Dim. 18/01/2026. Rando pédestre à l’ouest de la Chaîne des Puys. Secteur Petit Chambois

Animateur : Michel J
Nombre de participants animateur compris : 10 (6F, 4H)
Météo : température douce, quelques éclaircies
Terrain : volcanique, chemin d’exploitation à découvert
Distance : 21,420 km (montre gps)
Dénivelé : 446 m (montre gps)
Durée du déplacement : 5 h 50 environ
Durée de la randonnée : 4 h 54 environ
Classement Atlas : facile
Cartes Ign 1/25000 : 2531 ET
Kilométrage auto : 54 x 2 = 108 km
Préparation et rédaction : 3h00

Itinéraire : Petit Chambois, Mazaye Basse, Bannières, camp de Chazeloux, La Courteix, Le Grand Chambois.
C’est sous un ciel occupé par une épaisse couche de nuages d’altitude que débute cette randonnée pédestre. Le circuit présenté aux courageux du jour va nous faire passer à travers un paysage de cheires.
Rapidement après quelques longueurs longeant et contournant des pâtures à moutons où l’on peut remarquer la race locale Rava, nous arrivons à Mazaye Basse où coule le ruisseau de la Vergne qui va se jeter après St-Pierre-le-Chastel dans la Sioule sous le nom de ruisseau de Mazaye. Après avoir laissé Bannières sur notre gauche, nous pénétrons, sous un couvert forestier planté de chênes rabougris, dans la Cheire de Tournebise, sans doute la plus accidentée du parcours d’aujourd’hui. Nous pouvons observer dans des trous de longs glaçons, « les trous à glace » qui étaient exploités pendant l’été par les habitants de Pontgibaud.

Trou à glace

Le second objectif est d’atteindre le Camp du maquis des Cheires qui en mars 1943 était le refuge des jeunes essayant d’échapper au STO, le Service du Travail Obligatoire qui les obligeait à partir en Allemagne travailler pour le régime nazi. Ce camp a rassemblé jusqu’à 300 personnes qui étaient redirigées ensuite vers différents maquis de la région notamment celui du Mont Mouchet.

Le fantôme du camp des maquisards…

L’itinéraire se dirige Nord et arrive sur la Cheire de Pontgibaud où les creux et les bosses sont moins prononcés. Tout doucement, nous virons vers le Nord Ouest et à la sortie du couvert nous retrouvons quelques prairies et un vent sensible. A proximité de la Courteix, c’est l’heure du pique- nique où les boissons chaudes sont les bienvenues. Nous retrouvons la chênaie puis suivons un long mur antique et moussu domaine attaché autrefois à l’ancien château féodal des Roches du XVIème siècle, actuellement la propriété des Bégon de Larouzière-Montlosier. Un long parcours Sud Ouest à travers l’une des plus importantes coulées de lave (18 kilomètres de longueur et 130 m d’épaisseur) de la Chaîne des Puys, vieille de 15000 environ issue de l’éruption volcanique du Puy de Côme (type Strombolien).

Paysage de cheire

Le dernier objectif est rapidement atteint, « la Pierre Signée » marquée de deux croix gravées et de flèches qui semblent indiquer la direction de l’ancien village de Chazaloux, ayant servi aux maquisards, passé le matin. Encore quelques kilomètres entre bois et espaces herbeux où l’eau stagne. Nous contournons le Grand Chambois qui ne cesse de se développer avec de nouvelles maisons neuves.

A l’arrivée, Pascal nous invite à boire une bolée de cidre breton accompagnée d’une galette maison pour fêter l’arrivée d’un héritier « Auguste » à qui, on souhaite de nombreuses aventures. A bientôt.
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Jeu. 15/01/2026. Rando raquette au sud ouest du Sancy. Secteur Charreire

Animateur : Michel J.
Nombre de participants, animateur compris : 11 (6F, 5H)
Météo : température fraîche, ciel couvert avec un vent de sud sensible
Enneigement : de 25 à 35 cm dans les hêtraies, grosses plaques de neige éparses sur les parties dégagées
Distance : 10,00 km (montre gps)
Dénivelé : 500 m (montre gps)
Durée du déplacement : 5 h 30 environ
Durée de la randonnée : 5 h 00 environ
Classement Atlas : facile
Cartes Ign 1/25000 : 2432 ET
Kilométrage auto : (95 x 2) + ( 125 x 1) = 315 km
Préparation et rédaction : 3 h 00

Récit et itinéraire de la journée.
La neige arrivée le dimanche précédent avait en partie disparue avec le redoux et la pluie. Le trajet routier sur un goudron bien noir sous un ciel bâché n’incitait pas à l’optimisme. J’avais choisi d’ aller chercher une hypothétique neige le plus haut possible. Arrivés à la station de Super Besse, les fossés étaient chargés par les dernières chutes et la station de ski alpin tournait avec un faible public, les pistes de ski fond étaient fermées…rien de réjouissant ! Arrivés au col de la Geneste à 1369 m d’altitude, ce fut une bonne surprise de voir un paysage blanc et l’on pressentait que cette première sortie raquette de la saison, allait être réussie. J’optais pour un circuit à couvert et après la présentation habituelle, nous partîmes ouest pour gagner le couvert de la hêtraie en devers dans une neige de bonne qualité, entre 25 et 40 cm de hauteur, précédée de zones humides recouvertes elles aussi par un beau manteau neigeux.


Espace peu ou pas fréquenté où de nombreuses traces ont permis de commenter le passage d’une faune très présente notamment celles d’un sanglier dont le ventre a taillé une saignée dans la neige et qui a erré sur tout le versant laissant l’empreinte très marquée des sabots avec les gardes. Un peu plus loin un boutis signalant la recherche de faînes et de racines. Dans le cours de la journée d’autres indices de présence du lièvre, du renard montrent que même en plein hiver, les animaux restent sur leur territoire à la recherche de nourriture. Après un écart vers le nord pour passer au buron du Meynaliou qui s’effondre tout doucement sous les assauts des vents d’ouest et du nord, nous avons gagné la forêt de Domais pour faire une vaste boucle et se retrouver plein nord. Une pente à descendre avec le rappel de la technique à maîtriser pour ce genre de passage. Le ruisseau de la Trentaine passé qui devient un peu en aval après la jonction avec le ruisseau de Tarrafet, la Tarentaine, nous quittons la piste pour prendre plein nord et gagner l’abri d’un bloc erratique pour le pique nique tiré du sac.



Nous laissons le refuge du Merdençon sur notre gauche et poursuivons rive gauche le long du ruisseau de la Fontaine Salée. A la moitié de cette ancienne vallée glaciaire, nous cherchons, à droite, le passage connu des anciens de l’association, dont les points de repères sont deux blocs l’un en bas, l’autre avant le débouché sur une plateforme. Moment un peu privilégié dans un lieu où personne n’est passé…


Nous suivons pour être à l’abri du vent, le mini vallon où s’épanche le trop plein du captage. Une fois sur le plateau, le vent est très sensible et le cheminement indiqué aux participants, nous gagnons le mouvement de terrain où coule le ruisseau de la Trentaine alimenté par les écoulements venant du versant sud du Puy Gros. Puis protégés par le Puy de Pailleret, nous changeons d’angle de marche, passant au sud et franchissant la ligne de partage des eaux qui envoie le ruisseau de Chareire vers le sud. Face à nous on peut voir le lac Chauvet avec sa surface légèrement glacée, le Cocudoux, l’autre Puy Ferrand et la forme caractéristique du Montcineyre.
La randonnée s’achève comme d’habitude avec quelques gourmandises tirées des coffres des voitures. Merci à tous pour l’intérêt que vous avez porté aux quelques explications sur l’environnement. A bientôt.

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Sam. 10/01/2026. Entraînement Raid (1) Volvic

14 au départ…14 à l’arrivée…

Animateur : Michel J.
Terrain : enneigé avec un maximum de 3 cm au plus haut de l’itinéraire
Météo : température fraîche avec des flocons plus au moins gros tourbillonnants.
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition de matériel : 2 paires de bâtons de marche nordique en 1,20 et 1 en 1,15.
Kilométrage : 2 voitures en covoiturage au départ de Clermont, 4 voitures sur place soit un total général de 214 km

Nombre de participants : 14 animateur compris (6F, 8H)
Distance ; 19,670 km ; moyenne 6,2 km/h soit 9’42’’au km ; dénivelée 543 m (montre Garmin Félix 6 Pro Solar).
Durée : 3 h 10’ 46’’ (de marche) et 3 h 18 (déplacement et la pause compris). Échauffement et étirements non comptabilisés.

Itinéraire : départ parking des eaux de Volvic, Est du Puy de la Bannière, Est du village Facemeunier, Croix de St Priest, sortie Est du village de Moulet-Marcenat, Sud du Puy de Paugnat, passage au Sud du Puy des Marais, les Goulots, les Cheires de Bruvaleix, parking

Observations : l’objectif annoncé au moment du départ de 6 km/h pour préparer le Raid du 19 avril 2026 a été dépassé. Le groupe déjà en forme a tenu une allure légèrement supérieure. Après un début de parcours avec quelques montées à fort pourcentage, le reste de l’itinéraire moins accidenté a permis de maintenir un rythme régulier dans un environnement enneigé agréable et bénéfique pour l’organisme.

L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont de l’activité: chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …

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Sam. 06/12/2025. Marche Sportive. Volvic

Lieu : Chaîne des Puys au départ de Volvic

Terrain : humide mais non collant
Météo : température douce, idéale pour l’exercice. Vent de Sud assez fort sur les parties exposées sans haies puis au 3/4 de l’itinéraire une légère bruine pendant quelques minutes.
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition de matériel : 1 paire de bâtons de marche nordique en 1,10.
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 6, animateur compris (1F, 5H)

Manque le photographe…

Distance : 23,580 km ; moyenne 6,8 km/h soit 8’48’’au km ; dénivelée 460 m (montre Garmin). 
Durée : 3 h 27 (de marche) et 3 h 37 (déplacement et pauses). Échauffement et étirements non comptabilisés.

Itinéraire A (Verrières) : départ du parking des Eaux de Volvic, cheire de Bruvaleix, contournement Est et Nord du Puy de Paugnat, Sud du Puy de Verrières, Est de Grelière, Nord et Ouest du Puy de la Baneyre, Ouest du Puy de Lespinasse, Ouest puis Sud du Puy de Tressous, Chazeron, les Goulots, cheire de Bruvaleix, parking

Observations : l’objectif de la sortie était de maintenir l’allure entre 6,6 et 6,7 km/heure suite aux décisions prises en bureau et annoncées en assemblée générale. Malgré nos efforts pour essayer de réguler notre vitesse, nous n’avons pas pu faire mieux que 6,8 km/h. Les participants sont en forme et habitués à marcher à des allures supérieures. A cette cadence nous avons pu profiter de la belle traversée de la forêt de hêtres.
Nous avons accueilli avec plaisir Roberto qui malgré un manque d’habitude de l’activité a réussi à se maintenir à proximité du groupe.
L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont : chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …
Un covoiturage au départ du musée Quilliot a été proposé.

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Jeu 30/10/2025 Rando à l’ouest de la Chaîne du Sancy – La Bourboule

Animateur : Michel J.
Nombre de participants, animateur compris : 14 (6F, 8H)
Météo : température douce, journée ensoleillée
Terrain : souple, humide le long des ruisseaux
Distance : 22,830 km (montre gps)
Dénivelé : 1011 m (montre gps)
Durée du déplacement : 7 h 20 environ
Durée de la randonnée : 5 h 50 environ
Classement Atlas : difficile
Cartes Ign 1/25000 : 2432 ET
Kilométrage auto : (98 x 2) + ( 108 x 2) = 412 km
Préparation et rédaction : 3 h 00

Après la présentation habituelle de l’itinéraire avec notamment les passages en hors piste, nous traversons le Parc Fenestre à La Bourboule avant de contourner par le Nord et l’Ouest, le plateau de Charlannes, haut lieu du ski de fond dans les années 70-80. De nombreux carrefours demandent un peu d’attention pour rester sur le bon cheminement tracé par l’animateur.
Après avoir longé les pentes raides du bois de la Bonsière nous atteignons les Bughes de Tour puis la Grenouillère.


Nous traversons la D610 peu passante à cette époque de l’année et à l’entrée de Liournat, nous prenons un vieux chemin peu ou plus utilisé qui bientôt se perd dans une végétation dense et épineuse. Le but est de remonter en hors piste en amont du ruisseau de Jamet. Dans un premier temps même si le terrain est humide et spongieux, la progression est assez aisée en suivant les traces des animaux de la forêt. A quelques centaines de mètres du pont routier, à la côte 1100, nous bloquons dans des buissons et genêts. Nous sommes obligés de gagner la bordure de la route que nous suivons pendant quelques minutes. A l’entrée du chemin conduisant au buron de Charlannes, nous prenons plein Sud afin d’atteindre le premier point haut côté 1163m de la journée. Pour le second, Patrick, en formation du brevet fédéral utilise la technique du jalonnement pour nous guider à travers la forêt.

A proximité du Puy de Lachaud.

Le soleil est au rendez-vous sur ce deuxième point haut à 1187m et la vue est magnifique sur les massifs du Cantal et du Sancy. L’endroit est propice pour le pique nique. Avec un tel panorama, avant de repartir, une lecture de paysage s’impose et l’on cherche à identifier un maximum de sommets sur les deux massifs. Une partie de la forêt située au Sud Ouest de notre position a fait l’objet d’une coupe à blanc et nous progressons dans cette zone en faisant attention de ne pas écraser les jeunes mélèzes de la nouvelle plantation. Un ancien chemin orienté plein Est nous amène au col de la Sœur puis toujours dans le même axe à travers bois et une pâture au Bois de la Charbonnière. De nombreux carrefours pas toujours très présents sur la carte obligent le navigateur à conserver le cap pour arriver au buron de la Charbonnière. La descente vers le ruisseau de Vendeix, très en eau et le chemin parallèle ruisselant, demande à poser les pieds au bon endroit pour éviter toute glissade. La fraîcheur est présente dans ce vallon encaissé. Après avoir franchi, le ruisseau à gué puis sur un pont, la longue remontée pentue vers Vendeix Haut réchauffe les organismes. Un nouvel petit effort et nous sommes au sommet de la Roche Vendeix à 1160m.

La Roche de Vendeix

C’est une découverte pour au moins 4 adhérents et le panorama est sublime avec une lumière rasante sur le massif adventif du Sancy. Pour terminer cette belle journée, le Rocher de l’Aigle à 1231m d’altitude, point culminant du parcours, est atteint sans problème par un groupe en forme. La descente sur La Bourboule se fera à travers une jolie hêtraie et sur la fin, des bordures de pacages au soleil déclinant.
Merci pour les douceurs apportées par les participants et aux photographes pour les clichés. A bientôt pour de nouvelles aventures !


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Sam. 13/09/2025. Marche Sportive. Chaine des Puys -Volvic

Animateur : Michel J.
Terrain : souple
Météo : température douce, idéale pour l’exercice
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition de matériel : 1 paire de bâtons de marche nordique en 1,15.
Kilométrage : 3 voitures en covoiturage au départ de Clermont, 4 voitures sur place soit un total général de 120 km
Nombre de participants : 10 animateur compris (2F, 8H)
Distance : 18,230 km ; moyenne 6,5 km/h soit 9’16’’au km ; dénivelée 364 m (montre Garmin). 

Durée : 2 h 49 (de marche) et 2 h 59 (déplacement et pauses). Échauffement et étirements non comptabilisés.

Itinéraire : départ du parking des Eaux de Volvic, cheires de Bruvaleix, Sud de Moulet Marcenat, tour du Puy de Paugnat, Ouest du Puy des Marais, Est Bois Latia, les Fayes, Ouest du Puy de la Nugère, les Goulots, cheires de Bruvaleix, parking

Observations : l’objectif de la sortie à 6,5 km/h a été atteint. Les chemins bien adaptés à l’activité ont permis de maintenir une allure régulière. Le groupe est en forme et la moyenne proposée semble convenir à un maximum des participants.
L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont : chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …
Un covoiturage au départ du musée Quillot a été proposé.

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Séjour 14. Du jeudi 17 au jeudi 31 juillet 2025. De Clermont au point culminant des Monts d’Arrée à vélorando


Animateur : Michel J. co-animateur : Christian
Météo : fraîche, humide avec quelques belles journées
Classement : moyen
Transport retour : un véhicule de 9 places (location) et un Renault kangoo (véhicule de l’animateur)
Matériel mis à disposition par l’association : une remorque vélo « Bob », deux tentes MT900, une remorque routière pour le transport des vélos et bagages.
Matériel mis à disposition par l’animateur : un porte vélo de 3 places.

Distance linéaire parcourue à vélo : 1011,38 km
Durée totale de roulage : 71 h 28
Durée du déplacement en mouvement (compris le ravitaillement, les visites, les photos etc.) :
97 h 20
Dénivelé positif : 6628 m
Dénivelé négatif : 6859 m

Les valeurs ci-dessus peuvent variées quelque peu d’un instrument à l’autre. Les calculs ont été faits à partir des données recueillies sur une montre Garmin Phénix 6.

Préparation du séjour, du matériel et compte-rendu : 50 h 00

Le mot de l’animateur,
Ce séjour d’un peu plus de 1000 kilomètres et 6600 mètres de dénivelé positif à demander un long temps de réflexion avant sa création. Le préparation est importante et nécessite de nombreuses heures de travail. L’idée était de partir de Clermont-Fd et d’arriver à un point original non encore atteint par Atlas. Certains paramètres contraignants m’ont obligé à faire des choix, la durée, la faisabilité pour un groupe, les centres d’intérêt à retenir, le kilométrage journalier à doser et les possibilités de ravitaillement et d’hébergement en l’occurrence les campings. Le découpage du parcours a été envoyé avec la fiche individuelle d’inscription dans la notice d’information aux participants.
Pour ce nouveau challenge j’ai retenu les sommets les plus hauts des Monts d’Arrée en Bretagne, Ro’ch Ruz, Ro’ch Tréludon et le Ro’ch Trévézel, tous à l’altitude de 385 m.
Après ce choix, il restait à construire un parcours avec le moins de circulation possible en utilisant de petites routes (les blanches, routes sans fond sur les cartes Michelin et les logiciels de cartographie) et des voies vertes avec des points de passage qui évoquent quelque chose sur le plan de la géographie, du patrimoine, des espaces naturels, de la faune. Il va de soit que des rencontres permettront de découvrir des éléments supplémentaires. C’est la magie du voyage !
Partir de la métropole en évitant les axes roulants ne posent pas de problème vers le Nord. L’objectif premier était de traverser une partie de la Chaîne des Puys J1 puis de changer d’orientation à travers les Combrailles pour aller chercher les sources du Cher J2. Le contournement de Montluçon par l’Ouest, nous fera gagner le canal du Berry avec un arrêt au très intéressant musée de la batellerie et du canal J3. Le tracé nous permettra de voir de nombreux étangs et lacs dans la zone de Quincy J5. L’étape suivante sera plus courte et permettra à celles et ceux qui le souhaitent de faire la visite du Château de Chenonceau J6. La confluence du Cher avec le fleuve Royal est l’objectif de J7. La collégiale Saint Martin à Candes-St-Martin sera l’élément principal, après avoir traversé la rivière Indre, être passés à la confluence avec la Vienne, au château de Monsereau, tous ces points occuperont le J8. Pour cette dernière pleine journée sur les bords de Loire, nous passerons à Bouchemaine, à la confluence avec la Maine J9. Après 25 kilomètres et le passage au port d’Oudon, nous laisserons la Loire pour atteindre Nort-sur-Erdre et le canal de Nantes à Brest J10. Une journée complète à longer le canal jusqu’à Malestroit J11 Ensuite ce seront les villages de Josselin, de Rohan puis la Tranchée d’Hilvern et par de petites routes Mur-de-Bretagne et Guerlédan J12. Une voie verte sera le fil conducteur de la J13 jusqu’à Carhaix-Plouguer et à la gare Locmaria-Berrien en suivant la D769, Huelgoat. La dernière journée J14 du périple sera d’atteindre à vélo les points hauts cités en début et les derniers mètres à pied. Grâce à la disponibilité de deux bénévoles Yves et Vincent venus à notre rencontre, le retour se fera le J15.

Organisation pendant le périple :
Afin de ne pas gêner les autres usagers, il a été décidé en amont que les participants seront répartis dans deux groupes de six avec un animateur. La composition des groupes sera revu chaque soir à la présentation de l’étape suivante. Merci à Christian qui a bien voulu co-animer ce challenge et qui m’a accordé 2h30 de son temps la semaine avant le départ pour revoir les points de chute du soir.

Rencontre avec la faune :
J’aime à donner un peu d’importance au vivant qui nous entoure et désigner sans pour autant avoir le temps d’une grande observation, des animaux que l’on voit facilement et qui vivent dans notre environnement.
Les oiseaux seront omniprésents pendant tout le voyage : canard colvert vert, aigrette garzette, grand héron blanc, héron cendré, cigogne blanche, poule d’eau, foulque macroule, cormoran continental, cygne tuberculé, héron garde bœuf, bécasseau variable, bernache du Canada, martin pêcheur, sterne pierregarin et naine, milan royal et noir, mouette rieuse, goéland argenté et parmi les passereaux nombreux, la pie-grièche grise et les trois sortes d’hirondelle, rivage (Loire) fenêtre et rustique.

Les gros animaux n’ont pas été absents : chevreuil vivant, ragondin et malheureusement 2 blaireaux, 2 martes, 1 écureuil et un jeune chevreuil tués suite à des collisions avec des véhicules. Même sur ces routes à faible circulation, la nature n’est pas épargnée.

Les insectes remarqués : beaucoup de papillons dans les zones de prairies et sur les bas côtés non fauchés des routes et de nombreuses formes de libellules et demoiselles dans les eaux stagnantes des lacs et mares ou faiblement courantes des canaux du Berry et de Nantes à Brest et notamment « la sympétrum rouge sang ».

Au niveau du patrimoine bâti : la liste des choses vues et visitées est longue…à retenir le château de Chenonceau, la collégiale de Candes-St-Martin avec la vie de St Martin, le château de Montsoreau qui a inspiré Alexandre Dumas père dans « la Dame de Monsereau », la chapelle Royale Notre Dame des Ardilliers à Saumur (merci Armand), l’abbatiale de St-Florent-le-Vieil sur l’esplanade du Mont Gonne (merci Patrick), le château médiéval d’Oudon, les villages remarquables de Josselin, Rohan et de Malestroit et enfin la chapelle de St Michel à 382 m d’altitude sur les Monts d’Arrée.

Château de Chenonceau
Collégiale de Candes-St-Martin

Au niveau du patrimoine. Chaque jour apportera son lot d’éléments que seul l’œil du voyageur peut capter ou non selon ses centres d’intérêt. Cela peut être un champ de tournesol bien aligné, la disposition de bottes de foin après la moisson….La rencontre avec Marie et Joseph et la visite du vignoble du « Clos entre les murs » au château de Parnay. Le fonctionnement d’un barrage à aiguilles (sur le Cher). Les confluences de rivières avec le fleuve Royal…Le pourquoi, la conception et la réalisation du canal de Nantes à Brest long de 390 km, sur le plan humain avec ses 237 écluses et les tranchées d’Hilvern et de Glomel.

Barrage à aiguilles

Quelques annotations complémentaires jour après jour et pour les amateurs de chiffres le parcours avec le kilométrage, la durée de roulage (DR), la durée de déplacement (DD) (comprenant les pauses, les prises de photographies, les visites, les ravitaillements etc.), les dénivelés positifs (DP) et négatifs (DN).

Jeudi 17 juillet 2025, J1 : Clermont-Ferrand/ Gelles avec le passage par la côte de Viallard et le village de Say. Portion de l’itinéraire en partie ombragée réussie assez facilement par les deux groupes dans un environnement qui nous est familier avec une météo fraîche et un ciel dit variable.
58,82 km, DR 4h18, DD 6h15, DP 1067 m, DN 557 m.
J2. Gelles/Evaux-les-Bains : élément de la journée l’arrêt aux sources du Cher. Le Cher d’une longueur de 367, 80 km se jette dans la Loire à proximité de Villandry et sera notre fil conducteur avec le canal du Berry pendant plusieurs jours.
81,25 km, DR 5h37, DD 7h44, DP 1021 m, DN 1425 m.
J3. Evaux/Urçay. Passages au barrage de Rochebut sur La Tardes puis le canal du Berry. L’arrêt au musée du canal et de la batellerie sera de courte durée. Arrivés à 11h45, le musée fermant en pleine saison à 12h30, on nous a fait comprendre qu’il fallait attendre 14h00 pour la visite. Après concertation, nous reprenons le chemin de halage à regrets car ce musée visité lors d’un précédent voyage montre différentes facettes intéressantes sur la vie des mariniers et de leur famille.
70,10 km, DR 5h04, DD 6h58, DP 535 m, DN 829 m.
J4. Urçay/Villeneuve-sur-Cher. Ciel chargé avec un front de nuages menaçant le matin avec une première averse de courte durée dans la matinée.
Le parcours s’effectue en début de journée sur de petites routes avec un terrain marqué puis s’adoucissant petit à petit, avec des montées plus courtes et des descentes plus longues. A partir de Drevant, voie verte le long du canal jusqu’à St-Amand-Montrond puis de nouveau de petites routes jusqu’à Villeneuve.
70,88 km, DR 5h08, DD 6h15, DP 598 m, DN 640 m.
J5. Villeneuve/Trévety. Au petit matin, la pluie nous accompagne pour plier le campement et nous subirons averses sur averses toute la matinée sur une route au profil vallonné sans excès. Un vent fort soufflera du SSW toute la journée. Le ravitaillement s’effectuera à Vierzon au km 29 puis nous continuerons sur le chemin de halage du canal où deux écrevisses de Louisiane nous montrerons leur agressivité dressées sur leurs pattes, pinces ouvertes. Le canal parcouru est en partie en eau et en partie à sec avec des trous d’eau aux niveaux des écluses où meurent par manque d’oxygène des centaines voire des milliers de poissons chats et brèmes.
Passage à Menetou-sur-Cher, village médiéval connu par le personnage de Thierry la Fronde incarné par Jean Claude Drouot, feuilleton qui rappelle des souvenirs à certains.
Un arbre tombé sur le chemin a fait jouer l’entraide pour le franchir en portant les vélos chargés. Un peu de route puis la voie verte de Chabris jusqu’à Trévety. L’Escale Belle emplacement équipé pour le pique-nique avec eau, dommage pour les amateurs de café, le bar est fermé. Juste avant l’arrivée, nous passons sur le pont canal du Berry au dessus de la Sauldre.
Au départ de cette journée, les groupes ont été inversés suite à un problème de valve Presta sur le vélo de l’animateur (Michel J.) et en cours de déplacement deux sauts de chaîne sur un vélo révisé avant le départ….
81,17 km, DR 5h48, DD 7h29, DP420 m, DN 470 m.
J6. Trévety/Chenonceaux. Courte journée à vélo qui débute par une petite montée afin de réchauffer les muscles pour gagner un plateau occupé par un vignoble for prisé des amateurs de bons vins puis nous reprenons un rythme régulier sur la voie verte au plus près en majorité de la rive droite du Cher. Le long du Cher, on ne peut oublier l’histoire et la fameuse ligne de démarcation installée le 25 juin 1940 qui suivait la rivière sur une partie importante de son cours.
Ravitaillement à Montrichard sous les remparts du château fort délabré.
Après-midi libre offrant la possibilité au rythme de chacun d’aller effectuer ou non, la visite du château de Chenonceau du XVI ème siècle qui enjambe le Cher.
43,62 km, DR 3h13, DD 4h40, DP 130 m, DN 175 m.
J7. Chenonceaux/Bréhemont. Pliage des tentes sous une météo humide. De Chenonceaux à Azay-sur-Cher, nous suivrons la rivière rive gauche puis passerons rive droite jusqu’au Sud de Tours. La traversée du Parc Honoré de Balzac nous fait pénétrer le milieu urbain dans un cadre de verdure qui se prolonge en suivant le Petit Cher. Un habitant nous indique un lieu pour le ravitaillement du midi à proximité de l’itinéraire. Le quartier des Deux-Lions possède un centre commercial à « L’Heure Tranquille » couvert où nous pourrons pique-niquer au sec pendant que le second groupe sous une pluie battante gagnera directement le camping ne trouvant pas d’abri sur le parcours.
Quittant le Petit Cher nous retrouvons son grand frère le Cher. Bientôt sur notre gauche Villandry et ses jardins réputés puis le Bec de Cher, confluence avec la Loire où une pause à pied s’impose pour les photos. La fin du parcours se fait sur une voie goudronnée située sur une levée de la Loire (digue) dont le but est de protéger les terres agricoles et les habitations des crues du fleuve avec quelques secteurs pavés qui secouent le matériel et le pédaleur. Arrivés au camping de Loire et Châteaux, un timide soleil derrière la couche de nuages permet de réchauffer le corps et d’évacuer l’humidité des tentes.
Au cours de cette journée, nous avons roulé dans des paysages de grandes cultures variées maïs, tournesol, sorgho et Patrick grâce à une application identifie du soja.
70,31 km, DR 4h45, DD 6h23, DP 122 m, DN 146 m.
J8. Bréhemont/Gennes. Nous partons sous un ciel menaçant d’un gris uniforme. Un détour proposé la veille pour aller voir le château d’Ussé aux allures féeriques qui inspira Charles Perrault pour sa Belle au Bois Dormant…dit-on !

Château d’Ussé

L’Indre suivit jusqu’au château, nous retrouvons les levées de Loire pour continuer notre périple puis nous quitterons la Loire pour les bords de la Vienne qui nous amènera à Candes-Saint-Martin.
Montsereau passé, nous profitons de l’éclaircie de cette fin de matinée pour la pause de mi-journée et faire sécher les tentes.
Saumur apparaît bien vite avec sa concentration de bâtiments historiques. Après la Chapelle Royale des Ardilliers, nous passons sous le château et parcourons les rues et ruelles du quartier ancien. Prendre du recul et passer rive droite nous permet d’avoir une vue d’ensemble de ce riche patrimoine. La voie verte se limite à deux traces goudronnées puis herbeuses jusqu’à Les Rosiers. Reste à passer la Loire pour atteindre la fin de l’étape Gennes.


69,40 km, DR 5h17, DD 7h36, DP 178 m, DN 182 m.
J9. Gennes/St-Florent-le-Viel. Pas de pluie cette nuit. A part une forte montée (7% en moyenne sur un bon kilomètre) dès le départ pour gagner le vignoble d’Anjou, le reste de la journée s’est passée sur un itinéraire roulant. La Maine traversée, les eaux de la Loire deviennent couleur limon, il a du pleuvoir sur son bassin versant constitué des rivières Sarthe, Mayenne et Loir. Nous échangeons sur les digues en pierre (les épis) qui s’avancent dans le fleuve ayant pour mission de réguler la force du courant en période de crues notamment. Arrivés au port de Montjean-sur-Loire, un groupe s’intéressera plus particulièrement aux anciens fours à chaux, l’autre à la marine de Loire et au transport de la chaux vers la Bretagne dont le dernier voyage a eu lieu en 1958. Ce soir, le camping est sur l’île de Batailleuse à St-Florent-le-Viel, village où vécut Julien Gracq.
81,88 km, DR 5h15, DD 6h50, DP 272 m , DN 2392 m.
J10. St Florent/Blain. Après avoir quitté l’île, nous circulons rive droite de la Loire sur une route sans circulation puis la voie verte se rapproche à plusieurs reprises de la voie ferrée où défilent à vive allure les TGV. Ancenis est laissé sur notre droite et 10 kilomètres plus loin c’est Oudon avec sa tour visible de loin et son château médiéval. Petit clin d’œil, à celles et ceux qui ont descendu la Loire en canoë avec moi car nous y avions subi un terrible orage nous obligeant à accoster, la visibilité étant devenue quasiment nulle. Son petit port atypique n’est pas situé directement sur le fleuve mais sur la rivière Le Hâvre. A la sortie du bourg, nous quittons « La Loire à Vélo » pour une orientation plutôt Nord par une montée d’un bon kilomètre à 6 % qui est vite absorbée puis par de petites routes avec de fréquents changements de directions à travers une campagne où parcelles de tournesols, céréales ou sarrasin sont entrecoupées de pacages de mauvaise qualité bordés de haies. Des énormes chênes en pleine pâture et de vieux frênes têtards se remarquent.

Château médiéval d’Oudon

Bientôt Nord-sur-Erdre et ses nouvelles voies vertes d’accès qui nous permettent une circulation facile. Une petite route, un chemin de terre puis une sente et c’est le canal de Nantes à Brest avec ses écluses fleuries et ses points charmants qui proposent boissons et petite restauration. Installation au camping du Canal à Blain. La météo du jour : beau le matin puis nuages et ciel bleu ; après-midi couvert…Pas de pluie !
79,01 km, DR 5h17, DD 6h32, DP 339m, DN 340m.
J11. Blain/Malestroit. Une journée entière sur le chemin de halage sous un ciel gris avec une belle épaisseur de nuages certains plus menaçants que d’autres.
Hier soir le sujet important était de trouver des commerces pour le ravitaillement en ce jour dominical. Pour le premier groupe ce sera Guenrouet et pour le second Redon.
Un échange avec un éclusier, nous précise que le canal est géré et entretenu depuis plusieurs années sur le département d’Ile-et-Vilaine par le Conseil Départemental et le reste, par la Région Bretagne. Après l’installation au camping, visite à pied ou à vélo de ce joli bourg qui recèle de nombreuses richesses patrimoniales.

Sculpture dans le quartier ancien de Malestroit

83,37 km, DR 5h20, DD 7h46, DP 131 m, DN 123 m.
J12. Malestroit/ Guerlédan. Ce matin le réveil se fait sous un ciel d’un bleu uniforme que nous n’avons pas encore connu depuis le début de notre itinérance.. Nous sommes encore sur le chemin de halage et la lumière fait ressortir les écluses fleuries. Quelques bateaux de plaisance se dirigent vers le barrage de Guerlédan, d’autres en sens inverse vont vers Redon.
Le fauchage des plantes invasives qui envahissent le canal est programmé, le 01 août. Les interventions précédentes produisent leur effet sur certaines portions. Que de travail à renouveler en permanence !
A l’approche de la tranchée d’Hilvern, le nombre d’écluses augmentent pour pouvoir passer la ligne de partage des eaux et l’on sent le façonnage du terrain par la main de l’homme.
Au kilomètre 60, nous quittons le canal pour gagner par de petites routes Mur de Bretagne mis en évidence lors du Tour de France à cause des pourcentages de certaines routes. Le vent souffle modérément du Nord et freine notre progression sur les points hauts des espaces campagnards sans haie. Après l’installation au camping, certains se dégourdissent les jambes à travers la forêt en allant voir les installations Edf du barrage.
82,84 km, DR 5h55, DD 8h20, DP 426 m, DN 302 m.
J13. Guerlédan/Huelgoat. Nous quittons le camping du bord du lac par une forte montée qui réveille les muscles. Les jours raccourcissent et cela se remarque notamment. Nous suivons sur quelques kilomètres une ancienne voie ferrée avant de rejoindre le chemin de halage du canal vers Brest, le matin. Première constatation, l’ouvrage semble à l’abandon et aucun bateau ne peut plus circuler certaines écluses étant murées. Je propose aux 5 adhérents avec moi de continuer le canal afin de voir la fameuse tranchée de Glomel travaillée par des milliers d’hommes, la plupart des bagnards dans des conditions de vie désastreuse qui fait passer le canal vers l’ouest d’une altitude de 188 m à une altitude de 148 m sur 3 kilomètres à l’aide de 13 écluses, plutôt que de se dérouter comme prévu sur Rostrenen. Il nous faut maintenant quitter le chemin de halage pour nous rapprocher de notre itinéraire en utilisant une ancienne route nationale déclassée, une voie rapide passe en parallèle. Nous arrivons à Carhaix-Plouguer bien connu pour son festival de musiques actuelles « Les Vieilles Charrues ». C’est l’heure de la pause, il est 12h30 et une boulangerie fera l’affaire. La pluie est de retour. Non je devrais dire la bruine… qui nous accompagnera par moment une bonne partie de l’après-midi et du début de soirée. A la sortie de la ville, nous prenons l’ancienne voie ferrée en stabilisé déjà empruntée en 2018 pour faire le Tour du Finistère Nord. Nous la quittons à l’ancienne gare de Locmaria-Berrien pour prendre la D 769, le long de la rivière d’Argent qui nous mène à Huelgoat au camping du Lac.
81,74 km, DR 6h04, DD 7h28, DP 509 m, DN 472 m.
J14. Huelgoat/Huelgoat. Pour ce dernier jour, le ciel semble vouloir être plus clément, certes la couche nuageuse est bien présente et à l’horizon sur les hauteurs on distingue des nuages bas. Nous partons avec pour la plupart une seule sacoche arrière avec le minimum pour la journée. Après 10 kilomètres, une pause à La Feuillée pour l’achat du pain et quelques viennoiseries. Gros bourg doté de deux églises proches l’une de l’autre.
La route continue de monter régulièrement puis sur le dernier kilomètre, le pourcentage est de 10 % et c’est l’arrivée au point routier le plus haut, le col du Tréludon à 362 m d’altitude sous un ciel breton où le soleil joue avec les nuages avec un vent orienté Nord sensible et frais. Nous laissons nos vélos dans la lande à proximité de massifs de bruyère cendrée. Deux kilomètres à pied et nous atteignons les points hauts les Ro’ch Ruz et Ro’ch Tréludon. Après la photo comme il se doit pour marquer le moment, nous gagnons la D785 un peu plus passante pour aller chercher le col de Trévézel à 344 m d’altitude. Un parking un peu plus loin où nous abandonnons une nouvelle fois nos montures pour, à pied, gagner le dernier sommet le Trévézel. Il nous reste à atteindre la chapelle de Saint-Michel-de-Brasparts où la vue sur 360° est unique et lointaine. Le retour passe par le Sud du réservoir de St-Michel, nous pénétrons par curiosité aux abords de la centrale nucléaire en déconstruction de Brennilis, arrêtée définitivement en 1985 puis laissons ce chantier pour regagner Huelgoat. Nous accueillons en fin de journée Yves et Vincent qui sont venus nous récupérer pour le retour sur Clermont.
La soirée pour la majorité du groupe se passe au restaurant avec Yves et Vincent afin de les remercier de leur disponibilité.
57 km, DR 4h16, DD 6h32, DP 880 m, DN 906 m.

Sommet du Trévézel

Merci à Pascal pour ces nombreuses photos et vidéos réalisées tout au long de ce périple et que vous pouvez retrouver sur le site d’Atlas, page « Nos Aventures »

Problèmes mécaniques et autres : Armand a effectué quelques réglages de passages de chaîne sur deux vélos. Un changement de chambre à air suite à un défaut sur une valve Presta.

Incidents :
deux chutes spectaculaires, sans conséquence, par manque d’attention.




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Séjour n°13. Du vendredi 04 au dimanche 06 juillet 2025. Entre Cantal et Lozère : Kayak de mer.

Animateur : Michel J
Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H)
Météo : vendredi et samedi, temps chaud et ciel bleu avec une brise de Nord. Changement dans la nuit de samedi à dimanche avec un ciel couvert au petit matin, quelques gouttes sur le plan d’eau avec une température en forte baisse. Averses lors du trajet retour sur Clermont-Ferrand.
Classement : moyen

Matériel mis à disposition par l’association :
– 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Ysak.
– équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»
– 2 tentes MT 900 et 1 tente MT 900 light de marque Décathlon

Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant). Un filtre à eau pour 10 litres.

Transport : à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
Kilométrage général effectué par le véhicule : 238 km
Niveau d’eau : un peu au-dessous du niveau habituel à cette période
Conditions de navigation : très bonne.
Kilométrage parcouru : 66,60 km sur les 3 jours à la moyenne de 5 km/h.
Temps de navigation : 13 h 00
Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 10 heures

Le mot de l’animateur.
Compte tenu de la météo annoncée dimanche, j’ai proposé aux participants de modifier le programme initial en supprimant la via-ferrata et, en restant le troisième jour sur le barrage de Granval.
Pour la première fois un groupe d’Atlas va naviguer sur cet immense réservoir d’eau. Nous accueillons Denis qui s’essaie au kayak. Si je dois retenir quelques éléments de ce séjour c’est le silence, la dimension, la variété des paysages à travers les différents bras qui s’ouvrent au gré du déplacement. Les acteurs locaux n’ont pas été absents, un renardeau assis sur la berge observant notre arrivée ; des oiseaux, Bergeronnettes grises, Hérons cendrés, Milans royaux et noirs, Goélands leucophées et des Hirondelles de rochers, qui nichent, notamment sous le Pont de Mallet. Une belle découverte en toute liberté.

Relation des 3 jours.
Après le rappel de quelques consignes nous prenons une orientation grossièrement à l’Ouest sachant que nous allons pas mal zigzaguer du fait de la forme même du plan d’eau. Le barrage hydroélectrique de Granval se situe dans le Cantal avec une petite partie en Lozère à 742 m d’altitude entre les communes de Fridefont et de Lavastre. Il est entré en service en 1960 et fournit une production annuelle de 125 GWh. Il est long de 28 kilomètres pour une surface de 1100 hectares. Compte tenu des dimensions et des nombreux bras ou fjords à découvrir, il nous sera impossible de faire une exploration complète.
Après un peu moins de 3 kilomètres, nous prenons vers la droite et remontons sur plusieurs kilomètres (entre 3 et 4) l’Ander ou le Lander une des rivières qui alimente le barrage. Elle ou il prend sa source près de Laveissenet dans le Cantal et parcourt 36 km et pour mémoire passe à St Flour. Les rochers sont de plus en plus présents et l’étroitesse du cours d’eau nous oblige à faire demi-tour.


Le plan d’eau est bien rempli mais est à un mètre de son remplissage moyen, l’herbe a bien repoussé sur les berges et les rives sont fermes, la terre a eu le temps de sécher.
A une pointe au lieu-dit, le Pont de l’Échelle nous continuons rive droite et prenons une nouvelle fois sur la droite, le paysage est magnifique, très sauvage et la rivière Alleuze nous amène à un décor, le château éponyme positionné sur un éperon rocheux à 802 m d’altitude qui ne peut s’admirer parfaitement qu’avec le recul qu’offre le plan d’eau. La lumière sublime l’endroit. Nous cherchons un lieu de bivouac à proximité mais le rocher et les cailloux sont bien présents et ne permettraient pas un repos réparateur.

A la recherche d’un coin de bivouac…
Le château d’Alleuze.


Après quelques kilomètres de recherches, 4h30 de navigation et un peu plus de 23 kilomètres parcourus, nous jetons notre dévolu sur une sorte de plateforme rive gauche. Installation, baignade et dodo…
Au réveil, chacun va de son commentaire concernant la nuit passée, certains ont glissé toute la nuit malgré le peu de pente, un autre n’a pas trouvé le sommeil, peut-être le manque d’habitude du bivouac ? Il est vrai que les nuits sont longues et il faut s’habituer à des ruptures dans le repos nocturne troublé parfois par quelques hululements.
Une anse où aboutit les eaux du ruisseau de Lodières visitée, nous faisons demi tour pour prendre plein Sud une branche large qui nous amène à la seconde base nautique du plan d’eau, celle du Mallet puis aux îles de Chante-Dur et du Château. Petite pause à la plage surveillée du Mallet, histoire de ravitailler en eau. Pas de chance, tout est fermé…L’ouverture se fera au moment où l’on repart ! On passe sous le Pont de Mallet et remontons sur environ 6 kilomètres le Bès afin de trouver un lieu de bivouac. Ce sera au niveau du lieu-dit Laval sur un beau plat fleuri par de la camomille occupé en partie par des carpistes du coin. Je vais puiser 10 litres d’eau dans la partie centrale de la rivière pour éviter le limon en suspension près des berges avant de la filtrer. L’endroit est très ouvert et nous permet de garder le soleil un bon moment.

Un bivouac parmi les fleurs…

Le Bès prend sa source sur l’Aubrac en Lozère à 1469 m d’altitude au pied du signal de Malhebiau et parcourt 61 kilomètres avant de se perdre dans les eaux du barrage.
Aujourd’hui 22,21 km et 4h39’ de navigation. Le dîner est l’objet d’échanges et puis chacun occupe le reste de la soirée à sa guise, un essai de pêche, le coup du soir pour Denis…
La remontée sur presque 2 kilomètres de la rivière occupe le début de matinée sous un ciel uniformément gris. Le contraste est frappant pour ceux qui se sont levés au milieu de la nuit où le ciel était étoilé, sans lune avec les traînées de voie lactée, image devenue rare dans notre environnement urbain.
La météo avait prédit ce changement de temps et la température a brutalement chuté. En mouvement, pas de problème mais à l’arrêt, le vent de Sud-Ouest nous oblige à renforcer notre équipement. Quelques gouttes amènent un plus et sous l’effet du vent des vaguelettes se forment et nous poussent vers la fin du périple. Il est un peu plus de 14h00 lorsque nous atteignons la base nautique de départ après 3h58 de navigation et 20,73 kilomètres parcourus.

En arrière plan le viaduc Eiffel.

Containers remplis et disposés dans la remorque, bateaux lavés et attachés, nous prenons le temps d’aller déguster un chocolat chaud et 1/2 de bière avant de reprendre la route. Merci pour votre participation et adaptation.
A bientôt.



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Jeu. 26/06/2025. Rando. Livradois-La Chapelle-sur-Usson

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 5 animatrice comprise (5F)
Météo : ciel nuageux, vent du sud ouest
Distance : 21 km
Dénivelé : 800 m
Durée déplacement : 7 h
Classement Atlas : facile
Voitures : 124 km pour 1 voiture de Clermont Fd
Préparation et rédaction : 3 h

ITINÉRAIRE : la Chapelle-sur-Usson, la Guillaumie, Champagnat-le-Jeune, le Cerf, Ceilloux, Chambrefaite, Valz-sous-Chateauneuf, Brenat, Coupe-Gorge, la Chapelle sur Usson.

L’ orage de la veille a rafraîchi l’atmosphère et c’est sous un ciel nuageux et avec un léger vent que nous partons en très petit comité de la Chapelle-sur-Usson, dont la 1ère partie du nom rappelle que le village a été construit au Moyen-Âge autour d’une chapelle et la 2ème partie, tout comme pour d’autres villages du secteur, la proximité géographique de la localité d’Usson.

La Chapelle-sur-Usson

Après un début de parcours sur le « GR de Pays Autour d’Issoire », je choisis de le quitter à Perrier et d’emprunter de petits chemins pour rejoindre la Guillaumie. Comme souvent ceux-ci sont quasiment inexistants et nécessitent le passage, en dessous ou entre les barbelés, de plusieurs barrières séparant les terrains traversés. La progression devient plus fluide ensuite. Une courte pause à l‘église de Champagnat-le-Jeune, puis c’est Le Cerf, hameau reconstitué où nous en faisons une 2ème plus longue pour apprécier à sa juste mesure le travail effectué par un groupe de bénévoles pour redonner vie à ce qui n’étaient que des ruines. Restauration pleine d’humour et de poésie qui laisse découvrir des scènes de la vie d’autrefois.

Une scène de la vie d’autrefois

Ce 1er vallon où coule le ruisseau de l’Engrais passé, celui du ruisseau de la Guelle nous attend, entre Ceilloux et Chambrefaite. Et là, dans le vallon,après quelques allers et retours, une modification s’impose le chemin devant être pris n’existant plus. Un autre parcours est possible mais avec un peu plus de goudron pour arriver à Chambrefaite…Juste avant le village, un espace dégagé et ombragé nous paraît adapté à la pause pique-nique. De celui-ci nous repartons en hors piste (avec l’accord des participantes et en essayant de trouver les meilleurs passages pour éviter les ronces, shorts obligent !) pour retrouver en ligne directe la suite du parcours qui est à proximité, sans passer par Chambrefaite (nom qui remonterait au XVIème  siècle avec la venue à différentes reprises de la reine Margot dans ce lieu, où la chambre devait être toujours faite).

A l’entrée de Valz-sous-Chateauneuf où nous retrouvons le ruisseau de l’Engrais, un panneau rappelle l’étonnante invitation à la garden-party de l’Élysée qu’ont reçue tous les habitants du village en 1986 du président François Mitterrand et de la venue de celui-ci à Valz le jeudi 19 février 1987.

Tout le village paraissant bien endormi, et l’église fermée, nous continuons sans chercher à avoir la clé pour la visiter.

Quelques kilomètres plus loin, c’est le ruisseau des Mines, la remontée sur Brenat, et encore plus loin, le GR qui va nous ramener tranquillement en passant par Coupe-Gorge à notre lieu de stationnement.

Nous pouvons depuis ce point haut admirer une dernière fois ce paysage vallonné encore bien vert et retracer le cheminement de la journée.
Merci les filles de votre participation et à bientôt pour de nouvelles découvertes

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Séjour n°11. Du samedi 14 au mercredi 18 juin 2025. Descente de la Dordogne en canoë canadien.

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 8 (5 femmes et 3 hommes).
Météo : samedi, temps lourd, nuit orageuse sans pluie  ; dimanche, orage en début de matinée puis averses le matin sur le plan d’eau ; lundi, mardi et mercredi, beau et chaud.
Niveau d’eau : pour mémoire, j’ai relevé les débits suivants :
samedi 14 juin à Argentat : 24,6 m³/s
lundi 16 juin à Souillac 38,1 m³/s
Classement : facile mais cela reste de l’aventure.
Conditions de navigation : assez bonne avec une rivière qui a nécessité une attention particulière du fait de la faiblesse du niveau d’eau
Kilométrage parcouru :128,76. Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.Vitesse moyenne de progression sur les 4 jours de navigation : un peu plus de 7 km/h.

Matériel mis à disposition par l’association :

– canoës canadien de marque Venture modèle prospector 17
– 1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
– équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 4 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons)
– pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et par bateau un autre de 30 litres plus un sac étanche de marque Zulupack.
– pour le couchage individuel souhaité 1 tente Hardwear Montain, 3 tentes Décathlon MT900 (2) et MT900 light (1) (trois participants avaient leur tente personnelle)
– 3 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
– équipement pour les participants (8 gilets d’aide à la flottabilité, 8 pagaies et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

Eau : chaque équipier avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau au départ.
Nourriture : prévue par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition
Accident : néant

Temps de préparation : 15 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Organisation générale :
Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Martine (Peugeot 2008) et Michel J (Renault kangoo) tractant la remorque. Nous nous sommes rendus en amont d’Argentat, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement routier s’est fait en 2 h 30 environ. Mireille, ancienne adhérente installée en Corrèze s’est proposée de venir nous chercher dans l’après-midi du J4 et nous conduire pour récupérer les véhicules laissés entre le barrage du Sablier et Argentat. Un grand merci à elle pour sa disponibilité !

Kilométrage général effectué par les véhicules : 303 km (Mireille) ; 560 km (Martine) ; 545 km (Michel J) soit un total de 1408 km.
Hébergement : en bivouac deux nuits et en camping deux nuits.

Le mot de l’animateur : après de nombreuses années,enfin nous pouvons retrouver cette belle rivière. La météo nous a été favorable surtout à partir du lundi. Par contre, le niveau d’eau très bas nous a obligé à être vigilants et a rendu cette descente intéressante sur le plan technique. Marie Thé pratiquant le kayak avec nous découvre l’activité avec un barreur expérimenté, Gilles. D’Argentat en aval de Beaulieu, la rivière est en classe 2 puis le reste en classe 1. Néanmoins j’ai rappelé que nombre d’obstacles sous l’eau habituellement, peuvent perturber la navigation en basse eau. Un seul chavirage lié à un moment d’inattention avant Beaulieu lors du passage d’un seuil bien marqué nécessitant de passer entre deux gros rochers, seul endroit où nos lourds bateaux pouvaient se faufiler. Matériel et équipiers récupérés sans perte de matériel ni blessure…
Nous avons pu sur quatre jours approfondir les techniques, l’erreur malgré un courant bien présent pouvant être rattrapée sans problème. Brigitte a pu reprendre dès le second jour la barre et retrouver de bonnes sensations. L’intérêt de partir même sur un court séjour est de constater que les équipages retrouvent des automatismes et progressent. Les bateaux l’an passé n’avaient pu être sortis à cause d’un trop d’eau sur l’Allier et d’une mauvaise météo au moment du séjour en ces lieux.
Les berges étaient accueillantes pour les bivouacs en pleine nature un peu difficile à trouver en aval de Beaulieu mais fort bien équipées en campings accessibles en canoë.
Le premier arrêt en fin de journée le J1 en aval d’Altillac, rive droite était sympa mais déjà fort occupé par des colocataires voraces « les moustiques ».
Nous avons pu regarnir nos réserves en eau le dimanche et le mardi.
Au niveau faunistique, les basses eaux ont favorisé les échassiers. Beaucoup de hérons cendrés sur tout le parcours et particulièrement dans la première partie plus sauvage et moins fréquentée humainement. Les J2, J3 et J4 apparition à plusieurs reprises d’aigrettes garzette. Avec la foule d’insectes, les bergeronnettes grises et celles des ruisseaux étaient présentes. Dans les airs les Milans royaux et noirs se partageaient le ciel…
Au niveau des plantes et végétaux de berges la ripisylve est très riche notamment sur le cours supérieur et sur les berges un peu à l’abandon mais là ou le courant était moins fort et la profondeur peu importante, la renoncule flottante avec ses fleurs blanches créait des barrages et freinait sèchement les bateaux. Quelques vaches limousines les pattes dans l’eau les broutaient avidement ce qui semblait représenter pour elles un délice !
A la fin de la grosse journée du mardi 17 juin, nous sommes partis récupérer les voitures et les conducteurs sont revenus en soirée au camping. J’avais proposé la veille de pouvoir faire le dernier jour une vingtaine de kilomètres de navigation ou faire quelques visites au cours du retour sur Clermont. La seconde solution a été retenue.
L’objectif premier annoncé sur le programme était de rejoindre Trémolat mais le faible débit a rendu ce projet impossible et malgré une belle navigation d’ensemble, nous étions à un peu plus de 45 kilomètres du but.
La Dordogne est un produit touristique important pour les départements traversés, il suffit de voir les milliers d’engins disponibles à la location sur les berges. Malgré la chaleur et le beau temps, nous avons navigué sans gêne ce qui ne doit pas être le cas en juillet et août.
Ce voyage en canoë en autonomie permet de découvrir un territoire d’une autre façon et la rivière permet d’avoir un recul sur les villages et le patrimoine architectural. Je souligne la bonne ambiance qui a régné dans le groupe entre des adhérents qui ne se côtoient peu ou pas au cours d’une saison.

La relation des journées :
J1 : 29,41 km, temps de navigation 4h22, temps de déplacement 5h06, vitesse 6,8 km/h.
Arrivés à l’endroit de la mise à l’eau, rive gauche entre le barrage du Sablier et Argentat vers 11h00, nous avons procédé au déchargement de la remorque, canoës et containers. Les bateaux alourdis ont été mis à l’eau. Les consignes habituelles ont été rappelées. Les difficultés sont expliquées et quelques points de repères sont donnés, les ponts notamment aujourd’hui dont le nombre sera de six. Après avoir dégusté le pique nique et pour certains faits connaissance, nous nous lançons dans le courant. Chacun est porteur d’un gilet d’aide à la flottabilité.
Les courbes de la rivière sont longues en ce début de parcours et les rives sont occupées de champs ou de cultures. La culture de la noix est une des richesses.
Après un peu plus de 4 kilomètres, rive gauche, la Maronne apporte un peu d’eau supplémentaire. Elle prend sa source à 1430 m d’altitude au Roc des Ombres dans le massif du Cantal. A 10 kilomètres, il nous faut garder la rive gauche afin d’éviter un bras à droite qui techniquement aurait été difficile à passer avec nos bateaux chargés.
Après le pont de Brivezac, la prochaine difficulté qui sera mal négociée par un bateau à hauteur du lieu-dit Bessol au kilomètre 24 est le seuil des deux rochers.
Beaulieu-sur-Dordogne se montre, le barrage, permet de maintenir un petit plan d’eau que touristes et locaux utilisent pour la baignade. J’explique que nous allons devoir prendre un bras rive gauche et pour cela utiliser un toboggan. La manœuvre accomplie, nous passons sous deux passerelles en zigzagant entre les arbres couchés et les hauts fonds et retrouvons le cours principal à la sortie du bourg. Le dernier pont franchi, d’un côté Beaulieu, de l’autre Altillac, il nous faut trouver un coin pour cette première nuit. Ce sera un espace pêcheur envahi sur l’arrière par la renouée du Japon. Tiens, tiens !
J2 : 30,95 km, temps de navigation 4h32, temps de déplacement 6h54, vitesse 6,8 km/h.
L’orage a grondé une partie de la nuit. Certains participants n’ont rien entendu…Ce matin le ciel est chargé. Nous déjeunons et je propose de démonter les tentes au dernier moment. Les premières gouttes nous ont renvoyés à l’abri de nos toiles et pendant une petite heure nous avons attendu que le ciel se calme. Chargement fait et auto-vérifié, nous reprenons notre descente sous un ciel bâché. Après moins de 2 kilomètres, rive droite, le château d’Estresses du XVI et XVII siècles et 10 kilomètres plus loin, la confluence rive gauche avec la Cère, rivière qui prend sa source à 1370 m d’altitude au Lioran dans le Cantal. Son débit moyen est annoncé à plus de 28 m³ seconde, ce qui ne se remarque peu aujourd’hui.
Au kilomètre 17, il nous faut choisir entre le toboggan rive droite peu engageant avec une sortie à angle droit du fait du manque d’eau ou le bras rive gauche qui conduit au port de Carennac. Je choisis la seconde option. Le lit étroit est encombré d’arbres à demi couché et la navigation sous ce couvert presque fermé nous oblige à des manœuvres permanentes et amusantes.


La pluie a cessé et la pause au port nous permet de prendre le pique nique. Je propose à celles et ceux qui le souhaitent d’aller visiter ce village, classé parmi les Beaux Villages de France avec son église romane, le château des Doyens, le prieuré clunisien.

Carennac vu du port

Un nouveau toboggan nous permet de regagner le lit principal de la rivière. Un pont routier puis ferroviaire, le belvédère de Copeyre, rive droite et les premières falaises crayeuses apparaissent, paysage tout a fait différent. Ce soir nous nous arrêtons au camping « Les Falaises » sur la commune de Martel, déjà l’occasion d’une pause en 2021 pour Atlas voir le compte rendu « Du Sancy à l’océan en suivant la Dordogne à vélorando ».

J3 : 33,71 km, temps de navigation 4h40, temps de déplacement 6h38, vitesse 7,2 km/h.
Dès le départ on constate que les méandres sont plus serrés. Entre le 14 et 15 kilomètres, rive gauche, un affluent, l’Ouysse apporte un peu d’eau et l’on peu voir sur l’éperon rocheux, le château Belcastel du Xème siècle. Au kilomètre 22, c’est le passage sous le viaduc de l’autoroute A20, l’Occitanie dont le brouhaha de la circulation se faisait entendre depuis un moment. Bientôt Souillac, rive droite, c’est l’heure de commencer à chercher un lieu de bivouac, mais les bords sont occupés par les cultures. Un grand espace vert nous attire, rive droite. On débarque sur un emplacement parfaitement entretenu. Marie et Vincent partent en reconnaissance. Un petit loueur fort aimable les mènent chez le responsable d’un camping pas encore ouvert. L’affaire est dans le sac, nous avons l’autorisation de nous installer à l’extrémité de la structure. Les sanitaires et l’eau ne sont pas ouverts. Ce soir ambiance bivouac. Après avoir transporté les containers et les canoës, l’installation est rapide, chacun à son rythme. Nous nous retrouvons à la rivière pour rafraîchir les corps et apprécier le bain. J4 : 34,69 km, temps de navigation 4h46, temps de déplacement 6h14, vitesse 7,3 km/h
Comme chaque matin, le lever se fait vers 07h00 et le départ sur l’eau vers 09h00. Les journées sont longues et le beau temps invite aux pauses.

Les loueurs ont lâché du bateau et dès le milieu de la matinée on se rend compte que l’on n’est plus les seuls à naviguer. Au kilomètre 9, nous passons le pont de St-Julien-de-Lampon puis un pont au kilomètre 18 et une passerelle au 19, points de repère pour savoir que nous allons entrer dans le cingle de Montfort, méandre très serré qui sur l’eau ne se remarque pas contrairement à la vue aérienne. Le château éponyme a une situation particulière dominant ce patrimoine naturel perché au plus haut de la falaise.

Château de Montfort

En faisant un calcul approximatif, au point le plus serré du cingle le cours d’eau sortant se trouve, en passant par la terre à moins de 500 mètres du point d’entrée alors que nous avons navigué environ 4 kilomètres et 1/2. La journée s’achève sur les canoës en admirant, rive droite la Roque-Gageac, cité troglodytique incontournable du Périgord, classée Plus Beaux Village de France. Le camping « La Plage » nous accueille pour la nuit.
Après le retour des conducteurs partis chercher les voitures, tout le monde se retrouve au snack. Le groupe en a profité pendant cette attente pour aller à pied visiter le village admiré de la rivière. Soirée conviviale, où chacun apporte sa vision du voyage et les petites anecdotes refont surface dans la bonne humeur.

J5 : après avoir chargé bateaux, containers, c’est l’heure du départ. Un premier arrêt est annoncé au château de Montfort. Un petit tour du village à pied, porte close, l’édifice ne se visite pas. Nouvel arrêt à un point de vue sur le cingle de Montfort. La prochaine pause est prévue à l’ancienne gare de Carlux, renommée « La gare Robert Doisneau » où une partie des œuvres du photographe est exposée et notamment des descentes de la Dordogne avec des canoës en bois. Merci Mireille pour cette recommandation. Retour sur Clermont en évitant au maximum les travaux à l’entrée et dans la Métropole. A l’arrivée, tous les participants ont aidé à remettre les bateaux sur le rack.
A bientôt pour une nouvelle aventure !

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