Séjour 10. Du samedi 20 au vendredi 26/06/2026. Les grands lacs du Verdon en kayak


Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H)
Météo : samedi et dimanche chaud y compris les nuits ; les autres jours plus agréables avec une tendance orageuse en fin d’après-midi et des nuits plus fraîches.
Classement : moyen
Matériel mis à disposition par l’association :

– 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Miwok. – équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»
– 1 tente MT 900 de marque Décathlon, 1 tipi modèle Lavoo de marque Bergans et 1 tarp médium de marque Bergans
Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant).

    Transport: à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
    Kilométrage général effectué par le véhicule : 1115 km
    Niveau d’eau : bon sur toutes les retenues
    Conditions de navigation : très bonnes.
    Kilométrage parcouru : 104 km sur les 6 jours à la moyenne de 5 km/h.
    Temps de navigation : 20 h 42
    Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 20 heures

    Le mot de l’animateur.
    Pour préparer au mieux ce rendez-vous, l’animateur avait programmé pour les adhérents inscrits deux sorties sur un plan d’eau de proximité, les Fades à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand, le jeudi 11 et mercredi 17 juin.
    Le groupe était complet mais, malheureusement à quelques jours du départ, une des « Marie », nouvelle dans l’activité déclarait forfait suite à un problème physiologique.
    Après avis du bureau de l’association, le séjour a été maintenu car la réservation des emplacements au camping était faite avec le versement d’un acompte. La réglementation locale interdisant le bivouac sur les berges et rives des différentes étendues d’eau que nous allons explorées, le choix du camping de Sainte-Croix-de-Verdon, s’imposait du fait de sa proximité avec le lac et sa position géographique par rapport aux autres retenues situées dans un rayon de 20 kilomètres.
    L’objectif proposé a été largement atteint. Nous avons parcouru le lac de Sainte-Croix, du barrage jusqu’aux gorges du Grand Canyon ; la retenue de Quinson avec les baies d’Artignosc, de Cadenon et les gorges de Baudinard ; la retenue d’Esparron ou barrage de Gréoux-les-Bains et les basses gorges du Verdon.
    Le Verdon prend sa source dans le cirque de la Sestrières et parcourt 175 kilomètres avant de se jeter dans la Durance près de Vinon-sur-Verdon. L’avantage majeur des plans d’eau choisis est que les bateaux à énergie thermique sont interdits ce qui permet de naviguer dans une certaine tranquillité malgré l’affluence toute relative de certains endroits.
    Compte tenu de la température extérieure et de l’eau, il a été fréquent de finir la journée par une bonne baignade. En fin de séjour, il a été proposé la mise en pratique d’exercices de sécurité afin de permettre à chacun de gagner en autonomie et de savoir réagir en cas d’imprévus.
    Au cours du séjour, nous avons pu observer une variété de libellules et demoiselles de multiples couleurs et tailles mais également du côté des oiseaux, de nombreuses familles de Grèbe huppé et rare à mon avis à cette saison et en ce lieu, un couple d’Échasses blanches…

    Le Flambé sur la plage de Montmeyan

    Relation des 7 jours par les différents participants.

    Samedi 20 par Michel J. Après le parcours routier et l’installation au camping « Les Roches » à Sainte-Croix-de-Verdon qui sera notre camp de base pour l’intégralité du séjour, je propose aux participants d’aller chercher un peu de fraîcheur en testant ce grand plan d’eau. Brève sortie au couchant pour remettre en mouvement le corps et retrouver les sensations. Un léger vent d’Ouest provoque de petites vagues qui pimentent cette courte aventure de fin de journée.
    Distance parcourue : 4,44 km ; durée de navigation : 50’
    Dimanche 21 par Marie D. Lac de Sainte-Croix. Au petit déjeuner, Michel nous annonce le programme de la journée.
    Exploration du lac de Sainte-Croix en matinée et retour au camping vers 14 h 00 afin d’éviter les grosses chaleurs «  Il faut être en capacité de s’adapter sinon… ». 9 h 00, nous sommes dans les kayaks (moteurs interdits sauf électriques). Tout est calme. Un sentiment de plénitude et de sérénité. Au bout de 3/4 heure, nous accostons à Bauduen. Charmant village provençal avec son marché. Nous en profitons pour acheter melons, tomates. Nous arpentons les ruelles, découvrons deux magnifiques fontaines « Paty » (prairie) et la grande fontaine. A l’époque, le châtelain détournait l’eau afin d’arroser son jardin. A la suite de nombreux procès, il s’engagea à ne plus troubler les habitants « dans la jouissance des eaux de la fontaine ». Nous reprenons la navigation et longeons la rive Sud-Ouest découvrant de petites criques sauvages difficiles d’accès avec des eaux turquoises dignes de lagons lointains. Côté Ouest, nous apercevons le barrage de Sainte-Croix-de-Verdon, nous nous approchons jusqu’à la limite autorisée. La température extérieure augmentant, Michel décide de rentrer au plus rapide. Nous arrivons au camping à 14 h 30 et pique-niquons. Après-midi tranquille, un club de lecture se forme. En fin d’après-midi, nous allons découvrir à pied le village de Ste-Croix-de-Verdon perché au dessus du lac. Au cours de cette matinée nous avons pu apercevoir des Goélands, des Grèbes huppés et un instant magique, le vol de deux Échasses blanches.
    Distance parcourue : 15,77 km ; durée de navigation : 3 h 09

    Village de Bauduen


    Lundi 22 par Pascal.
    Lac d’Esparron et gorges basses du Verdon.
    Le mot du rédacteur du jour « Caniculaire », caniculaire mais :
    – on dort la nuit avec un petit duvet
    – il ne fait pas trop chaud en naviguant voire même frais dans les gorges
    – le niveau des lacs est très haut malgré la sécheresse qui s’installe…
    Aujourd’hui, c’est décidé, on change de lac, direction le lac d’Esparron situé à environ 20 kilomètres du camping. On se lève tôt et on fait la check liste : chapeau, lunettes de soleil, crème solaire, affaires de rechange, gilet d’aide à la flottabilité, le pique-nique sans oublier les pagaies. Tout est « ok » pour tout le monde et nous partons avec la voiture et la remorque vers Esparron. La navigation routière est agrémentée d’une variante touristique. Nous arrivons au lac où la mise à l’eau s’avère compliquée. Nous posons les bateaux et Michel va stationner sur la rive opposée. La journée commence donc par un remorquage de kayak sur une courte distance. Nous remontons les basses gorges du Verdon jusqu’à Montmeyan plage. Au fur et à mesure de notre progression, les versants deviennent de plus en plus abrupts et les falaises plus nombreuses jusqu’à finir par un goulet étroit d’une vingtaine de mètres de large et là soudainement, une voiture de la poste suivie d’un vélo traversent les gorges…il y a un petit pont et l’on débouche alors sur un large lac paisible à la plage de Montmeyan. Après 9 kilomètres de progression, nous sommes contents de pouvoir accoster, boire et pique-niquer.
    Après une pause à l’ombre de peupliers, nous prenons le chemin inverse et admirons la géologie des parois sous un autre œil. Pour finir la journée, nous poussons jusqu’au lac principal et remontons une anse qui nous conduit presque jusqu’au dessous de la tour médiévale du village d’Esparron où coule un ruisseau le Sorbiou. De gros cumulonimbus se développent et le ciel s’assombrit, le vent se lève et des vagues se forment, il est temps de regagner notre point de départ et de rentrer…
    Et la faune dans tout çà ? Alliez-vous me demander…Nous avons surtout vu des canards traversant les gorges avec leur progéniture en file indienne, traversant au mépris du danger car la circulation de bateaux est dense, heureusement il s’agit de petits bateaux électriques de location peu bruyants et naviguant à faible allure. Nous avons également croisé de nombreux pigeons nichant dans les falaises et une grotte fermée volontairement servant de refuges entre 2500 et 3000 individus de différentes familles de Chauve-souris.
    J’allais oublier d’évoquer un sentier impressionnant rive gauche qui longe une partie des gorges. C’est peut-être une piste pour un futur séjour d’Atlas. Retour vers le camping, la route est bordée de champs de lavande, un petit arrêt photo et nous arrivons à bon port…il tombe quelques gouttes.
    Quelques explications concernant l’originalité du barrage dit de Gréoux-les-Bains. Il a été construit en 1963, c’est un barrage en terre et en enrochement. Le digue fait 67 m de haut et 260 m d’épaisseur à la base. Il a une superficie de 328 ha pour 80 millions de m³.
    Distance parcourue : 20,68 km ; durée de navigation : 3 h 58

    Les gorges basses du Verdon

    Mardi 23 par Mady. Artignocs, Quinson, Cadenon et gorges de Baudinard.
    Ce matin, destination le village de Montpezat sous lequel la mise à l’eau doit s’effectuer. Un peu de difficulté pour la trouver car la route qui mène à la base nautique est privée. Finalement c’est juste en face de celle-ci et près du pont Sylvestre que nous commençons la navigation.
    Un passage entre des falaises nous amène à un premier lac, dominé par le village de Montpezat, appelé la retenue de Quinson alors que le village éponyme se situe bien en aval. A nouveau un passage plus étroit pour aller vers le lac d’Artignosc dont les berges bien accueillantes permettent un accostage facile. C’est le moment de faire une pause, avant de continuer vers le barrage de Quinson. Le suivi des berges de ces 2 lacs permet d’apercevoir de belles carpes et la pause d’observer de beaux papillons. Comme tous les jours en fin de matinée le vent se lève, le paysage évolue peu, et Michel propose de faire demi tour pour aller plutôt découvrir les gorges de Baudinard.
    Nous remontons rive gauche ce que nous avons descendu rive droite et la matinée étant bien avancée l’arrêt pique-nique est fait au même endroit que la pause précédente avant de repartir vers le Pont Sylvestre. Après l’avoir passé, nous découvrons le lac de Montpezat (appelé aussi anse de Cadenon) qui permet d’accéder aux gorges de Baudinard. Moins connues que celles du Verdon, elles méritent pourtant le détour. Falaises encaissées, murs de mousse, petites cascades, eau vert céladon, le lieu est enchanteur. Et magique aussi car un effet d’optique donne l’impression de naviguer sur une pente descendante… Cette sensation serait due d’après Pascal à l’inclinaison légèrement montante des strates des falaises alors que le niveau de l’eau est à l’horizontal. Après le demi-tour obligatoire près des bouées EDF qui bloquent l’accès au barrage de Ste Croix nous avons la sensation inverse, la pente paraît montante mais la navigation reste tout aussi facile ! Michel repère sur les bords du lac de Montpezat un endroit propice au chargement des bateaux et décide alors de changer le point de débarquement. Chose dite, chose faite, nous allons jusqu’au point de départ du matin où il laisse son kayak à Pascal qui le prend en remorque et nous repartons vers le lac de Montpezat où il nous retrouve avec la voiture.
    Fin de cette belle journée avec 2 parties complètement différentes, qui se complètent agréablement.
    Distance parcourue : 20,16 km ; durée de navigation : 4 h 18

    Les étroites gorges de Baudinard.

    Mercredi 24 par Michel J. Lac de Sainte-Croix et gorges du Grand Canyon.
    Lever comme chaque jour entre 06 h 30 et 07 h 00, la proximité du lac nous permet un départ rapide sur l’eau après un léger portage sur une centaine de mètres. Le temps est idéal et nous profitons à cette heure matinale d’un plan d’eau immense pour nous seuls sans une ride. Nos kayaks glissent vers le levant à bonne allure. L’idée est d’aller au plus direct afin de gagner le pont de Galetas et de pénétrer dans les gorges avant l’afflux des pédalos, des bateaux à énergie électrique, padels et autres. De nombreux loueurs sont installés de part et d’autre en aval du pont et peuvent rapidement libérer des dizaines et des dizaines d’engins. A notre arrivée sur site, les premières embarcations sont en mouvement mais nous profitons quand même d’une certaine quiétude dans le grand canyon que l’on peut remonter sur environ 3 kilomètres. Les falaises deviennent rapidement vertigineuses et abritent pigeons et hirondelles de rocher. Nous profitons du spectacle. Le décor mondialement connu attire un public étranger en majorité. Le retour nous contraint à quelques zig zag pour éviter l’arrivée en masse des autres visiteurs. Après le pont, le plan d’eau redevient un lieu paisible sans bruit. L’idée est de continuer son exploration par la rive gauche. Le pique nique se prend à proximité d’un espace argileux que des ongulés sauvages semblent fréquenter au vu des traces laissées sur le sol.
    Le vent se lève chaque jour plus ou moins fort entre 11 h 00 et 12 h 00 avec une orientation Sud-Ouest puis Sud et se stabilise à l’Ouest en fin de journée et donne rapidement un plan d’eau agité mais plaisant…
    Après les Salles-sur-Verdon, village entièrement reconstruit après la mise en eau du barrage, nous contournons par le Nord puis l’Est et enfin le Sud, la seule grande île « Costebelle ». Pour un court moment, nous retrouvons une navigation sur un plan d’eau qui a retrouvé son calme, protégé par les points hauts culminant à 719m d’altitude, côté Sud. Au débouché, les kayaks sont à nouveau secoués par de jolies vaguelettes qui arrivent par le travers et qui animent cette fin de sortie.
    Le lac de Sainte-Croix est situé entre les départements du Var et des Alpes de Haute Provence au cœur du Parc Naturel Régional du Verdon. 
    Cette retenue mise en eau en 1973, est la quatrième de France métropolitaine par sa superficie (environ 2 200 ha) après le lac du Der-Chantecocq, le lac de Serre-Ponçon et le lac d’Orient. 
    Distance parcourue : 24,80 km ; durée de navigation : 4 h 49

    En allant vers le grand canyon
    Entrée du Grand Canyon…
    Lac de Ste-Croix avec l’Île de Costebelle

    Jeudi 25. par Michel J. Lac d’Esparron appelé également barrage de Gréoux-les-Bains.
    Nous retrouvons avec plaisir ce plan d’eau qui passe pour la perle du Verdon où l’eau est la plus chaude. Il nous reste à parcourir les rives entre le village et le barrage. Parti du lieu-dit du Pont Coupé, nous gagnons rapidement le plan d’eau proprement dit et allons explorer les nombreux petits fjords qui pénètrent l’intérieur. Les rives et berges sont occupées de falaises calcaires de faibles hauteurs agrémentées de terrasses. Nous prenons le pique-nique après avoir côtoyé les bouées marquant la limite de navigation au niveau du barrage. Dans une anse à l’abri du soleil, je propose, l’eau étant à une température agréable, de mettre en pratique les éléments de sécurité évoqués lors du début du séjour, et ceci en 3 phases.
    – 1 s’immerger entièrement en se maintenant sous l’eau entre 5 et 15 secondes
    – 2 en place dans le kayak avec jupe fixée, se laisser retourner et maintenir la position au moins 5 secondes
    – 3 se faire retourner, enlever la jupe en tirant sur la languette et sortir du kayak calmement.
    La démonstration avait été fait par l’animateur le premier jour de navigation. L’exercice a été bien compris par les participants et exécuté avec sang froid !
    Après être passé à proximité d’une grosse station de pompage mobile, nous avons tranquillement, en profitant au maximum de ce coin idyllique regagné le point de départ. Un peu de nettoyage, les bateaux sur la remorque et c’est le retour au camping. Je propose d’aller visiter le village du Moustiers-Sainte-Marie à 18 kilomètres afin de finir de la meilleure façon ce séjour. Les vieilles ruelles, la grotte Ste-Madeleine, l’église Notre-Dame de l’Assomption, la fraîcheur des fontaines ont agrémenté les dernières heures du jeudi. De retour, une halte s’imposait au village de Sainte Croix pour se désaltérer avec vue sur le lac, instant, à peine troublé par quelques gouttes orageuses.
    Distance parcourue : 18, 04 km ; durée de navigation 3 h 35

    Lac d’Esparron
    Dans les rues du Moustiers…

    Vendredi 26. par Michel J. Retour sur Clermont-Fd en passant par l’Ardèche et la célèbre côte de Mayres qui passe de 600 à 1200 mètres en 10 kilomètres. Départ vers 09 h 15 et arrivée à 16 h 45. Merci pour l’aide apportée pour ranger les kayaks et matériel.

    Merci au photographe qui a donné de sa personne !


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    Samedi 13/06/2026. Marche Sportive. Autour du Puy-de-Dôme

    Sam. 13 juin 2026. Marche Sportive. Chaîne des Puys. Grand tour du Puy-de-Dôme.

    Animateur : Michel J.
    Terrain ; souple
    Météo : température douce dès le départ puis chaude à partir de 10 heures.
    Temps de préparation et de rédaction : 2h00
    Mise à disposition de matériel : néant
    Nombre de participants : 6 animateur compris (1F, 5H)

    Manque le photographe…

    Distance : 23,280 km ; moyenne 6,5 km/h soit 9’15’’au km ; dénivelée 543 m (montre Garmin). 
    Durée : 3 h 35 (de marche) et 3 h 45 (déplacement et pauses). Échauffement et étirements non comptabilisés.
    Kilométrage total pour se rendre au point de départ : 168.

    Itinéraire C (Orcines) :
    départ du parking du Panoramique des Dômes, Chemin des Gouris Sud, Bois de Charmes, Bois de Manson, col de Ceyssat, contournement par le Sud, l’Ouest et Nord du Puy Besace, Est du Grand Sault, Bac de Montmeyre, Bac de Ceyssat, Est du Puy Balmet, Chabanne Vieille, Ouest puis Nord du Puy de Fraisse, plateau de Fraisse, chemin des Gouris, parking.

    Observations : l’objectif de la sortie était de faire le parcours en 3h30. L’itinéraire exigeant avec deux montées assez longues n’ont pas permis de le tenir.
    L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont : chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …
    Un covoiturage au départ du musée Quilliot a été proposé.
    Pour celles et ceux qui hésitent à nous rejoindre et qui lisent régulièrement les comptes rendus mis en ligne, je les invite à nous contacter car cette activité dynamique reste un bon compromis pour les anciens coureurs à pied qui veulent rester en forme ou les randonneurs qui souhaitent faire une sortie plus engagée. Nous la proposons une fois par mois, la date figure sur l’onglet « Actualités » du site atlasaventure.com

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    Séjour n°8. Du samedi 30 au vendredi 05 juin 2026. Descente de la Dordogne en canoë canadien.

    Animateur : Michel J
    Nombre de participants : 8 (3 femmes et 5 hommes).
    Météo : samedi nuages et soleil, température douce ; dimanche couvert, température douce ; lundi couvert avec quelques éclaircies ; mardi pluie fine par intermittence puis grosse averse orageuse entre 12 et 13h00 ; mercredi quelques averses dans l’après-midi ; jeudi, pluie abondante une partie de la journée ; vendredi averses orageuses en cours de matinée, température plus fraîche.
    Niveau d’eau : pour mémoire, j’ai relevé les débits suivants :
    dimanche 31 mai à Beaulieu : 44 m³/s
    vendredi 05 juin à Alles-sur-Dordogne 80,6 m³/s
    Classement : facile mais cela reste de l’aventure.
    Conditions de navigation : assez bonne avec une rivière qui a nécessité une attention particulière au passage de certains seuils.

    Kilométrage parcouru :178. Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.Vitesse moyenne de progression sur les 5 jours de navigation : 7,2 km/h.
    Vitesse maximum enregistrée 17,1 km/h à deux reprises sur les J1 et J2.
    Classement de la rivière : J1 en 2 et les autres jours en 1

    Matériel mis à disposition par l’association :

    • 3 canoës canadien de marque Venture modèle prospector 17
    • 1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
    • équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 4 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons, des sangles)
    • pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et par bateau un autre de 30 litres plus un sac étanche de marque Zulupack.
    • pour le couchage individuel souhaité 1 tente de marque North Face modèle West Wind, 2 tentes Décathlon modèle MT900 (quatre participants avaient leur tente personnelle)
    • 1 tapis de sol complémentaire Space Blanket (orange)
    • équipement pour les participants (8 gilets d’aide à la flottabilité, 8 pagaies et 1 de secours)
    • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

    Eau : chaque équipier avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau au départ.
    Nourriture : prévue par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition

    Accident : néant
    Incident : chavirage d’un bateau après 4,5 km de navigation dans la partie classe 2. 35 à 40 minutes ont été nécessaires pour récupérer les participants, le canoë et le matériel dans une eau relativement fraîche.
    Temps de préparation : 15 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)


    Organisation générale :
    Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Marie (Bmw) et Michel J (Renault kangoo) tractant la remorque. Nous nous sommes rendus en amont d’Argentat, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement routier s’est fait en 2 h 30 environ.
    Un taxi retenu par avance est venu cherché les conducteurs le J6 et les a conduits au lieu de stationnement entre le barrage du Sablier et Argentat puis un véhicule a été laissé à Trémolat. Le J7 un mouvement court des deux véhicules a permis de les regrouper et il a été décidé à la majorité que compte tenu de la météo le retour sur Clermont-Fd se ferait le jour même. La récupération des véhicules a demandé 6 heures aller et retour.
    Kilométrage général effectué par les véhicules :   650 km (Marie) ; 696 km (Michel J) soit un total de 1346 km.
    Hébergement : en camping.

    Quelques éléments : la longueur de la Dordogne est de 483 kilomètres. Elle prend sa source sur le flan nord du Puy de Sancy à 1366 m d’altitude par la jonction de deux ruisseaux, la Dore et la Dogne. Elle conflue au bec d’Ambès avec la Garonne pour donner naissance à l’estuaire de la Gironde. C’est la cinquième rivière par sa longueur et elle traverse six départements, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Corrèze, le Lot, la Dordogne et la Gironde. Les différents barrages que l’on trouve sur son cours :
    Avant Argentat, celui de la Bourboule, de Saint-sauves, de Bort, de Marèges, de l’Aigle, de Chastang, du Sablier.
    Avant Bergerac, celui de Mauzac et de Tuillères.
    Après Bergerac, celui désigné sous le nom de Bergerac.

    Le mot de l’animateur : en amont de ce séjour et pour le préparer deux sorties d’entraînement sur la rivière Allier ont été programmées le samedi 02 mai et le vendredi 24 mai 2026. La seconde a été annulée à cause des mauvaises conditions météorologiques. Pour éviter les redites du compte rendu de la descente de 2025 que vous trouvez sur le site de l’association, j’indique ci-après les lieux de passage de chaque journée. Malgré une météo peu stable, cette aventure s’est passée avec un niveau d’eau plus favorable que l’an passé avec une moyenne de déplacement horaire assez similaire malgré tout. La pente de la rivière est faible avec quelques accélérations au niveau des seuils. Nous sommes passés de l’altitude de 165 m en amont d’ Argentat à l’altitude de 41 m à Trémolat, à la fin du parcours. Avant le départ les consignes habituelles ont été rappelées à l’ensemble des participants et plus particulièrement aux deux adhérents qui vont naviguer pour la première fois sur la Dordogne avec Atlas. Les éléments caractéristiques, ponts, châteaux, curiosités, villages seront donnés chaque matin au cours d’un briefing avant le départ et le kilométrage associé. Chacun est porteur d’un gilet d’aide à la flottabilité. Chaque bateau avait le même équipement listé ci-dessus, matériel mis à disposition par l’association.
    La richesse de cette rivière est un mélange entre le patrimoine bâti notamment la multitude de petits châteaux ; les éléments géologiques visibles, falaises, grottes ; la ripisylve avec une grande variété d’espèces, ormes, peupliers, tilleuls, frênes, aulnes glutineux, merisiers, chêne pédonculé, érable negundo ; la faune avec la bergeronnette grise sur tout le long du cours d’eau, et des ruisseaux (sur certains secteurs), les hérons cendrés abondants sur les deux tiers amont puis l’aigrette garzette les J5 et J7, des couples ou groupes de cygnes J4, J5, J7, dans le ciel ou perchés les milans noirs en nombre et quelques milans royaux ; les falaises sableuses J4 et J5 abritent les hirondelles de rivage. Au niveau des insectes, les demoiselles à la couleur d’un bleu brillant ont dominé les rives. Au niveau des plantes, trop long de tout énumérer mais ce qui s’est fait remarquer, la renoncule d’eau formant des nappes flottantes enracinées ondulant au gré du courant.
    Tous ces éléments vus permettent dans les moments un peu plus calmes de jamais s’ennuyer.
    Étant toujours en avance sur notre tableau de marche, nous avons pu consacrer quelques moments à travailler les techniques de navigation aussi bien pour le barreur que l’équipier et également améliorer la lecture de la rivière par l’observation. Merci à tous pour votre bonne humeur et votre participation active.

    Une demoiselle, insecte le plus côtoyé
    Renoncule d’eau, élément important pour la biodiversité.

    Les éléments rencontrés au cours de la descente sous forme topo… Abréviations (Rd) rive droite ; (Rg) rive gauche. En italique des informations résumées trouvées sur des sites.
    J1 : 28,84 km, temps de navigation 4h50, vitesse 7,2 km/h.
    A 2km, pont de Argentat-sur-Dordogne. Entre 5/6km (Rd) pont routier. Avant 10km bras à gauche à éviter, chaos rocheux. Entre 11/12km, le Port de Vaurs (Rd). Entre 14/15km, virage serré à gauche. Entre 16/17km, virage serré à droite. Entre 18/19km, pont de Brivezac (Rd). A 24km le bras de droite peut être pris avec un débit supérieur à 50 m³/s. A 25,800, (Rg) glissière pour éviter le barrage de Beaulieu. Camping Huttopia. Visite à pied de Beaulieu*
    – les rues médiévales, l’abbatiale de Saint-Pierre avec son tympan sculpté par des tailleurs d’images toulousains, la Chapelle des Pénitents avec son clocher mur sur les bords de la rivière

    Arrivée sur Beaulieu-sur-Dordogne
    Le tympan de l’abbatiale St-Pierre à Beaulieu

    J2 : 32,50 km, temps de navigation 6h18, vitesse 7,4 km/h.
    A 0,2km, pont routier puis à 1km (Rg) Altillac. A 2km, ligne HT, (Rg) usine.A 3km Château d’Estresses dont la construction a commencé au XVème Siècle (Rd). Entre 5/6km, virage serré à gauche. A 9km(Rd) Liourdres. Entre 10/11km, pont de chemin de fer puis le pont routier de Mols. Entre 16/17 (Rg) au lieu-dit Les Bastit château ruiné. A 18km, dérivation vers le port de Carennac (Rd), île de Prade suivi de l’île de Calypso sur notre droite.. Avant 19km pont routier.Visite du village de Carennac*. Glissière pour retrouver le cours de la Rivière Dordogne. (Rg) île du Grand Bourgnoux. A 24km (Rg) Mezels. Entre 25/26km pont routier. Entre 29/30km , belvédère de Copeyre avec sa croix. Après 30km, virage serré à droite. A 31km, pont routier, camping les Falaises (Rd) sur la commune de Martel, déjà l’occasion d’une pause en 2021 pour Atlas voir le compte rendu « Du Sancy à l’océan en suivant la Dordogne à vélorando ».
    – Carennac : le bourg se développe dès le 13ème siècle, autour de son riche prieuré constitué de bâtiments monastiques, d’une église, d’un cloître du château des Doyens, une bâtisse du XVIe siècle qui a abrité de 1681 à 1695 François de Salignac de Lamothe, dit Fénelon. Celui qui deviendra l’archevêque de Cambrai a écrit entre ces murs Les Aventures de Télémaque pour le petit-fils de Louis XIV, dont il était le précepteur.
    – en fin d’après-midi, visite à pied des abords de l’ancienne église Saint-Pierre-es-Liens à Gluges chère à Édith Piaf.

    Arrivée au port de Carennac
    On regagne le lit principal à la sortie de Carennac.

    J3 : 42,49 km, temps de navigation 7h18, vitesse 7,5 km/h.
    Entre 4/5km, virage prononcé à droite puis à gauche. A 9km (Rg) Meyronne et son château. A 10km, virage fermé à droite, ouvert à gauche km 11/12. Entre 14/15km serré à droite, un affluent, l’Ouysse apporte un peu d’eau et l’on peut voir sur l’éperon rocheux, le château Belcastel du Xème siècle. Entre 16/18km, grande boucle à gauche. Entre 18/19km, pont routier. A 20km, (Rg) château ruiné au lieu-dit Le Bastit. A 22km, A20 l’Occitanie, virages serrés. Entre 23/24km (Rg) château de Cieurac XII/XVI siècle (commune de Lanzac). Entre 26/27km, pont routier. A 29km, pont routier (Rd) Souillac. A 35km, pont de chemin de fer. Avant pot routier (Rg) camping le Bourniou. St Julien-de-Lampon.

    J4 : 30,07 km, temps de navigation 6h22, vitesse 7,1 km/h
    A 0km200, pont routier de St-Julien-de-Lampon. Entre 2/3km, (Rd) Calviac en Périgord. Entre 5/6km (Rd) Aillac. A 6km (Rg), château à proximité de Veyrignac. Entre 8/9km, pont routier puis pont de chemin de fer. Entre 10/11km, (Rg) Turnac. Entre 11/13,500, (Rd) le Cingle de Montfort et son château. Le château est cité en 866 sous le nom de « Castrum de Monte Forti ».Entre 17/18km, (Rd), Vitrac et le clocher de l’église, un pont routier. Entre 20/21km, sur les hauteurs (Rg) le village de Domme puis un pont routier (D46). Entre 25/26km, la Roque-Gageac, cité troglo-dytique incontournable du Périgord, classée Plus Beaux Village de France,virage prononcé à gauche, Manoir de Tarde du XVème siècle. A 26km, château de la Malartrie, château construit au XIXème siècle s’inspirant d’une architecture de fin de Moyen âge, début Renaissance. A 28,500km, pont routier. Entre 28/29km, (Rg) château de Castelnaud. Le château de Castelnau à Bretenoux. est une forteresse médiévale qui domine le village de Prudhomat. Il se situe proche du confluent de la Cère et de la Dordogne. Il fût construit au XI° siècle. Camping Les Magnanas (Rd) face au château de Fayrac.

    La Roque Gageac
    Château de Montfort
    Château de Castelnau

    J5 : 28,31 km, temps de navigation 5h35, vitesse 7,0 km/h
    Entre 0/1km, pont de chemin de fer. Entre 1/2km (Rd) Beynac et Cazenac avec l’église à gauche du Château et son donjon du XIIème siècle. A 3km, pont de chemin de fer. Entre 4/5km, on aperçoit au dessus des arbres, le château Les Milandes construit en 1489, ancienne demeure de Joséphine Baker. Entre 9/10km, pont routier. Entre 12/13km (Rd), Le Garrit, 3 ponts successifs, le second ferroviaire. A 19km, (Rg) Siorac-en-Périgord, pont routier. Entre 25/25,500, château (Rg) Le Peyrat. Camping du Pont de Vicq. Le Buisson-de-Cadouin. Visite à pied à environ 1km, au lieu-dit Cabans de l’église St-Pierre-ès-Liens, remanié au XIV, XVI et XIVème siècle.

    Château de Beynac et Cazenac


    J6. Nous profitons de la journée pluvieuse pour procéder à la récupération des véhicules laissés en amont d’Argentat. Le groupe profitant d’une éclaircie dans l’après-midi ira à pied visiter le village de Le Buisson-de-Cadouin.
    J7 : 15,21 km, temps de navigation 2h48, vitesse 6,9 km/h
    A 0,200km, pont de Vicq. A 1km, pont routier et pont de chemin de fer. Entre 1/2km, ligne à haute tension. A 3 km, pont de chemin de fer. Entre 4/5km, pont routier(RD) confluence avec la rivière Vézère, virage prononcé à gauche. A 8km, île de la Yerle. Entre 8/9km, pont de chemin de fer. Entre 13,500/*14km, pont de chemin de fer. A 14km(Rg) château d’eau. Entre 14/15km, pont routier(D31), village de Trémolat (Rd). Débarquement (Rd) au niveau du camping. Compte tenu de la météo annoncée pour l’après-midi, nous décidons de faire vers ?? Clermont-Fd. En cours de route, nous ferons une pause à l’ancienne gare de Carlux, renommée « La gare Robert Doisneau » où une partie des œuvres du photographe est exposée et notamment des descentes de la Dordogne avec des canoës en bois. A l’arrivée, tous les participants ont aidé à remettre les bateaux sur le rack.
    A bientôt pour une nouvelle aventure !


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    Séjour n°6. Du jeudi 07 au dimanche 10 mai 2026. La Montagne Bourbonnaise à vélorando.

    Animateur : Michel J.
    Nombre de participants : 7 dont 2 femmes et 5 hommes.
    Météo : jeudi, nuageux et fin de journée ensoleillée ; vendredi, frais et couvert en grande partie, orage court mais violent vers 21h00 avec tonnerre, éclairs et grosse pluie ; samedi, ciel dégagé le matin avec une forte humidité et périodes ensoleillées ; dimanche, pluie fine une partie de la nuit avec quelques coups de tonnerre lointains, averses en matinée puis éclaircies temporaires avant une grosse pluie sur les quelques kilomètres avant Clermont.
    Classement du séjour : moyen voire difficile pour les jours 2 et 3
    Temps de préparation et de rédaction  : 10 heures

    Le mot de l’animateur.
    Avant ce séjour 1 circuit de préparation a été proposé le dimanche 26 avril avec près de 70 kilomètres et 953 m de dénivelée positive se rapprochant du profil du séjour J2 et J3. Cinq adhérents ont participé à cette sortie sur la journée (voir compte-rendu).
    La météo a été assez clémente sur les 4 jours si on la compare aux informations reçues au cours de notre déplacement. Le cœur de ce petit massif était inconnu d’une majorité des participants. Nous avons circulé sur de petites routes à faible, voire sans circulation et des chemins d’exploitations faciles à l’exception de celui qui nous a conduit à la source de la Besbre où nous avons trouvé des amas de cailloux concassés nous obligeant à une attention particulière. C’est dans cette partie à la limite Est du Parc Naturel Régional du Livradois Forez que nous avons du composer avec des engins motorisés, 4 motos tout terrain et 5 quads qui ont eu l’amabilité de ralentir à notre contact. Globalement, le dépaysement a été total dans une nature à l’écart des grands axes, peu fréquentée à l’exception des rencontres mentionnées ci-dessus. Nous avons pu bénéficier pendant une majeure partie du parcours d’une tranquillité de roulage traversant de petits bourgs et lieux-dits à l’habitat bien entretenu, coquets et fleuris. La végétation sauvage n’a pas été en reste car ayant bien profité de la pluviométrie de l’hiver et du début du printemps, les verts des conifères ont mis en valeur le jaune éblouissant des genêts, les fleurs blanches des robiniers, des aubépines, des viornes et des prunelliers. Vers le Nord J3 et le retour J4, nous avons retrouvé une campagne composée de parcelles de blés, de jeunes plants de maïs, alignées également les premières feuilles de tournesol semé récemment, les champs denses de colzas défleuris à l’odeur entêtante, quelques prairies artificielles où les premières coupes ont déjà été assurées. Dans le ciel, à faible hauteur, milans royaux et buses variables à l’affût d’insectes et de campagnols dérangés étaient dans le sillage des machines.
    Le voyageur à vélo attentif peut voir ou découvrir de nombreux éléments en mouvement dans l’environnement, les hirondelles rustiques en quête de nourriture volant plus ou moins haut en fonction de la pression atmosphérique du moment, la poule faisane traversant la route sans crainte, l’écureuil sautant d’un arbre à l’autre sans se soucier des voyageurs, les chardonnerets quittant les hautes têtes des chardons un court instant à notre passage et que dire à l’approche des habitations des envolées bruyantes de moineaux domestiques. Même dans les moments qui peuvent paraître monotone, l’œil aux aguets peut surprendre quelque chose….
    Point le plus au Nord de notre périple, le château fort de Billy (XIIIème siècle) nous ramène vers la civilisation et le beau temps aidant, nous allons être en contact avec de nombreux cyclistes et piétons sur la voie verte qui longe l’Allier. La prudence sera de mise également pour la traversée de Vichy rive droite où de nombreuses personnes déambulent sans trop se soucier des autres pratiquants.
    Les objectifs de ce parcours d’un peu plus de 250 kilomètres annoncés dans la notice d’information ont été atteints même si seulement 3 participants ont réussi à gagner les sources de la Besbre par un chemin d’exploitation, il est vrai peu confortable. L’ambiance dans le groupe a été bonne et les relations agréables. Le nombre de 7 à 8 semble être un élément important et déterminant pour une bonne harmonie.


    ITINÉRAIRE. Données techniques fournies par une montre Garmin. Quelques petites différences sont à noter d’une montre à une autre.
    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 1 : 50,68 296 m 380 m 16,3 km/h 3h06’
    Clermont-Fd (musée Quilliot), Lussat, Lignat, les Martres d’Artière, Joze, Chez le Biaux, Nord de Lezoux, Étang de l’île, les Girauds Faures, Croix de chez Barry, la Croix Mozat, les Français, Puy Guillaume, camping municipal de Puy Guillaume.
    Les temps forts de l’étape : – les premières pentes de Chavaroux, et de Chez Marais
    – une harde de sangliers se dirigeant vers Chez le Biaux en ligne de crêtes
    – l’étang de l’île
    – la petite route à partir du lieu-dit les Français le long de la Dore
    – l’étang des graviers en soirée hors parcours

    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 2 : 57,46 1122m 760m 11,6 km/h 4h50’
    Puy Guillaume, Chez Pourrat, vallée de la Credogne, cascade du Creux Saillant, Palladuc, les Hommades, la Guelle, Laspiaux, Arconsat, col de la Charme, source de la Besbre (alt. 1193 m), les Quatre Chemins, carrefour des Charbons (alt. 923 m), St Priest-la-Prugne (alt. 719 m), camping Le Paradou à St Priest-la-Prugne.
    Les temps forts de l’étape :
    – environ 40 kilomètres de montée depuis Puy-Guillaume (alt 275 m) et le point le plus haut (environ 1200m) pour atteindre, les sources de la Besbre.
    – entre le kilomètre 38 et le kilomètre 45, la pente moyenne de la route comprise entre 7 et 11 %.
    – la vallée de la Credogne, rivière d’une longueur de 27,8 kilomètres qui prend sa source à proximité du lieu-dit « Les Etivaux » et qui se jette dans la Dore entre Puy-Guillaume et Limons.
    – la cascade du Creux Saillant
    – Arconsat et sa terrible montée à la sortie du village sur 300 mètres environ
    – le col de la Charme (alt. 1106 m).
    – les sources de la Besbre

    Cascade du Saillant sur la Credogne


    Une des sources de la Besbre

    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 3 : 88,26 983m 1413 m 16,00 km/h 5h31’
    St Priest, le col de Beaulouis (alt. 823 m) Matichard, le Moulin Neuf, Ferrières-sur-Sichon (alt. 555 m), la Croix des Barres (alt. 600 m), le Chat Blot, le Mayet-de-Montagne, Nizerolles, le Pouthier, La Croix Grangeon, Molles, la Bruyère, Domaine Neuf, St-Christophe, l’Alouette, D907, Périgny , Magnet, St Félix, Billy, voie verte de Billy jusqu’à Abrest, camping de la Croix St-Martin.
    Les temps forts de l’étape :
    – le col du Beau louis à 823 m d’altitude
    – le site des Bois Noirs Limouzat où a été extrait de 1954 à 1980, 6900 tonnes d’uranium actuellement un réaménagement est à l’étude…
    – la rivière Sichon en contrebas sur le gauche de l’itinéraire du Moulin Pommerie à Ferrières
    – le Pont des Soupirs
    – le passage d’une végétation fermée de type montagnard à un paysage plus ouvert collinéen.
    – le château de Billy
    – la voie verte le long de l’Allier…

    Le Pont des Soupirs
    Le Château fort de Billy

    Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage
    Jour 4 : 62,1 932 m 488m 15,3 km/h 4h03’
    St Yorre, le Ruisseau, le casson, Montpensier, Demolle, les Maréchaux, les Fumoux, Vensat, Sanat, Maringues, St Ignat, Villeneuve l’Abbé, Ennezat, Targnat, Puy Chany, St-Beauzire, Gerzat, Clermont-Fd (musée Quilliot).
    Les temps forts de l’étape :
    – la vue sur la Chaîne des Puys avec la présence massive du Puy-de-Dôme
    – la quiétude des bourgs traversés
    – les voies semi-piétonnes de Maringues et le clocher dominateur de l’église Saint-Etienne.

    Maringues

    Accident : néant
    Problème mécanique : aucun
    Matériel mis à disposition par l’association : de marque Décathlon, 2 tentes modèle 900MT, 1 tente modèle 900MTL, 1 tarp (non utilisé).

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    Dim. 26/04/2026. Vélo Rando. Est chaîne des Puys

    Animateur : Michel J.
    Météo : ciel bleu, quelques cirrus, une certaine fraîcheur dans les descentes.
    Terrain : petites routes et chemins d’exploitation
    Distance du parcours : 69 km ; Dénivelé positif : 953 m (montre GPS)
    Durée de la sortie: 5 h 40 (avec les pauses)
    Durée de roulage : 4 h 40 ; 14,8 km/h de moyenne.
    Nombre de participants : animateur compris   5 (2F, 3H) 
    Temps de préparation (matériel et rédaction) : 2 h 30

    Les grandes lignes de l’itinéraire : départ à 10h00 de la rue des Fossés sous le Séminaire, piste cyclable Croix Neyrat, Blanzat, bassin de rétention du Bedat, Sayat, Malauzat, Volvic, Enval, St-Hippolyte, les Greniers, Charbonnières-les-Varennes, Beaunit, Verrières, Paugnat, Moulet-Marcenat, les Goulots, le Cratère, Egaules, Chanat-la-Mouteyre, Nohanent, Cébazat, les Vergnes, la Gauthière, musée.

    Œuvre de Courtadon…


    Cette sortie a été proposée dans la cadre de la préparation du séjour n°6 « La Montagne Bourbonnaise à vélorando », quelques adhérents adeptes du vélo de voyage ont décliné l’invitation. Le parcours composé de petites routes et d’un peu de chemin d’exploitation a été agréable et nous avons pu profiter au cours de cette belle journée des chants des oiseaux dans une campagne au multiples couleurs de vert.
    Matériel mis à disposition : néant.



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    S4.Activité programmée. Samedi 18/04/2026. Raid pédestre linéaire sans assistance dans la Chaîne des Puys.


    Animateur : Michel J.
    Nombre de participants : 7 animateur compris (1F, 6H)
    Météo : température fraîche au départ puis douce . Le soleil a été bien présent et chaud sans excès à découvert.
    Classement : hors catégorie
    Transport : un véhicule au départ du musée Quilliot pour gagner le point de départ de la manifestation, deux véhicules sur place et un véhicule pour ramener les participants au musée et un au point de départ du raid pour deux participants.
    Assistance au transport : Mady et Yves
    Kilométrage routier : 230 km (dépose des participants, ravitaillement et récupération des participants à l’arrivée)
    Véhicules utilisés : Mady Renault (Renault Kangoo) et Yves (Peugeot 3008)
    Temps de préparation, rédaction des divers documents et achat des éléments du ravitaillement : 6 heures
    Cartographie utilisée : carte Ign Top 25, 2531 OT.
    Matériel mis à disposition par l’association: une paire de bâtons de marche nordique 1,10.

    Itinéraire tracé (données du logiciel openrunner):
    départ, parking des eaux de Volvic (alt 595 m), cheire de Bruvaleix, Sud Est du Puy de Paugnat, Est du Puy des Marais (km 5,5), les Fayes (alt. 827 m, km 7), D943 (alt. 894 m, km 8), Ouest Puy de Tunisset, Est Puy de Louchadière (alt. 1009 m, km 9,5 – 1ère pause. 5 minutes), Ouest Puys de Jume et de la Coquille, Nord puis Ouest Puy de Clermont (km 12), Est Puy Chopine, Ouest Puy de Chaumont (km 14), rond point de Vulcania (alt. 954 m, km 15,5), Chabanne Vieille, entre Puy de Balmet et Grand Suchet (km 19), Est Puy Fillu, la Stèle (alt. 946 m, km 21) ), D68 (alt.1009 m), D68- 2ème pause et rav. 15 minutes, Ouest Puy de Besace (km 23), Nord et Est du Puy de Salomon (alt. 1083m, km 25), D942 (alt. 979 m, km 26), Sud Lachamps, entre les Puys Pelat et Mercoeur (alt. 1093 m, km 29,5), entre les Puys de Pourcharet et de Montjuger, carrefour du Bois de la Madeleine (km 33), château de Montlosier – 3ème pause. 5 minutes, Sud Ouest du Puy de Vichatel, D2089 (km 36), Nord puis Ouest du Puy de Chaumont, Est du Puy de Combegrasse (km 38), Nord de la Garandie, D788 (km 40), Est de la Narse d’Espinasse (km 41), le Moulin de Saulzet. Arrivée Zanières (alt 1032 m)
    Données fournies par le logiciel Openrunner : 43,29 km et 1166 m de dénivelée positive et 705 m de dénivelée négative.

    A mi-partcours…


    Données collectées par une montre Garmin 
    : durée du déplacement sans les pauses, 6 h 49’30 ; durée du déplacement avec les pauses, 7 h 30’ 25 ; distance : 43,11 kilomètres ; vitesse moyenne : 6,4 km/h ; dénivelé positif : 1180 m ; dénivelé négatif : 717 m.

    L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont de l’activité : chaussures de trail, jogging ou legging plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …

    Le mot de l’animateur.
    La météo était incertaine pour le dimanche, j’ai déplacé avec l’accord des inscrits, au samedi cette troisième édition. Un parcours en partie renouvelé par rapport aux deux précédentes éditions, histoire de faire connaître et de passer dans des chemins moins fréquentés en cette période de vacances. Nous avons été raisonnablessur le premier tiers du tracé puis sur les parties en faux plats montants, j’ai senti que la vitesse moyenne montait progressivement et que le groupe était en pleine forme. A l’arrivée, tous les participants très satisfaits du parcours et de l’effort fourni.


    Un solide ravitaillement, assuré par Mady, adapté à ce type d’exercice, à base de fruits secs et frais, de gâteaux etc.. avec la possibilité de recharger les gourdes en eau.
    En amont de cette journée, une préparation a été proposée aux pré-inscrits avec trois boucles de 20le 10 janvier, 25le 14 février, et 35kilomètres le 07 mars 2026avec des profils proches du raid. Ces entraînements auxquels ont participé 35adhérents ont été complétés par la marche sportive du mois et les marches nordiques à allure soutenue du samedi matin.
    Je remercie les bénévoles, Mady et Yves qui se sont rendus disponibles pour être présents une grande partie de la journée pour la première et l’après midi pour le second pour assurer une présence sur zone en cas de problème et récupérer les participants et les ramener vers Clermont-Fd.

    A l’arrivée….Tout va bien….





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    Jeu. 16/04/2026. Entre Dômes et Sancy . Secteur Orcival

    Animateur : Denis sous tutorat de Michel J.
    Nombre de participants : 10 animateurs compris (6F, 4H)
    Météo : temps doux, calme et ensoleillé
    Distance : 22,8 km
    Dénivelé : 551 m D+
    Durée : 6 h 41 pauses comprises
    Classement Atlas : Facile
    Kilométrage auto : 126 km pour 2 véhicules du parking de covoiturage du Crest et de Clermont-Ferrand. (Denis et Michel)
    Préparation et rédaction : 3 h 00

    Itinéraire : Départ depuis le parking devant la basilique de notre dame d’Orcival direction plein Nord par le GR 441 en passant par château de Cordes, Farges, château de Polagnat jusqu’au PC 785, GR 441B direction Est-Sud-Est en passant sous Monteribeyre, Pont des eaux, croix de Pialoux jusqu’au PC 866, direction Sud vers Vezol, Olmont, Vareilles, Neuville jusqu’au PC 962, direction Ouest par GR 30 en passant par château de Voissieux, la Croix, la chapelle de Notre Dame jusqu’à Orcival

    Au départ d’Orcival, ravissant village de montagne, bâti en éventail autour de la basilique Notre-Dame d’Orcival du XIIème siècle, l’une des cinq églises majeures de l’art roman auvergnat. La randonnée suit pour partie les GR 441, GR441 B et GR30 en parcourant les vallées du Sioulot de la haute Sioule et de la Gorce rivières magnifiques qui offrent une bouffée de nature printanière avec des affleurements d’orgues basaltiques, des sous-bois, des gorges, des prairies et de belles vues. Jusqu’en 1789, le territoire de Saint-Bonnet-prés- Orcival se trouva divisé en plusieurs seigneuries : deux d’entre elles sont à l’origine de la construction des châteaux de Voissieux et Polagnat, aujourd’hui propriétés privées. Le château de Cordes vient compléter cette découverte patrimoniale du secteur, thème de la randonnée

    Pont sur la Sioule…

    Les points d’intérêt de cette randonnée ont fait l’objet de micro-animations :

    Le château de Cordes : le château de Cordes est un monument historique, dont l’histoire s’étend sur plusieurs siècles, entre moyen âge et époque classique. Voici une petite anecdote autour du château de Cordes « l’histoire du château qui voulait rivaliser avec Versailles ». A la fin du XVIIe siècle, un nouveau propriétaire arrive : Yves d’Alègre est un homme puissant, proche du roi et surtout ambitieux …Il fait venir rien de moins que André le Nôtre pour concevoir les jardins (allées parfaitement droites, labyrinthe végétal et bassins). Le contraste est saisissant. Un ancien château défensif …entouré soudain de jardins élégants dignes des plus grandes résidences royales. :

    Le Château de Polagnat

    Le château de Polagnat est une ancienne maison forte médiévale transformée au fil des siècles en résidence seigneuriale, marquée par plusieurs familles nobles d’Auvergne. Son aspect résulte surtout des remaniements du XVIIe et du XIXe siècle.
    Le château de Polagnat a été associé à la famille d’Aubusson dont fait partie Louis Magaud d’Aubusson président de la ligue pour la protection des oiseaux au début du XXe siècle. C’était un ornithologue passionné, engagé dans la protection des oiseaux à une époque où ce n’était pas encore une cause largement reconnue.
    Aujourd’hui fraîchement embelli, il pourra être sans doute un haut lieu événementiel de la région.

    Chapelle de la Source de Notre-Dame

    La basilique notre Dame d’Orcival : la renommée de la basilique repose en grande partie sur la statue de la vierge en majesté, appelée « Notre-Dame d’Orcival ». Cette statue en bois, recouverte de feuilles d’argent, daterait du XIIe siècle. Elle représente la vierge marie assise, tenant l’enfant jésus sur ses genoux.
    Chaque année, des processions chrétiennes, rassemblent des fidèles venus prier et demander protection. Peut-être pourrez-vous alors croiser son regard….
    Les informations proviennent du site de la mairie d’Orcival ou collectées sur internet.

    Un grand merci à mon tuteur et à tous mes camarades de randonnée pour leur bonne humeur communicative.


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    Séjour n° 2. Du samedi 21 mars au dimanche 05 avril 2026. Montagne et désert au Maroc.

    Ani mateur : Michel J.
    Classement Atlas Aventure  : moyen
    Nombre de participants : 10 dont 7 femmes et 3 hommes.

    Le mot de l’animateur.

    Ce compte rendu est synthétique car il est difficile de raconter 16 jours d’aventures dont 11 jours et presque 250 kilomètres parcourus à pied sans lasser le lecteur. Le participant retrouvera les émotions ressenties en regardant ses photos ou en lisant les notes ci-dessous. Avec ces quelques lignes, je veux également toucher les nombreux lecteurs extérieurs qui n’osent pas rejoindre le monde associatif par peur et méconnaissance. Des animateurs passionnés créent et l’association organise depuis plus de 30 ans bénévolement des séjours pour ses adhérents, du sur mesure que vous ne trouverez jamais dans le domaine marchand. Nous partons en petit groupe que ce soit en France ou à l’étranger. Pour les destinations un peu particulières, des réunions sont organisées, des entraînements peuvent être programmés. Avec nous l’aventure démarre en sortant de chez soi…
    Pour certaines et certains, le désert était une première. L’ambiance et la synergie de groupe ont fait se dépasser les moins aguerris. Bravo à eux ! Un premier bivouac, couché à même le sable dans son duvet et sursac à attendre que le sommeil vous gagne dans un silence absolu sous un ciel merveilleusement étoilé, moment unique gravé pour toujours dans la mémoire. Vivement le prochain départ !L’association avait mis à disposition des sursacs en goretex, 1 tente Hardwear Mountain de secours, un filtre à grande capacité pour l’eau. Le choix des photos a été difficile, il se veut le reflet de la vie en trek…

    Découpage et observations jour après jour..
    Le 22 mars 2026.
    Départ de l’hôtel Almas de Marrakech vers 08 h 45 pour un parcours routier qui nous fera passer par le col de Tichka à 2260 m d’altitude puis le contournement de Ouarzazate par l’ouest pour suivre la direction de Zagora. A N’kob, nous prenons la petite route qui mène à Iknioun (Ikniouen). Après une bonne quinzaine de kilomètres nous bifurquons dans un chemin de terre et gagnons un lieu-dit à proximité des portes de Bab n’ Ali, joyaux géologique de l’Anti-Atlas. Cette roche incroyable qui surgit de terre en deux immenses saillies culmine à 1 580 mètres.Cinq cents mètres à faire à pied pour découvrir face à l’ouest, le bivouac du soir dans un décor de carte postale. Nous ne sommes qu’à un peu plus de 2600 kilomètres de la France et c’est déjà le dépaysement total.

    Les portes de Bab n’Ali

    Après le choix des tentes et l’installation habituelle, je rassemble le groupe pour une présentation de la zone géographique du Sarhro (Saghro, Sarghro) et le positionnement des différents autres massifs du Maroc dont la plupart (en gras) ont été parcourus à pied, à plusieurs reprises par l’association. Rif, Moyen Atlas, Haut Atlas Occidental, Central et Oriental, Anti-Atlas avec le Siroua et Sarhro.
    Le 23 mars 2026. Notre équipe est composée de 5 muletiers (Ahmed, Idir, Ahmed 2, Lahcen 1, Lahcen), 1 cuisinier (Adi) et d’un guide Ahmed. Une grande partie de l’équipe a déjà travaillé avec moi et notamment le guide et le cuisinier que j’avais demandés. La direction prise est Est-Nord-Est, Lahcen, l’ancien que je précise par un (1) nous accompagnera sur toute la partie montagneuse.

    Cheminement sur le massif montagneux du Sarhro

    La mise en jambe a été rude car le cheminement n’est pas facile dans un terrain accidenté où les traces sont plus des sentes d’animaux que de véritables sentiers. Après avoir traversé la bande goudronnée de la veille et un petit oued, l’Aka n’Oufourar qui arrose une palmeraie et un bassin de rétention nous évoluons dans un terrain vallonné qui nous amène sur le versant Nord du massif du Sarhro où nous pouvons apercevoir arrivés au col sous un vent frais et pénétrant, en contrebas le bivouac dressé à proximité de Tichki à plus de 2000 mètres d’altitude, composé de deux tentes mess, blanches et de 5 tentes biplaces, 2 vertes et 3 rouges.
    Il est déjà tard. Après une longue descente, nous rejoignons l’équipe qui a pris un chemin différent et plus rapide que nous pour ne pas fatiguer dès le début les animaux de bât. Le soleil décline rapidement pendant que nous prenons l’habituel thé à la menthe.
    Distance (D), 23 km ; durée de la rando (DR) ; 7 h 50 ; dénivelé positif (DP) 1271 m ; dénivelé négatif (DN) 638 m.
    Le 24 mars 2026. Le vent d’Ouest a soufflé par rafales jusqu’à 1 h 00 du matin. Le réveil se fait doucement vers 07 h 00, heure qui deviendra la nôtre pour le lever pendant tout le trek, après une nuit sans bruit parasite, troublée un peu avant 06 h 00 par l’appel à la prière de la mosquée toute proche. Aujourd’hui, l’objectif à atteindre est le sommet du massif, l’Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude. Le temps est frais et les nuages présents forment une strate régulière. Dès le départ, la montée est rude, le dénivelé négatif d’hier pour atteindre le bivouac doit être remonté sur un terrain pierreux où n’existe pas de cheminement bien tracé. Le groupe des muletiers en contrebas se fait tout petit. Seuls les nomades s’aventurent ici pour accompagner leurs troupeaux de chèvres, moutons et dromadaires. Les pluies d’automne et d’hiver inhabituellement abondantes ont fait reverdir la montagne pour le plus grands bonheurs des Ait Atta, berbères semi-nomades occupant cette zone géographique. Le massif du Sarhro éloigné de l’océan atlantique reçoit 100 mm au Sud et 300 mm de précipitions sur la partie montagneuse. L’odeur de l’armoise, écrasée sur notre passage titille le nez. Nous suivons le bord Nord du massif avec une orientation grossièrement Est. Des détours sont obligatoires pour éviter rognons rocheux et fonds de petits canyons où stagnent de l’eau.

    Vers le sommet de l’ Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude

    Au bout de 9 km et 05 h 30 de déplacement, le sommet est atteint accompagné par une légère précipitation de grésil. Pas un bruit si ce n’est le vent qui souffle plus ou moins régulièrement et fort. Silence trompeur car la vie existe dans ce désert de pierre, les fientes de gallinacés en témoignent. Au total, sans chercher, trois perdrix se sont envolées à notre passage et pour l’œil aux aguets, fourmis, papillons, lézards et divers insectes étaient bien présents. Sur une dernière crête, nous apercevons en bas, l’emplacement du bivouac à 2545 m d’altitude. Il nous faudra encore deux bonnes heures pour descendre un couloir rocheux qui laissera sans doute un bon souvenir à une majorité des participants. Lahcen (1) patiente avec Mady et attend les retardataires avec beaucoup de détachement et de bienveillance…
    D 15 km ; DR 8 h 30 ; DP 955 m ; DN 966 m
    le 25 mars 2026. Deux petites averses au cours de la nuit, quelques aboiements de chiens inévitables à proximité des villages. On quitte Tanemalt par une sente puis par une route en construction poursuivie par un long chemin muletier sur une courbe de niveau. Espace sauvage à 1850 m d’altitude où pousse l’herbe Alfa. Elle pousse en touffes d’environ un mètre de haut. Ses fibres sont utilisées et recherchées pour la fabrication de pâte à papier qui donne un papier de haute qualité mais elles servent aussi à la fabrication de cordage. Ses graines germées peuvent être consommées par l’homme. Ses feuilles tressées sont utilisées à confectionner des paniers, des couffins, les jeunes feuilles quant à elles, servent de fourrage aux animaux tels les chevaux ou les chameaux, la plante est trop riche en “lignine” pour nourrir les autres herbivores (éléments trouvés sur internet). Elle est ou était utilisée par les locaux pour servir de rembourrage aux coussins (dixit Ahmed).

    Planche Flore à minima…

    Une longue journée qui se termine par une large route non achevée au bord d’un oued où profitent palmiers dattiers et différentes cultures, luzerne, roses, amandiers. Ces nouveaux tracés qui succèdent aux chemins muletiers allant de lieu-dit à village est sont la conséquence de recherches minières en cours par la Chine, la France et l’Allemagne.
    Les tentes sont installées mais pour peu de temps. Le Chef du village et le maire se présentent et nous interdisent le bivouac à cet emplacement soit disant parce que l’organisation n’a pas fait de demande écrite officielle. Pas de problème, un peu de débrouillardise et nous trouvons pour 600 dirhams une maison à louer à proximité. La pluie du soir et les averses de la nuit nous seront évitées. L’endroit est convivial et notre équipe travaille dans de meilleures conditions. Une jeune fille offre des roses à deux équipières.
    D 27 km ; DR 6 h 40 ; DP 432 m ; DN 1149 m
    Le 26 mars 2026. Après une fin de nuit marquée par le tonnerre, nous quittons le lieu vers 09 h 00 sous une pluie fine qui durera pendant quelques kilomètres. Nous marchons sous la cape ou veste, sursac sur le sac, entre cultures puis dans le lit d’un oued secondaire éphémère dans un environnement anormalement fleuri. Le vallon est large, les reliefs de part et d’autre s’abaissent progressivement puis s’ouvre brutalement sur un plateau immense où quelques mouvements de terrain érodés limitent l’horizon. Nous atteignons, le « reg » plateau caillouteux composé de petites roches. La pause de midi à Tafoufente se déroule à l’abri du soleil sous un tamaris à proximité de la seule construction, un puits de nomade où l’eau est à 2 mètres de la margelle. L’observation permet de découvrir de grosses et belles grenouilles. Comment sont-elles venues ? Des bulles remontent du fond…Fermentation des algues ? Les têtards se nourrissent de larves de moustiques et nous assistons au gobage d’un papillon par une grenouille. Nous reprenons en direction du Sud- Sud-Est. D’autres observations sont à venir, une fourmilière et à 2 mètres une termitière. Étonnant lorsque l’on sait que le premier prédateur des termites sont les fourmis ! Un scorpion traverse le chemin devant Marie Hélène, belle rencontre immortalisée par une photo.

    La vie est bien présente sur le reg et l’erg….

    Après 4 kilomètres, c’est la fin de journée, petite journée ! L’orage posté sur la montagne d’hier est maintenant juste au dessus de nous, le ciel est d’un noir impressionnant, et se déchaîne. Durant 2 heures, pluie et quelques grêlons. Le sol est vite détrempé et l’eau s’écoule entre les tentes vers les points bas où se forment des mares. Les muletiers ont construit à la hâte des rigoles…

    Bel orage sur le reg….

    Ce soir le bivouac est situé à Timghrarine, deux maisons et un jardin d’Eden où poussent palmiers dattiers, vignes, amandiers, oliviers, grenadiers et figuiers le tout arrosé au goutte à goutte, l’eau étant tiré du sol par des pompes alimentées par des panneaux photovoltaïques. Ahmed nous propose de dormir chez l’habitant de l’oasis, un berbère en fermage qui gère la propriété. Après contact avec son patron, nous nous installons dans une modeste pièce unique mais au sec. Une grosse activité électrique vers le Sud-Est dans un magnifique cumulonimbus.
    D 15 km ; DR 3 h 40 ; DP 66 m ; DN 366 m
    Le 27 mars 2026. Petite pluie au lever du jour qui va se prolonger une partie de la matinée, les hauteurs du massif du Sarhro sont accrochées par des nuages noirs. Le ciel est chargé dans toutes les directions, le plafond est bas. Inhabituel à cette époque de trouver une telle humidité sur le reg.. Nous passons quelques oueds peu larges, ni profonds où se trouvent de grandes flaques d’eau. Le sol sableux s’enfonce sous les pas des mules chargées. L’orientation est Sud. Après 11 kilomètres seulement, Ahmed nous précise que nous allons bivouaquer à la sortie du village de Wawegloute après les dernières maisons. Une route large et goudronnée est à proximité. Peu de circulation sur cet axe qui conduit à Tazzarine puis à Merzouga. Installés sous un bel acacia pour se protéger du soleil revenu, nous voyons passer sur ce long ruban asphalté des voyageurs à vélo. Un responsable administratif se présente pendant que nous pique-niquons pour nous signifier que l’on ne peut dormir sous des tentes à cet endroit.

    Pique-nique à l’abri du soleil …

    L’histoire se répète… Depuis l’assassinat des suédoises sur le Toubkal, il y a quelques années, les bivouacs à proximité de maisons semblent interdits sur l’ensemble du pays. Nous avions déjà subi ce refus lors d’un trek à proximité de la vallée des Ait Bouguemez dans le Haut Atlas central. Après la visite d’une maison en fin de construction à proximité que le guide refuse, nous repartons en arrière sur plusieurs kilomètres et nous nous installons dans la cossue maison familiale du responsable administratif moyennant quelques dirhams. Il nous guide dans un jardin où poussent de nombreux arbres, similaires à la veille. L’orage arrive et nous nous réfugions dans ce vaste habitat…
    D 11 km ; DR 3 h 10 ; DP 48 m ; DN 127 m
    le 28 mars 2026. Nuit calme dans cette maison spacieuse. Nous traversons et longeons peu de temps la route peu passante qui mène à Tazzarine. Ahmed l’a empruntée hier soir avec le véhicule pour un ravitaillement à la ville. Avec l’orage, d’après ses dires, seules les voitures assez hautes pouvaient passer les ponts submergés par les pluies…La maison en construction que l’on nous proposait la veille est toujours là et le chantier n’a pas avancé. Un long vallon large où le fond de l’oued est encore humide. Les acacias ont bien bénéficié des pluies et neiges hivernales et de ce début de printemps. Les dromadaires nos nouveaux animaux de bât passent d’un pas léger entre les arbres. Le paysage est reposant et nous avançons à bonne allure entre 4,6 et 4,7 km/h, le matin et plus de 16 km avalés. L’équipe a changé hier soir et nous avons dit au revoir à nos 5 muletiers en les remerciant pour leur travail et les gratifiant d’un pourboire individuel apprécié. Nous avons gardé Adi, le cuisinier, un chamelier Ali, un aide cuisinier Assan et Ahmed (3) complète la team ! Compte tenu de la difficulté à trouver de l’eau pour boire et pour la cuisine, un 4×4 nous accompagne et aura pour fonction de nous ravitailler et de transporter une grande partie des bagages, les 3 dromadaires, 2 costauds et 1 jeune en apprentissage portant le reste, quelques sacs, les nattes, les matelas pour le pique nique. L’après-midi se fait en 2 heures avec une orientation Est. Au loin sur notre droite, une petite chaîne montagneuse parallèle à notre déplacement. Bientôt l’arrivée après avoir traversé une piste rectiligne goudronnée sur la partie centrale, une moto passe, le conducteur nous à disposition du passant. Le campement est adossé à nos premières dunes. L’endroit est idyllique sans un bruit avec de l’eau à quelques centaines de mètres ce qui permettra de faire une toilette complète.
    Le village de Tarbalt (Taghbalte) se distingue au loin du haut de la dune de 30 m. Le dîner est pris en plein air sous une douce chaleur. Un passage d’hirondelles, rustique, de fenêtre accompagnées de martinets noirs se ravitaillent en survolant les acacias.
    D 24 km ; DR 5 h 30 ; DP 56 m ; DN 216 m
    Le 29 mars 2026. Encouragés par l’animateur, 9 des participants ont dormi à la belle étoile dans les sursacs à l’abri de la dune. La nuit a été très calme, une légère brise a soufflé d’Est et des nuages en milieu de nuit se sont rassemblés et apporté un peu d’humidité au petit matin. La température à cette altitude, 800 m environ est douce comparativement au bivouac à plus de 2000 m. Nous progressons dans un large vallon avec sur la droite une ligne rocheuse qui se couvre par endroit du sable venant du Sahara algérien. Nous perdons gentiment de l’altitude…A ce vallon succède un plateau pierreux où les points de repère, mouvements de terrain et acacias se voient de loin. Cap face au soleil puis légèrement Est-Nord-Est. Ce soir l’emplacement est moins sympa, on entend le bruit d’une machine qui fore à la recherche d’après Ahmed de cuivre et de fossiles. La journée a été dans l’ensemble plus chaude en plein soleil. Sur la fin du parcours, nous traversons une culture de cumin en fleurs, herbes rases bien vertes avec une multitude de petites fleurs qui seront bientôt graines avant les grosses chaleur et ramassées à la main. Le terrain relativement facile permet de suivre ou de précéder les dromadaires.


    Le groupe conserve sa bonne humeur aidé par un cuisinier qui nous a préparé ce jour là pour le goûter, des beignets…
    D 22 km ; DR 04 h 55 ; DP 96 m ; DN 158 m
    le 30 mars 2026. Nuit agitée. Vers 01 h 00 du matin, un vent fort s’est mis à souffler, mettant à plat une tente Vaude. La tente mess est mise au sol. Au petit matin, nous déjeunons dans la tente cuisine, le vent réagit par rafales et chacun conte son aventure. L’orientation de la journée reste Est par moments Est-Nord-Est. Un voile sableux occupe l’atmosphère sans pour autant masquer les reliefs sur 360°. Après avoir franchi un vaste oued où l’humidité est encore présente, l’argile de surface se craquelle, se courbe sous l’effet du soleil et du vent. Nous attaquons une jolie partie de dunes bien formées. Les courants d’air construisent des crêtes effilées au sable mou et des cuvettes où nous glissons plaisamment.

    Le vent souffle mais nous échapperons à la tempête de sable

    Bientôt le pique-nique à l’abri d’une maison en pisé que nous partageons avec l’équipe. En ces lieux, tout est bon mais Adi ravit nos papilles un peu desséchées. Après le traditionnel thé à la menthe, nous ferons honneur à un plat de lentilles chaud suivi d’une salade variée avec une orange délicieuse récoltée à maturité, c’est la pleine saison. Nous profitons de cet arrêt pour distribuer quelques bonbons aux enfants des nomades et acheter quelques babioles fabriquées par les femmes. Ces nomades se sont sédentarisés et travaillent à l’entretien d’une grande propriété clôturée. Depuis, que nous avons atteint l’erg, nous pouvons observer plusieurs coléoptères, le scarabée noir et un cousin plus effilé avec de jolis points blancs sur sa carapace (non identifié). Les oiseaux occupent par moment le ciel, des hirondelles rustiques au-dessus des tamaris, un rapace de l’envergure d’un milan mais avec le dessous des ailes blanchâtres, peut-être une buse pattue ? La journée s’achève au rythme de chacun paisiblement…
    D 23 km ; DR 5 h 30 ; DP 480 m ; DN 524 m
    le 31 mars 2026. La nuit a été douce sous une pleine lune qui nous empêche de distinguer la voie lactée. On ne se pose plus de questions sur la direction à suivre, nous voyageons toujours plein Est, sable mou, sable dur, erg, hamada, trajet sans beaucoup de relief avec un dénivelé positif qui dépassera à peine 100 m en fin de journée. Le pique-nique est pris dans un abri ouvert construit avec la matière première trouvée sur place. Un marabout, petite construction aux formes caractéristiques à la mémoire d’un pieux musulman et vénéré comme un saint de son vivant ou après sa mort est à proximité de notre environnement ainsi qu’un cimetière de nomades.

    Un cimetière de nomades…

    Puis c’est un peu le retour à la civilisation, on voit passer de loin en loin des véhicules 4 x 4 et des motos, l’espace est vaste mais un fond sonore irrégulier s’installe, nouveau pour nous qui vivions dans le silence jour et nuit. A proximité de notre bâtisse de l’instant, un hôtel grand luxe et de nombreuses tentes prêtes à accueillir en avril, semble-t-il le tourisme mécanique et des coureurs à pied. Il nous faut repartir et franchir un oued bien en eau. Ali, le chamelier cherche un passage, nous le suivons de loin de loin. L’argile de surface est glissant et les chaussures se chargent d’une gangue de boue. Une moto s’enlise à mi-roues, l’aventure à tous les niveaux. Certaines quittent les chaussures d’autres les gardent mais tout le monde glisse dans la bonne humeur. Les dromadaires semblent apprécier modérément le passage ! Des pistes un peu partout du Nord au Sud de l’Ouest à l’Est, ça roule à droite et à gauche. De nouvelles tentes en nombre, blanches et noires sur une zone importante. Rien d’excitant pour moi ! Un cordon dunaire sera pour ce soir notre havre de paix où autour d’un bon thé à la menthe nous oublions le vrombissement des moteurs.
    D 29 km ; DR 07 h 50 ; DP 104 m ; DN 101 m
    Le 01 avril 2026. Pas d’humidité pendant la nuit, les sursacs sont secs. Ahmed nous annonce la dernière longue journée du trek. Nous quittons le bivouac vers 08 h 45 et l’air est déjà chaud. Le chamelier nous rattrape rapidement, poussé par le rythme régulier des dromadaires qui avancent quel que soit le terrain à 4,5 km/h. Un petit col à passer, sur la droite des véhicules en bivouac puis toujours orientés à l’Est un long passage mi-sableux, mi-caillouteux avec des acacias qui permettent de trouver de l’ombre aux arrêts. Des buggys et autres formes de 4 roues et 2 roues passent plus ou moins loin de nous et troublent le silence ; silence qui nous a accompagné pendant des jours. Bienvenue dans la civilisation ! Notre orientation, change brutalement, une mésentente entre le pilote du 4×4 et le guide sur le lieu du pique-nique nous fait faire un gros kilomètre Sud-Est pour prendre le déjeuner sous un maigre acacia. Après une pause et la récupération des dromadaires qui malgré une entrave arrive à s’éloigner du campement, la direction est de nouveau Est avec quelques variations en fonction du terrain. L’oued Driss large et puissant lorsqu’il est en eau, est traversé sans problème par un passage qui s’assèche progressivement.

    Passage de l’oued Driss, l’argile commence à sécher …

    Il devait être difficile à passer au moment des orages. Encore une belle journée qui s’achève par un bivouac protégé par de belles dunes de sable, un peu plus jaune que la veille. Un grand corbeau était encore présent dans la matinée. Seul, il semble nous suivre depuis plusieurs jours. Est-ce que cela est possible ?
    Je profite de la fin de journée, pour évoquer nos précédents voyages dans cette zone, un peu plus au Nord de notre position. J’échange avec Ahmed sur la bataille de Bougafer en 1933 entre l’armée française et la tribu des Ait Atta lors de la campagne de pacification du sud marocain. A l’occasion du passage en 2008 sur le champ de bataille, j’avais trouvé le couvercle, bien conservé d’une boite de conserve en date du 04 février 1929 qui provenait d’une ration alimentaire de 300 grammes de bœuf assaisonné provenant d’un abattoir industriel de Chasseneuil du Poitou.
    Ce soir tout est réuni, le silence est revenu, la dune est haute et magnifique et un puits pourra nous permettre de faire une grande toilette.
    D 28 km ; DR 06 h 45 ; DP 207 m ; DN 208 m
    Le 02 avril 2026. Pour celles qui dorment à la belle étoile, une brise marquée d’Est s’est levée pendant la nuit apportant une douce fraîcheur au niveau du visage. Après un vallonnement rocheux et un plateau caillouteux, nous traversons de longues mouvements de dunes d’un jaune brillant immaculé que personne n’a foulé peut-être depuis longtemps. Le décor est somptueux et presque infini. Bientôt nous sommes rattrapés par la civilisation. En bordure Sud de ce vaste erg, une piste en contrebas se dessine et bientôt le bruit des moteurs se fait entendre. Nous bifurquons vers un alignement d’hôtels. La fin du trek est proche et plutôt que de longer cette piste bruyante où circulent 4×4 et motos, je demande à Ahmed de nous trouver deux véhicules tout terrain pour nous amener jusqu’au goudron où le minibus nous attend. A la Kasbah Ouzina, nous trouvons ce que nous recherchons, et l’aide et l’accueil Marocain sont à l’honneur. En quelques minutes nous sommes installés dans des véhicules. Trente kilomètres nous séparent de Merzouga où un joli bivouac au pied des dunes est installé. Il est 17 h 30, l’aventure est finie, nous redevenons des touristes. Avant le repas du soir, l’inévitable coucher de soleil sur l’une des plus hautes dunes à deux pas notre emplacement.
    D 23 km ; DR 6 h 00 ; DP 257 m ; DN 283 m
    Le 03 avril 2026. Avant le petit déjeuner, nous passons une grosse heure à déambuler sur les crêtes des dunes comme un au revoir !
    Une étape est prévue dans la vallée du Dadès où nous dormirons à l’hôtel du Château, ce qui nous permet de faire plusieurs haltes en cours de route sur la proposition de Ahmed. Le premier arrêt est au marché aux dattes à Arfour (Erfoud) où nous déambulons à travers les étals, goûtant et achetant, soit disant les meilleurs produits du Maroc ! Puis nous passons un excellent moment dans un atelier où sont mis en valeur les fossiles extraits dans les carrières voisines de l’Est du Sarhro. Plus surprenant, la visite d’anciens canaux souterrains qui servaient à conserver et à distribuer l’eau dans les parcelles cultivées en surface. Ces canaux légèrement en pente coupent la nappe phréatique ce qui permet l’écoulement de l’eau par gravité . En surface, on voit une succession de petits cratères qui permettent d’accéder au système d’irrigation pour le nettoyer et l’entretenir, l’ensemble est désigné au Maroc par chaîne de Khatteara.

    La chaîne de Khattera

    Après un dernière pause à l’entrée de la vallée du Dadès pour les photos, nous arrivons au couchant à l’hôtel, accueillis par l’apéro berbère.
    Le 04 avril 2026. Nous devons quitter la vallée avant 8 heures car la route va être fermée, le trail du Dadès se déroule ce jour. Le retour vers Boulmane Dadès se passe rapidement et la première pause a lieu à l’entrée de la vallée des roses pour acheter la fameuse « Eau de Rose » qui a fait la richesse de tout le secteur géographique. Peu de temps après, le long de la route nous pouvons voir des champs de la dite fleur. L’arrêt suivant est synonyme de douceur, dans un quartier de Ouarzazate, Ahmed, nous fait découvrir une pâtisserie marocaine et tout le monde craque ! Puis c’est le col de Tichka avec à gauche les lointains contreforts enneigés qui descendent du Toubkal, à droite, la longue ligne de crête d’une grande blancheur qui conduit au Mgoun. Que de neige cette année ! Reste à affronter les embouteillages de Marrakech et à trouver l’hôtel Oudayas qui a bien voulu nous recevoir pour une nuit. Un peu de rangement, une douche et nous voilà repartis chez Slimane, ami depuis prêt de 40 ans, patron de l’agence qui nous invite dans sa famille pour un repas d’au revoir. Beaucoup d’échanges et une certaine tristesse de se quitter. A bientôt pour de nouvelles aventures. Merci aux participants pour l’apport des nombreuses photos…
    Le 05 avril 2026. Il est 7 heures, Ahmed (3) nous attend, le trajet vers l’aéroport de la Ménara se fait rapidement à cette heure de la journée. Par contre le vol aura 1 h 30 de retard suite à des soucis techniques de l’avion au départ de Lyon. Retour sur Clermont-Ferrand. Fin du séjour n° 2….




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    Jeu. 12/03/2026. Chaîne des Puys. Secteur St-Pierre-le-Chastel

    Animateur : Denis sous tutorat de Michel J
    Nombre de participants : 13 animateurs compris (6F, 7H)
    Météo : temps doux, calme et ensoleillé
    Distance : 19 km
    Dénivelé : 395 m D+
    Durée : 6 h 00 pauses comprises
    Classement Atlas : Facile
    Kilométrage auto : 293 km
    Préparation et rédaction : 3 h 00

    Itinéraire :
    Départ depuis le parking derrière la salle des fêtes de St-Pierre-le-Chastel, rue de l’église. GR441 via marais du Paloux. petite route via Mazaye Basse, Petit Chambois et le Grand Chambois, sentier via la pierre signée, Cheire du Puy de Côme. Traversée de la D62 puis GR 441 via Cheire de Pontgibaud puis Cheire de Tournebise, Camp des Chazaloux, cave à fromage. Ponton du marais et retour au parking.

    Au départ de la butte de St-Pierre-le-Chastel, ce petit tour dans la campagne permet de flâner entre marais riche en biodiversité jouant un rôle déterminant pour stocker et filtrer l’eau et les Cheires (tas de cailloux en auvergnat) de Côme, Pontgibaud et Tournebise.

    Les points d’intérêt de cette randonnée ont fait l’objet de micro-animations :

    • La pierre signée
      Une curiosité locale qui intrigue. Il s’agit d’une pierre plate située au détour d’un chemin. Elle est gravée d’inscriptions énigmatiques non encore élucidées à ce jour.
    • Le Camp des Chazaloux
      Les Chazaloux est un site médiéval qui s’étend sur 2 hectares. Il comprend près de 70 vestiges de bâtiments et d’enclos entourés par un mur périphérique. Pas de maçonnerie, toutes les murailles sont en pierres sèches et brutes, il ne reste absolument rien des débris de toiture, ce qui fait supposer que la toiture était en bois et en terre. L’état de conservation est bon sauf au sud-ouest, où une partie des ruines a été arasée.
    • Les caves à fromage

    Au 19ème siècle (1840), la plus célèbre de ces glacières naturelles, située près de Bannières a été aménagée en cave à fromage par Antoine Roussel de Laqueuille pour affiner son Bleu d’Auvergne dont il était l’inventeur, le fameux « Bleu de Laqueuille ». Environ 50 tonnes de fromages pouvaient y être affinés, fromages transportés sur un véhicule tiré par une paire de vaches.
    Le site des caves se trouve dans une zone chaotique de la cheire de Tournebise. la plus ancienne mention connue de ce site dit” trou à glace ” remonte à 1631. Transformé en profondeur au milieu du XVIIe siècle pour une exploitation industrielle, le site a connu une activité soutenue avant d’être abandonné au milieu du XXe siècle.

    • Le marais du Paloux
      Le marais de Paloux (ou marais du ruisseau de Mazayes), temporairement inondé lors des crues de la Sioule. Tantôt inondée, tantôt asséchée, cette zone d’eau libre joue un rôle hydrologique majeur et constitue un habitat privilégié pour la reproduction d’oiseaux d’eau ou d’espèces d’intérêt patrimonial et permet le stationnement de nombreux oiseaux migrateurs.

    Les informations proviennent du site de la mairie de St-Pierre-le-Chastel ou collectées sur internet.

    Enfin je tiens à remercier mon tuteur et tous les participants qui m’ont accompagné avec beaucoup de bienveillance pour cette première animation.

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    Sam. 07/03/2026. Entraînement Raid (3) Chaîne des Puys. Secteur Beaunit/Louchadière

    Animateur : Michel J.
    Terrain : souple
    Météo : température positive et douce idéale pour l’activité, ciel couvert. Quelques timides apparitions du soleil sur la fin…
    Temps de préparation et de rédaction : 2 h 00
    Mise à disposition de matériel : 2 paires de bâtons en 1,15.
    Kilométrage : 1 voiture en covoiturage au départ de Clermont ou de la Métropole, 7 voitures sur place soit un total général de 247 km

    Nombre de participants : 11 animateur compris (2F, 9H)

    Au 10 kilomètres….toujours souriant !

    Distance : 34,650km ; moyenne 6,4 km/h soit 9’36’’au km (environ) ; dénivelée 739 m (montre Garmin Félix 6 Pro Solar).

    Durée : 5 h 32’ 35’’ (de marche) et 5 h 50 (déplacement et pauses compris). Échauffement et étirements non comptabilisés.

    Itinéraire : départ parking des eaux de Volvic, Sud de Moulet Marcenat, Est et Nord du Puy de Paugnat, les Cheyres, Sud du Suc de Beaunit, Sucq des Filles, Nord et Ouest du Puy de Verrières, entre les Puys de Lespinasse et Tressous, Ouest du Tunisset, Est et Sud du Puy de Louchadière, Ouest du Puy de Clermont, Ouest des Puys de la Coquille et de Jumes, col de la Nugère, Ouest du Puy de la Nugère, les Goulots, sentier du docteur Moity, les Cheires de Bruvaleix, parking.

    Au 20 kilomètres tout va bien !

    Observations : cette sortie marque le troisième entraînement avant le raid pédestre du 19 avril. Parcours un peu plus exigeant que ceux effectués lors des deux premières rencontres avec un dénivelé d’un peu plus de 739 m sur des chemins roulants mais avec deux passages avec un profil de 10 %.
    L’objectif annoncé au moment du départ de 6 km/h a été largement dépassé par un groupe en bonne forme physique.

    L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont de l’activité: chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …Un covoiturage a été proposé au départ de Clermont-Ferrand.

    Remarque : de belles hêtraies et quelques pessières ont agrémenté notre itinérance de matinée. Pendant les 20 premiers kilomètres, j’ai cherché à maintenir une allure de 6,1 km/h proche de l’allure annoncée mais sur les 15 derniers kilomètres sur un terrain moins difficile, le rythme est devenu naturellement plus rapide sans contrainte pour les organismes.
    La moyenne d’âge du groupe de 62 ans a été plombée par l’âge de l’animateur !

    A l’arrivée, c’est l’euphorie tout le monde en redemande !

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