Jeu 04/11/2021 Les Combrailles-Charbonnières les Vieilles

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 10 animatrice comprise (6F, 4 H)
Météo : Ciel couvert avec quelques éclaircies et aussi en 3 fois quelques gouttes. Température douce
Distance : 25 km (openrunner)
Dénivelé : 700 m (openrunner)
Durée : 7 h 30
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 2 voitures de Clermont fd (70 km X 2) soit 140 km
Préparation et rédaction : 2 h 30
ITINERAIRE : Charbonnières les Vieilles, les Incas, les Peytoux, Pery, Bord, Villemorie, la Biesse, Montoute, Croizet, la Coussidière, Gour de Tazenat, Charbonnières.

Ciel menaçant…

Charbonnières les Vieilles dont le nom vient de «charbon» car le bourg était autrefois producteur de charbon de bois, nous accueille ce jeudi pour la première randonnée de la saison 2021/2022. Nous prenons la direction de les Peytoux où nous traversons la Morge. La rivière qui prend sa source au sud de Manzat, près de l’étang de Lachamp à une vingtaine de kilomètres de là, a déjà une belle largeur.

La Morge

Notre cheminement nous en éloigne un peu pour mieux la retrouver au niveau du pont de Pery. Nous la retraverserons une nouvelle et dernière fois juste après Montoute. Sur la fin de parcours nous arrivons au Gour de Tazenat. Né d’une éruption qui remonte à environ 30 000 ans, lorsque le magma est entré en contact avec le ruisseau de Rochegude dont les eaux ont progressivement rempli le cratère créé, il s’étend sur un peu plus de 30 hectares avec un diamètre de 800 m en surface et de 400 m au fond du cratère. D’une profondeur estimée à 68 m, ses eaux abritent une faune aquatique variée. Ce cercle parfait où se reflètent les berges a été source d’inspiration pour Guy de Maupassant qui en a célébré les changements de couleur et sa beauté : « Lorsque le soleil fut prêt de disparaître, le ciel s’étant mis à flamboyer, le lac tout-à-coup eu l’air d’une cuve de feu ; puis, après le soleil couché, l’horizon étant devenu rouge comme un brasier qui va s’éteindre, le lac eu l’air d’une cuve de sang. Et soudain sur la crête de la colline, la lune presque pleine se leva, toute pâle dans le firmament encore clair. Et lorsqu’elle fut haut dans le ciel, le lac eut l’air d’une cuve d’argent ».

Le Gour de Tazenat

Nous empruntons par la droite le sentier qui le contourne, en étant attentifs sur les quelques passages rocheux bien glissants avec les feuilles mouillées. Mais le sentier suivi s’arrête brusquement. Broussailles d’un côté et rochers de l’autre. C’est en escaladant ces derniers, heureusement avec de belles prises pour les mains et les pieds que nous retrouvons le sentier «officiel». Merci à Yves d’avoir ouvert «la voie» et à tous d’avoir suivi.
Cet intermède «aventure» passé, il nous reste à gagner Charbonnières. De beaux chemins nous amènent jusqu’au centre du bourg. Un passage devant le château de Lord Davis, blanche construction du 19ème siècle en calcaire de Souvigny et c’est l’arrivée aux voitures.
Cidre et panettone offerts par Monique pour fêter son tout nouveau statut de Mamie ( vive Gaël ! ) terminent cette journée où nous avons profité de beaux chemins et de belles couleurs d’automne.

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Sam 23/10/2021 Marche Sportive – Chaîne des Puys

Animateur : Michel J.
Terrain : souple
Météo : température négative au départ, ciel bleu
Temps de préparation et de rédaction : 2h 00
Mise à disposition de bâtons : 1 paire de 115 cm
Kilométrage : 4 voitures avec une moyenne de 35 km (aller et retour) soit 140 km
Nombre de participants : 7 animateur compris (1F, 6H)
Distance : 21 km 740 ; moyenne 6,6 km/h (montre gps), dénivelée 525 m (montre altimétrique), 547 m (montre gps).
Durée : 3 h 16 (de marche) et 3 h 43 (de déplacement)
Itinéraire : parking du panoramique des Dômes, chemin des Gouris, direction Sud, traversé de la D68, col de Ceyssat, Sud grand Sault, Bac de Montmeyre, chemin passant à l’Est du puy de Gorce, Bas de Ceyssat, passage entre Puys de Côme et Balmet, Ouest de Chabanne Vieille, traversé de la D941, col des Goules, parking des Goules, traversé de la D941, stand de tir, Sud-Est du Puy Pariou, chemin des Gouris, parking…
Observations : échauffement habituel. Deux pauses d’un total de 27 minutes environ ont permis d’absorber, eau, quelques fruits secs et autres encas tirés du sac à dos. Déplacement dans la bonne humeur et avec dynamisme mais sans excès !

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Jeu 14/10/2021 Sancy – Vallée de Chaudefour

Carte 2432 ET
Animatrice : Mady
Nombre de participants : 17 animatrice comprise (10F, 7H)
Météo : journée ensoleillée, température douce
Distance : 20 km (openrunner)
Dénivelé : 1000 m ((openrunner)
Durée : 7 h 15
Classement Atlas : moyenne
Kilométrage auto : 2 voitures de Clermont Fd (100 km X 2) et 2 voitures du Crest (80 km X 2) soit au total 360 km
Préparation et rédaction : 2 h 30
ITINERAIRE : Parking de la maison de la Réserve Naturelle, Montagne de la Plate par versant Nord, Puy de Champgourdeix, Col de la Cabane, Pan de la Grange, Puy de Cacadogne, Puy des Crebasses, Sud Chambon des neiges, Pont St Anne, Parking.

Nous ne partons pas vers la vallée mais à l’opposé. Le chemin permet une montée régulière et douce sur le plateau. Vue de ce côté, la Montagne de la Plate ne l’est pas vraiment !

Montagne de la Plate versant Nord

Alors que nous progressons vers elle, sur l’épaulement, un mouflon nous observe tranquillement avant de s’éloigner. Après une petite pause au sommet, d’où nous pouvons profiter de panoramas sur le massif mais aussi plus lointains, nous repartons pour retrouver le parcours qui suit les crêtes.

Montagne de la Plate

Le Puy de la Perdix nous accueille pour le pique nique. Il fait très beau et il faut motiver le groupe pour repartir. Près du col de la Cabane, à nouveau, 2 mouflons qui traversent le sentier et disparaissent côté Chaudefour. Nous avons vraiment de la chance. Et ce n’est pas fini !

Mouflons
Dent de la Rancune et crête de Coq

Alors que nous surplombons la vallée de Chaudefour, plusieurs groupes et des individus isolés se déplacent ou paissent tranquillement sur les pentes. Les yeux pleins de belles images, nous quittons les hauteurs et faisons une dernière pause sur une douce pelouse au cours de la descente vers le Chambon des Neiges. Un chemin bien ombragé nous ramène vers la vallée. Petit détour par la fontaine St Anne et c’est la fin de cette randonnée où tous les éléments, météo, paysages, faune, étaient réunis pour en faire une très belle journée. Sans oublier bien sûr les participants et les gourmandises partagées !

Fontaine St Anne

Remarques : 2ème sortie dans le Sancy à peu d’intervalle compte tenu de la météo.

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Dim 10/10/2021 Sancy – La Bourboule

Carte 2432 ET
Animatrice : Mady
Nombre de participants : 11, animatrice comprise (7F, 4H)
Météo : journée ensoleillée avec des températures fraîches le matin et sur les hauteurs exposées au vent du Nord-Est
Distance : 20 km (openrunner )
Dénivelé : 930 m (montre altimétrique)
Durée : 6 h 40
Classement Atlas : moyenne (annoncée facile mais requalifiée compte tenu du dénivelé réel)
Kilométrage auto : 2 voitures de Clermont Fd soit  114 km x 2  et 1 voiture du Crest soit 120 km au total  348 km
Préparation et rédaction : 2 h 30
ITINERAIRE : La Bourboule (ZAC de la Vernière), les Marais, Pailloux, Puy Gros, Banne d’Ordanche, traversée de la D609 à l’ est du village de vacances de Murat le Quaire, l’ Usclade, Zac la Vernière.

Le ciel est bien dégagé mais il fait très frais au point de départ situé à côté de la Dordogne. Le Puy Gros domine la vallée. C’est un des objectifs de la journée. Nous empruntons le chemin qui suit, à part quelques petits écarts, la rivière.

Source Félix

Découverte d’un pavillon à l’abandon abritant la source Félix dont l’eau était utilisée en bain pour soigner les maladies de peau et un peu plus loin du Moulin de la Compissade. Sur ce lieu fut construite en 1898, une centrale pour alimenter en électricité le funiculaire des Capucins, 1er funiculaire de France à traction électrique. Cette centrale a été remise en service en 2016, avec l’objectif d’alimenter en électricité (hors chauffage), entre 300 et 350 foyers du Mont Dore.

A l’entrée du Mont Dore, nous nous éloignons de la rivière pour gagner les hauteurs. Le soleil bien présent nous réchauffe. Nous profitons d’un arrêt pour enlever des «couches» et admirer le paysage. De la Montagne de Bozat au Roc de Cuzeau, les différents sommets sont énumérés.

Massif du Sancy

Le chemin zigzague entre forêt de hêtres et parties découvertes pour arriver finalement sur le plateau où souffle un petit vent de Nord-Est. Un nouveau panorama plus large sur tout le massif et au loin sur la chaîne des Puys un peu dans la brume. Arrivés au sommet du Puy Gros, il faut se mettre à l’abri côté sud ouest pour le pique nique. Bien calés dans la pente, à l’abri de rochers, nous pouvons en toute tranquillité nous restaurer avec sous les yeux, notre point de départ. Après une friandise offerte par Régine, il est temps de repartir pour la Banne d’Ordanche dernier point haut de la journée.

La Banne d’Ordanche

Avec en partie le vent dans le dos nous grimpons alertement les dernières pentes Bizarrement, arrivés à la table d’orientation, le vent est moins fort ! A la descente nous nous arrêtons au Tra reconstitué par des passionnés de la nature. Cette forme d’habitat temporaire typiquement auvergnat, très probablement des abris pastoraux liés à l’estive bovine, intrigue encore les archéologues.

Entrée du Tra

Au-dessus du village de vacances de Murat le Quaire, nous prenons la direction Est. Le chemin serpente d’abord dans une forêt de conifères avant de retrouver une belle hêtraie. A la jonction avec le GR 30, c’est la descente vers notre point de départ et la fin de cette belle journée.

Remarques : après plusieurs journées de grisaille, contents de retrouver un ciel dégagé et le soleil. Un seul regret, aucun animal aperçu au cours du parcours.

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Jeu 16/09/2021 Sancy Est – Saurier

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 10, animatrice comprise (4F, 6H)
Météo : ciel nuageux le matin, puis dégagé et ensoleillé 
Distance : 20 km (openrunner)
Dénivelé : 700 m (openrunner)
Durée du déplacement : 6h40
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 1 voiture de Clermont Fd ( qui est passée au Crest pour récupérer des passagers) soit  90km et 1 voiture du Crest soit 60 km au total  150 km
Préparation et rédaction : 2 h30

ITINERAIRE : Saurier, Plateau de La Chaux, Creste, St Diery Bas, St Diery Haut, Cotteuges, Bessolle, Pradelle, contournement du Puy de Cluzel par le nord, Renlaigue, Saurier (cartes 2532E et 2533O). 

Colchiques dans les près…

Saurier garde de nombreux témoignages de son passé, que nous découvrirons pour certains en fin de randonnée mais nous commençons par son célèbre pont médiéval datant du 15è siècle que nous empruntons pour traverser la Couze Pavin. Installé sur 3 arches, il possède sur l’une d’entre elle un oratoire dédié à la Vierge et des «refuges» qui étaient bien utiles pour se croiser aux utilisateurs d’autrefois.

Pont médiéval de Saurier

Larges chemins et traversées de pâtures pour les relier nous amènent d’abord sur le plateau de la Chaux, puis au bout de celui-ci à Creste perché sur un promontoire volcanique. Nous montons vers l’éperon rocheux qui domine le village et sur lequel subsistent quelques pans de murs d’un ancien château pour arriver à la chapelle. De là, nous dominons la vallée de la Couze Pavin, faisons face au pic de Brionnet, apercevons dans le lointain, le château de Murol.

Pic du Brionnet

A la sortie du village, plusieurs parkings laissent supposer qu’il y a certains jours affluence sur les sites de vol à voile situés à proximité. A Saint Diery Bas, une œuvre composée à partir de bouteilles plastiques nous rappelle s’il en était besoin que nous sommes sur le territoire de la source de Renlaigue rebaptisée Saint Diery lorsqu’elle fut rachetée par le groupe Danone. Le pique nique pris à côté de l’église de Saint Diery Haut sous un ciel un peu plus menaçant, nous redescendons en direction de Cotteuges. De là, nous suivons le long de la Couze, entre des murets en pierre sèches appelées « cheirilles » construits pour aménager des parcelles cultivables, un chemin jusqu’au pont de la Chèvre. Construit probablement à la fin du 15è siècle, il était l’unique lieu de passage pour les habitants de Bessolle voulant se rendre directement à Saint Diery. Il tient certainement son nom des chevriers (éleveurs de chèvres) du hameau, nombreux dans les années 1800. Le soleil est revenu lorsque nous commençons la montée vers Bessolle et une petite pause boisson est la bienvenue avant de prendre à l’entrée du village la direction du pic de Cluzel. Grosse descente sur un chemin raviné pour atteindre Pradelle. Le contournement du Pic de Cluzel s’effectue sur un chemin en courbe de niveau et comme tout au long de la journée il y a dégustation de mûres. Délicieuses ! Après un court passage hors piste, assez confortable, dans le bois, nous retrouvons le GRP (lui aussi bien raviné par endroits) qui redescend sur Renlaigue. Il ne reste plus qu’à rentrer sur Saurier avec un détour vers les sources salées situées rive gauche de la Couze Pavin. Pour beaucoup c’est une découverte malgré de nombreux passages à Saurier. Ces sources forment un réseau à l’origine de la présence de plantes protégées (Glaux maritime, Pucinelle à épis distants et Spergulaire marginée) qui se développent sur les croûtes de calcaire en de petites surfaces et qu’on trouve d’ordinaire au bord de la mer. Nous ne les verrons pas !

Croûte calcaire vers les sources de Saurier

A Saurier, nous repassons le pont médiéval, empruntons les petites ruelles pour découvrir la maison du Louvetier (16e siècle) aux symboles de louveterie gravés sur le tympan de la porte d’entrée : loup, lièvre, fleur de lys, cheval. C’était sans doute la demeure d’un lieutenant louvetier, chargé par le roi de contrôler la faune sauvage, d’organiser les battues au loup et le passage des courriers à cheval.

Porte de la maison du Louvetier

Sortie par la porte de ville à mâchicoulis subsistant des anciennes fortifications et c’est l’arrivée aux voitures. Le ciel est à nouveau bien chargé. Juste le temps de changer de chaussures, de monter dans les voitures et une grosse averse orageuse s’abat !

Escargots acrobates

Remarques : encore une fois une météo plus clémente que celle prévue par les différents sites météo.

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Jeu 09/09/2021 Combrailles – Chapdes-Beaufort

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 15, animateur compris (7F, 8H)
Météo : couvert avec quelques gouttes de pluie le matin et l’après-midi. Température douce.
Terrain : souple
Distance : 25 km (gps)
Dénivelé : 730 m (montre altimétrique)
Durée du déplacement : 8h42 (montre chrono)
Durée de la randonnée : 7h35 environ
Classement Atlas : moyenne compte tenu du parcours aventure sur 5 kilomètres environ le matin.
Kilométrage auto : (40 x 2) + (45 x 1) = 125km

Partant de Chapdes-Beaufort, l’idée était d’aller à la découverte du ruisseau de Mazière, de le suivre jusqu’à sa confluence avec la Sioule. Après 2 petits kilomètres de chemin, nous avons quitté le confort pour progresser lentement dans un terrain en pente où la végétation était très dense par endroit. Le bord du ruisseau à l’ eau claire et abondante atteint, le cheminement s’est fait tantôt rive droite tantôt rive gauche traversant à gué au fil de la descente.

Ruisseau de Mazière

Parfois de petites falaises ou de jolis rochers nous laissaient passer après une exploration en aval. Quelques adhérents ont été mis à contribution soit pour aider à la traversée soit pour aller repérer les passages. Belle ambiance dans ce moment d’aventure. Les quelques gouttes échappées des nuages n’atteignaient pas les randonneurs, happées au passage par un couvert végétal dense en attente d’humidité. De nombreux ponts au bois vermoulu ayant eu sans doute un usage il y a fort longtemps, nous ont également permis de franchir le ruisseau qui au fur et à mesure de la descente ressemblait de plus en plus à une charmante rivière. Le moulin de Mazière était déjà loin derrière nous quant l’heure du pique-nique est arrivée, proposé rive gauche sur une zone un peu moins humide où la lumière grisâtre du jour arrivait à passer. Après avoir enjambé un chemin goudronné menant à Trimoulet, la progression devint plus facile par une voie sans obstacle qui nous a amenés à la jonction avec la Sioule. Une matinée pour faire seulement un peu plus de 5 kilomètres.

La cadence Atlas sur le GR4 se remit en place et Trimoulet à 704 m d’altitude fut rapidement atteint puis Les Barras. Pour éviter de redescendre vers la Sioule, tracé normal de l’itinéraire grande randonnée, nous sommes restés sur une courbe de niveau nous obligeant à une nouvelle partie de hors piste avec le franchissement d’une clôture tout en souplesse et élégance. Enfin Barbecot puis Villelongue sur un large chemin d’exploitation. La Gravière ne sera jamais atteinte, l’animateur s’étant endormi voyageant confortablement en suivant les marques « blanche et rouge » et n’ayant pas remarqué la modification du tracé du GR4. Arrivé à St Ours (non prévu au programme) réveil brutal ! Il faut repenser le reste de l’itinéraire pour rester sur une distance linéaire acceptable. Petit retour en arrière puis contournement par l’ouest du mouvement de terrain dénommé Trimonté. Montcognol puis passage dans une pâture avant de rentrer par le Sud à Chapdes..

A89, viaduc sur la Sioule

Remarques : journée passée dans la bonne humeur et distribution comme d’habitude de quelques douceurs en cours de rando et lors du pique-nique.

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Vélorando « Du Sancy à l’océan en suivant la Dordogne »

Période : du samedi 03 au lundi 12 juillet 2021
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 7 (4 femmes et 3hommes).
Mot de l’animateur
Même si ce compte rendu doit évoquer le parcours le long de la Dordogne, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée suite aux inondations dévastatrices en Belgique pour les habitants qui habitent le long de la Meuse où nous sommes passés en juillet 2019 lors du tour de la Wallonie.
L’itinéraire proposé a fait l’objet de nombreux remaniements et redécoupage afin de le rendre réalisable pour l’ensemble du groupe. Peu avant le départ, j’ai choisi notamment de revoir les trois premières étapes pour tenir compte des dernières informations météorologiques et par rapport aux petites routes que nous allons empruntées qui peuvent s’avérer dangereuses (fortes pentes, revêtements irréguliers etc …) en cas de grosses précipitations. Le tracé a permis de rester un long moment rive droite et de passer les grands barrages d’une manière originale par certaines voies méconnues dotées de magnifiques points de vue. Au cours du séjour, le découpage de quelques journées a subi des modifications en accord avec le groupe pour des raisons pratiques liées la plupart du temps à la météo ou à des changements opportuns de l’itinéraire. De ce fait, de nouvelles visites et découvertes sont venues se greffer au programme.
Le groupe a fait preuve de solidarité dans une ambiance chaleureuse où la bonne humeur a été de mise. Les entraînements proposés avant le départ et notamment celui avec des vélos chargés a permis aux participants de mesurer et de se préparer à la difficulté du challenge proposé.
Le temps incertain nous a fait renoncer à la visite des jardins de Marqueyssac (J6).

Météo : changeante avec un début marqué par les fortes précipitations au départ de la station de ski du Mont-dore. Des averses éparses les deux premiers jours puis un temps où les nuages ont partagé le ciel avec quelques rayons de soleil. Température agréable pour rouler et soirées douces dans l’ensemble.
Itinéraire : très travaillé afin de trouver des voies à faible voire très faible circulation. Pour préparer et réaliser ce voyage, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, les cartes départementales Michelin Allier, Puy-de-Dôme (n°326) Corrèze, Dordogne (n°329), Gironde, Landes (n°335). A plusieurs reprises, nous avons utilisé le Gps d’Armand avec les circuits préparés sur Openrunner notamment pour les traversées des villes.
Classement : moyen sur 8 jours et une 1/2 journée pour gagner St Georges de Didonne et une étape classée difficile le J3. 1/2 journée de transport routier environ.

Données techniques de l’itinéraire fournies par le compteur vélo. Trois vélos en étaient équipés et ont donnés des résultats similaires  : 660,97 soit 66km de moyenne par jour, distance (D) sur une journée la plus longue 92,20km (J3) et la plus courte 36km (J10). Vitesse moyenne (VM) 15.26 km/h, maximum sur une journée 16,2 (J4 et J9) et minimum 13,9 (J10).
– durée de roulage totale (DR) : 43h13. Sur la journée, maximum 5h50 (J3), minimum 2h45 (J10).
Informations relevées sur une montre altimétrique de marque Suunto : durée de déplacement (DD) : 69h43 qui tient compte du temps passé pour les visites, les ravitaillements en route, les pauses des pique-niques, les temps de regroupement etc…
– dénivelés positifs (DP) et négatifs (DN) : 5215 et 6361m. Sur la journée, maximum 1070m (J3) et minimum 240m (J9 et J10).
Données techniques et graphiques (ci-dessous) extraites d’un compteur Gps de marque Brigton, modèle Rider 10 qui apportent des résultats un peu différents des précédents mais dont les graphiques mettent en évidence le terrain très vallonné  (courbe de couleur grise) !

Conditions de roulage à vélo : bonnes dans l’ensemble mais qui ont nécessité parfois de la vigilance (descentes difficiles, gravillons, chaussées déformées).
Hébergement : dans des campings très corrects (2 et 3 étoiles) sauf celui d’Arsac qui mériterait de figurer au musée ! Le couchage s’est fait en tentes individuelles ou doubles (couples).
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour).
Transport aller et retour : en co-voiturage à l’aide de deux véhicules. A l’aller jusqu’à la station de ski du Mont-Dore, la 208 Peugeot de Mireille et le Kangoo Renault de Michel J. Pour le retour depuis St-Georges de Didonne, nous avons utilisé le kangoo de Michel J tirant la remorque aménagée et la Dacia amenés à notre point d’arrivée vélo par Jean-pierre et Sophie. Merci à eux trois pour leur aide.
Equipement : vélos (personnels) VTT avec des pneus en majorité non crantés équipés de porte-bagages et sacoches.
Matériels mis à disposition par l’association : deux sacoches de marque Vaude. Deux tentes, l’une de marque Coleman modèle Cobra et l’autre de marque Jamet modèle Rhodes. Deux couvertures de protection Space Blanket. Une remorque routière aménagée pour le transport des bagages et des vélos.

Faune rencontrée : des groupes de chardonnerets sur le plateau de Messeix ainsi qu’un renard regardant avec intérêt ce groupe de voyageurs à vélo se déplaçant sous une pluie battante !. Une jolie couleuvre sans doute vipérine au pont de Lamirande. A Braud (J3), une chouette chevêche posée sur une cheminée avec dans le bec une souris. Quelques milans noirs sur les lacs de barrage et d’hirondelles de fenêtre et de rochers au niveau des structures. Des martinets noirs en nombre depuis Argentat et dans toutes les cités traversées après. Sur l’estuaire, une grande diversité d’oiseaux d’eau mais surtout des hérons pourpres, des bébés poule d’eau avec leurs tenues de poussin, des aigrettes garzettes et des cigognes blanches.
Flore remarquée par Pascaline :
– Dans les zones humides, les plantes hygrophiles comme la reine-des-prés, la salicaire, le roseau, la prêle et le cirse des marais. 
– De belles stations de sureau yèble, d’aigremoine eupatoire, de vipérine, de chardons aux ânes et de campanules. 
– Suivant les altitudes et les milieux, le millepertuis commun, la digitale pourpre, la chicorée amère, le séneçon de Jacob, le plantain majeur, le phytolaque (raisin d’Amérique), la cymbalaire des murs (ruine de Rome) 

Itinéraire : les faits marquants
Jour 1. Pour cette première étape, nous sommes en territoire connu. Les conditions météorologiques nous font renoncer à notre déplacement à pied jusqu’à la source de la Dordogne située sur le flanc Nord du sancy à l 336m d’altitude à la jonction entre deux ruisseaux, la Dogne et la Dore. Contrairement aux apparences, le nom de la Dordogne n’est pas un assemblage des noms de la Dore et de la Dogne. Son nom vient plutôt de l’ancien mot ‘Durãnius’ (torrent, ruisseau) évoluant en ‘Dordonia’ (IXème siècle) donnant ainsi l’impression d’une étymologie ‘Dore-Dogne’.
Elle parcourt 483km, arrose 6 départements (Puy-de-Dôme, Cantal, Corrèze, Lot, Dordogne et Gironde) puis se jette dans la Garonne au Bec d’Ambés pour former l’estuaire de la Gironde.
Nous chargeons les vélos à l’abri dans un tunnel sur le parking de la station de ski du Mont-Dore. L’équipement contre l’humidité est de rigueur et c’est le départ sous une pluie battante. Pas de circulation, les touristes en ce début de mois juillet sont restés au chaud. Rive droite puis rive gauche après la ville du Mont-Dore, nous perdons rapidement de l’altitude sur une asphalte inondée d’eau que traversent de mini ruisseaux. Nous laissons La Bourboule derrière nous et arrivons à Saint Sauves après être repassés rive droite, laissant la rivière s’engouffrer dans les gorges d’Avèze.

La Dordogne traversant la Bourboule

La fête se prépare à Messeix, les autos-tamponneuses sont en place et une grande tente blanche inoccupée nous permettra d’être au sec pour le pique-nique. La D73 nous fait retrouver la Dordogne à la sortie des gorges. Au pont d’Arpiat, il ne pleut plus et nous avons même le soleil, une pause et quelques explications sur la retenue de Bort les Orgues d’une longueur de 21 kilomètres et d’une surface de près de 1000 hectares. Il s’agit d’une des plus grandes retenues françaises pour un barrage « poids-voûte » en béton. En amont du pont, le Chavanon apporte ses eaux et en aval c’est la Burande.

Au Pont d’Arpiat

Suite aux dernières précipitations, le niveau d’eau est impressionnant. La difficulté de la journée se profile. La montée vers Confolent-Port-Dieu est régulière avec de beaux lacets. Bientôt la première surprise de ce séjour, le camping à la ferme d’Arsac.

La montée vers Confolent…

La situation géographique offre une vue vers l’Est sur les différents sommets du massif du Sancy à l’occasion d’une éclaircie.

Une vaste étendue d’herbe, fauchée sur quelques centaines de mètres avant notre arrivée, sera le lieu de notre première nuit. Pour compléter le décor extérieur, sur la droite quelques caravanes à demeure, sur la gauche d’autres en piteux état qui semble avoir été abandonnées. Des sanitaires très spartiates où le ménage se fait par les résidents. Une partie commune en terre battue équipée d’une table bancale et quelques chaises le tout recouvert de poussière. A notre arrivée, personne, nous ferons connaissance avec Bernadette, la propriétaire, un peu plus tard. Au demeurant, fort sympathique, cette femme d’un certain âge nous raconte une partie de sa vie, rude et semble-t-il pas facile. Peu après notre rencontre, elle revient avec une brouette chargée de bois afin que l’on puisse faire dans la cheminée d’une autre époque un feu qui nous permet de réchauffer la pièce ouverte aux quatre vents.
DD 4h57 DR 3h11 D 51,33km M 16km/h DP 635m DN 1185m

Jour 2. Au départ, une légère pluie nous accompagne à travers une campagne à l’herbe bien verte et abondante. La première visite est pour l’étonnant sanctuaire gallo romain de Margerides découvert en 1965 par hasard et situé dans un environnement champêtre loin de tout. En route, nous passons à proximité de la fontaine sans doute sacrée de St Martin puis une petite pause devant le porche de l’église. Au pont de Rotabourg, nous traversons la rivière Diège, affluent important de la Dordogne.

Pont barrage des Chaumettes sur la Diège

En suivant cette rivière, on constate que l’homme a grandement modifié l’environnement en créant une multitude de barrages sur la Dordogne mais également sur la plupart de ses affluents. En résumé rive droite, les rivières apportent l’eau du plateau des Millevaches et rive gauche, de l’Artense et du Cantal… Le pique-nique est pris au centre de Liginiac à côté de l’ancienne gare du Transcorrézien. Un petit détour vers l’église romane pour le point de vue sur la campagne et pour les vantaux de la porte d’entrée décorées de pentures en fer forgé du XIIIe. Un dernier effort en contournant le puy de Manzagol avec vue imprenable sur le lac de Neuvic, lieu du bivouac.
DD 5h50 DR 3h08 D 43,07km M 14,33km/h DP 650m DN 746m

Jour 3. C’est la grande journée du challenge. La météo est avec nous en ce troisième jour et il ne fait pas trop chaud.

L’équipe féminine du challenge…

Tout d’abord, nous devons ravitailler chez Brigitte à Sérandon. Comme convenu lors d’un précédent entretien téléphonique lors de la préparation, je lui avais passé commande de pain pour le groupe en ce lundi matin. Arrivés un peu en avance, nous patientons sous un pâle soleil en cherchant à comprendre le fonctionnement du cadran solaire analémmatique. Une petite heure après, la journée peut démarrer. Bientôt le belvédère de Gratte-Bruyère d’où la vue est grandiose sur la retenue du barrage de l’Aigle et la confluence avec la Sumène (rive gauche).

Belvédère de Gratte-Bruyère

En prenant un peu plus de temps peut-être aurions-nous pu apercevoir ou observer un des nombreux rapaces qui nichent dans cette partie très sauvage et notamment l’aigle botté. Long parcours en descente sur la route des Ajustants, nom qui vient du confluent de la Dordogne et de la Triouzoune, qu’on appelait alors “ajustement”, A gauche rapidement, le rocher de Louis XVIe, à droite le ravin du Pendu où coule une petite cascade bientôt le pont des Ajustants sur la Triouzoune, rivière qui descend du lac de Neuvic. A la jonction avec la route qui va vers le pont de St-Projet, nous prenons à droite une longue montée de plus de 4 kilomètres, laissons Vent-Haut sur notre gauche pour aller un peu plus loin chercher une petite « blanche » qui nous amènera au pont de Lamirande. Passage méconnu où la vue sur la retenue est à chaque virage magnifique.

Cet itinéraire se mérite, deux tunnels et c’est l’arrivée sur le barrage de l’Aigle. Nous sommes rive gauche et reprenons des forces jusqu’à proximité du pont de Spontour. Un nouvel effort pour gagner par une longue cote le plateau et passer les villages d’Auriac et de Darazac. Le lac de Feyt mérite une petite pause. Puis en admirant sur notre gauche, à travers le feuillage de la forêt de hêtres, le village de Servières-le-Château, situé en pays de Xaintrie et construit autour du château des vicomtes de Turenne sur un éperon rocheux surplombant le torrent de la Glane, nous nous laissons griser par la vitesse dans cette descente à fort pourcentage jusqu’au barrage de Chastang. Encore un petit effort pour gagner, le barrage du Sablier dit d’Argentat. Quelques courses et c’est l’heure de l’installation au camping municipal de la ville.
DD 9h40 DR 5h50 D 83,19km M 14,2km/h DP 1070m DN 1440m

Jour 4. Pour apporter un plus à ce séjour, j’ai demandé à chaque participant de résumer les éléments d’une journée. C’est Christian qui donne ses impressions de ce 06 juillet 2021.
Étape d’Argentat sur Dordogne à Gluges sur la commune de Martel. Départ 8h30, météo avec un ciel couvert idéal pour le vélo. Petite promenade sur les quais à la découverte d’une gabarre reconstituée.

Après quelques kilomètres, Geneviève rencontre des problèmes de freinage. Nous trouvons un réparateur à Bretenoux ce qui nous obligera à dévier un petit peu de notre itinéraire ; Le vélo de Mady profitera également des services du réparateur et d’un changement de plaquettes arrière..

Château-fort de Castelnau-Bretenoux


Après une trentaine de kilomètres,, nous arrivons dans la cité médiévale de Beaulieu sur Dordogne pour une déambulation à pied dans ses ruelles avec un arrêt devant le magnifique tympan de l’abbatiale.

Portail méridional de l’abbatiale St-Pierre de Beaulieu

Nous sommes sur la route de la noix et roulons à l’ombre des noyers le long de la Dordogne. Nous passons à proximité du château de Castelnau. Michel procédera à l’arrachage d’une tique à Valérie.
La cité de Carennac, dédiée, à Fénelon qui en fut doyen de 1681 à 1685, nous accueille pour une visite de ses ruelles. Un petit goûter au pied de l’église de Floirac avant notre arrivée au camping « Les falaises » à Gluges
Notre promenade digestive à pied nous amènera à l’église où Edith Piaf aimait venir. Elle offrit les vitraux de l’église en faisant promettre au curé de la paroisse de ne révéler son geste qu’après sa mort.
DD 8h10 DR 4h13 D 68,59km M 16,2km/h DP 310m DN 390m

Jour 5. Récit d’Armand de cette journée.
Départ à 8h15 de Gluges, village situé au pied d’une falaise calcaire que notre route longe en prenant progressivement de l’altitude puis c’est une succession de montées et de descentes qui nous rapprochent ou nous éloignent de la rivière.

Au dessus de Gluges

Nous traversons de jolis villages aux maisons en pierre jaune ou orangée en fonction de l’éclairage au milieu de cultures et vergers de noyers. A la suite d’un arrêt à St-Julien-de-Lampon, nous découvrons une voie verte rive droite que nous empruntons. Sous un pont, Mady gênée par l’étroitesse du passage voit trop tardivement un poteau en bois posé au milieu de la voie, le heurte et fait une chute spectaculaire. Beaucoup de frayeur quelques éraflures mais un peu plus tard nous découvrons à la fin du pique-nique que dans le choc, la valve du pneu avant a été abîmée. Le changement de chambre à air rapidement effectué, nous pouvons après une dernière montée en contournant Domme gagner sur la commune de Castelnaud-la-chapelle, le camping de Maisonneuve sous un ciel menaçant.
DD 8h21 DR 5h01 D 76,70km M 15,2km/h DP 670m DN 690m

Jour 6. Pascaline nous relate la journée.
Nous quittons le chic camping Maisonneuve de Castelnaud la Chapelle à 8h30, un pinson chante au-dessus de nos casques, le ciel est plutôt gris et une écharpe de nuage entoure les rochers qui surplombent le Céou. Pendant les 5 km qui nous mènent à la route des jardins suspendus de Marqueyssac, le ciel se charge encore et une décision collégiale nous fait abandonner cette visite programmée au séjour : temps trop gris et humide.
Nous partons en direction du château des Milandes, nous pédalons le long du parc aménagé et avons une pensée pour cette charmante et généreuse femme qui en a fait l’acquisition après la seconde guerre mondiale pour abriter ses 12 enfants adoptifs : Joséphine Backer.
En traversant la rivière Dordogne, nous apercevons un couple de cygnes qui nage tranquillement et nous empruntons le GR 64 qui traverse des noyeraies avec système d’arrosage suspendu. Nous dérangeons un chevreuil qui détalle à la lisière d’une forêt de peupliers, le GR nous conduit à St Cyprien où nous nous ravitaillons pour les prochains repas.
A Siorac-en-Périgord, découverte de la rue du bout de la côte…Une montée à 12% avec travaux en cours, engins et gravats qui nous obligent à descendre du vélo pour la première fois du séjour. Une sympathique riveraine nous encourage dans l’effort.
Une agréable pause déjeuner dans un pré ensoleillé nous permet de faire sécher nos tentes pliées humides. Puis l’animateur nous promet une belle descente jusqu’à Cadouin. En fait, il s’agit d’une descente inversée ! 35 mn d’ascension digestive avant une mini descente sur le village de Cadouin où nous visitons l’abbaye cistercienne et prenons une petite pause.

Choeur de l’abbatiale de Cadoin

Nous devions camper dans le camping du village mais nous avons de l’avance sur le trajet puisque nous ne nous sommes pas retardés à Marqueyssac. Nous poussons 17 kilomètres plus loin pour nous installer dans le camping familial des moulins à Port-de-Couze près de Lalinde. Nous arrivons dans le Périgord pourpre, la fine pluie matinale n’a pas duré, nous profitons de la piscine et en soirée, installés au soleil, nous partageons une bonne bière offerte par Christian.
DD 7h37 DR 4h07 D 62,43km M 15km/h DP 520m DN 550m

Jour 7. A Valérie pour la journée du 08 juillet.
8h30 départ Port de Couze. Matin frais, humide et brumeux. On a quitté les falaises et la proximité de la Dordogne pour une voie verte longeant un canal désaffecté, utilisé jadis par les papeteries. il est en cours de rénovation dans le but de permettre la circulation des gabarres. Un chantier de remise en état également sur l’écluse près du barrage EDF de la Tuilières où nous pouvons voir 3 pêcheurs dans une embarcation motorisée pratiquant la pêche au filet en aval du barrage.
faune observée sur le parcours : 2 hérons cendrés peu sauvages, des cygnes, des canards et des hirondelles de rocher nichant dans les portes de l’écluse. 
Après environ 25km on atteint Bergerac où on se ravitaille pour le déjeuner, on abandonne alors la V91 car elle est s’arrête à Bergerac. La construction du prolongement jusqu’à Prigonrieux est en cours.
Le parcours se poursuit rive gauche sur des petites routes au milieu des vignobles Bergerac, Montbazillac… halte à Castillon-la-Bataille pour le ravitaillement puis arrivée à Sainte-Terre dans un camping paisible (à ce moment là !) avec une guinguette à proximité.
Un complément historique sur Castillon-la-Bataille qui marque par la bataille du 17 juillet 1453, la fin de la guerre de cent ans, au cours de laquelle le chef anglais John Talbot trouve la mort. Avec cette victoire française le roi Charles VII est en passe de reconquérir les possessions anglaises du roi Henri VI.
DD 7h37 DR 5h46 D 92,20km M 15,9km/h DP 520m DN 550m

Jour 8. Geneviève nous raconte sa journée du 10 juillet.
Départ matinal du camping de Sainte-Terre après une nuit perturbée par le vacarme ( jusqu à 7h00 du matin ) d’une proche guinguette.
Nous traversons les vignobles de St Emilion, Fronsac, Côtes-de-bourg et bien d autres, puis longeons la Dordogne devenue majestueuse tant par son débit que par sa largeur. L’ influence de la marée devient bien perceptible.

Vignoble de Fronsac….
Jardin de la citadelle de Bourg


Installation au Camping municipal de Bourg au pied de la Citadelle. Puis visite de la citadelle, à pied, résidence gallo romaine des Pontii à l’origine noble famille de la cité de ’ Burgus Léonti ‘ . Visite de l’ église où l’on observe de remarquables vitraux et un bel autel (autel tombeau dédié à la vierge nous explique Michel).

Lavoir de Bourg de 1828…

Dîner au camping sous une météo clémente . La marée monte , et nous ne voyons bientôt plus l’épave du Glezia (pétrolier détruit pendant la seconde guerre mondiale ) bien visible à notre arrivée …Nuit calme nous n’ entendons que les flots de la rivière ….
DD 5h56 DR 4h29 D 92,20km M 15,7 km/h DP 325m DN 330m

Jour 9. Au tour de Mady de nous parler de sa journée.
Hier à partir de St-André-de-Cubzac, nous avons trouvé le panneautage de l’itinéraire vélo du canal des 2 mers qui mène de Royan à la Méditerranée, itinéraire parcouru en grande partie par Atlas en 2016 qui partait de Port-la-Nouvelle jusqu’à Lacanau puis Blaye.
Le premier objectif de la journée vite atteint par la route de la corniche est le Bec d’Ambès, là où se rencontrent la Dordogne et la Garonne pour former le plus grand estuaire d’Europe ,l’estuaire de la Gironde.

Le Bec d’Ambès

A Blaye, la visite de la citadelle de Vauban classée à l’Unesco depuis le 07 juillet 2008 sur la liste du Patrimoine Mondial est au programme et un quartier libre d’une heure est accordé à chacun, Michel gardant les vélos. Une belle voie verte en lieu et place d’une ancienne voie ferrée, nous mène jusqu’à Etauliers puis l’arrêt s’impose pour le pique-nique à Braud-et-St-Louis dans le jardin public jouxtant l’église. Après avoir contourné, la centrale nucléaire du Blayais, le tracé traverse le vaste marécage drainé qui s’étend sur des hectares où l’agriculture cohabite avec une faune que Michel nous fait découvrir, héron pourpre, aigrette garzette, héron garde bœuf, cigogne blanche. Passé le centre nature de Vitrezay, nous restons le plus souvent proche de l’estuaire et nous pouvons remarquer les nombreux carrelets aux couleurs variées.

Carrelets

L’arrivée à Port Maubert se fait en milieu d’après-midi. Montage de la tente puis piscine sont au programme. En début de soirée direction à pied, les quelques maisons du port où le groupe se retrouve dans une guinguette pour dîner. A noter que les moustiques dans cette zone humide ont apprécié l’arrivée des voyageurs à vélo !
DD 8h20 DR 4h43 D 76,88km M 16,2km/h DP 280m DN 240m

Jour 10. 36 kilomètres nous sépare de la fin de ce voyage. La pluie s’invite au moment de plier les toiles et le petit déjeuner est pris un peu à la va vite ! Nous empruntons quelques chemins parfois un peu glissants puis c’est l’arrivée sur Mortagne-sur-Gironde qui rappelle quelques souvenirs à Pascaline, lieu d’une ancienne colonie de vacances de la ville de Clermont qui a accueilli de nombreux enfants Puydomois. Port important où l’activité de la pêche est encore bien présente. Grosse difficulté à venir, une côte à 18 % annoncée que chacun passera de différentes façon…Talmont-sur-Gironde se dessine sur son éperon rocheux. L’élégante église de Sainte-Radegonde de style roman saintongeais se distingue mais la visite sera pour une autre fois.

Les grottes de Meschers

Le plan de circulation de Meschers a été quelque peu modifié et dans cette zone à 30km/h, il semblerait que les vélos ne sont plus les bienvenus en sens inverse de la circulation des automobiles. Protégés du bruit et du monde depuis le départ, la proximité de Royan nous apporte petit à petit les aléas d’une station balnéaire. Nicole résidente charentaise depuis maintenant quelques années, ancienne animatrice de l’association, nous attend pour nous remettre les clefs des voitures sagement stationnées le long d’une avenue par Sophie et Jean-Pierre rencontrés quelques minutes plus tôt partant en sens inverse vers les sources de la Dordogne à vélo avec assistance électrique.
DD 4h30 DR 2h45 D 36km M 13,9km/h DP 235m DN 240m

Accident : néant
Temps de préparation : 50 heures
Kilométrage routier effectué : pour le transport des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages 1353 km.
Rédacteur : Michel J. le 29 juillet 2021

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Kayak de mer en Limousin

du vendredi 25 au dimanche 27 juin 2021

Animateur : Michel J.

Nombre de participants : 3 ( 0 femme et 3 hommes).

Le mot de l’animateur : la découverte de grands plans d’eau intérieur, nouveau challenge lancé cette saison avec trois bateaux qui permettent avec leur capacité de chargement d’être autonome. Neuf pré-inscrits, ce qui est encourageant pour l’avenir mais la covid 19 a une nouvelle fois au printemps retardé la préparation et la découverte de cette activité aux néophytes. Nous étions trois au départ et malgré une météo annoncée chaotique et instable, le séjour a pu se faire dans de bonnes conditions et les participants ont apprécié cette manière de découvrir un nouvel environnement. Thierry se glissait pour la première fois dans un kayak de mer et trois jours après maîtrisait avec plaisir l’engin. En somme, un bon moment à deux pas de nos habitudes mais dans un monde différent. Cet essai en appelle d’autres…

Météo : passage nuageux le vendredi. Ensoleillé et chaud le samedi. Gros orage avec forte tension électrique à 0h30, dimanche matin avec une courte mais forte précipitation. Matin couvert avec légère pluie en fin de matinée.

Classement : facile mais cela reste de l’aventure …la bonne humeur est nécessaire.

Matériel mis à disposition par l’association :

  • 3 kayaks de mer ; 2 Bélouga 1 de marque Plasmor dont l’un mis à disposition par l’animateur, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant)
  • équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres)
  • 2 sacs étanches de marque Zulupack (non utilisés).
  • pour le couchage individuel 2 tentes (1 hardwear montain et 1 jamet modèle Rhodes.
  • 2 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
  • équipement pour les participants (3 gilets d’aide à la flottabilité, 3 pagaies doubles et 1 de secours)
  • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»

Eau : chaque participant avait amené suffisamment d’eau pour les 3 jours en bouteille de 1,25 litre avec en réserve pour recharger une bonbonne de 8 litres laissée dans la voiture.


Organisation générale :
Transport : à l’aide d’un véhicule en co-voiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
Kilométrage général effectué par le véhicule : 384 km.
Niveaux d’eau : les deux plans d’eau visités étaient remplis au maximum de leur capacité.
Conditions de navigation : très bonne avec une légère brise tournante.
Kilométrage parcouru : 52 km15 pour une durée de navigation de 9h05, données fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Hébergement : les deux bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Itinéraire : les faits marquants
J1 : arrivés au port de Crozat situé sur le lac de Vassivière, commune de Peyrat-le-Château (Haute Vienne) en milieu de matinée, les bateaux chargés ont été mis à l’eau vers 11h00. Après les explications nécessaires sur les techniques d’utilisation des kayaks, nous avons commencé à naviguer sur ce lac de presque 1000 hectares avec une île importante nommée Vassivière et l’autre plus petite, l’île aux serpents.
Le lac situé pour partie dans la Haute-Vienne et pour partie en Creuse, est alimenté par la Maulde, un affluent de la Vienne et quelques ruisseaux sur son pourtour dont la Gane du Réau, le ruisseau de Haute-Faye, l’aqueduc du lac de Lavud-Gelade et les eaux de l’étang d’Arfeuilles amenées par une conduite souterraine. Il comporte trois ports Crozat, Nergout et Vauveix.

Vaste étendue d’eau du lac de Vassivière

La prise en main des bateaux a été plus aisée pour Régis ayant participé avec moi à un stage en mer, il y a quelques années. Pour profiter au maximum de ce grand plan d’eau, l’idée était d’explorer au maximum le moindre recoin. Ces nombreux détours nous ont permis de surprendre quelques habitants, goélands argentés adultes et immatures, le furtif martin pêcheur, une cane lors du tour de l’île principale au comportement inhabituel. Normalement à l’approche des bateaux ces oiseaux s’envolent mais celle-ci est restée posée sur l’eau continuant sa traversée…..la raison en est simple, elle transportait sur son dos de minuscules canetons au duvet jaune sortis depuis peu de l’œuf protecteur. Quelques hérons, quelques milans noirs complètent le tableau des résidents habituels. Nous n’avons pas pu voir compte tenu du niveau d’eau, la curiosité du lac de Vassivière un animal aquatique « un bryozoaire » un animal aquatique venant tout droit d’Amérique du Nord. Je vous laisse faire vos propres recherches pour découvrir la tête de ce monstre !

Installation du bivouac dans une nature calme !

J2 : Après avoir ranger le matériel dans les coffres et pris un solide petit-déjeuner, nous avons poursuivi notre voyage silencieux tentant d’améliorer à chaque coup de pagaie la glisse du bateau. Petite escale à l’île de Vassivière afin d’aller voir du haut de sa tour le panorama sur 360 degrés. La fin de la journée a été utilisée pour faire un un court transfert et commencer l’exploration d’un autre plan d’eau Vaud-Gelade de 250 à 300 hectares suivant le niveau d’eau. Situé sur le plateau des Millevaches il est en Creuse et bénéficie d’un climat océanique marqué lui procurant une pluviométrie importante. Comme son voisin, il était plein comme un œuf et après quelques recherches nous avons enfin pu trouver une zone sableuse où poser le bivouac. L’endroit à ras de l’eau entre arbres et racines fait penser à une mangrove.

A la recherche du Taurion sur Vaud-Gelade !

J3 : il est 0h30, quand nous sommes réveillés par un premier coup de tonnerre…Le ciel est zébré par de violents éclairs. La tension électrique est rapidement à son maximum. Chacun, calmement, ramasse affaires mises à sécher au soleil couchant, ferme les coffres de son bateau, se remet au lit et cherche à retrouver le sommeil au rythme de la pluie qui tambourine sur les toiles. Un repère est mis en place pour marquer le niveau d’eau du lac.
Le matin, le ciel est « baché » mais la pluie de la nuit s’est provisoirement éloignée et nous permet d’envisager de finir de découvrir les zones encore non visitées. Nous quittons notre lieu d’accueil qui en fait, se trouve sur l’une des deux petites îles. L’objectif premier est d’aller à l’extrémité Est, là ou le Taurion, rivière principale alimente le plan d’eau Puis nous ferons le tour des îles et des berges dans une nature à peine troublée par quelques moteurs de pêcheurs. C’est l’heure de mettre les kayaks sur la remorque et de retourner après cette parenthèse vers le tumulte de la vie quotidienne…

Je laisse maintenant la parole à ceux qui ont participé à ces trois jours :

Thierry : “C’était la première fois que je me glissais dans un kayak. Je partais vraiment dans l’inconnu mais tout ce qui touche à l’aquatique m’attirant….. Bien sûr le côté itinérance, bivouac, organisation de son paquetage je connais et j’aime. Mais ce mode de déplacement m’était complètement inconnu. J’avais donc ce vendredi matin, au moment de quitter l’aire de départ, une certaine appréhension. Après avoir rempli les compartiments étanches de mon Belouga avec nourriture pour 3 jours, vêtements, matériel de camping, eau (près de 9 litres) et après avoir écouté les conseils de Michel sur le maniement de la pagaie, le réglage des commandes du gouvernail, il était temps d’appareiller pour les mettre en pratique sur  l’eau. C’est l’intérêt pour bien progresser  d’inscrire la pratique dans la durée : même si  trois jours n’auront pas été de trop pour que je me sente mieux dans le bateau, dans ma gestuelle et dans le plaisir que l’on peut ressentir en voguant sur une eau magiquement calme et dans un paysage naturel et sauvage. 
Le lac de Vassivière est finalement gigantesque si on suit ses berges au plus près. J’y ai souvent perdu le sens de l’orientation même si la boussole du bateau m’aidait à m’y retrouver. Mon envie de bien faire, ma concentration m’ont fait rater des moments d’observation de la faune vivant sur ce poumon bleu. Heureusement, Michel attirait notre attention sur certaines situations comme celle de cette mère cane voguant avec ses tout-petits sur le dos derrière les herbes du rivage. Le lac de Vassivière est très aménagé et malgré son étendue il est difficile de s’abstraire d’une certaine “agitation”. Tout le contraire du lac de Vaud-Gelade, plus préservé et qui dégage un vrai caractère de lac sauvage. Nous y sommes arrivés en fin d’après-midi du samedi. Après avoir déchargé-rechargé les bateaux (la routine…), il était temps de trouver un lieu de bivouac ce qui nous a pris un certain temps.  Le lieu finalement trouvé sur une petite île valait bien les dernières forces laissées dans les derniers coups de pagaie de la journée. Beau bivouac comme la veille avec baignade et bon repas mais sans les moustiques ! La navigation du dimanche matin, sur une eau parfaitement étale, légèrement recouverte de filets de brume, dans un grand silence tout juste coupé par les cris des milans noirs restera  un beau souvenir. Pour conclure: pendant ces 3 journées, j’aurai appris les rudiments du maniement de ces beaux esquifs et pris quelques repères. Vivement les prochaines navigations ! “

Régis : ” Super séjour qui m’a permis de découvrir deux beaux lacs artificiels pas très éloignés de Clermont-Ferrand. Si je devais faire un classement, je mettrais le lac de Vaud Gelade en tête pour sa beauté sauvage. J’ai tout aimé : la bonne entente du trio, la sensation de glisse en kayak, la faune et la flore rencontrées, ainsi que les spots au bord de l’eau où nous avons passé la nuit. La météo parfois incertaine ne nous a pas posé de problème. Bref, un séjour à recommander pour ceux qui aiment naviguer dans le calme et la tranquillité.”

Temps de préparation : 15 heures (reconnaissance, découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Rédacteur Michel J. le 20 juillet 2021

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Approche de Saumur par un temps gris...

Canoë canadien de la Loire des châteaux à la zone maritime

du jeudi 17 au lundi 21 juin 2021

Animateur : Michel J

Nombre de participants : 7 ( 2 femmes et 5 hommes).

Le mot de l’animateur : Petit rappel sur cette descente de la Loire qui a commencé en 2017 au départ de Roanne jusqu’à Imphy puis en 2018 jusqu’à St Ay puis en 2019 jusqu’à Chouzé et en 2021 jusqu’à Thouaré à 5 kilomètres en amont du premier pont de Nantes et de la zone maritime.
Pour celles et ceux qui ont fait ce long et beau périple. La Loire, fleuve aux multiples facettes, imprévisible arrive jour après jour à surprendre le voyageur. Pour achever la partie navigable avec des canoës lourdement chargés, il nous restera la partie aval de Chamalière à proximité du Puy à Roanne …Peut-être en 2022 ?
Une partie des participants de ce séjour était au départ de ce long challenge de plusieurs semaines et les binômes se sont révélés une nouvelle fois efficaces. Cette année, le groupe étant en nombre impair, le quatrième canoë plus court, moins lourd pouvait être manœuvré par une seule personne. J’ai souhaité que chacun s’essaie à cette pratique. L’ambiance a été bonne et les conditions météorologies dantesques par moment n’ont pas entamé l’humeur ni l’ardeur des navigateurs. De beaux bivouacs, une luminosité particulière, la douceur des paysages, ont fait de ce séjour une parenthèse dans la vie de tous les jours.

Météo : brise d’Est les quatre premiers jours puis un léger vent d’Ouest-Sud-Ouest le dernier jour. Le vent en altitude était plutôt orienté Sud-Ouest. On a pu observer durant le séjour un éventail de nuages à des différents étages, cirrus, cirrocumulus, altocumulus, altostratus, cumulus, stratocumulus, nimbostratus, cumulonimbus. Le dernier nous a arrosé copieusement à plusieurs reprises. Une mini tornade avec des pluies diluviennes et quelques grêlons, le samedi soir est venue tester l’installation de nos tentes et deux se sont retrouvées en position horizontale sous la puissance du vent.

Classement : facile mais cela reste de l’aventure avec des paramètres imprévus qui nécessitent une forte adaptabilité, un équipement sérieux et de la bonne humeur dans ces moments un peu délicats à passer.

Matériel mis à disposition par l’association :

  • 3 canoës canadien de marque Venture modèle prospectot 17
  • 1 canoë canadien de Marque Old Town
  • 1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
  • équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 4 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons, 2 chariots)
  • pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et un autre de 30 litres et 4 sacs étanches de marque Zulupack.
  • pour le couchage individuel ou en couple 4 tentes hardwear montain (deux participants avaient leurs tentes personnelles)
  • 6 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
  • 1 tarp bergaus pour les repas
  • équipement pour les participants (5 gilets d’aide à la flottabilité, 5 pagaies et 2 de secours)
  • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 8 litres d’eau rechargée au port de la Possonnière.

Organisation générale :

Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Gilles B. (Citroën C3) et Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque nous sous sommes rendus au camping de Chouzé-sur-Loire, lieu de la mise à l’eau.
Yves D. et Luc L. sont venus le 21 récupérer le véhicule Kangoo et la remorque pour les acheminer à l’arrivée. Yves accompagnant Gilles pour reprendre son véhicule resté en dépôt. Un grand merci à ces deux adhérents bénévoles qui ont permis par leur disponibilité que ce séjour se fasse.
Kilométrage général effectué par les véhicules : 2974 km.
Niveaux d’eau : le 17 juin 270,8 m3/s à Saumur ; le 18 juin à St-Mathurin-sur-Loire 273 m3/s ; le 21 juin à Montjean-sur-Loire 345,3 m³/s.
Conditions de navigation : ce débit raisonnable associé à une brise nous a permis de naviguer sereinement.
Kilométrage parcouru : 139,47. Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Durée de navigation totale : 18h48 ; sur la journée, maximum, 5h25, minimum, 1h46. Données journalières, J1, 6.9 km/h pour 23,01 km en 3h20 ; J2, 6.5 km/h pour 29.02 km en 4h27 ; J3, 7.2 km/h pour 38,87 km en 5h25 ; J4, 7,7 km/h pour 35,58 km en 4h36 ; J5, 7,4 km/h pour 12,99 km en 1h46.
Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Itinéraire : les faits marquants
J1. Arrivé en 2019 à Chouzé, c’est de ce village de bord de Loire que nous continuons la descente. Vers le Sud-Est, nous apercevons les nuages de condensation de la centrale nucléaire de Chinon-Avoine. A la confluence avec la Vienne, rive gauche, nous pouvons admirer la collégiale de Candes-Saint-Martin dont la construction a débuté en 1175 pour s’achever en 1225. Puis après quelques coups de pagaie, le château de Montsoreau de style gothique et renaissance (1443-1515) immortalisé par Alexandre Dumas dans la Dame de Monsereau. Quelques maisons troglodytes en arrière plan se laissent voir à travers le feuillage. Une dizaine de kilomètres plus loin, se distingue la haute stature du château de Saumur que l’on a tout le temps d’admirer avec la vitesse de notre déplacement. Passée cette ville qui abrite le fameux cadre noir de Saumur, école nationale d’équitation créée par Louis XVIII, le 23 décembre 1814, Chênehutte Trèves-Cunault et en rive droite Saint-Martin-de-la-Place où notre bivouac sera installé sur un bras de Loire ensablé.

J2. A partir de Saumur, la Loire est aménagée et de grosses balises vertes et rouges permettent de délimiter la zone navigable accessible aux différents bateaux de Loire, la toue cabanée ou sablière, le fûtreau, le chaland. Saint-Clément-des-Levées se distingue par ses hautes levées (digues) puis c’est le double pont qui s’appuie sur une île centrale avec rive gauche, Gennes et rive droite, les Rosiers-sur-Loire, deux villages et deux églises. Bientôt rive droite Saint-Mathurin et quatre kilomètres plus loin l’importante île Blaison que nous passons par la gauche où les eaux sont concentrées, seul un filet d’eau passe rive droite lui permettant d’être encore une île. Face à la Bohalle, notre bivouac sera monté à l’abri d’une végétation de saules et de jeunes peupliers qui semblent faire la gourmandise des castors du coin.

Toue
Baignade sur un bras mort

J3. La Daguenière, rive droite se laisse dépasser et nous franchissons une succession de trois lignes à haute tension, laides dans le paysage mais tellement utiles pour se positionner. Nous laissons tomber l’idée de prendre sur notre gauche le Louet, bras de Loire qui va vivre sa vie pendant une bonne vingtaine de Kilomètres avant de retrouver le lit principal. Le débit est trop faible pour se risquer avec les canoës chargés dans cet itinéraire bis. Petit bras que j’avais eu l’occasion de suivre en kayak de mer en avril 2014. Les Ponts de Cé dont le nom viendrait d’après la légende de César qui aurait décidé de marquer un pont de son nom mais chassé rapidement, il n’aurait pas eu le temps de finir et se serait arrêté à Cé !

Nous laissons l’île aux chevaux sur notre droite. Bouchemaine et la confluence avec la Maine se profilent très rapidement et de nombreux épis apparaissent à partir des deux rives afin de canaliser les eaux et casser la force du courant. Des pieux en bois plantés verticalement permettent de maintenir en place les monticules de pierres. A l’approche de la grande Île de Chalonnes, le lit du fleuve se rétrécit et se concentre rive gauche. Une pause à l’endroit où le Louet revient vers le cours principal puis rapidement toujours rive gauche le Layon juste avant le village de Chalonnes. D’une longueur de quatre-vingt dix kilomètres, cette petite rivière se distingue car elle traverse le fameux vignoble du même nom. Avant Montjean-sur-Loire, nous passons sous la passerelle Trottier qui permet aux habitants de l’île de gagner plus facilement la rive gauche. Ce gros bourg a tiré sa richesse pendant de nombreuses années des mines de charbon et des fours à chaux. Les mariniers montjeannais ont réussi à résister à l’arrivée du chemin de fer jusqu’en 1900 en transportant la chaux locale par la Loire puis par le canal de Nantes à Brest dans toute la Bretagne. C’est l’heure de poser le bivouac sur une belle plage de sable sur la rive droite.

J4. Hier soir, la fin de journée après le repas a été mouvementée, une mini tornade avec de fortes précipitations couchait au sol deux des tentes. Une nuit un peu humide pour certains.

Bientôt Saint-Florent-le-Viel, rive gauche, lieu de naissance de l’écrivain Julien Gracq nom de plume de Louis Poirier connu du public principalement pour son roman le Rivage des Syrtes et son refus du prix Goncourt en 1951. Avec Ancenis, nous allons subir les effets mesurés de la marée. La pause de midi est mise à profit pour faire sécher tentes et matériels au soleil sur les rochers des épis. Deux arrêts prévus en ce début d’après-midi, le Moulin Pendu (rive gauche) et le port d’Oudon (rive droite). Moulin Pendu car il montait et descendait selon la marée (moulin à farine du XIII°s jusqu’au XVII°siècle). Pour certains historiens il aurait servi aussi de péage du VII°s jusqu’au XVII°s et de port de batellerie à vapeur.

Moulin pendu

Oudon, petit port en retrait de la Loire dominé par son château du XIV et XV° siècle que l’on atteint en remontant sur quelques centaines de mètres un affluent le Hâvre. Nous reprenons le fil de la Loire sous un ciel sombre qui se déchaîne rapidement nous obligeant à accoster à nouveau pour se mettre à couvert afin de se protéger des très fortes précipitations. Rapidement arrivé, l’orage se disperse aussi vite et nous reprenons notre navigation laissant à gauche les grandes îles Dorelle et Moron. Nous profitons de la marée montante pour remonter un bras mort derrière cette dernière île et installer le bivouac. Quelques gouttes le soir mais abrités sous le tarp, nous pouvons dîner tranquillement.

J5. En ce début de matinée, la marée est basse et notre bras mort est presque à sec. Un léger filet d’eau nous permet de tirer les canoës chargés vers le fleuve. Une dernière pause rive gauche à hauteur de Mauves-sur-Loire entre deux épis avant de gagner Thouaré-sur-Loire, rive gauche, lieu de rencontre avec l’équipe de récupération. Dernier petit effort en faisant la chaîne dans un limon collant pour décharger les canoës et tirer les bateaux au sec.

Déchargement des bateaux à marée basse

Faune rencontrée : tout le long du parcours, nous avons pu apprécié la diversité et la richesse de la Loire en majorité des oiseaux : sterne pierregarin et naine sur les îles et en pêche, mouette rieuse, goéland argenté, brun, héron cendré, héron blanc, aigrette garzette, cygne tuberculé, colvert, cormoran continental, poule d’eau, petit gravelot, oenicdème criard, vanneau huppé, hirondelle de fenêtre, quelques rapaces… milan royal et milan noir, et comme mammifères, des ragondins.

Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition

Accident : néant

Incident : aucun

Remarques : l’ambiance a été bonne au sein du groupe. Nous avons accueilli pour son premier voyage en Loire avec nous Benoît qui s’est facilement adapté. La douceur des températures a permis de se baigner avec prudence chaque jour.

Temps de préparation : 20 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Rédacteur Michel J. le 14 juillet 2021


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Dim 13/06/2021 Vélorando – Charbonnières les Varennes

Préparation au séjour n°16
Date : dimanche 13 juin 2021 (journée avec vélo chargé)
Météo : beau temps avec quelques cumulus. Température agréable sur les hauteurs plus chaude lors du retour sur Clermont-Ferrand.
Terrain : principalement sur petite route, avec un chemin d’exploitation entre Blanzat et le bassin d’orage de Nohanent.
Animateur : Michel J
Distance du parcours : 66km (compteur vélo) ; dénivelé + 800m (montre altimétrique)
Durée de la sortie: 7h35
Durée de roulage : 4h16 ; 15,3km/h de moyenne.
Nombre de participants : animateurs compris  5 (3F, 2H).

Itinéraire : musée Roger Quillot voie cyclable Nord de Clermont-Fd, complexe sportif de Blanzat Jean Marie Bellime, complexe sportif Sivas à Blanzat, chemin de Blanzat à Nohanent jusqu’au bassin d’orage de la vallée du Bedat, Nohanent, Sayat, Malauzat. Au cimetière, à droite le chemin goudronné jusqu’à l’entrée de Volvic. Passage dans Volvic puis Crouzol. A la sortie d’Enval à gauche la D138 jusqu’à Charbonnières les Varennes puis Villeneuve, Sauterre. A gauche la D50 jusqu’au carrefour avec la D90 que nous avons pris à droite jusqu’à Paugnat puis Moulet-Marcenat. A l’entrée à droite direction du stade de rugby puis chemin goudronné jusqu’au Goulot. Gare de Volvic, le Cratère, la D943, Sayat, bassin d’orage de la vallée du Bedat et même itinéraire qu’au départ jusqu’à Montferrand.

Remarque:  deux pré-inscrits au séjour 16 n’ont pu être présents pour cette sortie.

Observations : au retour au bassin d’orage du Bédat, longue pause pour évoquer l’itinéraire vallonné du Sancy à l’océan qui se déroulera du 03 au 12 juillet. Un peu de mécanique au cours de ce déplacement. Une chaîne cassée et une chaîne coincée !

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