Jeu 6/01/2022 Val d’Allier – Le Breuil sur Couze


Animateur : Yves
Nombre de participants : 24 animateur compris   (10F, 14H)
Météo : Couvert avec éclaircies, températures fraiches à douces
Distance : 25 km   
Dénivelé :  600 m
Durée :7 H 50 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 104 X 2 et 66 X 3 soit 406 km
Préparation et rédaction : 2 H 30

Itinéraire : Le Breuil sur Couze, SaintGermain Lembron, PC 437, PC 439, PC 433, PC 435, PC 447, PC 488, Beaulieu, La Combelle, Le Saut du Loup, Rochetaillade, PC 393, PC 388, Orsonnette, Nonette, Pont Pakowski, Le Breuil.

A partir du Breuil, petit aller-retour vers le domaine de St Barthélémy pour faire découvrir aux participants une curiosité locale qui mériterait une mise en valeur compte tenu de sa rareté. Ce domaine est une ancienne léproserie datant du moyen âge avec, à l’époque, un immense parc bordé par un mur le long du chemin d’accès. Dans ce mur figurent encore de nombreux trous espacés régulièrement à hauteur d’homme, ces trous avaient été laissés pour permettre aux visiteurs des lépreux de pouvoir communiquer sans risque de contamination. Un parloir en somme !

Trous dans le mur de la léproserie

Passage de la passerelle pour enjamber la voie ferrée, puis montée en direction de la Madone de la Paix, petit autel surmonté d’une vierge, en pleine nature ; L’ensemble en béton construit en 1939 suite à un don d’un généreux donateur.

Direction St Germain Lembron, où après avoir contourné le bourg, notre parcours chemine en zig zag entre les champs fraichement labourés à la terre ocre foncé, jusqu’au petit village de Beaulieu. Sur la place trône un magnifique château privé, remarquablement rénové avec son imposante tour carrée ainsi que son église curieusement perchée.

Château et église de Beaulieu

Comme les habitants d’autrefois, nous descendons la rue des mineurs en direction de la Combelle. Sur notre gauche, construit sur un bloc rocheux se dévoile le château de la Roche. Avant de franchir l’Allagnon, sur une passerelle qui a remplacé le bac, nous goutons l’eau de la Fontaine Salée, source ferrugineuse jamais exploitée.

Après la pause pique-nique, nous longeons l’Allagnon jusqu’à sa confluence avec l’Allier au lieudit Le Saut du Loup, de là nous montons sur le plateau de Rochetaillade. Un gymkhana entre stations de pompage et captage le long de l’Allier nous mène à Orsonnette.

Le dénivelé du jour est devant nous, Nonette ! On s’allège d’une couche et nous voilà partis à l’assaut du résidu d’un volcan de 12 millions d’années. Du château construit au 10° S en son sommet, rasé en 1633, il ne reste que quelques bribes de murs et de tours. D’ici, en ce milieu d’après-midi, baigné par un rayon de soleil bien venu, la vue est saisissante. Nous apercevons le parcours effectué depuis ce matin, ainsi que le Sancy qui à repris son manteau blanc. Nous découvrons le village avec son château et son parc romantique aux arbres centenaires et aux espèces rares.

Après avoir contourné le piton rocheux par l’ouest, nous plongeons sur l’Allier pour la traverser sur le pont Pakowski, pont constitué de trois arches en béton armé sur des piliers en pierre de taille construit en 1925. Petit détour à la confluence de la Couze d’Ardes, où nous apprenons et constatons que l’Allier a modifié son lit au cours des années, pour rejoindre Le Breuil.

Nonette et le Pont Pakowski

Dans la traversée du bourg notre regard sera détourné, par l’arkose rose du porche de l’église Notre Dame, et également par l’imposant château du 17°S avec ses dépendances aux utilisations contemporaines.

La journée se termina par un partage de galette qui dévoilera la reine et les rois du jour.

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Dim 24/10/2021 Val d’Allier – Coudes

Animateur : Yves
Nombre de participants :  animateur compris 11 (9F, 2H)
Météo : Frais le matin, ensoleillé et chaud l’après-midi
Distance :  25 km   
Dénivelé :  600 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : (52 X 2 et 22 X 1 soit 126 km)
Préparation et rédaction : 2 H

ITINERAIRE : Coudes, Sauvagnat-Ste-Marthe, Pardines, Neschers, Chadeleuf, Coudes.

Le but du jour était de découvrir et apprécier le patrimoine bâti des villages traversés. Anciennes places fortes ou villages fortifiés, ils ont été également durant le 19°siècle d’importants villages vignerons dont les belles et grandes demeures en sont le témoignage.

Après un départ très frais, 3°C en bord de Couze Chambon, la montée, avec du givre bien présent dans les zones d’ombre, nous réchauffe un peu. A Sauvagnat-Ste-Marthe les remparts et le château sont notre première halte.

Château de Sauvagnat-Sainte-Marthe

Nous gagnons le plateau de Pardines, où la vue, sur les Dômes, le Sancy, le Forez, entre autres, est splendide ce matin, mis en valeur par la levée du soleil qui nous caresse les épaules. La traversée du plateau se fait tranquillement en repérant et dénommant villages et puys environnants. De Pardines, un beau panorama sur la Vallée de la Couze Pavin cette fois, s’offre à nous.

Direction le château de la Ronzière, commanderie des Chevaliers de Malte jusqu’en 1790, et gîte équestre renommé aujourd’hui. Descente sur Neschers, construit en bout de la coulée de lave du volcan Tartaret dont l’éruption a barré la Couze de Chaudefour pour donner naissance au lac Chambon. Au fond du village, caché dans un décor champêtre, se trouve un pont gallo-romain à trois arches, très étroit et bien conservé, qui enjambe la Couze Chambon.

Château de la Ronzière
Pont gallo-romain à trois arches de Neschers

Avant Chadeleuf, ancienne seigneurie d’Issoire, petit détour pour dénicher le château de Lavaur que l’on ne pourra qu’entrapercevoir car blotti dans un parc à la végétation débordante.  Mon insistance à contourner le site pour finalement ne rien voir ou presque a incité les participants à me charrier gentiment. Avant Coudes, il reste encore une curiosité locale. Le sentier symbolisé sur la carte semble déboucher juste en face, je croise les doigts. Nous traversons la Couze, sur une passerelle d’un autre âge, marquée par le temps. Soudainement notre regard est capté par une imposante construction, le château de Beauvezeix, villa néo-classique privée du 18°S avec ses parterres et bassins à la française. Nous retraversons la Couze par une passerelle plus moderne pour retrouver nos voitures.

Château de Beauvezeix

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Jeu 21/10/2021 Livradois-Forez – Les Garniers

Animateur : Yves
Nombre de participants : 18 animateur compris   (10F, 8H)
Météo : Couvert le matin, ensoleillé l’après-midi
Distance : 26 km   
Dénivelé : 900 m
Durée : 7H 50mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile reclassée : Moyenne
Kilométrage auto : (96 X 2 et 80 X 2 soit 246 km)
Préparation et rédaction : 2H

ITINERAIRE : Les Garniers, Prudent, LesPins, Colonge, La Triade, St-Remy-sur-Durolle, Mouchardias, Forest, Chantebout, La Loge de Voirdière, Chez Roman, Mont Sauvy, Chabrol, Chopine, Lambost, Les Garniers.

Départ des Garniers, petit hameau tranquille de la grande banlieue Thiernoise. Notre passage devant l’école primaire nous permet de constater, que celle-ci fonctionne encore, car nous apercevons des élèves à travers les vitres. Nous traversons le tunnel un peu sombre sous la voie ferrée qui relie Vichy à Thiers en se demandant si celle-ci est encore utilisée, ce soir le passage d’un TER nous confirmera son utilité.

Montée raide en plusieurs étapes sur un sentier bien raviné jusqu’à Chochat où un petit crachin commence à tomber. Après la traversée de l’autoroute et afin de nous éloigner du bruit nous empruntons le sentier en plein bois passant par Colonge, hameau en ruine où nous pouvons remarquer d’anciennes constructions en pierre de taille. Le sentier bien tracé sur la carte et bien visible sur le terrain nous conduit dans une zone marécageuse et très encombrée. Demi-tour, un autre sentier part dans la direction voulue, inconnu de la carte, nous le prenons. Malheureusement il s’arrête net quelques mètres plus loin. Fougères, ronces, végétation luxuriante, et ruisseau de la Tirade à traverser, nous nous frayons un passage et venons à bout de cette difficulté. Nous repassons sous l’autoroute par le passage pour animaux et regagnons Saint Rémy sur Durolle après un joli raidillon de 80 m positif.

Calvaire

Traversée du bourg avant de monter au belvédère du calvaire, au bord d’une étonnante falaise de quartz, où un vaste panorama s’offre à nous, la table d’orientation nous aidera à repérer monts et villages. Descente au plan d’eau pour prendre une pause déjeuner agréable sous un soleil apprécié. Le niveau bas de l’eau laisse apparaitre des berges un peu boueuses. Contournement de ce lac artificiel pour grimper aux Chalards où comme ce matin, le chemin se finit en queue de poisson et nous oblige à pratiquer du hors-piste pour arriver à Chantebout.

Plan d’eau de Saint-Rémy

De là nous gagnerons les pentes des bois noirs en direction du Mont Sauvy, point haut de la journée, non sans difficulté car une fois encore le sentier prévu se perd dans les bois. Le jamais deux sans trois, pour le hors-piste, s’est avéré aujourd’hui ! Promis, il n’y en aura plus !

Effectivement la descente se fera sans encombre sur de beaux chemins. A proximité d’un petit lieu-dit le chemin est bordé d’une plante imposante aux fleurs pourpres en grappe. Martine nous confirme qu’il s’agit de Raisin D’Amérique, normal on arrive à Chopine.

Raisin d’Amérique

A Lambost l’envers des feuilles de peupliers, argentées et bercées par le soleil, déguisent ces arbres en arbre à coton.

Retour aux voitures où un copieux quatre heures maison, offert par Jean Louis, nous attend. Ce dernier sera apprécié de tous. Merci encore.

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Jeu 30/09/2021 Livradois – Aubusson d’Auvergne

Animateur : Yves
Nombre de participants : 19 animateur compris  (11F, 8H)
Météo : Ensoleillé
Distance : 23 km   
Dénivelé : 700 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : (90 X 2 et 105 X 2 soit 390 km)
Préparation et rédaction :  2 H

ITINERAIRE : Courpière les Taillades, Roddias, Le Mégain, Le Bertrix, Loumas, Berlet, Aubusson-d-Auvergne, Les Gâts, Chateauneuf, La Sauvet, Les Quatres Vents, Puissauve, Les Taillades.

But de la journée : se rendre au plan d’eau d’Aubusson-d’Auvergne, à partir du camping de Courpière.
Après l’avoir traversé au Salet, nous longeons en rive gauche le Couzon. Ce ruisseau alimente la retenue d’Aubusson, se jette dans la Dore après avoir rempli différentes pièces d’eau que nous observons au passage.

Passé Roddias le hors-piste est nécessaire car le chemin se perd dans les bois, mais pas de problème on aime ça à Atlas. Nous ne pourrons voir, le domaine de Pugnat et sa chapelle en plein champ, que de l’arrière car le propriétaire a condamné l’accès. Dommage ce petit bâtiment avec ses tours devait être intéressant. Il faut modifier le parcours.

Domaine de Pugnat

Les traversées de Le Mégain, Le Bertrix, Loumas, et Berlet nous conduiront au pied de la retenue du plan d’eau d’Aubusson. Ce lac de 28 ha créé en 1990 par 12 communes a pris place dans cette petite vallée. Ces prairies humides, traversées par un maigre ruisseau, n’étaient pas d’un grand rapport. L’aménagement des berges et bois environnants fait que certains oiseaux migrateurs passent ou séjournent aujourd’hui.

Nous remontons le long du lac, en découvrant les panneaux qui nous renseignent sur la flore, les oiseaux et les poissons, jusqu’à l’extrémité, où nous prendrons notre pause de mi-journée dans un environnement agréable au bord de l’eau.

Lac d’Aubusson d’Auvergne


Après la traversée du village, le contournement de l’église, nous remontons par un sentier très rocailleux aux Gâts, point culminant du jour, 535 m.

La descente se fait tranquillement, d’abord en balcon avec une dernière vue sur le lac, les Dômes et le Sancy à l’horizon, puis un peu plus rapide de Puissauve aux voitures le tout accompagné par un soleil radieux.

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Dim 26/09/2021 Val D’Allier – le Puy de St Romain

Animateur : Yves
Nombre de participants :  animateur compris 10 (7F, x3H)
Météo : Ensoleillé avec quelques passages nuageux
Distance :   19.5 km   
Dénivelé :  800 m
Durée : 6 H 50 mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :  (13 X 1 et 42 X 1 soit 55 km)
Préparation et rédaction :  1 H 30 mn

ITINERAIRE : Mirefleurs, Puy de St Romain, St Maurice, Benaud, Laps, Busséol, Puy de St André, Mirefleurs.

Partis du bas de Mirefleurs, nous ferons notre première halte à la table d’orientation, point haut à l’est du village. Premier repère des collines environnantes. Poursuite par le ravin de Jally, soupçon de hors-piste à flanc du ravin de Saute Mouche, pour accéder au sentier qui grimpe au Puy de St Romain, et éviter de remonter sur le chemin venant de Busséol. Le sentier a été raviné par l’orage de cette nuit, mais le terrain n’est pas trop glissant. La montée se fait tranquillement, le dernier petit raidillon pour accéder au sommet n’est pas un problème, contrairement à ma crainte. Le 360° est bien net, le soleil est de la partie, et la petite brise aussi. L’application Peak Finder conforte nos dires, car la table d’orientation est un peu minimaliste, mais faite par des enfants.

Vue du Puy de Saint Romain

Descente sur St Maurice quelques mètres plus bas, où l’on apprécie l’habitat et la douceur de la température. Pique-nique à la fontaine Margot et direction Est. Les beaux chemins de l’après-midi nous permettront de rattraper le temps perdu ce matin. Au lieudit les Moines nous apercevons le château des Quayres de 1483 implanté sur un domaine de 50 ha, exploitation agricole dans les années 30 et Maison d’Enfants à caractère social aujourd’hui. Ses terrasses et ses bassins du 18°S, que l’on devine, sont classés aux monuments historiques depuis 1932.

Laps

Passé Benaud et Laps, nous remontons Nord-Ouest, sous une forte chaleur, entre le Puy de Cléophy et de Montmol jusqu’à Busséol. Belle vue sur le château, avant d’emprunter le flanc Ouest du Puy de St André jusqu’à la Crête du Crochet, les nuages commencent à arriver, retour sur Mirefleurs. Nous contournons le château de Chalendrat, résidence du compositeur Onslow et nous découvrons, pour la plupart d’entre nous, le discret château de Mirefleurs blotti au centre du village. Un bel escalier nous conduira au point de départ sans une goutte.

Château de Busséol

Nous apprécierons, sur les bancs du parc de jeux pour enfants, une excellente tarte aux pommes faite et offerte par Pierre avec les pommes de son verger. Merci à lui

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Les Gorges du Cians et de Daluis

Date : Du 12 au18 septembre 2021
Animateur : Yves
Nombre de participants : 16 animateur compris (8F, 8H)
Météo : Ensoleillé les premiers jours Nuageux ensuite avec quelques gouttes une matinée.
Terrain : Sec en général, un peu humide le jour 4.
Distance : Totale 77 km
Dénivelé : Total +5150 m / -5150 m 
Classement Atlas : Moyen
Kilométrage auto : (1348 x 4 soit 5392 km)
Préparation et rédaction 26 H.

Séjour en étoile dans les Alpes du Sud où on a alterné gorges méconnues et sommets.

Jour 1 :

Trajet Clermont-Fd – Beuil dans le 06. Pique-nique nature au bord du Buëch avant Sisteron. Cap à l’est par Dignes les Bains, St André des Alpes, Entrevaux où une pause nous permettra d’apprécier le vieux bourg et son château perché qui domine le Var. L’arrivée est proche, le timing est respecté. Après Puget-Théniers nous remontons les Gorges du Cians, un avant-gout de ce qui nous attend, pour atteindre Beuil Les Launes où se situe notre gîte. La patronne nous remet les clefs, ce sera notre hébergement privé pour 5 jours, nous serons comme à la maison.

Jour 2 :

Corniche du Cians : 18km, +1090 m, déplacement 8h38, marche réelle 5h53.

Découverte des Gorges du Cians creusées par la rivière du même nom, dans les pélites rouges (roches sédimentaires qui représentent d’ancienne boues provenant d’un milieu marin et qui doit sa couleur lie de vin à l’oxyde de fer qu’elle contient). Prenant sa source au mont Mounier, le Cians petit torrent Alpin tantôt à sec tantôt impétueux se jette dans le Var, après un parcours acrobatique à travers des clues (vallées profondes et étroites creusées par une rivière).

Départ du Pré de Chaudi, nous traversons le Cians à gué, sec ce matin, pour rejoindre d’abord une piste puis un sentier qui s’élève, en forêt, en une multitude de lacets jusqu’aux granges de Giarons. A l’oratoire nous sortons de la forêt, le sentier se perd un peu dans l’alpage entre les Têtes de Giarons et de Pérail. L’an dernier lors de la reconnaissance 4 cerfs nous avaient surpris à cet endroit, aujourd’hui seule la voix roque d’un Patou au loin résonne. Le point culminant du jour est devant nous, les moutons sont là et leurs gardiens aussi. Afin de ne pas les déranger nous décidons de les contourner et de monter droit dans la pente. Ce versant est jonché d’édelweiss les photographes se régalent. C’est fait : tout le groupe est en haut. Première observation des environs, le temps est clair, le soleil est bien présent, la température excellente.

Du sommet du Cluot, vue sur les Gorges du Cians

Nous sommes entourés de moutons et le berger au loin nous surveille à la jumelle. Dans la descente, le sentier emprunté l’an dernier ne m’avait pas bien plu, 2 ravins à passer avec des éboulements et un passage en écharpe sous des roches ruiniformes. Je décide de ne pas passer là et propose une traversée hors-piste au milieu des pâtures pour rejoindre un chemin plus à l’Est. Je questionne le berger pour me rassurer sur mon choix, il me conseille de gagner la Tête de l’Abric puis le Vallon de Fausse Magne. Effectivement sa proposition est bonne on rejoint bien le chemin que j’avais repéré sur la carte, mais il a oublié de me dire que nous arrivions dans un pierrier après une pente assez raide. Pour les moutons pas de problème, pour nous l’attention et la prudence sont nécessaires. L’obstacle sera franchi par tous avec plus ou moins de rapidité mais toujours avec prudence. Il est l’heure du pique-nique que nous prendrons un peu plus loin sur ce beau chemin en balcon à l’ombre car le soleil commence à chauffer avec la vue sur Pierlas, village perché sur un promontoire rocheux.

Descente du pierrier

Peu avant les granges de Le Serre, direction Ouest en courbe de niveau à travers des strates de schiste rouges. Deux passages délicats, mais très brefs pour franchir deux petits ravins où coule un filet d’eau, on imagine de jolies cascades au printemps.

On atteint le vaste replat herbeux du Challas où nous repartons plein Nord. Nous sommes sur la corniche, sur notre gauche les falaises des gorges sont impressionnantes, quelques percées nous laissent entrevoir la route en contrebas. Nous arrivons aux Traverses, hameau de granges ruinées, de là un ancien chemin muletier nous conduira à la passerelle de l’Ablé.

Ici deux solutions, il reste 1 km, prendre la route ou emprunter une sente de pêcheur dissimulée dans une végétation abondante. Deux participants un peu fatigués prendront la route, les autres apprécieront la version plus nature le long d’un bief du Cians, semblable aux Lévadas, tantôt bétonné, tantôt laissé libre avec de beaux méandres. Tout le monde se retrouve aux voitures pour refaire une partie du trajet d’hier, les gorges supérieures, et pour approcher les fameuses Clues. D’abord la petite, nous parcourons l’ancienne route, pour admirer ces formes taillées dans la roche rouge-sang qui ressemblent parfois à des visages, et le torrent en contrebas. Deuxième arrêt au niveau de la Grande Clue, endroit le plus impressionnant des gorges où le canyon ne dépasse pas 2 à 3 m de large, et où la lumière a du mal à pénétrer. Au-delà, finie la pierre rouge, le décor change brusquement, place à la pierre blanche.

Les Gorges du Cians

Jour 3 :  

Mont Mounier : 21 km, +1260, déplacement 8h49, marche réelle 6h33.

Mont Mounier, (mont noir) plus haut sommet calcaire des Alpes Maritimes, belvédère des Alpes du Sud, caractérisé par les marnes noires de son sommet.

Petit et Grand Mounier

Petite route étroite, de Valberg au col de L’Espaul où se trouve un parking bien aménagé. Nous suivons une piste sur 1 km en direction de la Colle. Sur la gauche une petite sente nous fait traverser un plateau herbeux avant de passer la barre des Passes du Cloutet. A notre droite un groupe d’une quinzaine de chamois remonte le col, et deux vautours prennent la pause. Après un passage nuageux le soleil est avec nous. Passé cette barre, un sentier assez raide nous mène au dôme du Démant où l’on trouve le GR 5. Nous le suivons jusqu’en dessous de la stèle Valette, stèle érigée en mémoire du Lieutenant des chasseurs Alpins Valette décédé en 1936, suite à une chute un jour de brouillard. Passage au col de Crousette avant de rejoindre le Petit Mounier.

Crête du Grand Mounier

Le vent se fait sentir, nous profitons de ruines pour nous mettre un peu à l’abri. En 1895 fut construit ici un observatoire détruit en 1910 par un incendie. Il a été reconstruit et utilisé comme refuge CAF de 1927 à 1940. Je propose de poser les sacs et bâtons pour finir l’ascension, il nous reste 100 m positif sur une crête assez aérienne pour gagner le Grand Mounier 2817 m. Deux participantes gardent les sacs et nous voilà partis pour le final, il est 12h il faut 1h aller et retour nous mangerons à 13h. A la première dalle un peu vertigineuse 3 personnes décident de ne pas continuer et nous regarderont monter. Nous ne sommes plus que 11 à atteindre le sommet sans difficulté. De part et d’autre de la crête les chamois sont présents et ne sont pas effrayés par notre présence. La vue à 360° est géniale, les sommets du Mercantour sur la frontière Italienne, le Viso, Les Ecrins, le Pelat que l’on fera vendredi et bien d’autres. Nous retournons par le même passage jusqu’aux sacs et retrouvons nos collèges pour un pique-nique bien mérité.

Au sommet du Grand Mounier

Pour la descente nous suivons le GR 5 Jusqu’au col des Moulinés où nous piquons plein Sud pour contourner le Mont des Moulinés en direction de la bergerie de Bacoun. Une grande piste avec le dernier dénivelé positif de la journée nous ramène à la Colle où nous retrouvons la partie déjà empruntée ce matin.

Journée riche en faune, chamois, vautours, sans oublier les marmottes, tous très nombreux dans ce secteur.

Jour 4 :

Mont Saint Honorat : 16 km, +1330, déplacement 7h54, marche réelle 5h46.

J’avais prévu une petite journée entre deux journées un peu plus intenses mais la météo en a décidé autrement. Elle nous annonce quelques averses éparses ce matin mais de gros orages pour demain. Risqué de faire un sommet minéral avec passage de crêtes s’il y a risque d’orage ! Je décide donc d’inverser les journées. Nous ferons le St Honorat aujourd’hui.

La route qui nous mène au départ est très étroite sur les sept derniers kilomètres. Un de nos véhicule s’est trouvé nez à nez dans un virage avec un habitant du village, frayeur !

Nous voici à Villeplane départ du jour. La pluie arrive, on s’équipe, le chemin commence par traverser le hameau sur des marches un peu glissantes, on commence à monter et on montera longtemps. Après la citerne nous quittons la piste pour prendre le sentier qui conduit au col de Devens. Arrivé au col la pluie cesse, on transpire : déjà 300 m avalés, on se découvre. Le tonnerre gronde, les sommets autour sont dans les nuages, mais le vent d’ouest nous rassure, on est confiant. La grimpette s’accentue dans la forêt de mélèzes, cailloux, racines, terre humide et glissante jonchent le sentier. Deux pauses seront nécessaires. Stupeur ! deux coups de feu retentissent à quelques minutes d’intervalle on n’en connaitra jamais l’origine. Nous atteignons les parties herbeuses, après avoir franchi une courte vire on débouche sur un replat à proximité des cabanes de Daluis. Les nuages se sont élevés on aperçoit les trois promontoires du sommet.

Crête de Corpatas
Mont Saint Honorat vu de la crête

On commence à monter le long de la crête vallonnée de Corpatas, une première colline puis on redescend. L’air devient frais le vent se lève, nous repérons une cavité où nous pourrons déjeuner protégés du vent derrière une deuxième colline. Afin de diminuer le dénivelé nous la contournons par la droite au 2/3 de sa hauteur, ça y est nous y sommes. Nous sommes au pied de ce chaos de gré posé sur une base de calcaire.

Il est 13 h c’est l’heure de prendre des forces. Pendant le repas le temps se gâte, le brouillard tombe sur le sommet et finit par arriver vers nous. Le groupe est moins motivé pour finir. Seuls trois volontaires m’accompagnent, mais on s’arrête sur le deuxième piton à 5 m du sommet tant le brouillard devient épais. Retour au point de pique-nique pour récupérer les sacs et nous retrouvons le reste de la troupe qui est descendu pour sortir du brouillard et qui nous attend au soleil.

Sommet atteint !

Le retour se fait par le même chemin jusqu’au col de Devens où nous partons à gauche en direction du captage du Riou de la Palud pour terminer sur une partie plus douce et plus confortable en cette fin de parcours. Le brouillard s’est levé, le sommet est dégagé, nous voyons bien que nous nous sommes arrêtés au deuxième promontoire, car pour aller sur le troisième il fallait redescendre avant de grimper les derniers mètres.

A part quelques gouttes ce matin, un passage nuageux, et un peu de brouillard, la journée aura été correcte dans l’ensemble, je ne regrette pas mon changement, on verra demain.

Jour 5 :

Gorges de Daluis : 4 km, +180 m, déplacement 2h15, marche réelle 1h16.

Creusées par le Var dans les pélites rouges, les gorges de Daluis sont plus impressionnantes et plus évasées que les gorges du Cians, formant des canyons de plus de 300 m d’à-pic. Cette entaille spectaculaire à pris le nom de « Colorado Niçois »

La petite journée sera celle d’aujourd’hui, les orages sont toujours menaçants. Je décide de supprimer la partie forêt de la randonnée qui nous conduisait au Point Sublime, pour s’en approcher au plus près en voiture. Nous descendons donc toutes les gorges en voiture jusqu’au pont de Berthéou où, par un sentier de découverte, agrémenté de huit panneaux explicatifs, nous accèderons au fameux Point Sublime.

En direction du Point Sublime

Le sentier nous permet de découvrir toutes les formes de ces pélites schisteuses dont l’oxydation du fer leur donna cette couleur lie-de-vin, pélites litées, craquelées, plissées, stratifiées, sculptées. Ici le criquet prend la couleur de la roche. Le chardon bleu et l’arbre à perruques sont bien développés, on trouve également du thym et de la sarriette de montagnes. Ces falaises sont propices aux rapaces. Friand de serpents et de lézards, le circaète Jean-le-Blanc s’installe sur ce site de mars à septembre, on y trouve aussi le faucon pèlerin, l’aigle royal, le grand-duc…

Nous voici au Point Sublime encerclé par le soleil, ce belvédère nous offre un fabuleux point de vue sur les gorges à l’endroit où elles sont les plus étroites et les plus spectaculaires. Les gorges étaient exploitées pour leur gisement de cuivre. En face du belvédère, on peut apercevoir les entrées des anciennes mines de cuivre de Roua. Les galeries abandonnées servent de refuge à une espèce de chauve-souris remarquable : Le petit Rhinolophe.

Nous retournons aux voitures et remontons les gorges. Léger arrêt à la tête de femme pour l’immortaliser et au vallon d’Amen pour photographier la cascade, puis arrêt plus conséquent au pont de la mariée. Ce pont haut de 80 m, un des premiers en béton en France, a été construit pour faire passer un tramway avant la création de la route entre Guillaumes et le Pont de Gueydan. Peu fréquenté, son exploitation n’a duré que de 1923 à 1929. Cet ouvrage tire son nom d’un fait-divers. Le 30 juillet 1927 Marie-Louise Pion jeune mariée de 22 ans se serait penchée et serait tombée.

Tête de femme
Pont de la Mariée

Le retour en voiture se fera par le village de Péone, ancienne forteresse médiévale du 11°S, construite au pied d’aiguilles dolomitiques, dénommées les demoiselles. La particularité de ce village fut le tissage de couvertures unique en Europe avec la laine de brebis, mourérous (museau roux) ou « La rouge de péone ». Visite de ce village pittoresque, et retour au gîte. Malgré les mauvaises prévisions météo la journée aura été nuageuse au départ et moyennement ensoleillée par la suite, correct en somme. On nous annonce un très beau temps pour demain, espérons !

Jour 6 :

Mont Pelat : 18 km, +1290, déplacement 8h42, marche réelle 6h19.

Mont Pelat, le 3051 du Mercantour, est un sommet calcaire dénudé.

Ce matin nous quittons le gîte, lever matinal, déjeuner, ménage et nous partons. Une heure de route, tortueuse mais peu fréquentée ce matin, pour arriver au col de la Cayolle distant de 50 km. Un peu de brume sur les sommets, mais les météos confirment la tendance d’hier : beau temps toute la journée. Arrivés au col : 9° mais le soleil arrive, on chausse rapidement et on attaque d’emblée le sentier qui nous dirige vers le col de la Petite Cayolle 300m plus haut. Les marmottes foisonnent, à droite à gauche elles sont ici chez elles. Sur la pente à droite plusieurs chamois.

On commence à se réchauffer, à mi-hauteur on enlève une couche. 2639 m on est au col, le lac éponyme est sur notre gauche, petite pause, explication : la particularité de ce parcours est que nous devons redescendre 255 m avant de reprendre le dénivelé positif. Certains se voient déjà ce soir avec ce tronçon à regrimper. La descente se fera gentiment. Arrivés au point bas, on rentre dans un univers différent très minéral que l’on gardera jusqu’au sommet.

Mont Pelat

La pente est régulière, le sentier monte en lacets, j’ai opté pour un pas de montagnard afin que le groupe reste ensemble, ce qui est le cas. A mi-hauteur on aura une première vue sur le lac d’Allos plus grand lac naturel d’altitude d’Europe (2230 m). Plus on monte, plus on découvre ce magnifique lac d’origine glaciaire dans son écrin naturel, à l’eau turquoise et aux reflets changeants.

Nous ignorons le lac du Trou de l’Aigle pour continuer notre ascension, nous sommes presque arrivés. Deux personnes qui nous avaient doublés redescendent, nous aurons le sommet pour nous car là-haut, l’espace est limité. Dernière pause avant l’assaut final, il nous reste 40 m à gravir.

Vue du Lac d’Allos au sommet du Mont Pelat

La sente assez abrupte se fraye un passage entre les blocs et nous guide vers le sommet. 12 Atlassiens seront sur la photo, 4 se sont abstenus dommage ! le 360 est époustouflant nous retrouvons nos deux sommets effectués les jours précédents, ainsi que le mont Ventoux, la Ste Victoire, le Viso, les Ecrins et bien d’autres.  Pour un adhérent c’était son premier 3000 m, je suis content pour lui. Le soleil nous abandonne, nous redescendons un peu plus bas pour le repas.

Les Atlassiens au sommet

Le retour se fera sans problème. Un important groupe de bouquetins occupera notre regard, la remontée qui inquiétait certains ce matin est passée tranquillement. Au col de la Petite Cayolle il est 15h30 le soleil est de nouveau parmi nous, on décide une petite variante. Un participant un peu fatigué retournera, accompagné d’un autre, directement aux voitures. Nous prenons la direction du lac des Garrets qui se trouve à quelques encablures de là. Le sentier est en courbe de niveau, c’est ce qu’il faut pour une fin de journée et c’est ce qui a incité à donner un avis favorable à ce petit plus.

Bien nous en a pris car le lac est magnifique avec une petite pièce d’eau attenante en forme de cœur. Toujours des marmottes de partout. Partis pour le tour du lac, notre regard se fige soudain sur une tâche marron, un bouquetin ? On s’approche doucement il ne bouge pas, je m’approche de la crête et me trouve nez à nez avec un autre, le plus surpris fut moi. On n’a pas l’impression de les déranger. Après une séance de photos, nous retournons sur nos pas. La descente entre les deux cols se fait sur le même sentier qu’à l’aller et le groupe se reforme aux voitures.

Bouquetin

Encore une journée réussie, le séjour est presque fini, malgré les prévisions pessimistes, mon programme n’aura pas été trop perturbé. Ce soir on change d’hébergement le refuge est à 8 km du col.

Jour 7 :

Retour sur Clermont-Fd par Barcelonnette, Gap, La Mure, Grenoble, Pique-nique à la sortie de Grenoble et autoroute jusqu’à Clermont-Fd.

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Dim 15/08/2021 Haute-Loire – Saint Just près Brioude

Date : 15/08/2021
Animateur : Yves
Nombre de participants :  animateur compris 9 (6F, 3H)
Météo : Ensoleillé et chaud
Distance :  29 km   
Dénivelé :  875 m
Durée : 9 H pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : (122 X 1 et 144 X 1 soit 266 km)
Préparation et rédaction : 3 HM

ITINERAIRE : Camping de  Brioude, Vieille-Brioude, Coudenne, Pié de la Croix, St Just Près Brioude, Lugeac, Moulin de la Poudrière, Ladignat, PC 693, PC 618, Recoul, PC 621, Côtes des Ramaires, Simpal, Vieille-Brioude, Camping.

Départ du camping de Brioude où nous constatons que les touristes et vacanciers sont bien présents en Auvergne. Première partie très calme et paisible le long de l’Allier. A cet endroit dû au barrage, la rivière est presque immobile et offre aux estivants sa zone de baignade bien aménagée ainsi que des embarcations variées.

Pressoir de Vieille Brioude

Nous arrivons à Vieille Brioude, village construit il y a plus de 1000 ans autour d’un château aujourd’hui disparu. Principal centre viticole du Brivadois dont le majestueux pressoir, installé sur la place, nous rappelle cette période. Autour de l’église Ste Anne du 12° S, est situé un petit jardin musée sans prétention sur la vigne et le patrimoine, que nous prenons le temps de visiter. Les uns et les autres sortons ravis de cette visite qui nous a fait découvrir des outils méconnus. D’une terrasse nous avons pu admirer l’imposant pont médiéval à une seule arche.

Nous quittons l’Allier pour gagner les hauteurs au-dessus de Védrines. En chemin nous côtoierons 2 soit disant dolmens, celui des 4 Roches et de Védrines. Le soleil est sorti, la chaleur commence mais les bois nous protègent et nous accompagneront jusqu’à St Just Près Brioude.

Dolmen des 4 Roches
Dolmen de Védrines

A l’entrée du village, nous apercevons le Château du Mas, privé du 14° S. St Just a été réputé pour ses mines d’argent, d’antimoine, et de plomb, dont certaines ont été exploitées jusqu’en 1971 pour le plomb au hameau de Chazelle, et en 1996 pour l’antimoine à La Chassagne. Pause dans le parc municipal avec son point d’eau fraiche, face à l’église romane du 12° S construite avec les pierres du volcan de La Vergueur voisin.

Château du Mas

Pour rejoindre le Moulin de Lugéac sur le Ceroux, le hors-piste entre ronces et arbustes piquants nous est imposé, plus de chemin ! Les jambes de ces dames en short s’en souviendront. Après le moulin nous suivons le ruisseau sur un sentier scabreux montant et descendant jusqu’au Moulin de la Poudrière mais on est bien : nous sommes à l’ombre. La montée sur Ladignat est un peu raide et le soleil est bien présent. Au village, les pierres sculptées d’Irénée Orceyre nous interpellent.

La traversée qui mène à Vazeilles sera pénible car nous serons à découvert. Une bonne pause sous les sapins, à proximité d’un stade où le robinet d’eau est accessible a été bénéfique à tous. Dernière petite montée à la Côte des Ramaires et descente sur Simpal. De là le retour sur Vieille Brioude ne sera que formalité. Le bord de L’Allier est plus animé que ce matin dû aux touristes ou promeneurs qui sont venus chercher l’eau, l’ombre, et un semblant de fraicheur. Il est 18 h l’ensemble du groupe est content de retrouver les voitures.

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Jeu 12/08/2021 Forez – Les Hautes Chaumes

Date : 12/08/2021
Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris (2F, 5H)
Météo : Ensoleillé avec quelques passage nuageux
Distance : 21 km   
Dénivelé : 1125 m
Durée : 7 H 30 pauses comprises
Classement Atlas : Difficile suite au dénivelé et la classification Atlas
Kilométrage auto : (150 X 1 et 180 X 1 soit 330 km)
Préparation et rédaction : 3 H

ITINERAIRE : Job, Courtines, Reyrolles, La Visseyre, La Badin, Rocher de la Fromagère, Jasserie de la Croix du Fossat, Col du Chansert, Domas, Pailhat, Job.

En raison d’une journée prévue très chaude, qui a découragé certains participants, une grande partie du parcours avait été tracée en forêt, ce qui fait que la journée fut supportable.

Départ de Job, petit aller-retour à la chapelle néogothique de Notre Dame des Neiges de 1897, dite des Peux. Passage devant l’église St Loup du 15° S, dont le massif clocher domine le village. Ouverte, nous pouvons admirer entre autre un magnifique sol en parquet dans un état exceptionnel.

Chapelle Notre Dame des Neiges

Jusqu’à Reyrolles notre parcours alterne entre petites routes et chemins, passé ce hameau la pente s’accentue fortement sur un sentier étroit et caillouteux jusqu’au Rocher de la Volpie, spot d’escalade connu dans le secteur. Léger replat en courbe de niveau avant de pénétrer dans la Forêt de Montrodez, où le dénivelé se fait sentir.

Sortis du bois nous enjambons myrtilliers et bruyère en hors-piste car la sente a disparu sous cette végétation abondante actuellement. Nous passons à côté du Rocher de la Fromagère, derrière lequel se dresse le mont Chouvé d’où plusieurs parapentes prennent leur envol. Nous rejoindrons le point haut du jour sur la Montagne de Monthiallier, avant de se poser sur de belles pierres, pour la pause pique-nique bien méritée, agrémentée de quelques myrtilles glanées au passage. Le soleil est bien présent, mais une légère brise nous aide à supporter cette température estivale. Ouf ! Le plus gros du dénivelé est terminé, nous avons passé les 1000 m positif, mais le groupe était motivé et volontaire.

Près de nous la station Hertzienne militaire de Pierre sur Haute avec la chapelle de la Richarde à ses pieds. Au loin à l’ouest les Dômes, Sancy et Cézallier, difficile à discerner car la brume de chaleur voile les formes.

Station de Pierre sur Haute

Descente à découvert, toujours en pleine bruyère, pour contourner la Jasserie de la Croix du Fossat. Derniers regards sur les alentours au Rocher de la Pause, avant de regagner en forêt Pailhat par le col du Chansert. En chemin nous avons le loisir de découvrir le Dolmen de la Pierre Cuberte, classé aux MH en 1979.

Dolmen de la Pierre Cuberte

A Pailhat nous sortons du bois, nous apercevons le clocher de Job, la plaine d’Ambert où le ciel commence à s’assombrir. Il nous reste 3 km, le pas s’accélère, les premiers grondements lointains se font entendre l’orage prévu arrive. Coup d’œil rapide sur le château de 1875, en briques roses, implanté sur un parc de 25 ha qui fut au début du 20°siècle : Ecole publique, maison de convalescence pour les tuberculeux, sanatorium et chambre d’hôtes aujourd’hui.

Château de Job

La pluie nous laissera arriver aux voitures, mais nous accompagnera une grande partie du retour. Grandes flaques, rigoles remplies, feuilles dispersées, branches cassées, arbres tombés seront les stigmates d’un orage virulent.

Nous y avons échappé, tant mieux !

21 km en 5 h de marche réelle sur 1125 m positif, soit 4.2 km/h c’est une belle performance, merci à tous.

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Les Dolomytiques

Date : Du 3 au 10 juillet 2021
Animateur : Yves
Nombre de participants : 11 animateur compris   (3F, 8H)
Météo : Temps clément, ensoleillé ou nuageux avec averses éparses
Terrain : Globalement sec, légèrement humide par endroits
Distance : Totale 98 km   
Dénivelé : Total +5440 m -5910 m
Durée : 50 HM pauses comprises
Classement Atlas : Moyen
Kilométrage auto :  (2026 X 3 soit 6078 km)
Préparation et rédaction : 30 H

ITINERAIRE : Départ Lago di Braies, rifugi :  Pederu, Lagazuoi, Croda da Lago, Lavaredo, Prato Piazza, retour Lago di Braies.

Comptant parmi les plus beaux joyaux de l’arc Alpin, les Dolomites offrent des particularités dues à leur relief et à la qualité de leur roche : roche sédimentaire carbonatée de calcium et de magnésium. Composition découverte en 1782 par un géologue Français, M Dolomieu, d’où le nom de la roche (dolomie) et du massif. La roche des Dolomites est naturellement très blanche, elle passe du rose au pourpre au lever ou au coucher du soleil, phénomène optique appelé Alpenglow.

L’un des plus beaux paysages de montagnes du monde, classé patrimoine mondial naturel par l’Unesco en 2009.

Jour 1 :

Clermont-Ferrand, Lago Di Braies

4 h 45 on charge les coffres, 5h on est parti pour une longue journée de route car 1000 km nous attendent. Circulation fluide sur le trajet, passage de la frontière sans problème malgré toutes les contraintes Covid imposées. Quelques ralentissements au-delà du Lac de Garde en direction de l’Autriche. 18 h on touche notre but, le lac de Braies se dévoile devant nous. Tout le monde est bien content d’arriver, et de prendre possession de sa chambre dans cet hôtel majestueux, riche de souvenirs historiques au vu de ses 100 années d’existence, qui a connu des périodes fastes et sombres. Sissi impératrice y a séjourné en son temps. En avril 1945 les SS ont emprisonné 141 personnages illustres dont Léon Blum, le Chancelier Autrichien, Gabriel Piguet évêque de Clermont Ferrand…

Certains auront la chance d’avoir la vue sur le lac avec balcon, d’autres malheureusement se contenteront du parking, mais tout le monde est ravi. Le repas avec les « antipasti » à volonté complètera l’enchantement de ce lieu.

Hôtel
Lago di Braies

Jour 2 :   

Lago di Braies, Rifugio Pederu          14.5 km.
Déplacement : 7h 25 dont 5h 20 de marche
Montre gps  +850 m  -760 m   Montre alti  +865 m  -785 m

Départ du splendide Lac de Braies enchâssé au milieu d’un cirque naturel surplombé par la Croda del Beco. Nous sommes dans le parc naturel Fanes-Sennes-Braies point de départ de la célèbre Vie Alta n°1 que nous suivrons sur la moitié de notre boucle. La météo nous annonce des orages, nous scrutons le ciel, pour l’instant les nuages laissent une petite place aux premiers rayons, nous prenons confiance.

Après avoir longé le lac, le sentier se dirige vers le Val di Foresta, grimpe quelques lacets et continue dans le vallon pour s’élever fortement sur les 200 derniers mètres de dénivelé et franchir le Forcela de Riciogogn. Un léger névé accentuera encore la pente.

Montée au Forcela de Riciogogn

Le col franchi nous arrivons dans un autre monde, beaucoup plus facile où bouquetins et marmottes occuperont notre regard. Nous arrivons à proximité du refuge de Sennes, pause déjeuner. Le pique-nique pris à l’hôtel est apprécié. Face à nous arrivent de gros nuages noirs, 13 h première averse qui ne durera pas. Nous repartons en longeant l’ancienne piste d’aviation herbeuse où nous rencontrons nos premières vaches aux couleurs inhabituelles, puis nous amorçons la descente par une piste routière. Le sentier serpente maintenant au travers d’une forêt de pins mugho pour rejoindre à nouveau la piste très pentue, caillouteuse et glissante qui nous mènera au Rifugio Pederu. Il est 15 h la pluie revient doucement, elle nous accompagnera jusqu’au refuge, et va s’accentuer fortement jusque tard dans la soirée.

Bouquetins
Descente vers le Rifugio Pederu

Jour 3 :

Rifugio Pederu, Rifugio Lagazuoi          18.6 km.
Déplacement : 8h 40 dont 7h 10 de marche.
Montre gps  +1613 m  -489 m  Montre alti  +1645 m  -485 m

Le soleil se montre généreux ce matin, cela réconforte le groupe car la journée avec ses 1600m de positif inquiète certains participants. Petit coup d’œil aux panneaux explicatifs du parc et nous voilà partis. Nous remontons par une piste facile, bordée de pâturages en fleurs jusqu’au refuge de Fanes. Malgré le déluge de hier soir la roche et la terre ont bien absorbé, le sol n’est pas glissant. Petite pause, nous apercevons au-dessous le refuge Lavarella avec sa surprenante chapelle ronde sur le côté. Courte montée au Passo Limo, passage devant le refuge de Grand Fanes puis traversée de la grande Alpe de Fannes par le Passo Tegada. Sur notre droite nous admirons les plissements désordonnés et spectaculaires de la roche, de part et d’autre nous sommes éblouis par le blanc des talus d’éboulis.

Plissement du Grand Alpe de Fanes

Montée à la Forcela di Lech

La fatigue commence à se faire sentir, le soleil est avec nous et la chaleur aussi. Nous décidons de nous approcher au plus près du col afin de faire le plus gros du positif avant de manger, les derniers mètres seront difficiles, un petit replat herbeux, ouf ! Il nous reste 100 m à gravir on prend des forces.

Arrivée à la Forcela di Lech

Le pique-nique nous donnera des ailes, les fameux 100m sont avalés sans s’en apercevoir. Nous voici à la Forcela di Lech, col époustouflant où le sentier semble s’arrêter, invisible d’en haut coincé entre 2 falaises proches et avec une pente impressionnante avoisinant 30 %. Courage il faut y aller, le passage couvert de cailloux serpente entre les blocs rocheux jusqu’à mi-hauteur où, de là, nous apercevons le lac Lagacio au fond ainsi que le refuge pour ce soir au loin, mais très loin. La fin de la descente a été aménagée avec des troncs pour éviter l’érosion et la pente s’atténue. Nous atteignons le lac, petite pause bien méritée.

Descente au Lac Lagacio depuis la Forcela di Lech
Remontée du plateau incliné de Lagazuoi

Toujours le refuge en point de mire, mais encore 600 m à monter soit plus ou moins 2 h de marche sur le plateau incliné de Lagazuoi dans une ambiance minérale. Les névés encore très présents dans ce secteur, vont perturber un peu notre parcours jusqu’au col Lagazuoi. Après la traversée d’un grand névé en devers, la dernière montée sera très très dure pour beaucoup, pour enfin atteindre le refuge. Au passage nous aurons remarqué les divers vestiges restaurés de la guerre incroyable menée à cette altitude sur cette ligne de front, entre l’empire Austro-Hongrois et l’armée Italienne pendant la Première Guerre Mondiale. De nombreuses galeries ont été creusées dans la roche, dont les entrées sont encore visibles. Une galerie, particulièrement aménagée en via ferrata atypique, permet de parcourir les entrailles du Petit Lagazuoi.

Arrivée au Col Lagazuoi

Après cette journée éprouvante, une récompense nous attend sur la terrasse du Rifugio Lagazuoi, plus haut refuge des Dolomites à 2752 m, avec cette fabuleuse vue panoramique sur les sommets environnants qui se découvrent face à nous. Quelques trouées dans la brume nous permettront d’apercevoir furtivement le phénomène qui a fait la réputation de ce massif, les fameuses couleurs rose ou pourpre au coucher du soleil. Dommage les nuages gâchent un peu notre plaisir.

Rifugio Lagazuoi

Jour 4 :

Rifugio Lagazuoi, Rifugio Croda da Lago          16.3 km.
Déplacement : 8h 36 dont 6h 23 de marche
Montre gps  +702 m  -1341  montre alti  +800  -1280

Après une bonne nuit, ce matin les troupes sont fraiches et sont prêtes à affronter cette journée un peu moins éprouvante. Il faudra descendre la dernière partie un peu scabreuse montée hier, avec traversée du névé en dévers, pour atteindre la Forcletta Lagazuoi, cela n’inquiète personne. Le soleil étant déjà bien présent, la neige n’est pas gelée.

Chose faite, nous suivons un sentier en balcon pour rejoindre la Forcletta Travenanzes avant de plonger sur la route du Passo Falzarego, haut lieu réputé du Giro. Léger regard sur la boutique souvenirs et nous progressons sur l’autre versant en direction des alpages.

Le chemin devient de plus en plus pierreux, traverse un petit cayon qui nous conduit au pied d’un défilé rocheux que nous grimpons sans difficulté, pour arriver au col Averau.

Remontée du défilé rocheux avant le col Averau

La vue est superbe au nord comme au sud : on embrasse une bonne partie des Dolomites orientales et notamment le glacier de la Marmolada. Le soleil est avec nous, et les rhododendrons bien en fleur nous balisent le chemin. Courte montée proche de la falaise dominant un grand éboulis et arrivée au col Nuvolau. De là vue sur la crête qui grimpe au refuge Nuvolau où, en ce jour de beau temps, la foule est bien présente. Ce sera la journée où l’on verra le plus de monde.

Cinque Torri

Descente vers les Cinque Torri, un carré d’herbe et 3 sapins, pour ceux qui cherchent l’ombre, feront notre restaurant du jour. L’environnement est animé et nous change des jours précédents, car le lieu est très populaire et accessible facilement. Il est également un lieu prisé par les grimpeurs et ils sont nombreux aujourd’hui, accrochés aux différentes parois. Cette zone a été également le théâtre de rudes batailles. Nous contournons le site par le nord, véritable musée à ciel ouvert de la grande guerre, avec ses tranchées, ses casemates, ses postes d’observation, afin de passer au cœur du chaos calcaire.

Les casemates
Entre les tours

Descente dans une forêt clairsemée puis plus dense jusqu’à une clairière à proximité du Ponte de Rucurdo.

Le sentier traverse deux torrents puis grimpe un bon moment, franchit un petit ressaut rocheux, passe sur un joli pont de bois avant d’atteindre le Cason de Fornin. La montée qui suit devient de plus en plus rude en contournant le Mont Ciadenes. Isabelle et moi avions complètement oublié cette difficulté là depuis notre dernier passage. C’est “la surprise du chef” comme a dit Corinne. Le groupe s’est étiré ; une petite halte au promontoire avec vue sur Cortina où on passera demain, permet le regroupement. Maintenant le sentier s’infléchit dans les alpages du Val Negra et soudain apparait le beau lac vert de Federa, magnifique au pied de la falaise de la Cime Bassa da Lago, avec ses névés qui reflètent, et qui viennent mourir à fleur de l’eau. Anémone pulsatile, gentiane pourpre, Lis Martagon ont fleuri notre parcours du jour. Au bout du lac est posé notre refuge d’aujourd’hui Croda Da Lago, immergé dans le vert criard des pâturages, entouré de splendides mélèzes, pins alpins et pins parasols. La soirée est animée : pendant le repas, nous assistons à  l’affrontement amical entre le chien du refuge et de gentils ânes en liberté, puis, en fin de repas, à un spectacle de mime monté et joué par Didier, apprécié de tous.

Lac vert de Federa

Jour 5 :

Rifugio Croda da Lago, Rifugio Lavaredo          8.8 km + 5.2 km.
Déplacement : 9 h dont 2 h 45 + 1 h 45 de marche +1 h de bus
Montre gps  +590  -876  montre alti  +630  -990

Belle descente à travers bois jusqu’au lac d’Aial avant de prendre une piste forestière pour gagner Cortina d’Ampezzo. Passage à proximité du Beco D’Aial spot d’escalade reconnu.

Cortina D’Ampezzo

Nous voici à Cortina station de ski réputée, qui accueille tous les ans une épreuve de la coupe du monde, qui a organisé les JO de 1956 et qui les organisera à nouveau en 2026. Les hôtels et boutiques de luxe attirent une clientèle aisée. La ville est dominée par le Monte Cristallo haut sommet des Dolomites D’Ampezzo et l’un des 350 sommets de plus de 3000 m sur l’ensemble du massif.

Il est 12h15 nous sommes à la gare routière, le bus ne part qu’à 14h 05, les 2 heures d’attente permettront à certains de faire un petit tour en ville, à moi d’acheter les billets, et à tous de savourer le pique-nique du jour agrémenté d’un « expresso » au bar local.

Le bus nous évite une portion du parcours peu intéressante qui serait en grande partie sur la route jusqu’à notre point de départ de cette après-midi. Du bus nous apercevons le lac Misurina plus grand lac naturel de la région, ainsi que celui d’Antorno qui gelé l’hiver sert principalement de parking pour les départs de balades en raquettes ou en motoneige. Passé le lac, le bus nous dépose dans un écrin de verdure, il nous reste 500 m de positif pour rallier le Rifugio Auronzo au pied des Tre Cime Di Lavaredo. Ce triptyque rocheux se dresse comme 3 menhirs figés sur un même socle et sont le symbole des Dolomites. Lieu attendu par tous.

Vue depuis le refuge d’Auronzo
Sous les Tre Cime

Depuis le refuge Auronzo une large piste, en courbe de niveau, sous les Tre Cime nous permet de rejoindre le Rifugio Lavaredo. Au passage nous aurons admiré la chapelle des « Alpini » en hommage aux soldats alpins de la 1re guerre. Nous pressons le pas, voilà quelques gouttes. A peine arrivés, le groupe s’engouffre dans le refuge, pour éviter l’averse qui ne sera que de courte durée.

Rifugio Lavaredo

Jour 6 :

Rifugio Lavaredo, Rifugio Prato Piazza          19.4 km
Déplacement ; 8h25 dont 6h32 de marche
Montre gps :  +942  -1220  montre alti :  +940  -1295 

Montée au col sous les Tre Cime

La météo annoncée n’est pas encourageante, les nuages sont bas, nombreux et de couleur sombre. On espérait mieux pour cette étape mythique au milieu des aiguilles, tours et autres sommets. Départ brutal face au refuge sous les Tre Cime pour monter au col Lavaredo. La photo ne sera pas exceptionnelle les Tre Cime sont bien chapeautées ce matin, mais l’espoir est là car les nuages défilent à grande vitesse.

Col Lavaredo et les Tre Cime

Passage extraordinaire entre les Tre Cime, la Croda Passaporto, le mont Paterno pour approcher le Rifugio Locatelli. Au pied du refuge la vue sur la face nord des Tre Cime est époustouflante tant elle est différente de celle que nous avions hier en montant côté sud. Malheureusement quelques nuages subsistent encore sur les pointes, mais cela ne fait rien on ne cèderait pas notre place.

Maintenant 3 heures de belle descente dans le Val Rinbon au pied de la Croda dei Rondoi nous attendent. Le sentier va côtoyer en permanence le torrent impétueux Rienza que l’on verra augmenter au fil de la pente, pour finir en petite rivière alimentant le lac Di Landro. Bercés par le son mélodieux et saccadé des clapotis plus ou moins intenses, cette partie un peu longue et uniforme s’apparentera à un moment de détente et de relaxation et nous conditionnera pour la partie suivante.

Nous sommes presque en bas la pluie arrive, nous courons vers un abri déjà occupé par des marcheurs et des cyclistes car l’averse redouble d’intensité mais elle ne durera pas. On est à 1400 m notre prochain col est à 2300 m le gros du dénivelé arrive il est 11 heures 30, j’aimerais faire une bonne partie avant le pique-nique surtout qu’il y a un passage un peu aérien avec câble et chaine et compte tenu de l’averse l’endroit peut être glissant.

Montée raide sur les contreforts du mont Specie. Sentier étroit en forêt avec les racines apparentes, protégé par les arbres le sentier n’est pas trop glissant, cela me rassure. Nous arrivons à la barrière en bois, le point crucial est devant nous. Rappel des consignes, bâtons dans une main, câble dans l’autre et tout le monde derrière moi sans se coller.

Malgré quelques appréhensions tout le monde est passé sans difficulté, ouf ! je respire. On a bien mérité la pause, le sandwich est apprécié. Il nous reste encore 400 m avant d’arriver à notre fameux col, le Strudelsattel. Nous sommes au Tyrol du Sud, les noms propres sont souvent écrits en Allemand et en Italien mais celui-là fera l’exception.

Anny repère un sabot de vénus, le premier rencontré depuis le début, on en trouvera d’autres le lendemain. Nous sommes au col, nous ne stationnerons pas longtemps car le vent n’est pas chaud et le temps est menaçant. Légère descente avant le plateau de Prato Piazza où la pluie nous rattrape. Nous privilégions la piste pour gagner le Rifugio Prato Piazza, petit refuge intimiste où certains découvriront et tous apprécieront le Prosecco, vin pétillant italien de la région de Vénétie.

Arrivée pluvieuse au Rifugio Pratto Piazza

Jour 7 :

Rifugio Prato Piazza, Lago di Braies          15 km
Déplacement : 7h50 dont 5h50 de marche
Montre gps :  +740  -1173  montre alti :  +730  -1230   

Vendredi, dernier jour du périple le groupe aimerait que cela dure mais il faut revenir au point de départ, dommage ! L’itinéraire coupe les alpages en direction de la Croda Rossa. Présence de brume et d’humidité sur le sentier herbeux, mais le soleil arrive et nous gratifiera de sa présence toute la journée.

La pente s’accentue, au plus haut de l’alpage on rencontre un troupeau de vaches alpines bien solides sur leurs pattes car le terrain n’est pas des plus facile, une d’elle nous a adopté et nous suit pas à pas sur le sentier qui maintenant est aménagé en escalier. On s’arrête elle s’arrête, on repart elle repart tel un chien bien dressé, arrive la barrière nous passons mais pas elle. Mince ! Elle nous regarde partir avec un air de tristesse, triste comme nous de l’abandonner. Le remord sera vite passé, après un petit tunnel creusé dans la roche sur ce sentier en balcon, un passage câblé nous attend plus long que celui d’ hier mais moins aérien. J’assure tout le monde à l’épaulement rocheux, Isabelle part devant et le groupe la suivra jusqu’au bout du câble.

Nous nous éloignons de la barre rocheuse et retrouvons un alpage où bien caché dans un petit creux se trouve le Rossalmhütte, mini refuge d’alpage. Il est 12h30 pause déjeuner, la moitié de l’étape est réalisée nous prendrons notre temps. L’endroit est agréable face à la Croda Rossa pas de vent, un soleil radieux, le paradis en somme !

Nous remonterons légèrement à un petit collet qui fait face au Seekofel. Nous nous engageons dans le vallon qui rejoint le lac de Braies.

Lago Di Braies

D’abord entre les sapins d’où nous apercevons le lac avec ses tonalités variées, puis dans les éboulis avec un passage en dévers câblé et pour finir une arrivée de toute beauté après 800m de dénivelé négatif sur les rives cahoteuses du lac.

Descente dans les éboulis

La boucle est bouclée, nous retrouvons notre hébergement de la première nuit. En saison tous les vendredis l’établissement offre un apéritif consistant à volonté à sa clientèle. Nous profiterons de cette proposition et nous trinquerons à la fin de notre séjour avec : devinez quoi… du Prosecco bien sûr !  et des mises en bouche maison de qualité.

Jour : 8

Lago Di Braies, Clermont-Fd

Après un copieux petit déjeuner à volonté, nous chargeons les voitures et nous voilà partis. Nous profiterons encore de ces montagnes avant de rejoindre l’autoroute. La circulation est dense en ce 10 juillet sur la partie Brennero, Verona. Le lac de Garde passé, le trafic devient plus fluide et le restera. Pause de mi-journée une fois Milan traversé pour être tranquille. La douane se fera comme à l’aller, personne, et le passage de Lyon sera sans encombre. Dans l’ensemble le trajet du retour aura été un peu plus long qu’à l’aller, car les pauses ont été plus nombreuses, plus longues et nous n’avions pas d’impératif horaire.

Tout le monde rentre avec des images et des souvenirs plein la tête, content du séjour dans son ensemble, prêt à repartir. Les nombreuses photos et vidéos réalisées par Didier et Pascal permettront à chacun de se remémorer tous ces bons moments partagés.

Arrivée au lac

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Jeu 17/06/2021 Forez – Les Pradeaux

Animateur : Yves  
Nombre de participants : 15 animateur compris   (9F, 6H)
Météo : Soleil timide, mais température idéale.
Distance :  24 km   
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile 
Kilométrage auto : (165 X 2 et 175 X 2 soit 680 km)
Préparation et rédaction : 3 H 30 M

ITINERAIRE : St Martin des Olmes, Jarrix, bois du Furodin, Barrage des Pradeaux, Col des Pradeaux, Le Suc, Chabanne, Les Granges, Grandrif, Montis, PC 905, Pc 902, La Collange, St Martin des Olmes.

En cette belle journée prévue estivale, mais pas trop chaude quand même, j’avais décidé d’aller dans le Forez. Randonnée déjà prévue l’an dernier qui n’avait pas pu se faire.
Départ de Saint Martin des Olmes, petite commune rurale, avec son musée d’Ecole 1900, qui fait revivre l’école de la 3° république, dans un authentique bâtiment scolaire de 1880.

Nous contournons le cimetière, avant de nous engouffrer dans les bois que nous arpenterons avec plus ou moins de réussite jusqu’à midi. Comme souvent les forestiers ont sévi et nous ont contraint à escalader troncs et branches, traverser genets et fougères pour retrouver une jolie piste qui nous conduira au lac des Pradeaux. A l’intersection de chemins difficiles et cahoteux, quelle ne fut pas notre surprise de trouver une voiture apparemment récente versée sur le côté sans trop de dégât apparent. Nous nous approchons pour vérifier que personne n’est à l’intérieur, ouf ! personne. Nous apprendrons plus tard que le chauffeur n’était pas au mieux lorsqu’il s’engageât sur ce sentier.

Le soupçon de hors-piste était prévu autour du lac afin de le découvrir de tout bord, mais un intéressant petit PR avec une solide passerelle sur le ruisseau nous facilita le contour. L’endroit était tellement calme et reposant, (seuls 2 pêcheurs taquinaient la truite), que nous décidâmes de pique-niquer sur la berge. Ce lac de 24 ha a été formé suite à la construction du barrage du même nom sur le ruisseau de l’Enfer. Construit de 1936 à 1940 sur le principe de multi-voûtes, ses 220 m de long et 22 m de haut retiennent 2040 milliers de m3. Premier barrage hydroélectrique français géré depuis 2008 par un opérateur d’énergie privé.

Barrage des Pradeaux

Descente au col des Pradeaux, d’origine glaciaire, connu dès l’ère mérovingienne, il relie les vallées de l’Ance à l’est et de la Dore à l’ouest. Petit tronçon de route avant de traverser plusieurs hameaux et lieux-dits. Passé Les Granges au niveau du Bois Rond nous délaisserons le chemin pour pénétrer dans un pré à l’herbe haute avant de dévaler, entre arbres et broussailles, un talus escarpé de 60m de haut.

Quelle récompense, arrivés en bas, car nous sommes juste à l’emplacement de la Source de la Jarpe, sortie de l’oubli par l’association les Amis de Grandrif, que nous voulions découvrir, car inconnue de tous. Classée minérale gazeuse par H. Lecoq, botaniste Clermontois bien connu, en 1834, et reconnue médicinale en 1854 par l’Académie Royale de médecine. Mise en bouteille de 1855 à 1870 sous le nom idyllique de « Perle des eaux de table ». Malheureusement son manque de débit a signé son arrêt. La portion de hors-piste dans le talus nous a bien évité un aller- retour sur la grande piste aménagée depuis la restauration de la source et une portion de route qui nous conduira à Grandrif.

Source de la JARP

Grandrif, village important au 19°S, 1400 hab. en 1856 et plus que 186 hab. en 2017. Rif signifiant ruisseau en dialecte Auvergnat, le ruisseau qui y coule fut déterminant. Dès le 15°S, une papeterie s’était installée et au 19°S, pour palier au vitrage des fenêtres trop cher, le propriétaire décida d’enduire son papier de suif, celui-ci devenant transparent et rigide fut fortement apprécié. De 1952 à 1967 un établissement se spécialise dans la fabrique de statuette en plâtre. Les modèles sont sculptés par un Italien aux doigts d’or. Il a fait les Beaux-Arts à Florence et est arrivé en France après la guerre. De 67 à 85, le plâtre moins à la mode a été remplacé par l’ivoirine, poudre de marbre avec de la résine légèrement patinée, imitant l’ivoire déjà interdit à cette époque. Finis les chiens et les gros bustes, arrivent les fines statuettes japonaises et les animaux exotiques. Cette fabrication occupera jusqu’à une vingtaine de salariés en interne, plus de nombreux autres à domicile, pratique très développée sur le secteur d’Ambert. Le village est aussi doté d’une centrale hydroélectrique gérée par la même société que celle du barrage.

Depuis le col nous étions bien descendus, 2 ou 3 petits efforts nous seront nécessaires pour regagner St Martin ce que nous surmonterons sans problème, tantôt en forêt, tantôt à découvert, et toujours avec une température idéale.

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