

    Le Flambé sur la plage de Montmeyan

    Relation des 7 jours par les différents participants.

    Samedi 20 par Michel J. Après le parcours routier et l’installation au camping « Les Roches » à Sainte-Croix-de-Verdon qui sera notre camp de base pour l’intégralité du séjour, je propose aux participants d’aller chercher un peu de fraîcheur en testant ce grand plan d’eau. Brève sortie au couchant pour remettre en mouvement le corps et retrouver les sensations. Un léger vent d’Ouest provoque de petites vagues qui pimentent cette courte aventure de fin de journée.
    Distance parcourue : 4,44 km ; durée de navigation : 50’
    Dimanche 21 par Marie D. Lac de Sainte-Croix. Au petit déjeuner, Michel nous annonce le programme de la journée.
    Exploration du lac de Sainte-Croix en matinée et retour au camping vers 14 h 00 afin d’éviter les grosses chaleurs «  Il faut être en capacité de s’adapter sinon… ». 9 h 00, nous sommes dans les kayaks (moteurs interdits sauf électriques). Tout est calme. Un sentiment de plénitude et de sérénité. Au bout de 3/4 heure, nous accostons à Bauduen. Charmant village provençal avec son marché. Nous en profitons pour acheter melons, tomates. Nous arpentons les ruelles, découvrons deux magnifiques fontaines « Paty » (prairie) et la grande fontaine. A l’époque, le châtelain détournait l’eau afin d’arroser son jardin. A la suite de nombreux procès, il s’engagea à ne plus troubler les habitants « dans la jouissance des eaux de la fontaine ». Nous reprenons la navigation et longeons la rive Sud-Ouest découvrant de petites criques sauvages difficiles d’accès avec des eaux turquoises dignes de lagons lointains. Côté Ouest, nous apercevons le barrage de Sainte-Croix-de-Verdon, nous nous approchons jusqu’à la limite autorisée. La température extérieure augmentant, Michel décide de rentrer au plus rapide. Nous arrivons au camping à 14 h 30 et pique-niquons. Après-midi tranquille, un club de lecture se forme. En fin d’après-midi, nous allons découvrir à pied le village de Ste-Croix-de-Verdon perché au dessus du lac. Au cours de cette matinée nous avons pu apercevoir des Goélands, des Grèbes huppés et un instant magique, le vol de deux Échasses blanches.
    Distance parcourue : 15,77 km ; durée de navigation : 3 h 09

    Village de Bauduen


    Lundi 22 par Pascal.
    Lac d’Esparron et gorges basses du Verdon.
    Le mot du rédacteur du jour « Caniculaire », caniculaire mais :
    – on dort la nuit avec un petit duvet
    – il ne fait pas trop chaud en naviguant voire même frais dans les gorges
    – le niveau des lacs est très haut malgré la sécheresse qui s’installe…
    Aujourd’hui, c’est décidé, on change de lac, direction le lac d’Esparron situé à environ 20 kilomètres du camping. On se lève tôt et on fait la check liste : chapeau, lunettes de soleil, crème solaire, affaires de rechange, gilet d’aide à la flottabilité, le pique-nique sans oublier les pagaies. Tout est « ok » pour tout le monde et nous partons avec la voiture et la remorque vers Esparron. La navigation routière est agrémentée d’une variante touristique. Nous arrivons au lac où la mise à l’eau s’avère compliquée. Nous posons les bateaux et Michel va stationner sur la rive opposée. La journée commence donc par un remorquage de kayak sur une courte distance. Nous remontons les basses gorges du Verdon jusqu’à Montmeyan plage. Au fur et à mesure de notre progression, les versants deviennent de plus en plus abrupts et les falaises plus nombreuses jusqu’à finir par un goulet étroit d’une vingtaine de mètres de large et là soudainement, une voiture de la poste suivie d’un vélo traversent les gorges…il y a un petit pont et l’on débouche alors sur un large lac paisible à la plage de Montmeyan. Après 9 kilomètres de progression, nous sommes contents de pouvoir accoster, boire et pique-niquer.
    Après une pause à l’ombre de peupliers, nous prenons le chemin inverse et admirons la géologie des parois sous un autre œil. Pour finir la journée, nous poussons jusqu’au lac principal et remontons une anse qui nous conduit presque jusqu’au dessous de la tour médiévale du village d’Esparron où coule un ruisseau le Sorbiou. De gros cumulonimbus se développent et le ciel s’assombrit, le vent se lève et des vagues se forment, il est temps de regagner notre point de départ et de rentrer…
    Et la faune dans tout çà ? Alliez-vous me demander…Nous avons surtout vu des canards traversant les gorges avec leur progéniture en file indienne, traversant au mépris du danger car la circulation de bateaux est dense, heureusement il s’agit de petits bateaux électriques de location peu bruyants et naviguant à faible allure. Nous avons également croisé de nombreux pigeons nichant dans les falaises et une grotte fermée volontairement servant de refuges entre 2500 et 3000 individus de différentes familles de Chauve-souris.
    J’allais oublier d’évoquer un sentier impressionnant rive gauche qui longe une partie des gorges. C’est peut-être une piste pour un futur séjour d’Atlas. Retour vers le camping, la route est bordée de champs de lavande, un petit arrêt photo et nous arrivons à bon port…il tombe quelques gouttes.
    Quelques explications concernant l’originalité du barrage dit de Gréoux-les-Bains. Il a été construit en 1963, c’est un barrage en terre et en enrochement. Le digue fait 67 m de haut et 260 m d’épaisseur à la base. Il a une superficie de 328 ha pour 80 millions de m³.
    Distance parcourue : 20,68 km ; durée de navigation : 3 h 58

    Les gorges basses du Verdon

    Mardi 23 par Mady. Artignocs, Quinson, Cadenon et gorges de Baudinard.
    Ce matin, destination le village de Montpezat sous lequel la mise à l’eau doit s’effectuer. Un peu de difficulté pour la trouver car la route qui mène à la base nautique est privée. Finalement c’est juste en face de celle-ci et près du pont Sylvestre que nous commençons la navigation.
    Un passage entre des falaises nous amène à un premier lac, dominé par le village de Montpezat, appelé la retenue de Quinson alors que le village éponyme se situe bien en aval. A nouveau un passage plus étroit pour aller vers le lac d’Artignosc dont les berges bien accueillantes permettent un accostage facile. C’est le moment de faire une pause, avant de continuer vers le barrage de Quinson. Le suivi des berges de ces 2 lacs permet d’apercevoir de belles carpes et la pause d’observer de beaux papillons. Comme tous les jours en fin de matinée le vent se lève, le paysage évolue peu, et Michel propose de faire demi tour pour aller plutôt découvrir les gorges de Baudinard.
    Nous remontons rive gauche ce que nous avons descendu rive droite et la matinée étant bien avancée l’arrêt pique-nique est fait au même endroit que la pause précédente avant de repartir vers le Pont Sylvestre. Après l’avoir passé, nous découvrons le lac de Montpezat (appelé aussi anse de Cadenon) qui permet d’accéder aux gorges de Baudinard. Moins connues que celles du Verdon, elles méritent pourtant le détour. Falaises encaissées, murs de mousse, petites cascades, eau vert céladon, le lieu est enchanteur. Et magique aussi car un effet d’optique donne l’impression de naviguer sur une pente descendante… Cette sensation serait due d’après Pascal à l’inclinaison légèrement montante des strates des falaises alors que le niveau de l’eau est à l’horizontal. Après le demi-tour obligatoire près des bouées EDF qui bloquent l’accès au barrage de Ste Croix nous avons la sensation inverse, la pente paraît montante mais la navigation reste tout aussi facile ! Michel repère sur les bords du lac de Montpezat un endroit propice au chargement des bateaux et décide alors de changer le point de débarquement. Chose dite, chose faite, nous allons jusqu’au point de départ du matin où il laisse son kayak à Pascal qui le prend en remorque et nous repartons vers le lac de Montpezat où il nous retrouve avec la voiture.
    Fin de cette belle journée avec 2 parties complètement différentes, qui se complètent agréablement.
    Distance parcourue : 20,16 km ; durée de navigation : 4 h 18

    Les étroites gorges de Baudinard.

    Mercredi 24 par Michel J. Lac de Sainte-Croix et gorges du Grand Canyon.
    Lever comme chaque jour entre 06 h 30 et 07 h 00, la proximité du lac nous permet un départ rapide sur l’eau après un léger portage sur une centaine de mètres. Le temps est idéal et nous profitons à cette heure matinale d’un plan d’eau immense pour nous seuls sans une ride. Nos kayaks glissent vers le levant à bonne allure. L’idée est d’aller au plus direct afin de gagner le pont de Galetas et de pénétrer dans les gorges avant l’afflux des pédalos, des bateaux à énergie électrique, padels et autres. De nombreux loueurs sont installés de part et d’autre en aval du pont et peuvent rapidement libérer des dizaines et des dizaines d’engins. A notre arrivée sur site, les premières embarcations sont en mouvement mais nous profitons quand même d’une certaine quiétude dans le grand canyon que l’on peut remonter sur environ 3 kilomètres. Les falaises deviennent rapidement vertigineuses et abritent pigeons et hirondelles de rocher. Nous profitons du spectacle. Le décor mondialement connu attire un public étranger en majorité. Le retour nous contraint à quelques zig zag pour éviter l’arrivée en masse des autres visiteurs. Après le pont, le plan d’eau redevient un lieu paisible sans bruit. L’idée est de continuer son exploration par la rive gauche. Le pique nique se prend à proximité d’un espace argileux que des ongulés sauvages semblent fréquenter au vu des traces laissées sur le sol.
    Le vent se lève chaque jour plus ou moins fort entre 11 h 00 et 12 h 00 avec une orientation Sud-Ouest puis Sud et se stabilise à l’Ouest en fin de journée et donne rapidement un plan d’eau agité mais plaisant…
    Après les Salles-sur-Verdon, village entièrement reconstruit après la mise en eau du barrage, nous contournons par le Nord puis l’Est et enfin le Sud, la seule grande île « Costebelle ». Pour un court moment, nous retrouvons une navigation sur un plan d’eau qui a retrouvé son calme, protégé par les points hauts culminant à 719m d’altitude, côté Sud. Au débouché, les kayaks sont à nouveau secoués par de jolies vaguelettes qui arrivent par le travers et qui animent cette fin de sortie.
    Le lac de Sainte-Croix est situé entre les départements du Var et des Alpes de Haute Provence au cœur du Parc Naturel Régional du Verdon. 
    Cette retenue mise en eau en 1973, est la quatrième de France métropolitaine par sa superficie (environ 2 200 ha) après le lac du Der-Chantecocq, le lac de Serre-Ponçon et le lac d’Orient. 
    Distance parcourue : 24,80 km ; durée de navigation : 4 h 49

    En allant vers le grand canyon
    Entrée du Grand Canyon…
    Lac de Ste-Croix avec l’Île de Costebelle

    Jeudi 25. par Michel J. Lac d’Esparron appelé également barrage de Gréoux-les-Bains.
    Nous retrouvons avec plaisir ce plan d’eau qui passe pour la perle du Verdon où l’eau est la plus chaude. Il nous reste à parcourir les rives entre le village et le barrage. Parti du lieu-dit du Pont Coupé, nous gagnons rapidement le plan d’eau proprement dit et allons explorer les nombreux petits fjords qui pénètrent l’intérieur. Les rives et berges sont occupées de falaises calcaires de faibles hauteurs agrémentées de terrasses. Nous prenons le pique-nique après avoir côtoyé les bouées marquant la limite de navigation au niveau du barrage. Dans une anse à l’abri du soleil, je propose, l’eau étant à une température agréable, de mettre en pratique les éléments de sécurité évoqués lors du début du séjour, et ceci en 3 phases.
    – 1 s’immerger entièrement en se maintenant sous l’eau entre 5 et 15 secondes
    – 2 en place dans le kayak avec jupe fixée, se laisser retourner et maintenir la position au moins 5 secondes
    – 3 se faire retourner, enlever la jupe en tirant sur la languette et sortir du kayak calmement.
    La démonstration avait été fait par l’animateur le premier jour de navigation. L’exercice a été bien compris par les participants et exécuté avec sang froid !
    Après être passé à proximité d’une grosse station de pompage mobile, nous avons tranquillement, en profitant au maximum de ce coin idyllique regagné le point de départ. Un peu de nettoyage, les bateaux sur la remorque et c’est le retour au camping. Je propose d’aller visiter le village du Moustiers-Sainte-Marie à 18 kilomètres afin de finir de la meilleure façon ce séjour. Les vieilles ruelles, la grotte Ste-Madeleine, l’église Notre-Dame de l’Assomption, la fraîcheur des fontaines ont agrémenté les dernières heures du jeudi. De retour, une halte s’imposait au village de Sainte Croix pour se désaltérer avec vue sur le lac, instant, à peine troublé par quelques gouttes orageuses.
    Distance parcourue : 18, 04 km ; durée de navigation 3 h 35

    Lac d’Esparron
    Dans les rues du Moustiers…

    Vendredi 26. par Michel J. Retour sur Clermont-Fd en passant par l’Ardèche et la célèbre côte de Mayres qui passe de 600 à 1200 mètres en 10 kilomètres. Départ vers 09 h 15 et arrivée à 16 h 45. Merci pour l’aide apportée pour ranger les kayaks et matériel.

    Merci au photographe qui a donné de sa personne !


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    Séjour n° 9 : du samedi 6 au dimanche 7 juin 2026 – Massif du Pilat

    Animateur : Pierre
    Nombre de participants : 12, animateur compris (9 femmes, 3 hommes)
    Météo : ensoleillé et chaud ; température autour de 30°
    Distance : 38,2 km (21 km + 17,2 km)
    Dénivelé : 1715m (715 + 1000)
    Durée : 13H23 pauses comprises
    Classement Atlas : Moyen
    Kilométrage auto : 1053 km au total pour 3 voitures
    Préparation et rédaction : 20 h

    Itinéraire jour 1 : Parking de Planfoy, barrage du gouffre d’Enfer, La Creuse, les Gallières, Rochetaillée, Charteloup, la Driguière, la Violette, le Plateau, les Souchères, les Palais, Pont Souvignet, Bonnavion, Pont de la Barbarie, barrage du Pas du Riot, parking de Planfoy

    Itinéraire jour 2 : La Jasserie du Pilat, Col de l’Etançon, Crêt de l’Etançon, Col du Rachat, Crêt du Rachat, Col de Botte, Crêt de Botte, crêt de l’Oeillon, Chaux d’Egallet, La Trève du loup, Chaux de Toureyre, Collet de Doizieux, la Roche du Suaire, Doizieux, la Bredouze, la Roche, La Jasserie du Pilat

    Journée 1 :

    Douze participants se sont retrouvés pour ce week-end de randonnée dans le massif du Pilat, les samedi 6 et dimanche 7 juin. Si certains connaissaient déjà ce massif situé aux confins de la Loire, du Rhône et de l’Ardèche, beaucoup ne le connaissaient que de nom et découvraient pour la première fois ses paysages variés et son caractère montagnard. La météo s’est montrée particulièrement favorable. Après plusieurs jours de temps frais et changeant, peu conforme à une fin de mois de mai, le soleil était au rendez-vous durant tout le séjour. Les températures, nettement plus estivales, ont permis de profiter pleinement des panoramas, même si la chaleur s’est fait sentir au fil des kilomètres. La première randonnée, au départ des environs de Planfoy, nous a conduits sur un itinéraire d’une vingtaine de kilomètres alternant forêts de résineux et de hêtres, chemins en balcon, landes d’altitude et passages sur les crêts qui font la réputation du Pilat. Nous descendons vers le Furan, rivière qui connaît une retenue en deux endroits : le barrage du gouffre d’Enfer vers lequel nous nous dirigeons et le barrage du Pas de Riot où nous terminerons la randonnée.

    La mise en jambe est agréable après les 2H de voiture et le chemin très praticable. En direction du barrage du gouffre d’Enfer, inutilisé depuis 2003 sauf pour la régulation des crues, nous passons près d’un lieu restauré appelé la « Ventellerie ».

    Cette construction servira dans un premier à dévier le Furan pour la construction du barrage du Gouffre d’Enfer puis, entre autres, à maîtriser la hauteur du réservoir et à écrêter les crues. Après la traversée du Furan, nous suivons un charmant sentier longitudinal au Furan et à l’aqueduc des eaux du Lignon jusqu’au premier barrage, celui du gouffre d’Enfer.

    La vue du haut du barrage est saisissante et la tyrolienne qui signe la fin d’une via ferrata avoisinante vertigineuse. Nous laissons de côté la montée au rocher les surplombant et poursuivons en direction de Rochetaillée en passant sous la Roche Corbière, lieu prisé d’escalade.

    Arrivés à Rochetaillée, nous faisons un crochet par les vestiges du château du XIIe siècle puis poursuivons par le GR 42.

    Jusqu’à présent nous avons marché sur du plat et en descente mais à partir de maintenant il faut passer en dénivelé positif. La pente est longue et continue mais pas forte et partiellement ombragée. A la fin de la montée et près du point culminant de la randonnée, c’est l’heure du repas. Nous faisons halte dans un champ où le choix du soleil ou de l’ombre des arbres est permis. Au redémarrage, une petite marche arrière nous évitera un bout de route puis direction le lieu-dit Les Palais avant de continuer dans la forêt. Le sentier emprunté se devine puis vient à disparaître en raison d’une coupe de bois. Il nous faudra quelque peu jardiner et faire un peu de hors-piste avant de le retrouver.

    Au Pont Souvignet, nous commençons à croiser un peu plus de marcheurs en balade, preuve que nous nous approchons du dernier site du jour, le barrage du Pas de Riot. Ce barrage a été construit en 1873, 3 ans seulement après celui du gouffre d’Enfer, qui se montrait déjà insuffisant, afin de répondre à la demande grandissante en eau de l’agglomération stéphanoise. Nous cheminons sur la berge de la retenue et, après la traversée du barrage, finissons par une dernière petite montée vers les voitures. À l’issue de cette première journée, le groupe a rejoint le gîte du camping de Saint-Genest-Malifaux, où chacun a pu profiter d’un moment de détente bien mérité. Un apéritif en terrasse partagé avec modération avant le repas du soir,

    préparé et livré par un restaurateur local, a été particulièrement apprécié après cette belle journée de marche.

    Journée 2 :

    Le lendemain matin, le petit-déjeuner est préparé collectivement par les participants. La randonnée dominicale se fait au départ de la Jasserie du Pilat, ancienne ferme et station de ski où l’on peut encore admirer un tremplin en métal qui devait être réservé aux plus téméraires. Cette ancienne ferme, aujourd’hui transformée en restaurant, était également un gîte depuis 1939 et ce jusqu’en 2025.

    Notre marche débute en passant près d’un mémorial sur un chemin herbeux longeant un altisurface, piste d’atterrissage pour avion en montagne. Nous cheminons en passant plusieurs petits cols (Etançon, Rachat, Botte), quelques crêts dont celui de l’Etançon, point culminant du jour (1391m) et croisons des jeunes gens, tapis de sol sur le dos, venus faire du Pilates au Pilat ! Arrivés au crêt de l’Oeillon où se situe un émetteur de télévision, nous admirons le panorama grâce à une table d’orientation avec vue sur le Rhône.

    Nous entamons à partir de maintenant la longue descente jusqu’à Doizieux, point bas à 600m d’altitude, en commençant par un petit pierrier

    puis en alternant piste herbeuse et caillouteuse. Un site appelé l’« Hôtel Brûlé » près duquel nous passons nous rappelle que ce lieu était jusqu’aux années 1930 un lieu prisé par une riche clientèle.

    Avant d’arriver à Doizieux, nous prenons notre déjeuner, ce qui nous laissera le temps de digérer avant la longue remontée à la Jasserie.

    Le démarrage depuis Doizieux se fait sous le soleil et celui-ci est particulièrement chaud. Heureusement, une bonne partie du reste du chemin se fera à l’ombre des arbres.

    La montée aura été longue et éprouvante mais se fera au final sans encombre car il n’y aura pas de point d’eau avant l’arrivée.  A la Jasserie, chacun prendra plaisir de cette chaude journée qui d’une glace, qui d’une boisson, qui des deux.

    Malgré une chaleur plus marquée que la veille, le groupe a conservé un excellent rythme, profitant des passages ombragés des forêts et des pauses régulières pour admirer les paysages.

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    Séjour n°8. Du samedi 30 au vendredi 05 juin 2026. Descente de la Dordogne en canoë canadien.

    Animateur : Michel J
    Nombre de participants : 8 (3 femmes et 5 hommes).
    Météo : samedi nuages et soleil, température douce ; dimanche couvert, température douce ; lundi couvert avec quelques éclaircies ; mardi pluie fine par intermittence puis grosse averse orageuse entre 12 et 13h00 ; mercredi quelques averses dans l’après-midi ; jeudi, pluie abondante une partie de la journée ; vendredi averses orageuses en cours de matinée, température plus fraîche.
    Niveau d’eau : pour mémoire, j’ai relevé les débits suivants :
    dimanche 31 mai à Beaulieu : 44 m³/s
    vendredi 05 juin à Alles-sur-Dordogne 80,6 m³/s
    Classement : facile mais cela reste de l’aventure.
    Conditions de navigation : assez bonne avec une rivière qui a nécessité une attention particulière au passage de certains seuils.

    Kilométrage parcouru :178. Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.Vitesse moyenne de progression sur les 5 jours de navigation : 7,2 km/h.
    Vitesse maximum enregistrée 17,1 km/h à deux reprises sur les J1 et J2.
    Classement de la rivière : J1 en 2 et les autres jours en 1

    Matériel mis à disposition par l’association :

    • 3 canoës canadien de marque Venture modèle prospector 17
    • 1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
    • équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 4 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons, des sangles)
    • pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et par bateau un autre de 30 litres plus un sac étanche de marque Zulupack.
    • pour le couchage individuel souhaité 1 tente de marque North Face modèle West Wind, 2 tentes Décathlon modèle MT900 (quatre participants avaient leur tente personnelle)
    • 1 tapis de sol complémentaire Space Blanket (orange)
    • équipement pour les participants (8 gilets d’aide à la flottabilité, 8 pagaies et 1 de secours)
    • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

    Eau : chaque équipier avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau au départ.
    Nourriture : prévue par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition

    Accident : néant
    Incident : chavirage d’un bateau après 4,5 km de navigation dans la partie classe 2. 35 à 40 minutes ont été nécessaires pour récupérer les participants, le canoë et le matériel dans une eau relativement fraîche.
    Temps de préparation : 15 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)


    Organisation générale :
    Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Marie (Bmw) et Michel J (Renault kangoo) tractant la remorque. Nous nous sommes rendus en amont d’Argentat, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement routier s’est fait en 2 h 30 environ.
    Un taxi retenu par avance est venu cherché les conducteurs le J6 et les a conduits au lieu de stationnement entre le barrage du Sablier et Argentat puis un véhicule a été laissé à Trémolat. Le J7 un mouvement court des deux véhicules a permis de les regrouper et il a été décidé à la majorité que compte tenu de la météo le retour sur Clermont-Fd se ferait le jour même. La récupération des véhicules a demandé 6 heures aller et retour.
    Kilométrage général effectué par les véhicules :   650 km (Marie) ; 696 km (Michel J) soit un total de 1346 km.
    Hébergement : en camping.

    Quelques éléments : la longueur de la Dordogne est de 483 kilomètres. Elle prend sa source sur le flan nord du Puy de Sancy à 1366 m d’altitude par la jonction de deux ruisseaux, la Dore et la Dogne. Elle conflue au bec d’Ambès avec la Garonne pour donner naissance à l’estuaire de la Gironde. C’est la cinquième rivière par sa longueur et elle traverse six départements, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Corrèze, le Lot, la Dordogne et la Gironde. Les différents barrages que l’on trouve sur son cours :
    Avant Argentat, celui de la Bourboule, de Saint-sauves, de Bort, de Marèges, de l’Aigle, de Chastang, du Sablier.
    Avant Bergerac, celui de Mauzac et de Tuillères.
    Après Bergerac, celui désigné sous le nom de Bergerac.

    Le mot de l’animateur : en amont de ce séjour et pour le préparer deux sorties d’entraînement sur la rivière Allier ont été programmées le samedi 02 mai et le vendredi 24 mai 2026. La seconde a été annulée à cause des mauvaises conditions météorologiques. Pour éviter les redites du compte rendu de la descente de 2025 que vous trouvez sur le site de l’association, j’indique ci-après les lieux de passage de chaque journée. Malgré une météo peu stable, cette aventure s’est passée avec un niveau d’eau plus favorable que l’an passé avec une moyenne de déplacement horaire assez similaire malgré tout. La pente de la rivière est faible avec quelques accélérations au niveau des seuils. Nous sommes passés de l’altitude de 165 m en amont d’ Argentat à l’altitude de 41 m à Trémolat, à la fin du parcours. Avant le départ les consignes habituelles ont été rappelées à l’ensemble des participants et plus particulièrement aux deux adhérents qui vont naviguer pour la première fois sur la Dordogne avec Atlas. Les éléments caractéristiques, ponts, châteaux, curiosités, villages seront donnés chaque matin au cours d’un briefing avant le départ et le kilométrage associé. Chacun est porteur d’un gilet d’aide à la flottabilité. Chaque bateau avait le même équipement listé ci-dessus, matériel mis à disposition par l’association.
    La richesse de cette rivière est un mélange entre le patrimoine bâti notamment la multitude de petits châteaux ; les éléments géologiques visibles, falaises, grottes ; la ripisylve avec une grande variété d’espèces, ormes, peupliers, tilleuls, frênes, aulnes glutineux, merisiers, chêne pédonculé, érable negundo ; la faune avec la bergeronnette grise sur tout le long du cours d’eau, et des ruisseaux (sur certains secteurs), les hérons cendrés abondants sur les deux tiers amont puis l’aigrette garzette les J5 et J7, des couples ou groupes de cygnes J4, J5, J7, dans le ciel ou perchés les milans noirs en nombre et quelques milans royaux ; les falaises sableuses J4 et J5 abritent les hirondelles de rivage. Au niveau des insectes, les demoiselles à la couleur d’un bleu brillant ont dominé les rives. Au niveau des plantes, trop long de tout énumérer mais ce qui s’est fait remarquer, la renoncule d’eau formant des nappes flottantes enracinées ondulant au gré du courant.
    Tous ces éléments vus permettent dans les moments un peu plus calmes de jamais s’ennuyer.
    Étant toujours en avance sur notre tableau de marche, nous avons pu consacrer quelques moments à travailler les techniques de navigation aussi bien pour le barreur que l’équipier et également améliorer la lecture de la rivière par l’observation. Merci à tous pour votre bonne humeur et votre participation active.

    Une demoiselle, insecte le plus côtoyé
    Renoncule d’eau, élément important pour la biodiversité.

    Les éléments rencontrés au cours de la descente sous forme topo… Abréviations (Rd) rive droite ; (Rg) rive gauche. En italique des informations résumées trouvées sur des sites.
    J1 : 28,84 km, temps de navigation 4h50, vitesse 7,2 km/h.
    A 2km, pont de Argentat-sur-Dordogne. Entre 5/6km (Rd) pont routier. Avant 10km bras à gauche à éviter, chaos rocheux. Entre 11/12km, le Port de Vaurs (Rd). Entre 14/15km, virage serré à gauche. Entre 16/17km, virage serré à droite. Entre 18/19km, pont de Brivezac (Rd). A 24km le bras de droite peut être pris avec un débit supérieur à 50 m³/s. A 25,800, (Rg) glissière pour éviter le barrage de Beaulieu. Camping Huttopia. Visite à pied de Beaulieu*
    – les rues médiévales, l’abbatiale de Saint-Pierre avec son tympan sculpté par des tailleurs d’images toulousains, la Chapelle des Pénitents avec son clocher mur sur les bords de la rivière

    Arrivée sur Beaulieu-sur-Dordogne
    Le tympan de l’abbatiale St-Pierre à Beaulieu

    J2 : 32,50 km, temps de navigation 6h18, vitesse 7,4 km/h.
    A 0,2km, pont routier puis à 1km (Rg) Altillac. A 2km, ligne HT, (Rg) usine.A 3km Château d’Estresses dont la construction a commencé au XVème Siècle (Rd). Entre 5/6km, virage serré à gauche. A 9km(Rd) Liourdres. Entre 10/11km, pont de chemin de fer puis le pont routier de Mols. Entre 16/17 (Rg) au lieu-dit Les Bastit château ruiné. A 18km, dérivation vers le port de Carennac (Rd), île de Prade suivi de l’île de Calypso sur notre droite.. Avant 19km pont routier.Visite du village de Carennac*. Glissière pour retrouver le cours de la Rivière Dordogne. (Rg) île du Grand Bourgnoux. A 24km (Rg) Mezels. Entre 25/26km pont routier. Entre 29/30km , belvédère de Copeyre avec sa croix. Après 30km, virage serré à droite. A 31km, pont routier, camping les Falaises (Rd) sur la commune de Martel, déjà l’occasion d’une pause en 2021 pour Atlas voir le compte rendu « Du Sancy à l’océan en suivant la Dordogne à vélorando ».
    – Carennac : le bourg se développe dès le 13ème siècle, autour de son riche prieuré constitué de bâtiments monastiques, d’une église, d’un cloître du château des Doyens, une bâtisse du XVIe siècle qui a abrité de 1681 à 1695 François de Salignac de Lamothe, dit Fénelon. Celui qui deviendra l’archevêque de Cambrai a écrit entre ces murs Les Aventures de Télémaque pour le petit-fils de Louis XIV, dont il était le précepteur.
    – en fin d’après-midi, visite à pied des abords de l’ancienne église Saint-Pierre-es-Liens à Gluges chère à Édith Piaf.

    Arrivée au port de Carennac
    On regagne le lit principal à la sortie de Carennac.

    J3 : 42,49 km, temps de navigation 7h18, vitesse 7,5 km/h.
    Entre 4/5km, virage prononcé à droite puis à gauche. A 9km (Rg) Meyronne et son château. A 10km, virage fermé à droite, ouvert à gauche km 11/12. Entre 14/15km serré à droite, un affluent, l’Ouysse apporte un peu d’eau et l’on peut voir sur l’éperon rocheux, le château Belcastel du Xème siècle. Entre 16/18km, grande boucle à gauche. Entre 18/19km, pont routier. A 20km, (Rg) château ruiné au lieu-dit Le Bastit. A 22km, A20 l’Occitanie, virages serrés. Entre 23/24km (Rg) château de Cieurac XII/XVI siècle (commune de Lanzac). Entre 26/27km, pont routier. A 29km, pont routier (Rd) Souillac. A 35km, pont de chemin de fer. Avant pot routier (Rg) camping le Bourniou. St Julien-de-Lampon.

    J4 : 30,07 km, temps de navigation 6h22, vitesse 7,1 km/h
    A 0km200, pont routier de St-Julien-de-Lampon. Entre 2/3km, (Rd) Calviac en Périgord. Entre 5/6km (Rd) Aillac. A 6km (Rg), château à proximité de Veyrignac. Entre 8/9km, pont routier puis pont de chemin de fer. Entre 10/11km, (Rg) Turnac. Entre 11/13,500, (Rd) le Cingle de Montfort et son château. Le château est cité en 866 sous le nom de « Castrum de Monte Forti ».Entre 17/18km, (Rd), Vitrac et le clocher de l’église, un pont routier. Entre 20/21km, sur les hauteurs (Rg) le village de Domme puis un pont routier (D46). Entre 25/26km, la Roque-Gageac, cité troglo-dytique incontournable du Périgord, classée Plus Beaux Village de France,virage prononcé à gauche, Manoir de Tarde du XVème siècle. A 26km, château de la Malartrie, château construit au XIXème siècle s’inspirant d’une architecture de fin de Moyen âge, début Renaissance. A 28,500km, pont routier. Entre 28/29km, (Rg) château de Castelnaud. Le château de Castelnau à Bretenoux. est une forteresse médiévale qui domine le village de Prudhomat. Il se situe proche du confluent de la Cère et de la Dordogne. Il fût construit au XI° siècle. Camping Les Magnanas (Rd) face au château de Fayrac.

    La Roque Gageac
    Château de Montfort
    Château de Castelnau

    J5 : 28,31 km, temps de navigation 5h35, vitesse 7,0 km/h
    Entre 0/1km, pont de chemin de fer. Entre 1/2km (Rd) Beynac et Cazenac avec l’église à gauche du Château et son donjon du XIIème siècle. A 3km, pont de chemin de fer. Entre 4/5km, on aperçoit au dessus des arbres, le château Les Milandes construit en 1489, ancienne demeure de Joséphine Baker. Entre 9/10km, pont routier. Entre 12/13km (Rd), Le Garrit, 3 ponts successifs, le second ferroviaire. A 19km, (Rg) Siorac-en-Périgord, pont routier. Entre 25/25,500, château (Rg) Le Peyrat. Camping du Pont de Vicq. Le Buisson-de-Cadouin. Visite à pied à environ 1km, au lieu-dit Cabans de l’église St-Pierre-ès-Liens, remanié au XIV, XVI et XIVème siècle.

    Château de Beynac et Cazenac


    J6. Nous profitons de la journée pluvieuse pour procéder à la récupération des véhicules laissés en amont d’Argentat. Le groupe profitant d’une éclaircie dans l’après-midi ira à pied visiter le village de Le Buisson-de-Cadouin.
    J7 : 15,21 km, temps de navigation 2h48, vitesse 6,9 km/h
    A 0,200km, pont de Vicq. A 1km, pont routier et pont de chemin de fer. Entre 1/2km, ligne à haute tension. A 3 km, pont de chemin de fer. Entre 4/5km, pont routier(RD) confluence avec la rivière Vézère, virage prononcé à gauche. A 8km, île de la Yerle. Entre 8/9km, pont de chemin de fer. Entre 13,500/*14km, pont de chemin de fer. A 14km(Rg) château d’eau. Entre 14/15km, pont routier(D31), village de Trémolat (Rd). Débarquement (Rd) au niveau du camping. Compte tenu de la météo annoncée pour l’après-midi, nous décidons de faire vers ?? Clermont-Fd. En cours de route, nous ferons une pause à l’ancienne gare de Carlux, renommée « La gare Robert Doisneau » où une partie des œuvres du photographe est exposée et notamment des descentes de la Dordogne avec des canoës en bois. A l’arrivée, tous les participants ont aidé à remettre les bateaux sur le rack.
    A bientôt pour une nouvelle aventure !


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    Séjour n°6. Du jeudi 07 au dimanche 10 mai 2026. La Montagne Bourbonnaise à vélorando.

    Animateur : Michel J.
    Nombre de participants : 7 dont 2 femmes et 5 hommes.
    Météo : jeudi, nuageux et fin de journée ensoleillée ; vendredi, frais et couvert en grande partie, orage court mais violent vers 21h00 avec tonnerre, éclairs et grosse pluie ; samedi, ciel dégagé le matin avec une forte humidité et périodes ensoleillées ; dimanche, pluie fine une partie de la nuit avec quelques coups de tonnerre lointains, averses en matinée puis éclaircies temporaires avant une grosse pluie sur les quelques kilomètres avant Clermont.
    Classement du séjour : moyen voire difficile pour les jours 2 et 3
    Temps de préparation et de rédaction  : 10 heures

    Le mot de l’animateur.
    Avant ce séjour 1 circuit de préparation a été proposé le dimanche 26 avril avec près de 70 kilomètres et 953 m de dénivelée positive se rapprochant du profil du séjour J2 et J3. Cinq adhérents ont participé à cette sortie sur la journée (voir compte-rendu).
    La météo a été assez clémente sur les 4 jours si on la compare aux informations reçues au cours de notre déplacement. Le cœur de ce petit massif était inconnu d’une majorité des participants. Nous avons circulé sur de petites routes à faible, voire sans circulation et des chemins d’exploitations faciles à l’exception de celui qui nous a conduit à la source de la Besbre où nous avons trouvé des amas de cailloux concassés nous obligeant à une attention particulière. C’est dans cette partie à la limite Est du Parc Naturel Régional du Livradois Forez que nous avons du composer avec des engins motorisés, 4 motos tout terrain et 5 quads qui ont eu l’amabilité de ralentir à notre contact. Globalement, le dépaysement a été total dans une nature à l’écart des grands axes, peu fréquentée à l’exception des rencontres mentionnées ci-dessus. Nous avons pu bénéficier pendant une majeure partie du parcours d’une tranquillité de roulage traversant de petits bourgs et lieux-dits à l’habitat bien entretenu, coquets et fleuris. La végétation sauvage n’a pas été en reste car ayant bien profité de la pluviométrie de l’hiver et du début du printemps, les verts des conifères ont mis en valeur le jaune éblouissant des genêts, les fleurs blanches des robiniers, des aubépines, des viornes et des prunelliers. Vers le Nord J3 et le retour J4, nous avons retrouvé une campagne composée de parcelles de blés, de jeunes plants de maïs, alignées également les premières feuilles de tournesol semé récemment, les champs denses de colzas défleuris à l’odeur entêtante, quelques prairies artificielles où les premières coupes ont déjà été assurées. Dans le ciel, à faible hauteur, milans royaux et buses variables à l’affût d’insectes et de campagnols dérangés étaient dans le sillage des machines.
    Le voyageur à vélo attentif peut voir ou découvrir de nombreux éléments en mouvement dans l’environnement, les hirondelles rustiques en quête de nourriture volant plus ou moins haut en fonction de la pression atmosphérique du moment, la poule faisane traversant la route sans crainte, l’écureuil sautant d’un arbre à l’autre sans se soucier des voyageurs, les chardonnerets quittant les hautes têtes des chardons un court instant à notre passage et que dire à l’approche des habitations des envolées bruyantes de moineaux domestiques. Même dans les moments qui peuvent paraître monotone, l’œil aux aguets peut surprendre quelque chose….
    Point le plus au Nord de notre périple, le château fort de Billy (XIIIème siècle) nous ramène vers la civilisation et le beau temps aidant, nous allons être en contact avec de nombreux cyclistes et piétons sur la voie verte qui longe l’Allier. La prudence sera de mise également pour la traversée de Vichy rive droite où de nombreuses personnes déambulent sans trop se soucier des autres pratiquants.
    Les objectifs de ce parcours d’un peu plus de 250 kilomètres annoncés dans la notice d’information ont été atteints même si seulement 3 participants ont réussi à gagner les sources de la Besbre par un chemin d’exploitation, il est vrai peu confortable. L’ambiance dans le groupe a été bonne et les relations agréables. Le nombre de 7 à 8 semble être un élément important et déterminant pour une bonne harmonie.


    ITINÉRAIRE. Données techniques fournies par une montre Garmin. Quelques petites différences sont à noter d’une montre à une autre.
    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 1 : 50,68 296 m 380 m 16,3 km/h 3h06’
    Clermont-Fd (musée Quilliot), Lussat, Lignat, les Martres d’Artière, Joze, Chez le Biaux, Nord de Lezoux, Étang de l’île, les Girauds Faures, Croix de chez Barry, la Croix Mozat, les Français, Puy Guillaume, camping municipal de Puy Guillaume.
    Les temps forts de l’étape : – les premières pentes de Chavaroux, et de Chez Marais
    – une harde de sangliers se dirigeant vers Chez le Biaux en ligne de crêtes
    – l’étang de l’île
    – la petite route à partir du lieu-dit les Français le long de la Dore
    – l’étang des graviers en soirée hors parcours

    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 2 : 57,46 1122m 760m 11,6 km/h 4h50’
    Puy Guillaume, Chez Pourrat, vallée de la Credogne, cascade du Creux Saillant, Palladuc, les Hommades, la Guelle, Laspiaux, Arconsat, col de la Charme, source de la Besbre (alt. 1193 m), les Quatre Chemins, carrefour des Charbons (alt. 923 m), St Priest-la-Prugne (alt. 719 m), camping Le Paradou à St Priest-la-Prugne.
    Les temps forts de l’étape :
    – environ 40 kilomètres de montée depuis Puy-Guillaume (alt 275 m) et le point le plus haut (environ 1200m) pour atteindre, les sources de la Besbre.
    – entre le kilomètre 38 et le kilomètre 45, la pente moyenne de la route comprise entre 7 et 11 %.
    – la vallée de la Credogne, rivière d’une longueur de 27,8 kilomètres qui prend sa source à proximité du lieu-dit « Les Etivaux » et qui se jette dans la Dore entre Puy-Guillaume et Limons.
    – la cascade du Creux Saillant
    – Arconsat et sa terrible montée à la sortie du village sur 300 mètres environ
    – le col de la Charme (alt. 1106 m).
    – les sources de la Besbre

    Cascade du Saillant sur la Credogne


    Une des sources de la Besbre

    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 3 : 88,26 983m 1413 m 16,00 km/h 5h31’
    St Priest, le col de Beaulouis (alt. 823 m) Matichard, le Moulin Neuf, Ferrières-sur-Sichon (alt. 555 m), la Croix des Barres (alt. 600 m), le Chat Blot, le Mayet-de-Montagne, Nizerolles, le Pouthier, La Croix Grangeon, Molles, la Bruyère, Domaine Neuf, St-Christophe, l’Alouette, D907, Périgny , Magnet, St Félix, Billy, voie verte de Billy jusqu’à Abrest, camping de la Croix St-Martin.
    Les temps forts de l’étape :
    – le col du Beau louis à 823 m d’altitude
    – le site des Bois Noirs Limouzat où a été extrait de 1954 à 1980, 6900 tonnes d’uranium actuellement un réaménagement est à l’étude…
    – la rivière Sichon en contrebas sur le gauche de l’itinéraire du Moulin Pommerie à Ferrières
    – le Pont des Soupirs
    – le passage d’une végétation fermée de type montagnard à un paysage plus ouvert collinéen.
    – le château de Billy
    – la voie verte le long de l’Allier…

    Le Pont des Soupirs
    Le Château fort de Billy

    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 4 : 62,1 932 m 488m 15,3 km/h 4h03’
    St Yorre, le Ruisseau, le casson, Montpensier, Demolle, les Maréchaux, les Fumoux, Vensat, Sanat, Maringues, St Ignat, Villeneuve l’Abbé, Ennezat, Targnat, Puy Chany, St-Beauzire, Gerzat, Clermont-Fd (musée Quilliot).
    Les temps forts de l’étape :
    – la vue sur la Chaîne des Puys avec la présence massive du Puy-de-Dôme
    – la quiétude des bourgs traversés
    – les voies semi-piétonnes de Maringues et le clocher dominateur de l’église Saint-Etienne.

    Maringues

    Accident : néant
    Problème mécanique : aucun
    Matériel mis à disposition par l’association : de marque Décathlon, 2 tentes modèle 900MT, 1 tente modèle 900MTL, 1 tarp (non utilisé).

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    Séjour n°5 Du vendredi 24 au dimanche 26 avril 2026. Le Morvan d’hier à maintenant.

    Animateur : Yves
    Nombre de participants : 12 animateur compris ( 9 F, 3 H)
    Météo : Temps magnifique sur les 3 jours
    Distance : 52 km
    Dénivelé : 1135 m
    Durée : 17 H pauses comprises
    Classement Atlas : Facile
    Kilométrage auto : 540 km pour 3 véhicules soit : 1620 km
    Préparation et rédaction : 15 H
     

    Jour 1 : Trajet 3h. Saut du Gouloux : 2km +50m 1h puis tour du Lac : 15km +60m 4h

    Voitures chargées, c’est parti pour découvrir une partie du Parc Naturel Régional du Morvan.
    Massif de moyenne montagne, le plus petit de France au cœur de la Bourgogne. Cousin du Massif Central constitué de granite et de roches volcaniques, recouvert d’espaces agricoles en bocages, de grandes surfaces boisées, et d’un habitat dispersé. Massif montagneux abondamment arrosé par la pluie, 2000 km de cours d’eau, étangs, marais et tourbières font du Morvan une zone humide exceptionnelle. Nos randonnées nous permettront de fouler 3 départements : Nièvre, Yonne et Saône et Loire.

    En fin de matinée, arrivée à Montsauge les Settons puis direction le Saut du Gouloux, site classé, trésor magique caché sous les arbres. Guidés par le tumulte de l’eau, nous arrivons devant cette belle chute de 10m où le Caillot a érodé le granite et créé une petite gorge.

    Le Saut du Goulou

    Les ruines de 2 moulins (l’un à farine, l’autre à huile) installés ici en raison de la force de l’eau qui ont fonctionné jusqu’en 1920 nous serviront de lieu de pique-nique  à l’ombre, bercés par le bouillonnement de l’eau.
    Le retour se fait sous une belle forêt de feuillus, classée espace naturel sensible de 13ha. Malheureusement, une coupe rase d’épicéas scolytés transforme l’environnement. Nous reprenons les voitures pour nous diriger vers le lac des Settons tout proche. De part et d’autre de la route de grands tapis de scilles (jacinthe des bois) décorent les bas côtés

    Lac des Settons : lac artificiel de 366ha au périmètre de 13km avec une profondeur moyenne de 6m, le plus connu et le plus animé des 6 grands lacs du Morvan, considéré comme station balnéaire. Cet après midi, c’est le tour du lac prévu au programme. Un peu de distance mais un dénivelé insignifiant. Le soleil est de la partie, et c’est bras nus et avec couvre chef que nous quittons une petite zone d’activité nautique en bord de plage et à proximité de notre camping.
    Nous arrivons au barrage construit entre 1854 et 1861 en bloc de granite d’une longueur de 271m de longueur et 20m de hauteur qui obstrue la rivière Cure pour faciliter le flottage du bois vers l’Yonne d’abord, puis la Seine pour arriver à Paris. Grande tradition Morvandelle, le Morvan servait à lui seul à chauffer Paris pendant tout un hiver. Vers 1920, avec l’arrivée du charbon, ce moyen de transport connait une diminution et cesse définitivement d’exister en 1924. Le lac est laissé à l’abandon pendant quelques années. En 1939, avec les congés payés, il devient lieu de loisirs. En 1956 ouvre le 1er camping qui sera suivi par d’autres établissements de villégiature et connaitra alors jusqu’à nos jours ses heures de gloire.

    Lac des Settons

    Le sentier suit vraiment le bord du lac ce qui créé une atmosphère agréable, souvent ombragé, avec quelques rayons qui traversent ça et là. Le déroulement du parcours est calme et paisible, peu de touristes encore en cette fin avril.
    Le tour est presque bouclé. Nous montrons au passage les 2 chalets qui nous serviront d’hébergement durant le week-end. Seul le chemin les sépare de l’eau. C’est avec bonheur que nous nous prélassons sur la terrasse face au soleil couchant avant d’aller savourer un excellent diner riche de sa salade Morvandelle.

    Jour 2 : Vallée de la Cure 24km  +700m 8h

    Aujourd’hui samedi, ouverture de la pêche aux carnassiers. De nombreuses embarcations sillonnent le lac ce matin.
    Petit déjeuner pris, nous partons pour Dun-les-Places d’où part mon tracé pour explorer la vallée de la Cure, principale rivière du Morvan dont nous parlons depuis hier. Longue de 112km, elle rejoint l’Yonne à Cravant proche d’Auxerre.

    Nous allons longer sa partie la plus sauvage en fond de gorge granitique. La Cure connait une vie torrentueuse jusqu’à Vézelay, spot de rafting et de kayak. Elle se faufile entre les blocs de granite et sous des voutes de feuillages.

    La Cure

    Au bois de la Pérouse, nous passons dans le département de l’Yonne, pour atteindre le rocher de la Pérouse, point culminant de ce département (563m) où une table nous permet de nous repérer et d’apercevoir des étendues boisées à perte de vue. Par endroits, la falaise finit presque dans l’eau et notre sentier se rétrécit. Ici, quelques voies d’escalade où des grimpeurs s’adonnent à leur sport. Peu après, un petit espace fera l’affaire pour la pause. Quelques courageuses font trempette dans une eau à température acceptable.
    Nous voici aux Iles Menéfrier. Nous sommes au bout de ma boucle, il faut revenir. Nous retraversons la Cure et repassons dans la Nièvre, le retour se faisant sur la rive gauche, en surplomb de la rivière. Le parcours ressemble à des montagnes russes, montées, descentes. Avec la chaleur, la fatigue commence à se ressentir, la fin approche et nous voilà de retour à Dun, appelé aussi “Oradour du Morvan” où, le 26  juin 1944, 27 hommes furent fusillés et le village pillé et brulé.

    Jour 3 : Source de l’Yonne 4km +105m 1h puis Mont Bevray 7km +250m 3h15  puis trajet 2h45

    Ce matin, nous quittons ce lac paisible et reposant avec un peu de nostalgie pour aller découvrir 2 autres sites caractéristiques plus au sud. Sur la route nous remarquons des étendues de plantations de sapins qui confirment que le Morvan est la première région productrice de sapins de Noël de France.

    Premier arrêt : la Source de l’Yonne, affluent de la rive gauche de la Seine, qui prend sa source dans une tourbière au pied du Mont Prenelay. La Seine devrait être considérée comme un affluent de l’Yonne, et non l’inverse puisque celle ci a un débit plus fort à la confluence. Pourtant on considère depuis toujours que c’est la Seine qui coule sous les ponts de Paris. 
    Départ du Port des Lamberts où le flottage du bois était pratiqué sur cette rivière qui n’est là qu’un petit ruisseau. Après avoir traversé la tourbière sur un ponton de bois, une hétraie majestueuse, nous atteignons enfin la source. L’eau suinte à chaque repli du sol mais une silhouette métallique de sourcier nous symbolise l’endroit exact.

    Source de l’Yonne

    Retour par une forêt de chênes où les restes de temples gallo romains montrent que le site a été exploité par l’homme puis abandonné.

    Nous reprenons nos voitures pour quelques minutes car notre 2° site est tout proche. Le Mont Beuvray dont le sommet correspond à l’ancien oppidum de Bibracte.
    Bibracte est le lieu où, en 52 avant JC, Vercingétorix fut proclamé Roi des Gaules. Le but de la randonnée est de gravir ce mont tout en découvrant petit à petit les vestiges de l’oppidum. Nous entrons par la porte de Rebout au Nord, percée dans le rempart pour poursuivre par la porte de l’Ecluse et atteindre la Roche Salvée sur une zone dégagée. De là, la vue sur l’ouest s’ouvre largement. Au nord, nous apercevons l’antenne du Haut Follin point culminant du Morvan et de la Bourgogne. Dans la forêt, nous remarquons des arbres aux formes torturées qui semblent pousser de façon anarchique dénommés “Queules”, vestiges de haies tressées. Chacun laisse courir son imagination et voit surgir éléphant, pieuvre, salamandre et autres animaux improbables…
    Nous arrivons maintenant à la fontaine Saint Pierre, la plus abondante des 3 sources, lieu bucolique où nous prenons notre pique-nique. Nous sortons des flancs boisés pour arriver sur la pelouse sommitale où nous remarquons la planitude du sommet favorisant la vue. Le panorama est étendu vers le sud et en ce jour de beau temps exceptionnel, nous arrivons même à discerner les Alpes et le Mont Blanc au 4° horizon.
    Nous sommes au sommet “Le Porrey” 872m où trône un monument commémoratif. Pour la descente, nous déambulons sur la limite entre Saône et Loire, et Nièvre, entre les nombreux restes dégagés ou en cours de fouille : parc aux chevaux, maisons romaines, couvent, bassin en forme de coque de navire et centre monumental. 
    Porte de Rebout retraversée, nous gagnons nos véhicules et c’est le retour sur Clermont. 
    Le but de la visite de Bibracte était de faire le lien avec nos oppida locaux (Gergovie, Corent, Gondole) dans lesquels Vercingétorix a vécu et combattu. 

    Nous repartons avec des images plein la tête que nous repasserons en boucle sur le trajet de retour. Nous garderons en mémoire ces 3 jours avec une météo exceptionnelle, un hébergement et une restauration remarquables, et surtout un accueil extrêmement chaleureux. Merci à tous pour la bonne ambiance.

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    S4.Activité programmée. Samedi 18/04/2026. Raid pédestre linéaire sans assistance dans la Chaîne des Puys.


    Animateur : Michel J.
    Nombre de participants : 7 animateur compris (1F, 6H)
    Météo : température fraîche au départ puis douce . Le soleil a été bien présent et chaud sans excès à découvert.
    Classement : hors catégorie
    Transport : un véhicule au départ du musée Quilliot pour gagner le point de départ de la manifestation, deux véhicules sur place et un véhicule pour ramener les participants au musée et un au point de départ du raid pour deux participants.
    Assistance au transport : Mady et Yves
    Kilométrage routier : 230 km (dépose des participants, ravitaillement et récupération des participants à l’arrivée)
    Véhicules utilisés : Mady Renault (Renault Kangoo) et Yves (Peugeot 3008)
    Temps de préparation, rédaction des divers documents et achat des éléments du ravitaillement : 6 heures
    Cartographie utilisée : carte Ign Top 25, 2531 OT.
    Matériel mis à disposition par l’association: une paire de bâtons de marche nordique 1,10.

    Itinéraire tracé (données du logiciel openrunner):
    départ, parking des eaux de Volvic (alt 595 m), cheire de Bruvaleix, Sud Est du Puy de Paugnat, Est du Puy des Marais (km 5,5), les Fayes (alt. 827 m, km 7), D943 (alt. 894 m, km 8), Ouest Puy de Tunisset, Est Puy de Louchadière (alt. 1009 m, km 9,5 – 1ère pause. 5 minutes), Ouest Puys de Jume et de la Coquille, Nord puis Ouest Puy de Clermont (km 12), Est Puy Chopine, Ouest Puy de Chaumont (km 14), rond point de Vulcania (alt. 954 m, km 15,5), Chabanne Vieille, entre Puy de Balmet et Grand Suchet (km 19), Est Puy Fillu, la Stèle (alt. 946 m, km 21) ), D68 (alt.1009 m), D68- 2ème pause et rav. 15 minutes, Ouest Puy de Besace (km 23), Nord et Est du Puy de Salomon (alt. 1083m, km 25), D942 (alt. 979 m, km 26), Sud Lachamps, entre les Puys Pelat et Mercoeur (alt. 1093 m, km 29,5), entre les Puys de Pourcharet et de Montjuger, carrefour du Bois de la Madeleine (km 33), château de Montlosier – 3ème pause. 5 minutes, Sud Ouest du Puy de Vichatel, D2089 (km 36), Nord puis Ouest du Puy de Chaumont, Est du Puy de Combegrasse (km 38), Nord de la Garandie, D788 (km 40), Est de la Narse d’Espinasse (km 41), le Moulin de Saulzet. Arrivée Zanières (alt 1032 m)
    Données fournies par le logiciel Openrunner : 43,29 km et 1166 m de dénivelée positive et 705 m de dénivelée négative.

    A mi-partcours…


    Données collectées par une montre Garmin 
    : durée du déplacement sans les pauses, 6 h 49’30 ; durée du déplacement avec les pauses, 7 h 30’ 25 ; distance : 43,11 kilomètres ; vitesse moyenne : 6,4 km/h ; dénivelé positif : 1180 m ; dénivelé négatif : 717 m.

    L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont de l’activité : chaussures de trail, jogging ou legging plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …

    Le mot de l’animateur.
    La météo était incertaine pour le dimanche, j’ai déplacé avec l’accord des inscrits, au samedi cette troisième édition. Un parcours en partie renouvelé par rapport aux deux précédentes éditions, histoire de faire connaître et de passer dans des chemins moins fréquentés en cette période de vacances. Nous avons été raisonnablessur le premier tiers du tracé puis sur les parties en faux plats montants, j’ai senti que la vitesse moyenne montait progressivement et que le groupe était en pleine forme. A l’arrivée, tous les participants très satisfaits du parcours et de l’effort fourni.


    Un solide ravitaillement, assuré par Mady, adapté à ce type d’exercice, à base de fruits secs et frais, de gâteaux etc.. avec la possibilité de recharger les gourdes en eau.
    En amont de cette journée, une préparation a été proposée aux pré-inscrits avec trois boucles de 20le 10 janvier, 25le 14 février, et 35kilomètres le 07 mars 2026avec des profils proches du raid. Ces entraînements auxquels ont participé 35adhérents ont été complétés par la marche sportive du mois et les marches nordiques à allure soutenue du samedi matin.
    Je remercie les bénévoles, Mady et Yves qui se sont rendus disponibles pour être présents une grande partie de la journée pour la première et l’après midi pour le second pour assurer une présence sur zone en cas de problème et récupérer les participants et les ramener vers Clermont-Fd.

    A l’arrivée….Tout va bien….





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    Séjour n° 2. Du samedi 21 mars au dimanche 05 avril 2026. Montagne et désert au Maroc.

    Ani mateur : Michel J.
    Classement Atlas Aventure  : moyen
    Nombre de participants : 10 dont 7 femmes et 3 hommes.

    Le mot de l’animateur.

    Ce compte rendu est synthétique car il est difficile de raconter 16 jours d’aventures dont 11 jours et presque 250 kilomètres parcourus à pied sans lasser le lecteur. Le participant retrouvera les émotions ressenties en regardant ses photos ou en lisant les notes ci-dessous. Avec ces quelques lignes, je veux également toucher les nombreux lecteurs extérieurs qui n’osent pas rejoindre le monde associatif par peur et méconnaissance. Des animateurs passionnés créent et l’association organise depuis plus de 30 ans bénévolement des séjours pour ses adhérents, du sur mesure que vous ne trouverez jamais dans le domaine marchand. Nous partons en petit groupe que ce soit en France ou à l’étranger. Pour les destinations un peu particulières, des réunions sont organisées, des entraînements peuvent être programmés. Avec nous l’aventure démarre en sortant de chez soi…
    Pour certaines et certains, le désert était une première. L’ambiance et la synergie de groupe ont fait se dépasser les moins aguerris. Bravo à eux ! Un premier bivouac, couché à même le sable dans son duvet et sursac à attendre que le sommeil vous gagne dans un silence absolu sous un ciel merveilleusement étoilé, moment unique gravé pour toujours dans la mémoire. Vivement le prochain départ !L’association avait mis à disposition des sursacs en goretex, 1 tente Hardwear Mountain de secours, un filtre à grande capacité pour l’eau. Le choix des photos a été difficile, il se veut le reflet de la vie en trek…

    Découpage et observations jour après jour..
    Le 22 mars 2026.
    Départ de l’hôtel Almas de Marrakech vers 08 h 45 pour un parcours routier qui nous fera passer par le col de Tichka à 2260 m d’altitude puis le contournement de Ouarzazate par l’ouest pour suivre la direction de Zagora. A N’kob, nous prenons la petite route qui mène à Iknioun (Ikniouen). Après une bonne quinzaine de kilomètres nous bifurquons dans un chemin de terre et gagnons un lieu-dit à proximité des portes de Bab n’ Ali, joyaux géologique de l’Anti-Atlas. Cette roche incroyable qui surgit de terre en deux immenses saillies culmine à 1 580 mètres.Cinq cents mètres à faire à pied pour découvrir face à l’ouest, le bivouac du soir dans un décor de carte postale. Nous ne sommes qu’à un peu plus de 2600 kilomètres de la France et c’est déjà le dépaysement total.

    Les portes de Bab n’Ali

    Après le choix des tentes et l’installation habituelle, je rassemble le groupe pour une présentation de la zone géographique du Sarhro (Saghro, Sarghro) et le positionnement des différents autres massifs du Maroc dont la plupart (en gras) ont été parcourus à pied, à plusieurs reprises par l’association. Rif, Moyen Atlas, Haut Atlas Occidental, Central et Oriental, Anti-Atlas avec le Siroua et Sarhro.
    Le 23 mars 2026. Notre équipe est composée de 5 muletiers (Ahmed, Idir, Ahmed 2, Lahcen 1, Lahcen), 1 cuisinier (Adi) et d’un guide Ahmed. Une grande partie de l’équipe a déjà travaillé avec moi et notamment le guide et le cuisinier que j’avais demandés. La direction prise est Est-Nord-Est, Lahcen, l’ancien que je précise par un (1) nous accompagnera sur toute la partie montagneuse.

    Cheminement sur le massif montagneux du Sarhro

    La mise en jambe a été rude car le cheminement n’est pas facile dans un terrain accidenté où les traces sont plus des sentes d’animaux que de véritables sentiers. Après avoir traversé la bande goudronnée de la veille et un petit oued, l’Aka n’Oufourar qui arrose une palmeraie et un bassin de rétention nous évoluons dans un terrain vallonné qui nous amène sur le versant Nord du massif du Sarhro où nous pouvons apercevoir arrivés au col sous un vent frais et pénétrant, en contrebas le bivouac dressé à proximité de Tichki à plus de 2000 mètres d’altitude, composé de deux tentes mess, blanches et de 5 tentes biplaces, 2 vertes et 3 rouges.
    Il est déjà tard. Après une longue descente, nous rejoignons l’équipe qui a pris un chemin différent et plus rapide que nous pour ne pas fatiguer dès le début les animaux de bât. Le soleil décline rapidement pendant que nous prenons l’habituel thé à la menthe.
    Distance (D), 23 km ; durée de la rando (DR) ; 7 h 50 ; dénivelé positif (DP) 1271 m ; dénivelé négatif (DN) 638 m.
    Le 24 mars 2026. Le vent d’Ouest a soufflé par rafales jusqu’à 1 h 00 du matin. Le réveil se fait doucement vers 07 h 00, heure qui deviendra la nôtre pour le lever pendant tout le trek, après une nuit sans bruit parasite, troublée un peu avant 06 h 00 par l’appel à la prière de la mosquée toute proche. Aujourd’hui, l’objectif à atteindre est le sommet du massif, l’Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude. Le temps est frais et les nuages présents forment une strate régulière. Dès le départ, la montée est rude, le dénivelé négatif d’hier pour atteindre le bivouac doit être remonté sur un terrain pierreux où n’existe pas de cheminement bien tracé. Le groupe des muletiers en contrebas se fait tout petit. Seuls les nomades s’aventurent ici pour accompagner leurs troupeaux de chèvres, moutons et dromadaires. Les pluies d’automne et d’hiver inhabituellement abondantes ont fait reverdir la montagne pour le plus grands bonheurs des Ait Atta, berbères semi-nomades occupant cette zone géographique. Le massif du Sarhro éloigné de l’océan atlantique reçoit 100 mm au Sud et 300 mm de précipitions sur la partie montagneuse. L’odeur de l’armoise, écrasée sur notre passage titille le nez. Nous suivons le bord Nord du massif avec une orientation grossièrement Est. Des détours sont obligatoires pour éviter rognons rocheux et fonds de petits canyons où stagnent de l’eau.

    Vers le sommet de l’ Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude

    Au bout de 9 km et 05 h 30 de déplacement, le sommet est atteint accompagné par une légère précipitation de grésil. Pas un bruit si ce n’est le vent qui souffle plus ou moins régulièrement et fort. Silence trompeur car la vie existe dans ce désert de pierre, les fientes de gallinacés en témoignent. Au total, sans chercher, trois perdrix se sont envolées à notre passage et pour l’œil aux aguets, fourmis, papillons, lézards et divers insectes étaient bien présents. Sur une dernière crête, nous apercevons en bas, l’emplacement du bivouac à 2545 m d’altitude. Il nous faudra encore deux bonnes heures pour descendre un couloir rocheux qui laissera sans doute un bon souvenir à une majorité des participants. Lahcen (1) patiente avec Mady et attend les retardataires avec beaucoup de détachement et de bienveillance…
    D 15 km ; DR 8 h 30 ; DP 955 m ; DN 966 m
    le 25 mars 2026. Deux petites averses au cours de la nuit, quelques aboiements de chiens inévitables à proximité des villages. On quitte Tanemalt par une sente puis par une route en construction poursuivie par un long chemin muletier sur une courbe de niveau. Espace sauvage à 1850 m d’altitude où pousse l’herbe Alfa. Elle pousse en touffes d’environ un mètre de haut. Ses fibres sont utilisées et recherchées pour la fabrication de pâte à papier qui donne un papier de haute qualité mais elles servent aussi à la fabrication de cordage. Ses graines germées peuvent être consommées par l’homme. Ses feuilles tressées sont utilisées à confectionner des paniers, des couffins, les jeunes feuilles quant à elles, servent de fourrage aux animaux tels les chevaux ou les chameaux, la plante est trop riche en “lignine” pour nourrir les autres herbivores (éléments trouvés sur internet). Elle est ou était utilisée par les locaux pour servir de rembourrage aux coussins (dixit Ahmed).

    Planche Flore à minima…

    Une longue journée qui se termine par une large route non achevée au bord d’un oued où profitent palmiers dattiers et différentes cultures, luzerne, roses, amandiers. Ces nouveaux tracés qui succèdent aux chemins muletiers allant de lieu-dit à village est sont la conséquence de recherches minières en cours par la Chine, la France et l’Allemagne.
    Les tentes sont installées mais pour peu de temps. Le Chef du village et le maire se présentent et nous interdisent le bivouac à cet emplacement soit disant parce que l’organisation n’a pas fait de demande écrite officielle. Pas de problème, un peu de débrouillardise et nous trouvons pour 600 dirhams une maison à louer à proximité. La pluie du soir et les averses de la nuit nous seront évitées. L’endroit est convivial et notre équipe travaille dans de meilleures conditions. Une jeune fille offre des roses à deux équipières.
    D 27 km ; DR 6 h 40 ; DP 432 m ; DN 1149 m
    Le 26 mars 2026. Après une fin de nuit marquée par le tonnerre, nous quittons le lieu vers 09 h 00 sous une pluie fine qui durera pendant quelques kilomètres. Nous marchons sous la cape ou veste, sursac sur le sac, entre cultures puis dans le lit d’un oued secondaire éphémère dans un environnement anormalement fleuri. Le vallon est large, les reliefs de part et d’autre s’abaissent progressivement puis s’ouvre brutalement sur un plateau immense où quelques mouvements de terrain érodés limitent l’horizon. Nous atteignons, le « reg » plateau caillouteux composé de petites roches. La pause de midi à Tafoufente se déroule à l’abri du soleil sous un tamaris à proximité de la seule construction, un puits de nomade où l’eau est à 2 mètres de la margelle. L’observation permet de découvrir de grosses et belles grenouilles. Comment sont-elles venues ? Des bulles remontent du fond…Fermentation des algues ? Les têtards se nourrissent de larves de moustiques et nous assistons au gobage d’un papillon par une grenouille. Nous reprenons en direction du Sud- Sud-Est. D’autres observations sont à venir, une fourmilière et à 2 mètres une termitière. Étonnant lorsque l’on sait que le premier prédateur des termites sont les fourmis ! Un scorpion traverse le chemin devant Marie Hélène, belle rencontre immortalisée par une photo.

    La vie est bien présente sur le reg et l’erg….

    Après 4 kilomètres, c’est la fin de journée, petite journée ! L’orage posté sur la montagne d’hier est maintenant juste au dessus de nous, le ciel est d’un noir impressionnant, et se déchaîne. Durant 2 heures, pluie et quelques grêlons. Le sol est vite détrempé et l’eau s’écoule entre les tentes vers les points bas où se forment des mares. Les muletiers ont construit à la hâte des rigoles…

    Bel orage sur le reg….

    Ce soir le bivouac est situé à Timghrarine, deux maisons et un jardin d’Eden où poussent palmiers dattiers, vignes, amandiers, oliviers, grenadiers et figuiers le tout arrosé au goutte à goutte, l’eau étant tiré du sol par des pompes alimentées par des panneaux photovoltaïques. Ahmed nous propose de dormir chez l’habitant de l’oasis, un berbère en fermage qui gère la propriété. Après contact avec son patron, nous nous installons dans une modeste pièce unique mais au sec. Une grosse activité électrique vers le Sud-Est dans un magnifique cumulonimbus.
    D 15 km ; DR 3 h 40 ; DP 66 m ; DN 366 m
    Le 27 mars 2026. Petite pluie au lever du jour qui va se prolonger une partie de la matinée, les hauteurs du massif du Sarhro sont accrochées par des nuages noirs. Le ciel est chargé dans toutes les directions, le plafond est bas. Inhabituel à cette époque de trouver une telle humidité sur le reg.. Nous passons quelques oueds peu larges, ni profonds où se trouvent de grandes flaques d’eau. Le sol sableux s’enfonce sous les pas des mules chargées. L’orientation est Sud. Après 11 kilomètres seulement, Ahmed nous précise que nous allons bivouaquer à la sortie du village de Wawegloute après les dernières maisons. Une route large et goudronnée est à proximité. Peu de circulation sur cet axe qui conduit à Tazzarine puis à Merzouga. Installés sous un bel acacia pour se protéger du soleil revenu, nous voyons passer sur ce long ruban asphalté des voyageurs à vélo. Un responsable administratif se présente pendant que nous pique-niquons pour nous signifier que l’on ne peut dormir sous des tentes à cet endroit.

    Pique-nique à l’abri du soleil …

    L’histoire se répète… Depuis l’assassinat des suédoises sur le Toubkal, il y a quelques années, les bivouacs à proximité de maisons semblent interdits sur l’ensemble du pays. Nous avions déjà subi ce refus lors d’un trek à proximité de la vallée des Ait Bouguemez dans le Haut Atlas central. Après la visite d’une maison en fin de construction à proximité que le guide refuse, nous repartons en arrière sur plusieurs kilomètres et nous nous installons dans la cossue maison familiale du responsable administratif moyennant quelques dirhams. Il nous guide dans un jardin où poussent de nombreux arbres, similaires à la veille. L’orage arrive et nous nous réfugions dans ce vaste habitat…
    D 11 km ; DR 3 h 10 ; DP 48 m ; DN 127 m
    le 28 mars 2026. Nuit calme dans cette maison spacieuse. Nous traversons et longeons peu de temps la route peu passante qui mène à Tazzarine. Ahmed l’a empruntée hier soir avec le véhicule pour un ravitaillement à la ville. Avec l’orage, d’après ses dires, seules les voitures assez hautes pouvaient passer les ponts submergés par les pluies…La maison en construction que l’on nous proposait la veille est toujours là et le chantier n’a pas avancé. Un long vallon large où le fond de l’oued est encore humide. Les acacias ont bien bénéficié des pluies et neiges hivernales et de ce début de printemps. Les dromadaires nos nouveaux animaux de bât passent d’un pas léger entre les arbres. Le paysage est reposant et nous avançons à bonne allure entre 4,6 et 4,7 km/h, le matin et plus de 16 km avalés. L’équipe a changé hier soir et nous avons dit au revoir à nos 5 muletiers en les remerciant pour leur travail et les gratifiant d’un pourboire individuel apprécié. Nous avons gardé Adi, le cuisinier, un chamelier Ali, un aide cuisinier Assan et Ahmed (3) complète la team ! Compte tenu de la difficulté à trouver de l’eau pour boire et pour la cuisine, un 4×4 nous accompagne et aura pour fonction de nous ravitailler et de transporter une grande partie des bagages, les 3 dromadaires, 2 costauds et 1 jeune en apprentissage portant le reste, quelques sacs, les nattes, les matelas pour le pique nique. L’après-midi se fait en 2 heures avec une orientation Est. Au loin sur notre droite, une petite chaîne montagneuse parallèle à notre déplacement. Bientôt l’arrivée après avoir traversé une piste rectiligne goudronnée sur la partie centrale, une moto passe, le conducteur nous à disposition du passant. Le campement est adossé à nos premières dunes. L’endroit est idyllique sans un bruit avec de l’eau à quelques centaines de mètres ce qui permettra de faire une toilette complète.
    Le village de Tarbalt (Taghbalte) se distingue au loin du haut de la dune de 30 m. Le dîner est pris en plein air sous une douce chaleur. Un passage d’hirondelles, rustique, de fenêtre accompagnées de martinets noirs se ravitaillent en survolant les acacias.
    D 24 km ; DR 5 h 30 ; DP 56 m ; DN 216 m
    Le 29 mars 2026. Encouragés par l’animateur, 9 des participants ont dormi à la belle étoile dans les sursacs à l’abri de la dune. La nuit a été très calme, une légère brise a soufflé d’Est et des nuages en milieu de nuit se sont rassemblés et apporté un peu d’humidité au petit matin. La température à cette altitude, 800 m environ est douce comparativement au bivouac à plus de 2000 m. Nous progressons dans un large vallon avec sur la droite une ligne rocheuse qui se couvre par endroit du sable venant du Sahara algérien. Nous perdons gentiment de l’altitude…A ce vallon succède un plateau pierreux où les points de repère, mouvements de terrain et acacias se voient de loin. Cap face au soleil puis légèrement Est-Nord-Est. Ce soir l’emplacement est moins sympa, on entend le bruit d’une machine qui fore à la recherche d’après Ahmed de cuivre et de fossiles. La journée a été dans l’ensemble plus chaude en plein soleil. Sur la fin du parcours, nous traversons une culture de cumin en fleurs, herbes rases bien vertes avec une multitude de petites fleurs qui seront bientôt graines avant les grosses chaleur et ramassées à la main. Le terrain relativement facile permet de suivre ou de précéder les dromadaires.


    Le groupe conserve sa bonne humeur aidé par un cuisinier qui nous a préparé ce jour là pour le goûter, des beignets…
    D 22 km ; DR 04 h 55 ; DP 96 m ; DN 158 m
    le 30 mars 2026. Nuit agitée. Vers 01 h 00 du matin, un vent fort s’est mis à souffler, mettant à plat une tente Vaude. La tente mess est mise au sol. Au petit matin, nous déjeunons dans la tente cuisine, le vent réagit par rafales et chacun conte son aventure. L’orientation de la journée reste Est par moments Est-Nord-Est. Un voile sableux occupe l’atmosphère sans pour autant masquer les reliefs sur 360°. Après avoir franchi un vaste oued où l’humidité est encore présente, l’argile de surface se craquelle, se courbe sous l’effet du soleil et du vent. Nous attaquons une jolie partie de dunes bien formées. Les courants d’air construisent des crêtes effilées au sable mou et des cuvettes où nous glissons plaisamment.

    Le vent souffle mais nous échapperons à la tempête de sable

    Bientôt le pique-nique à l’abri d’une maison en pisé que nous partageons avec l’équipe. En ces lieux, tout est bon mais Adi ravit nos papilles un peu desséchées. Après le traditionnel thé à la menthe, nous ferons honneur à un plat de lentilles chaud suivi d’une salade variée avec une orange délicieuse récoltée à maturité, c’est la pleine saison. Nous profitons de cet arrêt pour distribuer quelques bonbons aux enfants des nomades et acheter quelques babioles fabriquées par les femmes. Ces nomades se sont sédentarisés et travaillent à l’entretien d’une grande propriété clôturée. Depuis, que nous avons atteint l’erg, nous pouvons observer plusieurs coléoptères, le scarabée noir et un cousin plus effilé avec de jolis points blancs sur sa carapace (non identifié). Les oiseaux occupent par moment le ciel, des hirondelles rustiques au-dessus des tamaris, un rapace de l’envergure d’un milan mais avec le dessous des ailes blanchâtres, peut-être une buse pattue ? La journée s’achève au rythme de chacun paisiblement…
    D 23 km ; DR 5 h 30 ; DP 480 m ; DN 524 m
    le 31 mars 2026. La nuit a été douce sous une pleine lune qui nous empêche de distinguer la voie lactée. On ne se pose plus de questions sur la direction à suivre, nous voyageons toujours plein Est, sable mou, sable dur, erg, hamada, trajet sans beaucoup de relief avec un dénivelé positif qui dépassera à peine 100 m en fin de journée. Le pique-nique est pris dans un abri ouvert construit avec la matière première trouvée sur place. Un marabout, petite construction aux formes caractéristiques à la mémoire d’un pieux musulman et vénéré comme un saint de son vivant ou après sa mort est à proximité de notre environnement ainsi qu’un cimetière de nomades.

    Un cimetière de nomades…

    Puis c’est un peu le retour à la civilisation, on voit passer de loin en loin des véhicules 4 x 4 et des motos, l’espace est vaste mais un fond sonore irrégulier s’installe, nouveau pour nous qui vivions dans le silence jour et nuit. A proximité de notre bâtisse de l’instant, un hôtel grand luxe et de nombreuses tentes prêtes à accueillir en avril, semble-t-il le tourisme mécanique et des coureurs à pied. Il nous faut repartir et franchir un oued bien en eau. Ali, le chamelier cherche un passage, nous le suivons de loin de loin. L’argile de surface est glissant et les chaussures se chargent d’une gangue de boue. Une moto s’enlise à mi-roues, l’aventure à tous les niveaux. Certaines quittent les chaussures d’autres les gardent mais tout le monde glisse dans la bonne humeur. Les dromadaires semblent apprécier modérément le passage ! Des pistes un peu partout du Nord au Sud de l’Ouest à l’Est, ça roule à droite et à gauche. De nouvelles tentes en nombre, blanches et noires sur une zone importante. Rien d’excitant pour moi ! Un cordon dunaire sera pour ce soir notre havre de paix où autour d’un bon thé à la menthe nous oublions le vrombissement des moteurs.
    D 29 km ; DR 07 h 50 ; DP 104 m ; DN 101 m
    Le 01 avril 2026. Pas d’humidité pendant la nuit, les sursacs sont secs. Ahmed nous annonce la dernière longue journée du trek. Nous quittons le bivouac vers 08 h 45 et l’air est déjà chaud. Le chamelier nous rattrape rapidement, poussé par le rythme régulier des dromadaires qui avancent quel que soit le terrain à 4,5 km/h. Un petit col à passer, sur la droite des véhicules en bivouac puis toujours orientés à l’Est un long passage mi-sableux, mi-caillouteux avec des acacias qui permettent de trouver de l’ombre aux arrêts. Des buggys et autres formes de 4 roues et 2 roues passent plus ou moins loin de nous et troublent le silence ; silence qui nous a accompagné pendant des jours. Bienvenue dans la civilisation ! Notre orientation, change brutalement, une mésentente entre le pilote du 4×4 et le guide sur le lieu du pique-nique nous fait faire un gros kilomètre Sud-Est pour prendre le déjeuner sous un maigre acacia. Après une pause et la récupération des dromadaires qui malgré une entrave arrive à s’éloigner du campement, la direction est de nouveau Est avec quelques variations en fonction du terrain. L’oued Driss large et puissant lorsqu’il est en eau, est traversé sans problème par un passage qui s’assèche progressivement.

    Passage de l’oued Driss, l’argile commence à sécher …

    Il devait être difficile à passer au moment des orages. Encore une belle journée qui s’achève par un bivouac protégé par de belles dunes de sable, un peu plus jaune que la veille. Un grand corbeau était encore présent dans la matinée. Seul, il semble nous suivre depuis plusieurs jours. Est-ce que cela est possible ?
    Je profite de la fin de journée, pour évoquer nos précédents voyages dans cette zone, un peu plus au Nord de notre position. J’échange avec Ahmed sur la bataille de Bougafer en 1933 entre l’armée française et la tribu des Ait Atta lors de la campagne de pacification du sud marocain. A l’occasion du passage en 2008 sur le champ de bataille, j’avais trouvé le couvercle, bien conservé d’une boite de conserve en date du 04 février 1929 qui provenait d’une ration alimentaire de 300 grammes de bœuf assaisonné provenant d’un abattoir industriel de Chasseneuil du Poitou.
    Ce soir tout est réuni, le silence est revenu, la dune est haute et magnifique et un puits pourra nous permettre de faire une grande toilette.
    D 28 km ; DR 06 h 45 ; DP 207 m ; DN 208 m
    Le 02 avril 2026. Pour celles qui dorment à la belle étoile, une brise marquée d’Est s’est levée pendant la nuit apportant une douce fraîcheur au niveau du visage. Après un vallonnement rocheux et un plateau caillouteux, nous traversons de longues mouvements de dunes d’un jaune brillant immaculé que personne n’a foulé peut-être depuis longtemps. Le décor est somptueux et presque infini. Bientôt nous sommes rattrapés par la civilisation. En bordure Sud de ce vaste erg, une piste en contrebas se dessine et bientôt le bruit des moteurs se fait entendre. Nous bifurquons vers un alignement d’hôtels. La fin du trek est proche et plutôt que de longer cette piste bruyante où circulent 4×4 et motos, je demande à Ahmed de nous trouver deux véhicules tout terrain pour nous amener jusqu’au goudron où le minibus nous attend. A la Kasbah Ouzina, nous trouvons ce que nous recherchons, et l’aide et l’accueil Marocain sont à l’honneur. En quelques minutes nous sommes installés dans des véhicules. Trente kilomètres nous séparent de Merzouga où un joli bivouac au pied des dunes est installé. Il est 17 h 30, l’aventure est finie, nous redevenons des touristes. Avant le repas du soir, l’inévitable coucher de soleil sur l’une des plus hautes dunes à deux pas notre emplacement.
    D 23 km ; DR 6 h 00 ; DP 257 m ; DN 283 m
    Le 03 avril 2026. Avant le petit déjeuner, nous passons une grosse heure à déambuler sur les crêtes des dunes comme un au revoir !
    Une étape est prévue dans la vallée du Dadès où nous dormirons à l’hôtel du Château, ce qui nous permet de faire plusieurs haltes en cours de route sur la proposition de Ahmed. Le premier arrêt est au marché aux dattes à Arfour (Erfoud) où nous déambulons à travers les étals, goûtant et achetant, soit disant les meilleurs produits du Maroc ! Puis nous passons un excellent moment dans un atelier où sont mis en valeur les fossiles extraits dans les carrières voisines de l’Est du Sarhro. Plus surprenant, la visite d’anciens canaux souterrains qui servaient à conserver et à distribuer l’eau dans les parcelles cultivées en surface. Ces canaux légèrement en pente coupent la nappe phréatique ce qui permet l’écoulement de l’eau par gravité . En surface, on voit une succession de petits cratères qui permettent d’accéder au système d’irrigation pour le nettoyer et l’entretenir, l’ensemble est désigné au Maroc par chaîne de Khatteara.

    La chaîne de Khattera

    Après un dernière pause à l’entrée de la vallée du Dadès pour les photos, nous arrivons au couchant à l’hôtel, accueillis par l’apéro berbère.
    Le 04 avril 2026. Nous devons quitter la vallée avant 8 heures car la route va être fermée, le trail du Dadès se déroule ce jour. Le retour vers Boulmane Dadès se passe rapidement et la première pause a lieu à l’entrée de la vallée des roses pour acheter la fameuse « Eau de Rose » qui a fait la richesse de tout le secteur géographique. Peu de temps après, le long de la route nous pouvons voir des champs de la dite fleur. L’arrêt suivant est synonyme de douceur, dans un quartier de Ouarzazate, Ahmed, nous fait découvrir une pâtisserie marocaine et tout le monde craque ! Puis c’est le col de Tichka avec à gauche les lointains contreforts enneigés qui descendent du Toubkal, à droite, la longue ligne de crête d’une grande blancheur qui conduit au Mgoun. Que de neige cette année ! Reste à affronter les embouteillages de Marrakech et à trouver l’hôtel Oudayas qui a bien voulu nous recevoir pour une nuit. Un peu de rangement, une douche et nous voilà repartis chez Slimane, ami depuis prêt de 40 ans, patron de l’agence qui nous invite dans sa famille pour un repas d’au revoir. Beaucoup d’échanges et une certaine tristesse de se quitter. A bientôt pour de nouvelles aventures. Merci aux participants pour l’apport des nombreuses photos…
    Le 05 avril 2026. Il est 7 heures, Ahmed (3) nous attend, le trajet vers l’aéroport de la Ménara se fait rapidement à cette heure de la journée. Par contre le vol aura 1 h 30 de retard suite à des soucis techniques de l’avion au départ de Lyon. Retour sur Clermont-Ferrand. Fin du séjour n° 2….




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    Séjour n°1. Du jeudi 29 janvier au dimanche 01 février 2026. Bivouac en hiver

    Animateur : Michel J.
    Nombre de participants : 10 dont 4 femmes et 6 hommes.
    Fréquentation : jeudi soir, 5 hommes ; vendredi soir, 3 femmes et 3 hommes ; samedi soir, 1 femme et 2 hommes.
    Météo : humide sur les trois nuits. Jeudi soir, vent tempétueux avec averses au cours de la nuit. Vendredi soir, couvert avec quelques averses en cours de nuit. Samedi soir, passages nuageux avec une pluie fine vers le matin. Les températures auront été douces pendant les trois nuits pour une hivernale, entre 3° et 6°C.
    Classement du séjour : facile
    Temps de préparation et de rédaction : 5 heures

    Comme annoncé lors de l’assemblée générale, ce séjour se voulait ludique afin de renouer avec des pratiques régulières, il y a quelques années, pour les adhérents d’Atlas Aventure.
    L’absence de neige n’a pas découragé les pré-inscrits, deux femmes seulement ont annulé leur participation. Beau résultat pour l’association avec 8 personnes qui n’avaient jamais dormi sous cette forme d’habitat dont Patrick qui a bivouaqué les trois soirs de suite.

    Installation au bivouac

    L’humidité ambiante a été facilement domptée une fois à l’intérieur porte fermée.
    Le premier soir la force du vent dans la cime des arbres a sans doute perturbé le sommeil de quelques uns mais au réveil chacun était enthousiaste d’avoir vécu une telle expérience.
    Le tipi Porsanger, conçu pour l’hiver peut recevoir en se serrant jusqu’à 8 personnes. Merci à l’association de pouvoir mettre ce genre de matériel à disposition. Pour améliorer le confort et la protection, des sursacs en goretex et trois couvertures Space Blanket pour le sol ont été fournis.

    Joyeuses ambiances à la nuit tombée !

    Chaque soir en début de nuit nous avons été à l’écoute d’un Moyen Duc (hibou) qui loge à proximité. Samedi en fin d’après-midi, quelques rayons de soleil nous ont invité à découvrir notre environnement de proximité où nous avons pu voir des loges de Pic Noir et un arbre mort travaillé sur toute la hauteur par les dits oiseaux à la recherche d’insectes..
    Un grand merci à Luc pour nous avoir permis de nous installer sur un coin de ses bois.


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    Séjour n°17. Du 4 au 5 octobre 2025. Trou de Bozouls

    Animateur : Yves
    Nombre de participants : 12 animateur compris ( 9 F, 3 H)
    Météo : pluie le samedi, ensoleillé le dimanche
    Distance : 32 km sur 2 jours
    Dénivelé : 1215 m sur 2 jours
    Durée : 12H30 pauses comprises
    Classement Atlas : Facile
    Kilométrage auto : 1245 km avec 3 véhicules 
    Préparation et rédaction : 8 H
     
    ITINERAIRE : 2 randonnées , une au départ de Bozouls, l’autre au départ d’Espalion.

    Jour 1 : 14 km  +465 m  -465 m  5h30 

    Depuis le départ de Clermont-Fd, sur la route la brume et le crachin nous accompagnent. A Laguiole le brouillard est même à couper au couteau, sans jeu de mots. Dans la descente sur Espalion le ciel s’éclaircit un peu , l’horizon semble s’ouvrir. 
    Arrivé à Bozouls il pleuviote très légèrement, sur le parking les participants, mines un peu confites, se pressent sous les arbres pour le changement de chaussures et s’équipent en fonction de cette météo peu encourageante.

    Nous nous avançons au bord de ce canyon naturel creusé par le Dourdou dans une roche calcaire. Sur une plate forme d’où l’on peut observer cette gorge en forme de fer à cheval de 400mètres de diamètre et de 100 mètres de profondeur, le spectacle est grandiose et surprenant. Là où habituellement une foule se presse, ce matin nous sommes les seuls emmitouflés sous nos capuches. Le manque de luminosité et de clarté nous prive un peu de l’aspect gigantesque du décor de ce cirque calcaire. 
    Motivés, nous voulons voir de plus près, nous entamons la descente par de belles ruelles magnifiquement pavées et bordées de maisons admirablement restaurées. Avant d’atteindre le fond, sur notre gauche une cascade de 13 mètres de haut attire notre attention, celle-ci se jette dans le Gour d’Enfer qui donna vie à de nombreuses légendes. Nous voici au fond, les 100 mètres de falaises rectilignes qui nous bordent semblent immenses, on a du mal à voir le sommet.

    Cascade du Gour d’Enfer

    Nous allons suivre le Dourdou au fond de ce canyon en passant simultanément d’une rive à l’autre par des passerelles style himalayennes en bois très glissantes, en raison de l’humidité ambiante. Il semblerait que la météo s’améliore, mais cela reste une impression, les arbres bordant la rivière nous protègent et vu la profondeur, nous ne ressentons pas le vent.
    Au bout de trois, quatre kilomètres nous commençons à sortir de cet abîme oppressant en direction de Sentel, où un hangar agricole en bordure de chemin sera le bienvenu pour un pique-nique à l’abri, car la pluie même fine sévit toujours. Repas fini, nous replongeons sur le Dourdou dans une partie du canyon qui s’élargit de plus en plus et le traversons une dernière fois.

    Vers Rivaldière nous abandonnons la rivière pour prendre plein sud vers Carcuac et la Planhe sur ce plateau du Causse Comtal. Après un léger morceau de petite route nous reprenons d’abord nord puis nord-est après le Bruel pour rejoindre notre fameux Dourdou, cette fois ci en rive gauche et en haut de falaise.
    La météo qui s’était un peu améliorée en début d’après-midi semble de nouveau se détériorer. Nous distinguons à peine les falaises d’en face, dommage parce que par beau temps la vue sur ces grandes parois verticales est mirifique. Nous atteignons maintenant le long promontoire avec son habitat développé au bord de parois vertigineuses où se dresse l’église romane Ste Fauste. Juste le temps de la photo de groupe et nous courrons nous mettre à l’abri dans l’église car une averse vigoureuse poussée par le vent s’abat sur nous. Nous guettons une légère baisse d’intensité pour regagner nos voitures au plus vite.

    Je suis un peu déçu de cette journée, c’était la plus impressionnante curiosité du week-end mais la météo nous l’a gâchée, dommage ! 

    Jour 2 : 18 km  +750 m  -750 m  7h

    Les premiers rayons du soleil traversent les vitres pour baigner la table du petit déjeuner ce matin. Les mines s’ouvrent, les yeux pétillent, ouf de soulagement : la journée devrait être ensoleillée.

    Les grandes flaques à proximité des voitures confirment que la journée d’hier a été bien arrosée. Aujourd’hui pas de déplacement en voitures, on chausse et départ d’Espalion, lieu de notre gîte. Coup d’œil rapide aux principales curiosités de la ville : l’ancien Palais de justice, le vieux pont roman en grés rose, le scaphandre posté devant l’unique musée dédié à cet univers fascinant. En 1864 Benoît Rouquayrol ingénieur des mines natif d’Espalion invente le premier scaphandre autonome moderne de l’histoire de la plongée, conçu initialement pour secourir les travailleurs de la mine de Decazeville en cas de “Coup de Grisou”. Au passage nous découvrons le scaphandrier en bronze installé les pieds dans le Lot en 2000.

    Palais de justice et pont roman

    Visite terminée nous quittons la ville en direction du Puech de Vermus. Pas le temps de s’échauffer, la pente commence et nous conduit aux pieds de la vierge érigée au sommet en 1862. La vue panoramique sur Espalion, et le château de Calmont d’Olt en fond, est mise en valeur par un soleil rasant. Au loin la brume encore présente en fond de vallées s’élève doucement et contraste avec les couleurs environnantes.

    Observation finies nous allons vers le sud, sud-est, notre regard se fixe sur une construction insolite qui dépasse de la forêt. Késako ! Château d’eau, relais quelconque, cheminée, etc… La réponse viendra à midi pendant la pause où après avoir scruté la carte en détail nous lisons qu’il s’agit d’une Cheminée d’Equilibre. Monsieur Google nous apprendra que c’est un organe hydraulique essentiel à la régulation des débits d’eau afin d’éviter les coups de bélier, nous voilà instruits.

    Sur le parcours nous contournons un éboulis impressionnant, comme un fleuve de pierres dans la forêt, le Clapas de Thubiès, débris d’orgues basaltiques tombés du Puech de Roquelaure par érosion il y a 8 millions d’années.

    Clapas de Thubiès

    Dans le contournement de ce pierrier géant, notre chemin est barré par une clôture qui préserve des zones de captage, un peu de hors-piste et quelques barbelés seront enjambés pour retrouver la direction de Roquelaure et son château du 12°S remarquablement restauré. Jouxtant le château une chapelle aux marches généreuses fera notre affaire pour le pique-nique. Nous sommes en plein soleil, abrités du vent, accompagnés par un gentil chien du village, moment apprécié par tous.

    Nous avons atteint le bout de notre boucle, nous descendons maintenant face au nord avec une large vue sur St Côme D’Olt par un sentier parsemé des nombreuses pierres et de rochers encore très humides, prudence ça glisse ! Face à nous au loin, le Couvent de Malet, mis en valeur par ses pierres blondes se détache de son écrin de verdure. Nous approchons le Lot, le clocher Tors de l’église St Côme se dresse devant nous, originalité peu courante.

    Nour retrouvons le GR65 chemin de Compostelle, déjà emprunté sur une courte distance ce matin, que nous suivrons en partie jusqu’à Espalion en croisant ça et là quelques pèlerins. Pour finir cette magnifique journée, les passages le long du Lot seront bucoliques et reposants et nous feront oublier celle d’hier. Sur l’ensemble ces deux jours resteront un bon souvenir.

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    Séjour N°16. Du 20 au 27 septembre 2025. Retour au Pays Basque

    Animatrice : Mady
    Secteur géographique : Pyrénées Atlantiques
    Nombre de participants : 12 animatrice comprise (7F, 5H)
    Classement Atlas du séjour : (F/M)
    Distance totale parcourue à pied : 86,93 km
    Dénivelé total effectué : 5677 m
    Kilométrage pour 3 voitures : 4542 km comprenant, l’aller Clermont-Fd / Cambo les Bains, les déplacements sur place et le retour Cambo les bains / Clermont-Fd.
    Météo :1 journée pluvieuse, 3 très belles journées ensoleillées, 2 journées avec un ciel couvert le matin et ensoleillées l’après midi
    Les données kilométriques et altimétriques des randonnées sont le résultat d’une montre GPS, Garmin Fenix 7.
    Temps de préparation et rédaction : 50h

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    JOUR 1 samedi 20 septembre

    Trajet voitures : départ de Clermont-Ferrand à 8h00, arrivée à Cambo les bains à 15h45. Cette année, contrairement au séjour de l’année 2023, je n’ai pas inclus de visites dans le programme de la semaine. Mais étant en avance par rapport à l’heure de remise des clés des hébergements, je propose en cette journée du patrimoine, de visiter les jardins de la Villa Arnaga située tout à côté de notre lieu de résidence, villa que fit construire Edmond Rostand au début du XXᵉ siècle. Sous le soleil, nous passons un peu plus d’une heure à déambuler d’abord dans le jardin à la française avec ses parterres de fleurs multicolores, son miroir d’eau sur lequel des amateurs de modélisme font naviguer divers types de bateaux télécommandés, puis dans le jardin à l’anglaise situé derrière la maison. Pour finir on va admirer dans les anciennes écuries, deux expositions de vélos et de voitures de la belle époque.

    JOUR 2 dimanche 21 septembre

    La cascade de l’Uzkaingo et 3 sommets collinéens

    Distance : 18,30 km
    Dénivelé positif : 1009 m
    Durée de marche : 5h30
    Durée de déplacement : 7h27

    Samedi soir, une météo très pessimiste avec des pluies importantes pour le lendemain m’avait incité à proposer pour le matin une visite de la villa Arnaga puis une petite randonnée en début d’après-midi. Mais au réveil, le ciel est moins menaçant qu’annoncé et après un nouveau contrôle des prévisions météo, j’annule ma proposition de la veille et propose d’effectuer une randonnée de basse altitude. C’est donc d’Ibarrun un des quartiers de St Pée-sur-Nivelle que nous partons, pays de naissance de la chistera moderne avec l’invention en 1857 par  Gaintchiki Harotchea, adolescent du village, d’une fixation au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier.

    Peu après avoir franchi la rivière sur un des plus vieux pont de St Pée, le pont d’Aroztegia  dénommé aussi pont romain de la vierge, datant du XIVème siècle, nous commençons la montée vers la Croix Sainte Barbe (185m) qui sera le 1er point haut de la journée. Le chemin fortement pentu du départ, s’adoucit et une pelouse douce aux pieds se substitue au terrain rocailleux du début. Nous sommes sur une petite arête d’où nous apercevons le Zuhalmendi autre destination du jour. Nous rencontrons les premiers pottoks, (prononcer potiok), petit cheval résistant et doux de caractère, vivant toute l’année sur la montagne.

    De la colline sur laquelle est érigée la croix de Sainte Barbe, une première vue sur la campagne, les côtes françaises et espagnoles avec St Jean de Luz et son port bien reconnaissable, Fontarrabie et le sommet du Jaizquibel. Nous revenons sur nos pas pour retrouver un peu plus bas, un large chemin qui descend jusqu’au vallon de l’Uzkaingo Erreka que nous suivons et traversons plusieurs fois à gué avant de trouver une trouée dans la végétation.

    La cascade est toute proche et se déverse dans une petite vasque.

    Cascade de l’Uzkaingo

    Une corde suspendue permet de franchir le ruisseau et sur la berge opposée, quelques ustensiles de cuisine, un feu prêt à être allumé, laisse supposer que le lieu est fréquenté. Soudainement, dans la végétation, un homme torse nu apparaît. Est-ce l’habitant supposé? Il nous ignore lorsque nous le croisons pour reprendre le sentier. Peut-être un joggeur à l’instar de ceux que croiserons plus loin ? Nous franchissons un dernier gué pour suivre une petite sente qui s’élève à flanc de colline au milieu des ajoncs et bruyères. Elle deviendra beaucoup plus raide pour atteindre le Bizkartzun (184 m) 2 ème point haut de la journée. Après plusieurs petits épisodes pluvieux, nous bénéficions d’une éclaircie et nous pouvons pique-niquer juste en dessous du sommet avec face à nous l’Esnaur, sommet que je n’avais pas forcément inclus dans le parcours. Mais des interrogations, des commentaires de la part de certains montrent l’intérêt qu’il suscite. Lors de la descente du Bizkartzun, aucune opposition n’étant émise lorsque j’interroge sur la possibilité de le gravir, je change de cap à une croisée de chemin. Au lieu de continuer Sud Est, nous partons Nord Ouest. De grands chemins puis une petite sente qui monte tout droit vers le sommet où nous arrivons sous une petite pluie. Elle cesse pendant la descente faite d’abord sur le chemin vu depuis le Bizkartzun, puis sur une sente entre bruyères et fougères qui nous amène dans le vallon de l’Arraioko. Nous poursuivons sous le couvert de beaux hêtres jusqu’au pied du Zulhamundi (301m). C’est le dernier point haut de la journée. Le soleil est de retour et à nouveau nous bénéficions d’un superbe point de vue. La fin du parcours sera un peu chaotique. Voulant éviter de larges pistes, j’ai choisi d’utiliser des petites sentes qui devraient nous ramener près de notre point de départ. Tout va bien jusqu’au moment où dans un petit bois la trace se perd. Un petit moment de hors piste qui n’étonne pas les participants, c’est l’ADN d’Atlas ! Franchissement d’une clôture à moutons et on retrouve le chemin que l’on descend allègrement. Mais nouvelle déconvenue, un peu plus loin, à l’approche des premières maisons. Il est fermé par un imposant portail impossible à ouvrir. Nous sommes quelques-uns à imiter Janine qui est passée en dessous des griffes, nous glissant dans les flaques d’eau créées par les averses de la journée, tee-shirts et pantalons bien mouillés ! Le reste du groupe passe au-dessus de la clôture qui borde le terrain. Malgré les aboiements des chiens de chasse enfermés dans un enclos, aucun être humain ne s’est montré.

    Nous refaisons en sens inverse, le début du chemin du matin, repassons le pont avant de retrouver les voitures dont nous protégerons les sièges avant de nous asseoir.
    Au final nous avons fait 4 sommets avec les premières rencontres de pottoks sous ciel très changeant (bruine, averses plus ou moins fortes, soleil), qui n’a pas découragé les joggeurs et traileurs basques.

    JOUR 3 lundi 22 septembre

    Le Baïgura (897m) dont le nom peut s’interpréter comme ibai gura signifiant « bout de la vallée (rivière) » en basque.

    Distance : 16,68 km
    Dénivelé : 1140 m
    Durée de marche : 4h52’
    Durée de déplacement : 6h42’

    Le départ s’effectue depuis la base de loisirs de Mendionde sous un ciel dégagé avec face à nous le sommet. Pour l’atteindre nous allons le contourner par l’Ouest. Le large chemin du départ nous amène à une petite sente. Nous y découvrons un reste d’escalier aux marches en bois très détériorées qui monte droit dans la pente. Une corde, elle aussi en piteux état, aide à progresser entre 2 haies de végétaux qui s’accrochent aux vêtements. L’arrivée sur un beau et large chemin herbeux est appréciée, mais pas pour très longtemps. La pluie, le piétinement des pottoks ont rendu le terrain boueux et glissant et il faut être prudents alors que nous commençons à redescendre au milieu des fougères. Plus bas nous retrouvons un terrain plus stable recouvert par de très belles châtaignes. Une petite pause, ne sera pas suffisante pour un ramassage de quantité. Et puis le dénivelé reste à faire !

    Nous le commençons à l’entrée Est du village Oihanetxeberria (170m), direction le col de Chancho à 446m. Nous passons devant des bergeries restaurées, apercevons au sud-ouest l’Artzamendi bien reconnaissable à sa coupole blanche. La montée vers le col se poursuit par le Lapitze avec à droite le petit sommet de l’Adarre (585m). Au col nous bifurquons à gauche direction Sud-Est pour une longue montée progressive à flanc du Baïgura. Quelques petits arrêts pour souffler permettent d’apprécier la vue sur les crêtes d’Iparla toutes proches, la Rhune qui pointe au loin et tous les autres sommets sud du Pays Basque. Au petit col entre l’Haltzamendi et le Baïgura, après un arrêt au-dessus du Cirque du Baïgura, on continue sur la gauche la crête jusqu’au sommet malheureusement défiguré par plusieurs antennes.

    En allant vers le Baigura

    Pendant le pique-nique pris sur le flanc Sud Est, bien à l’abri du vent, nous pouvons tout à loisir continuer notre contemplation du cirque et des sommets plus lointains des Pyrénées. La réputation du lieu considéré pour être l’un des plus beaux belvédère nord du Pays Basque avec une vue à 360°sur les montagnes et la plaine alentour n’est pas exagérée. Nous sommes également distraits par les vautours fauves et les milans royaux qui cherchent des ascendants pour s’élever dans les airs.

    Nous amorçons la descente par la crête, plein Nord, passons à l’Erregelu, découvrons un Cromlech bien signalé (monument funéraire daté d’environ 1000 ans avant Jésus Christ en forme de petits cercles de pierre probablement construit par des bergers qui y incinéraient les morts) avant de descendre à flanc du Kurutzeko Pareta, profitant toujours des superbes vues vers l’Est. Nous rejoignons un sentier de découverte aux nombreux panneaux d’interprétation sur la géologie, le pastoralisme, la faune et la flore du Baïgura. Nous apprenons ainsi que le chêne Tauzin, arbre endémique du Pays Basque était utilisé pour le tannage du cuir. « Cet arbre était “blanchi”. En mai, son écorce était enlevée à l’aide d’un marteau spécial. Elle séchait au sol avant d’être expédiée vers les tanneries qui en produisaient du tanin ».

    Après avoir traversé la route utilisée par le petit train qui monte au sommet, nous retrouvons le sentier emprunté le matin. Malgré l’arrivée toute proche, nous n’échappons pas à la seule averse de la journée !

    JOUR 4 mardi 23 septembre

    Randonnée en aller retour le long de la côte espagnole depuis le cap du Figuier.

    Distance : 14,72 km
    Dénivelé : 745 m
    Durée de marche : 4h14’
    Durée de déplacement : 5h30’

    Très beau temps ce mardi matin pour aller à la découverte de la côte espagnole avec un départ près du phare. D’abord un aller et retour sur le chemin qui descend sur Fontarrabie pour un premier point de vue sur l’océan et la côte française. L’océan, le ciel tout est bleu !

    Puis c’est le vrai départ avec plusieurs incursions en forêt avant de revenir au plus près de la côte rocheuse et très découpée.

    L’érosion a creusé les roches de manière très originale.

    Comme souvent sur ce type de terrain, descentes et montées se succèdent pour aller de criques en criques par des chemins de terre et des passages rocheux. Mais nous marchons aussi par intermittence sur de très belles pelouses qui dominent l’océan. C’est sur l’une d’elles que nous prenons le pique-nique après avoir effectué 7 km environ avec derrière nous le Jaizquibel qui culmine à 545 m. Mais il n’est pas prévu d’y monter et pour le retour, nous repartons en sens inverse par le même chemin avec toutefois une petite variante. Nous quittons le GR 121 que nous suivions, pour aller tout droit et rester au plus près de la côte. Mais le sentier s’interrompt brusquement, suite à un éboulement de terrain. Il faut descendre sur des dalles vers l’océan, rejoindre une faille qui nous permet de remonter pour retrouver le sentier après l’effondrement.

    Un peu d’aventure, on commençait à s’endormir !!

    Sur l’océan, des développements orageux laissent présager une fin de journée plus perturbée au niveau météo.

    Mais nous avons terminé notre parcours et pouvons maintenant envisager de redescendre visiter Fontarrabie, Hondarriba en basque et Fuenterrabía en espagnol, ville frontalière, située sur la baie de Chingoudy, rive gauche de la Bidassoa, face à Hendaye. Ce traditionnel port de pêche est devenu une station touristique très appréciée.

    Garés près du port, nous longeons le bord de mer avant de pénétrer à l’intérieur de la vieille ville et de son centre historique fortifié dont les rues pavées, bordées de belles maisons avec balcons en fer forgé, forment un plan rectangulaire. On retourne à nos voitures en passant par le quartier de La Marina avec ses maisons de pêcheurs bigarrées, ses restaurants, et bars de pintxos (version basque du tapas) très fréquentés à la saison touristique.

    JOUR 5 mercredi 24 septembre

    Atxuria 756 m

    Distance : 8,17 km
    Dénivelé : 690 m
    Durée de marche : 2h55’
    Durée de déplacement : 4h29’

    Atxuria “vient du basque aitz-xuria signifiant “la roche blanche”. On l’appelle également “Peña Plata” en espagnol, ce qui peut se traduire par “Montagne d’argent”, nom du à ses plaques de mica qui vues depuis la plaine brillent au soleil.

    Un ciel gris a remplacé le ciel bleu d’hier. Le départ près des grottes de Sare, s’effectue sur un chemin à fort pourcentage. Mais comme souvent la pente devient ensuite plus douce et le chemin caillouteux se transforme en pelouse. Au-dessus de nous, la crête dentelée de l’Atxuria se distingue parfaitement. Nous montons à une bonne allure régulière par un chemin en lacets jusqu’au premières dalles de grès.

    Surveillés du haut de rochers par quelques chèvres, nous naviguons entre plaques d’herbes et de grès pour atteindre la crête sommitale aux impressionnantes falaises. Nous avons mis moins de temps que celui indiqué sur un panneau en cours de montée. Le ciel s’est éclairci et nous profitons d’un beau panorama, vue sur la côte, plusieurs sommets dont la Rhune prévue pour le lendemain. Après une photo devant le superbe cairn marquant le sommet, nous commençons la descente côté espagnol.

    Au sommet de l’Atxuria

    D’abord sur un replat, puis une sente tracée entre les fougères. Après une vérification sur openrunner car la carte côté Espagne manque de détails, je m’aperçois que je me suis un peu éloignée du tracé prévu. Mais nous continuons car il est possible de le rejoindre plus loin. Michel en éclaireur, nous traversons cette vallée espagnole, un peu sauvage, où paissent quelques chevaux. Elle ne semble pas très fréquentée, et pourtant arrivés à un carrefour de chemins, panneaux et flèches indiquent la direction de plusieurs lieux.

    Le soleil bien présent et l’heure incite à effectuer la pause pique-nique avec le survol des vautours.

    Nous prenons ensuite la direction de Zugarramurdi, village très connu pour ses grottes où étaient censées se réunir des « sorcières » dans des cérémonies appelées « akelarre » (lande du bouc, en basque).

    En 1610 a eu lieu à Logroño un procès au cours duquel l’inquisition accusa de sorcellerie trente-et-un habitants de Zugarramurdi et en condamna onze au bûcher. Après un passage en forêt où nous rencontrons un couple de randonneurs (le lieu est donc fréquenté !), nous laissons à droite une petite sente qui mène au « village des sorcières » et continuons tout droit. Le chemin se transforme en piste cimentée. Sur openstreet Pierre repère des sentes qui permettent de retrouver un terrain plus agréable. Au début aucun problème, même s’il faut écarter quelques branches épineuses. Ça se corse ensuite, les ronces sont plus touffues et laissent quelques traces sur les bras de Michel qui ouvre le passage. Le chemin des Poneys Bleus que nous empruntons ensuite permet une fin de parcours agréable en forêt avec le passage vers 2 grottes, la première assez petite, la seconde plus importante transformée en restaurant où de grandes tablées sont en pleine dégustation. Il est 14h mais nous sommes toujours en Espagne même si la frontière est toute proche ainsi que nos voitures. Nous terminons l’après-midi par la visite d’Espelette et de l’Atelier du Piment où nous apprenons tout du piment et faisons de belles dégustations.

    JOUR 6 jeudi 25 septembre

    La Rhune 901 m

    Distance : 14,85 km
    Dénivelé : 1039 m
    Durée de marche : 5h03’
    Durée de déplacement : 6h53’

    Plus haut sommet du massif dont il a pris le nom et célèbre pour son petit train à crémaillère, ce site très touristique conserve encore de nombreuses parties sauvages.

    Au départ de Manttobaita, c’est d’abord avec le GR 10 qui va en direction de Sare que nous commençons la montée, la forêt laissant rapidement place à un terrain de landes et de fougères. Le sommet se détache sur l’horizon. Après le passage sous les barres rocheuses de l’Ihizelai, nous arrivons à un carrefour de chemins. Nous quittons le GR 10 qui part à l’Est et continuons plein Sud, pour atteindre le sommet par un chemin très rocailleux offrant une belle vue sur la côte. Sur celle-ci, le ciel est de plus en chargé et les nuages progressent dans notre direction. Allons-nous arriver au sommet sous la pluie ? La jonction avec la ligne du train annonce la fin de la montée. La fine bruine et le petit vent qui nous accompagnent durant les lectures de paysages aux différentes tables d’orientation, ne donnent pas envie de s’attarder. Nous repartons, laissant derrière nous les nombreux touristes montés avec le train et les pottoks, occupants habituels des lieux. Nous passons côté Sud donc sur le territoire espagnol pour descendre, par une route un peu glissante, au col Zizkuitz où nous retrouvons une belle pelouse sur laquelle sont plantées une borne frontière et une croix. Une petite grimpette sur une trace entre bruyères et rochers nous amène au sommet de la Petite Rhune (699 m) surmonté d’un très gros cairn.

    Sur la petite Rhune

    Le ciel s’est à nouveau dégagé et la vue est immense que ce soit côté français ou côté espagnol. Le chemin que nous devons reprendre se situe en dessous face Nord et c’est en hors piste à travers les fougères que nous le retrouvons.

    Descente dans les fougères

    Pour la pause pique-nique, que demander de mieux qu’une belle pelouse avec vue sur l’océan jusqu’aux plages de sable des Landes. Sur le Subizia, petit sommet face à nous, un randonneur profite lui aussi du soleil. Il y est encore lorsque nous repartons dans sa direction. Au pied de ce monticule rocheux, nous prenons une sente plus ou moins glissante qui demande de descendre prudemment jusqu’à une venta isolée et fermée. Arrivés au Deskargako Lepoa nous retrouvons le GR10. En le suivant plein nord, il pourrait nous ramener directement au parking. Mais j’ai choisi de le suivre Sud Ouest (direction col d’Ibardin) pour passer par Intzola. Le chemin bien ombragé est agréable et sans même nous en rendre compte nous repassons en Espagne. Au franchissement de l’Intzolako Erreka (ruisseau) nous laissons à gauche le GR et descendons plein Nord direction Olhette, suivant de plus ou moins près le ruisseau, sur une ancienne voie romaine pavée à quelques endroits de belles dalles de grès roses. Mais nous la quittons avant Olhette pour prendre à droite une chicane qui permet de franchir une clôture et poursuivre par une sente qui serpente dans le bois.
    Un poteau électrique sert de pont pour passer au-dessus de ruisseau. Après un passage très boueux, la traversée d’un champ de fougères, un chemin montant nous amène devant une barrière ornée d’un panneau interdisant le passage. Le chemin qui se situe derrière devrait nous ramener au parking tout proche ! On pourrait franchir la barrière qui s’ouvre librement mais les maisons sont tout à côté et peut être aussi la personne qui a installé l’interdiction. Parti pour une phase de reconnaissance, Michel revient en courant en zig-zag pour éviter les balles . Un chemin goudronné situé juste en dessous doit nous permettre de retrouver notre parcours sans faire de détour ce qui est fait après un petit taillis traversé et une clôture contournée. Un dernier franchissement du ruisseau toujours sur un poteau électrique et nous voici de retour à nos voitures.

    La morale de ce parcours et de celui de dimanche : les petites sentes qui paraissent bien sympathiques sur les cartes ne le sont pas toujours sur le terrain.

    JOUR 7 vendredi 26 septembre

    Iparla (1044m)

    Distance : 14,21 km
    Dénivelé : 1054 m
    Durée de marche : 4h57’
    Durée de déplacement : 6h39’

    L’Iparla est le point culminant d’une ligne de crête frontalière entre la vallée inhabitée de l’Urrizate (Espagne) et la vallée de la Nive. Ce premier sommet de plus de 1000 m en venant de l’océan Atlantique sera pour nous le dernier du séjour.

    La météo des jours passés m’a conduite à modifier le parcours pour y monter, celui tracé initialement ayant un passage herbeux, déconseillé si humide.

    C’est donc de Bidarray qu’il domine que nous partons, suivant le GR 10, encore lui ! Dès le début, la pente est soutenue. Il faut faire en 4 km plus de 900 m de dénivelé. Une partie goudronnée jusqu’aux dernières maisons, puis un chemin caillouteux dans la forêt, avant de se retrouver sur l’arête rocheuse d’où nous dominons la vallée de la Nive, avec face à nous l’objectif du jour. Les crêtes se découpent sur le bleu du ciel.

    En montant sur Iparla

    En contrebas, sur les rochers, des vautours attendent que l’air se réchauffe pour prendre leur envol. La pente atteint par endroit des pourcentages de 30 à 40%. Avant le col Pagalepoa, un passage équipé d’un câble facilite et sécurise la progression sur une partie plus abrupte. Une petite pause au col où moutons et pottoks pâturent, permet de reprendre son souffle avant d’attaquer la dernière partie de la montée, peut être moins exigeante. Il faut tout de même passer de 522 m à plus de 900 m d’altitude avec une sente qui louvoie entre et sur les rochers avec toujours en point de mire la crête pour arriver à l’Iparlako Lepoa, dernier col avant le sommet. Un dernier effort pour atteindre celui-ci et nous pouvons depuis ces falaises abruptes profiter d’une vue époustouflante sur les vallées et les sommets du Pays Basque, voire plus. Les vautours font leur apparition mais pas seulement ! Les parapentistes nous survolent également.

    Mais contrairement à il y a 2 ans beaucoup moins de monde, peu de rencontres lors de la montée et sur le sommet seulement un groupe de 5 à 6 personnes qui pique-niquent juste au dessus du vide. La place étant occupée nous nous reculerons un peu pour prendre le nôtre.

    Pour redescendre, nous prenons en sens inverse le chemin jusqu’au col et celui-ci passé, une petite sente en pente douce à travers les estives. Très belle vue sur l’Artzamendi, l’Hatzamendi et surtout le Baigura fait en début de semaine.

    En arrière plan des pottoks le Baigura

    Comme souvent la facilité, entraîne l’erreur et suivant une trace nous sommes revenus sur le GR. Il faut aller plus sur la gauche pour prendre la direction du col de Lacho. Nous nous interrogeons sur la signification d’une pierre gravée BK 42 installée en bord de chemin. Après recherche, il s’avère qu’elle a été érigée en mémoire d’un traileur, décédé ici en juillet 2015, alors qu’il participait à une course de montagne. Au col une borde toute neuve contraste avec celles en ruines que nous trouverons un peu plus bas. Le chemin en balcon surplombe la vallée du Bastan, qui prend sa source en Espagne et se jette dans la Nive à Bidarray. Chemin en pente modérée qui s’accentue juste à l’arrivée sur le GR10 qui arrive de l’ouest et que l’on suit jusqu’à nos voitures.

    Dernière mission pour Pierre, aller récupérer les très réputés gâteaux basques de la pâtisserie du village.

    Ainsi se termine cette semaine où nous avons retrouvé ou découvert différentes facettes de cette belle région.
    Merci à tous de votre amicale participation et des photos transmises (à retrouver prochainement en diaporama sur le site/ page Nos aventures )

    Terrain : chemins, sentiers, sentes, en terre, en sable, avec rochers, crêtes rocheuses ou herbeuses.
    Végétation : chênes, hêtres, châtaigniers, fougères, ajoncs, colchiques
    Faune : vautours, Milans royaux, pottoks, moutons, chèvres

    Hébergement : confortable, pavillon pour 2 personnes, en pension complète au village club Miléade.

    Restauration : petits déjeuners et repas du soir très appréciés. Pique-niques constitués au gré des envies de chacun.
    Groupe : très bonne ambiance. Incidents : quelques petites chutes sans conséquences

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