Sam 27/08/22 Marche Sportive autour du Puy de Dôme.


Animateur : Michel J.
Terrain : souple
Météo : température agréable, nuages bas. Timides éclaircies en fin de séance
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition : 1 paire de bâtons de 1,15 m.
Kilométrage : 3 voitures, 1 voiture en co-voiturage au départ de Clermont et 2 voitures sur place avec une moyenne de 35 km (aller et retour) soit 175 km
Nombre de participants : 5 animateur compris (0F, 5H)
Distance : 19 km 390 ; moyenne 6,6 km/h (montre gps), dénivelée 350 m (montre altimétrique), 450 m (montre gps).
Durée : 2h55 (de marche) et 3h05 (déplacement et pauses compris).

Itinéraire : départ parking n°1 « Puy de la Chopine » du panoramique des Dômes, golf des Volcans, plateau de Fraisse, Chabanne Vieille, Est des puys Balmet, Fillu, bac de Montmeyre, col de Ceyssat, chemin des Gouris, chemin de la Roche Pertuisade, Sud Est du puy de Couleyras, stationnement…

Observations : échauffement habituel. Deux pauses d’un total de 10 minutes pour boire et grignoter quelques fruits secs et autres encas tirés du sac à dos. Petit groupe pour une reprise tout en douceur sur une distance volontaire courte avec l’annonce que dorénavant l’activité se ferait en régulant volontairement la vitesse à 6,6 km/h afin d’être en capacité d’accueillir de nouveaux adeptes.

Remarque : une absente de dernière minute.


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Jeu 25/08/22 Cantal-Molompize

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 9 animatrice comprise (6F, 3H)
Météo : temps chaud et ensoleillé
Distance : 20 km (openrunner)
Dénivelé : 820 m (openrunner)
Durée : 6 h 50
Classement Atlas : moyenne
Kilométrage auto : 160 km pour 1 voiture de Clermont Fd et 130 km pour 1 voiture du Crest soit au total 290 km.
Préparation et rédaction : 2 h30
ITINERAIRE : Molompize, la Sagne, Charmensac, le Cuze, Chapelle de Vauclair, nord de Chalagnac, bois de Glaude, Bégoul, Molompize

Depuis Molompize petit village situé entre Massiac et Murat, en bordure de la rivière Alagnon, nous empruntons un chemin qui suit le ruisseau de Mazelaire. La passerelle qui à d’autres saisons doit être nécessaire pour le traverser, se révèle totalement inutile, celui-ci étant complètement à sec sur sa partie basse.

Ruisseau de Mazelaire

Bien ombragée, la montée régulière jusqu’au bois du Lac puis jusqu’au hameau de la Sagne, se fait assez facilement même si la chaleur est déjà bien ressentie.

En direction de la Sagne

La Sagne se révèle être un hameau très coquet où nous découvrons plusieurs œuvres d’art en bois ou en fer. Le patrimoine rural ancien est également bien présent avec un bel abreuvoir et un four à pain restauré.

Une œuvre d’Art à la Sagne

Le parcours sur le plateau se poursuit tantôt à l’ombre, tantôt au soleil mais avec un petit vent du sud ouest qui se charge de nous rafraîchir et jusqu’à Charmensac nous bénéficions de superbes vues sur la vallée de l’Alagnon et le plateau en face où nous devons passer cet après midi.

Vue sur la vallée de l’Alagnon

Dominant la vallée, un petit cimetière laisse supposer que le village de Charmensac est proche. Mais ce n’est qu’en arrivant au bout du plateau qu’on le découvre légèrement en contrebas.

Charmensac

Après avoir visité et admiré l’église bien restaurée, nous reprenons notre parcours et amorçons la descente vers la vallée. D’abord une partie rocheuse et ensoleillée puis nous pénétrons dans la belle hêtraie du bois de la Fage. La pente s’accentue jusqu’au ruisseau de la Fage où là encore la belle passerelle qui en permet le franchissement paraît démesurée au regard du débit actuel. Puis il faut ensuite remonter par une pente soutenue pour arriver au hameau de le Cuze, Après le puits carré, encore quelques mètres avant de découvrir sur notre gauche, dans une coulée basaltique, la grotte du Cuze qui a donné son nom au hameau. L’érosion aurait permis la mise à jour de cette cavité résultant des gaz emprisonnés lors de la formation de la coulée.

Grotte de Cuze

A partir de là, la descente finale sur la vallée de l’Alagnon commence. Le chemin serpente dans la hêtraie et avant d’arriver à la N 122 on profite de l’ombre offerte et encore du silence pour le pique nique. Après la traversée de la nationale et de l’Alagnon, nous voici à la chapelle de Vauclair qui date du XIIIème siècle. Mais elle est fermée et on ne peut pas en découvrir l’intérieur (retable à colonnes torses et vignes dorées classé à l’inventaire des Monuments Historique, sol ancien en pierre date du XVème siècle), seulement apercevoir à travers les grilles de la porte d’entrée les décors colorés de flore et de faune qui ornent les murs. Un dernier regard à la façade ornée d’une rosace et nous traversons la voie ferrée pour entamer la remontée sur le plateau vers le village de Chalagnac. Je choisis d’utiliser un chemin qui fait de nombreux zig zag, abandonnant l’idée première d’emprunter une sente plus directe mais moins facile. Plusieurs pauses permettent de venir à bout sans trop de difficultés des 330 m de dénivelé positif et l’on se retrouve à peu près au même niveau que le matin mais de l’autre côté de la vallée, avec vue sur le village de Charmensac. Un bout de plateau, descente le long du ruisseau de Bégoul, à nouveau traversée de l’Alagnon d’où nous apercevons les pailhas au dessus de Molompize (cultures en terrasses de plantes aromatiques, d’arbres fruitiers et surtout de vignes) et c’est l’arrivée aux voitures. Une longue pause pour partager les mirabelles ramassées et amenées par Daniel, puis un arrêt à Massiac pour un rafraîchissement et la dégustation des célèbres macarons offerts par Bénédicte terminent cette journée. Merci à tous et à bientôt pour une nouvelle journée de randonnée.

Photos de Bénédicte, Régine et Mady

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Séjour n°14  » De Clermont-Ferrand au Mont St Michel à vélo-rando « 

du samedi 02 au samedi 16 juillet 2022

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 10 dont 3 femmes et 7 hommes.

Le mot de l’animateur : déjà réalisé en 2017, ce challenge a de nouveau été plébiscité devant deux autres itinéraires linéaires proposés, de Clermont à Montségur et de Clermont au sommet des Monts d’Arrée, le Roc’h Trevezel. Par rapport à 2017, l’itinéraire a été remodelé en suivant la rive gauche de l’Allier de Moulins au Pont canal du Guétin puis à partir de Damigni (Orne), la variante Sud nouvellement ouverte par Pré-en-Pail qui a permis de gravir à vélo, le Mont des Avaloirs, plus haut sommet du massif Armoricain.
La jeunesse est venue nous rejoindre en la personne d’Ilian, 11 ans et 1/2, plus jeune adhérent de l’association qui a démontré par sa forme, sa curiosité et son état d’esprit et que l’on pouvait apporter du renouveau dans notre structure. Quatre adhérents partaient avec Atlas pour la première fois pour un périple long. Le programme a été réalisé dans son ensemble avec en plus la visite de la cathédrale d’Orléans, suggestion d’Armand. Les animations autour des éléments naturels et patrimoniaux rencontrés ont été, il me semble, appréciées.
Je mentionne à l’attention des lecteurs non-initiés intéressés par cette forme de voyage que nous nous déplaçons avec des vélos chargés sans assistance électrique équipés de porte-bagages pouvant supportés tout le matériel pour une itinérance.

Météo : anormalement ensoleillée avec des températures en fin de séjour assez élevées..
Faune rencontrée : des oiseaux et notamment d’eau le long de l’Allier et de la Loire, hérons cendrés, cigognes blanches, aigrettes garzette, cygnes tuberculés, colverts, poules d’eau, sternes naines et pierregarin, cormorans continentaux, mouettes rieuses, goélands argentés, canards Tadorne de belon, goélands argentés, leucophées, bruns, de petits limicoles et des oiseaux plus communs, pies, tourterelles turque, pigeons ramiers, martinets noirs, hirondelles de fenêtre et de cheminée, quelques rapaces… milans noirs, busards cendrés (2) et comme mammifères, chevreuils, lièvres, écureuils, renards et j’en oublie sans doute….

Itinéraire : le challenge consistait à relier Clermont-Ferrand au Mont Saint Michel en utilisant au maximum des voies à faible circulation ou des pistes cyclables et voies vertes (voir les détails ci-dessous pour l’itinéraire suivi). Seuls quelques passages sur les ponts ont nécessité une attention particulière.
Pour préparer et réaliser cette traversée, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, les cartes Michelin départementales n°319, 326, Eurovélo6 (3 et 4), Ign n°19 et 26 et un topo vélo édition Ouest-France, la Véloscénie de Paris au Mont-Saint-Michel. Nous avons eu recours à plusieurs reprises à Google pour situer les points de chute et les commerces, merci à Armand, Pascal, Valérie et Mady pour leurs aides.

Classement : moyen, compte tenu de la durée (1 jour de transport, 12 jours de voyage à vélo, 2 jours consacrés au Mont Saint Michel et à la baie)
Kilométrage parcouru (montre Gps) : 806,99 soit 67,25 moyenne par jour, distance la plus longue 91,45 km et la plus courte 54.88km. Moyenne : 15,96. Durée de roulage totale : 50h46. Sur la journée, maximum 5h56, minimum 3h10. Durée de déplacement totale : 83h27. Sur la journée, maximum 10h27, minimum 3h10. Dénivelés positifs : 3830m. Dénivelés négatifs : 4005m (données fournis par une montre Garmin).
Ces données sont données à titre d’information et varient d’un Gps à l’autre, le mien un Garmin un peu ancien a un temps de réaction après l’auto pause un peu plus long. La différence entre la durée de roulage et de déplacement qui peut être importante s’explique par les arrêts pour les visites, les pauses pour les animations notamment autour de la faune, les pique-niques, les ravitaillements etc… Le kilométrage aller et retour à vélo du jour 13 n’a pas été comptabilisé dans le total soit 70km en plus.
Conditions de roulage : bonnes dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes.

Hébergement : sous des tentes individuelles ou double. Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo dans les campings à l’exception du camping municipal de Nogent-le-Rotrou mal entretenu avec des sanitaires sales.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour).
Transport retour : à l’aide de deux véhicules apportés par Sophie et Jean-Pierre qui partaient faire un périple en Bretagne, une Dacia Sandero et un grand Kangoo Renault. Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée.
Equipement : vélos (personnels) VTT avec des pneus non crantés équipés de porte-bagages et sacoches ou tirant une remorque Bob (1 Yak ). La remorque « Bob » et deux paires de sacoches de marque Vaude appartenant à l’association ont été mises à disposition.

Découpage du séjour
Les données ci-dessous, le kilométrage (K), la durée de roulage (DR), et la moyenne journalière (MJ) ont été fournies par une montre Gps et les dénivelés (DP)(DN) et le temps de déplacement (DD) par une montre Suunto altimétrique.
Deux jours et demi ont été nécessaires pour traverser les départements du Puy-de-Dôme, de l’Allier et d’une partie de la Nièvre. L’orientation est Nord suivant au plus près la rivière Allier.

J1. Samedi 02 juillet 2022 K : 64,87 ; DR : 3h49 ; MJ 16,9 ; DP : 145m ; DN : 205m ; DD : 5h11
Départ de Montferrand après chargement des sacoches et de la remorque. L’étape du jour consiste à rejoindre Bellerive sur Allier. La sortie de l’agglomération en direction de la Limagne s’est passée sans problème, en utilisant les pistes et bandes cyclables. Gerzat puis Lussat, les Martres d’Artières, Joze où nous avons franchi l’Allier pour la suivre rive droite jusqu’au Pont de Limons en passant par Culhat (Lanterne des Morts) Crevant Laveine, Vinzelles, Charnat. Après le passage sur le pont de Limons, nous avons continué rive gauche, passant le Port-de- Ris, St Priest Bramefant, admirant de loin le château de Maulmont dédié aujourd’hui à diverses réceptions. L’arrivée sur St Yorre malgré les nouveaux ronds points et voies routières s’est déroulée avec peu de circulation. La nouvelle voie verte située à proximité du pont, ratée dans les premières centaines de mètres, nous a permis de rouler tranquillement jusqu’au terme de notre première étape, le camping des Acacias à Bellerive.

La campagne sur de petites routes tranquilles, à proximité de l’Allier

Informations complémentaires 

Première halte de notre parcours, Culhat, devant la lanterne. Nous apprenons qu’il s’agit d’une lanterne des morts, ce qui suscite curiosité, questions et discussions. Nous découvrirons ensuite qu’elle date du XIIème siècle, comme la plupart de ces édifices.
A l’origine située à l’intérieur du cimetière avant le déplacement de ce dernier en 1921, elle est classée au titre des monuments historique depuis le 12 juillet 1886. C’est un édifice plutôt rare en Auvergne, à tel point que la ville en a fait l’élément majeur de son blason.
La fonction de ces lanternes, ou fanaux funéraires, reste méconnue. Dès l’antiquité, il est de tradition d’entretenir une flamme auprès des tombes, chez les celtes la lumière est censée rassurer les habitants et chasser les mauvais esprits, voire la mort elle-même. Cette coutume est reprise par les premiers chrétiens pour qui la mort n’est qu’un passage vers la lumière céleste. Celle de Culhat pourrait aussi avoir une fonction plus pragmatique : située à quelques centaines de mètres de l’Allier, elle renseignait les bateaux sur leur position exacte.
Le site du Château de Maulmont, était au XIIIème siècle la Commanderie Templière de la Gagère, construite par le Grand Maître de l’ordre du Temple, Renaud de Vichy, dès son retour de croisade en 1255. Cette Commanderie de l’Ordre Templier est positionnée sur les collines dominant les rives de l’Allier.

J2. Dimanche 03 juillet 2022 K : 71,98 ; DR : 4h23 ; MJ 16,4 ; DP : 550m ; DN : 560m ; DD : 6h45
Passé Vichy et ses nombreux aménagements rive droite et rive gauche qui rendent les bords de l’Allier accessibles et agréables aux piétons et cyclistes, nous poursuivons notre route en empruntant la nouvelle voie verte rive droite qui nous amène directement aux portes de Billy. Pas le temps de visiter les ruines du château fort du XIIIème siècle, car l’étape du jour est un peu longue et représente un test important pour le groupe. A Billy, nous repassons rive gauche et poursuivons au plus près de la rivière, Paray-sous-Briailles, Contigny, Monétay-sur-Allier, Bresnay. Avant Contigny, la Sioule a été franchie, le bec de Sioule se situe peu après Saint-Pourcain laissé sur notre gauche. Une pause au château de Fourchaud puis Besson et Moulins après avoir traversé à l’ombre de grands arbres la forêt des Prieurés-Moladier de 1649 hectares. La nuit sera passée dans le parc herbacé et sous des platanes majestueux de la maison diocésaine St Paul. Avant le repas, déambulations pédestres dans le vieux Moulins rive droite après avoir franchi le Pont de Régemortes, petit clin d’œil aux canoéistes d’Atlas qui l’ont passé, il y a quelques semaines mais par-dessous.

Informations complémentaires

Château de Fourchaud : le nom Fourchaud semble provenir de « Fourche », puisque c’est là que se séparait la route gallo-romaine qui venait de Bourges et allait soit à Lyon, soit à Clermont-Ferrand. Il date du XIV et XVème sicle et appartient à la maison de Bourbon-Parme.
Pont Régemortes rebâti en 1753 par l’ingénieur Louis Régemortes après son effondrement en 1711 Un des premiers et plus grands construits en France, longueur 301,50m.

J3. Lundi 04 juillet 2022 K : 91,45 ; DR : 5h26 ; MJ 16,8 ; DP : 485m ; DN : 530m ; DD : 8h53
Nous poursuivons rive gauche après avoir ravitaillé à l’ouverture du magasin à la sortie de Moulins. Quelques kilomètres après cette grande ville du Bourbonnais, l’animateur tente la traversée à gué de la Queune, peu profonde mais pavée et recouverte d’un limon extraordinairement glissant. Le résultat est simple et se passe de commentaires mais a fait l’objet de nombreuses photos…le reste du groupe utilisant la passerelle ! Bientôt Montilly puis Bagneux, le tracé longeant la forêt des Prieurés, Aubigny derrière nous, nos regards sont attirés par de nombreuses cigognes blanches qui chassent quelques rongeurs ou insectes dans les prés. Le pique-nique est pris dans le jardin municipal de le Veurdre, haut lieu ancestral de la batellerie. A quelques kilomètres de là, juste après Château-sur-Allier, nous entrons dans le département du Cher. Quelques montées et descentes coupant une succession de petits ruisseaux et c’est l’arrivée sur Apremont-sur-Allier, village harmonieux avec son château et son parc floral. Une nouvelle pause à l’écluse des Lorrains avec quelques explications (voir ci-dessous) puis une longue voie verte entre canaux et Allier jusqu’au Pont canal du Guétin qui mérite bien la visite des écluses et le surplomb de la rivière. Le Bec d’Allier et son point d’observation passé nous longeons maintenant la Loire en voie partagée ou par des portions de voies vertes, arrivons à La Charité-sur-Loire, camping la Saulaie situé sur l’Île. Installation faite, chacun à son rythme va visiter les vieux quartiers de la ville.

L’animateur s’est remis sur ses jambes après un bain forcé…

Informations complémentaires 

L’écluse des Lorrains. Une des activités de la région au cours du XVIIIème et XIXème siècle était le commerce du sable extrait des alluvions de l’Allier et de la Loire au niveau du Bec d’Allier. Afin de faciliter son transport du lieu d’extraction au port de la Grenouille en aval du pont-canal, l’ingénieur Adolphe Jullien fut chargé de la construction d’une écluse et d’un canal de liaison. Cette écluse devait également servir d’alimentation en eau au canal latéral à la Loire.
Le Pont Canal du Guétin permet au canal latéral à la Loire de franchir la rivière Allier d’une rive à l’autre. Inauguré en 1838, réalisé en pierre d’ Apremont-sur-Allier, cet ouvrage est monumental, 343m de longueur comprenant 18 arches. Le dénivelé est rattrapé en aval par une double écluse pour une chute d’eau de 9m60. Aujourd’hui, les bateaux de plaisance en sont les principaux utilisateurs.

J4. Mardi 05 juillet 2022 K : 67,01 ; DR : 4h05 ; MJ 16,4 ; DP : 105m ; DN : 125m ; DD : 6h42
Toujours orienté vers le nord, les petites villes et villages se succèdent sans à coups. Nous laissons Sancerre et son vignoble sur notre gauche. Cosne-sur-Loire, permettra le ravitaillement pour le pique-nique qui sera pris à l’abri du soleil sur les bords de Loire. Nous continuons rive gauche, le long de ce fleuve sauvage et allons rapidement apercevoir la première centrale nucléaire, Belleville-sur-Loire, le contournement nous fait suivre pendant un cours moment, le canal latéral à la Loire. Nous restons rive gauche et arrivons dans le département du Loiret. La voie verte installée sur la levée nous permet de pouvoir observer de haut, les alentours. Surprise sur notre gauche, le terrain est pourtant bien sec mais nous ne rêvons pas, nous voyons bien tous la même chose, un troupeau de buffles plus précisément de bufflonnes.
Sur le site de Mantelot, une longue pause est nécessaire pour comprendre et imaginer la traversée du fleuve par les bateliers avant le construction du Pont canal de Briare (voir explications ci-dessous). Fin d’étape à Châtillon-sur-Loire, rive droite.

Le site de Mantelot

Informations complémentaires 

Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Deux réacteurs à eau pressurisée (REP) de 1300 mégawatts (MW), chacun. La construction a eu lieu entre 1979 et 1988.
Ecluse de Mantelot. Avant la construction du pont-canal de Briare, ce passage permettait aux bateaux, venant du sud et allant vers Paris ou l’inverse, de passer de l’ancien canal latéral à la Loire à l’ancien canal de Briare par la Loire. Pour cela, un système d’épis et de levées submersibles construit par l’homme permettait d’avoir une hauteur d’eau suffisante. En 1880, une chaîne immergée et placée de chaque côté permettait de retenir le bateau en cas de forts courants en haute eau ou de le tirer en cas de faibles courants en basse eau. Le nombre de bateaux était alors d’environ 4000 par an. Elle fut remplacée plus tard, en 1880, par un toueur, qui accompagnait les bateaux lors de la traversée. Le nombre de bateaux passa alors à environ 9000 par an. Malgré tous les moyens mis en place, la traversée était dangereuse (le courant pouvait atteindre 2,5 mètres par seconde en haute eau) et l’on dénombrait environ 10 naufrages par an. Si un bateau sombrait, il était repêché au niveau des écluses de Briare. Le temps de passage pouvait durer de 2 à 4 heures pour la descente et de 3 à 6 heures pour la montée. De nos jours, on peut toujours voir le chemin de halage, appelé « La levée de l’escargot » ainsi que la rampe d’accès au pont et les tireurs de câbles de chaque côté de la rive.

J5. Mercredi 06 juillet 2022 K : 61,43; DR : 3h52 ; MJ 15,8 ; DP : 125m ; DN : 140m ; DD : 6h05
Rive droite nous quittons la Loire pour longer le vieux canal, arrivons à Briare au niveau du pont-canal. Le franchissement à pied permet d’admirer la beauté de l’ouvrage métallique, les lampadaires et les deux colonnes rostrales ornementées, de part et autre du pont. Profitant du courant, un fûtreau descend à belle allure le fleuve avec quelques touristes à bord. Jusqu’à Sully, nous resterons rive gauche. La pause de midi se fera à proximité des douves du château dans le parc arboré profitant de l’ombre.

Le canal de Briare

La fin de l’itinéraire du jour suit de près la Loire et nous offre une lumière particulière et renouvelée en permanence. Camping La Maltournée, rive gauche.

Informations complémentaires 

Pont-canal de Briare. Il fait partie de ces monuments qu’il faut avoir vu. Un incontournable du genre. Et pour cause ! Jusqu’en 2003, il fut le plus long pont-canal d’Europe ! 662 mètres à parcourir à pied avec de l’eau dessus et dessous… et une vue imprenable sur la Loire. Il a été détrôné par le pont-canal de Magdebourg, sur l’Elbe qui mesure 918 mètres.
Le fûtreau est un type de barque d’usage local sur la Loire. Il peut être gréé ou non d’une voile carrée suivant les usages auxquels il est voué. La dimension traditionnelle d’un fûtreau est d’une dizaine de mètres.

Un fûtreau, bateau de Loire

Château de Sully. Le château est mentionné dès 1102, il contrôlait un pont sur la Loire qui disparut dès le XIVème siècle. Il n’a appartenu au cours des siècles qu’à trois familles : les premiers seigneurs de Sully, la famille de la Trémouille, et la famille de Béthune.
Le château est entouré de douves encore en eau et comprend deux parties distinctes : le donjon et le petit château. Il est bâti au confluent de la Loire et de la Sange.

Le château de Sully

J6. Jeudi 07 juillet 2022 K : 63,55; DR : 3h57 ; MJ 16,1 ; DP : 110m ; DN : 145m ; DD : 6h54
A chaque passage espacé de quelques années, de nouvelles améliorations sont significatives pour un confort et une sécurité accrus pour les cyclistes. Que de changements depuis 2004 de cette partie de l’Eurovélo6 initiée par François Dumon, Vice-Président de la Région Centre, les petites routes ont laissé la place à des voies exclusivement réservées aux vélos et autres engins, non motorisés.
Partis comme chaque jour vers 09h00 du matin, rive gauche, nous passons Jargeau. Quelques travaux en cours à l’approche de la grande ville ligérienne d’Orléans ne nous permettent pas de traverser la base de loisirs et de rester à proximité du fleuve. Passé rive droite, l’itinéraire devient intuitif sur de larges pistes cyclables. Une petite montée sur un espace piétonnier nous mène à la Cathédrale où chacun à son rythme visite ce monument majestueux rempli d’histoire où sont installées dans la nef, les armoiries des principaux compagnons de Jeanne d’Arc, Jean Poton de Xaintrailles, Gilles de Rais, Thibaut d’Armagnac etc…. Nous pique-niquons près du fleuve face à ce drôle de bateau l’Inexplosive n°22, réplique de bateaux à aubes qui assuraient le transport de voyageurs.

Visite de la cathédrale d’Orléans
La nef avec les armoiries des compagnons de Jeanne d’Arc

Le pont de l’Europe équipé de deux superbes pistes réservées aux vélos, nous fait passer de nouveau rive gauche. St-Hilaire-St-Mesmin où nous traversons le Loiret qui rejoint peu de temps après le fleuve à la pointe de Courpin où l’on peut apercevoir de nombreux oiseaux d’eau (animation). Après Orléans, le fleuve et notre parcours s’oriente Sud-Ouest. Meung-sur-Loire, nous fait repasser rive droite et c’est bientôt Beaugency et son vieux pont que nous franchissons avec prudence pour nous installer au camping le Val de Flux.

Animation sur les oiseaux d’eau à la point de Courpin

Informations complémentaires 

Cathédrale Sainte Croix d’Orléans. Comptant parmi les 5 plus vastes cathédrales gothiques de France (140m de long, 53m de large avec une flèche culminant à 106m), elle fut commencée en 1287 et officiellement inaugurée le 8 mai 1829.
Le Loiret, rivière de 11,6km qui signifie petite Loire, prend sa source dans le quartier orléanais d’Orléans-la-Source dans l’enceinte du parc floral de La Source au lieu-dit « le Bouillon ». Elle est alimentée par les pertes de la Loire au niveau de Jargeau.
Beaugency. Le Pont, construction originaire du XIème siècle. Selon la légende : Œuvre du Diable.
Edifice de 435m de long. C’est le pont de pierre le plus ancien et le plus long édifié sur la Loire. Les cinq premières arches, rive droite, étaient autrefois fortifiées (porte, pont-levis, tours, hautes murailles, chemin de ronde et chapelles). Rive gauche, côté Sologne, le pont était également pourvu d’une porte encadrée par deux tours rondes et d’un pont levis.

J7. Vendredi 08 juillet 2022 K : 74,15; DR : 4h35 ; MJ 16,1 ; DP : 390m ; DN : 325m ; DD : 6h43
Peu après Beaugency, à Tavers, nous quittons l’Eurovélo6 et prenons une orientation Nord par de petites routes à faible circulation. Nous laissons rapidement les vacanciers sur l’autoroute A10, fort chargée et entrons sur le département du Loir et Cher. Les parcelles de cultures sont immenses et les moissons sont en grande partie faites, les chaumes des différentes céréales cultivées dans cette partie Sud-Ouest de la Beauce donnent un aspect désertique à la campagne. La forêt de Marchenoir nous apporte un peu de fraîcheur puis par la D42, nous coupons la voie Romaine Jules César (sans indication, ni trace sur le terrain), Moisy, Brévainville. Une belle descente nous amène sur les bords du Loir que nous traversons à St-Jean-Froimontel, nous effleurons par le Nord la grande forêt de Fréteval, Droué et enfin Arrou. Petit bourg à l’habitat modeste mais bien pourvu pour le ravitaillement du voyageur avec le camping du Pont de Pierre écrasé de chaleur mais fort agréable. Ce soir le pizzaïlo est de passage sur la place de l’église et améliore l’ordinaire.

J8. Samedi 09 juillet 2022 K : 49,07; DR : 3h10 ; MJ 15,4 ; DP : 370m ; DN : 400m ; DD : 5h40
Le profil de l’étape est moins accidenté mais toujours fait de petites bosses et de courtes descentes. Par la D126, orientée presque plein Nord, nous atteignons rapidement, Unverre puis traversons successivement deux axes routiers importants, la D955 et l’autoroute A11, l’océane. Encore une petite cassure et nous arrivons pour une pause bien méritée à la Croix du Perche où un long arrêt est prévu pour admirer les boiseries et le plafond peint de cette petite église. Nous sommes sur les contreforts des collines du Perche. Quelques belles descentes et montées puis c’est Thiron-Gardais où une nouvelle halte pique-nique permet à chacun à son allure d’aller visiter le domaine de l’ancienne abbaye et de déambuler dans les rues de ce village à la recherche du collège Royal Militaire ouvert sous Louis XVI en 1630. Le nouveau propriétaire, Stéphane Bern a redonné vie à ce lieu après trois années de travaux en ouvrant un musée qui relate l’histoire de l’abbaye et la vie des élèves, « les cadets gentilshommes des élèves officiers ». Il nous reste une trentaine de kilomètres pour atteindre Nogent-le-Rotrou et le camping des Viennes situé à proximité d’une petite rivière « le Val Roquet ».

Petite pause à Thiron Gardais

Informations complémentaires 

La Croix du Perche, Eglise Saint Martin, classée Monument historique depuis 1934, remarquable pour sa voûte unique à charpente apparente restaurée en 2003 grâce à l’implication du mouvement associatif. A l’origine chapelle d’un prieuré fondé par les moines de Saint Bernard de Thiron au XIIème siècle, devenue église paroissiale au XVIème siècle, cet édifice cache sous sa sobriété extérieure une richesse unique, une voûte lambrissée peinte de 118 panneaux polychromes, datés de 1537. A l’abside le décor comporte des têtes humaines et, à la calotte, un soleil avec des rayons et des anges aux ailes déployées. Aucun texte ne nous renseigne sur cette œuvre d’art étonnante, qui valut à cet édifice d’être classé Monument Historique en 1934, et suscite, depuis sa restauration, l’admiration de nombreux visiteurs. Le retable, du XVIIème siècle, livre lui aussi, depuis sa restauration en 2008, quelques œuvres étonnantes.

Plafond et cœur de l’église de la Croix du Perche

Thiron-Gardais : l’abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron est un haut lieu de spiritualité d’où essaimèrent vingt-deux abbayes et plus d’une centaine de prieurés en France, en Écosse, en Angleterre et en Irlande. Ce rayonnement fut tel qu’on parlait de l’ordre de Tiron.

J9. Dimanche 10 juillet 2022 K : 64,05 ; DR : 3h52 ; MJ 16,5 ; DP : 350m ; DN : 300m ; DD : 6h40
L’ombre des arbres de cette petite route nous protège de l’ardeur des premiers rayons du soleil, Condé-sur-Huisne est atteint rapidement et entrons sur le département de l’Orne. Une voie verte est maintenant notre fil conducteur, ancienne voie ferrée désaffectée au revêtement en stabilisé. Dans un paysage bocager, nous pouvons admirer petits châteaux et maisons de maître tout le long du parcours. La pause pique-nique sera prise à la ferme de Xavier, agriculteur-éleveur à Mauves-sur-Huisne, ami de Michel J. Après quelques détours par de petites routes champêtres agrémentées de bosses, nous passons au Sud de Mortagne-au-Perche et arrivons au Mêle-sur-Sarthe, une des communes du Parc Naturel Régional Normandie Maine. Accueil sympathique au camping la Prairie situé en bordure de la rivière Sarthe et d’un magnifique plan d’eau aménagé.

Informations complémentaires 

Le Parc Naturel RégionalNormandie Maine couvre plus de 200,000 hectares et compte 164 communes sur les départements de l’Orne, de la Manche, de la Mayenne et de la Sarthe. Les grandes forêts domaniales d’Ecouves et de Perseigne en font partie ainsi que plusieurs sommets emblématiques, le Mont des Avaloirs (alt. 416m), la Butte Chaumont (alt. 378m), le Signal d’Ecouves (alt. 413m), les Rochers du Vignage, le Signal de Perseigne (alt. 349m) reliquats d’un mouvement magmatique d’il y a quelques 540 millions d’années…

J10. Lundi 11 juillet 2022 K : 84,16 ; DR : 5h26 ; MJ 15,5 ; DP : 660m ; DN : 620m ; DD : 10h27
Depuis la Croix-du-Perche, notre périple s’est orienté Nord-Ouest puis depuis Mortagne-au-Perche, Ouest, Sud-Ouest. L’arrivée sur la préfecture de l’Orne, Alençon, ne pose aucun problème contournant les quelques difficultés, aérodrome, zones pavillonnaires. La fin de la voie verte, à proximité de la gare Sncf, nous permet de ravitailler dans une petite surface alimentaire idéalement positionnée. Bien aménagée, les pistes cyclables nous permettent d’atteindre le cœur de la cité. Face à la préfecture, la maison natale de Sainte Thérèse de Lisieux puis visite de la basilique de style gothique, passage à la halle aux toiles, à l’esplanade de la mairie et sur la gauche le château des Ducs. Le pique-nique est pris dans le parc de la roseraie très apprécié des alençonnais. Par un itinéraire partagé nous quittons la ville pour retrouver rapidement une campagne verte et vallonnée à partir de Damigni. Après ce village, nous avons fait le choix de l’itinéraire Sud afin de faire pour la première fois l’ascension à vélo du Mont des Avaloirs, sommet culminant du massif Armoricain situé dans le département de la Mayenne. Nous profitons du calme de cette ancienne voie ferrée très proche dans un premier temps de la surchargée nationale 12 pour rouler à bonne allure mais bientôt sur notre gauche se présente la difficulté de la journée. La pente douce au début se durcit rapidement pour avaler sur quelques kilomètres les 130 mètres de dénivelé. Enfin le belvédère très caractéristique dont nous gravirons à pied les derniers 30 mètres qui permettent de découvrir un paysage magnifique sur 360°. Nous sommes aux confins du massif armoricain et du bassin parisien. Quelques photos souvenirs et c’est la longue descente à fort pourcentage qui nous fait atteindre Pré-en-Pail, gros bourg endormi, carrefour routier important. Une mauvaise surprise nous y attend, le camping municipal encore référencé il y a quelques mois n’existe plus depuis des années ! Concertation entre les participants, recherche sur internet, la meilleure solution est de poursuivre sur notre itinéraire sans s’écarter et de gagner Bagnoles-de-l’Orne. Un peu plus de 25 kilomètres à faire mais le groupe est en forme et c’est très rapidement que nous arrivons à notre point de chute, le camping de la Vée. Par contre pas de ravitaillement sur place et vue l’heure, nous utiliserons nos réserves pour le repas de ce soir et le petit déjeuner, un peu d’aventure !

Informations complémentaires 

Alençon : La basilique Notre-Dame est une église d’architecture gothique située au centre d’Alençon dans la zone piétonne. Sa construction a été commencée par Charles III, Duc d’Alençon au temps de la guerre de Cent Ans en 1356 pour se terminer au XIXème siècle. C’est une basilique depuis le 10 août 2009. Cet édifice gothique possède une nef à cinq travées du XVème, début XVIème siècle de style gothique flamboyant,. A la suite d’un incendie, le chœur et le clocher ont été reconstruits au milieu du XVIIIème siècle. La lanterne (vers 1736) est l’œuvre de l’architecte-ingénieur Jean-Rodolphe Perronet. Son triple portail est dû à Jean Lemoine.

Porche d’entrée de la basilique d’Alençon

La Halle au Blé. Construite fin XVIII – début XIXème, elle est ouverte au commerce des grains en 1812. L’architecture circulaire, voulue par son concepteur, Joseph Beerthélemy, déconcerte par son audace. La modernité embellira très vite l’édifice. Premier bâtiment doté du gaz en 1860, il s’orne en 1865 d’une coupole de verre, à l’instar de la Halle aux Blés de Paris. Au XXème siècle, elle connaît de multiples affectations : hôpital pendant la Première Guerre mondiale, elle devient le lieu de nombreux évènements : foires, marchés, expositions… Inscrite aux monuments historiques en 1975, elle est entièrement réhabilitée et mise en lumière en 2000. 
La Halle au Blé est aujourd’hui un bâtiment dédié au multimédia accueillant notamment l’Échangeur de Basse-Normandie, centre de veille au service des nouvelles technologies. Elle accueille également la Cité des métiers et le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) Centre Orne.
L’hôtel de ville.  Un clin d’œil au petit Trianon. Bâti en 1783 par l’architecte Jean Delarue à l’ouest de la place Foch, l’Hôtel de Ville, orienté à l’Est, est construit sur l’emplacement d’une partie du château des Ducs d’Alençon. Avec un équilibre très classique de style Louis XVI, sa construction en pierres de taille s’incurve avec élégance en un arc de cercle. Soutenue par de hauts pilastres, sa façade est empreinte d’une grande noblesse. Celle-ci est surmontée à droite et à gauche d’un fronton rectangulaire et de deux balustrades qui évoquent le petit Trianon. À l’intérieur, les tons sont ocrés et les murs du hall sont ornés de pierre brute. La salle du conseil et des mariages est de style Louis XVI avec des boiseries gris perle, un papier peint à dominante jaune ainsi qu’un grand lustre.
Le Mont des Avaloirs, du haut de ses 416 mètres, est le point culminant du Massif armoricain et du Grand Ouest. Il est situé dans le département de la Mayenne, à la limite de celui de l’Orne, au cœur de la forêt de Multonne.

Le Mont Des Avaloirs, une première pour Atlas

J11. Mardi 12 juillet 2022 K : 54,88 ; DR : 3h33 ; MJ 15,4 ; DP : 415m ; DN : 405m ; DD : 5h56
Avant de reprendre notre itinéraire, nous traversons la station thermale, très chic, de Bagnoles-de-l’Orne à la recherche de magasins pour le ravitaillement. Nous filons entre plan d’eau et golf à travers la forêt domaniale des Andaines vers Domfront pour la prochaine pause. Quelques passages à forts pourcentages puis c’est l’arrêt dans la cité médiévale pour la visite de quelques espaces notamment les vieilles demeures à pan de bois, l’église Saint Julien à l’architecture byzantine et les points d’observation sur la campagne environnante. Encore un peu plus de 30 kilomètres pour atteindre Mortain et sa longue montée en voie partagée où il ne faut pas se tromper dans le développement à utiliser. Camping sur l’ancienne position du château et son joli panorama. Deux courageux ont même poussé jusqu’aux Petite et Grande cascades alimentées respectivement par le Cançon et par la Cance.

Informations complémentaires 

La cité médiévale de Domfront dressée sur son promontoire fait partie des  » Plus Beaux Détours de France « . Elle est riche de son passé historique et a vu de nombreux Rois séjourner dans son château : Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt, Richard Coeur de Lion, … C’est d’ailleurs Henri Ier Beauclerc, futur Roi d’Angleterre qui fit élever le puissant donjon dont les ruines sont visibles.

Rues de la cité médiévale de Domfront

J12. Mercredi 13 juillet 2022 K : 60,39 ; DR : 4h12 ; MJ 14,3 (15,2 avant les herbus) ; DP : 445m ; DN : 575m ; DD : 7h20
Peu après Domfront, nous pénétrons dans le département de la Manche. L’étape de ce jour est courte et tout le monde a hâte de rejoindre le Mont !
Bien implantée, tantôt rive droite, tantôt rive gauche de paisibles ruisseaux ou petites rivières, la voie verte nous permet une progression rapide et confortable. A Saint-Hilaire-du-Harcouët, nous longeons côté gauche l’un des fleuves côtiers qui alimentent en eau douce la baie, la Sélune. Le ravitaillement est proposé à Ducey ce qui nous oblige à traverser une partie de la ville, les trottoirs assez larges nous permettent d’éviter la dangerosité de la circulation. Toujours sur l’ancienne emprise ferroviaire, la voie nous amène rapidement à Pontaubault où nous jetons en passant un œil discret au pont médiéval. Nous nous hâtons aspirés que nous sommes par la « Merveille ». C’est chose faite à la pointe de Roche-Torin où, à la pause du pique-nique sous un soleil radieux et une bonne luminosité, nous pouvons admirer le Mont-Saint-Michel, les herbus et l’immensité de la baie.

L’objectif est en vue à la pointe de la Roche-Torin

Nous allons conserver maintenant une vue presque permanente sur le « Mont » but de ce voyage. L’idée était d’atteindre comme en 2017, le camping en traversant les prés salés mais un peu d’inconfort pour certains et un porte-bagage défaillant, nous obligent à nous rapprocher de la nouvelle piste ouverte sécurisée entre la D275 fort chargée en cette période de vacances et les prés. Encore un effort et c’est la longue remontée vers le barrage à notre gauche sur le Couesnon sur la voie réservée aux vélos, aux piétons et aux bus qui assurent le transport des visiteurs entre les parkings situés en amont et l’illustre monument. C’est la traditionnelle photo d’arrivée prise du groupe avec en arrière plan la Merveille de l’Occident. Notre campement installé au seul camping à proximité, chacun pourra contempler à loisir et selon son envie ce panorama exceptionnel.

L’arrivée au Mont-Saint-Michel

Informations complémentaires 
la Sélune est un fleuve côtier qui prend sa source à Saint-Cyr-du-Bailleul, et coule dans le département de la Manche. D’une longueur de 84.7km et d’un débit moyen de 11m3 par seconde, il se jette dans la baie du Mont Saint-Michel.
Le Couesnon est un petit fleuve côtier long de 101 à 97.8km selon les sources avec un débit moyen de 7.1m/s qui coule dans les trois départements d’Ille-et-Vilaine, de la Manche, de la Mayenne, dans les trois régions Pays de la Loire, Bretagne et Normandie.

Le Mont entouré d’eau, à droite le Couesnon

Il prend sa source près de l’étang de Vézins, sur la commune de Saint-Pierre-des-Landes en Mayenne et son embouchure se situe dans la baie du mont Saint-Michel. Il marque le frontière entre Normandie et Bretagne.
Les herbus, terme local pour désigner les marais salés, appelés également prés salés, l’un des patrimoines les plus remarquables de la baie du Mont-Saint-Michel. La superficie exceptionnelle de ces herbus (près de 4100ha), la plus vaste du littoral Français et d’Europe, la rareté des espèces et des groupements végétaux, et leur valeur biologique justifient à eux seuls la reconnaissance de la baie à l’échelle internationale. Les marais salés s’étendent sur la majeure partie du littoral de Genêts en Manche jusque Saint-Benoît-des-Ondes en Ille-et-Vilaine. Ils constituent ainsi la véritable interface entre la terre et la mer.

J13. Jeudi 14 juillet 2022. Traversée de la baie du Mont-Saint-Michel. K : 70,00 environ
Aujourd’hui vélo allégé nous partons pour la traversée de la baie au départ du Bec d’Andaine. Pour cela, nous reprenons l’itinéraire d’hier en sens inverse, à vélo jusqu’à Pontaubault puis pour éviter Avranches, Pascal nous a déniché une passerelle pour passer la Sée, autre fleuve côtier qui se jette dans la baie. Les petites routes en voie partagée ne sont pas trop chargées et nous arrivons avec un peu d’avance pour faire connaissance avec Benjamin, le guide. Pieds nus avec un petit sac à dos contenant bouteille d’eau et petit ravitaillement, lunettes de soleil, chapeau et casquette, nous amorçons cette aventure pendant un long moment dans une vase massant doigts de pieds, chevilles et mollets. Le guide nous apporte de nombreuses informations pendant le parcours parlant aussi bien des différents oiseaux marins, des sables mouvants, des changements incessants du cours des fleuves, la Sélune et le Couesnon, des forces des marées, de l’histoire du Mont et de Tombelaine, des oppositions entre Français et Anglais, du rôle du barrage et nous montrant trouvé sur la grève, œufs de roussettes, de bulots et de raie. Une bonne journée récréative associant une belle balade de 14 kilomètres environ en aller et retour et de nombreuses connaissances distillées.

Le groupe au début de la traversée de la baie, côté Bec d’Andaine
Explications du phénomène « sable mouvant »
La traversée avec l’arrivée sur le Mont

J14.Vendredi 15 juillet 2022. Visite du Mont-Saint-Michel et de l’abbaye à pied.
Journée consacrée au Mont avec la visite avec audio guide de l’Abbaye et de la Merveille. La prise des billets en amont par internet a permis de ne pas faire la queue à la billetterie. Toujours beaucoup d’émotions lors de la visite de cet extraordinaire monument et notamment le cloître entièrement restauré, d’une grande beauté.
Pour sortir, nous passons par les remparts pour éviter la foule montante avant d’aller pour certains vers le port pour d’autres à la chapelle romane Saint-Aubert. Fin de journée au rythme de chacun…

Le cloître de l’abbaye

Informations complémentaires 

« Merveille de l’Occident », le Mont Saint-Michel se dresse au cœur d’une immense baie envahie par les plus grandes marées d’Europe. C’est à la demande de l’Archange Michel,  » chef des milices célestes « , qu’Aubert, évêque d’Avranches construisit et consacra une première église le 16 octobre 709. En 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s’établit sur le rocher. L’église préromane y fut alors élevée avant l’an mil. Au XIème siècle, l’église abbatiale romane fut fondée sur un ensemble de cryptes, au niveau de la pointe du rocher et les premiers bâtiments conventuels furent accolés à son mur nord. Au XIIème siècle, les bâtiments conventuels romans furent agrandis à l’ouest et au sud. Au XIIIème siècle, une donation du roi de France Philippe Auguste à la suite de la conquête de la Normandie, permit d’entreprendre l’ensemble gothique de la Merveille : deux bâtiments de trois étages couronnés par le cloître et le réfectoire.
Au XIVème et XVème siècle, la guerre de cent ans rendit nécessaire la protection de l’abbaye par un ensemble de constructions militaires qui lui permit de résister à un siège de plus de trente ans.
Le chœur roman de l’église abbatiale, effondré en 1421, fut remplacé par le chœur gothique flamboyant à la fin du Moyen-Age.
Ce grand foyer spirituel et intellectuel fut avec Rome et Saint-Jacques de Compostelle l’un des plus importants pèlerinages de l’occident médiéval. Pendant près de mille ans des hommes, des femmes, des enfants sont venus, par des routes appelées  » chemin de Paradis « , chercher auprès de l’Archange du jugement, peseur des âmes, l’assurance de l’éternité.
Devenue prison sous la Révolution et l’Empire, l’Abbaye nécessitera d’importants travaux de restauration à partir de la fin du XIXème siècle. Elle est confiée depuis 1874 au service des monuments historiques.
La célébration du millénaire monastique en 1966 a précédé l’installation d’une communauté religieuse dans l’ancien logis abbatial perpétuant la vocation première de ce lieu ; la Prière et l’Accueil. Les Frères et les Sœurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent cette présence spirituelle depuis 2001.
Parallèlement au développement de l’abbaye un village s’organise dès le Moyen-Âge . Il prospère sur le flanc sud-est du rocher, à l’abri de murailles remontant pour la plupart à la guerre de Cent ans. Ce village a depuis toujours une vocation commerciale.
Inscrit au « Patrimoine Mondial » par l’Unesco en 1979, ce haut lieu touristique reçoit aujourd’hui plus de 2,5 millions de visiteurs par an.
Les marées : les plus grandes marées d’Europe au Mont Saint-Michel
Les marées sont dues à l’action des astres, principalement la lune et le soleil. Lorsqu’ils sont alignés avec la terre (astres en syzygie), les attractions s’ajoutent, on est en vives-eaux, cela correspond aux périodes de fortes marées ; au contraire si les astres forment un angle droit (astres en quadrature) les attractions s’atténuent, on est en mortes-eaux, cela correspond aux périodes de faibles marées.
Ces phénomènes sont accentués dans la baie du Mont-Saint-Michel, le rocher se trouvant au fond de la baie, la mer en période de mortes-eaux ne l’atteint pas. Par contre lorsqu’on est en période de vives-eaux la mer atteint le Mont mais seulement 4 heures 30 minutes après le début de la montée des eaux, tous les quinze jours environ.
Les marées les plus fortes ont lieu 36 à 48 heures après les pleines et nouvelles lunes. Ces indications n’ont qu’une valeur approximative et peuvent être perturbées dans une certaine mesure par les conditions atmosphériques. Au Mont-Saint-Michel ont lieu les plus grandes marées de l’Europe continentale, jusqu’à 15 mètres de différence entre basse et haute mer. Lors des grandes marées, la mer se retire à 15 kilomètres des côtes et remonte très rapidement.

J15 Samedi 16 juillet 2022. Retour sur Clermont-Ferrand en véhicule.

Accident et blessures : plusieurs chutes de vélo sans gravité.
Remarques : pas d’incident technique majeur au cours de ce périple. Un jeu de pédales à changer à Nogent-le-Rotrou suite à un problème de roulement à billes. Un porte-bagages cassé à l’arrivée dans la traversée des herbus.
Temps de préparation : 50 heures
Kilométrage routier effectué : le transport des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages, 2656 km.
Photographies de Pascal, Mady et Michel J.


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Séjour n°12 Escapade en Luberon

du 11 juin au 17 juin 2022

Carte utilisée : 3242OT (non à jour par rapport au terrain), éditions openrunner pour quelques parties des J4 et J5 non sur la carte, topoguide : Tours dans le Luberon et les monts du Vaucluse
Animatrice : Mady
Nombre de participants : 12 animatrice comprise (7F, 5H)
Classement Atlas du séjour : facile sauf J 5 moyen.
Kilométrage pour 3 voitures : 2609 km comprenant, l’aller Clermont Fd / Rustrel, les déplacements sur place (aller retour Rustrel/Oppeddette, Rustrel/Apt, AR Apt /Saignon) et le retour Apt /Clermont-Fd. Météo : temps très chaud entre 20° les matins à 38/39° les après-midis.
Les données kilométriques et altimétriques des randonnées sont le résultat du calcul du logiciel de cartographie openrunner.
Temps de préparation et rédaction: 80h.

 

JOUR 1 samedi 11 juin
Trajet voitures : départ de Clermont Ferrand à 7h. Arrivée au Colorado provençal de Rustrel à 13h
Nommé ainsi pour sa couleur, colorado en provençal veut dire « qui est coloré », le Colorado provençal est un ancien site industriel, exploité de la fin du XVII e siècle jusqu’en 1992, pour extraire l’ocre. Il y a plusieurs millions d’années, la mer alors présente en Provence se retire en laissant derrière elle des bancs de sables enrichis d’une argile ayant pour particularité de contenir du fer, la glauconie. Les pluies abondantes et la circulation de l’eau dans le sous sol forestier provoquent l’altération de ces sables qui ont pris selon la proportion d’oxyde de fer ou autre métaux, des couleurs qui vont du gris au vert, en passant par le jaune et le rouge. Pour encore plus de contraste, des sables blancs complètent la gamme des couleurs.
L’ocre comptait 2 utilisations principales : épaissir le caoutchouc (rondelles des bocaux) et servir de pigments (utilisation toujours d’actualité), mais l’arrivée des colorants synthétiques concurrença les ocres naturelles et après un long déclin, l’exploitation s’arrêta peu à peu.
Devant la variété de couleurs et de paysages, une association se forme en 2009 afin de sauvegarder le site et démarre alors une exploitation touristique.
Après le pique-nique pris à l’abri de l’ombre des arbres car il fait plus de 30 degrés, nous partons à la découverte de ce site. J’avais prévu de faire le circuit du Belvédère qui est le plus long, mais en raison des risques d’incendie, seul le petit circuit (circuit du Sahara) est ouvert.

 

 

Dans le Sahara provençal

Durée : 40 nm, distance : 2,1 km, dénivelé : 10 m. Une promenade pour des Atlassiens ! C’est donc d’un pas de sénateurs que nous admirons ces paysages aux différentes couleurs.

 

 

Ancien canal. Vestige de l’exploitation de l’ocre

Il est encore tôt lorsque nous avons terminé. Nous reprenons les voitures pour aller au centre du village de Rustrel où se situe notre hébergement. Peu d’activité dans le village mais un bar est ouvert et sa terrasse sous les platanes est bien agréable pour un rafraîchissement avant l’installation au gîte. Après la présentation de la semaine et des parcours que nous allons effectuer, ce 1er soir commence par la dégustation en apéritif de l’incontournable et succulent pâté de Jean Louis suivie d’un copieux repas pris en extérieur dans un petit amphithéâtre, et se termine par un petit tour du village avant de regagner les chambres.

 

JOUR 2 dimanche 12 juin
Destination les gorges d’Oppedette et ses environs puis retour au gîte. Distance : 20 km. Dénivelé : 500 m. Durée : 8h.
Randonnée : Les gorges d’Oppedette, Pont du Grand Vallat, Oppedette, la Grange des Davids, Boulinette, Valsaintes, L’Abbadie, le Saut du Moine, Oppedette.
Ayant pu prendre le petit déjeuner assez tôt nous partons du gîte avant 7h45 et pourtant les voitures affichent déjà une température de 21degrés. Le parcours aller jusqu’à Oppedette nous permet de découvrir à l’horizon Viens et son château ainsi que les paysages boisés des monts du Vaucluse et le Mourre Nègre que nous gravirons dans quelques jours. A l’entrée d’Oppedette, nous nous garons tout à côté du parking du belvédère en travaux en essayant de faire en sorte que l’ombre protège les voitures toute la journée. Depuis 2009, de nombreux travaux d’aménagement et de protection ont été réalisés pour permettre la préservation et la découverte de ces magnifiques gorges de 2,5 km de long, 140 m de large et 200 m de profondeur par endroits. Cet espace naturel sensible abrite de nombreuses espèces de chauve-souris, des rapaces diurnes et nocturnes et des fleurs protégées.

 

 

Descente dans les gorges

 

 

Nous commençons immédiatement la randonnée par la descente dans le canyon en suivant un sentier accroché à la falaise. Les passages délicats sont bien sécurisés par des mains courantes et les plus à l’aise dans ce genre d’exercice aident ceux qui ont un peu d’appréhension.

 

Face à la paroi à l’aide d’une main courante

C’est la rivière Calavon qui coule au fond des gorges. Son nom signifierait « Rivière de Pierre ». Elles sont en effet en majorité et la rivière est réduite à quelques vasques. C’est le soulèvement de la montagne de Lure et du plateau de Vaucluse qui ont entraîné l’enfoncement du canyon entaillant l’épaisse série des calcaires qui constitue la grande masse des monts de Vaucluse. Arrivés au fond des gorges nous suivons vers l’aval, sur environ 300 m, le lit de la rivière.

 

 

Le fond des gorges

Le lieu avec ses grottes creusées par les eaux, ses gros rochers rappelle beaucoup les canyons de la Sierra de Guara où Atlas a effectué de nombreux séjours canyoning. Un sentier bordé d’arbres, de petits gués, encore quelques passages câblés nous amènent jusqu’au Trou des Condamines. Là s’arrête le cheminement dans le fond du canyon et il faut remonter rive droite par une pente assez raide mais bien à l’abri des arbres et donc du soleil et où encore de nombreuses mains courantes aident à se hisser.
Dernier passage sympathique, l’Aven de l’Échelle (sorte de grotte tunnel équipée comme son nom l’indique d’une échelle) qui permet de ressortir sur une longue corniche aérienne qui offre de belles vues sur le canyon et le village.

 

 

Aven de l’échelle

Entre taillis de chênes, buis, genévriers, un chemin confortable serpente en balcon et seuls quelques passages pierreux nécessitent un peu d’attention. De belles trouées dans la végétation permettent de profiter d’une vue plongeante sur les gorges.

 

 

Vue générale des gorges

Nous descendons progressivement vers le pont de la Blaque qui permet de traverser le Calavon. Nous nous retrouvons ainsi à nouveau rive gauche et remontons toujours grâce à de petits chemins bien ombragés vers le parking du belvédère. Un dernier regard aux gorges avant de poursuivre vers le village d’Oppedette. Un ravitaillement en eau au cimetière pour certains, à la fontaine du village pour d’autres et nous continuons sur les GR 4-GR6 qui après une petite partie sur chemins, suivent malheureusement la D201 que nous quittons ensuite pour une petite route qui remonte vers la Grange des Davids. Là nous retrouvons des chemins et même s’ils sont en partie très ensoleillés c’est tout de même plus agréable pour les pieds ! Et puis sous la chaleur, nous profitons des effluves du thym qui les bordent. Après la pause pique-nique à l’ombre d’un bosquet nous retrouvons les GR. Le parcours vallonné jusqu’à Boulinette et l’ancienne abbaye de Valsaintes alterne entre ombre et soleil et se poursuit agréablement jusqu’à la D201. Après la traversée de celle-ci, nous continuons à nouveau sur du macadam (D451) en direction de Valsaintes. A hauteur du camping, Régine victime d’un dérangement intestinal depuis le matin décide de nous attendre là en compagnie d’Elisabeth un peu fatiguée par le passage du matin dans les gorges. Promis nous repasserons les prendre sur le chemin du retour ! Sous une belle allée de platanes, le reste du groupe repart sur un chemin en direction du Saut du Moine, lieu caractéristique sur le Calavon.

 

Le saut du moine

La légende raconte que pour échapper à la terreur de la fin du XIV°siècle, un moine de l’abbaye de Valsaintes aurait sauté à cheval d’un des rochers qui surplombent le Calavon. De nos jours, quelques vasques plus ou moins remplies d’eau selon la saison, de grandes dalles de pierre, en font un lieu de pique-nique et de baignade pour les gens de la région. En ce dimanche, quelques personnes essaient d’y trouver un peu de fraîcheur. Une petite pause boisson et nous repartons toujours sur un chemin jusqu’à retrouver à nouveau la D201 qu’il nous faudra suivre jusqu’à l’entrée d’Opeddette. Dans le village, nous prenons d’assaut la fontaine pour une grande séance de rafraîchissement. Certains iront même jusqu’à tremper la tête dans le bassin. Un dernier effort pour sortir du village et remonter aux voitures. Il est temps d’aller récupérer nos deux camarades. A 17h c’est fait et nous prenons la direction de Simiane-la-Rotonde petite cité médiévale située sur un piton rocheux. Compte tenu de l’heure nous ne pourrons pas visiter le château et sa magnifique rotonde mais nous parcourons les rues étroites et escarpées, découvrons belles façades, portes sculptées, fenêtres ouvragées et un magnifique panorama sur la plaine et les champs de lavande qui commencent à bleuir.
Au gîte une bonne douche, remet tout le monde en forme pour un excellent repas pris à nouveau dans l’amphithéâtre. Puis il est temps de préparer les sacs pour l’itinérance de 4 jours. Avec la chaleur annoncée, vêtements chauds et de pluie resteront dans les voitures.

 

JOUR 3 lundi 13 juin
Départ de Rustrel pour une itinérance de 4 jours.
1ere étape Rustrel/Cereste. Distance : 19 km. Dénivelé positif : 470 m. Dénivelé négatif : 500 m. Durée : 7h.
Parcours : Rustrel, La Croix de Christol, St Amas, St Laurent, Viens, l’Homme Mort, l’Arconade, D 33, Céreste.
Si nous voulons déjeuner tôt et partir avec encore un peu de fraîcheur, il nous faut aller chercher le pain et les viennoiseries à la boulangerie. Pas de problème, Jean Marc et Daniel se sont portés volontaires. Ainsi nous pouvons déjeuner dès 7h et prendre le départ à 8h.
Hier suite à échange avec le gérant du gîte, j’ai décidé de modifier le parcours, celui initialement prévu étant très ensoleillé. Sur ses conseils, je vais suivre le GRP plus ombragé ce qui nous fera au début longer le Colorado Provençal et ainsi découvrir une partie complémentaire à celle que nous avons vue samedi. Je ne regrette pas la modification car en effet le parcours se révèle très agréable dès que nous rejoignons le GRP. Après avoir traversé la Doa petit ruisseau affluent du Calavon, nous nous retrouvons à couvert dans une forêt de chênes et de pins bordée par les ocres au fur et à mesure que le chemin s’élève et nous amène sur le plateau. Les cultures remplacent la forêt. Des céréales mais surtout des champs de lavande en début de floraison ; dommage, la couleur bleue n’est pas aussi vive qu’on le souhaiterait pour les photos.

 

 

Champ de lavande

Le ciel légèrement couvert, un peu d’air nous permettent de bénéficier d’une relative fraîcheur et ce n’est qu’en approchant de Viens (village que nous avons traversé hier en voitures) que nous retrouvons le grand ciel bleu et à nouveau la chaleur. Une visite à l’épicerie encore ouverte pour acheter des bouteilles d’eau bien fraîches, le déplacement de 2 bancs du soleil à l’ombre sur la place où trône le monument aux morts et la pause pique nique peut avoir lieu. Elle sera complétée par certains par un café pris au restaurant le plus proche avant de repartir. A la sortie du village, on retrouve un étroit chemin en corniche qui serpente au milieu des buis et des chênes tantôt ombragé, tantôt très ensoleillé, et dans ce cas, des bouffées de chaleur remontent des pierres qui le pavent par endroits. Dans les trouées, on aperçoit dans la vallée, le jaune des céréales et de l’herbe sèche, le bleu de quelques champs de lavande.

 

Progressivement nous descendons en altitude et arrivons au niveau de la D33 qu’il nous faut suivre sur 1,500 km. Faite à bonne allure, cette partie de route en plein soleil paraît finalement assez courte. Ensuite, une ancienne voie ferrée ombragée, doit nous amener jusqu’à l’entrée de Céreste avec le passage par un tunnel mais nous arrivons à l’entrée du village sans l’avoir emprunté. Des promeneurs nous confirment qu’il existe bien mais nous n’avons pas vu de bifurcation. Pourquoi, problème de signalisation, de chaleur, de facilité dans le cheminement ? Nous ne répondrons pas à cette question, personne n’ayant envie de faire demi- tour. Il est encore tôt et nous nous installons à la terrasse d’un bar à l’ombre des platanes en attendant l’heure d’appeler la responsable du gîte. Nous y rencontrons un randonneur solitaire qui lui aussi attend que l’hébergement soit ouvert. Peu avant, accompagnée des féminines du groupe, je vais faire les courses pour le petit déjeuner et une partie du pique-nique du lendemain car la restauration n’est pas organisée par le gîte. Pour le repas du soir, c’est le restaurant l’Aiguebelle tout proche qui nous accueille. Dans le menu proposé, chacun peut choisir ce qui lui convient. Encore un bon repas avant une nuit réparatrice

!

JOUR 4 mardi 14 juin. Distance : 20 km. Dénivelé positif : 550 m. Dénivelé négatif : 400 m. Durée : 7h.
Parcours : Céreste, le prieuré de Carluc, ravin d’Aiguebelle, Montjustin, Luzerne, ravin du Gancet, Carbonnel, Vitrolles-en-Luberon.

Après le petit déjeuner, préparé en commun et pour lequel Jean Marc et Daniel ont encore été sollicités pour aller chercher le pain frais et les viennoiseries, direction la boulangerie pour acheter pizzas, sandwichs ou fougasses pour compléter le pique-nique du jour. Ensuite c’est le vrai départ avec pour 1er objectif situé au nord est du bourg, le prieuré de Carluc. A la sortie du bourg, nous passons sur le pont de la Baou (colline, falaise, escarpement, en provençal), classé monument historique romain en 1862, alors qu’il est en réalité roman car construit en 1740. Il permet de franchir l’Encrême affluent du Calavon. Jusqu’au prieuré nous suivons une petite route qui monte légèrement. Il est tôt mais il commence à faire chaud. Aussi quel plaisir d’arriver au Prieuré lieu isolé et silencieux dans un écrin de verdure. Nous prenons le temps de découvrir le site aux ruines lourdes d’histoire.

 

 

Eglise sur le site de l’abbaye de Carluc

La proximité de l’ancienne Via Domitia en fit une étape au Moyen-Âge pour les pèlerins sur la route entre l’Espagne et l’Italie. Mais c’était un lieu de culte sans doute plus que séculaire à l’époque médiévale puisque le prieuré jouxte une petite falaise, creusée de galeries, d’habitats rupestres et de tombes.

 

A droite et à gauche de la photo tombes sur le site de l’abbaye

Après la visite, nous reprenons la direction sud. Pour éviter une partie du macadam faite à l’aller, je propose d’emprunter un chemin présent sur la carte mais non balisé informant toutefois que je n’ai pas vu son débouché à l’aller. Peut être une petite partie de hors piste à prévoir ! En effet, au bout de quelques mètres la sente disparaît mais la végétation peu importante reste facilement franchissable jusqu’à l’arrivée sur la route. Le GRP « Autour du Luberon et des Monts du Vaucluse » que nous allons suivre est juste un peu plus bas. Arrivés au niveau de la rivière Aiguebelle, 2 possibilités pour rejoindre Montjustin, le chemin par la vallée ou celui des crêtes. C’est ce dernier que nous empruntons et la progression s’effectue vers le village avec des montées plus ou moins raides. Depuis le plateau on a une vue plongeante sur la vallée de l’Aiguebelle et les belles propriétés agricoles. A Montjustin, charmant hameau, une habitante en promenade nous indique où se situe la fontaine. Elle est bien sûr à l’autre entrée du village. Quelques courageux ou les plus inquiets sur leur réserve en eau pour la journée, n’hésitent pas et font l’effort d’y aller, les autres patientant à l’ombre d’un arbre. Après cet intermède, le groupe se reforme, descend à nouveau sur la rivière Aiguebelle puis attaque une nouvelle montée. Nous longeons un enclos où au moins 2 patous montent la garde. Que protègent ils ? Je pensais qu’il s’agissait de moutons mais d’après certains il semblerait que ce soit des chevaux. En haut de la côte un carrefour de chemins à 627m d’altitude, dénommé Luzerne, dernier point haut de la journée. Trois voitures appartenant au parc du Luberon et à l’office des forêts y sont garées. L’endroit est plat, l’ombre suffisante, il y a un peu d’air, ce sera le lieu du pique-nique. Peu après conducteurs et passagers des voitures reprennent possession de leurs véhicules. Avant de partir, l’un d’entre eux nous recommande de ne pas fumer ! Nous le rassurons ce n’est pas dans la pratique du groupe. La pause terminée nous nous engageons sur un très petit chemin qui serpente dans une forêt assez touffue dans le ravin du Gancet. Contraste avec le paysage précédent, sensation d’humidité, beaucoup de lichens sur les arbres. Des nuées de papillons volent devant nous et vont même jusqu’à nous percuter. Brusquement le GR fait un coude, descend par un passage rocheux dans ce qui semble être le lit à sec d’un ruisseau. Quelques mètres encore à couvert des arbres puis nous débouchons sur une large piste au sol blanc. A partir de là, il faudra marcher au soleil et faire plusieurs pauses boisson sous les arbres en bord de piste car c’est avec ce type de terrain accompagnés par le chant des cigales que nous descendons vers Vitrolles blotti sous un gros rocher le Castellas. Le village n’est pas grand et nous trouvons rapidement le gîte. Comme tous les jours sous ces fortes chaleurs, la première préoccupation à l’arrivée est de se désaltérer puis de découvrir notre lieu d’hébergement. Un peu de déception car le dortoir de 8 personnes est très étroit et la gérante refuse que l’on se répartissent dans le second dortoir alors que seulement 3 personnes dont 2 d’Atlas l’occupent. Tant pis, on s’adapte et des situations cocasses dues à l’étroitesse des lieux seront l’occasion de rigolades. Après le repas, nous partons faire le tour de village invités par une des petites filles de la gérante.

Notre petit guide de 8 ans remplit son rôle avec beaucoup de sérieux tout en surveillant son petit frère de 3 ans qui lui aussi fait partie de la visite et nous apprenons ainsi que le lavoir ne sert plus car les machines à laver le linge ont été inventées. Une pause devant la façade du Château du Pré où de temps en temps les gens du village sont invités à des apéritifs avant de nous diriger vers l’école, aujourd’hui lieu privé, dont le dernier élève est maintenant un vieux monsieur d’au moins 60 ans… Information non donnée et peut être non connue de notre guide : cette école aux quatre « indiscrets » (cabinets) a servi de cadre aux films La gloire de mon père et Le château de ma mère. Nous découvrons aussi quelques maisons aux façades colorées par les ocres du Luberon ornées de belles loggias et balcons.

De l’église St Etienne, fermée, nous ne pourrons qu’admirer l’extérieur dont son clocheton-mur à deux baies.

 

JOUR 5 mercredi 15 juin. Distance : 26 km. Dénivelé positif : 870 m. Dénivelé négatif : 1150 m. Durée : 9h.
Parcours : Vitrolles-en-Luberon, les Mines, les Roumis, Aire des Mascas, le Pas de Marseille, le Mourre Nègre, l’Amourralhadou, le Colombier, Saignon, Apt.
Après une bonne nuit malgré la chaleur et le manque d’espace, nous sommes prêts pour la plus grosse journée du séjour et la montée vers le point culminant du Luberon, le Mourre Nègre. Ce nom vient du provençal qui signifie « museau noir », le museau désignant un sommet de forme arrondie. Nous partons sous un ciel bien dégagé. La montée vers les crêtes qui précèdent le Mourre Nègre s’effectue d’abord en sous bois puis avec une portion plus ensoleillée entre les Roumis et l’Aire des Mascas. Mais progressivement le ciel se voile, et un léger vent du nord évite une chaleur trop élevée. Il n’empêche que de nombreux arrêts sont malgré tout nécessaires pour reposer les organismes et s’hydrater. Depuis les crêtes à la pelouse parsemée de sauge en fleur et de touffes de lavande, une vue panoramique s’offre à nos regards.

 

Arrivée sur les crêtes

 

Pelouse fleurie sur les crêtes

Au nord, un sommet plus haut que les autres et chauve de toute végétation, attire le regard : c’est le Mont Ventoux. De creux en bosses, et de bosses en creux, on progresse et on commence à apercevoir la tour hertzienne qui se trouve au sommet du Mourre Nègre.

 

Une pause avec le Mourre Negre dans le lointain

Il semble tout proche mais il faudra encore plusieurs descentes et montées avant d‘arriver à son pied et enfin à son sommet à 12h15.

 

Quelques photos de groupe et on redescend de quelques mètres pour trouver un endroit de pique-nique loin de l’antenne.
Ensuite par un sentier nous retrouvons une piste plus large et le GRP. Jusqu’au carrefour de l’Amourralhadou le cheminement s’effectue en courbe de niveau puis sur une pente courte mais raide pour passer de 953 m à 990 m. A partir de ce point, on perd régulièrement en altitude. Le chemin d’abord facile, se révèle un peu plus technique sur une partie de pierrier en plein soleil. Attentive à ce que chacun descende en toute sécurité, j’en oublie de faire des photos. Dommage ! Une pause réhydratation car le soleil revenu tape fort et la descente se poursuit en serpentant dans le bois. On traverse le vallon de Pétarelle et remontons sur le Colombier carrefour proche du hameau de Regain que l’on entrevoit à travers les arbres et où malheureusement le gîte d’étape n’existe plus. Il faut donc continuer jusqu’à Apt. A l’entrée de Saignon, la fontaine approvisionnée par une source est prise d’assaut. Tout le monde a besoin d’eau fraîche pour remplir les gourdes presque vides ou pour remplacer l’eau devenue tiède. Nous découvrons un peu du village en le traversant et passons notamment devant l’église romane Notre-Dame-de-Pitié ou Sainte-Marie-de-Saignon à l’imposante façade. Au Moyen-Âge, l’église était un lieu de pèlerinage pour tous ceux qui empruntaient la Via Domitia vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais ce village mérite une visite plus approfondie. Je propose donc de revenir le lendemain lorsque nous aurons récupéré les voitures. A la sortie de Saignon c’est le GR 653D, qui va nous amener à l’entrée d’Apt par un charmant petit sentier. Il est 17h30 lorsque nous retrouvons la vie citadine et ses bruits. Sur une place bien ombragée, un bar a installé sa terrasse ; quoi de mieux pour y déguster le pot du séjour en récompense de cette longue journée. Les pieds meurtris pour certains, la fatigue bien présente pour beaucoup, c’est en bus gratuit que nous terminons le trajet jusqu’à notre hébergement qui se situe à l’opposé, à l’extrémité ouest de la ville. La conductrice devrait se souvenir longtemps de cette bande très bruyante qu’elle a gentiment attendue pour le dernier départ. Ce soir nous dormons à l’hôtel car l’hébergement initialement réservé a ensuite été réquisitionné par la mairie pour des réfugiés ukrainiens. C’est dans une ambiance confortable et chaleureuse que nous sommes accueillis. L’installation dans les chambres puis le repas pris sur la terrasse d’où nous apercevons Saignon perché sur son rocher, termine de façon très agréable cette journée.


JOUR 6 jeudi 16 juin.
Distance : 14 km. Dénivelé positif : 375 m. Dénivelé négatif : 200 m. Durée : 4h.
Parcours : Apt, le Fangas, Tourville, les Blaces, les Eyssablières, Rustrel.
Bien connue pour ses faïences et ses fruits confits, Apt située sur l’ancienne voie Domitienne, est arrosée par 5 rivières : le Calavon, la Dôa, la Riaille, la Marguerite, le Rimayon. Son centre-ville, groupé autour de la cathédrale Sainte-Anne, occupait jadis une île.
Pour ce denier jour, point besoin de charger les sacs car ce soir nous revenons dormir au même endroit. Une fois le petit déjeuner pris à nouveau sur la terrasse, la récupération des pique-niques effectués (merci à la propriétaire de l’hôtel qui s’est chargée au pied levé de les préparer), nous rejoignons la voie Domitienne devenue voie verte. Nous traversons ainsi tout Apt, en étant loin de la circulation. Le dôme de la cathédrale surmonté de la statue en bronze doré de sainte Anne semble à portée de mains. La sortie de la ville jusqu’à Le Fangas est un peu longue à mon goût et nous ne retrouvons les chemins qu’après avoir dépassé Tourville. Arrêtés à un carrefour, un habitant nous indique que nous sommes sur un terrain privé ! La discussion s’engage et informé de notre parcours, il nous dit que notre fin de parcours sera plus difficile que le Mourre Nègre. Plein d’humour ce monsieur ! Le parcours se poursuit sur le GRP « Autour du Luberon et des Monts du Vaucluse », en montée douce dans les bois jusqu’à un point côté à 894m. A travers les trouées dans les arbres on aperçoit sur le versant opposé notre point d’arrivée, le village de Rustrel. On descend en longeant le Colorado provençal et profitons au maximum des couleurs et des formes dessinées par la nature.

 

 

Cheminées en longeant le Colorado

                                                                      Chapelle Sainte Radegonde

Après la D22, finie l’ombre des arbres, nous voici dans les vignes que nous traversons pour retrouver une dernière portion de route qui remonte sur Rustrel. La boucle est bouclée ! Après le pique-nique pris sous les platanes et les voitures récupérées, nous repartons en direction d’Apt en prenant le chemin des écoliers. Un petit détour par la chapelle Ste Radegonde où nous serions passés si j’avais fait le choix de revenir à Rustrel par un parcours plus long.

Bien qu’un peu tourmentés, les chemins acceptent le passage des voitures ! Nous ne sommes pas loin de Gargas et pourrions aller visiter le dernier site d’extraction des ocres, mais nous avons aussi prévu de retourner à Saignon. On ne peut pas tout faire. Un passage à l’hôtel pour une douche et nous voilà repartis pour ce beau village perché. Nous déambulons dans les petites rues et places fleuries et passons par la porte des remparts et la rue de l’horloge pour aller au rocher de Bellevue.

Le rocher de Bellevue

 

 

Cette forteresse naturelle a servi d’appui à 3 châteaux-forteresses appelés château du Rocher, château Méjean ou Tortamolles et château Crugières, dont on aperçoit les ruines, notamment les remparts et les chemins de ronde. Depuis la table d’orientation on domine la vallée d’Apt et on peut apercevoir le Mont Ventoux, la montagne de Lure ainsi que les Alpes. L’abbaye Saint Eusèbe lieu privé ne se visitant pas, nous redescendons vers le centre du village et la place de la fontaine, ombragée et fleurie pour un dernier rafraîchissement. 

 

Place de la fontaine à Saignon


JOUR 7 vendredi 17 juin.
Retour Apt / Clermont-Fd.
A 8h30 tout le monde est prêt pour le départ. La maison des fruits confits étant située sur notre route à la sortie d’Apt, l’arrêt est inévitable. Après la dégustation et l’achat de différentes spécialités nous prenons définitivement la route du retour et arrivons à 17h à Clermont.

Terrain (en dehors des gorges) : de larges pistes caillouteuses, des chemins plus étroits dans les forêts, quelques pierriers, des portions de petites routes.
Végétation : chênes verts, chênes pubescents, érables de Montpellier et autres, pins, buis, lavande, sauge des prés, valériane des jardins, cupidone bleue, trèfle bitumeux, genêt d’Espagne.
Hébergements : une mention particulière pour le Luberon hôtel à Apt, très confortable et au personnel très attentionné. Hébergements corrects pour les gîtes de Rustrel et Céreste. Gîte de Vitrolles-en-Luberon plus spartiate.
Restauration : repas du soir copieux et de très bonne qualité. Petits déjeuners très complets. Avec la chaleur des salades auraient été appréciées aux pique-niques.
Groupe : bonne condition physique de tous les participants. Très bonne ambiance.
Incidents : néant
Photos : de Jean Marc, Pierre et Mady

 

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Dim 22/05/22 Raid pédestre du Puy-de-Dôme au Sancy

Animateur : Fabien
Nombre de participants : 10 (6 F, 4H) animateur compris
Météo : couvert, quelques gouttes de pluie au Roc de Cuzeau, orage grondant aux alentours en fin de balade mais nous atteignant pas
Terrain : sec et très poussiéreux par endroits
Distance : 48,5 km
Dénivelé : positif : 1 940 m, négatif : 1 665 m
Durée : 13 h 30 pauses comprises
Classement Atlas : hors catégorie
Préparation, rédaction, achats : 6h

Au sommet du Puy de Dôme à attendre le lever du soleil

Itinéraire : Col de Ceyssat, Puy de Dôme, Col de Ceyssat, Laschamps, Château de Montlosier, Saulzet le Froid, Pessade, Col de la Croix Morand, Massif Adventif, Col de la Croix St Robert,, Roc de Cuzeau, Puy des Crebasses, Pan de la Grange, Station du Mont Dore.

En ce dimanche, j’avais proposé une randonnée un peu hors norme consistant à joindre les 2 sommets emblématiques de notre département : Le Puy de Dôme et le Puy de Sancy.

C’est donc de très bon matin (dès 5h) que 10 Atlassiens se rejoignaient au Col de Ceyssat pour monter au sommet du Puy de Dôme. J’avais prévu d’arriver au sommet avant le levé du soleil pour pouvoir l’observer en prenant un petit déjeuner. A cette occasion, 3 autres Atlassiens s’étaient joints à nous pour profiter également de ce levé de soleil. Après avoir avalé le chemin des Muletiers, tout le monde était en place à l’heure pour voir ce levé de soleil, mais, malheureusement, une épaisse couche de nuage était présente et le soleil ne se montra pas… (Encore une fois diront certains qui m’avait déjà accompagné au sommet du Grand Suchet pour un précédent essai tout aussi infructueux !!).
Ce n’est pas ce loupé qui allait altérer le moral des troupes. Nous voilà donc partis en direction du Puy de Sancy. Après la redescente du Puy de Dôme toujours via le chemin des Muletiers, cap sur Laschamps, passage au pied des Puys de Mercoeur, de Pourcharet et nous arrivons au Château de Montlosier. Il était encore tôt et le parking était encore bien désert mais Isabelle était là pour nous assurer un ravitaillement. En effet, Isabelle s’était disponibilisée pour nous assurer des ravitaillements tout au long de la journée en différents points du parcours. Un grand merci à elle.

Après s’être alimentés et avoir fait le plein d’eau, nous voilà repartis direction les pieds des Puys de Vichatel, de Combegrasse, de l’Enfer et après avoir traversé Saulzet le Froid et ses cloches sonnantes, nous arrivons à Pessade, lieu de notre pique nique où nous retrouvons Isabelle et également Pierre qui nous offrira un jus de pommes maison en guise d’apéritif. Merci à lui.
Mais là encore, il faut repartir et en montant sur le Puy de la Védrine, face à nous se dresse le Massif du Sancy et en nous retournant la Chaîne des Puys. Nous avons donc un bel aperçu du chemin déjà parcouru…mais aussi du chemin restant à parcourir.

Vu sur le chemin déjà parcouru depuis le Puy de la Védrine

Arrivés au Col de la Croix Morand, Isabelle est encore là pour nous ravitailler. Il faut prendre des forces car le dur en dénivélé arrive. Puis c’est le moment d’attaquer le Massif Adventif et ses crêtes qui nous ménera au Col de la Croix Saint Robert où Isabelle est encore là pour nous assurer un tout dernier ravitaillement et remplir les bouteiles d’eau pour le final.

Pause au col de la Croix Morand

Nous attaquons le Roc de Cuzeau. Le ciel se couvre tout autour de nous, l’orage gronde. Nous essuyons quelques gouttes au sommet mais finalement rien de méchant. Nous continuons notre chemin sur les crêtes : Puys des Crebasses, Puy de Cacadogne, Pic Intermédiaire. L’orage s’éloigne. Finalement, il aura tourné autour de nous sans jamais nous atteindre. Oufff
Arrivés au Pan de la Grange, il commence à se faire tard, la distance et le dénivelé annoncés sont déjà atteints. Il faut donc prendre une décision : continuer les quelques centaines de métres (mais beaucoup de dénivelés à monter puis à redescendre) qui nous séparent de notre objectif final ou redescendre directement à la station du Mont Dore où nous attendent nos chauffeurs. Finalement, nous choissirons de redescendre directement sans avoir atteint le sommet du Sancy.
La descente à la station par le GR très cailloteux qui constitue la piste bleue l’hiver ne présentera guère d’intérêt et nous serons acceuillis par nos chauffeurs : Isabelle, Dominique R et Daniel qui nous avaient dressés un table avec pleins de bonnes choses : boissons fraîches, gâteau maison, fruit,..Un grand merci à eux

Le groupe à l’arrivée à la station de ski du Mont-Dore…

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Jeu 19/05/22 Sancy-Besse

Animatrice : Mady
Nombre de participants :18 animatrice comprise (10F, 8H)
Météo : temps chaud et ensoleillé
Distance : 23 km
Dénivelé : 580 m (montre GPS)
Durée : 7 h
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 114 km pour 1 voiture de Clermont Fd et 72 km pour 3 voitures du Crest (216km) soit au total 330 km.
Préparation et rédaction : 2 h30

ITINERAIRE : Besse en Chandesse, Les Sagnes, Crouzillat, Leylavaux, Courbanges, St Victor-la-Rivière, Le Verdier, Besse.

Garés près du parc municipal, nous contournons le centre du bourg, car nous y passerons au retour, pour prendre le chemin bien ombragé qui conduit à la fontaine Goyon, du nom du médecin qui au XIXè siècle croyait à ses vertus médicinales (lutte contre l’anémie et la sclérose).

Fontaine Goyon

Cette fontaine ferrugineuse porte également le nom de source des rochers de Berthaire. Peu après, on longe la Couze Pavin dans laquelle elle se jette puis on quitte l’ombre de la hêtraie et nous sommes maintenant en terrain découvert avec vue sur les sommets du Sancy et les estives.

Estives


Dans les prés bien verts, des jonquilles un peu fanées, et des narcisses en fleur mais pas encore de troupeaux.

Jonquilles et narcisses

A Sagnes, direction Crouzillat à travers les pâtures, car le chemin présent sur la carte disparaît rapidement. Quelques passages de clôture, par dessus, par dessous selon la souplesse et l’envie de chacun ! Après Crouzillat, ne voyant toujours aucun troupeau dans les prés, je propose de quitter la petite route que nous devions suivre jusqu’à Leylavaux. Le groupe est d’accord et arrivons à Leylavaux où nous rejoignons le GR 30 en ayant ainsi évité le goudron. Avec le GR, cheminement sympathique entre les pâtures avec des vues magnifiques sur la chaîne du Sancy sous le soleil et les Dômes sous un ciel très couvert, accompagné de l’odeur entêtante des genêts. Après la passerelle du ruisseau de Malvoissiere, nous voici à la lisière de la forêt de Courbanges où nous prenons le pique nique. Distribution de gâteaux et on repart.

Ciel chargé sur les Dômes

Nous effectuons ensuite la traversée de la forêt en empruntant d’abord le chemin de Vanzoux sur lequel nous rencontrons une jeune femme qui cueille les nouvelles pousses vert tendre d’épicéa destinées à l’industrie pharmaceutique, puis des coupe-feu, mal entretenus et peu visibles, pour arriver sur la D 635 à l’entrée sud de Courbanges. Après quelques mètres sur le chemin de Gouzainde, une large saignée et des panneaux alertent sur des travaux forestiers. Ils sont en effet bien en cours ! Le chemin complètement défoncé, le bruit de la tronçonneuse puis le croisement d’un engin de débardage en attestent. Heureusement la terre bien que très meuble est sèche et ne colle pas aux chaussures. Après avoir dépassé le chantier, nous retrouvons un chemin forestier tel qu’il aurait dû être depuis le départ. Une descente, une petite côte et nous approchons de St Victor-la-Rivière. L’église édifiée au XIIème siècle, fermée ne peut être visitée mais nous profitons de l’espace herbeux et ombragé qui l’entoure pour un petit moment de repos. Pour la dernière partie du parcours, larges chemins, à nouveau des vues dégagées sur les montagnes, traversée du bois du Verdier, et malheureusement petite route jusqu’à hauteur de Serre Haut, où nous retrouvons des sentes tellement plus agréables pour nos pieds et qui nous amènent à l’entrée de Besse. Un nuage au-dessus de nous laisse échapper quelques gouttes qui, aussitôt tombées, s’évaporent sous le soleil. Arrivés au centre de Besse, après un arrêt à la fontaine de la place du Dr Pipet, c’est une terrasse qui nous accueille pour un rafraîchissement bien mérité avant de retrouver les voitures.

Beffroi de Besse
Lavoir sur la couze Pavin

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Dim 15/05/2022 Vélo Rando.  Préparation au séjour 14

Animateur : Michel J.

Météo : passages nuageux. Temps orageux à partir de la mi-journée. Fort vent de Sud-Sud-Ouest sur les 20 derniers kilomètres
Terrain : principalement sur petites routes, avec quelques kilomètres sur chemins.

Petites routes à deux pas de chez soi…

Distance du parcours : 66 km (montre Gps) ; dénivelé + 480m (montre altimétrique)
Durée de la sortie: 7h00 (avec les pauses)
Durée de roulage : 4h36 ; 14,2 km/h de moyenne.
Nombre de participants : animateur compris   6 (2F, 4H) 
Temps de préparation (matériel et rédaction) : 2h30

Mot de l’animateur 
Dernière sortie collective avant le départ de Clermont-Fd pour le Mont-Saint-Michel le samedi 02 juillet. Un temps lourd avec une forte humidité dans l’air et un vent fort en fin de journée a rendu le parcours un peu usant. Bonne ambiance entre les présents sur un itinéraire vallonné en son début correspondant aux profils des étapes du séjour 14. A moins de 2 mois du départ, les inscrits pour le Mont-Saint-Michel finiront leur préparation pour ce rendez-vous en individuel concernant le vélo et en s’appuyant sur les autres activités d’Atlas (marche nordique, marche sportive, randonnées pédestres…).

Merci à Pascal, photographe du jour pour cette pause champêtre.

Matériel mis à disposition : une remorque « Bob » modèle Yak.

Une partie du groupe luttant contre le vent.
Le Puy-de-Dôme sur l’horizon

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Le groupe. Manque Sophie, la photographe de service

Séjour n° 8 En canoë canadien sur la Loire des grands barrages


du mercredi 04 au dimanche 08 mai 2022

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 7 ( 2 femmes et 5 hommes ).

Relation
La descente du fleuve débutée en 2017, par la Loire des méandres et des canaux de Roanne à Imphy du 31 mai au 05 juin, s’est poursuivie l’année suivante du 26 au 30 mai par la Loire des îles de Imphy à Saint-Ay puis en 2019, par la Loire des rois et des châteaux du 19 au 21 juin 2019 de Saint-Ay à Chouzé-sur-Loire. En 2020, la pandémie du Covid 19 et les restrictions sanitaires au déplacement ne nous ont pas permis de poursuivre.
Ce challenge a pu reprendre du 17 au 21 juin en 2021 par la Loire des châteaux à la zone maritime de Chouzé à Thouaré-sur-Loire. Restait la partie la plus technique pour cette année de Chamalières-sur-Loire à Villerest, la plupart des participants ayant pu acquérir suffisamment d’expérience sur les étapes précédentes pour pouvoir affronter ce parcours. Il s’est révélé compliqué du fait du faible débit du fleuve, du niveau d’eau et les nombreux passages délicats, le tout étant intimement lié.

Passage de seuil avec peu d’eau….un exercice délicat !

Après le rappel avant l’embarquement des consignes d’usage, les gorges de la Loire se sont révélées piégeuses et deux bateaux dès le premier jour ont chaviré à deux reprises. Le second jour, il a été nécessaire de passer 3 obstacles à la corde et un effort commun a permis d’apporter assistance à l’un des bateaux qui, bloqué sur un rocher, s’est rempli d’eau. Déchargé à l’aide d’une chaîne humaine dans un courant violent, le canoë a pu retrouver sa liberté après une grosse demi-heure d’effort. Les péripéties se sont accumulées au cours de cette descente et tous les participants se sont retrouvés à un moment ou à un autre, trempés. Le vent du nord vif et froid malgré les quelques périodes ensoleillées ne permettait de se réchauffer et seul un pagayage dynamique ramenait un peu de chaleur.

Effort collectif pour dégager un bateau…

Les fins de journées, nous avons pu installer nos bivouacs dans des endroits agréables pour les amateurs de nature. J1, juste avant le village de Confolent, rive gauche sur l’emplacement d’un ancien terrain de camping ; J2 à l’entrée de la retenue de Grangent rive droite entre genêts en fleurs et aubépines ; J3 Avant le pont infranchissable de Veauchette, rive gauche ; J4 sur une zone herbeuse coupée récemment, rive droite à Feurs.

Bivouac parmi les genêts en fleurs…

Moins riche en faune sur cette partie, la Loire nous a permis de voir tout de même cormorans continentaux, hérons cendrés, colverts, goélands leucophés complétés après le barrage de Grangent par les hérons blancs, les aigrettes garzettes, quelques cygnes tuberculés puis par les sternes pierregarin, hirondelles de fenêtre et rustiques, plusieurs milans noirs, et comme mammifères, des ragondins.

Outre les seuils naturels à passer, nous avons du composer avec les constructions humaines infranchissables. Quelques exemples, la micro centrale quelques kilomètres après Chamalières, le pont radier en aval de Retournac, le barrage hydro-électrique de Grangent.

Barrage de Grangent.

Aux éléments naturels se mêlent l’habitat avec de jolis villages proches du fleuve comme Aurec, les maisons de caractère de Veauche, le site des Camaldules, la presqu’île du Châtelet avec sa chapelle joliment restaurée où l’on peut découvrir sur l’un des chapiteaux deux oiseaux qui s’abreuvent dans une même coupe, emblème de l’ordre des Camaldules. Les châteaux perchés ou non, rive gauche celui d’Essalois, et rive droite sur une île, juste avant le barrage, celui de Grangent.

Presqu’île du Chatelet.

La quatrième journée a été particulièrement éprouvante pour les organismes, le vent du Nord puissant sous les rafales voyait notre vitesse se réduire encore un peu plus sur de véritables plateaux de marne où il fallait faire de grands détours pour suivre les passages où la hauteur d’eau nous permettait encore de flotter. Sinon, l’obligation était faite de tirer les bateaux à l’aide des cordes quelque fois sur plusieurs dizaines de mètres avant de retrouver de quoi naviguer.
Arrivés à Feurs, il a fallu se rendre à l’évidence, l’objectif d’atteindre Villerest où étaient stationnés les véhicules n’était plus envisageable. Après concertation, il a été décidé de s’arrêter dans cette petite ville où il était encore possible de trouver un moyen de locomotion pour récupérer nos véhicules. Pendant qu’une partie de groupe, s’occupait de ranger, nettoyer et faire sécher le matériel, les deux conducteurs partaient en taxi pour Villlerest.
A notre retour, un sympathique apéro de fin de séjour avait été organisé et sous un soleil couchant chacun a mis en lumière dans la bonne humeur les temps forts et les galères de cette aventure.

En 2023, il sera proposé de parcourir les 21 kilomètres de la retenue du barrage de Villerest en kayak de mer afin de clôturer le challenge de la descente de la Loire.

Météo : couvert avec un fort vent du Nord sur une grande partie de l’itinéraire. Pluie orageuse le 1er jour pendant le repas du soir et la nuit et le 2ème jour avant l’installation du bivouac.
Classement : moyen avec des passages techniques nécessitant de la réactivité.
Matériel mis à disposition par l’association :
2 canoës canadien de marque Venture modèle prospector 17
1 canoë canadien de marque Nova Craft prospector 17
1 canoë canadien de Marque Old Town
équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 3 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons, 4 chariots)
pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et un autre de 30 litres et 3 sacs étanches de marque Zulupack.
pour le couchage individuel ou en couple 1 tente North Face modèle WestWind (quatre participants avaient leurs tentes personnelles)
4 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
1 tarp bergaus pour les repas utilisé par Pascal pour dormir la nuit.
équipement pour les participants (7 gilets d’aide à la flottabilité, 7 pagaies et 2 de secours)
pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »
Eau : chaque participant avait à sa disposition au départ une bonbonne de 5 litres d’eau qui a été rechargée à la base nautique de Saint-Victor-sur-Loire.

Organisation générale :
Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Gilles (Citroën C3) et Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque nous sous sommes rendus à Chamalières-sur-Loire, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement s’est fait en 2 heures environ. Yves ; Jean-Marc et Georges sur place ont pris en charge les deux véhicules pour les acheminer vers le barrage de Villerest, point d’arrivée prévu à l’origine du séjour. Un grand merci à ces trois adhérents bénévoles qui ont permis par leur disponibilité que ce séjour se fasse.

Kilométrage général effectué par les véhicules : 1369 km.
Niveaux d’eau : le 07 mai 15,5 m3/s à Bas-en-Basset
Conditions de navigation : le faible débit a contrarié la navigation nous obligeant a de nombreux passages à la corde et quelque fois à tirer les bateaux sur les zones de hauts fonds.
Kilométrage parcouru : estimé à 110 km en linéaire à partir d’openrunner. car la montre Gps de marque Garmin utilisée habituellement n’enregistre plus les données à une vitesse inférieure à 5km/h. Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement agréable.
Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition
Accident : néant
Temps de préparation : 20 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Séjour n° 6 L’Allier en canoë canadien

du mercredi 20 au samedi 23 avril 2022

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 6 ( 2 femmes et 4 hommes ).

Le mot de l’animateur : L’exploration de cette rivière sauvage se poursuit. Nous reprenons notre périple à partir de Chatel-de-Neuvre. Les habitués ont accueilli avec plaisir deux nouveaux adhérents dans l’activité particulière qu’est la randonnée en canoë, Sophie et Pascal. Le débit d’eau faible pour cette période de l’année nous a obligé de suivre au plus près la masse d’eau et d’utiliser les techniques pour éviter et contourner les obstacles accumulés dans le lit. Une météo agréable, des bivouacs somptueux, une faune omniprésente plus particulièrement le deuxième et troisième jour, un groupe convivial, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette première pour les adhérents d’Atlas, une parenthèse agréable. L’arrivée était prévue au Bec d’Allier, mais celui-ci étant passé dès 14h00 vendredi, le périple s’est poursuivi sur le fleuve Loire jusqu’à la Charité.

Préparatifs avant le départ

Météo : les prévisions pessimistes se sont révélées erronées. La première journée, la couverture nuageuse s’est disloquée au fur à mesure de notre progression vers le Nord. Les autres jours ont été agréables et les nuits fraîches sans excès. Trois gouttes sont tombées dans la nuit du vendredi au samedi.
Classement : facile mais cela reste de l’aventure avec des paramètres imprévus qui nécessitent une forte adaptabilité, un équipement sérieux et de la bonne humeur dans ces moments un peu délicats à passer.

Matériel mis à disposition par l’association :
2 canoës canadien de marque Venture modèle prospectot 17
1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
équipement complémentaire pour les canoës (3 pompes, 3 écopes, éponges, 3 cordes de 15 mètres, des mousquetons, 2 chariots)
pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et un autre de 30 litres et 3 sacs étanches de marque Zulupack.
pour le couchage individuel ou en couple 1 tente Hardwear Montain, 1 tente North Face modèle WestWind (trois participants avaient leurs tentes personnelles)
6 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
1 tarp bergaus pour les repas (déplié un soir)
équipement pour les participants (6 gilets d’aide à la flottabilité, 6 pagaies et 1 de secours)
pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau rechargée au village d’Apremont sur Allier

Organisation générale :
Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Gilles (Citroën C3) et Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque nous sous sommes rendus à Chatel-de-Neuvre, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement s’est fait en 1heure et 1/2.
Yves et Luc sont venus le 23 récupérer le véhicule Kangoo et la remorque pour les acheminer à l’arrivée. Au retour, Yves accompagnant Gilles pour reprendre son véhicule resté en dépôt. Un grand merci à ces deux adhérents bénévoles qui ont permis par leur disponibilité que ce séjour se fasse.
Kilométrage général effectué par les véhicules : 815 km

Niveaux d’eau : le 21 avril 49 m3/s à Moulins ; le 23 avril 106 m3/s ; le 24 avril à La Charité sur Loire 118 m³/s.
Conditions de navigation : ce faible débit nous a obligé à utiliser au mieux les courants rendant ce parcours intéressant techniquement.
Kilométrage parcouru : 112.750 Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin et la fin de l’étape 3 et la matinée du jour 4, recalculées à partir d’openrunner.
Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Bivouac sur une île.

Itinéraire : les faits marquants

J1. Arrivés en 2019 à Chatel-de-Neuvre et après une pause due au Covid19 en 2020, c’est de cette commune que nous reprenons la descente. La progression se fait dans la réserve naturelle du Val d’Allier jusqu’à la hauteur rive gauche de Bressolles. De longs méandres succèdent à des courbes plus serrées, l’érosion par la force de l’eau est bien présente et des effondrements récents visibles. Un pylône de ligne à haute tension au socle renforcé se rapproche dangereusement année après année du bord de la rivière. De nombreux amoncellements de branches et d’arbres occupent une partie du lit. Bientôt l’ancien pont de chemin de fer et rapidement se profile la première difficulté que représente le pont de Régemortes construit à partir de l’année 1750 et qui porte le nom de son constructeur. Infranchissable, il faut impérativement se porter sur une des deux rives pour franchir l’obstacle. Passant habituellement, rive droite, je tente la rive gauche, côté passe à poissons. Après un repérage, nous avançons en progressant à pied dans l’eau, passons chaque bateau l’un après l’autre sous le pont et pendant qu’un des participants le maintien dans le courant, les containers sont déchargés en faisant une chaîne puis c’est le tour du bateau de quitter son milieu naturel empoigné par des bras vigoureux pour franchir la levée rocheuse.
Après c’est un jeu d’enfant, le bateau installé sur l’un des chariots est rechargé puis guidé jusqu’à la berge accueillante. Une bonne demie heure suffit pour les manipulations et la pause du pique-nique sous un chaud soleil est décidée avant de reprendre le fil de l’eau. Les cris des sternes Pierregarin sur l’île à quelques dizaines de mètres distraient notre pause.
Rapidement, le bruit de la ville et du trafic routier s’estompe et nous retrouvons le calme et le chant des oiseaux. A la moyenne de 8,5 km/h et après 4h10 de navigation et un peu plus de 35 kilomètres, nous plantons notre bivouac sur une île sableuse protégée de la légère brise de Nord par un rideau de jeunes saules. De nombreuses traces sont visibles : branches coupées et écorce mangée par un castor, piétinement par des oies et hérons, passage d’un chevreuil. A la tombée de la nuit, un vol important d’aigrettes garzettes remontant la rivière pour gagner son dortoir nous salue par son cri « krah krah krah »et nous invite à un repos compensateur.

Approche du pont de Régemortes à Moulins
Transfert sous le pont à Moulins côté passe à poissons…
Les Castors sont passés par là !

J2. Après un peu plus de 5 kilomètres, le passage du pont de Villeneuve, ne présente aucune difficulté. La largeur de la rivière nécessite une observation attentive pour voir vers quel bras la masse d’eau se dirige. Les ponts de Le Veurdre puis de Mornay sont franchis. Un chevreuil, rive gauche tout proche, regarde le premier canoë puis s’inquiète de ces mouvements inhabituels et décide subrepticement d’aller se cacher dans les taillis.
Lors d’un changement de direction et suite à une manœuvre trop tardive, l’un des bateaux se bloque sur un arbre en travers, la puissance de l’eau le fait pencher, le remplit et le retournement devient inévitable. Un second bateau dans le mouvement ne peut éviter à son tour l’obstacle et subit le même sort. Les containers étant bien arrimés à bord, les équipiers se laissent dériver et reprennent pied un peu plus loin sur la rive, les embarcations étant récupérées au passage. Reste à pomper l’eau, recharger les bateaux et l’aventure peut continuer… Quelques cigognes avaient déjà été aperçues en vol mais maintenant ce sont des nids occupés qui se montrent rive droite puis en nombre rive gauche. Quel magnifique spectacle proposé par ces oiseaux qui ravitaillent le parent resté au nid accueillis par des claquements de bec. Cette journée nous a permis de voir toutes sortes de résidents des lieux, milans noirs, petits gravelots, hérons blancs et cendrés, œdicnèmes criards, colverts, cygnes tuberculés, cormorans continentaux. En suivant au plus près un haut talus sableux, nous avons dérangé un groupe d’une vingtaine d’hirondelles de fenêtre qui a la hâte sont sorties de leurs longs terriers.
J’avais déjà eu l’occasion de remarquer que hirondelles de rivage et hirondelles de fenêtre se partagent quelque fois le même espace. La veille nous avions pu voir une hirondelle de rivage, mais là nous étions en présence d’une arrivée massive d’oiseaux se préparant à la nidification. Les jours suivants nous permettront d’identifier hirondelles rustiques et de fenêtres survolant l’eau à la recherche d’insectes. Après 4h16 de navigation et un peu plus de 35 kilomètres dans un décor de carte postale face à des arbres alourdis de plusieurs nids de cigognes, nous installons le bivouac à la latitude de Mars sur Allier sur une grande île séparée de la rive droite par un joli et étroit bras à l’eau vive. La soirée se passe à observer les va-et-vient des grands oiseaux et un chevreuil nous fait la surprise de passer près nos tentes.

Œuf de petit gravelot….
Cigognes en nombre au moment du pique-nique
Moment d’échange….manque Sophie la photographe !
L’arbre aux cigognes

J3. La nuit a été calme sous un ciel étoilé et la fraîcheur du matin nous surprend, une brume flotte sur la rivière. Après un copieux déjeuner, le chargement des bateaux assuré et le soleil ayant rapidement pompé l’humidité de l’air nous prenons l’option de l’étroit bras de rivière pour débuter la journée. Notre premier objectif est de ravitailler en eau à Apremont joli village posé sur le bord du cours d’eau dans une large courbe à droite. A l’approche, rive droite le château de Meauce puis rapidement sur la gauche celui d’Apremont. Une belle manœuvre à contre-courant, nous permet d’accoster rive gauche. Bateaux attachés grâce au quinze mètres de corde de chaque embarcation, nous partons en quête d’un robinet et profitons de l’arrêt pour décharger et trier nos ordures. Un sympathique jardinier nous oriente et nous explique que toutes les maisons à l’exception d’une appartiennent au châtelain et sont louées. Le bâti est bien entretenu et sous le soleil, l’ensemble est harmonieux. La première difficulté est tout proche, la prise d’eau des Lorrains. En fait un barrage sur toute la largeur de la rivière qui permet par gravité, par un canal d’alimentation de maintenir le niveau d’eau du canal latéral à la Loire. Approchée tout en douceur par la rive droite, de grandes marches en ciment permettent le passage et la remise en eau quelques mètres plus bas. Juste le temps de se remettre en mouvement et c’est bientôt un pont de chemin de fer puis un nouvel arrêt toujours rive droite au Pont Guétin qui sert de support au canal latéral à la Loire. J’invite les participants à grimper sur l’ouvrage d’art qui est un des plus grands pont-canaux de France, avec 343 m de long, ouvert à la navigation en 1838. Déchargement, portage des containers, des bateaux, chargement et mise à l’eau, l’équipe est rodée. A droite le département de la Nièvre, à gauche celui du Cher, la rivière servant de limite administrative naturelle. Après le pique-nique, la navigation reprend et nous atteignons rapidement le Bec d’Allier après être passé sous le dernier pont routier (D976). Le volume d’eau apporté par la Loire n’est pas impressionnant et le fleuve cumule maintenant un peu plus de 100m3. Quelques bateaux de Loire apparaissent sur la rive gauche, toue cabanée, fûtreau. Bientôt rive droite Fourchambault et son pont puis sa digue de 300 mètres qui canalise le fleuve et permet la navigation par basses eaux. On laisse sur notre gauche une écluse prise par la végétation et qui permettait autrefois par un canal de jonction de rejoindre le canal latéral. C’est l’heure du bivouac sur une large et longue île à hauteur du lieu-dit Poids de fer, après 26 kilomètres.

Apremont, ravitaillement en eau
Passage du barrage des Lorrains
Promenade à pied sur le pont Guétin
Bateau traditionnel de Loire, Toue Cabanée

J4. A 08h30, l’équipe est déjà prête et les premiers coups de pagaies sont donnés. Marseille-Lès-Aubigny se présente rive gauche où le canal est très proche du fleuve d’où l’on pouvait rejoindre le canal du Berry, aujourd’hui en partie comblé. Un sanglier en train de boire, surpris par notre arrivée, fait rapidement demi tour. Pour éviter les parties rectilignes jusqu’à la Charité-sur-Loire, j’opte dès que cela est possible par des bras plus étroits qui rendent la navigation moins monotone et plus dynamique. Rive droite le château de la Marche transformé en hôtel puis une dernière pause où nous découvrons une colonie de moustiques en pleine reproduction….Le parcours s’achève vers 11h00, après une petite navigation de 16 kilomètres, face au vieux pont de la Charité après avoir passé un bras à contre courant (modification du courant suite à l’effondrement d’une digue et des modifications de banc de sable). Merci à toutes et tous pour votre bonne humeur et à la prochaine pour une nouvelle aventure !

Nous sommes bien sur la Loire !
Traces de ragondin
Regroupement des bateaux devant La Charité
Merci à Yves et Luc pour la récupération !

A l’arrivée à La Charité, nous avons déposé un sac de détritus collectés au cours des deux derniers bivouacs.

Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition

Accident : néant

Temps de préparation : 20 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

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Sam 16/04/22 Sortie d’entraînement en canoë

Animateur : Michel J.
Lieu : rivière Allier/Limagne
Nombre de participants : animateur compris 6 (2F, 4H)
Météo : température douce ensoleillée, vent sensible en rafales (50km/h) de Nord, Nord-Est dès le début de l’après-midi.
Kilométrage du véhicule principal : 95 et du véhicule d’assistance : 60 soit un total de 155
Débit de la rivière : 40 m3/s au Pont de Limons

Faunes remarquables : 2 oies bernaches du Canada, 1 aigrette et des hérons cendrés, des cormorans continentaux, des petits gravelots en nombre, plusieurs milans noirs et de nombreux canards colvert
Petite déception, pas d’hirondelles rustiques ni de guêpiers d’Europe.

l’équipe Pascal, Régis, Mady, Gilles, Sophie et le photographe Michel J.

Ce rendez-vous avait pour but de s’habituer à naviguer ensemble et pour certains de découvrir la randonnée avec des canoës canadiens dans la perspective des séjours n° 6  « L’Allier en canoë canadien » et n°8 « En canoë canadien sur la Loire des grands barrages ».
Avant le départ, à l’aide d’un tableau mobile et de feutres, quelques précisions ont été apportées pour avoir une bonne lecture de la rivière, contre-courant, déplacement de la masse d’eau, les dangers objectifs et subjectifs.
La bonne position du barreur et de l’équipier et le rôle précis de chacun ont été abordés. L’utilisation de la pagaie a également été rappelée par une démonstration.

Données fournies par un Gps de marque Garmin
Distance du parcours : 27 km 800
Moyenne : 8.1km/h
Durée de navigation : 3h26

Matériel mis à disposition : 3 bateaux, 2 « venture prospector » 16 (association) et 1 « novacraft prospector » 16 (Michel J.), 6 gilets d’aide à la flottaison, 4 sacs étanches de marque Zulupack et 3 bidons de 35 litres, 6 pagaies de marque Carliste et une de rechange.

Composition des bateaux :
-Sophie et Gilles -Régis et Pascal -Mady et Michel

Relation de la journée
L’objectif était de revoir toutes les techniques pour manœuvrer au mieux un canoë chargé. Le faible débit d’eau a rendu l’exercice intéressant, contournement des arbres charriés et déposés dans le lit de la rivière et des autres obstacles, passage des seuils marneux, utilisation au mieux de la masse d’eau pour passer les méandres serrés et des contre-courants pour remonter le cours d’eau et s’arrêter sur les berges. Le débit moyen de la rivière ne présentait aucun risque.

Pause pique-nique

Un covoiturage était organisé au départ de Clermont-Ferrand avec un départ à 09h30. Les participants ont installé les canoës sur la remorque routière. Au départ de la randonnée, au pont de Joze se trouvait Gilles habitant à proximité.
Arrivés sur place, les sacs étanches et les containers contenant les affaires de rechange ont été placés dans les bateaux, chaque élément attaché par des mousquetons.
Les consignes rappelées (voir ci-dessus) chacun a pris place dans les canoës. Quelques conseils ont été donnés au fil de l’eau pour l’optimisation des gestes et la lecture de la rivière.

Belle descente de reprise. L’équipe de récupération composée de Marie et Denis est arrivée dix minutes après notre sortie de l’eau à proximité du pont de Ris sur la D43.

Retour sur Clermont vers 18h30.

Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte-rendu : 4 heures

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