Vélorando, Tour de la Wallonie

Séjour n° 12 Tour de la Wallonie à vélorando
Du vendredi 12 au dimanche 21 juillet 2019
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 10 dont 6 femmes et 4 hommes.
Météo : bonne voire agréable pour rouler dans l’ensemble. Une nuit orageuse, deux nuits fraîches.
Itinéraire : utilisation au maximum des voies à faible circulation ou des ravel (voies vertes) (voir les détails ci-dessous). Pour préparer et réaliser ce circuit, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, une cartes Ign au 1/300 000 de la série « Pays, découverte du Monde » et un topo vélo édition Ouest-France, la Wallonie à vélo.
Classement : facile (1,5 jour de transport, 9 jours de voyage à vélo). Moyen la journée J8 avec une dénivelée supérieure à 700m.
Kilométrage parcouru (compteur vélo) : 572.51 soit 63.61 moyenne par jour, distance sur une journée la plus longue 96.63 km et la plus courte 33 km.
Vitesse moyenne : 15.48 km/h, maximum sur une journée 17.1 (J7) et minimum 13.3 (J4).
Durée de roulage totale : 37h06. Sur la journée, maximum 6h23, minimum 2h12.
Conditions de roulage : bonnes dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes.
Hébergement : dans des campings avec de beaux emplacements à l’exception des journées 2, bivouac dans un camping fermé et 4 où nous dormirons dans un pré à l’herbe rase fort confortable «C’est aussi çà l’aventure ! ».
Le matériel utilisé pour le couchage était une tente tipi prévu pour 6/8 personnes Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour).
Transport aller et retour : en co-voiturage à l’aide de deux véhicules.  Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée.
Equipement : vélos (personnels) VTT ou autres avec des pneus en majorité non crantés équipés de porte-bagages et sacoches. L’animateur tirant une remorque Bob (Yak) pour le transport de la toile du tipi en plus de ses sacoches.
Matériels mis à disposition par l’association : une tente tipi de marque bergans, quatre couvertures de protection space Blanket, une remorque de marque bob, modèle yak, une remorque routière aménagée pour le transport des bagages et des vélos.
Mot de l’animateur
Suivre les grandes voies de communication utilisées par les migrations humaines en l’occurrence la Meuse, découvrir de nouveaux paysages, un patrimoine bâti différent, des traditions culinaires, se hisser à la limite de trois pays et profiter d’un réseau cyclable protégé…Voici les points forts de l’itinéraire de ce voyage !

Ce séjour a été construit avec beaucoup de difficultés notamment au niveau des hébergements en camping peu nombreux dans la partie Nord de l’itinéraire. La veille du départ s’opérait encore quelques changements pour le découpage n’ayant pas reçu des réponses à certaines de mes questions !

Découpage du séjour
Les données ci-dessous, le kilométrage (KM), la durée de roulage (DR), et la moyenne journalière (MJ) ont été fournies par le compteur vélo. Les informations complémentaires ont été tirées de sites internet ou de divers documents.

Jour 1. Transport routier de Clermont-Ferrand au camping de Givet où nous sommes arrivés beaucoup plus tard que prévu, des travaux sur la fin du parcours nous obligeant à un long détour par des petites routes. Les deux véhicules et la remorque resteront en «garage mort» le temps de notre absence. L’orage menace à notre arrivée et nous devons remettre notre départ, les vannes des nuages s’ouvrant au moment du départ. Nous partons sur un sol mouillé pour une petite étape. Quelques kilomètres par
de petites routes passant à proximité du domaine de Bijou avant de retrouver la voie verte appelée en Belgique Ravel «Réseau Autonome de Voies lentes» qui nous amène sur les bords de la Meuse. Quelques petites pauses pour admirer les jolis villages et les rochers de part et d’autre de ce fleuve. Aucune indication à l’arrivée pour le camping de Dinant. Malgré nos demandes aux locaux, aucune information viable. Nous le trouvons à quelques kilomètres du centre ville un peu par hasard, rive droite. Il est tard, c’est le temps de la douche. DR 2h12 KM 33 MJ 14.9

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 Ravel L48 en Belgique (voie verte)

Jour 2. Nous suivons la Meuse, peu de dénivelée sur une voie protégée et agréable. La Meuse (néerlandais : Maas, wallon : Moûse) est un fleuve européen de 950 kilomètres de long. Elle traverse la France, la Belgique et les Pays-Bas et se jette dans la mer du Nord. Elle prend sa source à 409 mètres d’altitude à Pouilly-en-Bassigny (Plateau de Langres). 
Premières observations surprenantes concernant la faune, en nombre considérable, l’oie bernache, l’ouette d’Egypte ; plus courant, le colvert, la mouette rieuse, le foulque macroule, le cormoran continental, le cygne tuberculé.
Nous remarquons à l’approche de Namur, la taille imposante des péniches et le gabarit en rapport des écluses dites internationales. Le long du fleuve, l’urbanisme est présent, constitué de grandes maisons et des demeures plus modestes, toujours avec du charme et fleuries. Au départ, le passage sur la rive gauche, nous permet de faire une rapide visite de Dinant que nous retrouverons dans quelques jours. Un arrêt à Wépion pour goûter les meilleures fraises de Belgique «De aardbeien van Wépion».
Quelques travaux à Namur, nous obligent à des détours dans la circulation. Visite à vélo de la partie ancienne de la ville portant encore les stigmates des violents bombardements lors de la seconde guerre mondiale. Nous poursuivons l’étape jusqu’à Huy où nous attend une nouvelle désillusion concernant le camping, la responsable de l’office de tourisme nous indique qu’il est fermé. Il est toujours indiqué sur internet dans l’espoir d’une réouverture. A demi-mot, elle nous confie que l’on peut s’y installer, les emplacements étant en bon état. L’aventure continue, cela fait partie du voyage à vélo, savoir s’adapter…Nous dormirons sur un bel espace avec en toile de fond, la centrale nucléaire de l’endroit.
Première découverte culinaire en équipe, la frite belge et la fricadelle dans la modeste brasserie locale accompagnés de bière locale, Jupiler, scotch brune etc… Nous aurons également un long échange avec des jeunes désœuvrés tuant leur temps libre en consommant des caisses de bière.
DR 4h36 KM 72.71 MJ 15.80

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       Oies bernaches 
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        Personnages burlesques dans les rues de Namur

 Jour 3. A partir de Huy, nous restons sur les rives de la Meuse jusqu’à Liège. Arrivés dans les faubourgs de cette grande ville de près de 200.000 habitants, l’ambiance est morose, nous traversons des quartiers sinistrés où l’habitat ne respire pas la prospérité. Des entrepôts, des usines petites et grandes finissent d’agoniser. A l’approche de centre ville, la modernité , la tour Paradis côtoie les vieilles demeures pimpantes, et les nombreux bâtiments chargés d’histoire, le palais des Princes Evêques, l’opéra Royal de Wallonie. De retour vers les quais, nous sommes engloutis dans un énorme marché qui nous oblige à mettre pied à terre. Quelle surprise de voir dans cette ville importante, la vente d’oiseaux de toutes sortes en cage. On trouve également, coqs, poules, canards etc.. .On se croirait dans un marché à la campagne ! Passage par une passerelle à l’architecture moderne réservée aux piétons et vélos pour gagner l’île située au milieu de la ville, un havre de paix et de verdure et nous profitons de cet espace pour déguster le pique-nique à proximité du palais de la Boverie. Nous quittons Liège en suivant le canal de l’Ourthe puis en empruntant une ancienne voie ferrée à l’asphalte tout neuf. La montée à faible pourcentage entre 3 et 4% dure une bonne vingtaine de kilomètres et certaines parties sur la fin sont encore en stabilisé. Nous sommes à une quinzaine de kilomètres du territoire allemand. Le camping situé sur la commune de Gemmenich est confortable et la douche agréable. Le ciel est gris encombré de gros nuages menaçant en cet fin d’après- midi.
DR 6h23 KM 96.63 MJ 15.10

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Liège. L’ancien côtoie le moderne 
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         le groupe sur les bords de la Meuse

 
Jour 4. Le point fort de la journée est la borne des trois états, Pays-bas, Belgique et Allemagne qui est atteinte après une dernière grimpette. En arrivant à cette borne, nous sommes également au point le plus haut des Pays-Bas à 327.50m d’altitude «Hoogste Plint van Nederland». Du sommet, nous nous laissons glisser vers Aachen (Aix-La-Chapelle) en Allemagne. Ville importante à l’époque carolingienne Charlemagne l’ayant choisie pour sa situation centrale de l’empire.
Visite de la cathédrale et de quelques rues anciennes avant d’essayer de retrouver notre itinéraire dans cette ville où le panneautage pour les voyageurs à vélo n’est pas évident. Nous perdons beaucoup de temps et faisons une bonne quinzaine de kilomètres avant de retrouver le «Ravel 28» à Kornelimünster. Il faut se rendre à l’évidence, nous ne pourrons atteindre le but de l’étape du jour à savoir Le lac de Worriken. Nous ravitaillons en eau à Lammersdorf chez un particulier qui nous remplit avec gentillesse nos bidons et bouteilles. La journée est bien avancée et le long du Ravel, nous cherchons un espace pouvant servir de halte pour la nuit. Un superbe pré fauché nous accueille, côté allemand. Le ravel servant de frontière, à droite la Belgique, à gauche l’Allemagne.
DR 5h23 KM 72.31 MJ 13.3

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Bornes des 3 pays, Pays-Bas,  Allemagne et Belgique
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Le foin à l’ancienne

 

Jour 5. La soirée a été mise à profit pour revoir le découpage et le proposer aux participants. La nuit a été calme et la musique lointaine a cessé rapidement. Le chant des oiseaux a retenti bien avant le lever de soleil. Une température agréable nous accueille pour le petit déjeuner. Comme d’habitude le matin, chacun s’organise pour être prêt dans un créneau horaire qui est devenu routinier avec un départ entre 08h30 et 09h00. Nous sommes à l’Est de la Belgique mais toujours côté allemand. Monschau est rapidement passé et à quelques kilomètres à l’Ouest de Kalterherberg, nous franchissons la frontière fictive qui nous ramène en Belgique. Le paysage est varié fait de pâturages et de bois. Nous ravitaillons pour midi dans un joli bourg Weywertz où une belle boulangerie fait le bonheur de nos papilles. Aujourd’hui, nous dormirons au camping municipal de St Vith. Les tentes montées, certains font l’effort de pousser jusqu’à la piscine où l’eau est qualifiée de tonique, d’autres s’emploient au quotidien du voyageur lorsque l’eau est abondante, lavage et douche. Le groupe repart faire quelques courses à la ville et se promet une dégustation de bière à l’auberge à proximité. Malheureusement, au retour on ne pourra que constater la fermeture hebdomadaire de l’établissement. Quelques cannettes tirées du frigo de la piscine permettra de continuer le recensement des bières belges.
DR 3h30 KM 56.20 MJ 16.10

   

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 Œuvre bordant la voie verte à Marche-en-Famenne

                         

Jour 6. Nous partons pour une journée historique puisque nous allons gagner la ville Belge de Bastogne où se sont déroulés de violents combats lors de la seconde guerre mondiale faisant plus de 76 000 morts du côté américain. Bastogne est pour les belges ce que représente Ste-Mère-l’Eglise pour les français.
Le départ de la vennbahn est agréable, ravel L48 et petites routes se partageront pour apporter aux voyageurs en vélo une belle journée. La première partie se fait dans une campagne ordonnée par l’homme mais où subsistent des endroits naturels de part et d’autre de cette petite rivière que nous passerons à plusieurs reprises et où épilobes et reine des prés donnent de la couleur par leurs feuillages et leurs fleurs. Je mentionne le nom d’un petit pont donné à l’initiateur de la création des « Ravel », Gilbert-Perrin. A hauteur de Hemmeres, nous entrons un court instant sur le territoire du Grand Duché du Luxembourg. A hauteur de Lengeler, la voie cyclable est barrée, les chauve-souris ayant pris le pouvoir dans le tunnel suivant, nous contraignant à utiliser petit plateau devant et gros pignon à l’arrière pour sauter ce petit mont. Les organismes absorbent cette difficulté sans problème avec comme cadeau de bienvenu dans le Grand Duché un dessert avant l’heure, composé de framboises. Huldage est atteint en voie partagée et nous atteignons le point culminant à 558m du Luxembourg.
Nous laissons bien vite le site des Troisvierges sur notre gauche et nous filons sur une belle voie verte à l’asphalte parfaite vers Bastogne. Nous prenons le temps de visiter le mémorial de Mardasson rendant hommage aux différentes unités de l’armée américaine qui ont participé à la bataille des Ardennes. Un peu d’émotion en pénétrant dans la crypte située sous le mémorial composée de trois autels dédiés aux cultes protestant, catholique et juif, ornés de mosaïques réalisés par l’artiste français Ferdinand Léger.
L’installation au camping Rental de Bastogne se fait sous un beau soleil. Etape courte qui permet d’avoir un temps de récupération avant les derniers jours. Ce soir, la brasserie du camping, nous accueille, le jeune patron fort dynamique, nous propose une menu spécial composé de steaks de la race à viande Bleu Blanc Belge avec de vraies frites belges préparées à partir de vraies pommes de terre !
DR 4h08 KM 65.85 MJ 15.90

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Mémorial de Bastogne

 Jour 7. A partir de Bastogne, nous roulons en grande partie sur des voies partagées qui se révéleront peu chargées en véhicule mais où la prudence sera de mise. Mais la sortie de la ville, nous réserve une surprise avec l’asphalte qui se change rapidement en un médiocre chemin peu fréquenté en terre et graviers. Nous trouvons avec plaisir la petite route annoncée à proximité de Sibret et même si la surface est loin d’être parfaite elle est très acceptable pour des voyageurs à vélo. Nous gagnons le ruisseau de Laval puis jusqu’à Wyonpoint, la rivière l’Ourthe. Après Belle-vue, nous rejoignons le ruisseau de Bronze, petit arrêt en fond de vallée à la Chèvrerie du moulin du Wez composée de bâtiments joliment restaurés. Une pause d’un instant pour acheter les produits de cet élevage où les animaux jouissent d’un espace confortable. La descente continue et bientôt le château féodal de la Roche-en-Ardenne se montre dans le méandre de l’Ourthe retrouvée. Pause pique-nique et petit café noir pour certains. L’animateur hésite sur la porte de sortie du gros bourg commerçant, le panneautage est une nouvelle fois troublant. Il nous reste 18 kilomètres sur la N833 pour finir l’étape du jour qui va se dérouler pour la première fois sur une route plus passante mais heureusement, le plus souvent en faux plat descendant le long de la rivière. Les kilomètres sont vite avalés et nous nous installons dans le camping de “l’Eau Zone” tenu par deux jeunes sympathiques en bordure de l’Ourthe et à proximité du centre ville de Hotton. Courses à pied aux magasins du coin et dégustation de nouvelles bières des brasseries locales. Valérie lâchement attaquée par des tiques autochtones en profite pour consulter le médecin de l’étape.
DR 4h26 KM 76.28 MJ 17.1

Jour 8. La pluie s’est invitée et nous a bercé une bonne partie de la nuit. En quittant sous un ciel chargé, Houtton, nous retrouvons rapidement le confort d’une voie protégée jusqu’à l’approche de Marche-en-Famenne. La traversée de la ville se fait sur une voie centrale au milieu d’un parterre fleuri bordé par des œuvres d’art identiques, fac-similé d’une silhouette humanoïde où seul le pinceau de chaque artiste les différencient. A partir de Marche, nous évoluerons pendant une trentaine de kilomètres sur de
petites routes où les descentes succéderont aux montées cumulant une dénivelée positive en fin de journée supérieure à 800 mètres. Le paysage est agricole et de nombreux troupeaux de bleu blanc belge impressionnent par leur hypertrophie musculaire de leur train arrière. Les hameaux sont agréables à traverser, les maisons sont coquettes, bien entretenues et toujours avec une abondance de fleurs. Ciney est franchi, un dernier effort et après Sovet et l’autoroute A7, il nous reste plus qu’à nous laisser glisser jusqu’à Dinant par la vallée de Leffe. Installation au camping. Un nouveau petit tour dans la ville après avoir dégusté en terrasse sur les bords de la Meuse la bière traditionnelle. Visite tranquille de la collégiale Notre-Dame de style gothique mosan avec l’original clocher en forme de bulbe.
DR 4h06 KM 62 MJ 15.1

Jour 9. Nous quittons Dinant jumelé avec Dinan en Bretagne et prenons le temps d’admirer rive gauche l’ancien couvent des Capucins. L’itinéraire connu, court, laisse le temps aux voyageurs à la rêverie, d’admirer les falaises qui bordent le fleuve. Une pause s’impose au château de Freyr afin d’admirer l’harmonie des jardins. L’abbatiale romane de Hastière-Lavaux malheureusement fermée nous invite à faire quelques pas et découvrir le long de ses murs une exposition de photos de grande qualité montrant animaux et paysages de la Wallonie. Endormi, sans doute, l’animateur rate une bifurcation et prolonge le plaisir de rouler de 8 kilomètres. Un demi-tour et nous voilà bientôt dans les faubourgs de Givet. Installation au camping vers 11h50. A l’initiative d’Armand, l’après-midi sera consacré à la visite de la brasserie artisanale Caracole établie à Falmignoul où il nous sera ainsi possible d’essayer de comprendre toute la complexité du processus pour créer une bière. Une dégustation et quelques achats souvenirs, plus facile à loger dans le coffre des voitures que dans les sacoches, achevant la sortie.
DR 2h20 KM 37.53 MJ 16.00

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Dinant, sa cathédrale et en arrière plan la citadelle

 

Jour 10. Transport routier et arrivés sur Clermont-Ferrand vers 18h30.
Temps de préparation : 25 heures
Kilométrage routier effectué : pour le transport aller et retour des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages 2650 km.

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Vélorando, Tour de la Brenne

Séjour n° 7 Tour de la Brenne à Vélorando (1 et 2)
du samedi 18 au mardi 21 mai (1) et du jeudi 23 au dimanche 26 mai 2019 (2)
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 12 dont 6 femmes et 6 hommes.
Météo : Séjour n°1, humide avec pluie fine le premier jour puis temps couvert avec quelques
rayons de soleil les autres jours. Température fraîche la nuit et dans la journée. Séjour n°2,
beau dans l’ensemble avec une température de saison.

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Itinéraire : le kilométrage, la moyenne et la durée de roulage sont fournis par le compteur du vélo. Pour information mon compteur est plus disant de 5% environ par rapport aux données fournies par les autres compteurs de vélo…
L’itinéraire décrit ci-dessous a été fait dans le sens des aiguilles du montre sur le séjour 1 et en sens inverse sur le séjour 2. Il a été apporté quelques modifications sur le parcours du séjour 2, un changement de camping, Argenton-sur-Creuse au lieu de St Gaultier, non disponible et une variante pour passer au château de Guillaume (météo plus favorable sur le séjour 2). J’ajoute la montée, vélos non chargés à l’esplanade de la Bonne Dame.
Au cours de ces périples au pays des mille étangs, nous avons pu apprécier une campagne fleurie sans bruit accompagnée par le chant d’une multitude d’oiseaux. La richesse des plans d’eau et des forêts où les chênes dominent. Les bourgs nous ont révélé leur patrimoine riche et bien entretenu. Nous avons suivi et traversé plusieurs cours d’eau. Par ordre d’importance, la Creuse affluent de la Vienne puis la Claise sur le Nord du parcours. Les petits cours sur le Sud du parcours, la Sonne coupée à trois reprises, l’Abloux, l’Anglin et l’Allemette.
Faune ailée (la plus remarquable) : belle densité dans les villages d’hirondelles de fenêtre, et rustique. Au niveau des plans d’eau et notamment de l’étang du Renard pour le séjour 1, oie bernache, héron cendré, héron pourpré, héron blanc, aigrette garzette, cygne tuberculé, foulque macroule, fuligule milouin, grand cormoran, mouette rieuse. En campagne, grosse présence du pigeon ramier, héron garde-bœuf, tourterelle des bois (séjour 2), fauvette à tête noire (haies, voie verte), pie-grièche grise, famille des corvidés (corneille noire, corbeau freux, pie bavarde, geai, choucas des tours), pinson des arbres, chardonneret, huppe. A proximité de la Creuse, guêpier d’Europe (camping Le Blanc). Autre faune : renard et lièvre (à plusieurs reprises), une belle observation d’un rassemblement de carpes dans un étang pour le frai.
Fleurs sauvages (les plus remarquables où sur des surfaces importantes) : asphodèle blanc, marguerite, le géranium herbe à robert, le géranium des bois, le nénuphar jaune en fleur, l’iris des marais (canal de la Claise à Mézières).

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Séjour 1
Jour1. Départ Prissac, Bélâbre, Ruffec, Le Blanc par la voie verte, camping municipal de Le Blanc. Distance 48km, moyenne 16km/h. Durée de roulage (DR) 2h56.
Points forts de la journée  : le Prieuré de St Martial à Ruffec, grand édifice de style Roman du Berry (reconstruction du XIIème siècle) dépendance de la grande abbaye de St Martial de Limoges.
Jour2. Fontgombault par la rive gauche, Lurais-le-Bois, Tournon-St-Martin, incursion en Indre-et-Loire en passant Tournon-St-Pierre, Bossay-sur-Claise, Les Gaillards (retour dans l’Indre), Azay-le-Ferron, St-Michel-en-Brenne, Mézières-en-Brenne, camping municipal Distance 72.73km, moyenne 16km/h. DR 4h33
Points forts de la journée  : les deux viaducs de la voie verte au niveau de Le Blanc. Le panorama sur la ville de Le Blanc avec l’ancien couvent des Augustins, les églises de St-Génuton et St-Etienne. L’ abbaye de Fontgombault, abbaye Bénédictine de la congrégation de Solesmes(Sarthe) fondée au XIème siècle à proximité de la fontaine Gombaud, est d’architecture romane. L’abbaye a fondé entre autre, le monastère de Randol…le pique-nique sur le bord de la Claise en observant les kayakistes de la rivière artificielle. L’extérieur du château d’Azay-le-Ferron de style renaissance.
Jour3. Etang du Renard, étang de Bellebouche, long passage sans village à travers une zone occupée par de nombreux étangs, Chitray (voie verte), St-Gaultier, camping l’Oasis. Visite avec les vélos non chargés d’Argenton-sur-Creuse en aller et retour. Distance 51.11 + 30km, moyenne 15.8 et 15.1km/h. DR 3h14 et 2h03
Points forts de la journée  : observations d’oiseaux sur l’ étang du Renard, la visite de la petite Venise du Berry (Argenton-sur-Creuse) avec ses jolies maisons colorées.
Jour4. St-Marcel, le Terrier-Joli, la Ville-au-Geai, Luzeret, la Bézarde, forêt des Corollans, Theuret, la-Garde-Giron, Prissac. Distance 49.59km, moyenne 16km/h. DR 3h06. Points forts de la journée  : le château de la Commanderie de l’ordre de Malte à Luzeret, la forêt de Hêtres et de chênes des Corollans, le château de la Garde-Giron, joli manoir du XVème siècle ayant appartenu à Alain Giron, compagnon de Jeanne d’Arc.

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Séjour 2 (les différences)
Jour1. camping Les Chambons à Argenton-sur-Creuse Distance 34.79 + 4km, moyenne 15.8. DR 2h14.
Points forts de la journée  : (en plus), le jeu sur la petite route d’une huppe fasciée, promenade à pied dans les vestiges extérieures du site gallo-romain d’Argentomagus à St-Marcel, la montée au panorama de la Bonne Dame. En soirée, au camping, l’observation d’un pic Epeiche, nourrissant son petit.
Jour2. Nombreux groupes de hérons garde-bœuf. Distance 60.11km, moyenne 16.3. DR 3h40.
Jour3. Distance 67.82 +5.29km (pot en ville), moyenne 16.7 et 15.1. DR 4h03, 0h23.
Jour4. variante afin d’admirer le château Guillaume et son village médiéval. Château féodal remanié au XIXème siècle par l’architecte Charles-Henri Cazaux, élève de Viollet-le-Duc. Distance 49.16km, moyenne 16.3. DR 3h02

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Pour préparer et réaliser cet itinéraire, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, la carte Michelin départementale n°323. Les étapes ont été affinées sur openrunner.
Classement : facile.
Kilométrage parcouru (compteur vélo) : séjour 1, 251.43 soit 62.85 moyenne par jour, distance la plus longue 51.10 + 30 km (sans portage) et la plus courte 48 km. Durée de roulage totale : 15h50. Sur la journée, maximum 5h17, minimum 2h56. Séjour 2, 221.17 soit 55.29 moyenne par jour, distance la plus longue 67.82 + 5.29 km (sans portage) et la plus courte 34.79 + 4km (sans portage). Durée de roulage totale : 13h09. Sur la journée, maximum 4h23, minimum 2h00.
Conditions de roulage : excellentes sur de petites routes à très faible circulation et une grande partie de la voie verte entre Le Blanc et Argenton-sur-Creuse. Chemin roulant autour de l’étang de Bellebouche. Peu de dénivelée sur l’ensemble du parcours.
Hébergement : sous un tipi de marque Bergans (mis à disposition par l’association) prévu pour 6/8 personnes et deux tentes bi-place amenés par les participants (l’une sur le séjour 1 et l’autre sur le séjour 2) dans des campings avec de beaux emplacements. Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une fois par jour).
Equipement : Vélo (personnel) VTT ou équivalent avec des pneus non crantés (préconisés) équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant des remorques Bob (1 Yak et 1 Ibex de l’association).

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Vélorando “Tour du Finistère Nord”

Séjour n° 13 Tour du Finistère à vélorando
Du samedi 11 au dimanche 19 août 2018.
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 9 dont 3 femmes et 6 hommes.
Météo : perturbée avec des averses de pluie fine, de la brume en mer et quelques périodes de soleil.
Itinéraire : utilisation au maximum des voies à faible circulation ou des pistes cyclables et voies vertes (voir les détails ci-dessous). Pour préparer et réaliser ce circuit, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, les cartes Ign au 1/100 000 n°13 et 14 et au 1/250 000 n°105 et un topo vélo édition Ouest-France, la Bretagne à vélo (tome 1).
Classement : facile (1,5 jour de transport, 7 jours et 2h00 de voyage à vélo).
Kilométrage parcouru (compteur vélo) : 487,53 soit 69,65 moyenne par jour, distance sur une journée la plus longue 87,58 km et la plus courte 48,33 km. Durée de roulage totale : 34h50. Sur la journée, maximum 6h03, minimum 2h36.
Conditions de roulage : bonnes dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes.
Hébergement : sous un tipi de marque Bergans prévu pour 6/8 personnes, une tente de marque Coleman modèle Cobra. Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo .
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour)
Transport aller et retour : en co-voiturage à l’aide de deux véhicules de marque Renault un kangoo et une clio. Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée.
Equipement : Vélos (personnels) VTT avec des pneus non crantés équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant des remorques Bob (1 Yak et 1 Ibex). Une paire de sacoches de marque Vaude a été mise à disposition.
Découpage du séjour.
Les données ci-dessous, le kilométrage (KM), la durée de roulage (DR), et la moyenne journalière (MJ) ont été fournies par le compteur vélo. Les informations complémentaires ont été tirées de sites internet ou de divers documents.

Jour 1. transport routier de Clermont-Ferrand au camping de Carhaix-Plouguet.  Après avoir chargé les vélos, nous nous dirigeons vers Huelgoat et nous utiliserons la voie verte jusqu’à Locmarria-Berrien. Installation au camping. DR 2h07 KM 28.67 MJ 13.4.

Ile du Taureau

Jour 2. Après une soirée et une nuit calme, la pluie a retenti sur les toiles de tentes vers 05h00 du matin. Nous nous levons vers 07h30 sous un ciel chargé mais sans pluie ce qui nous permet de déjeuner et de plier et ranger le matériel. Dès le départ, la bruine est présente à laquelle succède une pluie dense, le porche de l’église de Berrien nous sert d’abri. Oubliées les visites du jour, la roche branlante, le tumulus, seul le moulin et son chaos attirera notre œil pendant quelques instants. Après Berrien, l’itinéraire traverse pâtures et forêts au cours d’une longue descente pour retrouver la voie verte qui est parallèle au ruisseau Le Squiriou . La pluie
redouble et la voie recouverte d’un sable se colle progressivement aux chaussures, aux jambes et sur les éléments mécaniques du vélo. A 1.5 kilomètres de Morlaix, on s’arrête pour réparer la chambre à air de la remorque tirée par Gilles. Avec la pluie, le groupe a vite froid et essaie de se réchauffer en se bougeant. Dès les premières maisons, la pluie cesse ce qui nous permet à Morlaix de faire quelques courses et de pique-niquer sur la place principale. Nous suivons rive gauche de l’estuaire, les rivières Dossen puis de Morlaix. La marée est basse et découvre de larges surfaces boueuses. Ce passage est roulant et nous arrivons très vite à
Carantec où nous nous installons au camping les Hortensias et faisons sécher quelques affaires sous un pale soleil. Un tuyau d’arrosage mis à notre disposition permet d’enlever la gangue de boue sur les vélos. Fin d’après-midi consacré à la pointe Penn al Lann avec vue sur la baie, le château du Taureau, œuvre défensive de Vauban. Passage au port avant le retour au campement sous un ciel moins menaçant.
DR 4h23 KM 63.49 MJ 14.4.

Patrimoine de Roscoff

Jour 3. Au réveil, nous découvrons un ciel clément avec quelques pans de ciel bleu. Nous quittons le camping bien situé en hauteur après une nuit un peu bruyante due à la route en contrebas et au trafic important au lever du jour. Le pont du Passage-de-la-Corde nous amène sur la rive gauche de l’estuaire alimenté par la rivière La Penzé et arrivons à St Pol de Léon par une voie verte se faufilant à travers de petits lieux dits aux charmantes maisons typiquement bretonnes.
Petit détour par la pointe St Anne où nous pouvons voir les nombreux cailloux (comprendre petits îlots) de la baie de Morlaix. Nous poursuivons sans trop de circulation jusqu’à la pointe de Bloscon où au niveau de la chapelle, nous avons une vue ensoleillée de l’Île de Batz. Admirons les rues authentiques de Roscoff ainsi que l’église au clocher très travaillé, sans doute, un des plus beaux de cette partie de la Bretagne. Nous gardons le littoral, la côte nous offre un décor qui évolue lentement, bientôt occupée par une multitude de grosses roches granitiques arrondies par l’érosion marine. Santec puis après quelques incursions dans les terres, nous faisons un détour par Sibiril pour acheter chez le boucher, le pique-nique du midi. Le lieu-dit Kersauzon passé, nous restons au plus près du rivage puis une orientation Sud, nous amène à Plouescat. Nous suivons pour gagner Goulven, une route à la circulation plus importante mais directe afin de gagner quelques kilomètres. Plounéour-Trez présente un ensemble architectural complet, calvaire, église, maison paroissiale. Nous ravitaillons pour le repas du soir à Brignogan-plage avant de terminer notre périple au camping des plages de Ménéham.
DR 5h01 KM 77.19 MJ 15.3.

Village de Méneham

Jour 4. Météo bretonne pour une grande partie de la journée, crachin plus ou moins fort avec une brume épaisse sur la mer…L’itinéraire suit au plus près la côte. Le premier arrêt après 2 kilomètres est pour le site, désert en ce début de matinée de Ménéham avec sa maison des douaniers construite entre deux énormes blocs de granit, ses maisons à toit de chaume ou d’ardoises. L’ensemble de cet ancien village de pêcheurs a bénéficié de toute l’attention pour sa restauration. Depuis mon dernier passage, cet itinéraire du littoral a été amélioré au niveau de la signalétique ce qui permet d’utiliser de nombreux chemins carrossables. Le phare de la Vierge est resté dans la brume et ne s’est pas montré. Notre voyage se poursuit vers la chapelle de Traon et sa source où nous prenons le pique-nique dans une atmosphère humide mais supportable. Nous passons l’Aber-Vrac’h. Nous ravitaillons à Lannilis rapidement grâce à la «dame de Google», qui nous trouve le supermarché. Puis l’Aber-Benoît, St Pabu, village avec crêperie, centre Ucpa et un port où les bateaux de plaisance sont nombreux. Nous ne sommes pas loin de la pleine mer et les abers permettent les cultures de moules et d’huîtres de part et d’autre du chenal principal. Pour finir la journée, un petit supplément, une côte à fort pourcentage à la montée et quelques minutes plus tard à la descente…l’animateur ayant raté le carrefour conduisant au camping situé au bout de la presqu’île Sainte Marguerite, le bout du bout…Petite promenade à pied, histoire de se détendre un peu les muscles et de faire un peu d’exercice sous le soleil !
DR 4h00 KM 58.26 MJ 14.5.
Jour 5. Le crachin breton est présent dès les premiers tours de roue. Nous quittons l‘Anse des Anges, la marée est haute pour Landéda puis nous glissons vers Pen-ar-Créach pour rejoindre l‘Aber-Benoit par des petites routes et quelques portions de chemins en terre avec quelques fois des montées qui surprennent. Nous suivons ce bras de mer entrant dans les terres, passons au Sud de Lannilis puis après avoir traversé l‘aber gagnons Tréglonou. Le moulin de Quinon ne présente rien de particulier si ce n‘est les énormes meules en pierre posées négligemment le long du mur de la bâtisse. Petite incursion à l‘intérieur des terres avant de
retrouver le bord de mer à Lampaul puis le Port de Portsall où trône, l‘ancre de plus de 20 tonnes de l‘Amoco Cadiz, trophée rappelant la catastrophe écologique de 1978 qui toucha des kilomètres de côtes. Le pique-nique est pris sous un pâle soleil retrouvé. Petite pause à la chapelle St Samson puis c‘est Argenton, Porspoder. La marée est en train de monter mais laisse encore apparaître une côte occupée par des rochers de toutes formes et tailles. Au large dans la brume se dessine le phare du Four. Lanildut nous permet de faire quelques pas autour de la réplique de l‘obélisque de Luxor en mémoire du travail fourni par les carriers locaux qui
ont extrait les blocs de granit qui ont servi au soubassement du monument parisien. Troisième bras de mer contourné, l‘Aber-Ildur puis c‘est la pointe de Corsen qui nous offre un large panorama où sur un fond de brume, on peut distinguer les îles de Béniguet, de Quéménés, de Trielen, de Molène et la plus éloignée Ouessant. Avec un petit rayon de soleil, le paysage serait un peu plus enchanteur et lumineux. Encore un petit effort et à 16h30, nous arrivons au camping des Blancs Sablons.
DR 5h41 KM 84.15 MJ 14.8.

Jour 6. La pluie est au rendez-vous dès le réveil et nous déjeunons, plions et rangeons le matériel dans une ambiance grise et morose. Le ciel est bas mais nous faisons le détour pour observer la pointe de Kermorvan, l‘un des joyaux de la Mer d‘Iroise où lande, ajonc et callune dominent dans un espace protégé. La passerelle Cosquiez nous permet de traverser la petite ria puis plein Sud, nous gagnons la pointe Saint Mathieu avec son mémorial national des marins morts en mer, son abbaye bénédictine ruinée datant du VI siècle et dont la tour a servi de feu jusque dans les années 1800, pour les navires désirant entrer dans le goulet de Brest. Petite pause au gibet des moines, lieu où sont positionnés parallèlement 2 menhirs surmontés d‘une croix. L‘explication “Gibet des Moines“ reste un peu un mystère. Il semble que ce lieu ait été un carrefour de voie de communication gallo-romaine… Une route rectiligne pas trop fréquentée nous amène à Plougouvelin puis par une petite blanche Locamaria et Plouzané à l‘intérieur des terres avant de revenir sur la côte à St Anne du Portzic qui nous réserve une montée à fort pourcentage. Nous entrons à Brest par l‘arsenal, passons La Penteld par un pont où circulent sur la même voie, tram et voitures, les vélos pouvant utiliser le large trottoir en bois créé sur le vide. Petit tour dans l‘avenue principale de Brest où les averses de crachin ont cessé et ce qui nous permet de prendre en terrasse une boisson avant de redescendre sur leport où se prépare le concert en plein air du jeudi. Moment de flânerie autour du remorqueur l‘Abeille Bourbon et ses informations techniques qui vient en aide aux bateaux en difficultés notamment sur le rail d’Ouessant.
C’est l’heure du bateau et nous passons de Brest à Le Fret sur la presqu’île de Crozon en un vingtaine de minutes. La camping est à quelques coups de pédales du débarcadère. Nous profitons en cette fin d’après-midi d’un joli et chaud soleil.
DR 3h59 KM 48.33 MJ 12.1.

Jour 7 Ce matin, le ciel hésite entre le bleu et les nuages. Nous quittons Le fret pour Lanvéoc puis par une petite route atteignons St Efflez, Luguniat. Un petit chemin goudronné nous fait gagner Kervilit avec une vue sur la gauche sur l‘anse de Poulnic. Bientôt Argol puis à proximité de Trégarvan, nous distinguons très nettement l‘objectif de la journée le Menez Hom qui à 330 mètres d‘altitude domine largement les environs. Pour le gagner, un faux plat montant qui se poursuit sur la D887, route à la circulation chargée que nous suivons sur 1,5 kilomètre. La montée au Menez Hom est régulière et nous atteignons ce sommet emblématique pour les locaux, assez facilement. Le vent est frais et après une longue pause qui nous permet d‘admirer la baie de Brest d‘un côté, la baie de Douarnenez de l‘autre, le cap de la Chèvre sur la presqu‘île de Crozon et on l‘imagine vers le Sud-Ouest, la pointe du Van, nous quittons l‘endroit. Pour le pique-nique, nous nous replions sur Plomodiern en contrebas où le marché du jour nous offre un complément de nourriture. Nous nous éloignons de la mer et pénétrons un peu plus dans les terres, St Cast par les petites blanches puis Lothey, Gouézec. Le canal est proche. A une patte d‘oie, je prends à droite, il fallait continuer tout droit… C‘est une voie sans issue ! Un riverain sympathique nous évite un demi-tour et nous indique un chemin creux pour regagner une petite route goudronnée. Vélos chargés nous préférons descendre de notre monture pour ce grand moment d‘aventure ! Nous finissons en apothéose….C‘est le goudron puis le canal. On déroule par le chemin de halage tranquillement après cette longue journée jusqu‘à Chateauneuf-du-Faon.
DR 6h04 KM 87.58 MJ 14.4.

Jour 8. Dernier jour qui va se dérouler dans presque toute la totalité sur le chemin le long du canal où seul le passage des écluses provoque un petit changement de rythme. Au niveau de Landeleau, c‘est la confluence avec l‘Hyère et nous quittons la rivière l‘Aulne canalisée qui servait de support au canal. Bientôt Port-Carhaix, une piste cyclable nous protège de la circulation de la D789. Un petit détour par le centre ville pour le pique-nique et c‘est l‘arrivée au camping. La boucle est bouclée ! Un apéritif collectif (offert par Claude et Eric) pris au camping et un repas typiquement breton à base de crêpes pris en commun à Carhaix finiront la journée.
DR 2h36 KM 39.86 MJ 15.3

Jour 9. Retour en co-voiturage sur Clermont-Ferrand et suite du voyage des Caps pour Michel J…

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Vélorando en Limousin

séjour n° 7 Vélorando en Limousin.
Du 18 au 21 mai 2018.
Animateur : Michel Julien
Nombre de participants : 7 dont 2 femmes et 5 hommes.
Météo : beau temps d’ensemble avec deux averses orageuses le lundi.
Itinéraire : le kilométrage, la moyenne et la durée de roulage sont fournis par le compteur du vélo, la dénivelée négative et positive, la durée du déplacement par une montre altimétrique Garmin. Pour information mon compteur est moins disant de 5% environ par rapport aux données fournies par les autres compteurs de vélo…
Au cours de ce périple, nous avons pu apprécier chaque jour dans un calme reposant une campagne fleurie, les bois de conifères plus présents dans la partie nord et mixtes dans la partie sud. D’agréables campings, de gros bourgs à l’architecture préservée, de grands lacs, de petits étangs, le tout dans une nature odorante d’herbes sauvages, de foin coupé, d’églantiers en fleurs, d’aubépines à la floraison exubérante…

Jour 1. Vendredi 18 mai. Départ Fernoël (alt. 801m), contournement Nord du Puy d’Amont, étang Chapal, Magnat-l’étrange (alt.685m), vierge de St-Georges-Nigremont , Senoueix, Felletin (alt.586m), rive Nord du lac de la Vaud-Gelade, camping à la ferme à Royère-de-Vassivière (alt.630m).
Distance 72.66km, moyenne 14.53km/h, dénivelées positives et négatives 1000m et 1100m. Durée de roulage (DR) 5h05, durée du déplacement (DD)7h24.
Points forts de la journée : l’église de l’Assomption de la Vierge et ses deux clochers à Magnat l’Etrange, l’église et le panorama de Saint-Georges de Nigremont, l’ église de
Felletin, le pont Roby en arc de Felletin du 15éme siècle, , le lac de la Vaud-Gelade, l’église de St Marc-à-Lombaud et son jardin du souvenir concernant les morts des deux guerres.
Jour 2. Samedi 19 mai. Contournement par le Nord et Ouest du lac de Vassivière avec passage à l’île de Vassivière, Beaumont du Lac, Eymoutiers (alt.413m), Domps, Etang de Cros (alt.600m), St-Hilaire-les-Courbes, camping Mille Sources à Bugeat (alt.700m).
Distance 85.92km, moyenne 13.7km/h, dénivelées positives et négatives 1285m et 1290m. DR 6h15, DD 9h33.
Points forts de la journée : lac de Vassivière et la vue panoramique du haut du phare de la presqu’île, collégiale d’Eymoutiers et son sympathique marché.

Le phare de l’île de Vassivière

Jour 3. Dimanche 20 mai. Bugeat, Gourdon-Murat (alt.821m), Pradines, Chadebech, la Fontfreyde (à proximité des sources de la Corrèze), Barsanges, Mont Bessou, Meymac (alt.700m), camping municipal.
Distance 45.04km, moyenne 12.6km/h, dénivelées positives et négatives 775m et 770m. DR 3h33, DD 5h55.
Points forts de la journée : église de Gourdon-Murat, et son menhir, le Mont Bessou, point culminant du Limousin et sa tour panoramique avec vue sur les Dômes, Sancy et Cantal, la cité médiévale de Meymac et son église abbatiale.

Jour 4. Lundi 21 mai. Meymac, Alleyrat, St Germain-Lavolps (alt.699m), Sornac, la Courtine (alt.793m), Malleret, Flayat (alt.760m), rive Sud étang de la Ramade (alt.737m), Fernoël.
Distance 60km, moyenne 14.1km/h, dénivelées positives et négatives 755m et 705m. DR 4h14, DD 4h52
Points forts de la journée : le lavoir de la courtine joliment décoré sans doute par les écoliers, étang de la Ramade.

Pour préparer et réaliser cet itinéraire, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, la carte Michelin départementale n°325.
Classement : reclassée moyenne compte tenu de la dénivelée positive.
Kilométrage parcouru (compteur vélo) : 263.62 soit 65.905 moyenne par jour, distance la plus longue 85.92 km et la plus courte 60 km. Durée de roulage totale : 19h07. Sur la journée, maximum 6h15, minimum 3h33.
Conditions de roulage : excellentes sur des petites routes à très faible circulation. Un détour a été nécessaire pour gagner Bugeat, la petite blanche malgré nos recherches n’a pu être trouvée sur le terrain.

Hébergement : sous un tipi de marque Bergans prévu pour 6/8 personnes et une tente bi-place North Face modèle West Wind dans des campings avec de beaux emplacements. Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour).
Transport : à l’aide de deux véhicules personnels de marque Renault, modèle Kangoo. Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée.
Equipement : vélo (personnel) VTT avec des pneus non crantés équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant des remorques Bob (2 Yak). Une remorque Bob (Yak) de l’association a été utilisée.
Remarques : pas d’incident technique au cours de ce périple, les vélos n’ont pas connu de problème. Deux crevaisons sur le vélo de Pascal au cours de la J2.
Temps de préparation : 10 heures
Kilométrage routier effectué : pour le transport en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages 280 km.


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Vélorando en Nord Lubéron

Séjour n° 17 Vélorando en Nord Lubéron
Dates : du jeudi 14 au dimanche 17 septembre 2017.
Nombre de participants : 5 animateur compris
Destination : Lubéron (“Vélorando en Nord Lubéron”), le séjour s’appuyant sur l’itinéraire et ses variantes “Le tour du Lubéron à vélo”. Traçage et suivi de l’itinéraire par openrunner avec transfert sur GPS.
Météo : Vent du nord sur les parties Ouest & exposées du séjour et vers Lourmarin, précipitations quasi-nulles, alternance ciel couvert et ensoleillé, température de 4°C (matin du jour 4) à ~20°C max’ au fil des journées
Classement : Moyen (journées >80km et >1000m de dénivelé)
Conditions de roulage : à~95% sur routes / petites routes goudronnées (quelques passages très courts sur grands chemins)

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Données : 
– J1 / de Cavaillon (départ à 11h45) à Cucuron via Lourmarin (pause à~13h) / 3:46:56 temps de roulage / 53.9km / 14.2km/h de moyenne / +600m positif / 57.9km/h max
– J2 / de Cucuron (départ à 8h45) à Forcalquier via La BastideManosque, Volx / 5:41:46 (8h25 de déplacement) / 84.8km / 14,6 avg / +1440m / 56.2km/h

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– J3 / de Forcalquier à Apt via Lurs, Cruis, Banon, Rustrel / 5:26:00 (8h00 de déplacement) / 89.8km (+5km pour l’animateur parti recherché tel. en charge laissé à Forcalquier…) / 16.4 avg / +1080m
– J4 / d’Apt à Cavaillon via Gargas, Roussillon, Goult, Lumières / 3:14:23 / 48.9km (~20km de moins que ce que j’avais initialement prévu cf. remarques ci-après, nous sommes rentrés tranquillement par la véloroute du Cavalon) / 14.9 avg / +380 (~-350m par rapport à ce que j’avais initialement prévu)
– kilométrage voiture -> 821km
Hébergement :  sous le tipi de l’asso (Berghaus 7 places) au camping Le moulin à vent de Cucuron Jour 1 (très très bien) et au camping Huttopia de Forcalquier Jour 2, sous les tentes aménagées du camping les Cèdres d’Apt Jour 3 (pas de place pour monter notre tipi, surbooking etc.)

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Velorando. De Clermont au Mont St Michel

Séjour n° 13 De Clermont-Ferrand au Mont St Michel à vélorando
Date : du samedi 08 au vendredi 21 juillet 2017
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 5 dont 2 femmes et 3 hommes.

Le groupe au départ de Montferrand

Météo : correcte sans excès au niveau chaleur avec deux matinées humides avec quelques averses de pluie fine
Faune rencontrée : en majorité des oiseaux et notamment d’eau le long de l’Allier et de la Loire, hérons cendrés, cigognes blanches, aigrettes garzette, cygnes tuberculés, foulques, colverts, poules d’eau, vanneaux huppés, sternes naines et pierregarin, cormorans continentaux, mouettes rieuses, goélands argentés (également en bordure de mer), mouettes mélanocéphales ; en bordure de mer et notamment dans la baie, huîtriers pie, canards Tadorne de belon, goélands bruns et marins, des cormorans atlantique, de petits limicoles et un mammifère marin, un phoque gris et des oiseaux plus communs, pies, tourterelles turque, pigeons ramiers, martinets noirs, hirondelles de fenêtre et de cheminée, quelques rapaces…milans noirs, busard cendré (1) et comme mammifères ragondins, chevreuils, écureuils et j’en oublie sans doute…

Itinéraire : le challenge consistait à relier Clermont-Ferrand au Mont Saint Michel en utilisant au maximum des voies à faible circulation ou des pistes cyclables et voies vertes (voir les détails ci-dessous). Seuls quelques passages sur les ponts ont nécessité une attention particulière.
Pour préparer et réaliser cette traversée, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, les cartes Michelin départementales n°319, 326, Eurovélo6 (3 et 4), Ign n°19 et 26 et un topo vélo édition Ouest-France, la Véloscénie de Paris au Mont-Saint-Michel.
Classement : facile (1 jour de transport, 11 jours de voyage à vélo, 2 jours consacrés au Mont Saint Michel et à la baie)
Kilométrage parcouru (compteur vélo) : 811.92 soit 73.81 moyenne par jour, distance la plus longue 98 km et la plus courte 54.220 km. La valeur donnée par le GPS serait de 832.21 km.
Durée de roulage totale : 52h46 sur la journée, maximum 6h30, minimum 2h56.
Conditions de roulage : bonnes dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes.
Hébergement : sous un tipi de marque Bergans prévu pour 6/8 personnes dans des campings avec de beaux emplacements. Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo et notamment depuis le Mêle-sur-Sarthe où la VéloScénie arbore avec la complicité des riverains et commerçants de nombreux vélos peints, décorés en devantures, sur les ronds-points.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour).
Transport retour : à l’aide d’un véhicule Peugeot de 9 places mis à disposition par le club Arverne de plongée. Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée. Un grand merci à Georges B pour la récupération au Mont Saint Michel.
Equipement : Vélo (personnel) VTT avec des pneus non crantés équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant des remorques Bob (1 Yak et 1 Ibex). Une remorque Bob (Yak) de l’association a été utilisée. Une paire de sacoches de marque Vaude a été mise à disposition.
Découpage du séjour
Les données ci-dessous, le kilométrage (KM), la durée de roulage (DR), et la moyenne journalière (MJ) ont été fournies par le compteur vélo. 
Les informations complémentaires ont été tirées de sites internet ou de divers documents.
Deux jours et demi vont être nécessaires pour traverser les départements du Puy-de-Dôme, de l’Allier et d’une partie de la Nièvre. L’orientation est Nord suivant au plus près la rivière Allier.

Jour 1. Samedi 08 juillet 2017 (KM: 54.220 ; DR : 2h56 ; MJ 18.5)
Départ de Montferrand après chargement des sacoches et remorques. L’étape du jour consistait à rejoindre St Yorre. La sortie de l’agglomération en direction de la Limagne s’est passée sans problème, en utilisant les pistes et bandes cyclables. Gerzat puis Lussat, les Martres d’Artières, Joze où nous avons franchi l’Allier pour la suivre rive droite jusqu’au Pont de Limons en passant par Culhat (Lanterne des Morts) Crevant Laveine, Vinzelles, Charnat. Après le passage sur le pont de Limons, nous avons continué rive gauche, passant le Port-de-Ris, St Priest Bramefant, admirant de loin le château de Maulmont dédié aux réceptions. L’arrivée sur St Yorre malgré les nouveaux ronds points et voies routières s’est déroulée avec peu de circulation. Nous avons passé la nuit au camping de la Gravière en bordure de l’Allier. Cette mise en jambe avec un kilométrage volontairement court, nous a permis de nous habituer à rouler en groupe avec des vélos chargés. En début de soirée, un violent orage a mis à rude épreuve le tipi qui s’est révélé bien étanche !
Informations complémentaires : le site du Château de Maulmont, était au XIIIème siècle la Commanderie Templière de la Gagère, construite par le Grand Maître de l’ordre du Temple, Renaud de Vichy, dès son retour de croisade en 1255. Cette Commanderie de l’Ordre Templier est construite sur les collines dominant les rives de l’Allier.

De la part de Gilles…

Première halte de notre parcours, Culhat, devant la lanterne. Nous apprenons qu’il s’agit d’une Lanterne des morts, ce qui suscite curiosité, questions et discussions. Nous découvrirons ensuite qu’elle date du XIIème siècle, comme la plupart de ces édifices. A l’origine située à l’intérieur du cimetière, avant le déplacement de ce dernier en 1921, elle est classée au titre des monuments historique depuis le 12 juillet 1886. C’est un édifice plutôt rare en Auvergne, à tel point que la ville en a fait l’élément majeur de son blason. La fonction de ces lanternes, ou fanaux funéraires, reste méconnue. Dès l’antiquité, il est de tradition d’entretenir une flamme auprès des tombes, chez les celtes la lumière est censée rassurer les habitants et chasser les mauvais esprits, voire la mort elle-même. Cette coutume est reprise par les premiers chrétiens pour qui la mort n’est qu’un passage vers la lumière céleste. Celle de Culhat pourrait aussi avoir une fonction plus pragmatique : située à quelques centaines de mètres de l’Allier, elle renseignait les bateaux sur leur position exacte.
De la part de Janine… St-Yorre et Vichy.
Ces deux villes évoquent l’eau minérale, les thermes, les courses hippiques et aussi la capitale que fût Vichy de 1940 à 1944.
Mais parlons plutôt de l’eau…
Eaux thermales : Les bienfaits de l’eau de Vichy étaient bien connus localement mais en 1799, Letizia Ramolino, mère de Napoléon Bonaparte, y fit une cure particulièrement bénéfique et la ville gagna en notoriété. Le premier établissement thermal fût achevé en 1830. Depuis, l’efficacité des cures n’est plus à démontrer, particulièrement dans le soin des rhumatismes et du surpoids. Aujourd’hui, deux établissements accueillent les curistes sur les berges de l’Allier et des cures de bien-être sont également proposées.
Eaux de consommation : Les eaux de Vichy et de St-Yorre sont connues depuis l’antiquité.
Reconnues d’utilité publique en 1850, elles sont exploitées depuis 1859. Il y a eu dans le passé jusqu’à 140 captages (dont 2 dans le Puy-de-Dôme) pour puiser les eaux de Saint-Yorre qui émergent toutes avec la même composition physico-chimique. Aujourd’hui, la société des eaux emploie 219 personnes et produit 200 millions de bouteilles par an.
Difficultés du parcours : journée sans grand dénivelée sur des routes tranquilles…
Jour 2. Dimanche 09 juillet. (KM : 55.83 ; DR : 3h30 ; MJ 15.9)
Nous avons continué rive gauche jusqu’à l’entrée de Vichy puis sommes passés, rive droite pour traverser la ville puis Creuzier-le-Neuf jusqu’à l’imposant château de Billy (château fort du XIIIème siècle). Par la rive gauche, nous avons pu admirer en contournant Marcenat, l’ancienne abbaye de St Gilbert. La D142 nous a amené à Paray- sous-briailles, puis Racailler. Avant Contigny, nous avons passé la Sioule puis Monétay-sur-Allier à deux pas du bec de Sioule. Bientôt Châtel-de-Neuvre et sa chapelle romane St-Laurent qui domine les méandres de l’Allier. Camping La Courtine à proximité de la rivière Allier.
Informations complémentaires :
L’abbaye Saint-Gilbert de Neuffonts date du XIIème siècle et fut fondée en 1152 par Gilbert, seigneur auvergnat, à son retour des croisades. Après de nombreux miracles (guérisons), il sera sanctifié. L’abbaye servira d’hôpital (surtout pour les pauvres) et d’hébergement pour les religieux âgés et malades. Subsistent surtout le chauffoir et la salle capitulaire d’architecture romane et d’inspiration cistercienne.

Eglise Saint-Laurent à Châtel-de-Neuvre

La position de cette église à elle seule en fait un édifice remarquable : elle est placée sur une falaise qui domine les méandres de la rivière Allier et elle bénéficie d’une table d’orientation placée à son chevet. La vue s’étend alors jusqu’à Moulins au Nord et aux monts de la Madeleine au Sud. C’est une église romane du XIème siècle dont la nef est l’une des plus anciennes du département et également l’une des plus étroites, guère plus de 2,50 m. De petites fenêtres
placées au-dessus des arcades l’éclairement directement. Le clocher est d’époque romane, mais il est aujourd’hui amputé de sa flèche. Il est recouvert de petites tuiles alors que le reste de l’église a reçu des tuiles “canal”. Le pignon de la façade ouest possède un arc aveugle et une ouverture a pris la place du tympan de la porte.
A l’intérieur une peinture murale de la fin de l’époque gothique représente Saint Sébastien, protecteur contre la peste. Son site exceptionnel en surplomb de l’Allier a connu une occupation gauloise, ancien oppidum, et gallo-romaine dont témoignent les stèles intégrées dans la façade et les pierres sculptées réemployées dans le parement du transept Sud.
Difficultés du parcours : quelques bosses et rupture de pentes avec un pourcentage important (notamment la jonction avec la D142 au lieu-dit le Lonzat).
Jour 3. Lundi 10 juillet. (KM : 69.27 ; DR : 4h24; MJ 15.7).
Dès la sortie du camping, nous repassons rive droite de l’Allier et au lieu les Gourlatiers nous prenons la D300, nous voyageons tranquillement en parallèle de la N7, très chargée à cette époque des vacances, que nous conserverons jusqu’aux faubourgs de Moulins. Les pistes cyclables aménagées en bordure de la rivière, nous ferons traverser la ville sans aucune difficulté, bientôt Arvermes, Trévol par la D288, contournement par l’Est et le Nord de l’arboretum de Balaine. Au lieu-dit, les Fougeries, nous atteignons le département de la Nièvre, Chantenay-Saint-Imbert. La D22, nous amènera avec un vent sensible de Nord-Ouest
à Le Veurdre en passant la rivière Allier, nous retrouvons le département du même nom. Camping municipal.
Informations complémentaires : De la part de Sophie…. Moulins
Préfecture du département de l’Allier, Capitale historique du Bourbonnais, ville d’art et d’Histoire
Recensement 2014 environ 19762 habitants
La ville doit son nom aux nombreux moulins à eau, à vent et à bateaux qui s’étendaient sur la rivière Allier. Aujourd’hui disparus.
Moulins à son apogée : Ville fondée en 990 mais c’est à partir de 1327 sous la direction du couple Pierre de Bourbon et Anne de France que le duché du Bourbonnais est considéré tel un véritable état princier. Au XVII siècle, les rives de l’Allier sont urbanisées : expansion de la batellerie, la coutellerie de luxe et l’industrie armurière
Monuments et musées à voir :
La tour de l’horloge dite “Jacquemart” avec toute sa famille d’automates pour carillonner.
Tour de la Mal-coiffée : vestige de l’ancien château médiéval des ducs de Bourbon, fera office de prison de 1940à 1944. Elle restera prison jusqu’en 1984.
Place de l’Allier avec le “Grand café ” style beaux arts 1900 (une des 10 plus belles de France).
Cathédrale de Moulins avec un triptyque d’un peintre flamand
Maisons à colombages et hôtels particuliers
La maison Mantin : demeure d’un bourgeois moulinois du XIX siècle mort en 1905 , léguée à la ville de Moulins qui se devait de l’ouvrir au public 100 ans après le décès de son propriétaire . Ouverte au public depuis 2010 après une belle restauration.
Pont Régemortes rebâti en 1753 par l’ingénieur Louis Régemortes après son effondrement en 1711, un des premiers et plus grands construits en France, longueur 301,50 m.
Musée d’Anne de Beaujeu (premier bâtiment édifié en France de style Renaissance ) : collection de sculptures bourbonnaises, peintures allemandes et flamandes du Moyen Age et Renaissance, archéologie.
Musée de la Visitation : collections de textiles uniques, d’orfèvrerie civile et religieuses, lieu de mémoire consacré à l’histoire d’un ordre monastique fondé en 1610. Histoire de France et l’histoire des femmes durant ces quatre siècles.
Centre national du costume de scène conserve et présente une collection de 10 000 costumes de scène .
Bien d’autres monuments encore …
Flâner seul ou accompagné d’un guide conférencier, Moulins mérite qu’on s’y attarde … Pourquoi pas une journée à Moulins ? Je veux bien l’organiser …
L’arboretum de Balaine est un parc botanique et floral privé de 20 hectares, situé sur la commune de Villeneuve-sur-Allier. Il associe l’architecture des jardins à l’anglaise du XIXème siècle aux collections d’essences exotiques.
Difficultés du parcours : aucune. Je passe sous silence le vagabondage autour d’un plan d’eau à hauteur de la N79 avec passages de gués sur des chemins dignes d’une étape africaine après de fortes pluies…Peut-être que l’animateur mal réveillé a voulu tester la résistance mentale des participants et le matériel ?
Jour 4. Mardi 11 juillet. (KM : 93.19 ; DR : 5h37; MJ 16.5).
Nous quittons le département de l’Allier en refranchissant la rivière. Dès la sortie, nous pouvons observer de près, quatre cigognes dans une pâture à la recherche du petit déjeuner. Plein Nord par la D134, Mars-sur-Allier, Saincaize-Meauce et Gimouille où nous retrouvons l’Eurovélo6, un beau souvenir pour trois des participants. Nous faisons une longue pause pour admirer le pont canal de Le Guétin qui passe au-dessus de la rivière Allier, et observer les nombreux oiseaux d’eau en quête de nourriture. Pris par l’élan, nous avons fait un détour par l’écluse des Lorrains avant de gagner le point d’observation du Bec d’Allier, là où rivière et fleuve mêlent leurs eaux. Toujours allant vers le nord, nous suivons maintenant le fleuve Loire, le passage du pont-canal nous a fait entrer dans le département du Cher. Cuffy, Marseille-les-Aubigny, la Charité-sur-Loire, les petites villes et villages se succèdent sans à coups. Nous laissons Sancerre et son vignoble sur notre gauche car la grimpette pour l’atteindre solliciterait un peu trop la musculature…la route est encore longue ! Enfin Cosne-sur-Loire et le camping Aquadis Loisirs sur l’Ile.
Informations complémentaires : Gimouille. Au confluent d’un fleuve et d’une rivière, la Loire au Nord, l’Allier au Sud et traversé d’Est en Ouest par le Canal Latéral, Gimouille est résolument placé sous le signe de l’Eau. De surcroît la commune voit naître la source du Saint-Laurent, modeste ruisseau portant le nom du céleste patron du village. D’aucuns pourront voir là sans doute l’origine du nom de Gimouille, contraction de « Gîte Mouillé », encore que cette étymologie soit très incertaine. Une autre hypothèse présente l’origine du nom par « Gimollis », du nom du vétéran « Gemollus » à qui Jules César donna le territoire au cours de la guerre des Gaules.
Le Pont Canal du Guétin permet au canal latéral à la Loire de franchir la rivière Allier d’une rive à l’autre. Inauguré en 1838, réalisé en pierre d’Apremont-sur-Allier, cet ouvrage est monumental, 343m de longueur comprenant 18 arches. Le dénivelé est rattrapé en aval par une double écluse pour une chute d’eau de 9m60. Aujourd’hui, les bateaux de plaisance sont les principaux utilisateurs. 
L’écluse des Lorrains. Une des activités de la région au cours du XVIIIème et XIXème siècle était le commerce du sable extrait des alluvions de l’Allier et de la Loire au niveau du Bec d’Allier. Afin de faciliter son transport du lieu d’extraction au port de la Grenouille en aval du pont-canal, l’ingénieur Adolphe Jullien fut chargé de la construction d’une écluse et d’un canal de liaison. Cette écluse devait également servir d’alimentation en eau au canal latéral à la Loire.
Difficultés du parcours : journée vallonnée sans excès

Vue du Pont Canal du Guétin, l’Allier

Jour 5. Mercredi 12 juillet. (KM : 82.76 ; DR : 5h37; MJ 14.7).
Nous continuons rive gauche, le long de ce fleuve sauvage et allons rapidement aborder la première centrale nucléaire, Belleville-sur-Loire, le contournement nous fait suivre pendant un cours moment, le canal latéral à la Loire. Nous restons rive gauche et arrivons dans le département du Loiret. A Châtillon-sur-Loire, nous franchissons la Loire et longeant le vieux canal, arrivons à Briare au pied du pont-canal. Le franchissement à pied permet d’admirer la beauté de l’ouvrage métallique, les lampadaires et les deux colonnes rostrales ornementées, de part et autre du pont. La fin de l’itinéraire du jour suit de près la Loire et nous offre une lumière particulière et renouvelée en permanence. Camping aux jardins de Sully, rive droite.
Informations complémentaires : Ecluse de Mantelot. Avant la construction du pont-canal de Briare, ce passage permettait aux bateaux, venant du sud et allant vers Paris ou l’inverse, de passer de l’ancien canal latéral à la Loire à l’ancien canal de Briare par la Loire. Pour cela, un système d’épis et de levées submersibles construit par l’homme permettait d’avoir une hauteur d’eau suffisante. En 1880, une chaîne immergée et placée de chaque côté permettait de retenir le bateau en cas de forts courants en haute eau ou de le tirer en cas de faibles courants en basse eau. Le nombre de bateaux était alors d’environ 4 000 par an. Il fut remplacé plus tard, en 1880, par un toueur,
qui accompagnait les bateaux lors de la traversée. Le nombre de bateaux passa alors à environ 9 000 par an. Malgré tous les moyens mis en place, la traversée était dangereuse (le courant pouvait atteindre 2,5 mètres par seconde en haute eau) et l’on dénombrait environ 10 naufrages par an. Si un bateau sombrait, il était repêché au niveau des écluses de Briare. Le temps de passage pouvait durer de 2 à 4 heures pour la descente et de 3 à 6 heures pour la montée. De nos jours, on peut toujours voir le chemin de halage, appelé «La levée de l’escargot» ainsi que la rampe d’accès au pont et les tireurs de câbles de chaque côté de la rive.
Pont-canal de Briare. Il fait partie de ces monuments qu’il faut avoir vu avant de repartir. Un incontournable du genre. Et pour cause ! Jusqu’en 2003, il fut le plus long pont-canal d’Europe ! 662 mètres à parcourir à pied avec de l’eau dessus et dessous… et une vue imprenable sur la Loire. Il a été détrôné par le pont-canal de Magdebourg, sur l’Elbe, qui mesure 918 mètres.
Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Deux réacteurs à eau pressurisée (REP) de 1300 mégawatts (MW), chacun. La construction a eu lieu entre 1979 et 1988.
Château de Sully. Le château est mentionné dès 1102, il contrôlait un pont sur la Loire qui disparut dès le XIVème siècle. Il n’a appartenu au cours des siècles qu’à trois familles : les premiers seigneurs de Sully, la famille de la Trémouille, et la famille de Béthune. Le château est entouré de douves encore en eau et comprend deux parties distinctes : le donjon et le petit château. Il est bâti au confluent de la Loire et de la Sange.
Difficultés du parcours : passage du fleuve sur les ponts non aménagés.

Ecluse de Mantelot

Jour 6. Jeudi 13 juillet. (KM : 80.80 ; DR : 4h54; MJ 16.5).
Depuis Cosne-Cours-sur-Loire, l’orientation de notre itinéraire glisse tout doucement vers le Nord-Ouest. Jusqu’à Châteauneuf-sur-Loire, nous voyageons rive droite confortablement installés sur une voie verte. Quelle amélioration depuis 2004 de cette partie de l’Eurovélo6 initiée par François Dumon, Vice-Président de la Région Centre, les petites routes ont laissé la place à des voies exclusivement réservées aux vélos et autres engins, non motorisés. Rive gauche, nous passons Jargeau puis la traversée de la grande ville ligérienne d’Orléans se passe par la rive droite où nous pique-niquons près du fleuve à l’abri des averses sous un épais feuillage. Une cyclovoyageuse, nous indique que le pont de l’Europe où sera tiré le feu d’artifice est interdit à toute circulation. C’est le 13 juillet ! Nous rebroussons chemin, passons rive gauche après moult détours. C’est le dernier pont sur l’A71 puis c’est St-Hilaire-St-Mesmin où nous traversons le Loiret qui rejoint peu de temps après le fleuve à la pointe de Courpin. Après Orléans, le fleuve et notre parcours s’oriente Sud-Ouest. Meung-sur-Loire, nous fait repasser rive droite et c’est bientôt Beaugency et son vieux pont que nous franchissons avec prudence pour nous installer au camping le Val de Flux.

Peu avant Orléans en bord de Loire

Informations complémentaires : De la part de Jean-Marc…Orléans : Venant de Saint-Père-sur-Loire, en ce 13 juillet vers 11h30, nous arrivons à Orléans. Vers le Nord, Paris est à 120 km. Au Nord, Nord-Est , s’étend la Beauce sur environ 6000 km2. C’est une vaste plaine très fertile dont l’altitude moyenne est de 140m. Elle est avec la Brie l’un des deux greniers à blé de la France. Nous allons traverser cette région pour nous rendre au Mt-St-Michel. Au Sud , entre la Loire et le Cher s’étend la Sologne sur 5000 km2. C’est une région humide et marécageuse. Son sol imperméable la rend peu fertile et peu propice à l’agriculture. Boisée, parsemée de 3200 étangs, c’est une formidable réserve pour la faune et la flore. Orléans, c’est la ville de Jeanne D’arc. En 1429, insufflant une volonté nouvelle aux soldats, à la tête de ces derniers elle parviendra à briser le siège de la ville et libérera la ville. Les habitants acclameront Jeanne, lui offriront une maison et sa notoriété rendra la ville célèbre dans le monde.
La célébrité de la cité est encore renforcée lors de la création des floralies internationales en 1967. Elles se déroulent chaque année dans le nouveau parc ouvert en 1964 à Orléans La Source. Depuis 53 ans, elles attirent toujours de nombreux visiteurs.
Orléans, c’est bien sûr la Loire et c’est là qu’elle prend résolument la direction de l’Ouest en direction de Saint-Nazaire et de l’océan Atlantique. Durant ce long parcours elle dessine le Val-de-Loire. De nombreux rois, nobles choisiront cette région pour construire de magnifiques châteaux. Il nous faut franchir le fleuve pour continuer notre voyage. Face à nous deux ponts très différents. L’ un récent : le Pont de l’Europe. C’est un pont routier achevé en 2000. Les haubans forment une voile inclinée qui le caractérise. Le second appelé Pont Georges V construit de 1751 à 1763 porte la voie du tramway et une route que nous emprunterons pour gagner Beaugency. Au revoir Orléans et à bientôt !
Beaugency : Hôtel de ville, bijou artistique de style renaissance construit en 1525 – 1526 – (Pourrait être l’œuvre de l’architecte Charles Viart) – classé monument historique en 1840. Contient dans la salle d’honneur du premier étage, à laquelle on accède par un magnifique escalier à vis : 8 tentures brodées exceptionnelles.
En façade on peut remarquer entre autres : les armoiries de la Ville et la salamandre de François 1er. Le Pont, construction originaire du XIème siècle. Selon la légende : Œuvre du Diable. Edifice de 435 m de long. C’est le pont de pierre le plus ancien et le plus long édifié sur la Loire. Les cinq premières arches, rive droite, étaient autrefois fortifiées (Porte, pont-levis, tours, hautes murailles, chemin de ronde et chapelles). Rive gauche, côté Sologne, le pont était également pourvu d’une porte encadrée par deux tours rondes et d’un pont levis. Clocher Saint-Firmin, dernier vestige d’une église romane rénovée au XVème siècle et démolie à la Révolution, d’une hauteur de 50 m. Il abrite depuis 1571 un jeu de trois cloches. A la fin du XXème siècle une quatrième cloche fut ajoutée pour faire revivre le carillon de la ville.
Difficultés du parcours : Les ponts de St-Hilaire-St Mesmin, Beaugency. La piste cyclable permettant d’atteindre l‘hôtel de ville de St-Mesmin, pente courte mais à fort pourcentage.

Pont de Beaugency

Il va nous falloir 1 jour et 1/2 pour atteindre à la Croix du Perche l’itinéraire de la Véloscénie qui va nous amener au Mont-Saint-Michel. Cette traversée de la Beauce tracée sur des petites routes «les blanches» s’est révélée plus accidentée avec de belles bosses…Rien n’est vraiment plat !
Jour 7. Vendredi 14 juillet. (KM : 73.04 ; DR : 4h42; MJ 15.5).
Peu après Beaugency, à Tavers, nous quittons l’Eurovélo6 et prenons une orientation Nord par de petites routes à faible circulation. Nous laissons rapidement les vacanciers sur l’autoroute A10, fort chargée et entrons sur le département du Loir et Cher. Les parcelles de cultures sont immenses et les moissonneuses s’activent à récolter blés, colza et autres céréales. L’épicerie accueillante de Josnes, ouverte, un 14 juillet, nous offre la possibilité de nous ravitailler pour la journée. La forêt de Marchenoir nous apporte un peu de fraîcheur puis par la D42, nous passons la Voie Romaine Jules César (sans indication, ni trace sur le terrain), Moisy, Brévainville. Une belle descente nous amène sur les bords du Loir que nous traversons à St-Jean-Froimontel, nous effleurons par le Nord la grande forêt de Fréteval, Droué et enfin Arrou. Notre étape du jour devait s’achever à proximité de Brou à une quinzaine de kilomètres mais l’envie d’un peu de repos dans un endroit fort accueillant nous décide à nous installer dans ce joli camping du Pont de Pierre. En ce jour de fête, l’harmonie municipale, vient près du plan d’eau bordant le terrain de camping nous offrir quelques beaux morceaux de musique.
Difficultés du parcours : la côte de Rougemont (après le passage du Loir) et quelques bosses avant ou après les forêts.

Paysage de la Beauce

Jour 8. Samedi 15 juillet. (KM : 96.52 ; DR : 6h06; MJ 15.8).
Le challenge du jour est de combler le retard de la journée d’hier. Le profil semble moins accidenté. Par la D126, orientée presque plein Nord, nous atteignons rapidement, Unverre puis traversons successivement deux axes routiers importants, la D955 et l’autoroute A11. Encore une petite côte et nous arrivons pour une pause bien méritée à la Croix du Perche qui sera couronnée par une visite commentée de l’église. Nous sommes sur les contreforts des collines du Perche. Quelques belles descentes et montées, c’est Thiron-Gardais que nous traversons en pleine fête du livre. L’heure passe et nous devons ravitailler avant midi à Condé-sur-Huisne que nous atteignons après avoir suivi pendant un certain temps, le joli ruisseau d’Arcisses. A partir de Condé, nous sommes dans le département de l’Orne et sur des kilomètres, nous bénéficions d’une voie verte, ancienne voie ferrée désaffectée au revêtement en stabilisé. Dans un paysage bocager où les haies le long de la voie, nous interdisent parfois la vue sur la campagne environnante et ses nombreuses battisses, petits châteaux et maisons de maître, mais nous protègent des coups de vent d’Ouest, la progression se fait à bonne allure. Bientôt nous passons au sud de Mortagne-au-Perche et arrivons au Mêle-sur-Sarthe, au camping de la Prairie situé en bordure de rivière et d’un magnifique plan d’eau aménagé. Le but est atteint, le retard de la veille est récupéré et nous gardons notre journée «tampon» en cas de mauvais temps !
Informations complémentaires : La Croix du Perche, Eglise Saint Martin, classée Monument historique depuis 1934, remarquable pour sa voûte unique à charpente apparente datée de 1537, composée de 118 panneaux polychromes et restaurée en 2003 grâce à l’association pour la restauration de l’église. A l’origine chapelle d’un prieuré fondé par les moines de Saint Bernard de Thiron au XIIème siècle, devenue église paroissiale au XVIème siècle, cet édifice cache sous sa sobriété extérieure une richesse unique, une voûte lambrissée peinte de 118 panneaux polychromes, datés de 1537. A l’abside le décor comporte des têtes humaines et, à la calotte, un soleil avec des rayons et des anges aux ailes déployées. Aucun texte ne nous renseigne sur cette oeuvre d’art étonnante, qui valut à cet édifice d’être classé Monument Historique en 1934, et suscite, depuis sa restauration en 2003, l’admiration de nombreux visiteurs. Le retable, du XVIIème siècle, livre lui aussi, depuis sa restauration en 2008, quelques œuvres étonnantes.
Thiron-Gardais : l’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron est un haut lieu de spiritualité d’où essaimèrent vingt-deux abbayes et plus d’une centaine de prieurés en France, en Écosse, en Angleterre et en Irlande. Ce rayonnement fut tel qu’on parlait de l’ordre de Tiron.
Difficultés du parcours : quelques côtes en sortie de vallon avant la voie verte. Il est dommage qu’entre Condé-sur-Huisne et le Mêle, la voie verte soit mal entretenue (ronces non coupées, pousses de l’herbe non contrôlée etc..)

Le plafond peint de l’église Saint-Martin

Jour 9. Dimanche 16 juillet. (KM : 98 ; DR : 6h06; MJ 14.8).
Depuis la Croix-du-Perche, notre périple s’est orienté Nord-Ouest puis depuis Mortagne-au-Perche, Ouest, Sud-Ouest. Malgré des nuits plus fraîches, la météo reste agréable en journée. Le Mêle, Alençon, nous circulons sur une voie où les haies laissent découvrir les différents paysages où bocage et parcelles céréalières alternent. L’arrivée sur la préfecture de l’Orne ne pose aucun problème contournant les quelques difficultés, aérodrome, zones pavillonnaires. La fin de la voie verte, à proximité de la gare Sncf, nous permet de ravitailler dans une petite surface alimentaire idéalement positionnée. Bien aménagée, les pistes cyclables nous permettent d’atteindre le cœur de la cité. Visite rapide de la basilique de style gothique, passage aux halles, aux toiles et au blé, l’esplanade de la mairie et sur la gauche le château des Ducs. Par un itinéraire partagé nous quittons la ville pour retrouver rapidement une campagne verte et vallonnée à partir de Damigni. Après ce village, nous retrouvons au Nord, sur notre côté droit le massif forestier d’Ecouves que nous avions découvert hier après-midi. Nous contournons par le Sud et l’Ouest la butte Chaumont (378m).Alençon est bordée par deux massifs forestiers importants faisant partie du Parc Régional Naturel Normandie Maine. A l’Est, Sud-Est, la forêt de Perseigne avec le Belvédère, haut de 30 mètres qui est le point culminant du département de la Sarthe (340m). Au sommet, magnifique vue panoramique à 360° sur la Forêt, le Saosnois et la plaine d’Alençon. Au Nord, la forêt d’Ecouves avec le signal d’Écouves qui culmine à 413 m, frère jumeau du mont des Avaloirs situé pas très loin, dans le département de la Mayenne, lequel est le point culminant du Massif armoricain, 416 m. Nous sommes aux confins du massif armoricain et du bassin parisien. Passé Carrouges et son château où la pause est la bienvenue dans un cadre grandiose, nous nous dirigeons vers la station thermale, très chic, de Bagnoles-de-l’Orne. Les grosses voitures (Jaguar par exemple !) côtoient les petites cylindrées et les calèches à chevaux (clin d’œil !). Nous filons entre plan d’eau et golf à travers la forêt domaniale des Andaines vers Domfront qui sera notre ville étape aujourd’hui. Quelques passages à forts pourcentages puis les abords de la cité médiévale en plein travaux nous offre une terrasse où les voyageurs à vélo peuvent s’abreuver avec modération…Camping municipal du Champ-Passais.
Informations complémentaires : Alençon : La Halle au Blé. Construite fin XVIII – début XIXème, elle est ouverte au commerce des grains en 1812. L’architecture circulaire, voulue par son architecte, Joseph Beerthélemy, déconcerte par son audace. La modernité embellira très vite l’édifice. Premier bâtiment doté du gaz en 1860, il s’orne en 1865 d’une coupole de verre, à l’instar de la Halle aux Blés de Paris.
Au XXème siècle, elle connaît de multiples affectations : hôpital pendant la Première Guerre mondiale, elle devient le lieu de nombreux évènements : foires, marchés, expositions… Inscrite aux monuments historiques en 1975, elle est entièrement réhabilitée et mise en lumière en 2000. La Halle au Blé est aujourd’hui un bâtiment dédié au multimédia accueillant notamment l’Échangeur de Basse-Normandie, centre de veille au service des nouvelles technologies. Elle accueille également la Cité des métiers et le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) Centre Orne.
La basilique Notre-Dame est une église d’architecture gothique située au centre d’Alençon dans la zone piétonne. Sa construction a été commencée par Charles III, Duc d’Alençon au temps de la guerre de Cent Ans en 1356 pour se terminer au XIXème siècle. C’est une basilique depuis le 10 août 2009. Cet édifice gothique possède une nef à cinq travées du XVème, début XVIème siècle de style gothique flamboyant. A la suite d’un incendie, le chœur et le clocher ont été reconstruits au milieu du XVIIIème siècle. La lanterne (vers 1736) est l’œuvre de l’architecte-ingénieur Jean-Rodolphe Perronet. Son triple portail est dû à Jean Lemoine.
L’hôtel de ville. Un clin d’œil au petit Trianon. Bâti en 1783 par l’architecte Jean Delarue à l’ouest de la place Foch, l’Hôtel de Ville, orienté à l’est, est construit sur l’emplacement d’une partie du château des Ducs d’Alençon. Avec un équilibre très classique de style Louis XVI, sa construction en pierres de taille s’incurve avec élégance en un arc de cercle. Soutenue par de hauts pilastres, sa façade est empreinte d’une grande noblesse. Celle-ci est surmontée à droite et à gauche d’un fronton rectangulaire et de
deux balustrades qui évoquent le petit Trianon. À l’intérieur, les tons sont ocrés et les murs du hall sont ornés de pierre brute. La salle du conseil et des mariages est de style Louis XVI avec des boiseries gris perle, un papier peint à dominante jaune ainsi qu’un grand lustre.
Sans oublier, la Maison natale de Sainte-Thérèsele point de dentelle …
Château de Carrouges : d’abord oppidum défensif (place forte en hauteur) situé à la frontière méridionale du duché normand de Guillaume le Conquérant, vainement assiégé par les Plantagenêt en 1136 et détruit au début de la guerre de Cent Ans, il fut reconstruit dans la vallée au milieu des étangs entre Maine et Normandie par les seigneurs de Carrouges qui se le virent confisquer pour insurrection par le roi d’Angleterre. Jean de Carrouges (IV), à l’origine du château dont subsiste le donjon, était chambellan du comte Pierre II d’Alençon et devint chevalier d’honneur du roi Charles VI à la suite d’un duel judiciaire où il avait mis en jeu sa vie pour sauver son honneur et celui de son épouse Marguerite de Thibouville, laquelle avait été violée pendant son absence. Lui et ses hoirs (héritiers) se tiendront aux côtés des rois de France pendant la durée de la guerre de Cent Ans et contribueront à bouter les Anglais hors du royaume. A voir et à visiter, les douves, les appartements et le salon à musique…
Domfront : La cité médiévale de Domfront dressée sur son promontoire fait partie des “Plus Beaux Détours de France”. Elle est riche de son passé historique et a vu de nombreux Rois séjourner dans son château : Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt, Richard Coeur de Lion, … C’est d’ailleurs Henri Ier Beauclerc, futur Roi d’Angleterre qui fit élever le puissant donjon dont les ruines sont visibles.
Difficultés du parcours : la sortie de Bagnoles-de-l’Orne (D335) par une route rectiligne fréquentée. L’arrivée sur Domfront avec ses raidillons.
Jour 10. Lundi 17 juillet. (KM : 47.40 ; DR : 3h16; MJ 14.6).
J’avais prévu dans ma préparation, en option, de faire un détour par Flers en empruntant la véloroute43 qui relie Ouistreham à la Rochelle mais le kilométrage depuis le départ est important et le terrain rencontré a usé les organismes. Nous irons au plus direct vers notre destination. Peu après Domfront, nous pénétrons dans le département de la Manche. L’étape de ce jour est courte et tout le monde a hâte de rejoindre le Mont !
Bien implantée, tantôt rive droite, tantôt rive gauche du paisible fleuve côtier la Sélune , la voie verte nous permet une progression rapide et confortable. Il faut penser au ravitaillement et l’animateur n’a pas trouvé mieux que de le choisir perché sur un promontoire. Quelle idée ! Nos mollets s’en souviennent encore pour celles et ceux qui ont réussi à monter la dernière côte à vélo pour atteindre Mortain ! Mais la descente nous propulse à St-Hilaire-du-Harcouët. Camping Municipal de la Sélune. Belle averse orageuse en début de soirée qui nous oblige à un repli accéléré après une escapade à pied au bourg.
Informations complémentaires : la Sélune est un fleuve côtier français qui coule dans le département de la Manche. Il prend sa source à Saint-Cyr-du-Bailleul, d’une longueur de 84.7km et d’un débit moyen de 11m3 par seconde et se jette dans la baie du Mont Saint-Michel.
Difficultés du parcours : la dernière côte en voie partagée pour atteindre Mortain.
Jour 11. Mardi 18 juillet.(KM : 60.89 ; DR : 4h21; MJ 13.9).
Large voie verte jusqu’à Pontaubault, idéalement roulante ponctuée de maisons de garde barrière joliment restaurées et d’une campagne variée, que du bonheur pour cette fin de parcours. Ducey, nous offre la possibilité d’un ravitaillement en ce jour de marché, poulet rôti pour les uns, saucisses artisanales cuites au barbecue pour d’autres. Après Pontaubault, la D113 longe la Sélune. Nous la quittons pour tenter l’aventure et rejoindre par un chemin la pointe de la Roche Torin qui nous offre dans une tranquillité absolue en compagnie des moutons de prés-salés, une vue, le temps du pique-nique sur la baie et le Mont. Sur la rive droite du fleuve côtier, le Groin du Sud et sur les hauteurs, la ville d’Avranches, où domine la Basilique Saint-Gervais. Le but final de notre voyage en vélo se rapproche et je propose comme ultime challenge de suivre le GR22 à travers «Les Herbus». Pas de chemin, ni de piste dans une premier temps mais des sentes multiples qui nous font traverser les polders. Une large piste, quelques clôtures sur les digues et nous arrivons directement au niveau du barrage sur le Couesnon. Direction à vélo jusqu’aux abords du Mont-St-Michel, pour la photo prise par un touriste étranger, où nous posons pour marquer la fin de l’itinéraire. Camping du Mont-St-Michel à deux pas du barrage et à quelques minutes en navette du Mont.
Informations complémentaires : Le Couesnon est un petit fleuve côtier long de 97.8km avec un débit moyen de 7.1m/s qui coule dans les trois départements d’Ille-et-Vilaine, de la Manche, de la Mayenne, dans les trois régions Pays de la Loire, Bretagne, Normandie. Il prend sa source près de l’étang de Vézins, sur la commune de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne et son embouchure se situe dans la baie du mont Saint-Michel. Il marque le frontière entre Normandie et Bretagne.
Les herbus, terme local pour désigner les marais salés, appelés également prés salés et sont l’un des patrimoines les plus remarquables de la baie du Mont-Saint-Michel. La superficie exceptionnelle de ces herbus (près de 4100ha), la plus vaste du littoral français et d’Europe, la rareté des espèces et des groupements végétaux, et leur valeur biologique justifient à eux seuls la reconnaissance de la baie à l’échelle internationale. Les marais salés s’étendent sur la majeure partie du littoral de Genêts en Manche jusque Saint Benoît des Ondes en Ille-et-Vilaine. Ils constituent ainsi la véritable interface entre la terre et la mer.
Difficultés du parcours : la traversée non obligatoire de la zone poldérisée.

Jour 12. Mercredi 19 juillet. Visite du Mont-Saint-Michel et de l’abbaye à pied.
Journée consacrée au Mont avec visite guidée de l’Abbaye et de la Merveille. Pas trop de monde en ce début de journée. Pour sortir, nous passons par les remparts pour éviter la foule avant d’aller pique-niquer sur des rochers à l’extérieur de l’enceinte. En fin d’après-midi, les plus courageux n’hésiteront pas à enfourcher leurs vélos pour aller faire quelques courses à Pontorson, ville distante de 7 kilomètres en suivant le Couesnon canalisé. En soirée, malgré une atmosphère chargée d’humidité, nous avons pu contempler du barrage l’illumination progressive du Mont.
Informations complémentaires : “Merveille de l’Occident”, le Mont Saint-Michel se dresse au coeur d’une immense baie envahie par les plus grandes marées d’Europe. C’est à la demande de l’Archange Michel, “chef des milices célestes”, qu’Aubert, évêque d’Avranches construisit et consacra une première église le 16 octobre 709. En 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s’établit sur le rocher. L’église préromane y fut alors élevée avant l’an mil. Au XIème siècle, l’église abbatiale romane fut fondée sur un ensemble de cryptes, au niveau de la pointe du rocher et les premiers bâtiments conventuels furent accolés à son mur nord. Au XIIème siècle, les bâtiments conventuels romans furent agrandis à l’ouest et au sud. Au XIIIème siècle, une donation du roi de France Philippe Auguste à la suite de la conquête de la Normandie, permit d’entreprendre l’ensemble gothique de la Merveille : deux bâtiments de trois étages couronnés par le cloître et le réfectoire. Au XIVème et XVème siècle, la guerre de cent ans rendit nécessaire la protection de l’abbaye par un ensemble de constructions militaires qui lui permit de résister à un siège de plus de trente ans. Le choeur roman de l’église abbatiale, effondré en 1421 fut remplacé par le choeur gothique flamboyant à la fin du Moyen-Age.
Ce grand foyer spirituel et intellectuel fut avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle l’un des plus importants pèlerinages de l’Occident médiéval. Pendant près de mille ans des hommes, des femmes, des enfants sont venus, par des routes appelées “chemin de Paradis”, chercher auprès de l’Archange du jugement, peseur des âmes, l’assurance de l’éternité.
Devenue prison sous la Révolution et l’Empire, l’Abbaye nécessitera d’importants travaux de restauration à partir de la fin du XIXème siècle. Elle est confiée depuis 1874 au service des monuments historiques. La célébration du millénaire monastique en 1966 a précédé l’installation d’une communauté religieuse dans l’ancien logis abbatial perpétuant la vocation première de ce lieu ; la Prière et l’Accueil. Les Frères et les Soeurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent cette présence spirituelle depuis 2001. Parallèlement au développement de l’abbaye un village s’organise dès le Moyen-Âge . Il prospère sur le flanc sud-est du rocher, à l’abri de murailles remontant pour la plupart à la guerre de Cent ans. Ce village a depuis toujours une vocation commerciale.
Inscrit au “Patrimoine Mondial” par l’Unesco en 1979, ce haut lieu touristique reçoit aujourd’hui plus de 2,5 millions de visiteurs par an. Les marées : les plus grandes marées d’Europe au Mont Saint-Michel. Les marées sont dues à l’action des astres, principalement la lune et le soleil. Lorsqu’ils sont alignés avec la terre (astres en syzygie), les attractions s’ajoutent, on est en vives-eaux, cela correspond aux périodes de fortes marées ; au contraire si les astres forment un angle droit (astres en quadrature) les attractions s’atténuent, on est en mortes-eaux, cela correspond aux périodes de faibles marées.
Ces phénomènes sont accentués dans la baie du Mont-Saint-Michel, le rocher se trouvant au fond de la baie, la mer en période de mortes-eaux ne l’atteint pas. Par contre lorsqu’on est en période de vives-eaux la mer atteint le Mont mais seulement 4 heures 30 minutes après le début de la montée des eaux, tous les quinze jours environ. Les marées les plus fortes ont lieu 36 à 48 heures après les pleines et nouvelles lunes. Ces indications n’ont qu’une valeur approximative et peuvent être perturbées dans une certaine mesure par les conditions atmosphériques. Au Mont-Saint-Michel ont lieu les plus grandes marées de l’Europe continentale, jusqu’à 15 mètres de différence entre basse et haute mer. Lors des grandes marées, la mer se retire à 15 kilomètres des côtes et remonte très rapidement.
Jour 13. Jeudi 20 juillet. Traversée du Mont à Tombelaine à pied à travers la baie avec un guide. Programmée tout d’abord en soirée, la veille, repoussée pour des raisons météorologiques, c’est vers 10h30 que cette traversée de quelques kilomètres a pu se faire en compagnie d’Olivier, guide de la baie. Trois courageux d’Atlas, malgré un temps maussade et humide ont tenté cette mini-aventure en compagnie d’un famille Suisse avec deux adolescents et d’une autochtone. Olivier nous a fait découvrir des tas de petites choses, les différents oiseaux marins qui vivent en baie, les sables mouvants, les changements incessants du cours des
fleuves, la Sélune et le Couesnon, l’histoire du Mont et de Tombelaine, les oppositions entre Français et Anglais, le rôle du barrage…
Jour 14. Vendredi 21 juillet. Retour sur Clermont-Ferrand en véhicule
Temps de préparation : 30 heures
Kilométrage routier effectué : pour le transport retour des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages 1499 km.

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Vélorando. de la Méditerranée à l’Atlantique

Séjour n°10. De la Méditerranée à l’Atlantique en vélo-rando.

Dates : du vendredi 08 au dimanche 17 juillet 2016
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 8 dont 3 femmes et 5 hommes.
Météo : beau et chaud dans l’ensemble avec température nocturne autour de 20°C et en journée température frôlant ou dépassant les 30 °C pendant les trois premiers jours.
Tramontane, la seconde étape après Narbonne, orages en fin de nuit à Castelnaudary et Toulouse et un début de matinée pluvieux en J5.

Faune rencontrée : en majorité des oiseaux cigognes blanches sur le canal de la Robine, goélands argentés au départ en Méditerranée, une sterne sur le canal latéral à la Garonne, hérons cendrés à plusieurs reprises sur les différents canaux et plus rare un héron pourpre avant d’arriver à Toulouse le long du canal du Midi, aigrettes garzette, cygnes tuberculés, foulques, colverts, poules d’eau, et des oiseaux plus communs, pies, tourterelles turque, pigeons ramiers, martinets noirs, hirondelles de fenêtre et de cheminée, quelques rapaces… milans noirs, et comme mammifères ragondins et chevreuils et j’en oublie sans doute….

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Itinéraire : le challenge consistait à relier la mer Méditerranée à l’océan Atlantique en utilisant au maximum des voies protégées réservées aux piétons et vélos soit environ 95% sur l’ensemble parcouru. Comme annoncé aux participants, deux journées ont été plus difficiles.
La journée 2 qui nous conduisait grossièrement de Narbonne à Trèbes où le chemin de halage en très mauvais état a fait souffrir le matériel et les pilotes. La journée 7 qui nous faisait quitter le canal latéral à la Garonne pour rejoindre via Sauveterre de Guyenne, la voie verte dénommée Paul Lapébie. Cette journée vallonnée à travers les vignobles de grands crus, a éprouvé les organismes du fait de la chaleur et de la dénivelée.
Nous avons suivi successivement, le canal de la Robine, puis le canal de jonction avant de rejoindre le canal du Midi jusqu’à Toulouse puis le canal latéral à la Garonne jusqu’à Fontet. Par de petites routes évitant au mieux les forts pourcentages, nous nous sommes hissés jusqu’à Sauveterre de Guyenne puis la voie verte Paul Lapébie jusqu’à l’entrée de Bordeaux. Nous avons gagné Lacanau par une ancienne voie ferrée transformée en voie verte. Pour gagner l’estuaire et la fin de notre périple, Blaye, nous avons utilisé de petites routes sans grande circulation…

Patrimoine naturel au cours de notre périple : les canaux, les marais et les anciens marais salant à proximité de Port la Nouvelle, les vignobles aussi bien en Languedoc qu’en Aquitaine, le lac de Lacanau et la lumière particulière de l’estuaire de la Gironde, le plus important d’Europe…

Patrimoine bâti au cours de notre périple :
– visite de Narbonne, cathédrale Saint-Just- et-Saint- Pasteur commencée en 1272, achevée en 1340 (la hauteur sous voûtes (41 m) en fait la quatrième une des plus hautes de France, après Beauvais à 48 m, Amiens et Metz à 42 m)

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– palais des archevêques
– un morceau de la voie Domitienne (Via Domitia) conservée dans son « jus »,
– pont canal de Répudre à proximité du village de Paraza. Il s’agit du 1 er pont canal construit en France, le deuxième du monde. C’est le seul construit par Riquet, les autres ayant été bâtis plus tard, la plupart par Vauban. Commencé en 1676, 400 personnes y ont travaillé.
– écluse de l’aiguille, étonnantes sculptures
– visite libre de l’ ensemble architectural médiéval de la Cité de Carcassonne
– seuil de Naurouze, site dédié à la mémoire de Paul Riquet, ligne de partage des eaux
– l’ascenseur à bateaux établi sur le canal latéral à la Garonne appelé la pente d’eau de Montech
– Moissac porche roman
– le pont canal d’Agen (539 mètres), deuxième pont-canal de France par la longueur après celui de Briare (662 mètres)
– Sauveterre de Guyenne, sa place centrale à arcades et ses quatre portes d’enceinte
– visite de la ville de Bordeaux en vélo
– basilique Saint Michel, style gothique flamboyant et sa flèche
– la grosse cloche
– cathédrale Saint André de Bordeaux consacrée en 1096 par Urbain II, reconstruite dans le style gothique du XII ème au XVI ème siècle
– la tour Pey Berlau (nom de l’archevêque, clocher séparé de la cathédrale St André)
– place de la Bourse, le grand théâtre, l’abbatiale Sainte Croix de Bordeaux
– le miroir d’eau et les quais etc..
– la citadelle de Vauban à Blaye

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Classement : facile ( 1.5 jours de transport, 9 jours de déplacement en vélo)
Kilométrage parcouru : 674.89 soit 74.98 moyenne par jour distance la plus longue 95.79 km et la plus courte 24.12 km. Un ajustement à la baisse a été effectué tenant compte d’une erreur de 4% estimée sur le compteur vélo. Le petit trajet pour la visite de Narbonne, vélo non chargé n’a pas été comptabilisé.
Durée de roulage totale : 37h57, sur la journée, maximum, 6h20, minimum, 1h33.
Moyennes journalières, J1, 15.46km/h, J2, 13.54km/h, J3, 13.73km/h, J4, 15.55km/h, J5, 15.84km/h, J6, 15.94km/h, J7, 15.84km/h, J8, 16.32 km/h, J9, 16.8 km/h.
Ces données ont été fournies par le compteur vélo.
Conditions de roulage : bonnes dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes. Sauf pour les journées 2 et 3 compte tenu de l’état médiocre du chemin de halage.
Hébergement : en camping avec quelque fois piscine dans le camping ou à proximité ce qui a permis à plusieurs reprises de se décontracter les muscles. Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs en vélo

Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour)

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Transport : à l’aide d’un véhicule Peugeot de 9 places mis à disposition par le club Arverne de plongée. Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée. Un grand merci à Alain L.  pour le trajet Clermont-Ferrand, Port la Nouvelle et pour le trajet retour, Blaye, Clermont Ferrand
Equipement : Vélo (personnel) VTT équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant des remorques Bob (2 Yak et 1 Ibex). Les deux remorques Bob (Yak et Ibex) de l’association ont été utilisées et une remorque Bob (Yak) louée. Une paire de sacoches de marque Vaude a été mise à disposition. Nous avions pour dormir le nouveau tipi Bergans.

Découpage du séjour :
J1 transport Clermont Fd – Port la Nouvelle. En soirée découverte du patrimoine de Narbonne.
J2 Canal de la Robine/ canal de jonction et canal du Midi Sallèdes. Ecluse du Gailhousty donnant sur l’Aude. Ecluse de Moussoulens. Canal de jonction à Sallédes,Venterac en Minervois. Le pont canal de Répudre, Argens Minervois Puichéric, écluse de l’aiguille, Trèbes

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J3 Pause visite libre de la cité de Carcassonne. Castelnaudary

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J4 Seuil de Naurouze, ligne de partage des eaux, port Lauragais, Toulouse. La visite de Toulouse en vélo en soirée a été annulée compte tenu des conditions météorologiques.

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J5 St Jory, Grisolles, la pente d’eau de Montech. Castelsarrasin. Pont canal sur le Tarn juste avant Moissac, Moissac, Valence d’Agen
J6 Le canal de Golfech, Pont canal d’Agen, Buzet sur Baise, Lagruere (on rejoint la Garonne, à droite)
J7 Fourques sur Garonne. Meilhan sur Garonne (jonction avec la Garonne, à droite). Fontet, on quitte, le canal latéral à la Garonne et on se dirige plein Nord en suivant la rive gauche de la Garonne jusqu’à La Réole. Sauveterre de Guyenne, piste cyclable Paul Lapébie. Créon
J8 Sadirac, Latresne, fin de la piste cyclable, traversée de la Garonne par le pont St Jean. Visite de la ville de Bordeaux en vélo. Salaunes, Saumos, Lacanau village, Lacanau lac
J9 Aller retour à la mer (baignade), Lacanau village, Saunos, Ste Hélène, Salaunes, St Raphaël, Pimbalin, Lamarque, bac, Blaye
J10, trajet retour sur Clermont- Ferrand

Remarques : beaucoup de crevaisons au cours de ce périple. Dès le premier jour, une crevaison sur le pneu arrière du vélo à Karim, de nouveau sur le même pneu le jour suivant puis sur le pneu avant. Après analyse, le fond de jante a été mis en cause…un bon bout de sparadrap sur l’intérieur des jantes et plus de crevaisons…..ni à l’avant, ni à l’arrière ! Même avec du matériel neuf, on n’est pas à l’abri d’un problème ! Mais le meilleur était à venir, à la fin de la piste cyclable Paul Lapébie, un acte mal intentionné d’un spectateur sans doute de la grande boucle, enfin un amoureux de la petite reine qui avait eu la courtoisie de semer une poignée de clous de tapissier qui ont la particularité de se positionner pointe vers le haut (faîtes l’essai, c’est gagné d’avance ). Résultat un record, 16 crevaisons sauf pour Béatrice qui est la seule n’ayant pas eu de clous dans les pneus. Mady ayant des chambres avec produit colmatant est repartie sans réparer et moi-même, je me suis contenté d’enlever les trois clous, car les pneus Schwalbe Marathon Tour ont bien résisté à l’agression (comme annoncé par le constructeur). A peine repartis, nous devions à nouveau nous arrêter pour une crevaison non décelée sur un pneu de remorque…

Temps de préparation : 30 heures
Kilométrage routier effectué : pour le transport des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages 1866 km.

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Vélorando. La façade atlantique

Séjour n°10. La façade atlantique en vélo-rando “De l’estuaire de la Gironde à la Bidassoa”

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Date : du samedi 11 au dimanche 19 juillet 2015
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 8 dont 3 femmes et 5 hommes.
Météo : beau et chaud dans l’ensemble avec température nocturne autour de 20°C et en journée température frôlant ou dépassant les 30 °C sur l’ensemble du séjour avec une pointe de chaleur sur le Pays Basque. Un orage la dernière nuit sous tentes à Tarnos. La dernière matinée pendant quelques heures sous une bruine pour marquer notre arrivée dans le département des Pyrénées Atlantiques.

Faune rencontrée : en majorité des oiseaux à l’exception de la jeune biche rencontrée broutant dans un coupe-feu à proximité d’Hourtin Sainte Hélène, cigognes blanches, mouettes rieuses, goélands brun et argentés, sternes, tadorne de belon, cormorans d’atlantique, hérons cendrés et blancs (appelés aussi grandes aigrettes), cygnes tuberculés, foulques, colverts, aigrettes, et des oiseaux plus communs, pies, tourterelles turque, pigeons ramiers, martinets noirs, hirondelles de fenêtre et de cheminée, quelques rapaces… milans noirs et royaux, et j’en oublie sans doute… et quelques lapins de garenne !

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Itinéraire : la deuxième étape de la Vélodyssée marque la fin de cette itinéraire atlantique, la première s’étant déroulée en 2013 de l’estuaire de la Loire à l’estuaire de la Gironde. Plutôt que de suivre l’itinéraire officiel, un peu monotone à travers les forêts de pins, j’ai fait le choix de zigzaguer pour aller à la rencontre d’éléments majeurs naturels ou bâtis par l’homme, pouvant présenter un intérêt. Nous avons côtoyé à maintes reprises la “voie des Anglais”, la cinquième route du chemin de Saint -Jacques de Compostelle.

Patrimoine naturel au cours de notre périple : la pointe de Grave, les mattes (marais), les différents lacs d’Hourtin et Carcans, Lacanau, la baie d’Arcachon, le Cap Ferret, le banc d’Arguin, la dune du Pilat à l’altitude variant constamment (110m actuellement), le contournement par un chemin du parc ornithologique du Teich à travers le delta de la Leyre, les étangs (petits et grands) de Cazaux et de Sanguinet, de Biscarosse et de Parentis, d’Aureilhan, les courants de Sainte Eulalie, de Mimizan, d’Huchet, l’immense forêt de pins (à l’initiative de Napoléon III pour protéger de l’avancée du sable et assainir les zones humides afin de rendre possible les cultures), les différents points de vue sur la côte d’Argent, les plages de sable, les rochers de Biarritz, la baie de Saint-Jean-de-Luz, la corniche basque et “sa pile d’assiettes” strates rocheuses, les fameuses plaques de flysch ; la baie du figuier dans lequel se jette la Bidassoa, frontière naturelle entre la France et l’Espagne.

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Patrimoine bâti au cours de notre périple :
– le phare de Cordouan “le roi des phares” construit sous le règne de Louis XIV.
– à Soulac, la basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-terres, église bénédictine de style roman poitevin sauvée des sables qui l’avaient engloutie au XVIII ème siècle, les 500 villas classées néocoloniales de la fin du XIX siècle.

Sur la Gironde.
– la digue de défense des “mattes” qui s’étend du Verdon à Port-de-Goulée.
– les différents ports, Talais, Saint-Vivien, Richard, de-By, Saint-Christoly-Médoc
– le phare Richard, bâti au XIXème siècle pour remplacer un grand arbre qui faisait fonction d’amer.
– les cabanes à carrelet

Sur le bassin d’Arcachon
– le phare du Cap Ferret d’une hauteur de 52 mètres
– le quartier des pêcheurs de la villa-Algérienne. Détruite en 1966 pour faire place à des constructions modernes, cette villa de style mauresque fût construite en 1865, 1866
entourée de jardins et d’une chapelle à l’initiative de  Leon Losca en souvenir des années passées en Algérie.
– les différents ports ostréicoles dont celui de Larros.
– l’architecture variée des maisons anciennes d’Arcachon et le front de mer
– les pinasses, bateaux emblématiques du bassin
– au Moulleau, Notre-Dame-des-Passes

– avant et après Gastes, les captages pétrolifères, la cabane de pépé et l’histoire du gemmage
– à Mimizan, le Clocher-porche, vestige d’une ancienne église prieurale puis paroissiale, classé en 2000 par l’Unesco au patrimoine mondial au titre des chemins de Saint
Jacques-de-Compostelle en France.
– les stations balnéaires de Seignosse, Hossegor, faisant parti des spots de surf les plus célèbres d’Europe.
– à Capbreton, l’estacade de bois protégeant le port des tempêtes datant de Napoléon III qui conduit au “Gouf”, le grand canyon sous-marin qui s’ouvre à la sortie de l’estuaire de Capbreton.

– à Biarritz, le phare, l’hôtel du Palais, le port de pêcheurs, le rocher de la Vierge.
– à Bidart, la chapelle Sainte Madeleine dédiée aux marins construite en bois en 1820, détruite par un ouragan, elle fut rebâtie en dur en 1917. Souvenir du dernier pique-nique avec vue imprenable du haut de cette falaise sur l’océan et la nuée de surfeurs qui attendaient “la vague”.
– à Saint-Jean-de-Luz, la Maison de Louis XIV, le jeune roi a passé 40 jours en mai et juin 1660, lors de son mariage avec Marie-Thérèse d’Autriche, la fille du roi d’Espagne ; la galerie en front de mer (et ses glaciers !).


– à Socoa, l’entrée de la Baie, encadrée par les phares de la Pointe de Sainte-Barbe et de Socoa avec son fort, construit sous louis XIII et remanié par Vauban.
– domaine d’Abbadia avec son château d’architecture néo-gothique, inspiré des modèles de châteaux-forts du Moyen-âge et son jardin. Lieu enchanteur, dressé sur les falaises abruptes d’Hendaye au milieu d’une lande, construit entre 1864 et 1884 par Viollet-Le-Duc pour Antoine d’Abbadie, ethnologue, géographe, homme de science…né en 1810 à Dublin d’une mère irlandaise et d’un père basque
– le casino d’inspiration mauresque à Hendaye, point de départ du GR10 et de la Haute Route Pyrénéenne !!!!!

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Classement : facile ( 1.5 jours de transport, 8 jours de déplacement en vélo)
Kilométrage parcouru : 577.01 soit 72.126 moyenne par jour distance la plus longue 88.93 km et la plus courte 48 km. Durée de roulage totale : 36h15, sur la journée, maximum, 5h45, minimum, 3h00. Moyennes journalières, J1, 15km/h, J2, 16.3km/h, J3, 16km/h, J4, 16km/h, J5, 15.4km/h, J6, 16.4km/h, J7, 18.2km/h, J8, 13.3 km/h. Ces données ont été fournies par une montre GPS garmin. Les dénivelées positives et négatives ont été calculées à partir du logiciel openrunner. J1 +86, -86, J2 +144, -137, J3+206,-213, J4 +356,-356, J5, +377, -358, J6, +280,-298, J7 +392, – 381, J8 +526,-559
Conditions de roulage : bonne dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes. Quelques passages où les racines soulèvent le goudron demandant un peu plus d’attention.

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Hébergement : en camping de qualités différentes, un bon accueil général, de beaux emplacements parfois, médiocre au camping trois étoiles de Maguide. Un hébergement avec trois chambres en 1/2 pension à Ciboure au club Léo Lagrange.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour)

Transport : à l’aide d’un véhicule Peugeot de 9 places mis à disposition par le club Arverne de plongée. Les vélos et bagages étant transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée. Un grand merci aux deux conducteurs, Georges pour le trajet Clermont-Ferrand à Royan et Alain pour le trajet retour (Hendaye Clermont Ferrand).

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Equipement : Vélo (personnel) VTT équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant des remorques Bob (2 Yak). La remorque Bob (Yak) de l’association a  été utilisée et une remorque Bob (Yak) louée.  Deux paires de sacoches de marque Vaude récemment achetées ont été mises à disposition. Nous avions pour dormir le grand tipi, Sophie et Jean Pierre préférant l’intimité de leur tente personnelle.

Découpage du séjour

J1 transport Clermont Ferrand, Royan, bac, pointe de Grave, Soulac-sur-Mer, Pointe de la Négade, Port-du-Talais, Saint-Vivien-de-Médoc.

J2 phare de Richard, Port-de-Richard, Port-de-Goulée, Valeyrac, Port-de-By, Saint-Christoly-Médoc, Lesparre-Médoc, Naujac-sur-Mer, Hourtin, Sainte-Hélène-de-Hourtin

J3 Carcans, Maubuisson, Carcans-Plage, Lacanau-Océan, Le Porge-Océan, Grand Crohot Océan, Lège

J4 Cap Ferret, Lège

J5 Andernos-les-Bains, Audenge, Biganos, Gujan-Mestras, Arcachon, Biscarosse-Plage, Maguide.

J6 Biscarosse, Parentis-en-Born, Gastes, Mimizan, Mimizan-Plage, Contis-Plage, Saint-Julien-en-Born

J7 Cap-de-l’Homy-Plage, Saint-Girons-Plage, Huchet, Moliets-et-Maa, Messanges, Vieux-Bopucau-les-Bains, Seignosse-le-Penon, Seignosse-les-Estagnots, Hossegor, Capbreton, Tarnos

J8 Bayonne par les rives de l’Adour, Biarritz, Bidart, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz, Ciboure, Hendaye. Transport à Ciboure.

J9 transport Ciboure, Clermont-Ferrand

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Accident : néant
Remarques : pas de crevaisons, ni d’incidents mécaniques. Les participants possédaient la licence IMPN.
Temps de préparation : 30 heures sans compter le travail lié à l’adaptation de la remorque de l’association pour le transport des vélos.
Kilométrage routier effectué : pour le transport des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages 2385km.

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Vélorando. La Vallée du Cher

Séjour n°5. La Vallée du Cher en vélo -rando : “boucle entre forêts, canal et pâturages”

Date : du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2015

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Animateur : Fred
Nombre de participants : 9 (4 femmes et 5 hommes)

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Météo : alternance d’éclaircies et de ciels nuageux – une belle averse en arrivant au camp le premier soir, et une bruine le dernier soir à la tombée de la nuit. Vent peu marqué excepté en soirée le deuxième jour – températures fraîches pour la saison.

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Faune rencontrée  : chevreuils, biches, faisans pour quelques animaux “emblématiques” du Berry & Bourbonnais en secteur Tronçais. De nombreux oiseaux, surtout à l’approche des zones en eau (notamment hérons & canards).

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A voir le long du périple :
Les notes de parcours que j’avais pu prendre avant le séjour, et qui ont été distillées au fil des étapes… Celles-ci complètent les informations que j’avais “en tête”, notamment à partir de Vallon-en-Suly et jusqu’à Montluçon : originaire de ce “coin”, j’avais sur ce tronçon moins besoin d’avoir quelques notes…

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Classement : facile
Kilométrage parcouru d’environ 250 km en 4 jours (étapes de 60 à 70km) pour des dénivelés positifs journaliers inférieurs à 750m.
Itinéraire sur de petites routes, de larges chemins (et quelques portions de sentiers ou presque de hors-sentier, certaines sentes n’étant plus entretenus).

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Hébergement : sous tentes (grand & petit tipi de l’association ainsi qu’un “dôme”), en campings (Saint-Bonnet de Tronçais, Châteauneuf-sur-Cher, Saint-Amand-Montrond). Les trois campings que nous avons fait sont vraiment à conseiller : un accueil très chaleureux, une situation calme (à proximité immédiate d’un étang, du Cher ou du canal du duc de Berry) et idéale pour le ravitaillement ou une balade du soir, des tarifs tout à fait accessibles… A Néris-les-Bains, où nous avons garer les véhicules, le camping municipal, à côté de l’ancienne gare dont l’architecture extraordinaire interpelle, semble aussi être une étape très agréable (nous n’avons pas eu besoin d’y passer la nuit).

Camping “Champ fossé” de Saint-Bonnet de Tronçais : 04 70 06 11 30
Camping “L’île” de Châteauneuf sur Cher : 02 48 60 46 81
Camping “La Roche” de Saint-Amand-Montrond : 02 48 96 09 36
Camping ‘Le lac” de Néris-les-Bains : 04 70 03 24 70

D’autres campings / municipalités nous avaient initialement confirmé la possibilité de nous recevoir ; après de nombreuses péripéties, certains nous ont indiqué, parfois à quelques jours du séjour, de l’impossibilité de nous y arrêter… Décevante d’un point de vue touristique, cette “attitude” ne nous aura pas pénalisé pour autant, les étapes réalisées étant bien celles que je conseille aujourd’hui à toute personne souhaitant refaire tout ou partie de l’itinéraire de ce séjour proposé par Atlas Aventure.

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Nourriture : apportée par les participants, mais aussi achetée en cours de route dans de petits commerces : ils sont nombreux sur le parcours, et notamment à Néris-les-Bains, Louroux-Hodement, Saint-Bonnet de Tronçais, Ainay-le-Vieil, Charenton-sur-Cher, Billy, Châteauneuf-sur-cher, Lignières, Le Châtelet, Saint-Amand-Montrond, Vallon-en-Sully, Montluçon. A l’honneur, les produits de pays : pâté au pommes de terre et pompes aux grattons !

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Transport routier : à l’aide des véhicules (165km aller-retour depuis Clermont-Ferrand) de Karim, Nicole & Fred, et en utilisant la remorque de l’association à laquelle une “cage” métallique permettant l’accrochage de nombreux vélos, a été ajoutée.

Équipement : vélos avec sacoches / remorques dont certaines mises à disposition par l’association Atlas Aventure, permettant le portage de tout le matériel nécessaire à l’itinérance en vélo. Le hors-série “voyager à vélo” du magazine Carnets d’Aventures qui est arrivé dans les boîtes la veille du départ précise très justement ce qui peut être emmené sur cette activité. Ces séjours sont aussi l’occasion d’échanger entre pratiquant réguliers et néophytes, chacun s’enrichissant de l’expérience de l’autre, rigolant de certaines anecdotes… Personnellement, j’adore mon siège pliant : 400 grammes qui permettent, à chaque pause, de prolonger la position assise dont on ne manque pas lors de cette activité !

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Découpage du séjour

J1 transport de Clermont Ferrand à Néris-les-Bains puis itinéraire vélo jusqu’à Saint-Bonnet de Tronçais (identifiant parcours 4765521 sur openrunner / visible pour tous les publics). Il s’agit d’un parcours très roulant, un peu “montagnes russes” (la journée avec le plus de dénivelé positif, mais où les descentes permettent de respirer…), du fait de son orientation globalement sud-nord en parallèle du Cher. Ce qui oblige à passer de nombreux vallons où s’écoulent quelques affluents de cette belle rivière (comme la Marmande, le Lamaron etc.)

J2 de Saint-Bonnet à Châteauneuf-sur-Cher (identifiant parcours 4765596 sur openrunner / visible pour tous les publics). Durant cette journée, on longe pour la première fois le canal du duc de Berry, vers Charenton-sur-Cher. Quelques belles montées au programme, mais qui offrent avant tout de jolis points de vue sur le Berry.

J3 de Châteauneuf-sur-Cher à Saint-Amand-Montrond (identifiant parcours 4765786 sur openrunner / visible pour tous les publics). C’est presque une grande boucle qui est proposée pour ce troisième jour. Alternance de bois & de petits champs (le bocage ayant été assez préservé sur cette partie Sud du Berry), patrimoine architectural très présent…

J4 de Saint-Amand-Montrond à Néris-les-Bains (identifiant parcours 4765829 sur openrunner / visible pour tous les publics) : le jour du retour ! Une grande partie de la journée est consacrée à longer le canal du duc de Berry. Si les seules péniches qu’il sera possible de voir (et qui ne ne sont plus utilisées commercialement pour le transport de marchandises) sont peu nombreuses, les ouvrages d’art, qui sont d’autres marqueurs de cette ancienne voie navigable déclassée il y a 60 ans, sont légion (écluses, quais de déchargement, pont-levis, pont-canal comme celui de la Tranchasse ou de Vaux etc.).

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Assurance : tous les participants avaient souscrits à l’assurance IMPN couvrant l’activité.

Observations : un parcours apprécié de tous pour sa diversité au fil des kilomètres, un territoire adapté à la découverte en vélorando, et de belles surprises.  Comme le château de Meillant, dont l’architecture fait écho à ceux situés le long de la Loire (et que nous avons par exemple pu observer 15 jours plus tôt en canoë). Ou encore le splendide et passionnant (aussi grâce à son animatrice qui nous a accordé de son temps et a partagé avec le plus grand enthousiasme ses connaissances) musée du canal du duc de Berry situé à Magnette : tarif modeste, éléments d’exposition judicieusement choisis, une pause des plus appréciables au bord de l’ancienne voie navigable ! Deux sites qui ont compris que tourisme résonne aussi avec adaptabilité : nos arrêts en fin de matinée (visite + pique-nique sur les sites) ont permis de profiter pleinement des charmes des lieux. De nombreux autres sites proposent des visites, et parfois au détour d’un chemin, certains arrêts alors in-envisagés semblent s’imposer : un prieuré par ci, une ancienne école par là. Rien que la voie verte réalisée le long du canal vaut à elle seule le détour, permettant très aisément de découvrir le territoire…
Château de Meillant : 02 48 63 32 05
Musée de Magnette : 04 70 06 63 72

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C’est un parcours facile et motivant pour découvrir l’activité vélorando au sein d’Atlas Aventure, mais aussi à titre individuel. A cette période de l’année (printemps), la végétation est par endroits exubérante, la faune parfois bruyante, le côté “sauvage” est au rendez-vous ; mais à l’automne, du côté de Tronçais dont la forêt est alors marquée par le brame du cerf, cela doit aussi valoir le détour ! Pour les auvergnats, l’aventure est souvent à deux pas de chez nous, et pour notre réputation de “radin”, cette activité, très peu coûteuse, est parfaite ! Les possibilités d’adaptation en cours de route sont nombreuses. L’accès aux transports en commun (trains) notamment à Saint-Amand-Montrond et Montluçon permettent d’ailleurs d’envisager des séjours sur ce territoire utilisant intégralement ce type de mode de locomotion pour s’approcher des points de départ / arrivée des étapes vélo…

Temps de travail : 8 heures en prenant en compte la préparation, les contacts téléphoniques et divers mails etc.

En amont : ce séjour a donné lieu a de nombreuses sorties (“entraînements”) depuis le mois de mars 2015 en soirée, à la demi-journée, à la journée, autour de l’agglomération Clermontoise, où le kilométrage a été progressivement augmenté, et pendant lequel l’apprentissage du déplacement en groupe a toujours été un leitmotiv.

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Merci à Michel pour son soutien lors de la préparation de ce séjour.

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Vélorando. La façade atlantique

Séjour n° 11 La façade atlantique à vélorando.
Date du vendredi 19 au dimanche 28 juillet 2013.
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 11 animateur compris dont 6 femmes et 5 hommes.
Météo : beau et chaud dans l’ensemble avec température nocturne autour de 20°C et en journée température frôlant ou dépassant les 30 °C à plusieurs reprises. Quelques pluies orageuses sur la fin du séjour de nuit. A noter le bel orage de Royan en nocturne !
Faune rencontrée : en majorité des oiseaux, cigognes blanches, mouettes rieuses, goélands brun et argentés, sternes, tadorne de belons, vanneaux huppés, cormorans d’atlantique, huîtriers pie, hérons cendrés, cygnes tuberculés et noirs, poules d’eau et foulques, avocettes, échasses blanches, tadornes de belon, colverts, aigrettes, grèbes huppées et des oiseaux plus communs, pies, tourterelles turque, pigeons ramiers, martinets noirs, hirondelles de fenêtre et de cheminée, quelques rapaces…buses, milans noirs, faucons et j’en oublie sans doute….quelques écureuils téméraires, un lièvre…  
Patrimoine au cours de notre périple : le parc éoliens de Bouin, les entreprises ostréicultrices, les marais salants, la jetée Jacobsen, la plage des Dames à Noirmoutier, la forêt domaniale des Pays de Monts, la Corniche Vendéenne, la forêt domaniale d’Olonne, la tour Arundel, la Corniche de Cayola, le phare du Grouin, le golfe des Pictons polderisé, le Marais Poitevin, le pont-aqueduc de Maillé, l’abbaye de Maillezais, les nombreux canaux et le jeu des écluses tout au long de notre voyage, le port des Tours à la Rochelle, les bâtiments de l’ancienne Corderie Royale, le pont transbordeur à Rochefort, la dune de l’Aquitaine, la côte sauvage entre Ronce les bains et Royan, la forêt domaniale de la Coubre, le phare de la Coubre, le phare de Cordouan.
Temps forts : passage du Gois pour rejoindre Noirmoutier à la nuit tombante, visite de l’abbaye de Maillezais, visite du chantier de l’Hermione, passage du transbordeur, repas d’arrivée.
Classement : facile ( 3 jours de transport, 7 jours de déplacement à vélo).
Kilométrage parcouru : 519 soit 74 par jour. Distance la plus longue 104 km et la plus courte 48 km. Durée de roulage maximum, 5h10 ; minimum, 3h50.
Conditions de roulage : bonne sur le stabilisé et l’asphalte sur les voies vertes et les petites routes. Quelques passages herbeux un peu plus difficiles.
Hébergement : en camping de qualités différentes à l’intérieur  et sur les côtes. Mention aux campings de l’intérieur et certains campings municipaux à proximité de la mer.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour).
Transport : à l’aide des véhicules de Gilles Bonnard et Michel Julien en ce qui concerne les passagers et une partie des bagages. Le véhicule d’Alain Longuet pour le transport des vélos, remorques et bagages. La récupération des véhicules stationnés à Machecoul a été réalisée grâce à la gentillesse et la disponibilité de Jean Claude en vacances à la Palmyre qui s’est porté volontaire pour nous assister.
Equipement : Vélo VTT et VTC équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant des remorques Bob (2 Yak et 1 Ibex). Les deux remorques de l’association ont été utilisées et une remorque Bob (Yak) louée.
Kilométrage routier effectué : pour le transport des passagers en co-voiturage et du matériel et la récupération des véhicules 4301 km.
Découpage du séjour.
Jour 1. Vendredi 19 juillet. Transport Clermont Ferrand, Machecoul.
Jour 2. Machecoul, parc éolien, passage du Gois, Noirmoutier.
Jour 3. Visite de la partie Nord Ouest de l’île sans chargement puis Brétignolles sur mer.
Jour 4. La Tranche sur Mer.
Jour 5. Marans.
Jour 6. Visite de Maillezais (sans chargement) puis retour à Marans par la Venise Verte.
Jour 7. Rochefort, fin d’après-midi consacré à la visite du chantier de l’Hermione.
Jour 8. Passage de la Charente par le transbordeur et arrivée à Royan.
Jour 9. Baignade à Royan pour certaines et certains…….. et récupération des véhicules pour les conducteurs.
Jour 10.Transport Royan Clermont Ferrand.

  

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Marais salants

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Passage du Gois, en attendant la marée basse
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l’abbaye de Maillezais
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l’abbaye de Maillezais

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le chantier de l’Hermione à Rochefort

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Pont transbordeur à Rochefort pour traverser la Charente

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Ne manque que la musique de Michel Legrand …. et quelques Demoiselles….

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Royan : pêche aux carrelets

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