C’est sous un magnifique ciel bleu que 64 Atlassiens se sont retrouvés samedi 19 septembre pour découvrir le Puy de Lemptegy. Si le volcan voisin est bien connu des Atlassiens, celui de Lemptegy gardait encore tous ses mystères pour la majorité d’entre nous.
Après une déambulation dans le parcours immersif, nous voici à bord du petit train privatisé, à la découverte des entrailles de ce volcan, guidés par les explications techniques de Mickael.
Formé il y a 30 000 ans Lemptegy est le seul volcan d’Auvergne dont l’exploitation entre la 2° guerre mondiale et 2006 a permis de révéler les structures internes (cheminées, dykes, bombes volcaniques, scories). Pour les Atlassiens, habitués à gravir les pentes des différents Puys, déambuler au sein d’un volcan a été une découverte.
Après 2 arrêts du train et quelques photos souvenirs, nous voici à bord du Volcan’Express pour un voyage au cœur de la Chaine des Puys, suivi d’une séance de cinéma en 4D un peu mouvementée pour revivre l’histoire du volcan. La journée s’est poursuivie au restaurant du volcan (Une fois n’est pas coutume !) Puis chacun a pu profiter de l’après-midi pour échanger et partager des souvenirs.
La météo, la gentillesse et le professionnalisme du personnel de Lemptegy ont largement contribué à la réussite de cette journée, organisée afin de permettre à tous les Atlassiens de se retrouver pour partager une journée conviviale.
Animatrice : Mady Nombre de participants :16 animatrice comprise (9F– 7H) Météo : beau temps avec un ciel un peu nuageux, température agréable Distance : 20,370 km (montre garmin 7) Dénivelé : 637 m (montre garmin 7) Durée déplacement : 6 h 45’ Classement Atlas : facile Voitures : 108 km x 2 voitures de Clermont Fd soit 216 km, 75 km x2 voitures du Crest soit 150 km. Au total 366 km. Préparation et rédaction : 3 h
ITINÉRAIRE : Besse, Olpilière, Montagne des Fraux, lac Estivadoux, forêt des Fraux, Puy de Montchal, Creux de Soucy, lac Pavin, Rioubes Bas, les Sagnes, Besse.
Après des informations, sur le nom de Besse qui viendrait de l’occitan bessaou signifiant le bouleau, sur le groupe de mathématiciens réunis à Besse en 1935 et ayant pris le nom de Bourbaki et une rapide présentation du circuit du jour nous partons en direction d’Olpilière, afin de découvrir l’écomusée qui figure sur la carte IGN. Dans le hameau, une maison décorée comme un chalet alpin attire notre attention. C’est peut-être là ? Mais aucune mention particulière ne confirme cette supposition et ne trouvant pas plus d’information, nous poursuivons notre parcours. Avant de pénétrer dans la forêt de la Montagne des Fraux, nous pouvons profiter d’une belle vue sur le massif du Sancy. Un petit kilomètre après nous voici près du lac Estivadoux qui en ces temps de sécheresse, a plutôt l’aspect d’une tourbière.
Le lac Pavin où nous devons passer plus tard est tout proche, nous sommes juste au-dessus, mais nous nous en éloignons un peu pour aller en direction du Puy de Montchal et de son sommet. Culminant à 1407 m d’altitude, il nous permet de profiter à nouveau d’un beau panorama sur le massif du Sancy.
Vue du Montchal
Puis c’est la descente vers le Creux de Soucy, cavité naturelle creusée par une bulle de gaz ou un effondrement au sein d’une coulée de lave, constituée d’un puits d’une profondeur de 28 à 35 mètres et d’un lac souterrain. L’endroit bien protégé par de hautes grilles est bien sûr interdit sans autorisation et équipement spécifique. Il faut donc faire confiance à notre imagination et au panneau d’information pour le visualiser.
Le Creux de Soucy
La pause pique-nique faite, direction le lac Pavin, en contournant le Montchal par l’ouest et nous avons le plaisir de trouver au milieu d’un chemin d’abord un cèpe tombé d’un panier, puis 2 autres petits (bravo Lucette) au bord du talus. Nous descendons progressivement côté Ouest et repartons Sud puis Nord pour en terminer le tour. Nous découvrons implantées tout au bord, des bornes géodésiques industrielles. Contrairement aux bornes géodésiques classiques en granit plantées dans la nature, les bornes à usage industriel répondent à des besoins spécifiques de construction, de guidage et de sécurité.
Pour la dernière partie du parcours, nous avons un peu de goudron jusqu’à Rioubes Bas avant de retrouver un terrain plus adapté à la randonnée avec un passage vers un arbre qui fait discuter.
Un bel alisier blanc
Le chemin avec quelques portions plus abruptes descend vers la Fontaine Goyon ( voir photo sur CR du 19/05/2022). Cette source bicarbonatée et ferrugineuse porte le nom du Dr Goyon qui croyait à ses vertus médicinales contre la sclérose et l’anémie.
C’est très vite ensuite l’arrivée, après une journée à arpenter les chemins et sentes que les skieurs de fond avaient plaisir à emprunter il y a quelques années.
Fin de cette agréable journée où la distribution des gâteries faites maison ou pas ont ponctué la pause de midi et l’arrivée. Merci à tous et aux pâtissier et pâtissière…
Secteur géographique : Parc naturel régional du Verdon Animatrice : Mady Nombre de participants : 12 animatrice comprise (9F, 3H) Classement Atlas du séjour : (F/M sur 1 jour) Distance totale parcourue à pied : 102,14 km Dénivelé total effectué : 4426 m Kilométrage pour 3 voitures : 4013 km comprenant, l’aller Clermont-Fd / gîte Ferme des Cavaliers à Aiguines, les déplacements sur place et le retour du gîte à Clermont-Fd. Météo : beau temps très chaud les 3 premiers jours, moins chaud les 2 derniers, un peu pluvieux le mercredi. Les données kilométriques et altimétriques des randonnées sont le résultat d’une montre GPS, Garmin Fenix 7. Temps de préparation et rédaction : 50 h
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JOUR 1 samedi 05 septembre
Départ de Clermont-Ferrand à 8 h 00, arrivée au gîte la ferme des cavaliers vers 17 h 45 après un arrêt avant le pont du Galetas pour aller voir de plus près le lac de Sainte-Croix. Le gîte, ancienne bâtisse rénovée par le Conservatoire du littoral, est situé au cœur d’un domaine protégé de 250 hectares sur la commune d’Aiguines, rive gauche des Gorges du Verdon.
Selon la légende locale, c’est le premier occupant de la bastide, Jacques Rouvier, surnommé Cavaliè pour ses talents de dresseur de chevaux, qui aurait donné son nom à l’Étroit des Cavaliers, passage resserré dans les Gorges du Verdon situé à proximité de la ferme. Le parc naturel régional du Verdon qui va être notre terrain de jeu pour la semaine est un territoire d’exception, reconnu pour la qualité de ses patrimoines et de ses paysages. Des sommets, de douces collines, des à-pics vertigineux, de vastes lacs, beaucoup de contrastes autour de la rivière du même nom, le Verdon qui le traverse . Du fait de son double climat alpin et méditerranéen, d’une variation d’altitude et de milieux (falaises, garrigues, forêts) le parc abrite une biodiversité d’une richesse exceptionnelle et offre un refuge à de nombreuses espèces rares et protégées.
JOUR 2 dimanche 06 septembre
Le Grand Margès et le ravin de Vaumale
Distance : 15,88 km Dénivelé positif : 976 m Durée de marche : 6 h 06’ Durée de déplacement : 8 h 35’
Avec ses 1576m, le Grand Margès 3ème sommet du Var est notre objectif du jour. Contrairement à ce que font la plupart des randonneurs, nous ne partons pas du col d’Illoire, le GR99 qui mène au sommet passe en effet très près de notre hébergement. La première partie de la montée se fait dans une hêtraie, ce qui peut paraître surprenant dans ce climat méditerranéen. Mais sa situation sur le versant nord de la montagne, l’altitude, la fraîcheur et l’humidité des gorges ont favorisé son développement. Classée en réserve biologique, statut de protection propre aux forêts publiques, cette forêt est gérée en libre évolution, aucune coupe d’arbres n’a lieu. Les arbres accomplissent leur cycle de vie complet et le bois mort laissé sur place permet le développement de nouvelles vies : oiseaux forestiers, chauves-souris, mousses, lichens y trouvent le gîte ou le couvert.
Quant à nous, nous apprécions l’ombre que nous offrent ces arbres. Arrivés au pas de Garimbeau, le paysage change du tout au tout. La forêt cède sa place à quelques arbres épars, mais surtout à une garrigue et une pelouse sèche d’où s’élèvent des parfums de thym, de buis et de lavande. Des panneaux nous rappellent alors que nous traversons le camp militaire de Canjuers et qu’il est strictement interdit de quitter le tracé du GR. Le Grand Margès décoré de rochers se dessine de plus en plus nettement. Après le franchissement de petites combes, un dernier effort dans la pente finale nous propulse au sommet. Là-haut, le panorama est à couper le souffle : au nord, les massifs et sommets des Alpes et Préalpes ; à l’ouest, le lac de Sainte-Croix, le plateau de Valensole et, se découpant à l’horizon, le mont Ventoux. Dans le ciel, vautours et hirondelles nous survolent.
Sur la crête du Grand Margès
Après avoir longé la crête, nous amorçons la descente avec prudence sur un sentier caillouteux, les yeux rivés sur le lac de Sainte-Croix qui se dévoile de plus en plus. Nous croisons de nombreux marcheurs, alors que notre montée s’était faite dans une solitude totale. À l’approche du col d’Illoire, nous retrouvons le couvert forestier, l’endroit idéal pour notre pause pique-nique.
Au col, un belvédère surplombe les hautes gorges. En contrebas une multitude de petits points blancs, bateaux, pédalos, se détachent sur les eaux vert émeraude du Verdon. Nous nous engageons dans le ravin de Vaumale, rive gauche des Hautes Gorges, 6 kilomètres et 3 heures sont annoncés sur un panneau. L’itinéraire oscille entre des points de vue plongeants sur le Grand Canyon et des portions ombragées bienvenues et le terrain se révèle particulièrement varié et technique : sentiers escarpés et caillouteux, pierriers, et passages rocheux parfois équipés de câbles.
Dans le ravin de Vaumale
Comme prévu, il nous faut trois heures complètes pour regagner les voitures. Une belle randonnée, un brin sportive mais parfaitement sécurisée.
JOUR 3 lundi 07 septembre
Vieux Quinson (le matin) et sentier du Garde Canal (l’après midi)
Distance : matin 8,25 km / après midi 10,30 km Total journée 18,55 km Dénivelé : matin 236 m / après midi 359 m Total journée 595 km Durée de marche : matin 2 h 14’/ après midi 3 h 13’ Total journée 5 h 27’ Durée de déplacement : matin 2 h 51’/ après midi 3 h 54’ Total journée 6 h 46’
Aujourd’hui, direction les basses gorges du Verdon, situées en aval du lac de Sainte-Croix, pour deux randonnées bien distinctes. La première nous mènera sur les hauteurs de Quinson et la seconde au cœur même des basses gorges. Initialement, la notice d’information prévoyait une excursion vers Baudinard, mais mon séjour en kayak en juin dernier m’a poussé à revoir mes plans.
Une fois stationnés à Montmeyan-Plage (Var), il nous suffit de traverser le Verdon pour basculer dans les Alpes-de-Haute-Provence. Depuis le pont, nous profitons d’un premier aperçu des basses gorges, notre terrain de jeu de l’après-midi. Après avoir longé la route sur quelques mètres, nous atteignons la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. L’histoire raconte qu’il existait autrefois trois édifices religieux près du pont de Quinson ; deux d’entre eux auraient été vendus à des particuliers afin de financer la restauration de celui-ci.
C’est ici que débute le sentier grimpant vers le Vieux Quinson. Malheureusement, un arrêté municipal, discret mais bien en vigueur, en interdit l’accès pour fermeture. Un rapide appel à l’office de tourisme me confirme la situation. Je décide donc de continuer tout droit pour rattraper le GR 4 un peu plus loin, modifiant ainsi notre itinéraire. L’ascension, régulière et agréablement ombragée sous une forêt de chênes, nous conduit à une intersection. Je quitte alors le GR pour bifurquer à droite, afin de monter sur le plateau pour faire une boucle et reprendre le GR au retour.
Sur le plateau, les massifs forestiers cèdent la place aux paysages agricoles. Après avoir longé une vigne, nous récupérons le GR pour entamer la redescente vers Quinson. Arrivés à un nouveau croisement, la direction du Vieux Quinson est indiquée. Malgré l’arrêté municipal de nouveau affiché, l’envie de tenter le coup est trop forte. Au lieu de tourner à gauche, nous filons tout droit. Le chemin est en excellent état, des traces de pas sont visibles et des branches de buis fraîchement coupées nous laissent espérer que le sentier reste praticable jusqu’à Quinson… Mais à peine un kilomètre plus loin, une chaîne barre définitivement le passage. Qui aurait pu prédire qu’un chemin affiché “fermé” le serait véritablement ? Heureusement, la tentative n’est pas tout à fait vaine : nous sommes au lieu-dit « le Vieux Quinson », un éperon rocheux dominant le Verdon qui nous offre une vue lointaine sur le barrage. On a tenté, on a perdu, il faut faire demi-tour. Nous regagnons rapidement l’embranchement du GR pour achever la descente vers Quinson, puis nous longeons les berges du lac avant de franchir à nouveau le pont. Surprise : un kayak remonte les gorges exactement au même moment ! C’est Michel, qui compose entre kayak et randonnée au gré des points de départ pour ménager son dos. On pique-nique tous ensemble sur la plage et quelques courageux et courageuses s’offrent une baignade rafraîchissante.
Après cette pause méridienne bien agréable, c’est le sentier du Garde Canal qui nous attend. En 1857, pour pallier les besoins en eau d’Aix-en-Provence et des communes environnantes, la construction du canal du Verdon (ou canal d’Aix) fut décidée. Commencé en 1863 et achevé en 1875, l’ouvrage était flanqué sur toute sa longueur d’un sentier destiné à son entretien. Dans les années 1960, la mise hors service du canal et la création du barrage de Gréoux ont fait monter les eaux, noyant une partie de ce chemin. Partiellement réaménagé en 2014, l’itinéraire permet aujourd’hui de longer les gorges sur plus de 3 kilomètres.
Sur le sentier de Garde Canal
Le parcours est enchanteur : belvédères, passerelles, escaliers et étroits sentiers accrochés à la falaise se succèdent dans un rythme de montées et de descentes, enserrés entre les eaux du Verdon à notre droite et les vestiges du canal à notre gauche. En parallèle, on devine des tunnels qui servent aujourd’hui de sites d’hivernage et de reproduction pour les chauves-souris. La cabane du gardien, autrefois chargé de la surveillance et de la régulation de l’ancien canal, tient toujours debout, entourée de panneaux explicatifs qui retracent l’histoire des lieux. Juste après, nous nous engageons dans un tunnel d’environ 120 mètres de long. À l’entrée, des consignes demandent de respecter un silence absolu pour ne pas effrayer les chauves-souris. Il me faut insister lourdement sur les panneaux pour faire cesser les discussions qui allaient bon train !
À la sortie, nous nous éloignons du Verdon pour monter vers la chapelle Sainte-Maxime, plongeant dans une ambiance radicalement différente. Nous traversons une forêt sombre où les lichens suspendus aux branches donnent au décor de faux airs de jungle tropicale. Pour l’ultime ascension vers la chapelle, le paysage s’ouvre à nouveau : le terrain devient découvert, sec, rocheux et généreusement ensoleillé. Une petite pause à l’ombre des arbres entourant le monument est accueillie avec bonheur. L’heure tourne et le temps presse pour le retour. J’abandonne donc l’idée de prolonger la marche par les hauteurs du plateau et, au carrefour de la Draille des Vaches, j’oriente le groupe vers le sentier qui plonge directement vers le Verdon. Avec ses quelques 300 marches, cette descente s’avère un peu “casse-pattes”, mais a un intérêt. Elle nous permet de franchir une passerelle ignorée à l’aller et de longer à nouveau la rivière. Quelques embarcations jouent les prolongations, tout comme nous. Ce n’est pas le cas de Michel, qui a accosté depuis plus d’une heure déjà. Après une dernière baignade pour les plus motivés, nous reprenons la route du retour, les yeux encore pleins de ces paysages exceptionnels.
JOUR 4 mardi 08 septembre
Sentier Blanc Martel
Distance : 17,94 km Dénivelé : 694 m Durée de marche : 5h43’ Durée de déplacement : 6h52’
Mandaté par le Ministère de l’Agriculture pour trouver de l’eau potable pour la Provence, le spéléologue Alfred-Edouard Martel monte une expédition. Accompagné d’une équipe et de villageois, dont l’instituteur et naturaliste local Isidore Blanc, il entreprend en 1905 la première traversée intégrale du grand canyon du Verdon. L’équipe réalise cet exploit en quatre jours, reliant le Couloir Samson au Galetas. Dans les années 30, le Touring Club de France aménage et ouvre officiellement le tracé actuel, qui relie la Maline au Couloir Samson. Le sentier est baptisé en hommage à ses deux pionniers.
C’est en taxi à partir du parking du couloir Samson que nous nous rendons au chalet de la Maline. Le sentier commence par une descente en lacets dans le ravin de Charençon. Après le passage du Pas d’Issane facilité par un escalier, nous arrivons à l’embranchement qui conduit à la passerelle de l’Estellié et au sentier de l’Imbut, sentier interdit depuis un éboulement en 2022. Après le Pré d’Issane où une plage de galets donne accès au Verdon, le chemin s’engage dans un défilé rocheux, resserré par des falaises, l’Étroit des Cavaliers. Il remonte ensuite vers l’Éboulis de Guègues, grand pierrier qui se franchit à l’aide d’aménagements, marches, escaliers, câbles.
Eboulis de Guègues
Le sentier mène ensuite au carrefour de La Mescla. Nous faisons l’aller retour pour admirer la confluence entre le Verdon et l’Artuby. De retour sur l’axe principal, une courte montée raide mène à la Brèche Imbert et tout le groupe fait ensuite l’effort de grimper sur l’étroite plate forme en belvédère au dessus des gorges. Suit un escalier métallique abrupt composé de 6 échelles totalisant 252 marches pour le franchissement du dénivelé négatif de 100 mètres.
Escaliers de la Brèche Imbert
Le sentier alterne ensuite des portions hautes et basses le long de la rivière tantôt à l’ombre tantôt au soleil et plusieurs baumes, nom qui désigne une cavité naturelle ou une petite grotte abritée sous les falaises, se succèdent. Arrivent les 3 tunnels, qui sont empruntés par le sentier. Conçus à une certaine époque dans le cadre d’aménagements hydroélectriques ils ont été abandonnés après la guerre de 1939-1945. Ratant le premier d’entre eux le Tunnel des Baumes, car il est également possible de le contourner, nous retrouvons à sa sortie 3 participants qui eux l’ont emprunté. Le passage par les 2 tunnels suivants est obligatoire. D’abord le Tunnel de Trescaire, long de 110 m puis le dernier, le Tunnel du Baou, long de 670 mètres. Peu après son entrée, à environ 250 mètres, dans une courbe, une fenêtre découpée dans la roche permet d’accéder à la Baume aux Pigeons. Encore une vue exceptionnelle sur les gorges. À la sortie de ce dernier tunnel, on redescend au bord du Verdon où des adeptes de randonnées aquatiques se préparent. Un peu de dénivelé montant pour arriver à la passerelle qui permet de franchir le Baou, affluent du Verdon, et c’est la fin du sentier. Le chemin permettant de remonter au parking où nous sommes garés étant fermé, nous sommes obligés de suivre la route…
JOUR 5 mercredi 09 septembre
Autour du lac de Sainte-Croix
Distance : 22,87 km Dénivelé : 665 m Durée de marche : 6 h 00 Durée de déplacement : 8 h 00
C’est aux Salles-sur-Verdon que nous débutons cette randonnée. Installé au bord du lac, le village actuel est assez récent puisqu’il a été entièrement reconstruit après la disparition de l’ancien village, englouti lors de la mise en eau du barrage de Sainte-Croix dans les années 1970. Garés près d’une mise à l’eau, Michel partant pour une sortie en kayak, nous avons face à nous de l’autre côté du lac, le plateau de Valensole où les éclairs illuminent le ciel et les antennes du centre émetteur de Roumoules, qui a permis à Radio Monte-Carlo (RMC) en 1974 d’étendre sa zone d’écoute sur l’ensemble du territoire français et italien jusqu’en mars 2020, date à laquelle le centre a cessé ses émissions grandes ondes. Nous empruntons le GR Tour du lac de Sainte-Croix mais après environ deux kilomètres, nous le quittons pour suivre un chemin qui part en direction des Pérassées. Au point coté 556 m, une belle ouverture dans la végétation nous offre un superbe panorama sur le lac. Nous profitons quelques instants de cette vue avant d’amorcer une petite descente qui nous permet de rejoindre à nouveau le GR.
Le sentier s’élève alors à travers un agréable bois de feuillus. La pente d’abord régulière devient plus soutenue, jusqu’à atteindre un plateau à 700 mètres d’altitude. Nous entamons ensuite la descente vers Bauduen, en empruntant la gorge de Caletty. Peu à peu, nous perdons de l’altitude et le lac réapparaît au détour du chemin. Nous arrivons finalement à proximité du port de Bauduen. C’est le moment de profiter du bord du lac avec Michel qui nous a rejoint en faisant la pause-nique et toujours une baignade volontaire ou pas pour certaines.
Après le repas, nous prenons le temps de découvrir Bauduen, charmant village médiéval.
Eglise de Bauduen
Ses ruelles étroites, ses maisons en pierre et son atmosphère provençale en font une étape particulièrement agréable. Au début du chemin où commence le GR 99B qui suit les berges du lac, un panneau informe que le GR est débalisé invitant à suivre le GRP Tour du lac de Sainte-Croix, pour poursuivre l’itinéraire. Nous continuons toutefois jusqu’à une intersection, avec un chemin qui remonte, rejoindre le GRP. Celui-ci d’abord agréable, avec le passage sympathique d’un petit défilé, change progressivement et devient nettement moins confortable. Le sol se couvre de nombreuses pierres verticales et coupantes, un véritable lapiaz, qui rend la progression pénible.
Le GRP…
Et comme si cela ne suffisait pas, la pluie commence à tomber. La difficulté augmente encore dans la descente à partir du croisement de Garuby. La pente, les pierres saillantes et l’humidité rendent cette partie particulièrement délicate. La prudence est indispensable, notamment dans les passages où les appuis sont moins sûrs.
Arrivés au niveau du lac, la pluie a cessé et nous retrouvons des chemins plus larges et beaucoup plus praticables. Nous poursuivons alors tranquillement notre itinéraire en longeant Sainte-Croix au plus près de l’eau jusqu’à notre point de départ aux Salles-sur-Verdon.
JOUR 6 jeudi 10 septembre
Le belvédère des vautours
Distance : 17,17 km Dénivelé : 738 m Durée de marche : 4 h 48’ Durée de déplacement : 6 h 20’
Ce matin-là, en franchissant le seuil du gîte, c’est un air vif et piquant qui nous accueille : le thermomètre affiche un petit 7°C. Le Grand Canyon, que nous longeons en voiture pour rejoindre notre point de départ, a entièrement disparu, les falaises vertigineuses littéralement noyées dans une mer de nuages compacte.
Notre destination, le village de Trigance, est lui aussi enveloppé dans la brume et on devine à peine la silhouette imposante de son château fort du XIe siècle, flanqué de ses quatre tours crénelées qui veillent sur les lieux depuis le Moyen Âge. Nous débutons sur le GR 49, d’abord goudronné pour desservir les habitations des hauteurs, avant de fouler un agréable sentier en balcon. La montée, douce et régulière, alterne entre sous-bois et espaces dégagés. Le soleil perce enfin et nous réchauffe. Les panoramas se dévoilent : à gauche la Cime de Biach, à droite le sommet de Breis, et face à nous le sommet du Robion.
Juste après avoir dépassé le paisible hameau d’Entreverges, nous quittons le GR pour nous enfoncer au cœur de la forêt de la Colle de Breis. C’est un véritable jeu de piste qui commence : nous cheminons sur de charmantes petites sentes sauvages qui changent constamment de cap. Le sentier vire au nord, plonge au sud, remonte au nord, oblique à l’est, avant de s’orienter définitivement vers le nord. Après une dernière montée un peu plus soutenue, l’effort est récompensé de la plus belle des manières.
Nous débouchons soudain sur le fil d’une crête spectaculaire : le belvédère des Vautours.
Sur le belvèdère
Le spectacle est grandiose : des dizaines de rapaces planent au-dessus du vide. Disparus de Provence, le vautour fauve, réintroduit en 1999 et le vautour moine en 2005 forment aujourd’hui une colonie florissante de plus de 300 individus. Sous nos pieds, les falaises plongent verticalement pour marquer le début du Grand Canyon du Verdon. En contrebas, nous apercevons le pont de Carajuan, notre objectif d’après-pique-nique.
La descente vers le Verdon, que nous redoutions difficile, se fait facilement sur un chemin en parfait état. Nous atteignons le pont de Carajuan, un bel ouvrage en pierre à deux arches qui reliait autrefois les chemins muletiers entre Castellane et Moustiers-Sainte-Marie. Nous entamons alors la dernière partie de notre boucle. Un court mais indispensable détour nous mène au pont de Sautet. Ce magnifique pont médiéval en dos d’âne, d’architecture romane, édifié à la fin du XVIIIe siècle (vers 1780) enjambe d’une seule arche le Jabron, affluent du Verdon qui s’est frayé un chemin à travers la roche calcaire, creusant un canyon miniature particulièrement étroit et profond. Regarder le torrent bouillonner tout en bas de ce pont de pierre suspendu au-dessus du vide doit être un moment magique que nous devons imaginer car il est au moment où nous passons complètement à sec.
Après ce saut dans le temps, nous reprenons notre marche. Le village de Trigance et les lignes fières de son château fort se dessinent à nouveau à l’horizon, cette fois-ci baignés par la lumière de l’après-midi.
Sur la route du retour en voiture, une halte finale au belvédère de la Mescla nous offre un coup d’œil vertigineux sur la confluence de l’Artuby et du Verdon. Un superbe écho à notre randonnée sur le sentier Blanc-Martel, où nous avions admiré ce même croisement depuis le fond des gorges. Découvrir ce paysage grandiose sous une toute nouvelle perspective boucle cette journée de la plus belle des manières.
JOUR 7 vendredi 11 septembre
Col de plein Voir
Distance : 9,73 km Dénivelé : 758 m Durée de marche : 3 h 47’ Durée de déplacement : 5 h 00
Pour ce dernier jour, le groupe se divise à nouveau : nous laissons Michel pour une sortie kayak sur le lac de Sainte-Croix et Régine qui préfère faire une pause, juste avant le pont du Galetas. Quant à nous nous allons jusqu’au parking de Félines. Après la portion commune menant au col de l’Âne, nous obliquons à droite sur un sentier en courbe de niveau, parallèle à la route. Le cheminement en sous-bois est d’abord facile, avant de se corser par de courtes montées abruptes pour franchir les rochers et contourner les falaises. Très vite, le paysage s’ouvre magistralement. Le lac de Sainte-Croix s’étend en contrebas, d’un calme absolu, à peine troublé par le sillage d’une seule embarcation (est-ce Michel ?). Un bel à-pic dévoile les Hautes Gorges, désertes avant l’assaut des bateaux de location.
Falaise penchée
Nous remontons en longeant d’immenses parois calcaires où s’activent plusieurs cordées de grimpeurs. De retour en forêt, nous partons à la recherche des grottes du site de Saint-Maurin. Une première tentative sur une sente encombrée s’avère infructueuse. Nous rebroussons chemin pour trouver, quelques mètres plus haut, une trace plus nette, rapidement confirmée par un poteau de balisage. Nous débouchons sur une clairière où des monticules verticaux sont dissimulés sous des bâches noires. Corinne évoque certainement avec raison, l’hypothèse de fouilles archéologiques. Malheureusement, pas de grandes grottes comme sur les photos, seulement quelques petites cavités peu significatives. Nous faisons demi-tour et face à l’absence de panneaux pour la variante de la résurgence et au dénivelé restant, la sagesse l’emporte : nous reprenons le cap vers le col.
La pente s’accentue nettement. Contournant ou longeant des falaises, aidés par les racines entremêlées et les blocs de roche qui forment des marches naturelles pour le franchissement de parties très raides, nous atteignons les 1023 mètres d’altitude. Un magnifique belvédère sur le lac nous permet de souffler avant le dernier kilomètre. Au col de plein Voir, nous rejoignons la crête et nous découvrons un panorama embrassant à la fois le lac de Sainte-Croix et les Hautes Gorges (cf photo entête). Malheureusement, le soleil a capitulé et c’est sous un ciel bien gris que ce paysage grandiose se dévoile à nous.
Après le pique-nique, nous amorçons le retour en allant en direction du col de l’Âne. Si la première partie se déroule sur un beau chemin, le col passé le sentier devient instable, tapissé de pierres qui roulent sous nos chaussures, provoquant de nombreux dérapages. La prudence est de mise, pas question de gâcher ce dernier jour de randonnée. Nous retrouvons enfin l’intersection du matin et rejoignons nos voitures sous un magnifique ciel bleu retrouvé.
Nous rejoignons Régine et Michel au pont de Galetas. Nouvelles activités : baignade, initiation au kayak, chacun choisit ce qui lui convient le mieux, voire les deux si l’envie est là. Nous terminons la journée à Moustiers-Sainte-Marie, joyau provençal blotti contre la falaise, à la célèbre étoile suspendue. Après une gourmandise dégustée tous ensemble, chacun part à la découverte du village avant de regagner notre hébergement pour une dernière soirée.
JOUR 8 samedi 12 septembre
Jour du retour à Clermont -Fd
Une belle surprise sur la route, peu après le départ du gîte, un chamois descendu de la forêt, court pendant quelques instants devant la voiture avant de plonger dans la pente. C’est le seul aperçu de tout le séjour, apparemment moins effrayé par le bruit des voitures que par les randonneurs.
Des embouteillages sur l’A 7 puis sur l’A 75 entre Issoire et Coudes, ont rallongé la durée du trajet.
Animateur : Pierre Nombre de participants : 9 animateur compris (6 F, 3 H) Météo : ensoleillé et chaud ; température autour de 32° Distance : 18 km Dénivelé : 753 m Durée : 04H56 pauses comprises (5H20 hors pauses) Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 172 km au total pour 2 voitures Préparation et rédaction : 3 h
Itinéraire : Manglieu, Les Valières, Grelinge, Les Fourguis, Bouffevent, Champorent, Bouchiche, Le Gacard, Maisonneuve, Jalatogne, Le Montel, Le Brugeron, Pourrat, Manglieu.
Manglieu (prononcer Manlieu) et son ancienne abbatiale bénédictine du XIIe siècle nous accueille au départ de cette randonnée dominicale.
Nous l’entamons par une petite montée qui nous amène dans un sous-bois bienvenu car, bien qu’il soit encore assez tôt, la chaleur se fait déjà sentir. Un peu de hors-piste en descente dans les bois et nous traversons l’Ailloux à sec avant de reprendre une nouvelle ascension. Encore un peu de hors-piste au sortir du bois et nous croisons en ce site pourtant isolé un sportif en train de répérer le prochain trail de Manglieu. Poursuivant notre route ombragée vers les Fourguis,
les ruisseaux de Préneuf comme celui de Caffignoux que nous traversons sont aussi secs les uns que les autres. Lors d’une halte ombragée, Germaine nous fait partager sa remarquable reconnaissance du bâti local.
A Bouffevent, nous refaisons le plein d’eau chez un riverain. A Bouchiche, une passerelle installée en 2025 enjambe le ruisseau de Bouchisse mais aujourd’hui nous ne l’emprunterons pas car le lit est à sec.
Arrivés au Gacard, nous nous arrêtons pour déjeûner près d’un étang. Celui-ci est dramatiquement bas, les poissons commencent à flotter le ventre à l’air.
Au redémarrage nous empruntons la route goudronnée jusqu’à Maisonneuve et continuons la descente jusqu’au lieu-dit « le Montel » et son château, auparavant appelé « Montel de Condat », « condat » vieux mot français signifiant « confluence », en l’occurrence de ruisseaux.
En remontant au Brugeron et après un dernier soupçon de hors-piste, le temps se fait menaçant et orageux ; la décision est prise de raccourcir la rando de 2 km. Après une courte ondée, le pétrichor vient nous chatouiller les narines mais nous en serons quitte pour cette fois et échapperons à l’orage.
A Manglieu, nous faisons un détour pour visiter l’intérieur de l’abbatiale ouverte.
Animatrice : Mady Nombre de participants : 9 animatrice comprise (7 F– 2 H) Météo : beau temps Distance : 21 km (montre garmin 7) Dénivelé : 925 m (montre garmin 7) Durée déplacement : 7h45’ Classement Atlas : moyenne Voitures : 128 km x 2 voitures de Clermont Fd soit au total 256 km. Préparation et rédaction : 3 h
ITINÉRAIRE : Vollore-Montagne, Pamole, le Pertuis, Pierre Pamole, Pas de Mousset, Notre-Dame de l’Hermitage, Sugier, Vollore-Montagne
C’est sous un ciel légèrement nuageux que nous débutons la randonnée. Il fait encore frais et l’itinéraire doit nous permettre d’évoluer pour la majeure partie de la randonnée sous le couvert des arbres.
La montée au Puy Besson qui surplombe Vollore-Montagne se fait facilement même si le chemin pour passer au sommet n’est pas très marqué. Les épicéas sont suffisamment espacés pour une progression facile. Par contre, les branchages qui jonchent le sol sont des pièges à éviter. Il en est de même au début de la descente avant de retrouver un large chemin qui nous fait passer à la Croix des Tuiles puis au hameau de Pamole où nous découvrons une œuvre originale.
Oeuvre à Pamole
Le sommet de Pierre Pamole, 1198 m d’altitude, point le plus haut de la randonnée est face à nous. L’objectif est d’y arriver pour la pause méridienne afin d’effectuer dans la matinée la majorité du dénivelé.
Passage au col du Pertuis avec une vue sur le Grun de Chignore qui permet de préciser que le terme «Grun (ou Grün qui signifie vert en allemand) désigne aussi un sommet en patois auvergnat. La montée s’effectue sur des chemins plus ou moins pierreux avec des portions plus ou moins raides et même si on est toujours à l’ombre, les maillots commencent à être bien humides…
Enfin nous voici au sommet, site très dégagé, qui offre une vue à 360° sur les massifs et les plaines de la région et une lecture de paysage facilité par les tables d’orientation installées sur de gros blocs granitiques.
Vue depuis Pierre Pamole
Le pique-nique pris à exactement 12h, nous descendons par une sente vers l’Arbre du Diable devant lequel une petite halte s’impose pour s’imprégner de sa légende (voir en fin de CR) avant de rejoindre le GR3. Créé en 1947 ce premier chemin de Grande Randonnée balisé en France, commence au Mont Gerbier de Jonc et s’achève à l’estuaire du fleuve. Nous le quittons après le Pas de Mousset, et commençons une nouvelle montée, la dernière importante pour arriver à Notre-Dame de l’Hermitage. Grande bâtisse isolée au milieu des bois, ce lieu comprend un monastère qui aurait été créé en 1669 sur le site d’un ermitage attesté dès 1288 mais dispose aussi d’une maison d’accueil et d’une hôtellerie beaucoup plus récentes pouvant accueillir personnes seules ou groupes. Arrivés par l’arrière nous la contournons et montons jusqu’au rocher de Peyrotine d’où nous apercevons la campagne ligérienne et Noirétable.
Reprenant le GR3, et après une halte à la Chapelle du Cimetière, direction la croix St Guillaume et le Lit de la Vierge, chaos granitique situé au milieu des bois. Un peu d’escalade et pour la 3ème fois de la journée, nous bénéficions à nouveau d’un très beau panorama très verdoyant sur les monts du Forez dont Pierre sur Haute et les Dômes.
Descente du Lit de la Vierge
Les points essentiels de la randonnée ayant été atteints il ne nous reste plus qu’à regagner tranquillement notre point de départ. A bientôt sur d’autres chemins…
La légende de l’Arbre du Diable : En des temps très anciens, le diable voulut, depuis Augusto Nemetum se rendre à Lugdunum la capitale des Gaules Pour ce faire il enfourcha son grand pur sang noir et après un premier bond sur le Grun de Chignore, le second le conduisit au Bois de Pamole.
Lorsque qu’il s’aperçut que son prochain bond le conduirait sur les lieux des sources sacrées de ce qui allait devenir bien plus tard le monastère de Notre-Dame de l’Hermitage, le cheval se cabra et, dans un grondement effroyable qui fit trembler la région, cheval et cavalier disparurent dans les entrailles de la terre.
Sur cette terre brûlée pendant de long siècles, aucune végétation n’osa s’installer jusqu’à ce jour de grand vent ou un corbeau, déstabilisé par les éléments, laissa s’échapper la graine de sapin qu’il tenait dans son bec. Trop de pouvoir échapper à son prédateur, celle-ci n’eut de cesse que de s’enraciner rapidement, sans avoir conscience de l’offense faite aux esprits de Satan. C’est pourquoi, soumis aux esprits maléfiques l’arbre a vécu et grandi dans la souffrance et le tourment.
Animateur : Yves Nombre de participants : 7 animateur compris (5 F, 2 H) Météo : léger crachin le matin, après-midi ensoleillé Distance : 22 km Dénivelé : 770 m Durée : 6H30 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 104 km pour 2 véhicules soit : 208 km Préparation et rédaction : 3 H
Ayant précisé dans la présentation du parcours que le gros du dénivelé était ce matin, nous commençons, sous un soleil un peu voilé, par une forte descente vers le moulin du Cros. les remarques bon enfant fusent. A proximité du moulin, une magnifique pisciculture, alimentée par le ruisseau de la Faye à la qualité de l’eau remarquable, élève dans ses 27 bassins : truites arc-en-ciel, truites fario, et ombles des fontaines.
Quelques mètres plus haut à Solasset, une grande demeure atypique en pierre et pisé, bien restaurée en chambre d’hôte avec piscine dénommée “Ailleurs” nous interpelle. Une roulotte originale et colorée devant la porte, et diverses décorations sur pierres et tuiles qui nous font penser au style “Antoni Gaudi” agrémente le site.
Tuiles peintes
Notre cheminement jusqu’au Château de la Faye se passe en forêt et heureusement car depuis quelques minutes nous sommes victimes d’un petit crachin. Château de la Faye, métamorphose d’une petite forteresse du 12°S en bâtisse fortifiée fin 14°S, puis mutation en résidence plus ouverte vers le sud au 16°S. La Faye Association soutient le programme de restauration du château aidée par Arcade-Patrimoine organisatrice de chantiers : vacances pour jeunes. Effectivement depuis mon dernier passage, plusieurs parties du site ont bien changé, et la rénovation est faite avec gout et respect du style.
Château de la Faye
Visite finie, nous repartons à couvert dans une belle forêt de conifères, passage au point haut du parcours, le Grun du Mouton, avant de redescendre vers Olmet. La bruine cesse et le ciel s’éclaircit lentement. Olmet témoignage de l’exode rural, jusqu’en 1850 on comptait 1400 habitants avec sa multitude de commerces pour seulement 140 aujourd’hui. L’ économie de la commune reposait sur : l’activité paysanne, le commerce de bois et d’huile de noix, la fabrication de sabots, de chapelets à domicile et le tissage de toiles pour la marine. Vers 1880 les hommes montent à Paris pour la construction du chemin de fer et après 1914 d’autres partent à Clermont pour travailler chez Michelin. L’activité paysanne sombre peu à peu, les paysans ne voulant pas laisser leurs terres en friches les ont boisées, 80% des pâtures sont plantées en résineux.
Pique-nique devant l’imposante église romane St Jean Baptiste. Devant l’église se trouve une originalité, “La Méridienne” instrument qui donne essentiellement l’heure de midi. En repartant à la sortie du village on remarque une drôle de décoration, à l’unanimité il s’agit d’une échelle pour chats. Photo obligatoire.
Echelle pour chats
Petites montées et descentes rythmeront la suite du trajet. A la retraversée du ruisseau de la Faye, petite frayeur, la passerelle cachée à droite du chemin par la végétation est invisible mais bien là, séance de quitte chaussures évitée ouf! Remontée tranquille sur Augerolles, sous un ciel dégagé avec une température agréable, par “La Petite Côte” lieu dit mal dénommé car la côte n’est pas si petite que ça. La journée fut agréable avec un petit groupe sympathique.
Animatrice : Mady Nombre de participants : 13 (10F-3H) Météo : belle journée printanière, temps chaud et ensoleillé Distance : 19 km Dénivelé : 548 m Durée déplacement : 6 h Classement Atlas : facile Voitures : 64 km pour 2 voitures soit 128 km de Clermont-Ferrand, 100 km pour 1 voiture du Crest au total 228 km. 1 voiture sur place
Préparation et rédaction : 3 h
Itinéraire : St-Hilaire-la-Croix, les Roches, D122, Chavadis, PC 588, Moulin de Josse, barrage de la Sep, combe de la Lèbre, Fénérol, St-Hilaire-la-Croix.
Aux confins des anciennes provinces d’Auvergne et du Bourbonnais, à l’est du plateau de Combrailles, Saint-Hilaire-la-Croix est notre point de départ ce jeudi.
L’histoire de ce village est étroitement liée à celle des deux prieurés qui ont coexisté jusqu’au XIVe siècle. Celui de Lac-Rouge ou Lac-Roy (acte de fondation en 1128) et celui de Saint-Hilaire dont il ne demeure que quelques pierres sur les bords de Morge. En 1324, le prieuré de Saint-Hilaire-sur-Morge, est annexé par celui du Lac-Roy.qui deviendra par déformation la Croix. Déserté par les religieux dès 1600, les biens du prieuré sont liquidés après la révolution. Seuls l’église et le bâtiment principal (que l’on appelle aujourd’hui « le prieuré ») restent biens communaux. Depuis sa restauration complète en 1997 le bâtiment principal accueille la Mairie, des salles associatives et la cure.
Nous ne pouvons malheureusement pas visiter l’église Ste Madeleine, église romane du XIIe siècle, fermée le jeudi et nous nous contentons d’admirer les décors extérieurs.
Dans le village, le début du parcours nous fait passer près du lac Roy au milieu duquel trône une statue de la vierge Marie, puis près d’une croix datant de 1513 et les hirondelles de fenêtre saluent notre passage.
Lac Roy
Nous suivons le GR 300 (GR en cours de réalisation qui doit relier Le Puy au Mont St Michel) pour descendre en direction de la Morge. Très belle vue sur la campagne, où les verts des cultures et des prés étincellent. Peu avant d’arriver à la rivière nous faisons un détour dans le parc Rufino où les sculptures taillées dans la roche représentent des figures humaines ou animales avec lesquelles l’artiste souhaite délivrer un message de tolérance, d’amour, de respect et de sagesse.
Beau parcours ensuite, rive droite de la Morge dans un environnement boisé et très fleuri. Pour ne citer que quelques espèces, compagnons rouges, sceaux de Salomon, parisette et d’autres moins connues peut-être cardamine, lathrée clandestine.
Lathrée clandestine
Au niveau du hameau de Cébazat, nous nous éloignons de la rivière pour remonter plein sud avant de redescendre dans le bois de Bayle. Juste avant le Moulin de Josse nous retrouvons la Morge puis la Sep l’un de ses affluents.
Le large chemin qui la suit doit nous conduire au barrage du même nom. Et là, surprises les premières du groupe, aperçoivent un gros sanglier qui effrayé par les voix entendues, n’attend pas pour grimper le talus et disparaître. Un petit moment d’hésitation alors que nous sommes au pied du barrage, une barrière annonce qu’il s’agit d’une propriété privée. Fausse alerte, le chemin qui doit nous conduire au sommet est bien là et facilement accessible.
Construit entre 1993 et 1994 pour soutenir l’étiage de la Morge, le barrage de la Sep de 33 hectares permet l’irrigation des cultures pour 200 cultivateurs de la plaine de la Limagne. On apprécie de le voir bien rempli cette année.
Pause méridienne au barrage de la SEP
La pause méridienne prise au bord de l’eau, nous continuons plus ou moins près des bords pour en effectuer pratiquement le tour complet, au début bien à l’ombre des arbres ensuite rive gauche plus au soleil. Sur la dernière partie du parcours, chemins de terre, chemin goudronné et petite route s’intercalent pour remonter sur St Hilaire.
Fin de cette belle journée passée dans un environnement préservé sous le guidage de Martine en pleine préparation de stage. Merci à toutes et tous pour votre présence et à bientôt .
Animateurs : Mady/Patrick Nombre de participants : 10 animateurs compris (5 F–5 H) Météo : Temps variable avec soleil et passage nuageux, pas de pluie, température max 15° Distance : 22,50 km Dénivelé : 790 m Durée déplacement : 7 h 45 mn Classement Atlas : facile Voitures : 40 km pour 1 voiture soit 40 km du Crest, 66 Km pour 1 voiture soit 66 Km de Clermont Ferrand . Au total 106 km. Préparation et rédaction : 3 h
ITINERAIRE : village d’Olloix, PC 767, ancien oppidum gaulois, vestige archéologique de Liauzun, chemin serpentant sur les contreforts de rive droite de la Monne, pont de Riberolles, GR 30, Allée couverte de la Grotte, PC 803, Montcharge, PC 865, PC 953, village de Prades, moulin de Prades, passage au pied du puy de Choveix,et entre les puys d’Olloix et d’Auzelle, village d’Olloix.
Une matinée aux chemins variés
Avant de commencer cette randonnée, je voudrais remercier l’équipe de randonneuses et randonneurs qui a partagé avec moi cette deuxième randonnée en tant qu’animateur stagiaire et à Mady pour ses conseils et son soutien.
Après un départ d’Olloix vers la maison de la Monne, nous empruntons le GR 30 pour nous diriger vers notre premier objectif de la matinée, la léproserie de Liauzun. La température est encore un peu fraîche mais elle s’adoucira pendant la journée et nous profiterons de belles périodes ensoleillées surtout l’après-midi.
Après une petite adaptation du circuit en raison d’un chemin inexistant par rapport à la carte, nous retrouvons le chemin qui nous mènera vers la léproserie. Environnement très dépaysant, chaos, végétation rase, pins, on se croirait dans les garrigues du sud de la France. Chemin faisant nous passons sur un ancien Oppidum gaulois, quelques murs de pierres en témoignent, puis se présentent devant nous l’ancienne léproserie. Seules des ruines subsistent et la végétation a repris ses droits. Petit rappel de l’histoire.
Léproserie de LIAUZUN
Ne parlons pas spécialement de celle de Liauzun car peu d’infos connues pour ce site mais des léproseries du Puy de Dôme qui avaient aussi pour nom maladreries ou maladières. Elles furent construites entre le XIIe et le XVe siècle. En plus de leur rôle d’isoler et de soigner les lépreux, elles avaient un rôle juridique et social en assurant le contrôle sanitaire des régions. On les appelait des tribunaux de « purge ». Ces réseaux de léproserie étaient répartis autour des diocèses de Clermont- Ferrand et de Saint–Flour.
Liauzun s’inscrit donc dans l’histoire sanitaire et sociale et dans l’architecture religieuse et hospitalière du Puy-de-Dôme. Après la léproserie, une descente très accentuée avant de continuer sur une sente accrochée aux pentes abruptes de la vallée de la Monne, tantôt montante, tantôt descendante mais nous offrant une superbe vue de ses gorges et sur l’abbaye de Randol. sur l’autre versant.
Abbaye de Randol
Le pont de Riberolles ainsi que la rivière de la Monne que nous vîmes de près pour la première fois étaient enfin atteints.
Pont de Riberolles
Pour arriver au point pique-nique, le site de l’allée couverte de la grotte, une belle montée nous attendait, mais tellement agréable. A 13 heures nous y étions donc comme les experts présents l’avaient prédit.
L’allée couverte de la grotte
Appelée aussi Dolmen de la grotte ou grotte aux fées, elle témoigne du passé préhistorique de Cournols (monument historique depuis 1889) Période de construction au Néolithique (environ 10 000 à 3 300 avant J.-C) C’est un site mégalithique (un mégalithe est une construction monumentale constituée d’une ou de plusieurs pierres brutes de grandes dimensions peu ou pas taillées, érigées sans mortier ni ciment pour fixer la structure.
L’édifice comportait à l’origine treize orthostates (pierres dressées verticalement), délimitant un couloir, une antichambre et une chambre, il n’en reste que 11. Le tout était recouvert de deux à trois tables de couverture. La foudre frappa 2 fois le dolmen en 1835 et 1853, ce qui l’a réduit de 10 m à 5.80 m en longueur. Et pourquoi grotte aux fées : ces endroits étaient souvent des lieux sacrés avec une aura mystique, les fées étant des créatures mythiques.
Un retour un peu plus calme
Le retour pour rejoindre nos voitures fut moins escarpé et moins boisé ce qui nous a permis de profiter des belles éclaircies de l’après-midi et de belles vues sur le massif du Sancy et le Puy de Dôme. Après quelques kilomètres de chemins et petites routes agricoles nous passons au pied du Puy de Fan, puis utilisons un petit sentier peu visible dans les broussailles, avec passage de clôtures ( c’était la touche Atlas) pour rejoindre le village de Prades. Nous traversons pour la 2ème fois la Monne, au moulin de Prades, de nos jours transformé en gîte
Moulin de Prades
Après un nouveau petit dénivelé, nous suivons des chemins alternant des passages ombragés ou à découvert avant de retrouver le point de départ pour partager comme pendant le pique-nique, quelques friandises apportées par nos randonneuses et randonneurs.
Animateurs : Patrick /Mady Nombre de participants : 9 animateurs compris (8 F–1 H) Météo : Temps variable avec soleil et passages nuageux, pas de pluie, température max 12° Distance : 18.410 km Dénivelé : 626 m Durée déplacement : 6 h 30 mn Classement Atlas : facile Voitures : 42 km x 2 voitures soit 84 km de Clermont Fd. Une voiture sur place. Préparation et rédaction : 3 h
Itinéraire : Etang de Saint Coust près de Châtel-Guyon, Fonfrède, PC 675 , le Bois d’Agnat, passage dans la vallée des Prades, Chazeron, vallée de Sans Souci, source de la Vachère , forêt de Châtel-Guyon, étang de Saint Coust.
Une matinée aux chemins variés Avant de commencer cette randonnée, je voudrais remercier l’équipe de randonneusesqui a partagé avec moi cette première randonnée en tant qu’animateur stagiaire et Mady pour ses conseils et son soutien. Pour cette occasion j’avais prévu le soleil qui nous a réchauffé tout au long du trajet.
L’étang de Saint-Coust situé en fin de la vallée des Prades nous permet d’avoir un point de rencontre et un emplacement facile pour le début de notre randonnée. La température est encore un peu fraîche mais elle s’adoucira pendant la journée et nous profiterons de belles périodes ensoleillées.
Une première montée nous permet de longer les villages les Grosliers et Fonfrède. Le chemin assez large disparaît pour nous dévoiler un sentier qui nous permet de traverser un beau talweg, première belle montée. Nous poursuivons entre forêts et champs sur un beau chemin pour atteindre et contourner le puy de Grammont. Un petit sentier devait nous permettre de rejoindre Le Bouquet mais hélas, les broussailles avaient pris place et nous avons dû faire demi-tour pour retrouver notre circuit un peu plus loin. Dommage, le fond du vallon avait l’air sympathique.
Quelques chemins nous permettent de contourner le Bois d’Agnat avant de retrouver la vallée des Prades pour la 2ème fois de la journée. Nous traversons le ruisseau des Grosliers qui alimente la retenue de St Coust. Après l’avoir longé et admiré son débit, une belle montée nous attendait pour quitter cette vallée et rejoindre le château de Chazeron. Nous profitons d’une table et des bancs en pierre pour notre pique –nique qui fut accompagné d’un rappel historique de la vie de ce château.
Le château de Chazeron
Le château de Chazeron
A l’origine, au 4ème siècle avant JC, ce site a vu l’apparition d’un oppidum gaulois (construction fortifiée située sur une hauteur). Sous l’invasion romaine en 52 avant JC, il reçut des terres de Jules César en remerciement de son ralliement. Le château actuel a été construit entre le 11 et 15ème siècle (c’était une construction militaire de Seigneurie), protection des seigneurs, des vassaux et des biens dans un contexte de conflit. Modification au 17ème siècle sous Louis XIV par l’architecte Mansart et le paysagiste Le Nôtre.
Son histoire contemporaine est moins glorieuse puisqu’il a servi pendant la seconde guerre mondiale à l’incarcération d’Edouard Daladier, Paul Reynaud, Georges Mandel, Maurice Gamelin, et Léon Blum en attendant leur procès au tribunal de Riom. La grande cour d’honneur et les communs sont classés aujourd’hui au titre des monuments historiques depuis 1944. Le parc et les jardins font partie des pré-inventaires des jardins remarquables.
Aujourd’hui, le château de Chazeron est ouvert au tourisme et à l’événementiel, aux expositions d’art contemporain, tout en conservant ses éléments historiques et son donjon offrant des vues sur la Limagne et les Monts Dore.
Un retour pour émerveiller nos yeux
Nous n’avons pas emprunté la petite sente qui devait nous faire quitter Chazeron car elle avait l’air de passer dans des propriétés, nous avons donc opté pour le passage dans le village.
Le retour de l’après-midi nous fait voir ou revoir pour certaines la vallée de Sans Souci. Passée la superbe cascade de l’Ecureuil, nous suivons le ruisseau de Romeuf (ou Sardon) d’abord rive droite puis rive gauche avant de prendre une sente pour remonter d’environ 100 mètres. Ce fut presque le dernier effort, sauf celui nécessaire pour revenir de la source de la Vachère. Ensuite nous pûmes regagner nos voitures en suivant une partie du sentier des sculptures dans les bois de Châtel-Guyon, sentier commencé en 2015 par Loïc Bertrand, agent de commune qui a souhaité prolonger la vie des arbres et surprendre petits et grands. Toutes les sculptures sont réalisées sur souches d’arbres. Aujourd’hui une quarantaine de sculptures sont disséminées tout au long du sentier (ours, marmotte, lutin, loup, statue de l’île de Pâques, escargot, hibou …etc.). Il faut bien ouvrir l’œil car elles se fondent discrètement dans le décor forestier.
Puis ce fut l’heure de retrouver le point de départ pour partager comme pendant le pique-nique, quelques friandises apportées par les randonneuses du jour. Cette belle journée nous a fait prendre conscience aussi que le printemps arrivait avec une nature qui va se parer de ses plus belles fleurs. L’horaire fut respecté …….
Animatrice : Mady Nombre de participants : 20 animatrice comprise (15 F– 5 H) Météo : ciel peu lumineux mais température printanière Distance : 22 km (montre garmin 7) Dénivelé : 912 m (montre garmin 7) Durée déplacement : 7 h 23’ Classement Atlas : moyenne Voitures : 80 km x 2 voitures de Clermont Fd, 104 km pour 2 voitures du Crest soit au total 368 km. Deux voitures sur place. Préparation et rédaction : 3 h
ITINÉRAIRE : Queuille, Montfaucon, Chambonnet, Sauret-Besserve, Besserve, le barrage des Fades, le Chagot, Puy-Gilbert, Queuille.
Le parcours du jour va nous donner l’occasion de traverser la Sioule, à 2 reprises mais avant de le commencer, nous nous offrons une vue aérienne sur sa vallée, d’abord depuis l’ancienne Motte Castrale d’où l’on aperçoit le barrage de Queuille, construit en 1905, puis du belvédère nommé « le Paradis » qui permet de profiter pleinement du magnifique méandre formé par la rivière. Dommage le gris du ciel ne rend pas justice à ce magnifique paysage.
Méandre de Queuille
Par de beaux chemins nous descendons vers la rivière et surtout vers la passerelle, accessible uniquement aux piétons, qui enjambe la Sioule pour arriver au hameau du Chambonnet dont l’ancienne église a été transformée en habitation. De là nous suivons la rive gauche de la rivière qui a un beau débit pour aller découvrir en aller-retour la cascade des 3 cuves. Le ruisseau des Cuves (?) descend successivement dans 3 marmites naturelles et forme une cascade, au cœur de la forêt.
Cascade des 3 cuves
Nous revenons sur nos pas et montons en direction de Sauret-Besserve. Là encore un petit détour pour aller jusqu’à l’église Saint-Pierre. Construite entre 1868 et 1871 en granit du pays, elle a remplacé les anciennes églises de Chambonnet et Besserve. Son clocher de 30 mètres auquel est accolé une tourelle, compte parmi les plus hauts de la région. Alors que des travaux de consolidation des fondations étaient en cours, une partie s’est effondrée, le vendredi 31 octobre 2025, sans faire heureusement aucun blessé. Nous constatons que les travaux ont repris et semble-t-il reconstruit ce qui s’était effondré mais l’église est toujours inaccessible.
Après la pause méridienne sur un bel espace herbeux à l’entrée de Besserve, c’est la rencontre avec le vélo rail qui utilise une partie de l’ancienne voie ferrée Volvic-Lapeyrouse et passe sur le Viaduc des Fades. Son nom signifiant les folles ou vieilles filles originales, dont voici la légende. Au soir de leur existence, deux sœurs sans doute inspirées par quelque bonne fée, eurent une idée insensée : abandonner les économies de toute une vie pour la construction d’un petit pont, dans le but de faciliter la traversée de la Sioule aux voyageurs. Celui-ci, baptisé bientôt « le pont des Fadas » par quelques riverains suspects d’ingratitude, transmit son nom au lieu et de là au viaduc.
Une petite sente difficilement repérable car bien encombrée de ronces, nous permet après le lieu-dit le Tourreix, de descendre jusqu’à la D 523 puis jusqu’au barrage des Fades. Mis en service en 1968, il est le plus grand barrage de la vallée de la Sioule. Belle étendue d’eau dont on profite, ainsi que des ruisseaux adjacents (Sioulet, Chalamont ) qui l’alimentent aussi, en kayak aux beaux jours.
Le barrage franchi, nous passons cette fois-ci sous le viaduc dont les deux piles en maçonnerie traditionnelle, qui culminent à plus de 133 mètres, sont impressionnantes.
Viaduc des Fades
Au moment de son inauguration en 1909, le viaduc des Fades figurait dans le trio de tête des plus hauts ponts du monde ! En 2024, il prend encore rang, à la soixante-sixième place mondiale, à la seconde place européenne, et à la première place française, devant les viaducs de Garabit (122 m) et du Viaur (116 m).
Au niveau du ruisseau du Chagot, nous retrouvons du chemin et commençons la remontée vers Queuille. Nouvel arrêt au point de vue du Chagot d’où nous apercevons, le barrage et le ruisseau du Chalamont avant de revenir par un terrain moins accidenté à notre lieu de départ.
Nous nous séparons après cette journée qui a fait dépenser heureusement un peu de calories, perte largement compensée par les dégustations de gâteaux et gourmandises ! Merci à toutes et à tous et à très bientôt.
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