Le groupe. Manque Sophie, la photographe de service

Séjour n° 8 En canoë canadien sur la Loire des grands barrages


du mercredi 04 au dimanche 08 mai 2022

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 7 ( 2 femmes et 5 hommes ).

Relation
La descente du fleuve débutée en 2017, par la Loire des méandres et des canaux de Roanne à Imphy du 31 mai au 05 juin, s’est poursuivie l’année suivante du 26 au 30 mai par la Loire des îles de Imphy à Saint-Ay puis en 2019, par la Loire des rois et des châteaux du 19 au 21 juin 2019 de Saint-Ay à Chouzé-sur-Loire. En 2020, la pandémie du Covid 19 et les restrictions sanitaires au déplacement ne nous ont pas permis de poursuivre.
Ce challenge a pu reprendre du 17 au 21 juin en 2021 par la Loire des châteaux à la zone maritime de Chouzé à Thouaré-sur-Loire. Restait la partie la plus technique pour cette année de Chamalières-sur-Loire à Villerest, la plupart des participants ayant pu acquérir suffisamment d’expérience sur les étapes précédentes pour pouvoir affronter ce parcours. Il s’est révélé compliqué du fait du faible débit du fleuve, du niveau d’eau et les nombreux passages délicats, le tout étant intimement lié.

Passage de seuil avec peu d’eau….un exercice délicat !

Après le rappel avant l’embarquement des consignes d’usage, les gorges de la Loire se sont révélées piégeuses et deux bateaux dès le premier jour ont chaviré à deux reprises. Le second jour, il a été nécessaire de passer 3 obstacles à la corde et un effort commun a permis d’apporter assistance à l’un des bateaux qui, bloqué sur un rocher, s’est rempli d’eau. Déchargé à l’aide d’une chaîne humaine dans un courant violent, le canoë a pu retrouver sa liberté après une grosse demi-heure d’effort. Les péripéties se sont accumulées au cours de cette descente et tous les participants se sont retrouvés à un moment ou à un autre, trempés. Le vent du nord vif et froid malgré les quelques périodes ensoleillées ne permettait de se réchauffer et seul un pagayage dynamique ramenait un peu de chaleur.

Effort collectif pour dégager un bateau…

Les fins de journées, nous avons pu installer nos bivouacs dans des endroits agréables pour les amateurs de nature. J1, juste avant le village de Confolent, rive gauche sur l’emplacement d’un ancien terrain de camping ; J2 à l’entrée de la retenue de Grangent rive droite entre genêts en fleurs et aubépines ; J3 Avant le pont infranchissable de Veauchette, rive gauche ; J4 sur une zone herbeuse coupée récemment, rive droite à Feurs.

Bivouac parmi les genêts en fleurs…

Moins riche en faune sur cette partie, la Loire nous a permis de voir tout de même cormorans continentaux, hérons cendrés, colverts, goélands leucophés complétés après le barrage de Grangent par les hérons blancs, les aigrettes garzettes, quelques cygnes tuberculés puis par les sternes pierregarin, hirondelles de fenêtre et rustiques, plusieurs milans noirs, et comme mammifères, des ragondins.

Outre les seuils naturels à passer, nous avons du composer avec les constructions humaines infranchissables. Quelques exemples, la micro centrale quelques kilomètres après Chamalières, le pont radier en aval de Retournac, le barrage hydro-électrique de Grangent.

Barrage de Grangent.

Aux éléments naturels se mêlent l’habitat avec de jolis villages proches du fleuve comme Aurec, les maisons de caractère de Veauche, le site des Camaldules, la presqu’île du Châtelet avec sa chapelle joliment restaurée où l’on peut découvrir sur l’un des chapiteaux deux oiseaux qui s’abreuvent dans une même coupe, emblème de l’ordre des Camaldules. Les châteaux perchés ou non, rive gauche celui d’Essalois, et rive droite sur une île, juste avant le barrage, celui de Grangent.

Presqu’île du Chatelet.

La quatrième journée a été particulièrement éprouvante pour les organismes, le vent du Nord puissant sous les rafales voyait notre vitesse se réduire encore un peu plus sur de véritables plateaux de marne où il fallait faire de grands détours pour suivre les passages où la hauteur d’eau nous permettait encore de flotter. Sinon, l’obligation était faite de tirer les bateaux à l’aide des cordes quelque fois sur plusieurs dizaines de mètres avant de retrouver de quoi naviguer.
Arrivés à Feurs, il a fallu se rendre à l’évidence, l’objectif d’atteindre Villerest où étaient stationnés les véhicules n’était plus envisageable. Après concertation, il a été décidé de s’arrêter dans cette petite ville où il était encore possible de trouver un moyen de locomotion pour récupérer nos véhicules. Pendant qu’une partie de groupe, s’occupait de ranger, nettoyer et faire sécher le matériel, les deux conducteurs partaient en taxi pour Villlerest.
A notre retour, un sympathique apéro de fin de séjour avait été organisé et sous un soleil couchant chacun a mis en lumière dans la bonne humeur les temps forts et les galères de cette aventure.

En 2023, il sera proposé de parcourir les 21 kilomètres de la retenue du barrage de Villerest en kayak de mer afin de clôturer le challenge de la descente de la Loire.

Météo : couvert avec un fort vent du Nord sur une grande partie de l’itinéraire. Pluie orageuse le 1er jour pendant le repas du soir et la nuit et le 2ème jour avant l’installation du bivouac.
Classement : moyen avec des passages techniques nécessitant de la réactivité.
Matériel mis à disposition par l’association :
2 canoës canadien de marque Venture modèle prospector 17
1 canoë canadien de marque Nova Craft prospector 17
1 canoë canadien de Marque Old Town
équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 3 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons, 4 chariots)
pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et un autre de 30 litres et 3 sacs étanches de marque Zulupack.
pour le couchage individuel ou en couple 1 tente North Face modèle WestWind (quatre participants avaient leurs tentes personnelles)
4 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
1 tarp bergaus pour les repas utilisé par Pascal pour dormir la nuit.
équipement pour les participants (7 gilets d’aide à la flottabilité, 7 pagaies et 2 de secours)
pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »
Eau : chaque participant avait à sa disposition au départ une bonbonne de 5 litres d’eau qui a été rechargée à la base nautique de Saint-Victor-sur-Loire.

Organisation générale :
Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Gilles (Citroën C3) et Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque nous sous sommes rendus à Chamalières-sur-Loire, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement s’est fait en 2 heures environ. Yves ; Jean-Marc et Georges sur place ont pris en charge les deux véhicules pour les acheminer vers le barrage de Villerest, point d’arrivée prévu à l’origine du séjour. Un grand merci à ces trois adhérents bénévoles qui ont permis par leur disponibilité que ce séjour se fasse.

Kilométrage général effectué par les véhicules : 1369 km.
Niveaux d’eau : le 07 mai 15,5 m3/s à Bas-en-Basset
Conditions de navigation : le faible débit a contrarié la navigation nous obligeant a de nombreux passages à la corde et quelque fois à tirer les bateaux sur les zones de hauts fonds.
Kilométrage parcouru : estimé à 110 km en linéaire à partir d’openrunner. car la montre Gps de marque Garmin utilisée habituellement n’enregistre plus les données à une vitesse inférieure à 5km/h. Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement agréable.
Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition
Accident : néant
Temps de préparation : 20 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Séjour n° 6 L’Allier en canoë canadien

du mercredi 20 au samedi 23 avril 2022

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 6 ( 2 femmes et 4 hommes ).

Le mot de l’animateur : L’exploration de cette rivière sauvage se poursuit. Nous reprenons notre périple à partir de Chatel-de-Neuvre. Les habitués ont accueilli avec plaisir deux nouveaux adhérents dans l’activité particulière qu’est la randonnée en canoë, Sophie et Pascal. Le débit d’eau faible pour cette période de l’année nous a obligé de suivre au plus près la masse d’eau et d’utiliser les techniques pour éviter et contourner les obstacles accumulés dans le lit. Une météo agréable, des bivouacs somptueux, une faune omniprésente plus particulièrement le deuxième et troisième jour, un groupe convivial, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette première pour les adhérents d’Atlas, une parenthèse agréable. L’arrivée était prévue au Bec d’Allier, mais celui-ci étant passé dès 14h00 vendredi, le périple s’est poursuivi sur le fleuve Loire jusqu’à la Charité.

Préparatifs avant le départ

Météo : les prévisions pessimistes se sont révélées erronées. La première journée, la couverture nuageuse s’est disloquée au fur à mesure de notre progression vers le Nord. Les autres jours ont été agréables et les nuits fraîches sans excès. Trois gouttes sont tombées dans la nuit du vendredi au samedi.
Classement : facile mais cela reste de l’aventure avec des paramètres imprévus qui nécessitent une forte adaptabilité, un équipement sérieux et de la bonne humeur dans ces moments un peu délicats à passer.

Matériel mis à disposition par l’association :
2 canoës canadien de marque Venture modèle prospectot 17
1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
équipement complémentaire pour les canoës (3 pompes, 3 écopes, éponges, 3 cordes de 15 mètres, des mousquetons, 2 chariots)
pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et un autre de 30 litres et 3 sacs étanches de marque Zulupack.
pour le couchage individuel ou en couple 1 tente Hardwear Montain, 1 tente North Face modèle WestWind (trois participants avaient leurs tentes personnelles)
6 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
1 tarp bergaus pour les repas (déplié un soir)
équipement pour les participants (6 gilets d’aide à la flottabilité, 6 pagaies et 1 de secours)
pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau rechargée au village d’Apremont sur Allier

Organisation générale :
Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Gilles (Citroën C3) et Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque nous sous sommes rendus à Chatel-de-Neuvre, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement s’est fait en 1heure et 1/2.
Yves et Luc sont venus le 23 récupérer le véhicule Kangoo et la remorque pour les acheminer à l’arrivée. Au retour, Yves accompagnant Gilles pour reprendre son véhicule resté en dépôt. Un grand merci à ces deux adhérents bénévoles qui ont permis par leur disponibilité que ce séjour se fasse.
Kilométrage général effectué par les véhicules : 815 km

Niveaux d’eau : le 21 avril 49 m3/s à Moulins ; le 23 avril 106 m3/s ; le 24 avril à La Charité sur Loire 118 m³/s.
Conditions de navigation : ce faible débit nous a obligé à utiliser au mieux les courants rendant ce parcours intéressant techniquement.
Kilométrage parcouru : 112.750 Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin et la fin de l’étape 3 et la matinée du jour 4, recalculées à partir d’openrunner.
Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Bivouac sur une île.

Itinéraire : les faits marquants

J1. Arrivés en 2019 à Chatel-de-Neuvre et après une pause due au Covid19 en 2020, c’est de cette commune que nous reprenons la descente. La progression se fait dans la réserve naturelle du Val d’Allier jusqu’à la hauteur rive gauche de Bressolles. De longs méandres succèdent à des courbes plus serrées, l’érosion par la force de l’eau est bien présente et des effondrements récents visibles. Un pylône de ligne à haute tension au socle renforcé se rapproche dangereusement année après année du bord de la rivière. De nombreux amoncellements de branches et d’arbres occupent une partie du lit. Bientôt l’ancien pont de chemin de fer et rapidement se profile la première difficulté que représente le pont de Régemortes construit à partir de l’année 1750 et qui porte le nom de son constructeur. Infranchissable, il faut impérativement se porter sur une des deux rives pour franchir l’obstacle. Passant habituellement, rive droite, je tente la rive gauche, côté passe à poissons. Après un repérage, nous avançons en progressant à pied dans l’eau, passons chaque bateau l’un après l’autre sous le pont et pendant qu’un des participants le maintien dans le courant, les containers sont déchargés en faisant une chaîne puis c’est le tour du bateau de quitter son milieu naturel empoigné par des bras vigoureux pour franchir la levée rocheuse.
Après c’est un jeu d’enfant, le bateau installé sur l’un des chariots est rechargé puis guidé jusqu’à la berge accueillante. Une bonne demie heure suffit pour les manipulations et la pause du pique-nique sous un chaud soleil est décidée avant de reprendre le fil de l’eau. Les cris des sternes Pierregarin sur l’île à quelques dizaines de mètres distraient notre pause.
Rapidement, le bruit de la ville et du trafic routier s’estompe et nous retrouvons le calme et le chant des oiseaux. A la moyenne de 8,5 km/h et après 4h10 de navigation et un peu plus de 35 kilomètres, nous plantons notre bivouac sur une île sableuse protégée de la légère brise de Nord par un rideau de jeunes saules. De nombreuses traces sont visibles : branches coupées et écorce mangée par un castor, piétinement par des oies et hérons, passage d’un chevreuil. A la tombée de la nuit, un vol important d’aigrettes garzettes remontant la rivière pour gagner son dortoir nous salue par son cri « krah krah krah »et nous invite à un repos compensateur.

Approche du pont de Régemortes à Moulins
Transfert sous le pont à Moulins côté passe à poissons…
Les Castors sont passés par là !

J2. Après un peu plus de 5 kilomètres, le passage du pont de Villeneuve, ne présente aucune difficulté. La largeur de la rivière nécessite une observation attentive pour voir vers quel bras la masse d’eau se dirige. Les ponts de Le Veurdre puis de Mornay sont franchis. Un chevreuil, rive gauche tout proche, regarde le premier canoë puis s’inquiète de ces mouvements inhabituels et décide subrepticement d’aller se cacher dans les taillis.
Lors d’un changement de direction et suite à une manœuvre trop tardive, l’un des bateaux se bloque sur un arbre en travers, la puissance de l’eau le fait pencher, le remplit et le retournement devient inévitable. Un second bateau dans le mouvement ne peut éviter à son tour l’obstacle et subit le même sort. Les containers étant bien arrimés à bord, les équipiers se laissent dériver et reprennent pied un peu plus loin sur la rive, les embarcations étant récupérées au passage. Reste à pomper l’eau, recharger les bateaux et l’aventure peut continuer… Quelques cigognes avaient déjà été aperçues en vol mais maintenant ce sont des nids occupés qui se montrent rive droite puis en nombre rive gauche. Quel magnifique spectacle proposé par ces oiseaux qui ravitaillent le parent resté au nid accueillis par des claquements de bec. Cette journée nous a permis de voir toutes sortes de résidents des lieux, milans noirs, petits gravelots, hérons blancs et cendrés, œdicnèmes criards, colverts, cygnes tuberculés, cormorans continentaux. En suivant au plus près un haut talus sableux, nous avons dérangé un groupe d’une vingtaine d’hirondelles de fenêtre qui a la hâte sont sorties de leurs longs terriers.
J’avais déjà eu l’occasion de remarquer que hirondelles de rivage et hirondelles de fenêtre se partagent quelque fois le même espace. La veille nous avions pu voir une hirondelle de rivage, mais là nous étions en présence d’une arrivée massive d’oiseaux se préparant à la nidification. Les jours suivants nous permettront d’identifier hirondelles rustiques et de fenêtres survolant l’eau à la recherche d’insectes. Après 4h16 de navigation et un peu plus de 35 kilomètres dans un décor de carte postale face à des arbres alourdis de plusieurs nids de cigognes, nous installons le bivouac à la latitude de Mars sur Allier sur une grande île séparée de la rive droite par un joli et étroit bras à l’eau vive. La soirée se passe à observer les va-et-vient des grands oiseaux et un chevreuil nous fait la surprise de passer près nos tentes.

Œuf de petit gravelot….
Cigognes en nombre au moment du pique-nique
Moment d’échange….manque Sophie la photographe !
L’arbre aux cigognes

J3. La nuit a été calme sous un ciel étoilé et la fraîcheur du matin nous surprend, une brume flotte sur la rivière. Après un copieux déjeuner, le chargement des bateaux assuré et le soleil ayant rapidement pompé l’humidité de l’air nous prenons l’option de l’étroit bras de rivière pour débuter la journée. Notre premier objectif est de ravitailler en eau à Apremont joli village posé sur le bord du cours d’eau dans une large courbe à droite. A l’approche, rive droite le château de Meauce puis rapidement sur la gauche celui d’Apremont. Une belle manœuvre à contre-courant, nous permet d’accoster rive gauche. Bateaux attachés grâce au quinze mètres de corde de chaque embarcation, nous partons en quête d’un robinet et profitons de l’arrêt pour décharger et trier nos ordures. Un sympathique jardinier nous oriente et nous explique que toutes les maisons à l’exception d’une appartiennent au châtelain et sont louées. Le bâti est bien entretenu et sous le soleil, l’ensemble est harmonieux. La première difficulté est tout proche, la prise d’eau des Lorrains. En fait un barrage sur toute la largeur de la rivière qui permet par gravité, par un canal d’alimentation de maintenir le niveau d’eau du canal latéral à la Loire. Approchée tout en douceur par la rive droite, de grandes marches en ciment permettent le passage et la remise en eau quelques mètres plus bas. Juste le temps de se remettre en mouvement et c’est bientôt un pont de chemin de fer puis un nouvel arrêt toujours rive droite au Pont Guétin qui sert de support au canal latéral à la Loire. J’invite les participants à grimper sur l’ouvrage d’art qui est un des plus grands pont-canaux de France, avec 343 m de long, ouvert à la navigation en 1838. Déchargement, portage des containers, des bateaux, chargement et mise à l’eau, l’équipe est rodée. A droite le département de la Nièvre, à gauche celui du Cher, la rivière servant de limite administrative naturelle. Après le pique-nique, la navigation reprend et nous atteignons rapidement le Bec d’Allier après être passé sous le dernier pont routier (D976). Le volume d’eau apporté par la Loire n’est pas impressionnant et le fleuve cumule maintenant un peu plus de 100m3. Quelques bateaux de Loire apparaissent sur la rive gauche, toue cabanée, fûtreau. Bientôt rive droite Fourchambault et son pont puis sa digue de 300 mètres qui canalise le fleuve et permet la navigation par basses eaux. On laisse sur notre gauche une écluse prise par la végétation et qui permettait autrefois par un canal de jonction de rejoindre le canal latéral. C’est l’heure du bivouac sur une large et longue île à hauteur du lieu-dit Poids de fer, après 26 kilomètres.

Apremont, ravitaillement en eau
Passage du barrage des Lorrains
Promenade à pied sur le pont Guétin
Bateau traditionnel de Loire, Toue Cabanée

J4. A 08h30, l’équipe est déjà prête et les premiers coups de pagaies sont donnés. Marseille-Lès-Aubigny se présente rive gauche où le canal est très proche du fleuve d’où l’on pouvait rejoindre le canal du Berry, aujourd’hui en partie comblé. Un sanglier en train de boire, surpris par notre arrivée, fait rapidement demi tour. Pour éviter les parties rectilignes jusqu’à la Charité-sur-Loire, j’opte dès que cela est possible par des bras plus étroits qui rendent la navigation moins monotone et plus dynamique. Rive droite le château de la Marche transformé en hôtel puis une dernière pause où nous découvrons une colonie de moustiques en pleine reproduction….Le parcours s’achève vers 11h00, après une petite navigation de 16 kilomètres, face au vieux pont de la Charité après avoir passé un bras à contre courant (modification du courant suite à l’effondrement d’une digue et des modifications de banc de sable). Merci à toutes et tous pour votre bonne humeur et à la prochaine pour une nouvelle aventure !

Nous sommes bien sur la Loire !
Traces de ragondin
Regroupement des bateaux devant La Charité
Merci à Yves et Luc pour la récupération !

A l’arrivée à La Charité, nous avons déposé un sac de détritus collectés au cours des deux derniers bivouacs.

Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition

Accident : néant

Temps de préparation : 20 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Approche de Saumur par un temps gris...

Canoë canadien de la Loire des châteaux à la zone maritime

du jeudi 17 au lundi 21 juin 2021

Animateur : Michel J

Nombre de participants : 7 ( 2 femmes et 5 hommes).

Le mot de l’animateur : Petit rappel sur cette descente de la Loire qui a commencé en 2017 au départ de Roanne jusqu’à Imphy puis en 2018 jusqu’à St Ay puis en 2019 jusqu’à Chouzé et en 2021 jusqu’à Thouaré à 5 kilomètres en amont du premier pont de Nantes et de la zone maritime.
Pour celles et ceux qui ont fait ce long et beau périple. La Loire, fleuve aux multiples facettes, imprévisible arrive jour après jour à surprendre le voyageur. Pour achever la partie navigable avec des canoës lourdement chargés, il nous restera la partie aval de Chamalière à proximité du Puy à Roanne …Peut-être en 2022 ?
Une partie des participants de ce séjour était au départ de ce long challenge de plusieurs semaines et les binômes se sont révélés une nouvelle fois efficaces. Cette année, le groupe étant en nombre impair, le quatrième canoë plus court, moins lourd pouvait être manœuvré par une seule personne. J’ai souhaité que chacun s’essaie à cette pratique. L’ambiance a été bonne et les conditions météorologies dantesques par moment n’ont pas entamé l’humeur ni l’ardeur des navigateurs. De beaux bivouacs, une luminosité particulière, la douceur des paysages, ont fait de ce séjour une parenthèse dans la vie de tous les jours.

Météo : brise d’Est les quatre premiers jours puis un léger vent d’Ouest-Sud-Ouest le dernier jour. Le vent en altitude était plutôt orienté Sud-Ouest. On a pu observer durant le séjour un éventail de nuages à des différents étages, cirrus, cirrocumulus, altocumulus, altostratus, cumulus, stratocumulus, nimbostratus, cumulonimbus. Le dernier nous a arrosé copieusement à plusieurs reprises. Une mini tornade avec des pluies diluviennes et quelques grêlons, le samedi soir est venue tester l’installation de nos tentes et deux se sont retrouvées en position horizontale sous la puissance du vent.

Classement : facile mais cela reste de l’aventure avec des paramètres imprévus qui nécessitent une forte adaptabilité, un équipement sérieux et de la bonne humeur dans ces moments un peu délicats à passer.

Matériel mis à disposition par l’association :

  • 3 canoës canadien de marque Venture modèle prospectot 17
  • 1 canoë canadien de Marque Old Town
  • 1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
  • équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 4 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons, 2 chariots)
  • pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et un autre de 30 litres et 4 sacs étanches de marque Zulupack.
  • pour le couchage individuel ou en couple 4 tentes hardwear montain (deux participants avaient leurs tentes personnelles)
  • 6 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
  • 1 tarp bergaus pour les repas
  • équipement pour les participants (5 gilets d’aide à la flottabilité, 5 pagaies et 2 de secours)
  • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 8 litres d’eau rechargée au port de la Possonnière.

Organisation générale :

Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Gilles B. (Citroën C3) et Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque nous sous sommes rendus au camping de Chouzé-sur-Loire, lieu de la mise à l’eau.
Yves D. et Luc L. sont venus le 21 récupérer le véhicule Kangoo et la remorque pour les acheminer à l’arrivée. Yves accompagnant Gilles pour reprendre son véhicule resté en dépôt. Un grand merci à ces deux adhérents bénévoles qui ont permis par leur disponibilité que ce séjour se fasse.
Kilométrage général effectué par les véhicules : 2974 km.
Niveaux d’eau : le 17 juin 270,8 m3/s à Saumur ; le 18 juin à St-Mathurin-sur-Loire 273 m3/s ; le 21 juin à Montjean-sur-Loire 345,3 m³/s.
Conditions de navigation : ce débit raisonnable associé à une brise nous a permis de naviguer sereinement.
Kilométrage parcouru : 139,47. Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Durée de navigation totale : 18h48 ; sur la journée, maximum, 5h25, minimum, 1h46. Données journalières, J1, 6.9 km/h pour 23,01 km en 3h20 ; J2, 6.5 km/h pour 29.02 km en 4h27 ; J3, 7.2 km/h pour 38,87 km en 5h25 ; J4, 7,7 km/h pour 35,58 km en 4h36 ; J5, 7,4 km/h pour 12,99 km en 1h46.
Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Itinéraire : les faits marquants
J1. Arrivé en 2019 à Chouzé, c’est de ce village de bord de Loire que nous continuons la descente. Vers le Sud-Est, nous apercevons les nuages de condensation de la centrale nucléaire de Chinon-Avoine. A la confluence avec la Vienne, rive gauche, nous pouvons admirer la collégiale de Candes-Saint-Martin dont la construction a débuté en 1175 pour s’achever en 1225. Puis après quelques coups de pagaie, le château de Montsoreau de style gothique et renaissance (1443-1515) immortalisé par Alexandre Dumas dans la Dame de Monsereau. Quelques maisons troglodytes en arrière plan se laissent voir à travers le feuillage. Une dizaine de kilomètres plus loin, se distingue la haute stature du château de Saumur que l’on a tout le temps d’admirer avec la vitesse de notre déplacement. Passée cette ville qui abrite le fameux cadre noir de Saumur, école nationale d’équitation créée par Louis XVIII, le 23 décembre 1814, Chênehutte Trèves-Cunault et en rive droite Saint-Martin-de-la-Place où notre bivouac sera installé sur un bras de Loire ensablé.

J2. A partir de Saumur, la Loire est aménagée et de grosses balises vertes et rouges permettent de délimiter la zone navigable accessible aux différents bateaux de Loire, la toue cabanée ou sablière, le fûtreau, le chaland. Saint-Clément-des-Levées se distingue par ses hautes levées (digues) puis c’est le double pont qui s’appuie sur une île centrale avec rive gauche, Gennes et rive droite, les Rosiers-sur-Loire, deux villages et deux églises. Bientôt rive droite Saint-Mathurin et quatre kilomètres plus loin l’importante île Blaison que nous passons par la gauche où les eaux sont concentrées, seul un filet d’eau passe rive droite lui permettant d’être encore une île. Face à la Bohalle, notre bivouac sera monté à l’abri d’une végétation de saules et de jeunes peupliers qui semblent faire la gourmandise des castors du coin.

Toue
Baignade sur un bras mort

J3. La Daguenière, rive droite se laisse dépasser et nous franchissons une succession de trois lignes à haute tension, laides dans le paysage mais tellement utiles pour se positionner. Nous laissons tomber l’idée de prendre sur notre gauche le Louet, bras de Loire qui va vivre sa vie pendant une bonne vingtaine de Kilomètres avant de retrouver le lit principal. Le débit est trop faible pour se risquer avec les canoës chargés dans cet itinéraire bis. Petit bras que j’avais eu l’occasion de suivre en kayak de mer en avril 2014. Les Ponts de Cé dont le nom viendrait d’après la légende de César qui aurait décidé de marquer un pont de son nom mais chassé rapidement, il n’aurait pas eu le temps de finir et se serait arrêté à Cé !

Nous laissons l’île aux chevaux sur notre droite. Bouchemaine et la confluence avec la Maine se profilent très rapidement et de nombreux épis apparaissent à partir des deux rives afin de canaliser les eaux et casser la force du courant. Des pieux en bois plantés verticalement permettent de maintenir en place les monticules de pierres. A l’approche de la grande Île de Chalonnes, le lit du fleuve se rétrécit et se concentre rive gauche. Une pause à l’endroit où le Louet revient vers le cours principal puis rapidement toujours rive gauche le Layon juste avant le village de Chalonnes. D’une longueur de quatre-vingt dix kilomètres, cette petite rivière se distingue car elle traverse le fameux vignoble du même nom. Avant Montjean-sur-Loire, nous passons sous la passerelle Trottier qui permet aux habitants de l’île de gagner plus facilement la rive gauche. Ce gros bourg a tiré sa richesse pendant de nombreuses années des mines de charbon et des fours à chaux. Les mariniers montjeannais ont réussi à résister à l’arrivée du chemin de fer jusqu’en 1900 en transportant la chaux locale par la Loire puis par le canal de Nantes à Brest dans toute la Bretagne. C’est l’heure de poser le bivouac sur une belle plage de sable sur la rive droite.

J4. Hier soir, la fin de journée après le repas a été mouvementée, une mini tornade avec de fortes précipitations couchait au sol deux des tentes. Une nuit un peu humide pour certains.

Bientôt Saint-Florent-le-Viel, rive gauche, lieu de naissance de l’écrivain Julien Gracq nom de plume de Louis Poirier connu du public principalement pour son roman le Rivage des Syrtes et son refus du prix Goncourt en 1951. Avec Ancenis, nous allons subir les effets mesurés de la marée. La pause de midi est mise à profit pour faire sécher tentes et matériels au soleil sur les rochers des épis. Deux arrêts prévus en ce début d’après-midi, le Moulin Pendu (rive gauche) et le port d’Oudon (rive droite). Moulin Pendu car il montait et descendait selon la marée (moulin à farine du XIII°s jusqu’au XVII°siècle). Pour certains historiens il aurait servi aussi de péage du VII°s jusqu’au XVII°s et de port de batellerie à vapeur.

Moulin pendu

Oudon, petit port en retrait de la Loire dominé par son château du XIV et XV° siècle que l’on atteint en remontant sur quelques centaines de mètres un affluent le Hâvre. Nous reprenons le fil de la Loire sous un ciel sombre qui se déchaîne rapidement nous obligeant à accoster à nouveau pour se mettre à couvert afin de se protéger des très fortes précipitations. Rapidement arrivé, l’orage se disperse aussi vite et nous reprenons notre navigation laissant à gauche les grandes îles Dorelle et Moron. Nous profitons de la marée montante pour remonter un bras mort derrière cette dernière île et installer le bivouac. Quelques gouttes le soir mais abrités sous le tarp, nous pouvons dîner tranquillement.

J5. En ce début de matinée, la marée est basse et notre bras mort est presque à sec. Un léger filet d’eau nous permet de tirer les canoës chargés vers le fleuve. Une dernière pause rive gauche à hauteur de Mauves-sur-Loire entre deux épis avant de gagner Thouaré-sur-Loire, rive gauche, lieu de rencontre avec l’équipe de récupération. Dernier petit effort en faisant la chaîne dans un limon collant pour décharger les canoës et tirer les bateaux au sec.

Déchargement des bateaux à marée basse

Faune rencontrée : tout le long du parcours, nous avons pu apprécié la diversité et la richesse de la Loire en majorité des oiseaux : sterne pierregarin et naine sur les îles et en pêche, mouette rieuse, goéland argenté, brun, héron cendré, héron blanc, aigrette garzette, cygne tuberculé, colvert, cormoran continental, poule d’eau, petit gravelot, oenicdème criard, vanneau huppé, hirondelle de fenêtre, quelques rapaces… milan royal et milan noir, et comme mammifères, des ragondins.

Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition

Accident : néant

Incident : aucun

Remarques : l’ambiance a été bonne au sein du groupe. Nous avons accueilli pour son premier voyage en Loire avec nous Benoît qui s’est facilement adapté. La douceur des températures a permis de se baigner avec prudence chaque jour.

Temps de préparation : 20 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Rédacteur Michel J. le 14 juillet 2021


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Canoë canadien sur l’Allier

Séjour n° 11 Canoë « canadien sur l’Allier
Du vendredi 05 au dimanche 07 juillet 2019
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 10 ( 3 femmes et 6 hommes).
Météo : beau et chaud. Orage qui a duré une grosse heure le samedi entre St Yorre et Vichy. Menaçant en soirée samedi soir et une partie de la nuit au bivouac après Billy. Beaucoup de baignades pour essayer d’atténuer la chaleur.
Classement : facile mais nécessitant de respecter les consignes de passage des seuils naturels et des obstacles artificiels.
Matériel mis à disposition par l’association :
– pour le couchage, un tipi de marque Bergans pour 6 à 8 personnes, deux tentes bi-place l’une de marque Coleman et l’autre de marque Hardwear Montain, des tapis de
sol complémentaires Space Blanket.
– pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 65 litres et un autre de 35 litres pour deux et pour chaque bateau un sacs étanche de marque
Zulupack de 35 litres.
– pour les bateaux, cordages (pour le passage à la cordelle) mousquetons, sangles pour attacher tout le matériel
– quatre pompes manuelles ont été emmenées pour le vidage des bateaux.
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »
– pour la navigation, quatre canoës canadiens propector17, trois de marque Venture, un quatrième de marque Nova Craft et le cinquième de marque Old Town avec
l’équipement habituel pour chaque participant, gilets d’aide à la flottabilité, pagaie à la taille
– une pagaie de secours pour le groupe.
Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau.

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Cinq bateaux pour affronter l’Allier

Niveaux d’eau : le 05 juillet au Pont de Limons, 15,35 m3/s ; le 07 juillet à Châtel-de-Neuvre 24.97 m3/s
Conditions de navigation : niveau d’eau très bas
Kilométrage parcouru : 87.73. les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Durée de navigation totale : 12h16 ; sur la journée, maximum, 4h42, minimum, 3h19.
Données journalières : J1, 7.4 km/h pour 31.66 km en 4h15 ; J2, 6.63 km/h pour 31.17 km en 4h42 ; J3, 7.5 km/h pour 24.90 en 3h19 
Hébergement : une tente tipi et deux tentes bi-places en milieu naturel. Deux beaux bivouacs dans des endroits calmes, les grèves étant larges et accueillantes.
Itinéraire : nous sommes partis de Joze et arrivés à Chatel-de-Neuve.
Les faits marquants
Jour 1 : Avons atteint sans difficulté malgré le niveau d’eau bas les abords de St Yorre pour le premier bivouac. Il est dommage de voir dans cette première partie de descente autant de détritus sur les berges. L’Allier est une belle rivière qui devrait faire l’objet d’une attention particulière de la part des riverains.

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  Bivouac sous un temps orageux

Jour 2. L’orage menace dès le départ et nous enfilons une protection après avoir fait le plein de nos bonbonnes d’eau au camping de St Yorre. Le tonnerre accompagne les averses. Arrivés au plan d’eau de Vichy à proximité du barrage, nous utilisons avec facilité les chariots et pique-niquons au soleil retrouvé à côté de la rivière artificielle. Les quelques ponts de chemin de fer et routier sont passés avec précaution, de nombreux débris occupant le cours de la rivière sous les ouvrages. Dernière difficulté de la journée, le barrage de palplanche de Billy que l’on franchit côté rive droite avec succès. Bivouac dans un près après la cimenterie, rive droite. En début de soirée l’horizon est parcouru par de nombreux éclairs, les orages grondent une peu dans toutes les directions sans être menaçants pour nous. Quelques gouttes de pluie puis toute la nuit, le tonnerre se fera entendre, le mauvais temps cependant nous épargnera.

Jour 3. la dernière journée se fera dans une température agréable, la chaleur s’étant atténuée. Nous avons apprécié les méandres de cette rivière Allier coulant dans une campagne paisible loin de l’agitation humaine.

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   Réunion sur l’eau

Faune rencontrée : hirondelle de rivage, guêpier, les « nids terriers » bien visibles sur les rives aux talus sablonneux, héron cendré, aigrette garzette, cygne tuberculé, oie bernache, canard colvert, cormoran continental, grosse concentration de milans noirs avant St-Yorre.                 
Incident : un bateau s’est fait prendre dans un arbre mort dans le courant le troisième jour ce qui a nécessité de le ramener sur la berge pour le vider et le recharger. Bonne assistance collective.
Temps de préparation : 10 heures (montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, informations par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Canoë « Canadien » sur la Loire des rois et des châteaux

Séjour n°9 Canoë canadien sur la Loire des Rois et des châteaux

Du mercredi 19 au dimanche 23 juin 2019

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 8 ( 2 femmes et 6 hommes).
Le mot de l’animateur : Nous poursuivons en 2019, la descente de cette Loire qui peut être si
changeante d’une année à l’autre mais toujours aussi magique. Le but est de s’approcher au
mieux de Saumur avant de finir le périple aval à Nantes en 2020. Restera toute la partie
supérieure en amont de Roanne qui sera plus facile avec des binômes bien soudés.

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Météo : Fort vent d’Ouest le premier jour. Beau et sec. Les températures nocturnes ont été
douces. Quelques menaces orageuses qui sont passées toujours à quelques distances de notre
position.
Classement : facile mais nécessitant de respecter les consignes de passage des seuils naturels
et des obstacles artificiels. Chaque vieux pont a fait l’objet d’une reconnaissance pédestre afin
de choisir la meilleure arche pour passer en canoë.


Matériel mis à disposition par l’association :
– pour le couchage, un tipi de marque Bergans pour 6 à 8 personnes, une tente bi-place,
Maréchal, des tapis de sol complémentaires Space Blanket.
– pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 65 litres et
un autre de 35 litres pour deux et pour chaque bateau un sacs étanche de marque
Zulupack de 35 litres.
– pour les bateaux, cordages (pour le passage à la cordelle) mousquetons, sangles pour
attacher tout le matériel
– quatre pompes manuelles ont été emmenées pour le vidage des bateaux.
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de
l’adaptation « canoë »
– pour la navigation, quatre canoës canadiens propector17, trois de marque Venture et le
troisième de marque Nova Craft avec l’équipement habituel pour chaque participant,
gilets d’aide à la flottabilité, pagaie à la taille
– une pagaie de secours pour le groupe.
Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau.


Organisation générale :
Transport : à l’aide de deux véhicules en co-voiturage
Kilométrage général effectué par les véhicules : 2481

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Bivouac sur une île

                                                    


Niveaux d’eau : le 19 juin 75.10m3/S à Orléans (Pont Royal) ; le 20 juin à Blois 101.18m3/S ;
le 21 juin à Tours (Pont Mirabeau) 112.47m3/S ; le 23 juin à Langeais 135.07m3/S

Conditions de navigation : ce débit faible nous a obligé à redoubler de vigilance pour le
passage des ouvrages anciens.
Kilométrage parcouru : 154.28. les données ont été fournies par une montre GPS de marque
Garmin.
Durée de navigation totale : 20h48/ ; sur la journée, maximum, 5h37, minimum, 1h45.
Données journalières, J1, 5.9 km/h pour 24.55 km en 4h10 ; J2, 7.1 km/h pour 40.15 km en
5h37 ; J3, 8.2 km/h pour 43.92 km en 5h21 ; J4, 8.0 km/h pour 31.52 km en 3h55 ; J5, 8.0
km/h pour 14.14 km en 1h45.


Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un
environnement exceptionnel.

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Bateau traditionnel de Loire

                                           

Itinéraire : les faits marquants
J1 Arrivé en 2018 à St Ay, c’est de ce gros bourg que nous repartons cette année ayant une
pensée pour le bon vivant qu’était François Rabelais et qui a écrit, on l’imagine assis face à la
Loire, « Le Tiers Livre de Pantagruel ». Un fort vent d’Ouest, nous oblige à maintenir
correctement les bateaux face au vent. La vitesse s’en ressent et il nous faut déployer
beaucoup d’effort pour progresser. A Beaugency, le repérage du passage est obligatoire et
nous passons à la cordelle glissant le long de la pile gauche de la première arche, rive droite.
Reste à franchir la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-eaux. Les chariots conçus pour le
transport des canoës chargés font merveille en nous évitant fatigue et perte de temps. Bivouac
rive gauche avant St Dié.


J2 St-Dié, port qui a servi à acheminer les matériaux pour la construction du château de
Chambord débutée en 1519 sous François 1er et Chambord lieu d’un pique nique pour
l’équipe d’Atlas lors de la traversée Rhin-Atlantique en vélo rando, il y a quelques années…..
Bientôt, le château de Menars ayant appartenu à la marquise de Pompadour. Blois où nous
passons compte tenu du niveau d’eau avec précaution le vieux pont, rive gauche. Bivouac
après Chaumont sur Loire sur une île non occupée par les oiseaux nicheurs.


J3 Beaucoup de bancs de sable et d’îles jalonnent cette partie rectiligne qui nous amène à
Amboise. Amboise son château, le Clos Lucé et Léonard de Vinci font la renommée de cette
ville concentrée sur la rive gauche Nous maintenons une bonne allure, un vent d’Est modeste
nous aide dans cette progression. L’arrivée sur Tours nous fait redoubler de prudence, les
ponts sont au nombre de six et deux seront passés à la cordelle le vieux pont en pierre rive
gauche, première arche (le pont Wilson) et le dernier, rive droite, deuxième arche. Le niveau
d’eau très bas fait découvrir toutes sortes de débris liés à l’entretien et au renforcement des
ouvrages d’art, pieux et barres métalliques, morceaux de béton etc… Bivouac sur une île en
aval de Tours.

           

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 Château de la Pompadour

               

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Blois


                                                 

J4 Bientôt Luynes avec sa forteresse du XIIème siècle puis Cinq-Mars-la-Pile et sa tour
funéraire gallo-romaine. Passé le pont ferroviaire, le fleuve reçoit les eaux du Cher qui aura
baigné les châteaux de Chenonceau et de Villandry. Bivouac sur l’île Saint-Martin en amont
de la Chapelle-sur-Loire.. L’endroit aurait pu être idyllique.. Nous étions prêt à partager le
territoire de quelques castors à voir les jeunes peupliers découpés mais en fin d’après-midi,
l’installation sur la rive droite d’enceinte de musique annonçaient une soirée rythmée qui dura
une partie de la nuit. Certains participants n’ont pas très bien dormis !

                                
   

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Le vieux pont Wilson à Tours 

         

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Reflets des nuages dans une Loire paisible

 

J5 L’étape est prévue courte car le retour sur Clermont-Ferrand sera long. Dernier obstacle à
franchir c’est la centrale nucléaire de Chinon-Avoine. Contrairement aux précédentes
centrales, celle-ci se distingue par l’absence de barrage. L’approche des bâtiments n’est pas
très gaie mais à la vitesse de 8km/h, le supplice est de courte durée. Bientôt Chouzé-sur-Loire,
rive droite où nos véhicules sont stationnés au camping municipal.

Faune rencontrée : tout le long du parcours, nous avons pu apprécié la diversité et la richesse
de la faune de la Loire en majorité des oiseaux : sternes pierregarin et naines sur les îles, ,

hérons cendrés, aigrettes garzette, cygnes tuberculés, colverts, cormorans continentaux,
hirondelles de rivage et guêpiers (nombreuses colonies) dans les talus sablonneux des rives,
quelques rapaces… milans noirs, un balbuzard, et comme mammifères, des ragondins.

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    Les castors sont passés par là !

Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à
disposition

Temps de préparation : 15 heures (découpage des journées de l’itinéraire, repérage des
passages délicats sur google earth, montage de la remorque, rassemblement et vérification du
matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Canoé canadien sur l’ Allier

Séjour n° 9 Canoë canadien sur l’Allier

Du 02 au 03 juin 2018

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 4 ( 4 hommes).

Météo : beau et chaud. Gros orage après le chargement du deuxième canoë à Moulins
Classement : facile mais nécessitant de respecter les consignes de passage des seuils naturels
et des obstacles artificiels.


Matériel mis à disposition par l’association :
– pour le couchage, deux tentes bi-place, North Face, modèle Westwind, deux tapis de
sol complémentaires.
– le tarp de marque Bergans de 3.5 x 2.9 (non utilisé)
– pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 65 litres et
pour chaque bateau un sacs étanche de marque Zulupack de 35 litres.
– pour les bateaux, cordages (pour le passage à la cordelle) mousquetons, sangles pour
attacher tout le matériel
– deux chariots avec courroies
– deux pompes manuelles ont été emmenées pour le vidage des bateaux.
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de
l’adaptation « canoë »
– pour la navigation, deux canoës canadiens propector17 de marque Venture avec
l’équipement habituel pour chaque participant, gilets d’aide à la flottabilité, pagaie à la
taille
– une pagaie de secours pour le groupe.
Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau.

Organisation générale :
Transport : à l’aide d’un véhicule en co-voiturage, La remorque de
l’association a été utilisée pour les bateaux et divers bagages.
Kilométrage général effectué par les véhicules : 250
Niveaux d’eau : le 02 juin à 10h00 au Pont de Limons, 159,40 m3/s ; le 03 juin à Chatel-de-
Neuvre à 14h00, 176.92 m3/s

Après le passage du pont barrage de Vichy

Conditions de navigation : la masse d’eau importante associée à une pente régulière nous a
permis de faire un important kilométrage.
Kilométrage parcouru : 110.54. les données ont été fournies par une montre GPS de marque
Garmin.
Durée de navigation totale : 10h ; sur la journée, maximum, 5h11, minimum, 4h49. Données
journalières, J1, 11 km/h pour 57.40 km en 5h11 ; J2, 53.14 km/h en 4h49

Hébergement : deux tentes bi-places en milieu naturel. Le bivouac difficile à trouver du fait
du niveau d’eau et de la présence invasive de la renouée du japon, a finalement été sympa et
calme

Itinéraire :
Le débit de la rivière étant important, j’ai proposé aux inscrits rodés à cette activité d’allonger
le parcours et de partir de Joze en essayant d’atteindre sur un week-end Moulins.

Les faits marquants
J1 la rivière occupe l’intégralité de son lit. Pas de problème pour mettre les bateaux à l’eau à
Joze, l’acharnement contre la renouée du Japon a permis d’ouvrir un large corridor pour
gagner la rivière, herbes et orties gagnent du terrain… Dès le départ, les sensations sont là et
nous filons à belle vitesse sans faire beaucoup d’efforts. Les équipiers se relaient à la barre.
Nous arrivons sur le plan d’eau de Vichy avec une moyenne de plus de 12 km/h. le barrage
freine le courant qui réduit notre vitesse à 5 voire 6 km/h. Sortons les canoës de l’eau sous les
yeux des participants à une compétition de kayaks et canoës en ligne et testons pour la
première fois les chariots conçus pour transporter canoës et matériel en une seule fois. A part
les courroies à revoir et quelques détails, le résultat est positif. Nous roulons sur 800 mètres
environ remettons les canoës à l’eau après la rivière artificielle en passant à travers un champ
de déjection humaine. Quelle honte ! Bivouac rive droite à proximité de Billy.

Un dépôt parmi tant d’autres le long de cette belle rivière !

J2 passage du difficile barrage palplanche de Billy. Le courant est très fort, concentré sur la
partie droite de la rivière et générant de grosses vagues irrégulières. A tenter avec moins de
débit une prochaine fois. Nous passons rive gauche en faisant glisser le canoë sur les gros
cailloux qui obstruent la rivière, nous répartissant sur le trajet,le canoë étant maintenu par une
corde. On perd un peu de temps mais on évite le naufrage…Par contre le second barrage au
niveau de la cimenterie a semble-t-il disparu (déjà constaté lors d’une précédente navigation).
A partir du pont St-Loup, nous pénétrons dans la réserve qui s’étend jusqu’à proximité de
Moulins. La pause du midi se fait après le pont de Châtel-de-Neuvre. Nous nous arrêtons rive
gauche à Moulins avant le pont barrage.

Faune rencontrée : le niveau d’eau étant très élevé, la nidification des sternes a été sans doute
perturbée. Nous en verrons quelques unes à proximité de Moulins. Les hirondelles de rivage,
les guêpiers sont bien présents, les « nids terriers » bien visibles sur les rives aux talus
sablonneux, hérons cendrés, aigrettes garzette, cygnes tuberculé, de nombreuses oies
bernache avec des petits, colverts, cormorans continentaux, une cigogne, quelques rapaces…
beaucoup de milans noirs, et j’en oublie sans doute….

Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à
disposition
Accident : néant
Incident : chavirage d’un bateau lors de la recherche du bivouac…un arbre s’est mis à
traverser subitement la rivière !…… bien géré par l’équipage (ils ont pompé les Shadock !)
et bonne assistance collective.
Matériel perdu : une pagaie lors du chavirage

Temps de préparation : 5 heures (montage de la remorque, rassemblement et vérification du
matériel, informations par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Canoé sur la Loire des îles

Séjour n° 8 Canoë « canadien » sur la Loire des îles

Du 26 au 30 mai 2018

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 8 ( 2 femmes et 6 hommes).

Météo : beau et chaud. Quelques gouttes orageuses le mardi soir au bivouac. Les températures
nocturnes ont été douces.
Classement : facile mais nécessitant de respecter les consignes de passage des seuils naturels
et des obstacles artificiels. Chaque vieux pont a fait l’objet d’une reconnaissance pédestre afin
de choisir la meilleure arche pour passer en canoë.

Matériel mis à disposition par l’association :
– pour le couchage, un tipi de marque Bergans pour 6 à 8 personnes, une tente bi-place,
North Face, modèle Westwind, des sursacs (emmenés et non utilisés), des tapis de sol
complémentaires.
– pour les repas, un tarp de marque Bergans de 3.5×2.9
– pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 65 litres et
un autre de 35 litres pour deux et pour chaque bateau un sacs étanche de marque
Zulupack de 35 litres.
– pour les bateaux, cordages (pour le passage à la cordelle) mousquetons, sangles pour
attacher tout le matériel
– quatre pompes manuelles ont été emmenées pour le vidage des bateaux.
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de
l’adaptation « canoë »
– pour la navigation, quatre canoës canadiens propector17, trois de marque Venture et le
troisième de marque Nova Craft avec l’équipement habituel pour chaque participant,
gilets d’aide à la flottabilité, pagaie à la taille
– une pagaie de secours pour le groupe.
Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau. Chaque jour, il
nous a été possible de remplir la bonbonne.


Organisation générale :
Transport : à l’aide de deux véhicules en co-voiturage
Kilométrage général effectué par les véhicules : 1747


Niveaux d’eau : le 26 mai à Imphy à 10h00, 153,20m3/s ; le 30 mai à Orléans à 12h00,
330.52m3/s

Conditions de navigation : avec ce gros débit, pas de problème de navigation. Nous avons pu
réaliser des distances journalières importantes.

Kilométrage parcouru : 203.56. les données ont été fournies par une montre GPS de marque
Garmin.
Durée de navigation totale : 22h54 ; sur la journée, maximum, 5h31, minimum, 3h39.
Données journalières, J1, 8.8 km/h pour 32.36 km en 3h39 ; J2, 9 km/h pour 50.02 km en
5h31 ; J3, 8.9 km/h pour 44.23 km en 4h56 ; J4, 8.9 km/h pour 44.47 km en 5h00 ; J5, 8.5
km/h pour 32.48 km en 3h48.


Hébergement :. Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un
environnement exceptionnel.

Itinéraire : les faits marquants
J1 passage à la cordelle du vieux pont de Nevers par la rive gauche. Peu après, le volume de
l’Allier double le débit de la Loire à deux pas du pont canal du Guétin ouvert en 1938, l’un
des plus longs de France. Marseilles-les-Aubigny et son écluse qui fait communiquer le canal
latéral à la Loire avec le fleuve. Bivouac rive gauche avant la Charité-sur-Loire.


J2 passage sous la troisième arche côté rive droite du pont de la Charité-sur-loire construit en
1520, l’un des plus beaux du fleuve (un chavirage). A partir de la Charité et jusqu’à les Loges
chaque rive est classée réserve naturelle. Pouilly sur notre droite puis Sancerre sur le coteau
un peu à l’écart de la Loire, représentent des vins pour les connaisseurs. Pouilly-sur-Loire est
situé à mi-chemin entre la source et l’embouchure. Bivouac rive droite dans un bras mort
avant la centrale nucléaire.


J3 le barrage de la centrale nucléaire de Belleville, débarquement obligatoire et portage par la
rive droite. Site de Mantelot. Avant la construction du pont-canal de Briare, ce passage
permettait aux bateaux, venant du sud et allant vers Paris ou l’inverse, de passer de l’ancien

canal latéral à la Loire à l’ancien canal de Briare par la Loire. Pour cela, un système d’épis et
de levées submersibles construit par l’homme permettait d’avoir une hauteur d’eau suffisante.
En 1880, une chaîne immergée et placée de chaque côté permettait de retenir le bateau en cas
de forts courants en haute eau ou de le tirer en cas de faibles courants en basse eau. Le
nombre de bateaux était alors d’environ 4 000 par an. Il fut remplacé plus tard, en 1880, par
un toueur, qui accompagnait les bateaux lors de la traversée. Le nombre de bateaux passa
alors à environ 9 000 par an. Malgré tous les moyens mis en place, la traversée était
dangereuse (le courant pouvait atteindre 2,5 mètres par seconde en haute eau) et l’on
dénombrait environ 10 naufrages par an. Si un bateau sombrait, il était repêché au niveau des
écluses de Briare. Le temps de passage pouvait durer de 2 à 4 heures pour la descente et de 3 à
6 heures pour la montée. De nos jours, on peut toujours voir le chemin de halage, appelé «La
levée de l’escargot» ainsi que la rampe d’accès au pont et les tireurs de câbles de chaque côté
de la rive. Pont-canal de Briare. Il fait partie de ces monuments qu’il faut avoir vu avant de

repartir. Un incontournable du genre. Et pour cause ! Jusqu’en 2003, il fut le plus long pont-
canal d’Europe ! 662 mètres à parcourir à pied avec de l’eau dessus et dessous… et une vue

imprenable sur la Loire. Il a été détrôné par le pont-canal de Magdebourg, sur l’Elbe, qui
mesure 918 mètres. Gien et l’alternance rouge, noir et bleu des briques de la façade de son
château, rive droite, construit à l’initiative d’Anne de Beaujeu. Bivouac après le barrage de la
centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly à proximité d’une pinède .


J4 grande pose rive gauche à Sully-sur-Loire, pour admirer les extérieurs du château de
l’intendant du roi Henri IV. Toujours en rive gauche approche à pied du moulin à vent de
Guilly. Bivouac très sauvage après Jargeau, rive gauche et Saint-Denis-sur-Loire rive droite.

J5 pause à Combleux, rive droite, à l’écluse de la Patache à la jonction de l’ancien canal
d’Orléans et du fleuve. Passage des ponts d’Orléans dans l’ordre, de Vierzon, R.Thinat,
Royal, M. Joffre, de l’Europe, autoroutier. Passage sous la chapelle St Mesmin, confluence
anecdotique rive gauche avec le Loiret puis arrivée à St-Ay.

Faune rencontrée : tout le long du parcours, nous avons pu apprécié la diversité et la richesse
de la faune de la Loire en majorité des oiseaux : sternes pierregarin et naines sur les îles, ,
hérons cendrés, 2 hérons blancs, aigrettes garzette, cygnes tuberculés, colverts, cormorans
continentaux, hirondelles de rivage et guêpiers (nombreuses colonies) dans les talus
sablonneux des rives, quelques rapaces… milans noirs, busards des roseaux et peut-être un
balbuzard, et comme mammifères, des ragondins et un castor reconnu grâce à sa queue
caractéristique. La palme revenant au couple d’œdicnème criard vu sur un îlot. Nous nous
sommes arrêtés et avons pu voir la rusticité du nid à même le sol et les deux gros œufs
verts…nous avons quitté rapidement les lieux ne voulant pas troubler le couple resté à
proximité.

Œufs d’œdicnème criard


Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à
disposition
Accident : néant
Incident : chavirage d’un bateau lors du passage sous le vieux de la Charité sur Loire, bien
géré par l’équipage et bonne assistance collective.



Le tarp Bergans nous a protégé lors du cours épisode orageux du dernier soir.
Merci à Pascaline qui après recherche, a trouvé le nom de la plante parasite jaune qui
s’agrippe notamment à la renouée du japon. C’est une cuscute !


Temps de préparation : 15 heures (découpage des journées de l’itinéraire, repérage des
passages délicats sur google earth, montage de la remorque, rassemblement et vérification du
matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Canoé canadien sur la Loire des méandres et des canaux

Séjour n°8. Canoé canadien sur la Loire

Dates : du mercredi 31 mai au lundi 05 juin 2017
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 6 puis 4 dont 3 femmes et 3 hommes.

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Météo : beau et chaud dans la première partie du séjour avec deux orages de courte durée dès le premier après-midi de mercredi puis dégradation le samedi après-midi avec fortes pluies en début de soirée pendant 2 heures et une pluie régulière jusqu’au matin. Dimanche et lundi, le temps a été variable avec un peu plus de fraîcheur le matin et alternance de nuages et de belles éclaircies sur les journées. Les températures nocturnes ont été douces les trois premières nuits puis plus fraîches les deux suivantes. Classement : facile mais nécessitant de respecter les consignes de passage des seuils naturels et des obstacles artificiels surtout pour les journées du samedi et du dimanche.

Matériel mis à disposition par l’association :
– pour le couchage, des tentes bi-place, North Face, modèle Westwind, des sursacs (emmenés et non utilisés), des tapis de sol complémentaires.
– pour les repas, un tarp de marque Bergans de 3.5×2.9
– pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition deux containers, l’un de 65 et l’autre de 35 litres et pour chaque bateau un sacs étanche de marque Zulupack de 35 litres.
– pour les bateaux, cordages (pour le passage à la cordelle) et mousquetons, sangles pour attacher tout le matériel
– deux pompes manuelles ont été emmenées pour le vidage des bateaux.
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »
– pour la navigation, trois canoës canadiens propector17, deux de marque Venture et le troisième de marque Nova Craft avec l’équipement habituel pour chaque participant, gilets d’aide à la flottabilité, pagaie à la taille.

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Eau : chaque participant avait à sa disposition une bombonne de 5 litres d’eau et 20 litres d’eau supplémentaire d’eau de ville ont été emmenée dans trois contenants. A Digoin, rive droite, dans le parc public (repère, le champignon visible du fleuve) il nous a été possible de reprendre 20 litres d’eau.

Transport : à l’aide d’un véhicule Peugeot de 9 places mis à disposition par le club Arverne de plongée pour le trajet Clermont-Ferrand/Roanne. La récupération de Pascaline et Pascal début d’après-midi vendredi a été effectuée avec le kangoo Renault de Michel J. En fin de parcours, le véhicule kangoo Renault et la remorque de l’association ont été utilisés pour ramener participants, bateaux et bagages.
Kilométrage général effectué par les véhicules : 1016
Un grand merci à Luc, adhérent de l’association qui s’est mobilisé pendant trois jours, les 31/05, 02/06 et 05/06 pour assurer le transport des participants. Sans lui, nous n’aurions pas pu mener à bien ce projet.

Niveau d’eau : au départ à Roanne, le mercredi 31 mai, nous avons bénéficié de 15 m3/seconde ; le 03juin, 35m3/s à Gilly-sur-Loire ; le 05 juin, 60m3/s à Imphy.
Conditions de navigation : malgré le faible débit au départ de Roanne, le parcours jusqu’à Imphy s’est déroulé sans problème, la légère pente compensant le faible débit. Débit qui s’est amélioré jour après jour par les lâchers du barrage de Villerest en amont, suite aux orages et de l’apport de rivières, notamment l’Arroux rive droite juste après Digoin.
Seuls quelques seuils naturels ou artificiels nécessitaient d’être vigilants. Pour mémoire, après Chambilly, le seuil en marne ; le pont-canal de Digoin ; après le bourg de Diou, rive gauche, seuil important en marne ; le barrage de Decize ; seuil en rochers à hauteur de la fonderie d’Imphy. Ces informations sont données à titre indicatif et peuvent varier en fonction du débit et des modifications naturelles du tracé du cours d’eau. Volontairement, je ne donne pas de précisions quant au franchissement des seuils naturels !

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Kilométrage parcouru : 179.12. les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Durée de navigation totale : 26h20 ; sur la journée, maximum, 5h37, minimum, 3h23.
Données journalières, J1, 6.4 km/h pour 21.60 km en 3h23 ; J2, 6.4 km/h pour 31.03 km en 4h51 ; J3, 6.5 km/h pour 36.680 km en 5h37 ; J4, 7 km/h pour 31.83 km en 4h32 ; J5, 7.3 km/h pour 25.06 km en 3h25, J6, 7.5 km/h pour 32.920 km en 4h24.
Hébergement : sous tentes bi-place en milieu naturel. Les bivouacs ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Itinéraire :

Jusqu’à Digoin, la Loire par de nombreux méandres serrés suit de très près, rive gauche, le canal de Roanne à Digoin. Ces deux premières villes ligériennes importantes sont distantes par le fleuve de 65 kilomètres. Rive droite nous avons laissé des bourgs comme Pouilly-sous Charlieu, Iguérande ; rive gauche, Briennon, Artaix et son ancien port, Chambilly, Bonnand, Chassenard. Jusqu’à Digoin, le fleuve était parfois couvert de plantes aquatiques en fleurs, seuls quelques passages, là ou la masse d’eau était la plus importante permettaient au bateau de continuer leur progression. Après recherche, cette plante aux fleurs roses pâles presque blanche est la saponaire. Elle semble du goût des charolaises qui viennent la brouter lors du bain.

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A Digoin, nous avons franchi la difficulté que constitue le pont-canal par un débarquement rive gauche. Cet ouvrage permet de relier le canal arrivant de Digoin au canal du centre et le canal du centre au canal latéral à la Loire. Nous avons profité de la pause à Digoin, rive droite pour évacuer, les déchets ordinaires. Après 77 kilomètres de navigation, à hauteur de Saint-Agnan, Pascaline et Pascal, nous quittaient pour rejoindre en compagnie de Luc, Clermont-Ferrand. Dans la seconde partie, le fleuve est plus rectiligne et sa largeur augmente tout doucement, des boires et des anciens méandres sont visibles. Rive droite, nous laissons Gilly-sur-Loire, bourg qui permet de relier deux départements, la Saône-et-Loire et l’Allier, par deux ponts, l’un pour le train, l’autre pour la route, Saint-Aubin-sur-Loire et son château, Thareau et Decize ; rive gauche, Diou, Ganay. Decize est également un carrefour pour la batellerie, puisque venant du canal latéral à la Loire par le passage d’une écluse les bateaux naviguent quelques centaines de mètres sur la Loire avant de trouver le chemin du canal du Nivernais qui leur permet d’atteindre les canaux de l’est, du nord et de l’Europe ! Après Decize, un seul pont pour franchir la Loire à une quinzaine de kilomètres avant Nevers, Imphy, gros bourg qui a conservé un savoir faire dans les aciers inoxydables.

Faune rencontrée : tout le long du parcours, nous avons pu apprécié la diversité et la richesse de la faune de la Loire en majorité des oiseaux mais également quelques mammifères dont je parle un peu plus loin. Cigognes blanches (beaux groupes de nids, J2) goélands argentés (J6) , sternes pierregarin, sternes naines, guêpiers (nombreuses colonies), hérons cendrés, hérons blancs, aigrettes garzette, cygnes tuberculés, colverts, cormorans continentaux, poule d’eau (1), hirondelles de rivage (nombreuses colonies), vanneaux huppés (J5 et J6) quelques rapaces… milans noirs et d’autres non identifiés, et comme mammifères ragondins, chevreuil (1 ), martre (1), renard (1), lièvre (1) et j’en oublie sans doute…
Pour la petite histoire, le chevreuil traversait un bras de Loire ; la martre était perchée à plusieurs mètres de haut dans un arbre au-dessus du fleuve, la tête dans le trou d’un pic, sans doute, faisant festin de la couvée ; le renard gambadait à peu de distance de notre bivouac cherchant sur les berges quelques œufs ou autre nourriture pas habitué à trouver là des homo sapiens…

Nourriture : prévue au départ par chaque participant

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Temps de préparation : 15 heures (découpage des journées de l’itinéraire, repérage des passages délicats sur google earth, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations par mail et téléphone, compte rendu etc…).

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Canoé canadien sur la Loire des méandres et des canaux

Séjour n°7. Canoé canadien sur la Loire des méandres et des canau

Date : du jeudi 02/06/2016 au 05/06/2016
Animateurs : Michel J. et Fred
Nombre de participants : 7 animateurs compris (5 H et 2 F)
Temps de préparation : 15 heures (courses, plats à cuisiner, matériel, rangement etc…)

Nous avions comme objectif de faire le parcours sur la Loire de Roanne à Thareau, lieu-dit situé à une quarantaine de kilomètres en amont de Decize soit une moyenne journalière d’environ 30 kilomètres et 3h30 de navigation. Les repas du soir ont été préparés dès le samedi  précédent et congelés.

Le mardi, un affluent rive droite de la Loire, l’Aroux était annoncé en crue et faisait passer le débit de la Loire de 122 m3 (le 28/05) à 463.40 (le 31/05). Je prenais alors la décision de déplacer notre séjour de la Loire vers l’Allier amont peu impacté par les précipitations. Je passais une partie de la matinée du mercredi à monter le découpage des 4 journées de navigation. Le matériel collectif était rassemblé, la nourriture dans les containers de 35 litres (un par jour et un dans chaque bateau). Le rendez-vous était fixé à 07h30, les participants ayant été informés la veille du changement de destination, pour charger les canoës (3) sur la remorque et remettre à chaque participant un containers de 60 litres pour les affaires personnelles.

Le matin du départ, le débit de l’Allier était annoncé à 212 m3/seconde. J’avais décidé de partir de Langeac où l’Allier avait un débit de 32 m3/seconde….En route, j’avais annoncé que l’on ferait un écart au niveau d’Issoire pour voir le confluent de l’Eau Mère et de l’Allier….Arrivé sur place sous une pluie fine, je jugeais que cela devenait trop délicat de s’engager, le niveau de l’eau et la force du courant étant vraiment trop importants avec de nombreux arbres et d’objets divers qui flottaient, présentant des dangers supplémentaires. Il est quelque fois nécessaire de savoir renoncer !

J’annulais donc le séjour et proposais d’aller naviguer sur le plan des Fades, ce jeudi, après un retour sur Clermont afin de dire au revoir à Fred qui nous avait conduit jusque là avec le véhicule Peugeot Boxer de 9 places mis à disposition par l’association CAP.

Arrivé au barrage des Fades, nous avons eu l’agréable surprise de constater que le plan d’eau était plein. Avec comme simple bagage un sac étanche contenant le pique-nique, sous un ciel bas digne d’un mois de novembre, nous avons pu naviguer pendant 04h30 et parcourir 20 kilomètres. Le premier challenge a été de remonter au plus loin la Sioule et le second, le Sioulet. Grâce à la hauteur d’eau, nous avons pu, en suivant les bords, naviguer sous les branches de chênes et atteindre le pont de Miremont….

Tous les participants étaient équipés de combinaison ce qui a permis de supporter l’humidité ambiante.

Compte tenu du peu d’inscrits, d’un commun accord, il avait été décidé avec Fred, co-animateur du séjour qu’un seul assurerait l’encadrement, Fred étant chargé de nous conduire sur site et de venir nous récupérer à la fin du périple.

En conclusion, je dirai que l’on peut retenir que passé un débit de 120 m3/seconde à 150m3/seconde sur le court moyen de l’Allier, il faut renoncer. Deuxième point, il est aussi agréable de naviguer (dixit les participants) sur un plan d’eau fermé où l’on peut grâce à des bateaux performants, maintenir une moyenne entre 4.5 et 5km/h.

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Canoé canadien descente de l’ Allier

Séjour n°3. Descente de l’Allier en canoé canadien

Date : du 09/avril/2016 au 10/avril/2016
Animateurs: Michel J. et Fred
Nombre de participants : 10 animateurs compris ( 6H , 4F )
Temps de préparation (très important en logistique pour ce genre de séjour) :
– Michel, courses, matériel, dépose voiture, recherche du point d’arrivée, rangement… 15h00
– Fred chargement matériel, rangement, CR… 2h00
– Mady dépose une voiture le vendredi 4h00
Départ en covoiturage de Clermont le 09/04 à 14h30 pour Joze (+2 véhicules directement sur place)


Départ en navigation de Joze (après le pont routier) vers 15h30 après chargement des containers étanches, des embarcations et rappel des consignes dont de sécurité
Navigation ce 1er jour de 1h39 distance parcourue 17km440 (moyenne ~10.57 km/h)
Débit à Vic-le-comte au moment de notre départ à ~14h de 115 mètres cube / seconde (donnée site internet vigicrues), estimation 130 mètres cube sur notre tronçon (donnée à Pont de Limons à 22h)
Camp posé à l’intérieur d’un méandre (après Luzillat / en face de Charnat) avec utilisation du nouveau tipi de l’asso’ et des deux petits
Repas du soir (soupe / purée – jambon cru / fromage / brownie chocolat) et petit déjeuner (thé / café / brioche / pain / compote) fournis aux participants, et quelques douceurs amenés par certain(e)s
Alternance entre éclaircies et couvert nuageux en cours de déplacement, averses en début de soirée et au cours de la nuit
Beaucoup de vigilence car débit plus important que la sortie du w.e précédent (rappel ~50 mètres cubes /seconde), ce qui augmente les effets de drossage et dissimule les obstacles (eau « brouillée »)

Déchets toujours aussi présents que le w.e d’avant, mais par endroits moins visbles car recouverts d’eau…

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Deuxième jour le 10/04 départ vers 10h05 du point de bivouac après rangement du matériel, chargement des embarcations et explications sur la matinée de navigation (difficultés etc.)
Navigation de 2h30 (pause et durée pique-nique déduites) distance parcourue 26.12 moyenne de 10.45 km/h
Pause le midi à Saint-Yorre, avant le pont (à côté du camping) – débit (données vigicrues) de 140 mètres cubes / seconde
Arrivée sur Vichy (débarquement rive gauche en amont du pont de l’Europe au niveau de l’embarcadère) vers 14h00

Déplacement sur Joze avec véhicule laissé le vendredi pour récupération des voitures de Michel et Fred puis retour sur Vichy pour récupération des participants et du matériel et retour sur Clermont à ~18h00
Temps idéal / ensoleillé tout au long de la journée
Déchets bien visibles à l’entrée de Vichy en rive gauche (vers Ile de la Croix St-Martin) et effet de barrage de Vichy (courant moindre) qui se fait nettement sentir entre Saint-Yorre et Abres.

Beaucoup de faune notamment oiseaux observés durant ces deux jours (cf compte-rendu précédent pour quelques noms)… Pas de « souci » à déclarer (aucun déssalement / chavirage) mais des participants qui ont pu se rendre compte des mouvements d’eaux (exemple vers la confluence Allier / Dore avec lame d’eau qui renvoie dangereusement vers les piles du pont ou des méandres très aménagés avant le nouveau pont routier de Saint-Yorre qui créent des contre-courants importants). A été rappelé la nécessité de rester toujours dynamique pour garder la maîtrise de son embarcation, et ne pas se laisser embarquer par la rivière…

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A noter que l’association a mis à disposition les embarcations (3 de l’asso’ + 2 perso’ de Michel et moi) et de quoi les transporter (remorque), le matériel associé (pagaies, gilets d’aide à la flottaison, containes étanches, mousquetons, cordages etc.), du matériel pour le couchage (tipis, sursacs en goretex), pour la vie de camp (réchauds, gamelles etc.).

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