Randonnée linéaire le long du Petit Sioulet et du Sioulet

Séjour n° 10. Randonnée linéaire le long du Petit Sioulet et du Sioulet.
Du vendredi 19 au dimanche 21 mars 2021 prévu à l’origine du 04 au 06 juin 2021.
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 8 dont 1 femme et 7 hommes.
Météo: neige au sol le vendredi, temps couvert puis éclaircies ponctuelles, quelques flocons dans l’après-midi. Samedi. Après une nuit froide, le reste de la journée a été ensoleillée avec une bise de Nord-Est. Dimanche, après une nuit fraîche, la journée a été claire et à l’abri du vent et douce.
Classement : moyen compte tenu des distances parcourues et des parties hors pistes.
Transport : dépose des participants avec deux véhicules, une Peugeot modèle 206 et une Renault, modèle Kangoo. Assistance, le vendredi en fin de matinée suite à la blessure de Régis avec la Peugeot 206. Récupération des adhérents, dimanche vers 16h30 à la plage de la Chazotte avec un Peugeot 3008 et une Citroën C8. Merci aux conducteurs, Germaine, Mady et Yves pour leurs disponibilités.
Kilométrage routier : 546
Temps de préparation du matériel et rédaction des divers documents : 10 heures.
Cartographie utilisée : cartes Ign, Top 25 et série bleue au 1/25000 n°2430 Est, n°2431 Ouest, n°2432 Ouest.
Matériel mis à disposition : deux tentes Jamet et une tente Ferrino. Quatre couvertures de survie Space Blanket orange, un sursac en goretex.
Consignes sanitaires ; afin de respecter les règles en vigueur, 2 groupes de quatre personnes ont été formés et se sont déplacés à vue. Le couchage s’est fait sous des tentes individuelles.

Une des sources du Petit Sioulet

Matériel mis à disposition : deux tentes Jamet et une tente Ferrino. Quatre couvertures de survie Space Blanket orange, un sursac en goretex.
Consignes sanitaires : afin de respecter les règles en vigueur, 2 groupes de quatre personnes ont été formés et se sont déplacés à vue. Le couchage s’est fait sous des tentes individuelles.

Faune rencontrée : une dizaine de chevreuils à différents moments et deux renards en chasse. De nombreux rapaces et notamment des milans royaux.

Mot de l’animateur.
Inédit, le challenge consistait à suivre au plus près les rivières, le Petit Sioulet, de la source choisie, puis le Sioulet jusqu’à sa disparition dans la retenue des Fades Besserves. Une grande partie de hors piste a été nécessaire pour réaliser le parcours, de longues traversées de forêts, des détours dus à la végétation dense, des pentes rocheuses contournées, des traversées de ruisseaux et d’une rivière. Le niveau d’eau du Sioulet nous a obligé à revoir parfois le tracé sur le terrain, les bords de la rivière n’étant pas accessibles. Une belle aventure dans un cadre sauvage avec deux bivouacs en pleine nature.


Quelques chiffres : données fournies par une montre Sunto (dénivelés et durée du déplacement) et une montre gps (distances parcourues et durées journalières des randonnées).
Dénivelées positives : 1415m. Dénivelées négatives : 1845m, kilométrage total : 58
Heures de déplacement sur les 3 jours 21h46. Heures de randonnées : 19h40
DD : durée du déplacement ; DR durée de la randonnée ; DP dénivelée positive ; DN dénivelée négative ; KM : kilométrage
Jour 1.Vendredi 19 mars(DD 7h18 DR 6h00 DP 295m DN 560m KM 16).
Le départ prévu à 08h00 a été différé compte tenu de l’enneigement des chaussées suite aux chutes de la nuit de jeudi à vendredi. Nous sommes partis sur des routes assez bien dégagées à 10h00. Arrivés à l’entrée de Tortebesse, la petite route puis le chemin carrossable qui nous conduisaient au départ de la randonnée étaient impraticables en voitures. A pied et après 2,5km, nous avons gagné le point de départ choisi dans la forêt domaniale de l’Eclache. La source ou plutôt les sources qui donnent naissance au Petit Sioulet sont principalement au nombre de deux, le ruisseau qui vient de l’étang situé à proximité du bois des Trois et un autre ruisseau qui ramasse une multitude de rases de la forêt domaniale dans le bois de la Ganne à une altitude de 950m environ. L’ensemble se rejoint au niveau du moulin des Renards où l’orientation devient Ouest. Nous cheminons sur des sentes, des chemins peu pratiqués et encombrés par des bois morts ou tombés au cours de l’hiver. A hauteur du moulin de Taillefer, nous partons vers le Nord, la neige a, peu à peu disparu au sol ou représente une couche peu épaisse. Avant Chez Détros, nous traversons une pâture pour gagner une zone boisée avant de couper la D82 et retrouver la forêt à Terre Noire. Des chemins nous permettront d’arriver avant le couvre-feu à notre bivouac après le lieu dit Chez Guyonnet.

Jour 2. Samedi 20 mars(DD 8h25 DR 8h00 DP 600m DN 700m KM 21).
Il fait froid au moment du lever du soleil mais la nuit a été tranquille, quelques flocons tombés donnent une ambiance particulière au petit déjeuner. La journée s’annonce belle et lumineuse. Toujours rive gauche, nous laissons rapidement le pont d’Herment sur notre droite lorsque nous traversons la D987 puis pénétrons dans le vaste bois de Chez Paris jusqu’à buter sur la rivière La Perchade, au débit aussi important que le Petit Sioulet. Pas de pont, l’exercice aquatique envisagé et annoncé dans la note technique devient réalité. En slip avec une hauteur d’eau à mi-cuisse, fraîche, nous franchissons l’obstacle, la rive opposée est dégagée et le soleil brille !

La rivière Perchade sous le soleil

A partir de maintenant, La Perchade et le Petit Sioulet deviennent à leur confluence, le Sioulet. Notre progression continue dans le bois du Mialler quelque peu chahuté par l’exploitation en cours et nous arrivons à une nouvelle petite rivière, la Ribière que nous traversons sur un minuscule mais joli pont de pierre au niveau du moulin des Brousses. Une belle forêt mixte composée de hêtres et de résineux nous amène au pont de Singlet puis par le bois de la Chapoule, pont Bagnard où nous passons rive droite. Une barre rocheuse, nous oblige à grimper en posant les mains afin d’atteindre le lieu-dit Poneix. Quelques pâtures traversées plus loin, nous arrivons sur la forêt domaniale de Combrailles. Quelques minutes à trouver le bon passage dans une odeur de lisier fraîchement répandu et dans des pentes aux courbes de niveau très serrées. Nous nous rapprochons à nouveau du Sioulet et une source trouvée sur le passage décidera de notre lieu de bivouac.


Jour 3. Dimanche 21 mars (DD 6h03 DR 5h40 DP 520m DN 585m KM 21).
La nuit fut moins froide et le lever de soleil illumine le pré où est posé le bivouac et une légère brume flotte sur le Sioulet tout proche. Aujourd’hui, l’itinéraire est plus simple et roulant. Le fond de vallée est atteint par un chemin fort humide puis une petite route nous fait traverser Val aux maisons magnifiquement restaurées. La route D941, importante, nous fait penser que la civilisation n’est pas loin. L’arrivée sur Pontaumur se fait en suivant le tracé du GR460 puis nous gagnons la rive droite pour suivre la sente des gorges du Sioulet aux méandres plus ou moins serrés. Cheminement magnifique avec des vues sur le cours d’eau à travers les arbres encore dépourvus de feuilles. Grossie par les eaux de la rivière Saunade arrivant de la rive gauche à la sortie de Pontaumur, la rivière s’élargit et laisse sur la rive des dépôts de sable. Des flaques d’eau font penser qu’il y a quelques jours le passage emprunté était sans doute très humide. Bientôt se dessine sur fond de ciel bleu et sur un promontoire rocheux, la petite église du XII ème siècle de Miremont qui possède un chevet caractéristique du roman auvergnat. Le village traversé, nous repassons le Sioulet rive droite, suivons pendant 1km500 environ la route pour éviter les différentes zones humides le long du début de la retenue. Une dernière grimpette et c’est la descente vers le plan d’eau. Le niveau est très bas et une large bande de sable sera notre voie jusqu’à la plage de la Chazotte, lieu de la récupération des participants de cette belle aventure.

Accidents ou incidents : après avoir parcouru environ 3,5 km, Régis a glissé et s’est tordu la cheville. L’évacuation s’est déroulée en fin de matinée grâce à Yves revenu sur les lieux. L’après-midi, Claude a également chuté. Il a souhaité avec courage continuer la randonnée malgré ma proposition de le faire rapatrier le samedi matin sur Clermont-Ferrand.

Observations : l’ambiance a été bonne au sein du groupe et une bonne entraide s’est mise en place au cours des trois jours.

le groupe à l’arrivée

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Raid hivernal Haux plateaux du Vercors sur le chemin du roi

Séjour n°2 Raid hivernal en raquettes à neige avec pulkas dans le Haut Jura

Du samedi 13 au mercredi 17 février 2021

Animateur : Michel D.

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Nombre de participants : 06 (2 femmes et 4 hommes)

Météo : Sur l’ensemble du séjour beau temps avec grand soleil la journée, quelques nébuleuses le matin et le soir qui nous ont permis de prendre de superbes photos. Les trois premiers jours brise du nord avec températures négatives de -5 /-7 la journée et entre -10/-16 la nuit .Température confort dans la tente ~ -5 / – 8 (çà claquait des dents)

Conditions d’enneigement parfaites sauf le jour 4 mardi car changement de temps avec un vent de sud qui ont rendus la neige très collante et le déplacement plus difficile

Hébergement : en tentes hivernales individuelles cause Covid, les 4 soirs

Départ du lieu de RdV de Clermont à 7h et arrivée à Combau à 12h30

Données techniques fournies par Iphigénie & GPS

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Jour 1 (samedi 13) Parking de Combau / Bivouac au dessus de la cabanne de l’Essaure

Itinéraire : Heure de départ : 13h30 repas puis en route pour le Raid, remontée de vallée de Combau, refuge. Essaure , dure montée dans 20/30 cm de neige fraiche, bivouac vers 1670m.
Heure d’Arrivée : 16h 1er montage de tente dans le froid -10°
Distance parcourue : 3 km600 dénivelé : +286 m. Durée : 2h 30. Avant le repas petite rando de 1h30 pour se réchauffer et découvrir le Mont Aiguille et  retour sous les étoiles.

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Jour 2 (dimanche 14) bivouac / Jasse des Fourmis
Itinéraire : levé à 7h30 Heure de départ : 9h45. Forte montée au col de Greuson 1759m, bergerie de Chamousset, sous la tête des Baumiers et panoramique sur Chichilianne 1000m, le Mont Aiguille 2087m et le Grand Veymont 2341m.
Heure d’arrivée : 15h15. Installation du bivouac puis ~2h rando raquettes pour faire la trace du lendemain.
Distance parcourue : 7 km dénivelés : -207 m+ 230 m. Durée  : 5h30 avec les pauses

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Jour 3 (lundi 15) Jasse des fourmis / col de la Croix du Lautaret 1811m

Itinéraire : Levé 7h30. Heure de départ : 9h30, nous partons dans nos traces faites la veille, la fontaine Pourrie, l’ancienne jasse du jardin du Roi, petit col et bergerie du jardin du Roi 1733m, forte montée en zigzag jusqu’au col de la croix du Lautaret, arrêt à 15h30 et montage du 3 ème bivouac. Distance parcourue : 3 km 700 dénivelés : -200m+ 40m. Durée de la rando : 3h45, moyenne : 1,5 km/h. Durée du déplacement : 6h avec les pauses

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Jour 4 ( mardi 16) Bivouac du col / Source de Grailler 
Itinéraire : Levé à7h30 Heure de départ : 10h direction Nord-Est PC 1851, pas de la Coche, puis source de Grailler. Arrêt à 14h et montage du dernier Bivouac, puis rando raquettes en boucle vers les quatre Têtes et en ligne de crêtes jusqu’au PC 1714m, très beau panorama à 360° sur la plaine de Chichilianne, le mont Aiguille, et les falaises de la montagnette juste au dessus de notre campement. magnifique couché et levé de soleil sur notre dernier spot.
Heure d’arrivée : 14h. Distance parcourue : 3 km 400 + 3 km en boucle, dénivelés : -60m+ 190m. Durée  : 4h + 1h30 en boucle

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Jour 5 (mercredi 17) Bivouac 4/ Parking Combau
Itinéraire : Levé à 7h heure de départ 9h etdescente sur la bergerie du Combau, passage à la fontaine des Prêtres où on fait le plein d’eau du Vercors pour le retour sur Clermont. Arrivée aux voitures à 10h30 et chargement.
Retour sur Clermont départ : 11h. Arrivée à Clermont à 16h30
Classement ATLAS : séjour Moyen
Matériel mis à disposition : 2 toiles de tente Atlas + 1 tarp (pas utilisé) + 4 pieux à neige +1 paire raquette de secours (pas utilisée) + 3 pelles à neige + 2 piolets + 3 sursacs duvet + 24 sardines neige en inox + 3 pulkas avec double harnais + 3 tapis de sol + 1 réchaud à gaz avec 1 cartouche.
Dégâts Matériels : tente Nord Face 1 arceau de la tente cassé + décollement de la repartions précédente du tapi de sol de celle-ci.
Avec ce petit groupe, il a été possible de faire un itinéraire inédit qui demande à être renouvelé dans cette formule qui a bien plu.  Un excellent séjour. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ces cinq jours se passent dans les meilleures conditions. Des cheminements fabuleux et de qualité dans ce merveilleux Vercors sauvage qu’aucun adhérant ne connaissait, des paysages magnifiques, une très bonne ambiance avec le groupe, bonnes parties de rigolade les soirs au bivouac que tout le monde a appréciées, de bons repas chauds le soir préparés individuellement.
Ce fut une très belle aventure pour nous tous.

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“Activités dans les Dômes”

Séjour n°1 : Hivernale dans le Sancy devenue Activités dans les Dômes
Date : du samedi 06 février au dimanche 07 février 2021

Animateur : Michel J.  
Participants : 11 (2F 9H)

Kilométrage auto : 150 km 

Matériel utilisé et mis à disposition par l’association
1 tarp de marque Berghaus, 3 tentes Ferrino modèle Messner, 1 tente Nordface modèle VE25, 7 couvertures de survie « orange », 7 sursacs goretex.
Pour la partie technique, piolets, crampons semi-automatiques, poignées d’ascension, descendeurs, mousquetons à vis et simples, baudriers avec longes, cordes, sangles.

Hébergement
Nuit sous le tarp pour Benoît, des tentes individuelles et une bi-places pour un couple, en pleine nature
Météo
Samedi, doux avec un ciel couvert et une petite percée du soleil l’après-midi. La pluie annoncée est arrivée au moment du couvre feu vers 18h00. La pluie s’est arrêtée au petit matin et une température négative nous a accueilli pour le petit déjeuner avec une légère brise de nord-est. La matinée a été nuageuse puis quelques éclaircies se sont manifestées et un doux soleil était présent pour l’arrivée de la marche sportive.

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Organisation
Compte tenu de la neige de mauvaise qualité pour les exercices prévus, j’ai décidé en concertation avec les adhérents inscrits de modifier le programme du week-end. Le samedi sera consacré à la technique et le dimanche à un entraînement foncier.
Adaptabilité et réactivité sont les maîtres mots de cet hiver où les températures jouent le yoyo !

Programme réalisé
Samedi : j’ai mis en place plusieurs ateliers sur une pente orientée nord-ouest de 40 % du puy de la Nugère.
– une corde fixe statique sur environ 40 mètres avec des relais pour se familiariser à
l’utilisation d’une poignée d’ascension.
– deux cordes dynamiques pour des descentes en rappel.
Après avoir déposé, tout notre matériel de bivouac sous un tarp de protection, nous nous sommes dirigés vers le lieu de l’entraînement. Pour présenter les activités, je me suis appuyé sur deux adhérents ayant une habitude des pratiques à titre personnel ou dans le cadre associatif, Janine et Michel D.
Après avoir évoqué les objectifs de la journée, j’ai procédé à la présentation du matériel individuel et à sa distribution à savoir crampons semi-automatiques et crampons à lanières (matériels personnels mis à disposition), baudriers, poignées d’ascension,
descendeurs, piolets.
Les déplacements basiques ont été montrés à la montée, à la descente, en traversée avec la position des pieds et le transfert du poids d’un pied sur l’autre etc…. Après cette première phase mise en application par les participants, nous avons travaillé sur les
ateliers de cordes.
Après le pique-nique, j’ai demandé de pratiquer non plus à main nue mais avec des moufles ou de gros gants et de manipuler notamment la poignée d’ascension d’une seule main.
Pour la descente en rappel, j’ai montré la technique utilisée au Népal sur des pentes en neige profonde.

Je précise que sur les dix participants, huit ont montré de l’intérêt pour l’expédition sur le massif du Rolwaling au Népal en 2022 ou 2023.
Vers 16h00, nous sommes allés installer le bivouac.

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Dimanche : après avoir petit-déjeuner, nous avons démonté le bivouac et sommes retournés aux voitures stationnées

à une heure de marche.
Objectif annoncé : faire entre 12 et 13 kilomètres en moins de deux heures sur un terrain varié. Des bâtons de marche nordique avec gantelets ont été mis à disposition pour cet entraînement sous la forme marche sportive avec quelques accélérations dans les parties pentues. Le parcours dans un triangle compris entre Paugnat, Lambertèche et col de la Nugère a été réalisé en 1h47 pour 12km720 à la moyenne de 7,1km/h (données fournies par une montre Gps de marque Garmin).

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Echappée printanière aux portes du Vercors

Séjour n° 5 Echappée printanière aux portes du Vercors

Prévu du 01 mai au 03 mai reporté pour des raisons sanitaires du 18 au 20 septembre 2020

SECTEUR              VERCORS  DROMOIS                 CARTE IGN    3136 ET   et   3136 SB
NOMBRE PERSONNES :   16 animatrice incluse   (10 F, 6 H)
METEO :  vendredi  beau et chaud à l’abri ; samedi  atmosphère lourde, quelques gouttes et nuages ; dimanche cocktail de ciel bleu, brume et nuages en alternance, température plus fraiche.
TERRAIN  :  Très sec  vendredi et samedi et humide le dimanche.
DISTANCES, DENIVELEES : vendredi, 16 km, 795 D+ et 5H30 (temps de déplacement, pauses incluses) ; samedi 20 Km, 805 D+ et 7H ; dimanche 10 km, 485 D+ et 3 km, 30 D+ 4H30.
CLASSEMENT : Facile
ITINERAIRES : vendredi. Départ col de Rousset,  GR 93 direction sud, col de Chironne,  aller retour en HP vers sommet du But de Neve, retour sur le GR 93 jusqu’au scialet de la Seppe, direction Ouest, Bernard, col de St Alexis, GRP Tour du Vercors drômois, col de Rousset.
Samedi. Départ Beaufort sur Gervanne, descente vers la Gervanne, Pierre Blache, PC 427, PC 547, Plan de Baix, aller-retour  Croix du Vellan par Rimon, Fonchet , PC 684, l’Anchâtra, PC 691, Les Peupliers, PC 477, jardin botanique, retour Beaufort par la D743.
Dimanche. Départ col de la Bataille, sente au pied des falaises du Roc de Toulau, col de Toulau, aller-retour sommet Roc de Toulau, Pas du Gouillat,  retour col de la Bataille par GR 93,  aller-retour sur les crêtes des Rochers de la Sausse jusqu’au PC 1450, retour voitures.
Parking refuge Gardiol , aller-retour jusqu’au Mur des Chartreux.

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Pour ce nouveau séjour, nous voici à quelques encablures de Valence pour une échappée printanière qui  s’est transformée en échappée automnale mais ouf, le temps de Toussaint a attendu quelques jours avant d’arriver et nous avons bien apprécié cette incursion chez les Vertacomicoriens !! Surprenante appellation des habitants du Vercors qui nous a fait sourire !
Nous entamons le séjour par une  montée au col de Rousset  par sa route aux multiples lacets qui attire beaucoup de monde pour ses belles vues sur les rochers de Chironne entre autres (voir extrait  “Des racines et des Ailes”). Il faut y être vigilant car on bataille dur avec les cyclistes qui veulent aller plus vite que nous !! ( notamment au retour dans la descente !!).
Puis nous chaussons les ” crampons ” pour emprunter le chemin des Muletiers, très belle voie « romaine » posée au pied des  falaises et très fréquentée par les commerçants  en des temps plus reculés car il existait peu de passages entre la vallée de la Drôme et les Alpes du Sud.
Nous entamons ensuite une belle montée (qui nous a fait penser au Puy de l’Ouire) avec,  à l’arrivée le réconfort d’un bon pique nique et surtout un immense panorama sur une grande  partie du massif.
Puis descente dans la plaine par un beau sentier forestier mais un peu  chaotique. Le site, proche de Vassieux en Vercors reste  très marqué par les combats maquisards de la 2ème guerre et notamment l’attaque menée par 15000 allemands en juillet 1944 qui fît pas loin de 900 victimes.
Retour aux voitures,  passage à Die oblige, nous faisons escale pour découvrir le pétillant local bien connu, la Clairette. Puis direction Beaufort sur Gervanne et le gîte de la Brèche, charmant hébergement  installé dans  de vieilles bâtisses en pierre. Un bon gratin dauphinois a été  le bienvenu après cette longue journée !

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Pour  le deuxième jour, nous partons à pied du gîte. Je vois se dessiner au loin l’objectif du jour, la falaise du Vellan qui semble vraiment lointaine ! A une bonne cadence nous rejoignons ce promontoire qui culmine à 950 m d’altitude. Le site vaut le détour car il permet d’avoir un  beau panorama très étendu  sur les multiples bosses  et ondulations  qui remplissent l’espace. Les habitants de Plan de Baix ont bien de la chance d’habiter au pied de ce belvédère, les couchers de soleil doivent y être fantastiques !!  Le site est très fréquenté par les vautours dont nous admirons le vol majestueux .
Toujours dans le même village, passage devant le centre de jeûne de la Pensée sauvage. Pour ceux que cela intéresse, il faut compter environ 1800€ les 6 jours ! Cela fait cher le kilo perdu.
Nous préférons sortir notre classique pique nique, installés sur un pré où un petit fond d’air frais est le bienvenu car l’atmosphère est lourde et orageuse. A l’abri des pins et des chênes pubescents nous redescendons petit à petit avec en toile de fond les belles  falaises des 3 becs et de Roche Courbe qui nous invitent à revenir !
Avant l’arrivée, nous prenons le temps de faire le tour du jardin botanique mis en place par la marque “Sanoflore” (cosmétique naturelle). Visite rapide car le pauvre jardin est un peu grillé et n’a  plus l’allure qu’il devait avoir au printemps !
Retour à Beaufort après une belle journée que nous avons été heureux de partager avec Gilbert, ancien animateur atlassien installé dans la Drôme qui en a profité pour  venir nous rejoindre et partager les bons souvenirs avec les plus anciens ! Petite pause boisson  en terrasse  et malgré la pluie certains iront faire un saut dans une belle marmite de la Gervanne !!
Fin de journée dans la bonne humeur avec un bon repas préparé par Véronique, la responsable du gîte, que l’on remercie pour sa gentillesse et sa disponibilité. Pendant la nuit un bon orage illumine le ciel.

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Au matin direction le col de la Bataille (1313 m), lieu de passage de quelques tours de France et dont l’origine du nom fait un peu débat ; on retient celle d’une confrontation souvent rude entre vents du sud et du nord. Le secteur est réputé pour des orages violents et justement les prévisions météo en annoncent pour la fin de matinée. Je renonce donc  à faire le  tour complet du plateau d’Ambel. Le ciel nous laissera quand même le temps de monter au  Roc de Toulau. Ce sommet de 1581m offre une belle vue sur le Vercors, Diois, Drôme Provençale et même le Mont Ventoux par temps clair. Les faces nord et ouest présentent de vertigineuses falaises que l’on  peut admirer depuis la sente permettant d’accéder au sommet.
Retour vers les voitures de bonne heure, l’aller et le retour ayant été assez court, nous n’avons  pas envie de reprendre le chemin du retour vers Clermont. Nous partons donc  pique niquer sur  un joli promontoire rocheux et  enchaînons par une montée aux Rochers de la Sausse jusqu’à leur point culminant. Encore de beaux aplombs  très aériens  et une belle vue d’ensemble sur les falaises du Toulau. Le site mérite bien le détour.
Il nous reste encore un peu de temps, nous en profitons pour rejoindre en voiture le parking du refuge Gardiol et faire un court trajet jusqu’au Mur des Chartreux et le Saut de la Truite. Cette magnifique falaise culmine à 960 m et surplombe le village de Bouvante 360 mètres plus bas. Par contre la truite ne risque plus de sauter car le ruisseau de la Lyonne est totalement à sec ! Dommage car la cascade en eau doit être impressionnante.
Cette fois c’est fini, nous entamons le retour  avec  un dernier et beau clin d’œil d’un duo de biches que nous apercevons dans les bois. Nous passons en plein territoire de la noix dont l’époque de la récolte ne va pas tarder à commencer.
Merci à tous pour  votre participation, les belles photos, l’excellente ambiance, les petites douceurs pour les gourmands. Merci  également pour le coup de main au gîte et la ponctualité !

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VTT Les balcons de l’Eyrieux

Séjour n° 15 Les balcons de l’Eyrieux en VTT

Du jeudi 16 au dimanche 19 juillet 2020

Animateur : Michel D.

Nombre de participants : 06 (3 femmes et 3 hommes)

Classement : difficulté moyenne

Météo : Deux premiers jours frais avec couverture nuageuse et vent du nord, petites
averses au départ du 2 éme jour, puis très belles journées chaudes du samedi au
dimanche.

Hébergement : en camping les 3 soirs avec tente individuelle

Départ du lieu de RdV du Crest à 7h30 et arrivée à St Agrève à 10h30

Données techniques fournies par montre altimétrique et GPS

Jour 1 (jeudi 16) St Agrève / Lac du Dévesset
Itinéraire : Heure de départ : 11h30 place centrale,montée au mont Chiniac,
panoramique sur la parcours et château, GR7 / 420, lac du Devesset, pause midi
près de la digue , puis PR Meyfraiches, les sables, Baraque, la Berthouze, Menours PC
1147 vers Serre de Peychaud, PC 1192, les plaines, PC 1190,  PR jusqu’au  stade de
Devesset, calvaire et très beau château, PR jusqu’au camping du lac.
Heure d’Arrivée : 16h au camping du lac
Distance parcourue : 22 km dénivelés: 550 m+ et  370m-
durée du roulage : 2h moyenne : 11 km/h
durée de l’enregistrement : 4h moyenne : 6 km/h

Jour 2 (vendredi 17) Camping du lac de Devesset / Vernoux en Vivarais
Itinéraire : Heure de départ : 9h du camping , PR bord du lac, les Bleuets, le camp
d’Astier, D27 , le pont st Agrève et passage a la gare du train touristique à vapeur,
emplettes pour repas du midi, les croix de Ribes,  D21 jusqu’au PC 1059 près de
Lichessol,  D 478, Beauvert, St Jean Roure, très petite route de desserte Mondon ,Les
Sagnolles, Chasalet, les Nots, Vareilles, puis remontée sur Nonières par la voie douce
qui part du Cheylard et va à Lamastre, passage du tunnel de + de 300m en A/R pour
le fun, pause midi a Nonières, puis D 241, croix de Chaillot , serre d’hiver, st Julien
Labrousse,  D 241, Le Seignas, Le Pontet, PC 743 à gauche très petite route D 284, la
Croix du loup 817m, à droite puis col de Ceyssouan 811m,  D 241 , puis Chalencon
village classé, visite et pause, puis D 241, D 2 Silhac , le Belay, puis Vernoux en
Vivarais, puis camping du Prat. Arrivée à 16h15
Installation puis petites bières au village.
Distance parcourue : 61 km dénivelés : 1150 m+ 1650m-
durée du roulage : 3h50 moyenne : 16 km/h
durée de l’enregistrement : 7n15 moyenne : 8 km/h

Jour 3 (samedi 18)  Vernoux en Vivarais / le Cheylard
Itinéraire : Heure de départ : 8h30, D.2, Reviscole PC 504 à gauche très petite
route,ancien moulin du Ranc, Pérusson, les Aras, le Mont, la Bois, Biron, Reynier, pont
PC 310, le Lauzas, puis D 231 le long de la Dunière jusqu’à Dunière s/Eyrieux, à

gauche sur la D 120 jusqu’à St Fortunat puis a droite sur le pont pour rejoindre la
Dolce via ( nous ne somme qu’à 15km du départ de celle-ci à la Voûlte sur Rhône).
Ce pont sur l’Eyrieux est notre point de départ pour notre remontée jusqu’à st Agrève

sur l’ancienne voie ferrée qui à été fermée en 1968. Cette voie servait outre le transport de

passagers, à ferrouter la production des arbres fruitiers et de maraîchages
de cette vallée ainsi que le bois pour étayer les galeries minières de St Etienne.
Heure d’arrivée : 16h30 au camping du Cheylard au bord de l’Eyrieux.
Installation puis au bar du camping pot d’Atlas ensuite baignade rafraîchissante
dans l’Eyrieux.
Distance parcourue : 55 km dénivelés : 800m+ 990m-
durée du roulage : 3h45 moyenne : 15 km/h
durée de l’enregistrement : 8h moyenne : 7,1km/h

Jour 4 ( dimanche 19) Le Cheylard / St Agrève
Itinéraire : Heure de départ : 8h du camping traversée de l’Eyrieux sur barrage puis
reprise de la Dolce Via , pause café a st Martin de Valamas petite ville très agréable,
dite la vallée des artisans du bijou (anciennes usines de bijou » les Georgettes »
puis st Julien Boutières, Intres, et st Agrève.
Heure d’arrivée : 13h30 aux voitures
Distance parcourue : 27 km dénivelés : 650m+ 90m-
Durée du roulage : 2h15 moyenne : 11km/h
Durée de l’enregistrement : 5h30 moyenne : 5,2km/h

Pourcentage dénivelés de la Dolce Via :
Fortunas / pont Chervil = 0,7%
pont Chevril / le Cheylard = 0,9%
le Cheylard / st Martin de Valamas = 1,3%
st Martin de Valamas / st Agrève =2,4%

Retour sur Clermont départ : 14h45
Arrivée au Crest à 18h15

Total des données :
Distance : 22 + 61 + 55 + 27 = 166 km
Durée de Roulage : 2h + 3h50 + 3H45 + 2h15 = 11h50
Durée enregistrement : 4h + 7h15 + 8h + 5h30 = 24h45
Moyen/ roulage : jour 1/ = 11km/h jour 2/ = 16 km/h jour 3 = 15km/h jour 4 = 11km/h
Moyen/ enregistrement : jour 1/ = 6km/h jour2/ = 8km/h jour3/ = 7,1km/h jour4/ =5,2km/h
Dénivelés + : jour 1/ = 550m jour2/ = 1150m jour3/ = 800m jour/4 =650m
Total = 3150m+
Dénivelés – : jour1/ =370m jour 2/ = 1650m jour3/ = 990m jour4/= 90m
Total = 3100m-

Matériel mis à disposition : 2 toiles de tente Atlas

Temps de préparation
Préparation des itinéraires (5h00) –préparation véhicules (1h) reconnaissances des
parcours 3 jours, CR 4h10, cartes personnelles  utilisées
Nb véhicules utilisés : 2 
Kilométrage voitures : 380 km x 2 = 760 km

Avec ce petit groupe, il a été possible de faire un itinéraire inédit qui demande à être

renouvelé dans cette formule qui a bien plu.

Un excellent séjour. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ces trois jours se passent

dans les meilleures conditions. Des pistes empruntées de qualité surtout, la Dolce Via qu’aucun adhérent ne connaissait, des paysages magnifiques, des villages somptueux, une très bonne

ambiance avec le groupe, bonnes parties de rigolade les soirs au bivouac que tout le monde a

apprécié, de bons repas chauds le soir préparés individuellement.  ..

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Traversée en autonomie de la chaîne des Puys

Date : du vendredi 13 au mardi 17 mars 2020

Séjour n°3 Aventure hivernale sur les hauts plateaux du Vercors devenue la traversée en autonomie de la chaîne des Puys
Animateur : Michel J.
Kilométrage auto : 100 km
Nombre de véhicules : 1 pour la dépose et la récupération des participants. 
Organisation
Ce séjour devait se dérouler sur les hauts plateaux du Vercors. La météo pluvieuse le vendredi et le lundi et l’enneigement irrégulier m’ont incité à proposer aux inscrits un itinéraire de remplacement insolite et motivant, une traversée de la chaîne des Puys ! Vivre à deux pas de chez soi, un moment de pleine nature avec comme fil conducteur d’aller de sommets en sommets et de faire un maximum de puys, petits et grands, connus ou anonymes.
Difficulté : Cette itinérance est classée hors catégorie pour les raisons suivantes :
– parcours en majorité en hors piste
– pourcentage de certains passages
– passage parfois difficile dans une végétation dense
– portage d’un sac à dos lourd
– dénivellations journalières négatives et positives de plus de 1000m
Participants : 4 (1F 3H)
Matériel utilisé et mis à disposition par l’association : une tente de marque Lafuma.
Hébergement : nuits, en pleine nature, sous des tentes individuelles.

Météo : vendredi, quelques nuages dans le ciel. Température négative dans la nuit. Ciel étoilé
Samedi : beau temps avec une douceur agréable en journée à l’abri de la légère brise. Température négative dans la nuit
Dimanche : beau avec ciel dégagé. Averses de pluie dans la nuit.
Lundi : ciel couvert avec quelques gouttes de pluie en matinée et à l’installation du bivouac. Nuit plus douce avec la couverture nuageuse. Petite averse au lever du jour.
Mardi : Ambiance humide au réveil puis amélioration en attendant le rapatriement…lié au confinement !

Itinéraire : construit à la dernière minute, il a été présenté chaque début de journée aux participants. Il s’est révélé très simple et consistait à une ligne tracée au stabilo sur la carte de puy en puy. Le but était de traverser des espaces connus d’une façon originale et d’essayer de voir un maximum d’éléments concernant la faune et la flore.

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Au sommet du Louchadière   
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                                                        Sur les lèvres du puy de Barme  

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En montant le Sarcoui 
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Lieu de bivouac au petit matin

Pour ce compte-rendu, les données des distances proviennent de la montre de Bastien, les dénivelées positives et négatives (moyenne des données du gps de Fabien et des montres de Bastien et Michel J.). Le calcul des pentes est le résultat du travail minutieux de Fabien. Le tracé de chaque journée provient du Gps de Fabien.
Jour 1 : Départ du parking des eaux de Volvic. 7 puys gravis . Durée du déplacement 7h28. Dénivellation : positive, 1205m, négative, 795m. Distance parcourue, 19 kilomètres
Bivouac : au pied du Louchadière à l’altitude de 960m au soleil couchant (sud ouest par rapport au sommet). Merci à Bastien et à Fabien pour l’aller et retour à Beauregard (soit 3.5 km environ en plus) pour la corvée d’eau du groupe.
Pourcentage des montées des Puys gravis (à l’exception du puy Desmaret insignifiant au niveau du relief mais qui nous a fait « jardiner » comme disent les spécialistes !)
-de la Nugère : 31% sur 400m ; de la Baneyre : 21% sur 500m ; de la Gouly : 21% sur 210m ; de l’Espinasse : 28% sur 190m ; de Tressous : 27% sur 190m ; de Louchadière : 35% sur 265 m.

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Jour 2 : 9 puys gravis. Durée du déplacement 7h46. Dénivellation : positive, 1237m, négative, 1270m. Distance parcourue, 18.7 kilomètres. Bivouac : au bac de Ceyssat à 930m d’altitude.
Pourcentage des montées des Puys gravis : de Jumes : 19,8% sur 500 m ; de la Coquille : 16,8% sur 215 m ; de Chaumont : 29,6% sur 400 m ; Grand Sarcoui : 32,6% sur 440 m ; des Goules ; 25% sur 250 m. A noter pour lui le % impressionnant de la descente : 41% pendant 300 m. de Fraisse : 35 % sur 250 m ; Pariou à partir de la crête d’Argnassou : 20% sur 340 m ; le Petit Suchet : 18% sur 580m ; le Grand Suchet : 24% sur 225 m.

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Jour 3 : 5 puys gravis . Durée du déplacement 6h20. Dénivellation : positive, 1126m, négative, 1035m. Distance parcourue, 17 kilomètres. Bivouac : au pied du puy de Barme altitude 1020m.
Pourcentage des montées des Puys gravis : de Côme : 20% sur 1,30 km et la descente à travers la hêtraie : 43% sur 180m ; de Dôme (à partie du Creux de la Berthe) : 16% sur 1,3 km ; de la Besace : 20,5% sur 360m ; de Salomon : 25% sur 420 m ; de Monchier : 23% sur 320 m.

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Jour 4 : 9 puys gravis . Durée du déplacement 8h16. Dénivellation : positive, 1220m, négative, 1205m. Distance parcourue, 21 kilomètres. Bivouac : au puy de l’Enfer altitude 1050m.
Pourcentage des montées des Puys gravis : de Barme 26 % sur 220 m et 36% sur 220 m pour la descente ; de Pourcharet : 34 % sur 250 m et 31% sur 280 m en descente ; de Mercoeur : 29% sur 440 m et 30% sur 380 m en descente ; de Lassolas : 23% sur 315m ; de la Vache : 19% sur 380 m et 31% sur 400 m en descente ; de Vichatel : 27% sur 430m et 42% sur 260m pour la descente ; de Charmont : 31% sur 360m ; de la Combegrasse : 36% sur 260 m.

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Jour 5 : Récupération vers 10h00 pour cause de confinement à la sortie ouest de la Garandie.

Observations : Au cours de ce parcours dans une végétation difficile à pénétrer dans des endroits ou peu de personnes passent, nous avons pu remarquer de nombreux éléments naturels. Sans préciser les lieux volontairement et les énumérant d’une manière non chronologique, voilà ce que nous avons pu voir et entendre…
Dans un bac bien en eau, des notonectes et une larve de libellule à la recherche de proies, deux grenouilles rousses mâles dans l’attente d’un nouvel accouplement, des paquets d’œufs en nombre de ce batracien.
En progressant dans la forêt, un magnifique chevreuil (mâle), une souche d’arbre malmenée par un pic, la salle à manger d’un écureuil, les boutis de sangliers, de la moquette (excréments) et des places de chevreuil. Nous avons pu jouer à reconnaître de nombreux arbres, pin sylvestre, sapin pectiné, douglas, épicéa, pin à crochets, mélèze, hêtre et voir les premières fleurs des sous-bois, un rameau de bois gentil de l’année précédente portant les fleurs roses, les scilles lis-jacinthe avec leurs épis
bleus, les aspérules odorantes (fleurs blanches), les anémones sylvie (fleurs blanches), les euphorbes en pleine croissance aux formes caractéristiques. Sur les sommets, la callune et dans la fraîcheur des bords des puys, les framboisiers. Au niveau de la faune ailée, le tambourinage des pics, le croassement particulier des grands
corbeaux… Au sommet du puy de Dôme, des hirondelles de rocher et à l’un des bivouacs, dans la première partie de nuit, la chouette hulotte et sans doute beaucoup d’autres choses déjà oubliées !

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Traversée hivernale du Cantal au Sancy

Séjour n°1 Traversée hivernale du Cantal au Sancy
Date : du samedi 01 février au lundi 03 février 2020
Animateur : Michel J.
Kilométrage auto : 735 km
Nombre de véhicules : 2 pour la dépose et la récupération des participants. Merci aux conducteurs Mady  et Yves  pour leur aide.
Organisation : compte tenu de l’absence de neige sur l’intégralité du parcours, j’ai proposé aux inscrits de transformer ce raid sur neige en raid pédestre avec portage et j’ai modifié le parcours en allongeant la distance et en partant du col d’Entremont situé au-dessus de Murat.
Participants : 8 (2F 3H)
Matériel utilisé et mis à disposition par l’association : 1 réchaud à gaz de marque MSR. Deux tentes (une d’une place et une de deux places)
Incidents : aucun
Hébergement : nuits sous des tentes individuelles et une bi-places, en pleine nature.

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Météo : samedi, le ciel était encombré dès le matin avec une visibilité réduite, le vent d’ouest sud-ouest soufflait en rafale. Nous avons bénéficié de courtes éclaircies l’après-midi dans une humidité bien présente.

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Dimanche au lever du jour, le vent a soufflé d’ouest entre 60 et 80 km/heure. La pluie s’est mise à tomber régulièrement en altitude une bonne partie de la journée. La fin d’après-midi a été un peu plus calme au moment du bivouac.
Lundi, le vent était encore bien présent, l’ambiance humide également mais pas de grosses averses. A l’abri, la température aux bivouacs a été douce.

Itinéraire : l’itinéraire a été modifié à la dernière minute afin de prendre en compte la météorologie et de façon à avoir un cheminement le plus abrité possible. (les dénivelées, le déplacement sont donnés par une montre altimétrique, la distance et la durée de la randonnée par un Gps)

Jour1 – départ du col d’Entremont à 1184m d’altitude, bois de Frau de Collanges, Peyre del Cayre, lac du Pêcher, traversée sud-nord du bois de la Pinadelle, bois du Chay, Laneyrat, bois de Roche Grande, le Trapassou, Romaniargues. Bivouac le Fouet Haut (alt. 1084m) Dénivelée positive : 510m. Dénivelée négative : 665m. Distance parcourue : 23.21 kilomètres. Durée de la randonnée 5h13. Durée du déplacement 7h24

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Jour2 – ferme de Piquemeule, ruisseau d’Allanche, les Coudercs, Peyre d’Aygues, Pradiers, bois de la Montagne de Pradiers, buron de Paillassère Bas, col de Chamaroux, ouest du Mont Chamaroux, Roche d’Orcine Basse, bois au sud-est du Teston de Joran. Bivouac (alt 1220m environ) Dénivelée positive : 845m Dénivelée négative : 690m. Distance parcourue : 26.79 kilomètres. Durée de la randonnée 5h51. Durée du déplacement 7h33

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Jour3 – sommet du teston du Joran, col de la Chaumoune. Récupération des participants. Dénivelée positive : 170m Dénivelée négative : 230m. Distance parcourue : 5.64 kilomètres. Durée de la randonnée 1h29. Durée du déplacement 2h02

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Observations : la météo ne s’améliorant pas en altitude, j’ai proposé de nous faire récupérer au col de la Chaumoune et d’abréger ce raid.
Dégâts : aucun.
Commentaires : la randonnée itinérante en hiver dans l’humidité permet de tester son matériel et nous nous sommes rendu compte que même le meilleur des goretex finit par prendre l’eau ! Deux adhérents faisaient leurs premiers pas avec Atlas en autonomie. Ce fut un beau baptême ! Bonne ambiance. Bravo à Fabien qui a fait la navigation du deuxième jour avec brio…Merci pour le relevé des traces

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Temps de préparation : préparation du matériel, modification de l’itinéraire, nettoyage, séchage, compte rendu, rangement 8 heures.

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Massif des Bornes et des Aravis

Séjour n° 19 Massif des Bornes et des Aravis en étoile
Du mercredi 9 au samedi 12 et du jeudi 17 au dimanche 20 octobre 2019
Animateur : Yves ( Séjours 1 et 2 )
Nombre de participants : animateur compris ; séjour 1-15 ( 9 F, 6 H) ; séjour 2 -16 ( 7 F, 9 H )
Météo : séjour 1,pluie au début, grand beau sur la fin.
Séjour 2, beau le premier jour, pluie, brume, vent les autres jours.
Classement Atlas : Moyen.
Kilométrage auto : 380 Km pour 3 véhicules et 400 pour 4 véhicules.
Temps de préparation : 17 H
ITINERAIRE : 2 journées complètes, La Tournette et le Charvin. 2 demi journées : La Montagne de Sulens et le Plateau de Beauregard.

MONTAGNE DE SULENS : altitude 1839 m – 9 km , 550 m positif 4 h pauses comprises. Montagne en forme de taupinière sur un massif calcaire en matériaux friables et instables appelés flysch. Terrain favorable à une flore riche, gentiane bleue, pourpre, jaune, soldanelles, anémones et en forêt quelques sabots de vénus. Riches pâturages propices à la production de lait pour le reblochon, 8 à 10 litres de lait sont nécessaires pour 1 kg de fromage. Les tarines ou tarentaises, les abondances et les montbéliardes sont les races référentes pour ce fromage. Sur la face nord-ouest, une école d’alpage est en construction afin de transmettre le savoir faire unique, le maintien d’un écosystème particulièrement riche et la préservation du pastoralisme.

Séjour 1 : depuis le départ la pluie nous suit, arrêt à Thônes, capitale du reblochon, pour prendre le pique-nique car ici, ce sont des trombes d’eau. Le groupe n’étant pas motivé pour marcher, passera l’après midi au musée de la résistance de Thônes. Trois adhérents courageux m’accompagnent sur cette demi journée. Pantalon de pluie et goretex et nous voilà partis, sur la première partie du chemin il faut slalomer entre torrents d’eau et parties moins humides car le sentier est devenu ruisseau. Au pied de la montagne une jolie sente bien grasse et glissante sur 224 m de dénivelé avec des passages à 30% ou 40% nous attend. Heureusement que le groupe n’est pas là car le 4ème a déjà du mal à rester debout tant la terre se dérobe sous nos chaussures qui ont triplé de semelle. Nous voici à la croix, il nous reste un morceau de crête pour atteindre les 2 tables d’ orientation du sommet qui nous indiquent les autres sommets environnants invisibles. L’horizon est complètement bouché, le vent est très fort mais bénéfique car la pluie cesse de tomber. Retour par une piste plus facile et moins ravinée ce qui nous permet d’ arriver presque secs à la voiture.

Séjour 2 : toute autre ambiance, pas d’arrêt à Thônes, direction le col de Plan Bois point de départ de cette après midi. Pique-nique au pied des voitures sous le soleil qui nous a accompagné tout au long de la route avec une température très douce. Aujourd’hui tout le monde démarre avec le sourire. La fameuse sente un peu raide et glissante de la semaine dernière est très accessible. Nous gagnons la croix puis les tables d’orientation rapidement avec la vue à 360° jusqu’au massif du Mont Blanc où seul le sommet est légèrement voilé. De là nous découvrons les sommets prévus au programme: Tournette, Charvin, sur lesquels nous apercevons une pellicule de neige, espérons que demain elle aura fondu. Vue également sur la chaîne des Aravis avec son sommet la Pointe Percée ( 2750 m ) les Bauges et les glaciers de la Vanoise au loin.

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LA TOURNETTE : altitude 2353 m – 12 km 1372 m positif 8 h pauses comprises. Point culminant de la chaîne des Bornes, le massif karstique de la Tournette accumule dans
les nombreux gouffres qui le parcourent de grandes quantités d’eau de pluie et de fonte de neige que l’on retrouve en résurgence en fond de vallée. Sa faune est abondante: lièvres, marmottes, chamois, mouflons, bouquetins et étagnes sa femelle à petites cornes. Notre botaniste maison ( Geneviève ) nous a fait découvrir les érines des Alpes à fleurs roses et les raisins d’ours à baies rouges, en plus des gentianes acaules, des orchidées alchémilles et des asters.

Séjour 1 : départ de Belchamp dans le brouillard qui nous a accompagné toute la matinée sur les 3h30 à 4 h de montée. Nous commençons par un sentier très raide en forêt qui nous conduit au refuge du Rosairy. Première pause : déjà 1h15 de marche, derrière nous dans la vallée les nuages et la brume jouent à cache cache, quelques halos nous permettent d’admirer les verts pâturages parsemés de petits chalets. Passé le refuge nous apercevons un troupeau de bouquetins au col des Frêtes. Nous abandonnons le sentier herbeux et caillouteux pour traverser les éboulis et grimper assez vivement entre les tours rocheuses. Après plusieurs ressauts on gagne la crête sommitale et la vue plongeante sur le lac d’Annecy est vraiment captivante. Quelques nuages encore présents nous cachent ici ou là une portion de ce lac couleur émeraude. Sur notre gauche un paysage d’hiver : les herbes complètement gelées se tiennent droites comme des soldats au garde à vous. Le vent est très fort, nous décidons de prendre la pause repas au pied du fauteuil, point culminant du massif appelé ainsi à cause de sa forme. Ce fauteuil sera gravi par 10 Atlassiens avec l’aide de chaînes et d’échelles métalliques. En haut nous admirons une des plus belle vue de la région, accompagnés des chocards en quette de nourriture. La descente s’est effectuée par le même chemin avec un petit détour sur la crête des Frêtes, où nous retrouvons nos bouquetins vus le matin avec un jeune cabri, pour contempler le cirque des Varos, très sauvage et escarpé ainsi que la vallée de Montremont 1000m plus bas. Le sentier qui se faufile entre les vargnes centenaires ( sapins aux aiguilles plates, au tronc lisse, et aux pommes de pin dressées vers le ciel ) est momentanément déconseillé. Nous ne le prenons pas, nous repassons par le refuge avant d’entamer le passage long et difficile de la forêt, accompagné par le soleil qui nous réchauffe depuis la mi pente.

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Séjour 2 : départ sous la pluie parfois forte, parfois faible, voire intermittente accompagnée d’un brouillard capricieux ce qui ne facilite pas la progression sur cette piste caillouteuse, encombrée d’ arbres tombés, aux déclivités parfois sévères. Petite pause au refuge, après être passé devant la Madone du Rosairy, à partir de là : miracle la pluie cesse mais le brouillard persiste; nous ne voyons pas le sommet. Les nuages qui nous entourent se déplacent très vite et nous laissent entrevoir mille facettes ça et là de ce paysage si grandiose. Ma première crainte était de trouver des rochers humides et glissants voire enneigés sur le haut mais surprise, tout est sec, seules quelques tâches de neige ont résisté dans les trous, cette roche calcaire sèche vraiment très rapidement. Ma deuxième crainte était que l’on ait fait un effort de 3h30 pour ne rien voir et là, 2ième surprise dès notre arrivée sur la crête, le graal : une carte postale couleur nature, la vue est époustouflante sur le lac encore mieux que la semaine dernière, la totalité du lac et la ville d’Annecy sous nos yeux. Le temps de quelques photos et nous nous empressons de nous mettre à l’abri du vent, beaucoup plus fort sur ce versant ouest,
au pied du fauteuil. Pendant le repas, le lac n’a cessé d’ apparaître et de disparaître tellement le vent même en fond de vallée déplace les nuages. Le brouillard est toujours là, le vent encore plus fort mais certains participants veulent finir l’ascension. Je m’approche des chaînes et vérifie la faisabilité sur la roche bien humide par endroits. La montée sera plus aisée que la descente qui demandera un peu d’attention. Huit Atlassiennes et Atlassiens courageux ont réussi le défi. La première partie de la descente s’effectue dans le brouillard. Avec 16 personnes, le premier a du mal à voir le dernier. Un peu avant de prendre la sente à gauche pour nous diriger vers la crête des Frêtes, le brouillard se lève d’un coup et le soleil nous réchauffe les épaules. Nous apercevons un bouquetin et son cabri certainement les mêmes que la semaine passée. Après avoir admiré le cirque des Varos nous reprenons le chemin du retour et la descente dans la forêt se fera plus rapidement que prévu.

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LE CHARVIN : altitude 2409 m – 13 km 1180m positif 8h 1er groupe 7h 2ème groupe. Le Charvin marque l’extrémité sud de la chaîne des Aravis, son nom vient du patois charve qui signifie chauve en raison de son sommet dénudé. Il est entièrement composé de roches sédimentaires, sa forme pyramidale ne laisse pas indifférent. Nous marcherons le long d’un véritable jardin botanique où les gentianes de koch, gentianes cillées, linaires des alpes, anémones, rhododendron ferrugineux, orchis vanillées, lys martagon et autres saxifrages des ruisseaux se portent à merveille.

Séjour 1: depuis 2 jours la météo annonce un vendredi super avec une fenêtre de ciel bleu, jour idéal pour faire ce sommet. Départ de Chandoche où le soleil commence déjà à effleurer les crêtes. Quelques pas dans une forêt d’épicéas avant de gagner les premiers alpages qui nous conduisent au refuge de l’Aulp de Marlens, (Aulp signifiant alpage) refuge ouvert seulement l’été attenant à une ferme d’alpage, où sont affinés les reblochons, toujours en activité en cette mi octobre. Direction le col des Porthets composé de terrain schisteux dû à la compression des sédiments. A mi chemin 3 Atlassiens pas motivés par mon tracé nous abandonnent. Ils effectueront l’ascension et la descente par le même sentier qui sera notre sentier de retour. Arrivé au col un troupeau d’une quinzaine de chamois nous observe. Descente légère dans un pierrier et quelques roches à gravir avant de découvrir un magnifique lac posé dans un écrin de verdure au cœur d’un grand cirque, c’est le lac Mont Charvin entièrement baigné par le soleil sous un ciel bleu immaculé. Truites et ombles chevaliers font le bonheur des pécheurs sportifs. C’est de là que démarre le Fier, ruisseau qui traverse Thônes
et qui se jette dans le Rhône à Seyssel. Sur le versant Est nous pouvons remarquer voire compter les nombreux plis que le Charvin a subi tant les marques sont nettes. Petite pause ravitaillement avant d’entamer l’ascension sur les rochers aidés d’ un câble. Nous sommes au pied, bâtons repliés dans les sacs et c’est parti ! Quelques mines dubitatives face aux 300 m de dénivelé de cette paroi, il avait gelé ce matin le sol se dégèle et se trouve un peu glissant, il faut faire attention où l’on met les pieds. Certains sont passés facilement, d’autres un peu moins mais tout le monde sera ravi d’avoir atteint l’objectif. Les filles se jettent à mon cou, me remercient, sont contentes d’être là et se souviendront de cette expérience. La vue à 360° est grandiose, le Mont Blanc dans toute sa splendeur, le Val d’Arly qui dévoile le Mont Joly, le Beaufortain avec la Pierra Menta, les Saisies, Ugine et Albertville dans le fond, les Bornes avec sa Tournette juste devant les Beauges où émerge La Sambuy et la Dent de Cons, la chaîne des Aravis. On en prend plein les yeux. Les estomacs étant un peu noués, nous passons la crête et entamons la descente avant de se restaurer. Le vent s’étant levé, nous trouvons un endroit abrité sur un pierrier à l’écart du chemin et là, l’ensemble du groupe se restaure et se détend. Soudain un bruit de pierre derrière nous : c’est un chamois un peu plus haut qui la faite partir, il nous observe un instant puis se couche, un 2ème reste vigilant et nous surveillera durant tout le repas. Le reste de la descente se passe sans problème, juste de l’attention pour certains passages boueux suite au dégel. Nous retrouvons nos abandonnés du matin : d’abord 2 en pleine sieste et le 3ème sur le banc au refuge. Retour aux voitures par la forêt après un slalom entre un troupeau d’abondance. Au retour sur la route nous apprenons qu’à Serraval les anciens se pochtronnaient au biscantin, cidre local réalisé avec 2/3 de pommes et 1/3 de poires.

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Séjour 2 : après concertation avec les chauffeurs et compte tenu de la météo prévue ce samedi nous avons décidé de décaler cette ascension sur la journée de dimanche. Un participant pris de vertiges le 1er jour décide de renoncer à cette journée, il regardera le match de rugby. Comme espéré le temps est avec nous, la motivation aussi. Encore dans la forêt nous entendons déjà les abondances qui font teinter leurs sonnailles. Au refuge nous croissons 2 jeunes partis faire de la varappe sur ces parois calcaire. Le Charvin nous cache le soleil, nous grimpons au col dans l’ombre avec un léger vent. Sur la gauche un troupeau de chèvres : le lait servira à la fabrication du chevrotin (reblochon au lait de chèvre). Bien au dessus, dans les éboulis, plusieurs chamois mais moins que la semaine dernière sur l’autre versant. Au col, le vent nous pousse vers la descente sur le pierrier qui nous conduira au cirque où s’est installé le soleil. Le vent persiste, la contemplation du lac sera de courte durée. Nous voilà au pied de la difficulté, ouf la neige a disparu, les rochers sont secs, même scénario que la semaine dernière, mêmes consignes. Cette semaine nous sommes 4 animateurs et une majorité
d’hommes, derrière moi 2 participantes qui appréhendent un peu, j’intercale les animateurs et Michel fait le serre fil. Toujours une main sur le câble car le vent souffle en rafales, l’ensemble respecte les mesures de sécurité et le groupe se retrouve au sommet plus rapidement que la semaine précédente. Certains me traitent gentiment de fou et d’autres sont contents de s’être dépassés, d’avoir pris sur eux et d’être arrivés là. La vue est moins belle, le Mont Blanc restera couvert, mais la contemplation reste la même. Comme il y a 8 jours nous passons la crête, une partie de la descente et nous prendrons le pique-nique à l’abri du vent sur le pierrier. Une pierre folle déclenchée par une personne du groupe passe à 30 cm des jambes de Mady et une autre plus grosse, heurtée malencontreusement par des randonneurs, a atterri pendant la pause à 5 m de Jean Pierre et Sophie. Dans les éboulis les marmottes ont établi leur domicile mais nous n’en avons ni vu ni entendu. Dernière petite pause au soleil et direction les voitures, la route du retour nous attend.

PLATEAU DE BEAUREGARD : altitude 1534 m – séjour 1 7 km 450 positif 3h30. Séjour 2 13 km 700 m positif 5h30
Plateau gréseux au relief doux dominé par des pessières, des landes très humides et différents types de tourbières comblent les parties basses. Zone classée Natura 2000, on y trouve tétra lyre, gelinotte des bois, faucon pèlerin, bondrée apivore, chevêchette d’ Europe, aigle royal, et pic noir. La variété de la végétation offre un grand choix de fleurs et plantes : géranium à fleurs mauves, campanules à fleurs bleues, épilobes en graines, achillées mille feuilles, scorzonères à fleurs jaunes, (merci encore à Geneviève pour toutes ces découvertes) et d’herbes aromatiques qui font le bonheur du célèbre chef étoilé Marc Veyrat.

Séjour 1 : La journée démarre comme hier ensoleillée mais quelques nuages légers se sont installés à haute altitude, Départ du col de la Croix Fry, nous passons devant l’entrée de la Maison des Bois, ensemble de chalets qui forme le domaine de Marc Veyrat (2 étoiles au Michelin). Après une montée en forêt où nos avons surpris un chamois, la piste devient plus horizontale avant de s’élever jusqu’à l’arrivée de la télécabine de Beauregard qui vient de la Cluzaz. Une table d’orientation nous apprend la géographie du paysage. Face à la trouée du col des Aravis le massif du Mont Blanc semble à portée de mains. La Cluzaz sous nos pieds avec en fond l’ancienne vallée glaciaire des Confins dominée par la Pointe Percée (2750m) point culminant des Aravis. Le Grand Bornant protégé par le Pic de Jalouvre, le plateau des Glières haut lieu de la résistance Française, le Charvin vaincu hier. Nous nous dirigeons vers le chalet du Colomban en traversant ces prairies tapissées de rhododendrons. Les chalets d’alpage anciens ou rénovés, jetés comme des dés sur un tapis vert ont gardé leurs cachets. Les gîtes ou restaurants d’altitude se retrouvent au milieu des troupeaux, et préparent la saison
d’hiver où sur ce plateau les fondeurs et raquetteurs s’en donnent à cœur joie. Au chalet du Colomban, nous admirons la femme couchée des Varos, silhouette formée par les rochers des Varos à droite de la Tournette. Ensuite le sentier descend dans les prairies plantées de petites granges en passant par les Follières puis dans la forêt pour retrouver le point de départ. Pique-nique à proximité du parking face au soleil car le budget n’avait pas été prévu pour déjeuner chez le chef au chapeau. Un petit café au bar voisin et retour à la maison.

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Séjour 2 : Il a plu toute la nuit, ce matin il tombe des cordes, nous retardons le départ d’ une demi heure, comme nous avons inversé les journées nous avons le temps. Nous décidons de partir quand même direction le col de la Croix Fry. Au départ essuie glace à 2 vitesses, à Manigot réduction à 1 vitesse, au Pré à l’Ours seulement en intermittent, arrivé au col, étonnement de tous. Plus de pluie mais le ciel reste très nuageux. La montée à la plate forme de la télécabine est un peu glissante et l’eau ruisselle sur le chemin. Les nuages remontent des vallées et nous laissent découvrir les paysages, les villages, les sommets mais nous ne verrons pas le Mont Blanc cette fois. Espérant conserver cette météo plutôt clémente toute la journée je décide d’agrandir le parcours en plongeant sur la vallée des Villards sur Thônes. Le sentier n’est pas terrible, boueux, glissant, retourné par des engins forestiers jusqu’à la Vargne. La remontée se fera dans de meilleures conditions pour rejoindre des étendues de myrtilliers aux
feuilles déjà bien rouges. Les nuages de formes variées aux couleurs changeantes blancs, gris se font menaçants. Le vent se lève : nous profitons de l’ avancée du chalet du Colomban pour nous abriter et nous restaurer. Passage par le belvédère de la croix du Colomban où la vue de la vallée de Thônes à St Jean de Six s’étale devant nous. Afin d’augmenter le dénivelé de la journée, nous faisons un détour par Colomban d’en Bas avant de regagner le sentier forestier du retour. Nous avons failli égarer quelques retardataires en cueillette de champignons mais nous leurs avons pardonné lorsqu’une fois rentrés, une excellente omelette préparée par Michel a agrémenté l’apéro.

CONCLUSION :
En fonction des conditions météorologiques annoncées les 2 séjours se sont très bien passés, aucune égratignure, aucun bobo. Deux groupes différents un, plus féminin l’autre, plus masculin avec la bande des joyeux drilles qui a animé les repas du soir. Une ambiance chaleureuse et sympathique appréciée de tous qui faisait oublier les efforts de la journée. Un grand merci à Mireille et Pascal propriétaire du Gîte qui par leur sympathie, leur gentillesse, la qualité et la quantité des repas proposés nous ont comblés. Merci à tous de m’avoir fait confiance pour mon premier séjour et d’avoir accepté de me suivre sur les passages techniques.

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