Animateur : Michel J. Nombre de participants : 7 dont 2 femmes et 5 hommes. Météo : jeudi, nuageux et fin de journée ensoleillée ; vendredi, frais et couvert en grande partie, orage court mais violent vers 21h00 avec tonnerre, éclairs et grosse pluie ; samedi, ciel dégagé le matin avec une forte humidité et périodes ensoleillées ; dimanche, pluie fine une partie de la nuit avec quelques coups de tonnerre lointains, averses en matinée puis éclaircies temporaires avant une grosse pluie sur les quelques kilomètres avant Clermont. Classement du séjour : moyen voire difficile pour les jours 2 et 3 Temps de préparation et de rédaction : 10 heures
Le mot de l’animateur. Avant ce séjour 1 circuit de préparation a été proposé le dimanche 26 avril avec près de 70 kilomètres et 953 m de dénivelée positive se rapprochant du profil du séjour J2 et J3. Cinq adhérents ont participé à cette sortie sur la journée (voir compte-rendu). La météo a été assez clémente sur les 4 jours si on la compare aux informations reçues au cours de notre déplacement. Le cœur de ce petit massif était inconnu d’une majorité des participants. Nous avons circulé sur de petites routes à faible, voire sans circulation et des chemins d’exploitations faciles à l’exception de celui qui nous a conduit à la source de la Besbre où nous avons trouvé des amas de cailloux concassés nous obligeant à une attention particulière. C’est dans cette partie à la limite Est du Parc Naturel Régional du Livradois Forez que nous avons du composer avec des engins motorisés, 4 motos tout terrain et 5 quads qui ont eu l’amabilité de ralentir à notre contact. Globalement, le dépaysement a été total dans une nature à l’écart des grands axes, peu fréquentée à l’exception des rencontres mentionnées ci-dessus. Nous avons pu bénéficier pendant une majeure partie du parcours d’une tranquillité de roulage traversant de petits bourgs et lieux-dits à l’habitat bien entretenu, coquets et fleuris. La végétation sauvage n’a pas été en reste car ayant bien profité de la pluviométrie de l’hiver et du début du printemps, les verts des conifères ont mis en valeur le jaune éblouissant des genêts, les fleurs blanches des robiniers, des aubépines, des viornes et des prunelliers. Vers le Nord J3 et le retour J4, nous avons retrouvé une campagne composée de parcelles de blés, de jeunes plants de maïs, alignées également les premières feuilles de tournesol semé récemment, les champs denses de colzas défleuris à l’odeur entêtante, quelques prairies artificielles où les premières coupes ont déjà été assurées. Dans le ciel, à faible hauteur, milans royaux et buses variables à l’affût d’insectes et de campagnols dérangés étaient dans le sillage des machines. Le voyageur à vélo attentif peut voir ou découvrir de nombreux éléments en mouvement dans l’environnement, les hirondelles rustiques en quête de nourriture volant plus ou moins haut en fonction de la pression atmosphérique du moment, la poule faisane traversant la route sans crainte, l’écureuil sautant d’un arbre à l’autre sans se soucier des voyageurs, les chardonnerets quittant les hautes têtes des chardons un court instant à notre passage et que dire à l’approche des habitations des envolées bruyantes de moineaux domestiques. Même dans les moments qui peuvent paraître monotone, l’œil aux aguets peut surprendre quelque chose…. Point le plus au Nord de notre périple, le château fort de Billy (XIIIème siècle) nous ramène vers la civilisation et le beau temps aidant, nous allons être en contact avec de nombreux cyclistes et piétons sur la voie verte qui longe l’Allier. La prudence sera de mise également pour la traversée de Vichy rive droite où de nombreuses personnes déambulent sans trop se soucier des autres pratiquants. Les objectifs de ce parcours d’un peu plus de 250 kilomètres annoncés dans la notice d’information ont été atteints même si seulement 3 participants ont réussi à gagner les sources de la Besbre par un chemin d’exploitation, il est vrai peu confortable. L’ambiance dans le groupe a été bonne et les relations agréables. Le nombre de 7 à 8 semble être un élément important et déterminant pour une bonne harmonie.
ITINÉRAIRE. Données techniques fournies par une montre Garmin. Quelques petites différences sont à noter d’une montre à une autre. Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 1 : 50,68 296 m 380 m 16,3 km/h 3h06’ Clermont-Fd (musée Quilliot), Lussat, Lignat, les Martres d’Artière, Joze, Chez le Biaux, Nord de Lezoux, Étang de l’île, les Girauds Faures, Croix de chez Barry, la Croix Mozat, les Français, Puy Guillaume, camping municipal de Puy Guillaume. Les temps forts de l’étape : – les premières pentes de Chavaroux, et de Chez Marais – une harde de sangliers se dirigeant vers Chez le Biaux en ligne de crêtes – l’étang de l’île – la petite route à partir du lieu-dit les Français le long de la Dore – l’étang des graviers en soirée hors parcours
Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 2 : 57,46 1122m 760m 11,6 km/h 4h50’ Puy Guillaume, Chez Pourrat, vallée de la Credogne, cascade du Creux Saillant, Palladuc, les Hommades, la Guelle, Laspiaux, Arconsat, col de la Charme, source de la Besbre (alt. 1193 m), les Quatre Chemins, carrefour des Charbons (alt. 923 m), St Priest-la-Prugne (alt. 719 m), camping Le Paradou à St Priest-la-Prugne. Les temps forts de l’étape : – environ 40 kilomètres de montée depuis Puy-Guillaume (alt 275 m) et le point le plus haut (environ 1200m) pour atteindre, les sources de la Besbre. – entre le kilomètre 38 et le kilomètre 45, la pente moyenne de la route comprise entre 7 et 11 %. – la vallée de la Credogne, rivière d’une longueur de 27,8 kilomètres qui prend sa source à proximité du lieu-dit « Les Etivaux » et qui se jette dans la Dore entre Puy-Guillaume et Limons. – la cascade du Creux Saillant – Arconsat et sa terrible montée à la sortie du village sur 300 mètres environ – le col de la Charme (alt. 1106 m). – les sources de la Besbre
Cascade du Saillant sur la Credogne
Une des sources de la Besbre
Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 3 : 88,26 983m 1413 m 16,00 km/h 5h31’ St Priest, le col de Beaulouis (alt. 823 m) Matichard, le Moulin Neuf, Ferrières-sur-Sichon (alt. 555 m), la Croix des Barres (alt. 600 m), le Chat Blot, le Mayet-de-Montagne, Nizerolles, le Pouthier, La Croix Grangeon, Molles, la Bruyère, Domaine Neuf, St-Christophe, l’Alouette, D907, Périgny , Magnet, St Félix, Billy, voie verte de Billy jusqu’à Abrest, camping de la Croix St-Martin. Les temps forts de l’étape : – le col du Beau louis à 823 m d’altitude – le site des Bois Noirs Limouzat où a été extrait de 1954 à 1980, 6900 tonnes d’uranium actuellement un réaménagement est à l’étude… – la rivière Sichon en contrebas sur le gauche de l’itinéraire du Moulin Pommerie à Ferrières – le Pont des Soupirs – le passage d’une végétation fermée de type montagnard à un paysage plus ouvert collinéen. – le château de Billy – la voie verte le long de l’Allier…
Le Pont des Soupirs
Le Château fort de Billy
Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 4 : 62,1 932 m 488m 15,3 km/h 4h03’ St Yorre, le Ruisseau, le casson, Montpensier, Demolle, les Maréchaux, les Fumoux, Vensat, Sanat, Maringues, St Ignat, Villeneuve l’Abbé, Ennezat, Targnat, Puy Chany, St-Beauzire, Gerzat, Clermont-Fd (musée Quilliot). Les temps forts de l’étape : – la vue sur la Chaîne des Puys avec la présence massive du Puy-de-Dôme – la quiétude des bourgs traversés – les voies semi-piétonnes de Maringues et le clocher dominateur de l’église Saint-Etienne.
Maringues
Accident : néant Problème mécanique : aucun Matériel mis à disposition par l’association : de marque Décathlon, 2 tentes modèle 900MT, 1 tente modèle 900MTL, 1 tarp (non utilisé).
Animateur : Michel J. co-animateur : Christian Météo : fraîche, humide avec quelques belles journées Classement : moyen Transport retour : un véhicule de 9 places (location) et un Renault kangoo (véhicule de l’animateur) Matériel mis à disposition par l’association : une remorque vélo « Bob », deux tentes MT900, une remorque routière pour le transport des vélos et bagages. Matériel mis à disposition par l’animateur : un porte vélo de 3 places.
Distance linéaire parcourue à vélo : 1011,38 km Durée totale de roulage : 71 h 28 Durée du déplacement en mouvement (compris le ravitaillement, les visites, les photos etc.) : 97 h 20 Dénivelé positif : 6628 m Dénivelé négatif : 6859 m
Les valeurs ci-dessus peuvent variées quelque peu d’un instrument à l’autre. Les calculs ont été faits à partir des données recueillies sur une montre Garmin Phénix 6.
Préparation du séjour, du matériel et compte-rendu : 50 h 00
Le mot de l’animateur, Ce séjour d’un peu plus de 1000 kilomètres et 6600 mètres de dénivelé positif à demander un long temps de réflexion avant sa création. Le préparation est importante et nécessite de nombreuses heures de travail. L’idée était de partir de Clermont-Fd et d’arriver à un point original non encore atteint par Atlas. Certains paramètres contraignants m’ont obligé à faire des choix, la durée, la faisabilité pour un groupe, les centres d’intérêt à retenir, le kilométrage journalier à doser et les possibilités de ravitaillement et d’hébergement en l’occurrence les campings. Le découpage du parcours a été envoyé avec la fiche individuelle d’inscription dans la notice d’information aux participants. Pour ce nouveau challenge j’ai retenu les sommets les plus hauts des Monts d’Arrée en Bretagne, Ro’ch Ruz, Ro’ch Tréludon et le Ro’ch Trévézel, tous à l’altitude de 385 m. Après ce choix, il restait à construire un parcours avec le moins de circulation possible en utilisant de petites routes (les blanches, routes sans fond sur les cartes Michelin et les logiciels de cartographie) et des voies vertes avec des points de passage qui évoquent quelque chose sur le plan de la géographie, du patrimoine, des espaces naturels, de la faune. Il va de soit que des rencontres permettront de découvrir des éléments supplémentaires. C’est la magie du voyage ! Partir de la métropole en évitant les axes roulants ne posent pas de problème vers le Nord. L’objectif premier était de traverser une partie de la Chaîne des Puys J1 puis de changer d’orientation à travers les Combrailles pour aller chercher les sources du Cher J2. Le contournement de Montluçon par l’Ouest, nous fera gagner le canal du Berry avec un arrêt au très intéressant musée de la batellerie et du canal J3. Le tracé nous permettra de voir de nombreux étangs et lacs dans la zone de Quincy J5. L’étape suivante sera plus courte et permettra à celles et ceux qui le souhaitent de faire la visite du Château de Chenonceau J6. La confluence du Cher avec le fleuve Royal est l’objectif de J7. La collégiale Saint Martin à Candes-St-Martin sera l’élément principal, après avoir traversé la rivière Indre, être passés à la confluence avec la Vienne, au château de Monsereau, tous ces points occuperont le J8. Pour cette dernière pleine journée sur les bords de Loire, nous passerons à Bouchemaine, à la confluence avec la Maine J9. Après 25 kilomètres et le passage au port d’Oudon, nous laisserons la Loire pour atteindre Nort-sur-Erdre et le canal de Nantes à Brest J10. Une journée complète à longer le canal jusqu’à Malestroit J11 Ensuite ce seront les villages de Josselin, de Rohan puis la Tranchée d’Hilvern et par de petites routes Mur-de-Bretagne et Guerlédan J12. Une voie verte sera le fil conducteur de la J13 jusqu’à Carhaix-Plouguer et à la gare Locmaria-Berrien en suivant la D769, Huelgoat. La dernière journée J14 du périple sera d’atteindre à vélo les points hauts cités en début et les derniers mètres à pied. Grâce à la disponibilité de deux bénévoles Yves et Vincent venus à notre rencontre, le retour se fera le J15.
Organisation pendant le périple : Afin de ne pas gêner les autres usagers, il a été décidé en amont que les participants seront répartis dans deux groupes de six avec un animateur. La composition des groupes sera revu chaque soir à la présentation de l’étape suivante. Merci à Christian qui a bien voulu co-animer ce challenge et qui m’a accordé 2h30 de son temps la semaine avant le départ pour revoir les points de chute du soir.
Rencontre avec la faune : J’aime à donner un peu d’importance au vivant qui nous entoure et désigner sans pour autant avoir le temps d’une grande observation, des animaux que l’on voit facilement et qui vivent dans notre environnement. Les oiseaux seront omniprésents pendant tout le voyage : canard colvert vert, aigrette garzette, grand héron blanc, héron cendré, cigogne blanche, poule d’eau, foulque macroule, cormoran continental, cygne tuberculé, héron garde bœuf, bécasseau variable, bernache du Canada, martin pêcheur, sterne pierregarin et naine, milan royal et noir, mouette rieuse, goéland argenté et parmi les passereaux nombreux, la pie-grièche grise et les trois sortes d’hirondelle, rivage (Loire) fenêtre et rustique.
Les gros animaux n’ont pas été absents : chevreuil vivant, ragondin et malheureusement 2 blaireaux, 2 martes, 1 écureuil et un jeune chevreuil tués suite à des collisions avec des véhicules. Même sur ces routes à faible circulation, la nature n’est pas épargnée.
Les insectes remarqués : beaucoup de papillons dans les zones de prairies et sur les bas côtés non fauchés des routes et de nombreuses formes de libellules et demoiselles dans les eaux stagnantes des lacs et mares ou faiblement courantes des canaux du Berry et de Nantes à Brest et notamment « la sympétrum rouge sang ».
Au niveau du patrimoine bâti : la liste des choses vues et visitées est longue…à retenir le château de Chenonceau, la collégiale de Candes-St-Martin avec la vie de St Martin, le château de Montsoreau qui a inspiré Alexandre Dumas père dans « la Dame de Monsereau », la chapelle Royale Notre Dame des Ardilliers à Saumur (merci Armand), l’abbatiale de St-Florent-le-Vieil sur l’esplanade du Mont Gonne (merci Patrick), le château médiéval d’Oudon, les villages remarquables de Josselin, Rohan et de Malestroit et enfin la chapelle de St Michel à 382 m d’altitude sur les Monts d’Arrée.
Château de Chenonceau
Collégiale de Candes-St-Martin
Au niveau du patrimoine. Chaque jour apportera son lot d’éléments que seul l’œil du voyageur peut capter ou non selon ses centres d’intérêt. Cela peut être un champ de tournesol bien aligné, la disposition de bottes de foin après la moisson….La rencontre avec Marie et Joseph et la visite du vignoble du « Clos entre les murs » au château de Parnay. Le fonctionnement d’un barrage à aiguilles (sur le Cher). Les confluences de rivières avec le fleuve Royal…Le pourquoi, la conception et la réalisation du canal de Nantes à Brest long de 390 km, sur le plan humain avec ses 237 écluses et les tranchées d’Hilvern et de Glomel.
Barrage à aiguilles
Quelques annotations complémentaires jour après jour et pour les amateurs de chiffres le parcours avec le kilométrage, la durée de roulage (DR), la durée de déplacement (DD) (comprenant les pauses, les prises de photographies, les visites, les ravitaillements etc.), les dénivelés positifs (DP) et négatifs (DN).
Jeudi 17 juillet 2025, J1 : Clermont-Ferrand/ Gelles avec le passage par la côte de Viallard et le village de Say. Portion de l’itinéraire en partie ombragée réussie assez facilement par les deux groupes dans un environnement qui nous est familier avec une météo fraîche et un ciel dit variable. 58,82 km, DR 4h18, DD 6h15, DP 1067 m, DN 557 m. J2. Gelles/Evaux-les-Bains : élément de la journée l’arrêt aux sources du Cher. Le Cher d’une longueur de 367, 80 km se jette dans la Loire à proximité de Villandry et sera notre fil conducteur avec le canal du Berry pendant plusieurs jours. 81,25 km, DR 5h37, DD 7h44, DP 1021 m, DN 1425 m. J3. Evaux/Urçay. Passages au barrage de Rochebut sur La Tardes puis le canal du Berry. L’arrêt au musée du canal et de la batellerie sera de courte durée. Arrivés à 11h45, le musée fermant en pleine saison à 12h30, on nous a fait comprendre qu’il fallait attendre 14h00 pour la visite. Après concertation, nous reprenons le chemin de halage à regrets car ce musée visité lors d’un précédent voyage montre différentes facettes intéressantes sur la vie des mariniers et de leur famille. 70,10 km, DR 5h04, DD 6h58, DP 535 m, DN 829 m. J4. Urçay/Villeneuve-sur-Cher. Ciel chargé avec un front de nuages menaçant le matin avec une première averse de courte durée dans la matinée. Le parcours s’effectue en début de journée sur de petites routes avec un terrain marqué puis s’adoucissant petit à petit, avec des montées plus courtes et des descentes plus longues. A partir de Drevant, voie verte le long du canal jusqu’à St-Amand-Montrond puis de nouveau de petites routes jusqu’à Villeneuve. 70,88 km, DR 5h08, DD 6h15, DP 598 m, DN 640 m. J5. Villeneuve/Trévety. Au petit matin, la pluie nous accompagne pour plier le campement et nous subirons averses sur averses toute la matinée sur une route au profil vallonné sans excès. Un vent fort soufflera du SSW toute la journée. Le ravitaillement s’effectuera à Vierzon au km 29 puis nous continuerons sur le chemin de halage du canal où deux écrevisses de Louisiane nous montrerons leur agressivité dressées sur leurs pattes, pinces ouvertes. Le canal parcouru est en partie en eau et en partie à sec avec des trous d’eau aux niveaux des écluses où meurent par manque d’oxygène des centaines voire des milliers de poissons chats et brèmes. Passage à Menetou-sur-Cher, village médiéval connu par le personnage de Thierry la Fronde incarné par Jean Claude Drouot, feuilleton qui rappelle des souvenirs à certains. Un arbre tombé sur le chemin a fait jouer l’entraide pour le franchir en portant les vélos chargés. Un peu de route puis la voie verte de Chabris jusqu’à Trévety. L’Escale Belle emplacement équipé pour le pique-nique avec eau, dommage pour les amateurs de café, le bar est fermé. Juste avant l’arrivée, nous passons sur le pont canal du Berry au dessus de la Sauldre. Au départ de cette journée, les groupes ont été inversés suite à un problème de valve Presta sur le vélo de l’animateur (Michel J.) et en cours de déplacement deux sauts de chaîne sur un vélo révisé avant le départ…. 81,17 km, DR 5h48, DD 7h29, DP420 m, DN 470 m. J6. Trévety/Chenonceaux. Courte journée à vélo qui débute par une petite montée afin de réchauffer les muscles pour gagner un plateau occupé par un vignoble for prisé des amateurs de bons vins puis nous reprenons un rythme régulier sur la voie verte au plus près en majorité de la rive droite du Cher. Le long du Cher, on ne peut oublier l’histoire et la fameuse ligne de démarcation installée le 25 juin 1940 qui suivait la rivière sur une partie importante de son cours. Ravitaillement à Montrichard sous les remparts du château fort délabré. Après-midi libre offrant la possibilité au rythme de chacun d’aller effectuer ou non, la visite du château de Chenonceau du XVI ème siècle qui enjambe le Cher. 43,62 km, DR 3h13, DD 4h40, DP 130 m, DN 175 m. J7. Chenonceaux/Bréhemont. Pliage des tentes sous une météo humide. De Chenonceaux à Azay-sur-Cher, nous suivrons la rivière rive gauche puis passerons rive droite jusqu’au Sud de Tours. La traversée du Parc Honoré de Balzac nous fait pénétrer le milieu urbain dans un cadre de verdure qui se prolonge en suivant le Petit Cher. Un habitant nous indique un lieu pour le ravitaillement du midi à proximité de l’itinéraire. Le quartier des Deux-Lions possède un centre commercial à « L’Heure Tranquille » couvert où nous pourrons pique-niquer au sec pendant que le second groupe sous une pluie battante gagnera directement le camping ne trouvant pas d’abri sur le parcours. Quittant le Petit Cher nous retrouvons son grand frère le Cher. Bientôt sur notre gauche Villandry et ses jardins réputés puis le Bec de Cher, confluence avec la Loire où une pause à pied s’impose pour les photos. La fin du parcours se fait sur une voie goudronnée située sur une levée de la Loire (digue) dont le but est de protéger les terres agricoles et les habitations des crues du fleuve avec quelques secteurs pavés qui secouent le matériel et le pédaleur. Arrivés au camping de Loire et Châteaux, un timide soleil derrière la couche de nuages permet de réchauffer le corps et d’évacuer l’humidité des tentes. Au cours de cette journée, nous avons roulé dans des paysages de grandes cultures variées maïs, tournesol, sorgho et Patrick grâce à une application identifie du soja. 70,31 km, DR 4h45, DD 6h23, DP 122 m, DN 146 m. J8. Bréhemont/Gennes. Nous partons sous un ciel menaçant d’un gris uniforme. Un détour proposé la veille pour aller voir le château d’Ussé aux allures féeriques qui inspira Charles Perrault pour sa Belle au Bois Dormant…dit-on !
Château d’Ussé
L’Indre suivit jusqu’au château, nous retrouvons les levées de Loire pour continuer notre périple puis nous quitterons la Loire pour les bords de la Vienne qui nous amènera à Candes-Saint-Martin. Montsereau passé, nous profitons de l’éclaircie de cette fin de matinée pour la pause de mi-journée et faire sécher les tentes. Saumur apparaît bien vite avec sa concentration de bâtiments historiques. Après la Chapelle Royale des Ardilliers, nous passons sous le château et parcourons les rues et ruelles du quartier ancien. Prendre du recul et passer rive droite nous permet d’avoir une vue d’ensemble de ce riche patrimoine. La voie verte se limite à deux traces goudronnées puis herbeuses jusqu’à Les Rosiers. Reste à passer la Loire pour atteindre la fin de l’étape Gennes.
69,40 km, DR 5h17, DD 7h36, DP 178 m, DN 182 m. J9. Gennes/St-Florent-le-Viel. Pas de pluie cette nuit. A part une forte montée (7% en moyenne sur un bon kilomètre) dès le départ pour gagner le vignoble d’Anjou, le reste de la journée s’est passée sur un itinéraire roulant. La Maine traversée, les eaux de la Loire deviennent couleur limon, il a du pleuvoir sur son bassin versant constitué des rivières Sarthe, Mayenne et Loir. Nous échangeons sur les digues en pierre (les épis) qui s’avancent dans le fleuve ayant pour mission de réguler la force du courant en période de crues notamment. Arrivés au port de Montjean-sur-Loire, un groupe s’intéressera plus particulièrement aux anciens fours à chaux, l’autre à la marine de Loire et au transport de la chaux vers la Bretagne dont le dernier voyage a eu lieu en 1958. Ce soir, le camping est sur l’île de Batailleuse à St-Florent-le-Viel, village où vécut Julien Gracq. 81,88 km, DR 5h15, DD 6h50, DP 272 m , DN 2392 m. J10. St Florent/Blain. Après avoir quitté l’île, nous circulons rive droite de la Loire sur une route sans circulation puis la voie verte se rapproche à plusieurs reprises de la voie ferrée où défilent à vive allure les TGV. Ancenis est laissé sur notre droite et 10 kilomètres plus loin c’est Oudon avec sa tour visible de loin et son château médiéval. Petit clin d’œil, à celles et ceux qui ont descendu la Loire en canoë avec moi car nous y avions subi un terrible orage nous obligeant à accoster, la visibilité étant devenue quasiment nulle. Son petit port atypique n’est pas situé directement sur le fleuve mais sur la rivière Le Hâvre. A la sortie du bourg, nous quittons « La Loire à Vélo » pour une orientation plutôt Nord par une montée d’un bon kilomètre à 6 % qui est vite absorbée puis par de petites routes avec de fréquents changements de directions à travers une campagne où parcelles de tournesols, céréales ou sarrasin sont entrecoupées de pacages de mauvaise qualité bordés de haies. Des énormes chênes en pleine pâture et de vieux frênes têtards se remarquent.
Château médiéval d’Oudon
Bientôt Nord-sur-Erdre et ses nouvelles voies vertes d’accès qui nous permettent une circulation facile. Une petite route, un chemin de terre puis une sente et c’est le canal de Nantes à Brest avec ses écluses fleuries et ses points charmants qui proposent boissons et petite restauration. Installation au camping du Canal à Blain. La météo du jour : beau le matin puis nuages et ciel bleu ; après-midi couvert…Pas de pluie ! 79,01 km, DR 5h17, DD 6h32, DP 339m, DN 340m. J11. Blain/Malestroit. Une journée entière sur le chemin de halage sous un ciel gris avec une belle épaisseur de nuages certains plus menaçants que d’autres. Hier soir le sujet important était de trouver des commerces pour le ravitaillement en ce jour dominical. Pour le premier groupe ce sera Guenrouet et pour le second Redon. Un échange avec un éclusier, nous précise que le canal est géré et entretenu depuis plusieurs années sur le département d’Ile-et-Vilaine par le Conseil Départemental et le reste, par la Région Bretagne. Après l’installation au camping, visite à pied ou à vélo de ce joli bourg qui recèle de nombreuses richesses patrimoniales.
Sculpture dans le quartier ancien de Malestroit
83,37 km, DR 5h20, DD 7h46, DP 131 m, DN 123 m. J12. Malestroit/ Guerlédan. Ce matin le réveil se fait sous un ciel d’un bleu uniforme que nous n’avons pas encore connu depuis le début de notre itinérance.. Nous sommes encore sur le chemin de halage et la lumière fait ressortir les écluses fleuries. Quelques bateaux de plaisance se dirigent vers le barrage de Guerlédan, d’autres en sens inverse vont vers Redon. Le fauchage des plantes invasives qui envahissent le canal est programmé, le 01 août. Les interventions précédentes produisent leur effet sur certaines portions. Que de travail à renouveler en permanence ! A l’approche de la tranchée d’Hilvern, le nombre d’écluses augmentent pour pouvoir passer la ligne de partage des eaux et l’on sent le façonnage du terrain par la main de l’homme. Au kilomètre 60, nous quittons le canal pour gagner par de petites routes Mur de Bretagne mis en évidence lors du Tour de France à cause des pourcentages de certaines routes. Le vent souffle modérément du Nord et freine notre progression sur les points hauts des espaces campagnards sans haie. Après l’installation au camping, certains se dégourdissent les jambes à travers la forêt en allant voir les installations Edf du barrage. 82,84 km, DR 5h55, DD 8h20, DP 426 m, DN 302 m. J13. Guerlédan/Huelgoat. Nous quittons le camping du bord du lac par une forte montée qui réveille les muscles. Les jours raccourcissent et cela se remarque notamment. Nous suivons sur quelques kilomètres une ancienne voie ferrée avant de rejoindre le chemin de halage du canal vers Brest, le matin. Première constatation, l’ouvrage semble à l’abandon et aucun bateau ne peut plus circuler certaines écluses étant murées. Je propose aux 5 adhérents avec moi de continuer le canal afin de voir la fameuse tranchée de Glomel travaillée par des milliers d’hommes, la plupart des bagnards dans des conditions de vie désastreuse qui fait passer le canal vers l’ouest d’une altitude de 188 m à une altitude de 148 m sur 3 kilomètres à l’aide de 13 écluses, plutôt que de se dérouter comme prévu sur Rostrenen. Il nous faut maintenant quitter le chemin de halage pour nous rapprocher de notre itinéraire en utilisant une ancienne route nationale déclassée, une voie rapide passe en parallèle. Nous arrivons à Carhaix-Plouguer bien connu pour son festival de musiques actuelles « Les Vieilles Charrues ». C’est l’heure de la pause, il est 12h30 et une boulangerie fera l’affaire. La pluie est de retour. Non je devrais dire la bruine… qui nous accompagnera par moment une bonne partie de l’après-midi et du début de soirée. A la sortie de la ville, nous prenons l’ancienne voie ferrée en stabilisé déjà empruntée en 2018 pour faire le Tour du Finistère Nord. Nous la quittons à l’ancienne gare de Locmaria-Berrien pour prendre la D 769, le long de la rivière d’Argent qui nous mène à Huelgoat au camping du Lac. 81,74 km, DR 6h04, DD 7h28, DP 509 m, DN 472 m. J14. Huelgoat/Huelgoat. Pour ce dernier jour, le ciel semble vouloir être plus clément, certes la couche nuageuse est bien présente et à l’horizon sur les hauteurs on distingue des nuages bas. Nous partons avec pour la plupart une seule sacoche arrière avec le minimum pour la journée. Après 10 kilomètres, une pause à La Feuillée pour l’achat du pain et quelques viennoiseries. Gros bourg doté de deux églises proches l’une de l’autre. La route continue de monter régulièrement puis sur le dernier kilomètre, le pourcentage est de 10 % et c’est l’arrivée au point routier le plus haut, le col du Tréludon à 362 m d’altitude sous un ciel breton où le soleil joue avec les nuages avec un vent orienté Nord sensible et frais. Nous laissons nos vélos dans la lande à proximité de massifs de bruyère cendrée. Deux kilomètres à pied et nous atteignons les points hauts les Ro’ch Ruz et Ro’ch Tréludon. Après la photo comme il se doit pour marquer le moment, nous gagnons la D785 un peu plus passante pour aller chercher le col de Trévézel à 344 m d’altitude. Un parking un peu plus loin où nous abandonnons une nouvelle fois nos montures pour, à pied, gagner le dernier sommet le Trévézel. Il nous reste à atteindre la chapelle de Saint-Michel-de-Brasparts où la vue sur 360° est unique et lointaine. Le retour passe par le Sud du réservoir de St-Michel, nous pénétrons par curiosité aux abords de la centrale nucléaire en déconstruction de Brennilis, arrêtée définitivement en 1985 puis laissons ce chantier pour regagner Huelgoat. Nous accueillons en fin de journée Yves et Vincent qui sont venus nous récupérer pour le retour sur Clermont. La soirée pour la majorité du groupe se passe au restaurant avec Yves et Vincent afin de les remercier de leur disponibilité. 57 km, DR 4h16, DD 6h32, DP 880 m, DN 906 m.
Sommet du Trévézel
Merci à Pascal pour ces nombreuses photos et vidéos réalisées tout au long de ce périple et que vous pouvez retrouver sur le site d’Atlas, page « Nos Aventures »
Problèmes mécaniques et autres : Armand a effectué quelques réglages de passages de chaîne sur deux vélos. Un changement de chambre à air suite à un défaut sur une valve Presta. Incidents : deux chutes spectaculaires, sans conséquence, par manque d’attention.
Animateur : Michel J Nombre de participants : 6 dont 3 femmes et 3 hommes. Météo : fraîche en début de matinée puis douce sans excès avec un grand ciel bleu. Classement du séjour : facile Temps de préparation et de rédaction : 5 heures
Ce parcours de proximité entre Combrailles et Limagne nous a permis de continuer la préparation pour le grand rendez-vous à vélo rando de cette saison l’itinéraire « De Clermont au point culminant des Monts d’Arrée ». Avec la météo des dernières semaines, la campagne est verdoyante et la floraison dans les prés et les bas côtés des petites routes est exubérante. On peut reconnaître l’orchidée mâle, les compagnons rouges et blancs, les boutons d’or, les coquelicots et plus haut sur les talus les genêts chargés de fleurs d’un jaune lumineux. Deux jours de dépaysement à deux pas de son quotidien, un peu plus de 08h00 de roulage, un peu moins de 130 kilomètres vélos chargés sans compter les déplacements après installation et un peu plus de 1700 mètres de dénivelée positive. Données techniques de l’itinéraire fournies par une montre Garmin, la distance parcourue ramenée à l’unité (D) les dénivelés positifs (DP)et négatifs(DN).
Les grandes lignes de l’itinéraire : il s’est effectué sur des voies cyclables à la sortie et au retour dans la métropole et sur des petites routes à faible circulation.
J1. D 53 km DP 1023 m DN 653 m. Parking du musée Quillot, Cébazat,Sayat, Malauzat, Volvic, Crouzol, Enval, Charbonnières-les-Varennes, Loubeyrat, la Brousse, le belvédère du Gour de Tazenat, Charbonnières-les-Vieilles, Pont de Péry, Péry, Blot-l’Eglise. Jusqu’à Enval, l’itinéraire est connu d’une majorité de participants, parcouru à titre d’entraînement en cours de saison. La montée sur Charbonnières longue de plusieurs kilomètres avec des changements de rythme liés au pourcentage de pente réchauffe les organismes. Petite pause au lavoir de ce gros bourg de moins de 2000 habitants qui verra le passage du tour de France le lundi 14 juillet 2025. Sans grande circulation, la route vers Loubeyrat faite de petites bosses et de faux plats montants et descendants se fait à bonne allure. Le pique nique est pris sur une aire de jeu à l’entrée du village connu pour sa boulangerie et sa cathédrale des montagnes. Malgré le soleil, le fond de l’air est frais. Un petit détour non prévu à l’origine proposé par l’animateur pour admirer depuis le belvédère les eaux mystérieuses du Gour de Tazenat.
Arrivés de bonne heure à Blot-l’Église, nous allons en ordre dispersé visiter l’huilerie et la maison des artisans où l’accueil a été chaleureux et attentionné. Pour finir la journée, nous avons échangé à la buvette du stade avec des dirigeants et supporters du club de football de l’Entente CharBlot (Charbonnières-les-Vieilles et Blot) dans une ambiance festive (voir photo sur Facebook).
J2. D 71km DP 678 m DN 904 m Blot-l’Eglise, Marcillat, les Naines, le Mas, Chabannat, St-Priest-d’Andelot, St-Agoulin, Artonne, Aubiat, le Cheix, Varennes-sur-Morge, Clerlande, Targnat, St-Beauzire, Gerzat, la Combaude, parking du musée. Après une nuit fraîche très étoilée, nous quittons le camping tenu par un néerlandais sympathique pour un itinéraire normalement plus facile. Peu après Blot sur un épaulement qui domine la campagne sur 360°, nous découvrons un relais moderne automatisé de Météo France avec sa coupole.
Mais les petites blanches réservent toujours quelques surprises et arrivés au pied d’une petite butte qui mène au lieu dit les Naines, il faut se rendre à l’évidence que le mur qui se dresse devant nous va faire des dégâts. La moitié du groupe arrive à passer les 15 % sur un bon 400 m et les autres poussent les vélos chargés. C’est ça aussi le voyage à vélo lorsque l’on veut éviter les grands axes et la circulation, il faut savoir accepter les surprises du terrain ! Ravitaillement en pain et douceurs à la boulangerie de St-Agoulin puis c’est la descente vers la Limagne et quelques degrés de plus en température. A bientôt pour une nouvelle sortie…
Accident :néant Problème mécanique : aucun Matériel mis à disposition : 1 tente de marque Décathlon, modèle 900MT, 1 remorque « Bob » modèle Ibex.
Animateur : Michel J. Météo : fraîche et humide en majorité Classement : difficile Transport retour : véhicule amené par le groupe du séjour 21 « La Cerdagne » Matériel mis à disposition par l’association : une remorque vélo « Bob », deux tentes MT900, une remorque routière pour le transport des vélos et bagages.
Distance linéaire parcourue à vélo : 736,71 km Durée totale de roulage : 52 h 56’ Dénivelé positif : 10671 m Dénivelé négatif : 10272 m Les données ci-dessus peuvent variées quelque peu d’un instrument à l’autre. Les calculs ont été faits à partir des données recueillies sur une montre Garmin Phénix 6.
Préparation du séjour, du matériel et compte-rendu : 50h00
Relation du séjour.
J1 Clermont-Ferrand, Nonette 61,48 km, durée de roulage 4h03, dénivelée positive 695 m, dénivelée négative 645 m Pour cette première journée, le kilométrage est volontairement court et les dénivelées raisonnables, une façon de rentrer tout en douceur dans ce challenge. Pas de problème pour sortir de Clermont à partir de la rue du Temple par de petites rues puis par la piste cyclable passant par La Pardieu jusqu’à Cournon. L’aménagement terminé le long de l’Allier jusqu’à Longues est un régal. La première difficulté, le premier col, la Croix des Gardes fait l’objet d’une ascension rythmée par un groupe homogène dans un excellent état d’esprit. Le soleil est bien présent et dispense une douce chaleur. A l’arrivée, nous pouvons profiter d’une piscine relaxante après l’installation de nos tentes.
J2 Nonette, Lavoute-Chilhac 60,98 km, durée de roulage 4h13, dénivelée positive 749 m, dénivelée négative 934 m Le départ se fait sous un ciel couvert avec une température douce et les quelques altocumulus sont le signe d’un temps incertain. Le groupe est debout dès 07h00 et semble reposé après cette première nuit en pleine nature. Après un petit déjeuner pris en commun, chacun à son rythme s’affaire à ranger son matériel, plier sa tente. L’itinéraire emprunte un terrain vallonné essentiellement composé de petites routes et quelques portions courtes, de chemins en terre. Nous faisons l’effort sur la commune d’Auzat-la-Combelle de grimper au site des Graves pour faire une pause et voir le chevalement et l’environnement de ce puits de mine. A l’approche de Brioude, la nouvelle voie autoroutière venant de l’A75 non répertoriée encore sur les cartes et logiciels de cartographie nous oblige à un léger détour.
Site des Graves
Nous arrêtons de pédaler dans la Sous-Préfecture pour la visite libre de la basilique St-Julien de style roman auvergnat dont la construction a débuté au 12 ème siècle. Nous quittons cette belle cité pour aller pique-niquer sur les bords de l’Allier à hauteur de Vieille-Brioude. Quelques kilomètres d’aventure en bordure de la rivière sur une sente étroite avant de remonter vers la civilisation et traverser l’Allier sur le pont en arc de la Bajasse. A peine franchi, nous prenons à droite, une petite route en courbe de niveau qui présente une vue magnifique sur le cours d’eau. De petits et beaux villages dont les maisons ont déjà les volets fermés, quelques voitures d’autochtones et nous voici à traverser la rivière sur le pont de Saint-Sulpice composé sur sa partie roulage de plaques en fer qui nécessite un peu de prudence. Bientôt c’est l’arrivée au camping municipal situé en bordure de l’Allier. Nous avons juste le temps de nous installer qu’une pluie fine s’invite en cette fin d’après-midi.
J3 Lavoute-Chilhac, St-Alban-sur-Limagnole 65,97 km, durée de roulage 4h55, dénivelée positive 1271 m, dénivelée négative 813 m Le réveil se fait sous un ciel bas et gris mais sans pluie. La routine du matin faite, nous reprenons la route et après 18 kilomètres environ et quelques photos de l’abbaye de Chanteuges, nous laissons les Gorges de l’Allier pour gagner le plateau de la Margeride. Après une longue montée de plus de 5 kilomètres ponctuée de passage à 10 voire 12 %, de quelques arrêts pour boire et se ravitailler nous atteignons à 4 kilomètres de Saugues, un col sans nom à 999m d’altitude au lieu-dit la Pierre Passade. Une longue descente jusqu’à ce gros bourg où le traitement des champignons représente une activité importante. La Tour des Anglais attire l’œil, vestige d’un ancien château ravagé par un incendie en 1788. Selon le découpage initial l’étape se terminait là. Après concertation et en raison de la fraîcheur de l’air, la décision est prise à l’unanimité de continuer jusqu’à St Alban, histoire de prendre un peu d’avance en cas de détérioration de la météo. Cette seconde partie de journée nous fait traverser plusieurs villages où l’on peut observer la qualité et la solidité du bâti. Encore un gros effort pour gagner après 5 kilomètres le dernier point haut en passant à proximité du lieu-dit « le Sauvage ». Dans la descente vers St-Alban, la pluie arrive progressivement. Une petite accalmie nous permet une installation un peu en retrait de la Limogne au camping Le Galier où nous apprécions les sanitaires chauffés et la cuisine locale.
J4 St-Alban-sur-Limagnole, Nasbinals 41,42 km, durée de roulage 3h05, dénivelée positive 672 m, dénivelée négative 438 m Après une soirée, une nuit et une matinée pluvieuse, nous décidons, le ciel s’éclaircissant de démarrer. Il est 11h00. L’avance prise sur le tableau de marche la veille a été profitable. Aujourd’hui, l’objectif est d’atteindre Nasbinals, quitter la Margeride et la bête de Gévaudan pour l’Aubrac en espérant pouvoir faire sécher tentes, vêtements et matériels mouillés. L’animateur apprécie particulièrement la partie jusqu’à Aumont-d’Aubrac sur de petites routes alternant montées et descentes traversant des paysages variés composés de bouquets d’arbres, de forêts de pin Sylvestre ou surplombant des ruisseaux et rivières gonflés par les dernières fortes pluies. La végétation n’a pas souffert de la sécheresse. Après Aumont, le paysage change, de grandes étendues, de longues montées non protégées du vent d’ouest, sud-ouest qui font peiner le voyageur à vélo. Nasbinals se présente sous un ciel où quelques parcelles de bleu se font remarquer mais avec un vent soutenu. Le camping est accueillant avec une pièce hors sac, cheminée allumée pour les pédestres et cyclistes. Chaleur que nous apprécions pour le repas du soir et le petit déjeuner.
J5 Nasbinals, Sévérac l’Église 73,30 km, durée de roulage 5h06, dénivelée positive 965 m, dénivelée négative 1510 m La nuit a été fraîche avec un vent tempétueux qui s’est levé vers 02h00 du matin et s’est prolongé toute la journée venant du sud ouest et rendant la montée au col de l’Aubrac difficile. A Aubrac, nous prenons la direction de St-Chély-d’Aubrac, petite route remarquable à travers une grande forêt de hêtres puis un chemin asphalté en courbe de niveau qui nous fait contourner le massif forestier. St-Côme-d’Olt atteint, nous suivons la rive gauche du Lot par une sente le long de la rivière puis une petite route qui nous amène à Espalion, jour de marché, lieu prévu pour le ravitaillement de midi. L’ancienne gare située sur les hauteurs nous accueille pour le pique-nique. L’ancien tracé de la voie ferrée est maintenant une voie verte en terre qui relie Bertholène avec de nombreux ouvrages d’art, viaducs et tunnels rendant cet itinéraire varié et agréable.
Voie verte Espalion Bertholène
Les premiers kilomètres pentus sont légèrement ravinés et parfois les cailloux s’amoncellent mais les pneus schwalbe des vélos acceptent le défi sans problème. Petite pause au Trou de Bozouls pour admirer cette curiosité géologique ainsi qu’en chemin pour déguster des mûres à point. A hauteur du lieu-dit Lanquet nous la quittons pour gagner Laissac puis le bourg de Sévérac-l’Eglise. La météo n’est pas à l’amélioration et le vent souffle très fort. Heureusement les emplacements au camping où nous nous installons sont protégés par des haies.
J6 Sévérac l’Église, lac de Villefranche-de-Panat 50,99 km, durée de roulage 3h58, dénivelée positive 1029 m, dénivelée négative 1017 m Pas de pluie, le ciel est clair mais le vent grossièrement d’orientation sud est toujours bien présent. Après un petit ravitaillement à Laissac, nous attaquons la première côte de la journée qui va durer presque 5 kilomètres. Heureusement la petite route passe dans une hêtraie qui nous protège des rafales violentes du vent. La journée sera ainsi faite de montées plus courtes qui avoisinent les 10 % puis de descentes plus ou moins longues. Chacun à son rythme dans les montées et l’on s’attend aux grands changements de direction. Pour un meilleur confort et une plus grande sécurité, les étapes de ce voyage ont été chargées sur les trois montres Garmin de Christian, Armand et la mienne. Arrivés à Arvieu, nous constatons que le camping est à l’abandon mais toujours bien présent sur internet ! Après quelques recherches à l’aide de Google et autres, nous trouvons à une dizaine de kilomètres en déviant de notre itinéraire un camping à Villefranche-de-Panat que nous atteignons en prenant le chemin du tour du lac aménagé par endroits sur pilotis, une façon originale de finir la journée. Merci Armand.
Lac de Villfranche-de-Panat
Nous avons juste le temps de nous installer avant que l’orage éclate. La responsable de l’endroit nous mettra à disposition un abri pour le repas du soir.
J7 Lac de Villefranche-de-Panat, Ambialet 52,28 km, durée de roulage 3h02, dénivelée positive 499 m, dénivelée négative 1056 m La nuit a été étoilée et le vent a cessé de souffler. Au réveil, un timide soleil accompagne notre petit déjeuner. Nous essayons chaque jour lorsque la météo le permet de partir vers 08h30. L’étape du jour commence comme elle s’est terminée la veille par un passage sur un aménagement en bois puis à Villefranche, il nous faut quitter la cuvette occupée par le lac et gagner le plateau. Les raidillons réchauffent rapidement les muscles. Nous continuons à évoluer sur un terrain vallonné mais les descentes à fort pourcentage l’emportent sur les montées. Aujourd’hui, c’est dimanche et nous devons penser aux courses du jour. Nous arrivons à Réquista avant midi en pleine brocante, avant la fermeture des magasins. Le petit magasin « U » (Util) nous permet de prévoir le pique-nique, le repas du soir et de reconstituer le fond de sacoches. Un grand champ avec une vue sur la vallée du Tarn et le soleil nous invite à la pause. Nous en profitons pour faire sécher tentes et vêtements. A peine installés, l’agriculteur voisin se présente en quad. Nous échangeons sur plusieurs sujets et notamment les cultures et l’élevage locaux. En selle, la descente continue par une toute petite route où une voiture seule peut passer. Les vues sur la vallée et la rivière sont magnifiques. Bientôt, Ambialet, site remarquable avec sa route submersible, sa centrale hydroélectrique. La vallée du Tarn dessine ici une boucle de trois kilomètres formant une impressionnante presqu’île rocailleuse. Arrêt au camping « La mise à l’eau » tenu par une sympathique anglaise.
J8Ambialet, Vielmur-sur-Agout 80,92 km, durée de roulage 5h02, dénivelée positive 716 m, dénivelée négative 783 m La pluie est tombée une bonne partie de la nuit. Au lever du jour, les nuages forment une strate qui accrochent le relief environnant. Le fond de l’air est très humide mais nous avons le temps de plier les tentes sans averse. Nous déjeunons une fois encore sous un appentis mis à notre disposition. Juste au moment du départ, nous échangeons avec un voyageur à vélo arrivé, hier en fin d’après-midi, sur le matériel et sa pratique. A peine mis en route, la pluie s’invite et nous accompagne sur cette petite route rive droite du Tarn sans aucune circulation. Nous croisons un gros groupe de cyclistes. De grosses averses accumulent l’eau sur la chaussée. L’entrée dans Albi se fait facilement avec l’aide de la montre Garmin et de l’itinéraire enregistré ce qui permet de ne pas hésiter à certains carrefours. Les quartiers anciens sont rapidement atteints et les visites libres de la cathédrale et des jardins du musée de Lautrec prévues au programme peuvent se faire au rythme de chacun.
Jardins du musée de Lautrec Albi
Après un petit détour pour acheter un nouveau matelas gonflable pour Christian chez Décathlon, nous sortons de la ville pour gagner la voie verte d’Albi à Castres sous un ciel chargé mais sans pluie. En stabilisé, parfois asphaltée, elle rend le déplacement confortable et sécurisé dans un environnement champêtre non monotone. A quelques kilomètres de Castres nous reprenons une petite route pour gagner le but de l’étape le camping « Le Pessac » où nous sommes sympathiquement accueillis à proximité de la rivière l’Agout. Elle prend sa source près du sommet de l’Espinouse dans le département de l’Hérault et se jette après 194 km dans le Tarn.
J9Vielmur-sur-Agout, Alzonne en passant par Montréal 79,73 km, durée de roulage 5h44, dénivelée positive 1215 m, dénivelée négative 1267 m On franchit l’Agout et une longue côte met les muscles à température. L’habitude se poursuit, montées et descentes. Nous buttons juste après St-Germain-Des-Près sur le chantier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres qui fait l’objet ou a fait l’objet d’une campagne d’informations nationale entre les différents protagonistes. Un léger détour et nous retrouvons l’itinéraire tracé. A Sorèze, petite cité médiévale déjà endormie nous commençons la grande aventure de la journée. A l’ouest de la Montagne Noire, nous remontons la vallée le long de la rivière Sor dite vallée du Cuivre avec plusieurs lieux d’installations de « Martinet » encore en place. Sept kilomètres d’effort sous un temps gris sans pluie et sans aucune voiture. Arrivés au sommet, nous prenons le pique-nique en cherchant à nous abriter de la fraîcheur ambiante à Les Cammazes où l’on peut voir le débouché d’une rigole dont la voûte a été retravaillée par Vauban et qui sert à alimenter en eau le canal du midi. La journée est bien avancée. Descente jusqu’au canal par des chemins pierreux ou herbeux ou sur de petites routes tranquilles. Un moment d’inquiétude toutefois…à un carrefour de chemin, Patrick prend à droite au lieu de continuer tout droit. Personne derrière ! Pas de réponse au téléphone. Est-il tombé ? Puis enfin, un appel…Il est arrivé sur une route en amont de notre position. Nous sommes de nouveau trois, Armand et Christian étant passés devant. A une ferme, ils ont tourné à droite alors que sur un chemin tout en pente, nous allons tout droit…..Après quelques minutes, tout le monde se retrouve au cœur d’un village à quelques kilomètres de Villepinte. Nous sommes maintenant sur les berges du Canal du Midi et Bram rapidement atteint permet de ravitailler. Il nous reste la montée à Montréal, fin théorique de la journée. Arrivés au camping, nouvelle déception, il est fermé depuis le 31 août. Une pensée pour les personnes qui prennent leurs vacances en septembre, ils ne sont pas gâtés, l’improvisation à cette période n’est plus permise ! Nous faisons appel à Google par l’intermédiaire de Christian qui nous trouve un point de chute à Alzonne à quelques kilomètres de là. Un petit effort de 7 kilomètres et nous voilà installés dans un camping de grande classe en apparence mais dans un coin réservé aux tentes à proximité d’une route très passante tard le soir et tôt le matin, équipé seulement de 3 toilettes et de 2 douches.
J10 Alzonne, Chalabre 57,40 km, durée de roulage 4h20, dénivelée positive 385 m, dénivelée négative 155 m Armand prend la tête pour rejoindre l’itinéraire avec une route à forte circulation… parfois on a pas le choix ! Puis très vite par des chemins herbeux nous gagnons le bord du Canal du Midi qui nous ramène vers Bram. Cette journée est une journée de récupération avant les deux dernières étapes qui nous feront passer le piémont Pyrénéen puis les Pyrénées. A Bram, nous suivons la voie verte qui conduit à Lavelanet ou Mirepoix. Confortable, les haies qui se sont bien étoffées ces dernières années nous protègent du vent toujours bien présent. A Moulin-Neuf avant de franchir l’Hers, nous laissons la voie de droite qui mène à Mirepoix pour suivre celle qui nous conduit à Lavelanet. Peu de temps après, nous apercevons les ruines du château de Lagarde qui au temps de sa splendeur était appelé le « Petit Versailles des Pyrénées ». Nous arrivons au camping situé sur la commune de Chalabre au lieu-dit Le Cazal-Ste-Marie. Il est 14h40. Petit tour en ville, pot en terrasse et repos…
J11 Chalabre, Quérigut 50,44 km, durée de roulage 4h44, dénivelée positive 1329 m, dénivelée négative 562 m. Il a plu une partie de la nuit. Au petit matin, le ciel est bas et chargé d’humidité. Comme annoncé, c’est la grosse journée du séjour…10 kilomètres en montée pour atteindre par une route peu large le col de la Babourade à 654 m d’altitude pour commencer… puis sur une route en balcon faite de faux plats montants et descendants à travers les forêts de Ste-colombe et de Comefroide nous atteignons le plateau de Sault et ses pâturages où le vent d’ouest sans obstacle nous rafraîchit.
Franchissement du piémont pyrénéen
A Espezel, nous coupons l’axe routier Quillan, Ax-les-Thermes pour prendre la direction des Gorges de Rebenty que nous quittons rapidement pour traverser un plateau de prairies artificielles puis après Aunat, nous franchissons le col des Aychides pour descendre dans un décor magnifique, vers les Gorges de l’Aude que nous suivons sur 2,5 kilomètres, route importante et chargée en saison estivale mais calme et peu encombrée à cette période. L’effort n’est pas fini car sur 2 kilomètres nous attaquons la montée à 10 % du col d’Ascou-Pailhères bien connu des coureurs du Tour de France que nous abandonnons, heureusement pour prendre à gauche la D25 qui traverse Le Pla et c’est enfin Quérigut surmonté par le château du Donezan. Château, aujourd’hui en ruine qui a connu entre le XI et XIVème siècle de nombreux propriétaires du Roi d’Aragon au Comte de Foix, démantelé, reconstruit, cet édifice a bien souffert des évènements violents locaux. Arrivés très tôt à Quérigut, nous avons le temps de trouver un emplacement de bivouac car le camping a déjà, devant une météo capricieuse, fermé ses portes. Nous trouvons refuge en contrebas du cimetière, pratique pour l’eau et légèrement à l’abri des rafales du vent froid. La soirée est calme et rapidement après le repas, chacun se réfugie sous sa tente au chaud !
J12 Quérigut, Latour de Carol 61,80 km, durée de roulage 4h44, dénivelée positive 1146 m, dénivelée négative 1092 m Le réveil est frais, 4°degré sous les tentes avec un vent fort de nord-ouest en rafales. On se réchauffe rapidement car les 4 premiers kilomètres sont en montée avec un pourcentage raisonnable pour atteindre le col de Hares où de nombreuses voitures sont stationnées, les occupants étant à la recherche de champignons que l’on arrive à voir en roulant, sur les bas côtés. Ce col marque une frontière entre le Donezan et le Capcir. A Puyvalador, on prend une piste cyclable en parallèle de la D118 qui nous amène à Formiguères pour une pause ravitaillement et visite de l’église. Juste avant le lac de Matemale sur notre gauche une harde d’une dizaine de sujets, composée de jeunes cerfs, biches et faons. La pause de midi arrive et nous sommes au col de la Quillane à 1713m d’altitude. A l’abri du vent, nous pouvons voir des traces de neige sur les plus hauts sommets sous un ciel bleu intense peu vu pendant ce périple, où volent quelques flocons.
Col de la Quillane 1714m d’altitude
Bientôt sur notre gauche la forteresse de Montlouis puis l’arrêt au four solaire d’Odeillo pour lire quelques informations et apprendre les recherches actuelles notamment pour la fabrication d’ hydrogène à partir de l’énergie délivrée par le soleil. A Egat, nous plongeons vers l’enclave espagnole de Llivia. A Ur, nous prenons sur 500 mètres environ la N20 avant de nous diriger par une route étroite vers Puigcerdà en territoire espagnol puis en passant à l’arrière de la gare internationale d’Entveig nous arrivons à Latour de Carol. Gare internationale car de ce point ferroviaire, nous pouvons par le Ter français gagner Ax-les-Thermes, Toulouse ; par le train espagnol, Barcelone et par le train jaune descendre vers Villefranche-de-Conflent et Perpignan. La soirée se passe au village de vacances d’Yravals où nous rejoignons nos collègues randonneurs à pieds qui ont passé une semaine à parcourir les sentiers de la Cerdagne avec Mady.
Merci à tous pour la bonne ambiance et les différentes aides apportées au cours de ce beau challenge à vélorando.
Animateur : Michel J. Nombre de participants : 4 dont 1 femme et 3 hommes. Météo : frais et couvert les premiers jours plus ensoleillé sur la fin. Deux averses orageuses de courte durée les 14 et 15. Classement du séjour : facile Temps de préparation et de rédaction : 20 heures
Le mot de l’animateur. Inédit, ce parcours construit à l’aide de la carte Michelin départementale n°323 en utilisant au maximum les petites « blanches » et quelques kilomètres de chemins forestiers a souhaité associer une campagne qui a inspiré George Sand pour écrire ses romans champêtres relatant les conditions de vie des Français du milieu du XIXè siècle comme dans « La Mare au Diable », « François le Champi » et « Les Maîtres Sonneurs » entre autres. Ce dernier roman m’a permis de trouver la trame de cette itinéraire. Depuis plusieurs saisons, voir les comptes-rendus précédents, nous parcourons un territoire proche de la métropole de Clermont-Ferrand afin de découvrir des richesses naturelles et, ou, patrimoniales peu connues ou médiatisées. Sur le plan de la circulation, nous n’avons pas subi la pression des automobilistes, Christian ayant remarqué que sur une matinée, nous n’avions croisé qu’une seule voiture ! La contrepartie c’est de connaître la surprise d’être sur une départementale inachevée au nord de Treignat, la D 549 qui débouche sur un chemin en terre roulant au départ mais qui se poursuit en chemin herbeux avec ornières nous obligeant à mettre pied à terre. C’est d’avoir également, après le passage d’une petite rivière comme le jour 3, l’Igneraie, une montée courte mais avec un fort pourcentage L’Aventure avec Atlas ! D’un point de vue humain, chacun partageant une vision commune du voyage à vélo, basée sur la découverte, supportant l’imprévu, ne recherchant pas la performance, l’ambiance fut bonne et harmonieuse. Cinq jours de dépaysement un peu plus de 17 h 00 de roulage, un peu moins de 257 kilomètres vélos chargés sans compter les déplacements après installation, un peu moins de 2700 mètres de dénivelée positive.
Données techniques de l’itinéraire fournies par une montre Garmin, la distance parcourue ramenée à l’unité (D). Les dénivelés positifs (DP)et négatifs(DN), altitude la plus basse (AB), altitude la plus haute (AH)de la journée.
Les grandes lignes de l’itinéraire : Il s’est effectué sur petites routes à faible circulation, voies cyclables, chemins goudronnés et quelques kilomètres sur des chemins forestiers.
J1. D 53 km DP 758 m DN 532 m AB 179 m AH 482 m Reugny, Trillers, Huriel, Archignat, Treignat, St-Sauvier, St-Rémy, Préveranges. Soleil, chaleur douce accompagnée de quelques passages nuageux pour cette journée débutée à un peu plus de 100 kilomètres de Clermont-Ferrand à Reugny. L’itinéraire suit sur quelques kilomètres le canal déclassé de Berry en direction du Sud puis prend une franche orientation Ouest par des petites routes. Cette première journée est ponctuée de nombreux franchissements de ruisseaux et rivières notamment la Magieure et l’Arnon qui génèrent des cassures et un peu d’effort des participants. La pause à Huriel dans un jardin public original où la rhubarbe côtoie quelques simples nous permet de déjeuner à l’ombre du donjon de la Toque du XIIe siècle, vestige du château.
Donjon de la Toque
L’après-midi, avant notre arrivée au camping minimaliste de Préveranges, sera ponctué de la traversée de la forêt avec chemins herbeux et ornières qui nous ont obligés parfois à des détours en sous-bois où seules les araignées d’eau semblent s’épanouirent. Itinéraire à ne pas recommander pour des voyageurs pressés. En arrivant à Préveranges, nous sommes passés du département de l’Allier à celui du cher après une brève incursion dans le département de la Creuse.
J2. D 54 km DP 722 m DN 951 m AB 194 m AH 489 m Préveranges, St-Priest-la-Marche, le Marembert, Vijon, Belfast, Ste-Sevère-sur-Indre, Ligny, Pouligny-Notre-Dame, Mongeneix, Le Montet, La Châtre, Montgivray. Réveillés par les chants de plusieurs sortes d’oiseaux et notamment celui répétitif des ramiers, c’est sous un franc soleil que nous démarrons notre parcours. L’itinéraire comme la veille est prévu vallonné et les muscles des participants ne me contrediront pas. L’enregistrement des journées sur la montre de Christian fait merveille et l’on peut prendre des chemins prévus goudronnés ou non, sans hésitation et avec précision. Chemins bien sûr absents sur la carte au 100 000 de Michelin et ajoutés au stylo sommairement sur le support par l’animateur. Tradition et technologie sont complémentaires.
Petite route bordée par un châtaignier en fleurs
Contrairement à la veille, le terrain est plus sec, moins de mares et d’étangs. Le bocage reste omniprésent. Les châtaigniers en fleurs et de grands chênes sont inclus dans les haies, ou épargnés par le remembrement, trônent isolés ou en petit groupe de deux ou trois au milieu d’un champ. Le paysage change. Les grandes cultures de céréales où la moisson est en cours se mêlent à des pacages bien délimités par les haies. L’eau est encore bien présente et les dernières pluies régulières ont gonflé ruisseaux et rivières et notamment l’Indre que nous traversons à St-Priest-la-Marche à proximité de sa source dans les Monts de Saint-Marien à 410 d’altitude.
Franchissement de l’Indre
Le ravitaillement du midi nous permet de découvrir la petite ville de Ste-Sévère-sur-Indre d’un peu moins de 800 âmes, sa vieille halle du 17ème siècle, sa porte fortifiée du 15ème. Outre ses monuments historiques, la notoriété de la ville vient du tournage du premier long métrage de Jacques Tati en 1947 « Jour de Fête ». La faune n’est pas absente de notre périple pour l’œil qui quitte un court instant la voie asphaltée ou en terre, la buse en attente sur une botte de paille, la pie-grièche installée sur un fil téléphonique observant ces drôles de voyageurs, des hirondelles chassant les insectes sur les points d’eau, des hérons surpris décollant du bord d’une marre, différents passereaux… En fin de journée, visite du bourg de la Châtre dans le département de l’Indre et dégustation d’une bière bien fraîche après l’installation au camping de Montgivray au bord de l’Indre. Le camping porte le nom de la fille de George Sand, Solange connue pour ses aquarelles et son goût pour la peinture.
J3. D 63 km DP 518 m DN 558 m AB 150 m AH 274 m Montgivray, Nohant, Verne, Les Dijeux,Verneuil-sur-Igneraie, Bretagne, Les Septs Chemins, St-Christophe-en-Boucherie, Rezay, La Vieille-morte, Ids-St-Roch, Morlac, Marçais, Orcenais, Nozières, St-Amand-Montrond. Après un peu moins de 8 kilomètres, nous arrivons après avoir traversé l’importante D942, au domaine de George Sand à Nohant. Les vélos posés, nous déambulons dans le hameau entre le château où vécut une grande partie de sa vie et mourut le 08 juin 1876 l’autrice, et le cimetière. Malheureusement la visite des lieux de vie de George Sand, proposée en option n’est pas possible car les horaires d’ouverture sont incompatibles pour des voyageurs à vélo ayant encore de nombreux kilomètres à parcourir dans la journée. Après cette pause dans cet endroit emprunt d’une grande quiétude, nous reprenons la route dans une direction grossièrement Est avec un profil moins tourmenté, plus roulant. Nous traversons de jolis villages un peu loin de tout et du bruit. La campagne est belle, les chaumes d’un jaune vif contrastes avec les délimitations vertes des champs. Nous franchissons un grand axe routier secondaire la D940 au village de St-Christophe-en-Boucherie et en profitons pour faire une pause, attirés par la boulangerie grande ouverte. Nous nous laissons tenter par la spécialité locale « un pain béni » gourmandise consistante qui nous permettra de tenir sans problème jusqu’au pique-nique. Quelques kilomètres plus loin, le département du Cher nous accueille. En milieu d’après-midi, un fond sonore s’entend, le terme de la journée n’est pas loin. Nous passons l’autoroute A71 où de nombreux vacanciers en rangs serrés se dirigent vers le Sud accompagnés d’une noria de camions. Quelques détours volontaires et prévus pour entrer tout en douceur dans la plus grande ville de notre périple St-Amand-Montrond, fin d’étape. Installés, nous subissons une averse orageuse de courte durée. Retour en ville pour faire quelques courses et profiter d’un espace convivial pour se rafraîchir à une terrasse, confortablement installés.
J4. D 65 km DP 577 m DN 573 m AB 152 m AH 371 m St-Amand-Montrond, Braize, St-Bonnet-Tronçais, Etang de Salous, le Brethon, la Bouteille, le Grand Villers, Meaulne, Urçay. La journée est consacrée à la découverte des grands arbres de la forêt domaniale de Tronçais. Nous quittons St-Amand en suivant sur quelques kilomètres le canal de Berry puis nous nous orientons Sud Est vers le domaine forestier de 11000 hectares restauré, planté voire semé à l’initiative de Colbert ministre de Louis XIV pour former une réserve de bois pour les chantiers de marine. Aujourd’hui, les chênes d’exception sont utilisés pour la création de tonneaux de cognac ou de grands vins, l’ébénisterie ou, avec les bois les moins nobles, le chauffage. Nous arrivons rapidement sous un ciel chargé à Braize, connu pour sa foire aux ânes et notamment l’âne du Bourbonnais. C’est également une des portes d’entrée de cette célèbre forêt. Nous sommes de nouveau dans le département de l’Allier. L’idée est d’utiliser les chemins forestiers ou sentes pour aller à la rencontre des chênes les plus remarquables dénommés « la Sentinelle », « les Jumeaux », « Stebbing 2 » et la futaie de Colbert. Un petit mot sur chacun de ses arbres remarquables, il y a tant à dire…La Sentinelle : je suis né à la fin du XVIème siècle en 1580 et je suis le plus gros chêne de la forêt. Je suis installé d’où mon nom, sur une limite de la forêt Royale. Je suis classé et j’abrite une espèce protégée « le Grand Capricorne ».
Le hêtre “Sentinelle”
Les Jumeaux : nous sommes deux frères nés sur une même souche et avons une circonférence de 5,10 m et une hauteur de 25 m, l’un de nous est à terre et moi encore debout, je suis en fin de vie Le Stebbing II : j’ai presque 400 ans et je suis en pleine forme. Je suis le plus grand de la forêt avec mes 36 mètres et ma circonférence de 5 m 90 me permet de m’accrocher au sol…
Le hêtre Stebbing II
Avant d’atteindre ce dernier chêne, nous avons pu voir et observer traversant le chemin, une maman martre avec deux petits qui l’un derrière l’autre sautaient d’un arbre couché à un autre, sans se soucier de notre présence. Moment rare ! Après avoir suivi l’étang de Tronçais nous optons et nous installons en faisant un léger détour à l’étang de Saloup pour le pique-nique. Petit à petit le massif forestier s’estompe derrière nous. Le bocage reprend sa place et nous glissons par palier jusqu’à la rivière l’Aumance qui file vers le Nord et nous servira de main courante jusqu’à Meaulne, normalement fin de l’étape du jour. Arrivés au bourg, les panneaux indiquant le camping semblent quelque peu défraîchis. Le camping est fermé malgré sa présence au moment de la préparation du séjour sur internet. Pas de problème, Google est interrogé par Patrick qui trouve à quelques kilomètres au Nord un camping à Urçay. Un peu de ravitaillement au bourg et nous prolongeons notre journée de quelques kilomètres en suivant le canal de Berry sur une piste cyclable fraîchement ouverte.
J5. D 22 km DP 72 m DN 42 m AB 162 m AH 215 m Urçay, Grand-Fond, Vallon-en-Sully, Reugny Nous reprenons vers le Sud, cette partie de canal ouvert et non encore matérialisé comme voie verte sur les cartes. La végétation par endroit est envahissante et les ronces progressent sur le goudron mais nos pneus « Schwalbe » ne craignent pas le défi… Le canal déclassé a sur de courtes distances disparu absorbé par le passage d’une route, quelquefois l’eau n’est plus présente, une végétation dense et inextricable ayant pris sa place. Les écluses ne fonctionnent plus, des portes verticales régulent plus ou moins le mouvement de l’eau. Nous avons roulé à bonne allure sur cette voie rectiligne sans obstacle.
Bientôt la fin du voyage….
Au moment de prendre la route pour regagner Reugny, je suggère la visite du musée du canal de Berry. Beaucoup d’informations sur l’historique, la vie des mariniers, la technique des écluses, la création d’étangs et l’acheminement de l’eau pour maintenir le canal navigable. Une heure et demie de découvertes où l’on peut se rendre compte que la vie était rude pour les femmes, les hommes et les enfants dans la première partie du 19ème siècle. Hébergement : sous des tentes dans des campings sympathiques et accueillants Accident :néant Problème mécanique : aucun Matériel mis à disposition : 2 tentes de marque Décathlon, modèle 900MT, 1 remorque « Bob ».
Nombre de participants : 5 dont 1 femme et 4 hommes. Météo : correcte dans l’ensemble pour rouler, chaud les deux premiers jours avec averses orageuses le dimanche 09, le jeudi 13 au lac de Chambon et samedi 15 à Toulx-Sainte-Croix. Classement du séjour : difficile Temps de préparation et de rédaction : 20 heures
Le mot de l’animateur. Un groupe soudé, une bonne ambiance, un partage enrichissant et une entraide permanente, voilà quelques ingrédients de la réussite d’un voyage à vélo. La recette pour l’élaboration du parcours affinée année après année dans des zones méconnues de notre hexagone est somme toute assez simple. Une ou plusieurs bonnes cartes, une zone géographique définie, de nombreux points d’intérêts, des endroits pour ravitailler, des endroits pour poser la tente et l’on essaie en évitant les grands axes d’établir le meilleur circuit. L’itinéraire construit à partir de petites « blanches » et quelques portions de « jaune » (carte Michelin départementale n°325), s’est révélé plus difficile que prévu non pas que les dénivelés aient été très importants mais les pourcentages de certaines portions notamment dans les descentes et les remontées pour passer les nombreuses rivières ainsi que pour atteindre certains points hauts ont rendu ce parcours exigeant physiquement. La densité de petites routes dans les départements visités (Creuse, Haute-Vienne, Charente, Vienne, Indre) a permis de rouler sans aucune pression au niveau de la circulation. Les rivières, les plus importantes ayant servi de fil conducteur à notre déplacement ont été la Gartempe, l’Ardour, la Glayeule, la Vienne, la Creuse et la Petite Creuse. Longées voire traversées à plusieurs reprises, elles nous ont accompagnés durant cette semaine. Pour celles et ceux que cela intéressent, vous trouvez ci-dessous, quelques éléments géographiques de ces cours d’eau. Notre voyage a été ponctué comme d’habitude de nombreuses haltes pour admirer des éléments naturels, de beaux monuments, le passage au village martyr d’Oradour-sur-Glane et sur la fin du parcours, les Pierres Jaumâtres et la tour de Toulx-Sainte-Croix.
Un peu seul au monde sur les petites routes !
Quelques informations sur les rivières. La Gartempe coule dans les départements de la Creuse, de la Haute-Vienne, de la Vienne, de l’Indre, d’Indre-et-Loire, et de la Vienne. C’est un affluent de la Creuse, donc un sous-affluent de la Loire par la Vienne. Sa longueur est de 205 km et elle prend sa source sur les communes de Lépinas et de Peyrabout en Creuse à 600 m d’altitude environ. L’Ardour coule dans les départements de la Creuse et de la Haute-Vienne. C’est un affluent de la Gartempe. Elle est longue de 34 km et prend sa source au lieu-dit La Garenne sur la commune d’Augères à une altitude proche des 500 m. La Glayeule coule dans le département de la Haute-Vienne et a une longueur de 21 km. Elle prend sa source sur le commune de Nantiat. La Vienne prend sa source sur le plateau de Millevaches au pied du Mont d’Audouze à 859 m d’altitude en Corrèze. Elle se jette dans la Loire à Candes-St-Martin à 30 m d’altitude. Mesurant 372 km, elle est un affluent majeur du fleuve. La Creuse longue de 264 km prend sa source également sur le plateau de Millevaches à 811 m d’altitude au lieu-dit Chirat sur la commune du Mas-d’Artige. Elle se jette dans la Vienne. La Petite Creuse prend sa source au lieu-dit Les Trois Taillants sur la commune de Treignat. Elle est longue de 95 km et se jette dans la Creuse à Fresselines en amont du lac de Chambon.
Patrimoine culturel : Bénévent-l’Abbaye, viaduc de Rocherolles, village martyr d’Oradour-sur-Glane, cité médiévale de Montmorillon, château fort de Chazelet, les ruines du château de Crozant, le château de Boussac, l’abbaye de Moutier-d’Ahun.
Faune : oiseaux vus au cours des huit jours suivant les milieux rencontrés, héron cendré, buse variable, milan noir, pinson des arbres, canard colvert, huppe fascié, une cigogne blanche, grand cormoran, hirondelle de fenêtre et rustique, grosse concentration sur un troupeau d’ovins de hérons garde-boeuf. Autres observations : écrevisse américaine sur la retenue du Chambon, lièvre variable, chevreuil et à plusieurs reprises un coléoptère devenu rare le lucane cerf-volant, gros insecte pouvant pour le mâle mesurer jusqu’à 7,5 cm.
Ecrevisse du lac Chambon
femelle du Lucane cerf Volant
Données techniques de l’itinéraire fournies par une montre Garmin (merci Pascal), la distance parcourue ramenée à l’unité (D). Les dénivelés positifs (DP) et négatifs (DN), altitude la plus basse (AB), altitude la plus haute (AH) de la journée.
Les grandes lignes de l’itinéraire : Il s’est effectué sur petites routes à faible circulation, voies cyclables, chemins goudronnés et quelques centaines de mètres sur des chemins.
J1. D 62 km DP 975 m DN 1020 m AB 377 m AH 658 m Ahun, Peyrabout, St-Sylvain-Montaigut, Bénevent-L’Abbaye, Marsac. Points forts de la journée : recherche de la source de la Gartempe, visite du site de l’Abbaye à Bénévent et de son jardin.
Jardin à Bénevent-L’Abbaye
J2. D 61km DP 1035 m DN 1150 m AB 269 m AH 658 m Marsac, Folles, Bessines-sur-Gartempe, St-Pardoux, Nantiat. Points forts de la journée : le long de l’Ardour, le détour pour admirer le viaduc de Rocherolles qui enjambe la rivière Gartempe (commune de Folles), les lacs de Sagnat et Saint-Pardoux.
A la découverte du viaduc de Rocherolles
Lac de Saint-Pardoux
J3. D 53 km DP 750 m DN 830 m AB 189 m AH 357 m Nantiat, Peyrilhac, Oradour-sur-Glane, Cieux, Blond, Bellac. Points forts de la journée : Visite guidée du village martyr et du tombeau des martyrs, étang de Cieux, traversée des Monts de Blond. Pour en savoir plus sur le récit du massacre d’Oradour, cliquez sur le lien https://www.oradour.org/recit-du-massacre Les Monts de Blond sont un petit massif appartenant au Massif Central, situé à l’ouest du département de la Haute-Vienne, en bordure du département de la Charente. Parmi les contreforts occidentaux du Massif Central, ils sont les premiers à dépasser les 400 mètres d’altitude en venant de la façade atlantique. Ils forment la partie occidentale des Monts de la Marche.
Village martyr
J4. D 59 km DP 680 m DN 830 m AB 88 m AH 270 m Bellac, Mézières-sur-Issoire, Oradour-Fanais, Availles-Limouzine, L’Isle-Jourdain, Moussac. Point forts de la journée : les nombreux points de vue le long de la rivière Vienne suivie sur plusieurs kilomètres en remontant vers le Nord.
Pont de Pierre de Bellac
J5.D 66 km DP 730 m DN 750 m AB 89 m AH 191 m Moussac, Nérignac, Sillars, Montmorillon, Journet, La Trimouille, La vallée de Lignac. Point forts de la journée : visite de la cité de l’écrit et des métiers du livre de Montmorillon, ses octogones, son pont médiéval, son quartier historique. L‘octogone est un des édifices le plus remarquable du site de la Maison Dieu, vaste ensemble de bâtiments qui formèrent l’hospice de la ville au Moyen Âge. Cette chapelle tire son nom de sa forme insolite à huit faces. Bâtie vers le 12e siècle, elle était dédiée au culte des morts, le chiffre huit renvoyant à la symbolique de la Résurrection. Les bâtisseurs de l’époque s’étaient probablement inspirés de la Chapelle du Rocher de Jérusalem, datée de 681 ; ou de la chapelle palatine d’Aix-la-Chapelle, de 792, qui possédaient un plan octogonal.
l’octogone de Montmorillon. Chapelle cimetériale.
une partie du quartier médiéval de Montmorillon
J6. D 55 km DP 850 m DN 990 m AB 121 m AH 300 m Lignac, Dunet, Sacierges-Saint-Martin, Chazelet, Vigoux, Bazaiges, Eguzon-Chantôme, Chambon, Meissant, Crozant. Point forts de la journée : traversée du Sud de la Brenne avec ses nombreux petits cours d’eau, le château fort de Chazelet, la retenue du lac Chambon sur la Creuse, le site du château de Crozant.
Château fort de Chazelet
J7. D 70 km DP 1170 m DN 950 m AB 220 m AH 446 m Crozant, Fresselines, Chambon-Ste-Croix, Chéniers, Mortroux, La Cellette, Nouzerines, Domaine de Poinsouze. Points forts de la journée : A la rencontre à pied de la confluence entre les rivières Petite Creuse et Creuse.
Rencontre de deux rivières, Petite Creuse et Creuse
J8. D 57 km DP 970 m DN 950 m AB 347 m AH 650 m Boussac, St-Sylvain-Bas-le-Roc, Toulx-Ste-Croix, St-Sylvain-Sous-Toulx, Domeyrot, Jarnages, Moutier-d’Ahun, Ahun. Points forts de la journée : Le château de Boussac, les Pierres Jaumâtres, l‘église et la tour de Toulx-Ste-Croix avec sa vue panoramique sur 7 départements. Le château de Boussac est situé sur un éperon rocheux au dessus de la vallée de la Creuse Construit au XIIème siècle, ruiné lors de la Guerre de Cent Ans, rebâti, fortifié puis embelli avant d’être mis à mal lors de la Révolution. George Sand y a séjourné à plusieurs reprises, y a situé une partie de son roman champêtre Jeanne, et y a découvert les célèbres tapisseries de la Dame à la Licorne qui sont exposées aujourd’hui au musée de Cluny à Paris.. Les pierres Jaumâtres. Au sommet du Mont Barlot, une quarantaine d’énormes blocs de granit, des cailloux de géants émergent et se dressent dans un étonnant équilibre. L’église de Toulx-ste-Croix de type roman-poitevin a la particularité d’être en deux parties, le clocher étant séparé de la nef. La tour de Toulx-sainte-Croix a été construite à l’initiative de l’abbé Aguillaume, et se situe au point culminant de la montagne (655 m), au lieu dit “Brûdalis” à l’emplacement même de la tour à signaux gauloise. Elle fût terminée de construire en 1957. Du haut de cet édifice où sont disposés des repères d’orientation, on jouit d’une vue panoramique exceptionnelle de 100 km alentours s’étendant sur sept départements, et qui en fait une des plus belles vues de France.
Eglise de Toulx-Ste-Croix
La tour de Toulx-Ste-Croix
Hébergement : sous des tentes dans des campings sympathiques et accueillants
Accident :néant Problème mécanique : aucun Matériel mis à disposition par l’association : 1 tente de marque Hard Wear Montain modèle Laser, 2 tentes de marque Décathlon, modèle 900MT, 1 remorque « Bob ». Photos : Pascal et Michel J.
Date : du samedi 03 au vendredi 09 juin 2023 Secteur géographique : Région Haute Loire et Ardèche Animateur : Michel D. Nombre de participants : 8 animateur compris (3F, 5H) Classement Atlas : Facile pour le technique et Moyen pour le physique Kilométrage pour 2 voitures A/R : ~ 270 x 2 = 540 km Météo : fraiche les deux premiers jours, vent d’ouest, orageux le troisième jour, retour au beau jusqu’au dernier jour. Terrains : très sec sur pistes et petites routes ; conditions de roulage parfaites sur de bons revêtements mis à part le GR du col du Tracol. Hébergement : 3 nuits en camping et 3 nuits sur aire naturelle
Les données kilométriques et altimétriques des journées sont le résultat de montres et GPS Garmin.
Total : 361 km 25h25 de roulage D+ 3795m et D-3810m
Le but recherché de ce voyage était de circuler sur le maximum d’anciennes voies ferrés aménagées en voies vertes, 4 au total, avec un parcours riche en observations des paysages montagneux et une remontée reposante sur les bords du Rhône, avant de s’attaquer aux montées plus physiques du Vivarais pour passer le col du Tracol.
JOUR 1 samedi 03 Juin :
Roulage : 3h10 distance : 36 km vitesse : 11km/h D+650m D-200m Classement de l’étape : Moyenne Départ du parking auto de la voie verte de Coubon – passage à Brive Charenssac – départementale sur 1 km 500 avant de prendre la voie verte du Trans Cévenol à Orzilliac – pause repas au 1er viaduc puis Monastier sur Gazelle – passage et pause pour regarder les sauteurs à l’élastique du viaduc de la Recoumène – Freycenet la tour et étang de Barthe. Arrivée et montage à 16h30 du bivouac zone nature.
JOUR 2 dimanche 04 Juin :
Roulage : 3h25 distance : 42km vitesse : 13,6km/h D+600m D-700m Classement de l’étape : moyenne Remarque : Réveil dans une volière par le gazouillis des nombreux oiseaux. Départ à 8h direction village des chaumières de Moudeyres (visite) – lac de St Front – Fay sur lignon – les Vastres 12h et l’orage vient vers nous (abri hangar d’un agriculteur pour notre repas de midi) puis arrivée à St Agrèves. Mise en place du bivouac sur le quai engazonné de la gare du train à vapeur car un nouvel orage menace, mais rien au final. Avec notre arrivée de bonne heure cause orages nous avons pu observer les manœuvres très instructives de départ du train vapeur (mise en pression de la vapeur et embarquement des voyageurs pour Roucoule ; ensuite moment de douceurs gaufres pour certains.
JOUR 3 lundi 05 Juin :
Roulage : 3h30 distance : 63 km vitesse : 19 km/h D+145m D-1050m Classement de l’étape : facile Cette nuit grosse averse orageuse de 20h30 à 22h30, nuit calme ensuite Matin ciel dégagé et fraicheur humide à 6 h Départ de l ‘étape à 9 h sur la Dolcia Via après quelques courses de ravitaillement – 10h30 St Martial de Valamas et visite de la fabrique de bijoux ”les georgettes” redémarrage à 11h – pause midi au Cheylard au bord de l’Eyrieux – arrivée au camping de Fortunas à 16h.
JOUR 4 mardi 06 juin :
Roulage : 4h45 distance : 70 km vitesse : 15,4 km/h D+250m D-270m Classement de l’étape : Facile Nuit beaucoup plus chaude. Levée à 6 h et départ à 7 h non 7h 30 car remorque bob crevé !!! Suite de la Dolcia Via jusqu’à St Laurent du Pape et visite de Beauchastel – puis via Rhona – repas midi à Mauve – passage à Tain l’Hermitage – Tournon sur Rhône – arrivée à St Vallier à 16h – camping et montage du bivouac, belle météo.
JOUR 5 mercredi 07 juin :
Roulage : 5h distance : 65 km vitesse : 13km/h D+1100m D-600m Classement de l’étape : Moyenne Départ 7 h30 par la très belle vallée de Cance 12 km de montée – Annonay visite de la cité des Mongolfiers – puis départ sur la via Fluvia ( dit aussi « la galoche » car les passagers étaient chaussés de galoches pour venir vendre à Annonay leurs marchandises). Elle nous mènera jusqu’à la Voute sur Loire- puis Boulieu les Annonay- Dovezer et là le gros de l’étape arrive avec la montée en lacets pour rejoindre l’ancienne voie ferrée – la gare de St Sauveur en Rue – puis à les Chavannes on prend le GR pour accéder au col du Tracol – puis repos par une longue descente sur voie verte sur Riotord et arrivée à la gare de Dunières à 16h – bivouac sur l’aire de la galoche.
JOUR 6 jeudi 08 juin :
Roulage : 4 h distance 56 km vitesse : 14 km/h D+650m D-850m Classement de l’étape : moyenne Départ 8 h- Montfaucon, achat repas de midi puis passage à Grazac et descente à la passerelle himalayenne (260m de lond) qui enjambe les gorges du Lignon en A/R – puis repas de midi au bord de Lignon – passage à Yssingeaux – puis arrêt et observation de la curiosité de Rosière, le Ravin de Corboeuf – arrivée à la Voute sur Loire au camping à 16h .
JOUR 7 vendredi 09 juin :
Roulage : 2h distance 30 km vitesse : 13km/h D+ 400m D-140m Départ du camping 8 h puis route partagée jusqu’au Puy en Velay -pont médiéval de la Charteuse et traversée de la Loire sur celui-ci et pistes cyclables pour visite de la ville – Rocher Aiguille de st Michel- montée à la cathédrale – gare du Puy – et piste verte de Costaros pour remonter sur Coubon avec arrêt final au parking du 1er jour de Coubon vers 11h. Chargement des vélos et retour sur Clermont en fin de journée
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VOICI le RESSENTI de CHACUN :
Geneviève : Un petit mot pour te remercier de ce super séjour, bonne humeur rigolade m’ont fait oublier ce fameux Tracol tant redouté. Merci pour votre assistance. Super organisation.
Armand : Un séjour très agréable, convivial, le top. Parcourir les différentes voies vertes et prendre des départementales comme la vallée de la Cance et le col du Tracol. Savoir prendre du temps pour visiter les villages, le ravin de Corboeuf, la passerelle de Grassac… C’est le but du voyage à vélo. Pour en finir le moins attrayant pour moi les bords du Rhône, ce n’est pas grave il fallait bien revenir vers le 43 pour rentrer.
Patrick : Il y a bien longtemps, en voyant tous ces vélos chargés comme des mules le long des routes de France, que je rêvais de participer à de telles expéditions. Eh bien ce fut chose faite en participant à la rando vélo traversant le Haut Velay et le Haut Vivarais. Certes ce ne fut pas de tout repos car certains dénivelés ne nous ont pas fait oublier les dures lois physiques de la nature mais les paysages splendides et la super ambiance du groupe étaient plus forts que tout. Les pique-niques pris le long des chemins, nos nuits en toile de tente dans des campings ou dans des endroits insolites nous reconnectant à la nature, furent des moments très forts partagés avec ce groupe. Que de bons souvenirs pour moi accumulés pendant cette semaine que j’attendais avec impatience pour enfin vivre des moments me faisant sortir de mon quotidien et acquérir une expérience de cycliste que je ne connaissais pas trop. Merci à tous et particulièrement à Michel pour cette escapade qui me poussera sûrement à parcourir d’autres routes et de via vélo.
Valérie : Parcours agréable et varié, belle campagne verdoyante avec soit une vue dégagée sur les monts et sucs soit une vue plongeante sur les cours d’eau. Alternance de bivouacs et campings tout à fait adaptée. Un bon groupe, on a pédalé dans la bonne humeur avec bienveillance et cerise sur le gâteau la météo été avec nous, merci.
Didier : Je reviens du séjour de vélo chargé dans le Haut Velay et Haut Vivarais et je tenais à remercier Atlas Aventure et plus particulièrement Michel Debord pour son professionnalisme sans faille malgré son statut d’animateur amateur bénévole. En effet tout a été parfait et de plus les participants ont formé un groupe avec de nombreux échanges, une entraide réconfortante et tout cela dans le sourire et la bonne humeur. J’ai adoré en particulier la descente de la vallée de l’Eyrieux et la montée dans la vallée de la Cance. Michel n’a pas dérogé à notre habitude de sortir un instant du tracé officiel. Pour finir notre ascension du col de Tracol, nous avons emprunté, pour éviter une route à grande circulation, une piste forestière à fort dénivelé. Ce passage difficile restera comme d’habitude un moment inoubliable qui nous rend si fier d’être encore capable d’accomplir de tels exploits. Un grand MERCI.
Christian : Très bien RAS.
Edith : Une semaine qui m’a parue trop courte mais très agréable avec une excellente entente des participants. Un parcours dont les étapes étaient toutes différentes. La difficulté du parcours le col du Tracol a été monté dans la bonne humeur de tous. Un grand merci à tous les participants pour les partages et bons moments.
Animateur : Michel J. Nombre de participants : 7 dont 2 femmes et 5 hommes. Temps de préparation et de rédaction : 5 heures
Mot de l’animateur Nous avons échappé à une météo annoncée médiocre avec seulement quelques gouttes de pluie dans la nuit et du vent un peu soutenu le dimanche orienté Ouest. Nous avons passé deux jours intéressants pour préparer les objectifs de la saison, revoir l’état du matériel, échanger sur les habitudes des uns et des autres et passer une nuit en bivouac bien abrité au bord de l’Allier, réveillés par moment par les bourrasques d’un vent tempétueux agitant la tête des arbres. Au petit matin, le chant des oiseaux a accompagné le petit déjeuner, le pliage des tentes et le rangement du matériel. A deux pas de chez soi, il reste beaucoup à découvrir et même si ce trajet a été réalisé en grande partie l’an passé, la couleur du ciel, l’évolution de la nature en avance ou en retard, la présence de nouveaux compagnons de route font que c’est chaque fois différent. Et partir directement avec nos montures de Clermont, sans obligation d’un transport à organiser sans perte de temps que du bonheur ! Nous avons joué avec les pistes cyclables et les petites routes voire des chemins goudronnés ou pas pour rendre ce parcours le moins stressant possible et on y arrive ! Le pot de fin de séjour a été pris un peu en avance à la fin du premier jour en terrasse au restaurant du Pont à Joze, nous permettant de faire un ravitaillement en eau pour le repas du soir . Bonne ambiance et bonne humeur étaient au programme.
Météo : temps couvert les deux jours avec un vent d’Ouest faible le samedi, soutenu le dimanche. Quelques gouttes dans la nuit et une courte averse à l’arrivée sur Clermont, le dimanche.
Faune : oiseaux vus au cours des deux jours suivant les milieux rencontrés, héron cendré, buse variable, milan noir, pinson des arbres, canard colvert. Patrimoine : de passage à Loubeyrat (J1), la pause de midi nous a permis de visiter la Cathédrale des Montagnes (voir explications dans le compte-rendu de 2022).
Intérieur de la Cathédrale des Montagnes
(J2). Profitant d’un arrêt à Ravel, bourg animé en ce dimanche, nous nous sommes dégourdis les jambes en visitant l’église Notre Dame de Salmeranges du XIIème siècle, de style gothique construite en arkose issue de carrières proches. A voir notamment, le bénitier d’époque romane, le panneau en bois sculpté daté du XIVème siècle de la porte de l’escalier du clocher, le banc seigneurial en bois peint du XVIIIème siècle et le magnifique mécanisme d’horloge installé dans la nef en 1872. .
Avant d’achever notre parcours la pause de l’après-midi à Culhat se devait d’être à la Lanterne des Morts datant du XIIème siècle. Ce type de monument est plutôt rare pour la région. La lanterne, de style roman, fait environ 4 mètres de hauteur et est construite en pierre de taille venant d’une carrière locale. Le monument consiste en un socle à sa base, surmonté d’un fut creux sur lequel repose une lanterne à six ouvertures. L’ensemble est coiffé d’une calotte ovoïde surmontée d’une croix. Une ouverture à hauteur d’homme percée dans le fut permettait de hisser une chandelle jusqu’à la hauteur de la lanterne, devenant selon l’explication officielle, un « phare vers le repos éternel pour les défunts ».
La Lanterne des Morts de Culhat
Données techniques de l’itinéraire fournies par le compteur vélo et une montre Garmin Félix 6 pro, la distance, vitesse moyenne (VM). Les dénivelés positifs (DP) Classement du séjour : moyen
Les grandes lignes de l’itinéraire : Il s’est effectué sur petites routes à faible circulation, voies cyclables, chemins goudronnés et chemins d’exploitation.
J1, Montferrand,, Cébazat, Sayat, Malauzat, Volvic, Enval, Chatel-Guyon, vallée des Prades, Loubeyrat, Teilhède, source Rozana, La Moutade, Le Cheix, Sardon, Les Martres sur Morge, St Ignat, Villeneuve-L’Abbé, Entraigues, Joze. Distance 75,00 km, VM 15,3 km/h, DP 953 m.
J2, Joze, Beauregard-l’Evêque, Bouzel, Vassel, Moissat, Ravel, Lezoux, L’étang de l’Ile, La Croix Mauzat, Bulhon, Terrasse-Haute, Terrasse-Basse, Le Bassinet, Culhat, Joze, Les Martres-d’Artière, Lussat, Navarre, Gerzat, Montferrand.
Les bords de l’Allier au petit matin avec le chant des oiseaux.
Sur les petites routes de Limagne…
Distance 70 km, VM 15 km/h, DP 586 m.
Accident : néant Problème mécanique : aucun Matériel mis à disposition : 1 tente de marque Hard Wear Montain modèle Laser, 2 tentes de marque Coleman, modèle Cobra, 4 sursacs en goretex, 1 paire de sacoches, 1 remorque « Bob ».
Animateur : Michel J. Nombre de participants : 10 dont 3 femmes et 7 hommes.
Le mot de l’animateur : déjà réalisé en 2017, ce challenge a de nouveau été plébiscité devant deux autres itinéraires linéaires proposés, de Clermont à Montségur et de Clermont au sommet des Monts d’Arrée, le Roc’h Trevezel. Par rapport à 2017, l’itinéraire a été remodelé en suivant la rive gauche de l’Allier de Moulins au Pont canal du Guétin puis à partir de Damigni (Orne), la variante Sud nouvellement ouverte par Pré-en-Pail qui a permis de gravir à vélo, le Mont des Avaloirs, plus haut sommet du massif Armoricain. La jeunesse est venue nous rejoindre en la personne d’Ilian, 11 ans et 1/2, plus jeune adhérent de l’association qui a démontré par sa forme, sa curiosité et son état d’esprit et que l’on pouvait apporter du renouveau dans notre structure. Quatre adhérents partaient avec Atlas pour la première fois pour un périple long. Le programme a été réalisé dans son ensemble avec en plus la visite de la cathédrale d’Orléans, suggestion d’Armand. Les animations autour des éléments naturels et patrimoniaux rencontrés ont été, il me semble, appréciées. Je mentionne à l’attention des lecteurs non-initiés intéressés par cette forme de voyage que nous nous déplaçons avec des vélos chargés sans assistance électrique équipés de porte-bagages pouvant supportés tout le matériel pour une itinérance.
Météo : anormalement ensoleillée avec des températures en fin de séjour assez élevées.. Faune rencontrée : des oiseaux et notamment d’eau le long de l’Allier et de la Loire, hérons cendrés, cigognes blanches, aigrettes garzette, cygnes tuberculés, colverts, poules d’eau, sternes naines et pierregarin, cormorans continentaux, mouettes rieuses, goélands argentés, canards Tadorne de belon, goélands argentés, leucophées, bruns, de petits limicoles et des oiseaux plus communs, pies, tourterelles turque, pigeons ramiers, martinets noirs, hirondelles de fenêtre et de cheminée, quelques rapaces… milans noirs, busards cendrés (2) et comme mammifères, chevreuils, lièvres, écureuils, renards et j’en oublie sans doute….
Itinéraire : le challenge consistait à relier Clermont-Ferrand au Mont Saint Michel en utilisant au maximum des voies à faible circulation ou des pistes cyclables et voies vertes (voir les détails ci-dessous pour l’itinéraire suivi). Seuls quelques passages sur les ponts ont nécessité une attention particulière. Pour préparer et réaliser cette traversée, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, les cartes Michelin départementales n°319, 326, Eurovélo6 (3 et 4), Ign n°19 et 26 et un topo vélo édition Ouest-France, la Véloscénie de Paris au Mont-Saint-Michel. Nous avons eu recours à plusieurs reprises à Google pour situer les points de chute et les commerces, merci à Armand, Pascal, Valérie et Mady pour leurs aides.
Classement : moyen, compte tenu de la durée (1 jour de transport, 12 jours de voyage à vélo, 2 jours consacrés au Mont Saint Michel et à la baie) Kilométrage parcouru (montre Gps) : 806,99 soit 67,25 moyenne par jour, distance la plus longue 91,45 km et la plus courte 54.88km. Moyenne : 15,96. Durée de roulage totale : 50h46. Sur la journée, maximum 5h56, minimum 3h10. Durée de déplacement totale : 83h27. Sur la journée, maximum 10h27, minimum 3h10. Dénivelés positifs : 3830m. Dénivelés négatifs : 4005m (données fournis par une montre Garmin). Ces données sont données à titre d’information et varient d’un Gps à l’autre, le mien un Garmin un peu ancien a un temps de réaction après l’auto pause un peu plus long. La différence entre la durée de roulage et de déplacement qui peut être importante s’explique par les arrêts pour les visites, les pauses pour les animations notamment autour de la faune, les pique-niques, les ravitaillements etc… Le kilométrage aller et retour à vélo du jour 13 n’a pas été comptabilisé dans le total soit 70km en plus. Conditions de roulage : bonnes dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes.
Hébergement : sous des tentes individuelles ou double. Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo dans les campings à l’exception du camping municipal de Nogent-le-Rotrou mal entretenu avec des sanitaires sales. Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour). Transport retour : à l’aide de deux véhicules apportés par Sophie et Jean-Pierre qui partaient faire un périple en Bretagne, une Dacia Sandero et un grand Kangoo Renault. Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée. Equipement : vélos (personnels) VTT avec des pneus non crantés équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant une remorque Bob (1 Yak ). La remorque « Bob » et deux paires de sacoches de marque Vaude appartenant à l’association ont été mises à disposition.
Découpage du séjour Les données ci-dessous, le kilométrage (K), la durée de roulage (DR), et la moyenne journalière (MJ) ont été fournies par une montre Gps et les dénivelés (DP)(DN) et le temps de déplacement (DD) par une montre Suunto altimétrique. Deux jours et demi ont été nécessaires pour traverser les départements du Puy-de-Dôme, de l’Allier et d’une partie de la Nièvre. L’orientation est Nord suivant au plus près la rivière Allier.
J1. Samedi 02 juillet 2022 K : 64,87 ; DR : 3h49 ; MJ 16,9 ; DP : 145m ; DN : 205m ; DD : 5h11 Départ de Montferrand après chargement des sacoches et de la remorque. L’étape du jour consiste à rejoindre Bellerive sur Allier. La sortie de l’agglomération en direction de la Limagne s’est passée sans problème, en utilisant les pistes et bandes cyclables. Gerzat puis Lussat, les Martres d’Artières, Joze où nous avons franchi l’Allier pour la suivre rive droite jusqu’au Pont de Limons en passant par Culhat (Lanterne des Morts) Crevant Laveine, Vinzelles, Charnat. Après le passage sur le pont de Limons, nous avons continué rive gauche, passant le Port-de- Ris, St Priest Bramefant, admirant de loin le château de Maulmont dédié aujourd’hui à diverses réceptions. L’arrivée sur St Yorre malgré les nouveaux ronds points et voies routières s’est déroulée avec peu de circulation. La nouvelle voie verte située à proximité du pont, ratée dans les premières centaines de mètres, nous a permis de rouler tranquillement jusqu’au terme de notre première étape, le camping des Acacias à Bellerive.
La campagne sur de petites routes tranquilles, à proximité de l’Allier
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Première halte de notre parcours, Culhat, devant la lanterne. Nous apprenons qu’il s’agit d’une lanterne des morts, ce qui suscite curiosité, questions et discussions. Nous découvrirons ensuite qu’elle date du XIIème siècle, comme la plupart de ces édifices. A l’origine située à l’intérieur du cimetière avant le déplacement de ce dernier en 1921, elle est classée au titre des monuments historique depuis le 12 juillet 1886. C’est un édifice plutôt rare en Auvergne, à tel point que la ville en a fait l’élément majeur de son blason. La fonction de ces lanternes, ou fanaux funéraires, reste méconnue. Dès l’antiquité, il est de tradition d’entretenir une flamme auprès des tombes, chez les celtes la lumière est censée rassurer les habitants et chasser les mauvais esprits, voire la mort elle-même. Cette coutume est reprise par les premiers chrétiens pour qui la mort n’est qu’un passage vers la lumière céleste. Celle de Culhat pourrait aussi avoir une fonction plus pragmatique : située à quelques centaines de mètres de l’Allier, elle renseignait les bateaux sur leur position exacte. Le site du Château de Maulmont, était au XIIIème siècle la Commanderie Templière de la Gagère, construite par le Grand Maître de l’ordre du Temple, Renaud de Vichy, dès son retour de croisade en 1255. Cette Commanderie de l’Ordre Templier est positionnée sur les collines dominant les rives de l’Allier.
J2. Dimanche 03 juillet 2022 K : 71,98 ; DR : 4h23 ; MJ 16,4 ; DP : 550m ; DN : 560m ; DD : 6h45 Passé Vichy et ses nombreux aménagements rive droite et rive gauche qui rendent les bords de l’Allier accessibles et agréables aux piétons et cyclistes, nous poursuivons notre route en empruntant la nouvelle voie verte rive droite qui nous amène directement aux portes de Billy. Pas le temps de visiter les ruines du château fort du XIIIème siècle, car l’étape du jour est un peu longue et représente un test important pour le groupe. A Billy, nous repassons rive gauche et poursuivons au plus près de la rivière, Paray-sous-Briailles, Contigny, Monétay-sur-Allier, Bresnay. Avant Contigny, la Sioule a été franchie, le bec de Sioule se situe peu après Saint-Pourcain laissé sur notre gauche. Une pause au château de Fourchaud puis Besson et Moulins après avoir traversé à l’ombre de grands arbres la forêt des Prieurés-Moladier de 1649 hectares. La nuit sera passée dans le parc herbacé et sous des platanes majestueux de la maison diocésaine St Paul. Avant le repas, déambulations pédestres dans le vieux Moulins rive droite après avoir franchi le Pont de Régemortes, petit clin d’œil aux canoéistes d’Atlas qui l’ont passé, il y a quelques semaines mais par-dessous.
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Château de Fourchaud : le nom Fourchaud semble provenir de « Fourche », puisque c’est là que se séparait la route gallo-romaine qui venait de Bourges et allait soit à Lyon, soit à Clermont-Ferrand. Il date du XIV et XVème sicle et appartient à la maison de Bourbon-Parme. Pont Régemortes rebâti en 1753 par l’ingénieur Louis Régemortes après son effondrement en 1711 Un des premiers et plus grands construits en France, longueur 301,50m.
J3. Lundi 04 juillet 2022 K : 91,45 ; DR : 5h26 ; MJ 16,8 ; DP : 485m ; DN : 530m ; DD : 8h53 Nous poursuivons rive gauche après avoir ravitaillé à l’ouverture du magasin à la sortie de Moulins. Quelques kilomètres après cette grande ville du Bourbonnais, l’animateur tente la traversée à gué de la Queune, peu profonde mais pavée et recouverte d’un limon extraordinairement glissant. Le résultat est simple et se passe de commentaires mais a fait l’objet de nombreuses photos…le reste du groupe utilisant la passerelle ! Bientôt Montilly puis Bagneux, le tracé longeant la forêt des Prieurés, Aubigny derrière nous, nos regards sont attirés par de nombreuses cigognes blanches qui chassent quelques rongeurs ou insectes dans les prés. Le pique-nique est pris dans le jardin municipal de le Veurdre, haut lieu ancestral de la batellerie. A quelques kilomètres de là, juste après Château-sur-Allier, nous entrons dans le département du Cher. Quelques montées et descentes coupant une succession de petits ruisseaux et c’est l’arrivée sur Apremont-sur-Allier, village harmonieux avec son château et son parc floral. Une nouvelle pause à l’écluse des Lorrains avec quelques explications (voir ci-dessous) puis une longue voie verte entre canaux et Allier jusqu’au Pont canal du Guétin qui mérite bien la visite des écluses et le surplomb de la rivière. Le Bec d’Allier et son point d’observation passé nous longeons maintenant la Loire en voie partagée ou par des portions de voies vertes, arrivons à La Charité-sur-Loire, camping la Saulaie situé sur l’Île. Installation faite, chacun à son rythme va visiter les vieux quartiers de la ville.
L’animateur s’est remis sur ses jambes après un bain forcé…
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L’écluse des Lorrains. Une des activités de la région au cours du XVIIIème et XIXème siècle était le commerce du sable extrait des alluvions de l’Allier et de la Loire au niveau du Bec d’Allier. Afin de faciliter son transport du lieu d’extraction au port de la Grenouille en aval du pont-canal, l’ingénieur Adolphe Jullien fut chargé de la construction d’une écluse et d’un canal de liaison. Cette écluse devait également servir d’alimentation en eau au canal latéral à la Loire. Le Pont Canal du Guétin permet au canal latéral à la Loire de franchir la rivière Allier d’une rive à l’autre. Inauguré en 1838, réalisé en pierre d’ Apremont-sur-Allier, cet ouvrage est monumental, 343m de longueur comprenant 18 arches. Le dénivelé est rattrapé en aval par une double écluse pour une chute d’eau de 9m60. Aujourd’hui, les bateaux de plaisance en sont les principaux utilisateurs.
J4. Mardi 05 juillet 2022 K : 67,01 ; DR : 4h05 ; MJ 16,4 ; DP : 105m ; DN : 125m ; DD : 6h42 Toujours orienté vers le nord, les petites villes et villages se succèdent sans à coups. Nous laissons Sancerre et son vignoble sur notre gauche. Cosne-sur-Loire, permettra le ravitaillement pour le pique-nique qui sera pris à l’abri du soleil sur les bords de Loire. Nous continuons rive gauche, le long de ce fleuve sauvage et allons rapidement apercevoir la première centrale nucléaire, Belleville-sur-Loire, le contournement nous fait suivre pendant un cours moment, le canal latéral à la Loire. Nous restons rive gauche et arrivons dans le département du Loiret. La voie verte installée sur la levée nous permet de pouvoir observer de haut, les alentours. Surprise sur notre gauche, le terrain est pourtant bien sec mais nous ne rêvons pas, nous voyons bien tous la même chose, un troupeau de buffles plus précisément de bufflonnes. Sur le site de Mantelot, une longue pause est nécessaire pour comprendre et imaginer la traversée du fleuve par les bateliers avant le construction du Pont canal de Briare (voir explications ci-dessous). Fin d’étape à Châtillon-sur-Loire, rive droite.
Le site de Mantelot
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Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Deux réacteurs à eau pressurisée (REP) de 1300 mégawatts (MW), chacun. La construction a eu lieu entre 1979 et 1988. Ecluse de Mantelot. Avant la construction du pont-canal de Briare, ce passage permettait aux bateaux, venant du sud et allant vers Paris ou l’inverse, de passer de l’ancien canal latéral à la Loire à l’ancien canal de Briare par la Loire. Pour cela, un système d’épis et de levées submersibles construit par l’homme permettait d’avoir une hauteur d’eau suffisante. En 1880, une chaîne immergée et placée de chaque côté permettait de retenir le bateau en cas de forts courants en haute eau ou de le tirer en cas de faibles courants en basse eau. Le nombre de bateaux était alors d’environ 4000 par an. Elle fut remplacée plus tard, en 1880, par un toueur, qui accompagnait les bateaux lors de la traversée. Le nombre de bateaux passa alors à environ 9000 par an. Malgré tous les moyens mis en place, la traversée était dangereuse (le courant pouvait atteindre 2,5 mètres par seconde en haute eau) et l’on dénombrait environ 10 naufrages par an. Si un bateau sombrait, il était repêché au niveau des écluses de Briare. Le temps de passage pouvait durer de 2 à 4 heures pour la descente et de 3 à 6 heures pour la montée. De nos jours, on peut toujours voir le chemin de halage, appelé « La levée de l’escargot » ainsi que la rampe d’accès au pont et les tireurs de câbles de chaque côté de la rive.
J5. Mercredi 06 juillet 2022 K : 61,43; DR : 3h52 ; MJ 15,8 ; DP : 125m ; DN : 140m ; DD : 6h05 Rive droite nous quittons la Loire pour longer le vieux canal, arrivons à Briare au niveau du pont-canal. Le franchissement à pied permet d’admirer la beauté de l’ouvrage métallique, les lampadaires et les deux colonnes rostrales ornementées, de part et autre du pont. Profitant du courant, un fûtreau descend à belle allure le fleuve avec quelques touristes à bord. Jusqu’à Sully, nous resterons rive gauche. La pause de midi se fera à proximité des douves du château dans le parc arboré profitant de l’ombre.
Le canal de Briare
La fin de l’itinéraire du jour suit de près la Loire et nous offre une lumière particulière et renouvelée en permanence. Camping La Maltournée, rive gauche.
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Pont-canal de Briare. Il fait partie de ces monuments qu’il faut avoir vu. Un incontournable du genre. Et pour cause ! Jusqu’en 2003, il fut le plus long pont-canal d’Europe ! 662 mètres à parcourir à pied avec de l’eau dessus et dessous… et une vue imprenable sur la Loire. Il a été détrôné par le pont-canal de Magdebourg, sur l’Elbe qui mesure 918 mètres. Le fûtreau est un type de barque d’usage local sur la Loire. Il peut être gréé ou non d’une voile carrée suivant les usages auxquels il est voué. La dimension traditionnelle d’un fûtreau est d’une dizaine de mètres.
Un fûtreau, bateau de Loire
Château de Sully. Le château est mentionné dès 1102, il contrôlait un pont sur la Loire qui disparut dès le XIVème siècle. Il n’a appartenu au cours des siècles qu’à trois familles : les premiers seigneurs de Sully, la famille de la Trémouille, et la famille de Béthune. Le château est entouré de douves encore en eau et comprend deux parties distinctes : le donjon et le petit château. Il est bâti au confluent de la Loire et de la Sange.
Le château de Sully
J6. Jeudi 07 juillet 2022 K : 63,55; DR : 3h57 ; MJ 16,1 ; DP : 110m ; DN : 145m ; DD : 6h54 A chaque passage espacé de quelques années, de nouvelles améliorations sont significatives pour un confort et une sécurité accrus pour les cyclistes. Que de changements depuis 2004 de cette partie de l’Eurovélo6 initiée par François Dumon, Vice-Président de la Région Centre, les petites routes ont laissé la place à des voies exclusivement réservées aux vélos et autres engins, non motorisés. Partis comme chaque jour vers 09h00 du matin, rive gauche, nous passons Jargeau. Quelques travaux en cours à l’approche de la grande ville ligérienne d’Orléans ne nous permettent pas de traverser la base de loisirs et de rester à proximité du fleuve. Passé rive droite, l’itinéraire devient intuitif sur de larges pistes cyclables. Une petite montée sur un espace piétonnier nous mène à la Cathédrale où chacun à son rythme visite ce monument majestueux rempli d’histoire où sont installées dans la nef, les armoiries des principaux compagnons de Jeanne d’Arc, Jean Poton de Xaintrailles, Gilles de Rais, Thibaut d’Armagnac etc…. Nous pique-niquons près du fleuve face à ce drôle de bateau l’Inexplosive n°22, réplique de bateaux à aubes qui assuraient le transport de voyageurs.
Visite de la cathédrale d’Orléans
La nef avec les armoiries des compagnons de Jeanne d’Arc
Le pont de l’Europe équipé de deux superbes pistes réservées aux vélos, nous fait passer de nouveau rive gauche. St-Hilaire-St-Mesmin où nous traversons le Loiret qui rejoint peu de temps après le fleuve à la pointe de Courpin où l’on peut apercevoir de nombreux oiseaux d’eau (animation). Après Orléans, le fleuve et notre parcours s’oriente Sud-Ouest. Meung-sur-Loire, nous fait repasser rive droite et c’est bientôt Beaugency et son vieux pont que nous franchissons avec prudence pour nous installer au camping le Val de Flux.
Animation sur les oiseaux d’eau à la point de Courpin
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Cathédrale Sainte Croix d’Orléans. Comptant parmi les 5 plus vastes cathédrales gothiques de France (140m de long, 53m de large avec une flèche culminant à 106m), elle fut commencée en 1287 et officiellement inaugurée le 8 mai 1829. Le Loiret, rivière de 11,6km qui signifie petite Loire,prend sa sourcedans le quartier orléanais d’Orléans-la-Sourcedans l’enceinte du parc floral de La Sourceau lieu-dit « le Bouillon».Elle est alimentée par les pertes de la Loire au niveau de Jargeau. Beaugency. Le Pont, construction originaire du XIème siècle. Selon la légende : Œuvre du Diable. Edifice de 435m de long. C’est le pont de pierre le plus ancien et le plus long édifié sur la Loire. Les cinq premières arches, rive droite, étaient autrefois fortifiées (porte, pont-levis, tours, hautes murailles, chemin de ronde et chapelles). Rive gauche, côté Sologne, le pont était également pourvu d’une porte encadrée par deux tours rondes et d’un pont levis.
J7. Vendredi 08 juillet 2022 K : 74,15; DR : 4h35 ; MJ 16,1 ; DP : 390m ; DN : 325m ; DD : 6h43 Peu après Beaugency, à Tavers, nous quittons l’Eurovélo6 et prenons une orientation Nord par de petites routes à faible circulation. Nous laissons rapidement les vacanciers sur l’autoroute A10, fort chargée et entrons sur le département du Loir et Cher. Les parcelles de cultures sont immenses et les moissons sont en grande partie faites, les chaumes des différentes céréales cultivées dans cette partie Sud-Ouest de la Beauce donnent un aspect désertique à la campagne. La forêt de Marchenoir nous apporte un peu de fraîcheur puis par la D42, nous coupons la voie Romaine Jules César (sans indication, ni trace sur le terrain), Moisy, Brévainville. Une belle descente nous amène sur les bords du Loir que nous traversons à St-Jean-Froimontel, nous effleurons par le Nord la grande forêt de Fréteval, Droué et enfin Arrou. Petit bourg à l’habitat modeste mais bien pourvu pour le ravitaillement du voyageur avec le camping du Pont de Pierre écrasé de chaleur mais fort agréable. Ce soir le pizzaïlo est de passage sur la place de l’église et améliore l’ordinaire.
J8.Samedi 09 juillet 2022 K : 49,07; DR : 3h10 ; MJ 15,4 ; DP : 370m ; DN : 400m ; DD : 5h40 Le profil de l’étape est moins accidenté mais toujours fait de petites bosses et de courtes descentes. Par la D126, orientée presque plein Nord, nous atteignons rapidement, Unverre puis traversons successivement deux axes routiers importants, la D955 et l’autoroute A11, l’océane. Encore une petite cassure et nous arrivons pour une pause bien méritée à la Croix du Perche où un long arrêt est prévu pour admirer les boiseries et le plafond peint de cette petite église. Nous sommes sur les contreforts des collines du Perche. Quelques belles descentes et montées puis c’est Thiron-Gardais où une nouvelle halte pique-nique permet à chacun à son allure d’aller visiter le domaine de l’ancienne abbaye et de déambuler dans les rues de ce village à la recherche du collège Royal Militaire ouvert sous Louis XVI en 1630. Le nouveau propriétaire, Stéphane Bern a redonné vie à ce lieu après trois années de travaux en ouvrant un musée qui relate l’histoire de l’abbaye et la vie des élèves, « les cadets gentilshommes des élèves officiers ». Il nous reste une trentaine de kilomètres pour atteindre Nogent-le-Rotrou et le camping des Viennes situé à proximité d’une petite rivière « le Val Roquet ».
Petite pause à Thiron Gardais
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La Croix du Perche, Eglise Saint Martin, classée Monument historique depuis 1934, remarquable pour sa voûte unique à charpente apparente restaurée en 2003 grâce à l’implication du mouvement associatif. A l’origine chapelle d’un prieuré fondé par les moines de Saint Bernard de Thiron au XIIème siècle, devenue église paroissiale au XVIème siècle, cet édifice cache sous sa sobriété extérieure une richesse unique, une voûte lambrissée peinte de 118 panneaux polychromes, datés de 1537. A l’abside le décor comporte des têtes humaines et, à la calotte, un soleil avec des rayons et des anges aux ailes déployées. Aucun texte ne nous renseigne sur cette œuvre d’art étonnante, qui valut à cet édifice d’être classé Monument Historique en 1934, et suscite, depuis sa restauration, l’admiration de nombreux visiteurs. Le retable, du XVIIème siècle, livre lui aussi, depuis sa restauration en 2008, quelques œuvres étonnantes.
Plafond et cœur de l’église de la Croix du Perche
Thiron-Gardais : l’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron est un haut lieu de spiritualité d’où essaimèrent vingt-deux abbayes et plus d’une centaine de prieurés en France, en Écosse, en Angleterre et en Irlande. Ce rayonnement fut tel qu’on parlait de l’ordre de Tiron.
J9.Dimanche 10 juillet 2022 K : 64,05 ; DR : 3h52 ; MJ 16,5 ; DP : 350m ; DN : 300m ; DD : 6h40 L’ombre des arbres de cette petite route nous protège de l’ardeur des premiers rayons du soleil, Condé-sur-Huisne est atteint rapidement et entrons sur le département de l’Orne. Une voie verte est maintenant notre fil conducteur, ancienne voie ferrée désaffectée au revêtement en stabilisé. Dans un paysage bocager, nous pouvons admirer petits châteaux et maisons de maître tout le long du parcours. La pause pique-nique sera prise à la ferme de Xavier, agriculteur-éleveur à Mauves-sur-Huisne, ami de Michel J. Après quelques détours par de petites routes champêtres agrémentées de bosses, nous passons au Sud de Mortagne-au-Perche et arrivons au Mêle-sur-Sarthe, une des communes du Parc Naturel Régional Normandie Maine. Accueil sympathique au camping la Prairie situé en bordure de la rivière Sarthe et d’un magnifique plan d’eau aménagé.
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Le Parc Naturel RégionalNormandie Maine couvre plus de 200,000 hectares et compte 164 communes sur les départements de l’Orne, de la Manche, de la Mayenne et de la Sarthe. Les grandes forêts domaniales d’Ecouves et de Perseigne en font partie ainsi que plusieurs sommets emblématiques, le Mont des Avaloirs (alt. 416m), la Butte Chaumont (alt. 378m), le Signal d’Ecouves (alt. 413m), les Rochers du Vignage, le Signal de Perseigne (alt. 349m) reliquats d’un mouvement magmatique d’il y a quelques 540 millions d’années…
J10. Lundi 11 juillet 2022 K : 84,16 ; DR : 5h26 ; MJ 15,5 ; DP : 660m ; DN : 620m ; DD : 10h27 Depuis la Croix-du-Perche, notre périple s’est orienté Nord-Ouest puis depuis Mortagne-au-Perche, Ouest, Sud-Ouest. L’arrivée sur la préfecture de l’Orne, Alençon, ne pose aucun problème contournant les quelques difficultés, aérodrome, zones pavillonnaires. La fin de la voie verte, à proximité de la gare Sncf, nous permet de ravitailler dans une petite surface alimentaire idéalement positionnée. Bien aménagée, les pistes cyclables nous permettent d’atteindre le cœur de la cité. Face à la préfecture, la maison natale de Sainte Thérèse de Lisieux puis visite de la basilique de style gothique, passage à la halle aux toiles, à l’esplanade de la mairie et sur la gauche le château des Ducs. Le pique-nique est pris dans le parc de la roseraie très apprécié des alençonnais. Par un itinéraire partagé nous quittons la ville pour retrouver rapidement une campagne verte et vallonnée à partir de Damigni. Après ce village, nous avons fait le choix de l’itinéraire Sud afin de faire pour la première fois l’ascension à vélo du Mont des Avaloirs, sommet culminant du massif Armoricain situé dans le département de la Mayenne. Nous profitons du calme de cette ancienne voie ferrée très proche dans un premier temps de la surchargée nationale 12 pour rouler à bonne allure mais bientôt sur notre gauche se présente la difficulté de la journée. La pente douce au début se durcit rapidement pour avaler sur quelques kilomètres les 130 mètres de dénivelé. Enfin le belvédère très caractéristique dont nous gravirons à pied les derniers 30 mètres qui permettent de découvrir un paysage magnifique sur 360°. Nous sommes aux confins du massif armoricain et du bassin parisien. Quelques photos souvenirs et c’est la longue descente à fort pourcentage qui nous fait atteindre Pré-en-Pail, gros bourg endormi, carrefour routier important. Une mauvaise surprise nous y attend, le camping municipal encore référencé il y a quelques mois n’existe plus depuis des années ! Concertation entre les participants, recherche sur internet, la meilleure solution est de poursuivre sur notre itinéraire sans s’écarter et de gagner Bagnoles-de-l’Orne. Un peu plus de 25 kilomètres à faire mais le groupe est en forme et c’est très rapidement que nous arrivons à notre point de chute, le camping de la Vée. Par contre pas de ravitaillement sur place et vue l’heure, nous utiliserons nos réserves pour le repas de ce soir et le petit déjeuner, un peu d’aventure !
Informations complémentaires
Alençon : La basilique Notre-Dame est une église d’architecture gothique située au centre d’Alençon dans la zone piétonne. Sa construction a été commencée par Charles III, Duc d’Alençon au temps de la guerre de Cent Ans en 1356 pour se terminer au XIXème siècle. C’est une basilique depuis le 10 août 2009. Cet édifice gothique possède une nef à cinq travées du XVème, début XVIème siècle de style gothique flamboyant,. A la suite d’un incendie, le chœur et le clocher ont été reconstruits au milieu du XVIIIème siècle. La lanterne (vers 1736) est l’œuvre de l’architecte-ingénieur Jean-Rodolphe Perronet. Son triple portail est dû à Jean Lemoine.
Porche d’entrée de la basilique d’Alençon
La Halle au Blé. Construite fin XVIII – début XIXème, elle est ouverte au commerce des grains en 1812. L’architecture circulaire, voulue par son concepteur, Joseph Beerthélemy, déconcerte par son audace. La modernité embellira très vite l’édifice. Premier bâtiment doté du gaz en 1860, il s’orne en 1865 d’une coupole de verre, à l’instar de la Halle aux Blés de Paris. Au XXème siècle, elle connaît de multiples affectations : hôpital pendant la Première Guerre mondiale, elle devient le lieu de nombreux évènements : foires, marchés, expositions… Inscrite aux monuments historiques en 1975, elle est entièrement réhabilitée et mise en lumière en 2000. La Halle au Blé est aujourd’hui un bâtiment dédié au multimédia accueillant notamment l’Échangeur de Basse-Normandie, centre de veille au service des nouvelles technologies. Elle accueille également la Cité des métiers et le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) Centre Orne. L’hôtel de ville. Un clin d’œil au petit Trianon. Bâti en 1783 par l’architecte Jean Delarue à l’ouest de la place Foch, l’Hôtel de Ville, orienté à l’Est, est construit sur l’emplacement d’une partie du château des Ducs d’Alençon. Avec un équilibre très classique de style Louis XVI, sa construction en pierres de taille s’incurve avec élégance en un arc de cercle. Soutenue par de hauts pilastres, sa façade est empreinte d’une grande noblesse. Celle-ci est surmontée à droite et à gauche d’un fronton rectangulaire et de deux balustrades qui évoquent le petit Trianon. À l’intérieur, les tons sont ocrés et les murs du hall sont ornés de pierre brute. La salle du conseil et des mariages est de style Louis XVI avec des boiseries gris perle, un papier peint à dominante jaune ainsi qu’un grand lustre. Le Mont des Avaloirs, du haut de ses 416 mètres, est le point culminant du Massif armoricain et du Grand Ouest. Il est situé dans le département de la Mayenne, à la limite de celui de l’Orne, au cœur de la forêt de Multonne.
Le Mont Des Avaloirs, une première pour Atlas
J11.Mardi 12 juillet 2022 K : 54,88 ; DR : 3h33 ; MJ 15,4 ; DP : 415m ; DN : 405m ; DD : 5h56 Avant de reprendre notre itinéraire, nous traversons la station thermale, très chic, de Bagnoles-de-l’Orne à la recherche de magasins pour le ravitaillement. Nous filons entre plan d’eau et golf à travers la forêt domaniale des Andaines vers Domfront pour la prochaine pause. Quelques passages à forts pourcentages puis c’est l’arrêt dans la cité médiévale pour la visite de quelques espaces notamment les vieilles demeures à pan de bois, l’église Saint Julien à l’architecture byzantine et les points d’observation sur la campagne environnante. Encore un peu plus de 30 kilomètres pour atteindre Mortain et sa longue montée en voie partagée où il ne faut pas se tromper dans le développement à utiliser. Camping sur l’ancienne position du château et son joli panorama. Deux courageux ont même poussé jusqu’aux Petite et Grande cascades alimentées respectivement par le Cançon et par la Cance.
Informations complémentaires
La cité médiévale de Domfront dressée sur son promontoire fait partie des ” Plus Beaux Détours de France “. Elle est riche de son passé historique et a vu de nombreux Rois séjourner dans son château : Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt, Richard Coeur de Lion, … C’est d’ailleurs Henri Ier Beauclerc, futur Roi d’Angleterre qui fit élever le puissant donjon dont les ruines sont visibles.
Rues de la cité médiévale de Domfront
J12.Mercredi 13 juillet 2022 K : 60,39 ; DR : 4h12 ; MJ 14,3 (15,2 avant les herbus) ; DP : 445m ; DN : 575m ; DD : 7h20 Peu après Domfront, nous pénétrons dans le département de la Manche. L’étape de ce jour est courte et tout le monde a hâte de rejoindre le Mont ! Bien implantée, tantôt rive droite, tantôt rive gauche de paisibles ruisseaux ou petites rivières, la voie verte nous permet une progression rapide et confortable. A Saint-Hilaire-du-Harcouët, nous longeons côté gauche l’un des fleuves côtiers qui alimentent en eau douce la baie, la Sélune. Le ravitaillement est proposé à Ducey ce qui nous oblige à traverser une partie de la ville, les trottoirs assez larges nous permettent d’éviter la dangerosité de la circulation. Toujours sur l’ancienne emprise ferroviaire, la voie nous amène rapidement à Pontaubault où nous jetons en passant un œil discret au pont médiéval. Nous nous hâtons aspirés que nous sommes par la « Merveille ». C’est chose faite à la pointe de Roche-Torin où, à la pause du pique-nique sous un soleil radieux et une bonne luminosité, nous pouvons admirer le Mont-Saint-Michel, les herbus et l’immensité de la baie.
L’objectif est en vue à la pointe de la Roche-Torin
Nous allons conserver maintenant une vue presque permanente sur le « Mont » but de ce voyage. L’idée était d’atteindre comme en 2017, le camping en traversant les prés salés mais un peu d’inconfort pour certains et un porte-bagage défaillant, nous obligent à nous rapprocher de la nouvelle piste ouverte sécurisée entre la D275 fort chargée en cette période de vacances et les prés. Encore un effort et c’est la longue remontée vers le barrage à notre gauche sur le Couesnon sur la voie réservée aux vélos, aux piétons et aux bus qui assurent le transport des visiteurs entre les parkings situés en amont et l’illustre monument. C’est la traditionnelle photo d’arrivée prise du groupe avec en arrière plan la Merveille de l’Occident. Notre campement installé au seul camping à proximité, chacun pourra contempler à loisir et selon son envie ce panorama exceptionnel.
L’arrivée au Mont-Saint-Michel
Informations complémentaires la Sélune est un fleuve côtier qui prend sa source à Saint-Cyr-du-Bailleul, et coule dans le département de la Manche. D’une longueur de 84.7km et d’un débit moyen de 11m3 par seconde, il se jette dans la baie du Mont Saint-Michel. Le Couesnon est un petit fleuve côtier long de 101 à 97.8km selon les sources avec un débit moyen de 7.1m/s qui coule dans les trois départements d’Ille-et-Vilaine, de la Manche, de la Mayenne, dans les trois régions Pays de la Loire, Bretagne et Normandie.
Le Mont entouré d’eau, à droite le Couesnon
Il prend sa source près de l’étang de Vézins, sur la commune de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne et son embouchure se situe dans la baie du mont Saint-Michel. Il marque le frontière entre Normandie et Bretagne. Les herbus, terme local pour désigner les marais salés, appelés également prés salés, l’un des patrimoines les plus remarquables de la baie du Mont-Saint-Michel. La superficie exceptionnelle de ces herbus (près de 4100ha), la plus vaste du littoral Français et d’Europe, la rareté des espèces et des groupements végétaux, et leur valeur biologique justifient à eux seuls la reconnaissance de la baie à l’échelle internationale. Les marais salés s’étendent sur la majeure partie du littoral de Genêts en Manche jusque Saint-Benoît-des-Ondes en Ille-et-Vilaine. Ils constituent ainsi la véritable interface entre la terre et la mer.
J13. Jeudi 14 juillet 2022.Traversée de la baie du Mont-Saint-Michel. K : 70,00 environ Aujourd’hui vélo allégé nous partons pour la traversée de la baie au départ du Bec d’Andaine. Pour cela, nous reprenons l’itinéraire d’hier en sens inverse, à vélo jusqu’à Pontaubault puis pour éviter Avranches, Pascal nous a déniché une passerelle pour passer la Sée, autre fleuve côtier qui se jette dans la baie. Les petites routes en voie partagée ne sont pas trop chargées et nous arrivons avec un peu d’avance pour faire connaissance avec Benjamin, le guide. Pieds nus avec un petit sac à dos contenant bouteille d’eau et petit ravitaillement, lunettes de soleil, chapeau et casquette, nous amorçons cette aventure pendant un long moment dans une vase massant doigts de pieds, chevilles et mollets. Le guide nous apporte de nombreuses informations pendant le parcours parlant aussi bien des différents oiseaux marins, des sables mouvants, des changements incessants du cours des fleuves, la Sélune et le Couesnon, des forces des marées, de l’histoire du Mont et de Tombelaine, des oppositions entre Français et Anglais, du rôle du barrage et nous montrant trouvé sur la grève, œufs de roussettes, de bulots et de raie. Une bonne journée récréative associant une belle balade de 14 kilomètres environ en aller et retour et de nombreuses connaissances distillées.
Le groupe au début de la traversée de la baie, côté Bec d’Andaine
Explications du phénomène “sable mouvant”
La traversée avec l’arrivée sur le Mont
J14.Vendredi 15 juillet 2022. Visite du Mont-Saint-Michel et de l’abbaye à pied. Journée consacrée au Mont avec la visite avec audio guide de l’Abbaye et de la Merveille. La prise des billets en amont par internet a permis de ne pas faire la queue à la billetterie. Toujours beaucoup d’émotions lors de la visite de cet extraordinaire monument et notamment le cloître entièrement restauré, d’une grande beauté. Pour sortir, nous passons par les remparts pour éviter la foule montante avant d’aller pour certains vers le port pour d’autres à la chapelle romane Saint-Aubert. Fin de journée au rythme de chacun…
Le cloître de l’abbaye
Informations complémentaires
“Merveille de l’Occident”, le Mont Saint-Michel se dresse au cœur d’une immense baie envahie par les plus grandes marées d’Europe. C’est à la demande de l’Archange Michel, ” chef des milices célestes “, qu’Aubert, évêque d’Avranches construisit et consacra une première église le 16 octobre 709. En 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s’établit sur le rocher. L’église préromane y fut alors élevée avant l’an mil. Au XIème siècle, l’église abbatiale romane fut fondée sur un ensemble de cryptes, au niveau de la pointe du rocher et les premiers bâtiments conventuels furent accolés à son mur nord. Au XIIème siècle, les bâtiments conventuels romans furent agrandis à l’ouest et au sud. Au XIIIème siècle, une donation du roi de France Philippe Auguste à la suite de la conquête de la Normandie, permit d’entreprendre l’ensemble gothique de la Merveille : deux bâtiments de trois étages couronnés par le cloître et le réfectoire. Au XIVème et XVème siècle, la guerre de cent ans rendit nécessaire la protection de l’abbaye par un ensemble de constructions militaires qui lui permit de résister à un siège de plus de trente ans. Le chœur roman de l’église abbatiale, effondré en 1421, fut remplacé par le chœur gothique flamboyant à la fin du Moyen-Age. Ce grand foyer spirituel et intellectuel fut avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle l’un des plus importants pèlerinages de l’occident médiéval. Pendant près de mille ans des hommes, des femmes, des enfants sont venus, par des routes appelées ” chemin de Paradis “, chercher auprès de l’Archange du jugement, peseur des âmes, l’assurance de l’éternité. Devenue prison sous la Révolution et l’Empire, l’Abbaye nécessitera d’importants travaux de restauration à partir de la fin du XIXème siècle. Elle est confiée depuis 1874 au service des monuments historiques. La célébration du millénaire monastique en 1966 a précédé l’installation d’une communauté religieuse dans l’ancien logis abbatial perpétuant la vocation première de ce lieu ; la Prière et l’Accueil. Les Frères et les Sœurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent cette présence spirituelle depuis 2001. Parallèlement au développement de l’abbaye un village s’organise dès le Moyen-Âge . Il prospère sur le flanc sud-est du rocher, à l’abri de murailles remontant pour la plupart à la guerre de Cent ans. Ce village a depuis toujours une vocation commerciale. Inscrit au “Patrimoine Mondial” par l’Unesco en 1979, ce haut lieu touristique reçoit aujourd’hui plus de 2,5 millions de visiteurs par an. Les marées : les plus grandes marées d’Europe au Mont Saint-Michel Les marées sont dues à l’action des astres, principalement la lune et le soleil. Lorsqu’ils sont alignés avec la terre (astres en syzygie), les attractions s’ajoutent, on est en vives-eaux, cela correspond aux périodes de fortes marées ; au contraire si les astres forment un angle droit (astres en quadrature) les attractions s’atténuent, on est en mortes-eaux, cela correspond aux périodes de faibles marées. Ces phénomènes sont accentués dans la baie du Mont-Saint-Michel, le rocher se trouvant au fond de la baie, la mer en période de mortes-eaux ne l’atteint pas. Par contre lorsqu’on est en période de vives-eaux la mer atteint le Mont mais seulement 4 heures 30 minutes après le début de la montée des eaux, tous les quinze jours environ. Les marées les plus fortes ont lieu 36 à 48 heures après les pleines et nouvelles lunes. Ces indications n’ont qu’une valeur approximative et peuvent être perturbées dans une certaine mesure par les conditions atmosphériques. Au Mont-Saint-Michel ont lieu les plus grandes marées de l’Europe continentale, jusqu’à 15 mètres de différence entre basse et haute mer. Lors des grandes marées, la mer se retire à 15 kilomètres des côtes et remonte très rapidement.
J15 Samedi 16 juillet 2022. Retour sur Clermont-Ferrand en véhicule.
Accident et blessures : plusieurs chutes de vélo sans gravité. Remarques : pas d’incident technique majeur au cours de ce périple. Un jeu de pédales à changer à Nogent-le-Rotrou suite à un problème de roulement à billes. Un porte-bagages cassé à l’arrivée dans la traversée des herbus. Temps de préparation : 50 heures Kilométrage routier effectué : le transport des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages, 2656 km. Photographies de Pascal, Mady et Michel J.
Du samedi 26 au dimanche 27 mars 2022 Animateur : Michel J. Nombre de participants : 5 dont 1 femme et 4 hommes. Météo : fraîcheur le matin puis douceur sous un soleil radieux.
Mot de l’animateur Deux jours à deux pas de chez soi et c’est le début du voyage …Après les entraînements en journée, ce premier itinéraire sur un profil de terrain correspondant au séjour n°14 à venir et notamment, l’étape à travers les collines du Perche, permet de se familiariser au déplacement en groupe. Vélo chargé et ravitaillement pour l’intégralité du parcours, les premiers tours de roues se font en milieu urbain en grande partie sur une piste cyclable.
L’humour est au rendez-vous !
Une météo en journée de fin de printemps nous a fait croire que l’hiver nous avait quitté mais la nuit fraîche avec une pointe de gelée au lever du jour nous a rappelé qu’en mars l’amplitude des températures pouvait être importante.
Joli coucher de soleil au bord de l’Allier
Les paysages de campagne avec les arbres et arbustes des haies, fleuris, les champs de céréales d’un vert tendre, le tout accompagné par les chants des oiseaux donnaient à ce week-end un avant-goût de vacances. Le bivouac en bordure de l’Allier aurait pu être un lieu idyllique mais une rev party se déroulant à quelques kilomètres de là nous a maintenus éveillés et nous avons pu ainsi profiter des basses sonores toute la nuit !
Le pot de fin de séjour a été pris en terrasse au restaurant du Pont à Joze. Bonne ambiance et bonne humeur étaient au programme.
Faune : de nombreux oiseaux au cours des deux jours suivant les milieux rencontrés, héron blanc, héron cendré, buse variable, milan royal, pinson des arbres, cormoran atlantique, canard colvert, foulque macroule. Mammifères : lièvre, écureuil…
Intérieur de la Cathédrale des Montagnes
Patrimoine : de passage à Loubeyrat (J1), la pause de midi nous a permis de visiter la Cathédrale des Montagnes. Elle est surnommée ainsi à cause de sa grandeur et de la richesse de sa décoration intérieure. Bâtie rapidement à partir de 1869 de style néo-gothique avec son clocher présentant une grande flèche ajourée, ornée d’une rosace trilobée, la richesse des vitraux très lumineux et en très grand nombre comme dans une cathédrale gothique surprend le visiteur pour une église de campagne.
(J2). Profitant d’un arrêt à Ravel, bourg animé en ce dimanche, nous nous sommes dégourdis les jambes en visitant l’église Notre Dame de Salmeranges du XIIème siècle, de style gothique construite en arkose issue de carrières proches. A voir notamment, le bénitier d’époque romane, le panneau en bois sculpté daté du XIVème siècle de la porte de l’escalier du clocher, le banc seigneurial en bois peint du XVIIIème siècle et le magnifique mécanisme d’horloge installé dans la nef en 1872. .
Avant d’achever notre parcours la pause de l’après-midi à Culhat se devait d’être à la Lanterne des morts datant du XIIème siècle. Ce type de monument est plutôt rare pour la région. La lanterne, de style roman, fait environ 4 mètres de hauteur et est construite en pierre de taille venant d’une carrière locale. Le monument consiste en un socle à sa base, surmonté d’un fut creux sur lequel repose une lanterne à six ouvertures. L’ensemble est coiffé d’une calotte ovoïde surmontée d’une croix. Une ouverture à hauteur d’homme percée dans le fut permettait de hisser une chandelle jusqu’à la hauteur de la lanterne, devenant selon l’explication officielle, un « phare vers le repos éternel pour les défunts ».
L’équipe au cours d’une pause à Culhat(manque le photographe Michel J.)
Données techniques de l’itinéraire fournies par le compteur vélo, la distance, durée de roulage (DR), vitesse moyenne (VM). Les dénivelés positifs (DP) et négatifs (DN) et la durée du déplacement (DD) par une montre altimétrique de marque Suunto qui tient compte du temps passé pour les visites, les pauses des pique-niques, les temps de regroupement etc…
Classement du séjour : moyen
Les grandes lignes de l’itinéraire : Il s’est effectué sur petites routes à faible circulation et 4 kilomètres environ sur chemins d’exploitation.
L’aventure est au bout du chemin…
J1, Montferrand,, Cébazat, Sayat Malauzat, Volvic, Enval, Chatel-Guyon, vallée des Prades, Loubeyrat, Teilhède, Gimeaux, Le Mas, Cellule, La Moutade, Le Cheix, Sardon, Les Martres sur Morge, St Ignat, Villeneuve-L’Abbé, Entraigues, Joze.
Distance 78,11 km, DR 5h11, VM 15 km/h, DP 860 m, DN 875 m, DD 7h30.
Montée de la vallée des Prades
J2, Joze, Beauregard-l’Evêque, Bouzel, Vassel, Moissat, Ravel, Lezoux, L’étang de l’Ile, La Croix Mauzat, Bulhon, Terrasse-Haute, Terrasse-Basse, Le Bassinet, Culhat, Joze, Les Martres-d’Artière, Cormède, Lussat, Navarre, Gerzat, Montferrand.
Distance 74,12 km, DR 4h41, VM 16 km/h, DP 505 m, DN 435 m, DD 6h45.
Etang de l’Ile à Lezoux
Accident :néant Problème mécanique : aucun Matériel mis à disposition : 1 tente de marque Hard Wear Montain modèle Laser et 1 tente de marque Jamet, modèle Rhodes. Temps de préparation et de rédaction : 15 heures Merci aux photographes Pascal et Michel J.
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