Dim 14/04/2024 Rando Sancy Est – Col de la Feuille

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 6 animateur compris (2F-4H)
Météo : soleil et chaleur
Distance : 24,5 km  (GPS Laurence)
Dénivelée : 1437 m (GPS Laurence)
Durée : 8h pauses comprises
Classement Atlas : Difficile
Kilométrage auto 1 voiture – 80km
Préparation et rédaction : 3H0


Itinéraire : col de la Feuille, Verneuge, S/SE PC 1054, Bessole, Pradelle, Pic de Cluzel, Marcenat, Chananeille, Le Fayet, Ourcière, D978, Chastre, Lomprat, chemin des Croix, Col de la Feuille.

Il fait déjà chaud au col de la Feuille quand nous débutons cette rando du jour aux allures de montagnes russes comme le montre le profil ci-dessous.

Nous sommes au pays des Couzes Pavin et Valbeleix qui ont profondément entaillé le socle granitique et qui vont nous offrir de belles grimpettes une partie de la journée. Ça débute par une belle descente qui nous amène à Verneuge. C’est là que commence les ascensions du jour, sur une sente qui va nous faire prendre 350 m en 1,5 km. C’est un itinéraire de trail à la pente très soutenue qui ne laisse quasiment pas de répit jusqu’au plateau, à l’est de Trossagne. La montée s’est faite d’une traite mais le groupe en jambes continue le chemin sans s’arrêter, en profitant c’est vrai d’une belle descente qui nous fait perdre 400 m en un peu plus de 2 km. Montagnes russes, je vous disais 😊 Arrivés à Bessolle, petit hameau à l’organisation circulaire, nous continuons encore à descendre jusqu’au fond du vallon du ruisseau des Rives. Nous entrons alors dans le hameau de Pradelle qui semble vivant et habité : on entend des cris d’enfants… Une vieille femme range un immense tas de bois coupé. C’est une ancienne éleveuse à la retraite qui a cédé son troupeau de 30 laitières à son neveu qui produit du saint-nectaire et qui en vit bien nous apprend elle. Petite pause du groupe avant de remonter par un beau chemin jusqu’au pied du pic de Cluzel, notre  prochain objectif.

Ce sommet se découpe bien dans le paysage qu’on vienne de l’est, de Montaigut ou de l’ouest, de Besse. Malgré sa couverture boisée, le pointu est bien ce qui caractérise son sommet. Là encore, la pente est soutenue même si quelques zigzags soulagent un peu l’effort. La légère sente ne va pas au sommet et emmène les trailers au SE vers Courgoul. Nous finissons les 30 derniers mètres de dénivelée dans les ronces et les blocs de basalte. Au sommet, nous tenons à peine à 6 sur la pointe 😊Nous redescendons ce beau puy en hors-piste jusqu’au chemin de Pradelle que nous avions quitté avant la montée et qui va nous mener à Marcenat. Après encore une centaine de mètres de montée, nous parvenons enfin sur une crête plane puis bientôt descendante. Nous nous arrêtons manger juste avant la sortie des arbres et de leur couverture bienvenue par ce début d’après-midi étouffant. Vers Lagarde, le chemin de crête nous offre un beau belvédère sur le Signal du Luguet au sud, les éoliennes de Boslabert et le Mont Leiranoux au sud-est. La vallée de la Couze du Valbeleix est à nos pieds ; nous sommes pile dans l’axe du pic St Pierre que les glaciers du quaternaire n’ont pas pu lessiver …

Plus à l’est on devine la vallée de Sault qui va bientôt déboucher sur les gorges de Courgoul. Ces beaux points de vue nous offrent un peu de répit avant de reprendre la direction du plateau et de Chananeille qui semble pourtant tout proche. Mais c’est sans compter la grosse descente vers Marcenat 😊beau hameau encore bien habité lui aussi : que font les parents des familles qui peuplent ces petits bouts du monde ? Comme nous bifurquons avant d’atteindre Marcenat, nous ne verrons pas la belle chapelle du hameau. Nous remontons en effet vers le plateau en suivant la rive gauche du ruisseau des Rives que nous avions traversé dans la matinée à Pradelle. Une source à proximité de Chananeille nous offre un bon rafraichissement. Mais pas de quoi remplir les bouteilles vides de certains, pas confiants dans la pureté de l’eau… Pas grave, nous allons frapper à la porte de l’autochtone 😊. J’accompagne Santiago qui se fait remplir son récipient. Je vais frapper à la porte voisine et sans le savoir je « dérange » le vieux monsieur qui se prélassait devant sa télé qui diffusait en direct la course vélo de l’Amstel Gold Race… Il ne m’en veut pas et nous parlons deux minutes de la force de Van der Poel et de la future victoire de Pogadcar dans le Liège – Bastogne – Liège de dimanche prochain. Je repars muni d’une bouteille de Cristalline neuve offerte par ce chaleureux monsieur. Comme je l’avais annoncé aux collègues en début de rando, l’après-midi sera reposante en comparaison des efforts à déployer dans la matinée. Après avoir pris pied sur le plateau sur la D633, nous continuons sans difficulté notre route sans dénivelée jusqu’au Fayet. On touche presque le Sancy du doigt .

Le regard englobe le massif, du Pailleret jusqu’au col de la croix Morand. On ne s’en lasse pas ! Nous quittons vite le hameau du Fayet pour prendre la piste qui doit nous amener en direction d’Ourcière. Dans les pentes d’un vert éclatant d’un talweg, des vaches allaitantes sont confortablement allongées et jettent un œil discret à leur progéniture folâtrant autour d’elles. Un peu plus loin et rompant avec ce charme pastoral, une vieille décharge agricole apparait sur le bord du chemin surplombant un ravin aux pentes carbonisées qui abritent les multiples déchets polluant de l’activité d’élevage.

Habitués à ces fautes de goûts qu’on retrouve fréquemment dans nos territoires d’élevage, nous reprenons le chemin de la vallée. Bientôt le sentier pourtant bien marqué sur la carte disparait sur le terrain : le soupçon de hors-piste annoncé sur le répondeur se matérialise sur le terrain. Nous slalomons en descente entre ronces et genêts jusqu’à butter sur la sente qui nous mène à l’entrée d’Ourcière. Entre les arbres, on aperçoit Besse pas très loin. Ourcière, minuscule hameau traversé par la Couze Pavin est pourtant équipé d’une grande salle municipale (comme Lomprat sa juste voisine) : Michel nous apprend que c’est le rachat de l’électricité produit dans la petite centrale en amont du hameau par ex EDF qui permet ces investissements conséquents… A la sortie du hameau, nous sommes obligés d’emprunter la D978 qui relie Champeix à Besse sur 150 m : dangereux ! Peu après nous parvenons au hameau de Chastres. Nous passons à côté d’une maison très ancienne mais restaurée avec un pignon « à saut de moineaux ». Michel nous explique que cette sorte « d’escalier extérieur » qui encadre le pignon permettait aux couvreurs d’atteindre le toit pour y faire les réparations sur la couverture de chaume. Les marches de cet « escalier » sont en fait des lauzes … Un peu plus loin nous entamons la conversation avec une jeune femme qui nettoie les abords de sa belle ferme. Nous commençons à lui poser des questions sur l’activité agricole de la famille. Elle fait rapidement appel à son mari qui nous répond gentiment. Il élève près d’une soixantaine de vache allaitantes sur une superficie de prairie de 70 hectares. A la belle saison, il monte ses bêtes à l’estive sur une « montagne » près de Picherande. La femme ne s’occupe pas du tout d’élevage car elle travaille à Issoire. Originaire de Ceyrat, elle nous fait comprendre à demi-mots que l’intégration dans la collectivité rurale du secteur ne va pas de soi quand on est étrangère… Après ce long échange très instructif, nous rejoignons Lomprat pour notre dernier « coup de cul » de la journée : il faut bien remonter au col de la Feuille pour récupérer la voiture 😊 Nous empruntons un chemin de croix qui monte à la chapelle du pic Saint-Pierre. Au début du chemin nous tombons sur un curieux monument à la statuaire étrange qui a vu les siècles passer.

C’est un calvaire païen -Celte – qui a fait l’objet d’une récupération chrétienne au début de l’évangélisation du pays. Les personnages et les scènes ont été détournés pour imager les Evangiles du nouveau culte…. A mi- pente, nous laissons le chemin qui continue jusqu’à la chapelle pour emprunter une sente presqu’effacée qui nous mène directement au col et à la fin d’une belle randonnée exigeante parcourue dans un excellent état d’esprit.

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Jeu 11/04/2024 Rando Cantal – La Chapelle-Laurent

Animateur : Yves
Nombre de participants : 20 animateur compris ( 9 F, 11 H)
Météo : journée ensoleillée avec fraicheur matinale
Distance : 26 km
Dénivelé : 900 m
Durée : 7h40
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 146 km pour 2 véhicules et 180 km pour  2 autres soit 652 km + 1 voiture sur place
Préparation et rédaction : 3h

ITINERAIRE : La Chapelle-Laurent, Loubarcet, Alleret, Saint-Poncy, Arches, Lignerolles, Pont le Boucharat, Pont de Catzara, Le Monteil, La Gare, Loudières basse, Loudeyrette, Le Pont Saint, La Picardie, La Chapelle Laurent

Malgré un soleil bien présent, petite fraicheur ce matin au départ de la Chapelle-Laurent, où le thermomètre ne dépasse pas les 5 degrés, aidé par une légère brise. Direction Ouest pour gagner l’ancien volcan de Loubarcet à la roche rouge que l’on retrouve sur les constructions voisines. Sur ce piton volcanique, où se trouvait une forteresse seigneuriale, il ne reste que la Chapelle Sainte Anne, fondée en 1215, encastrée aujourd’hui dans une grange, pourtant inscrite aux Monuments Historiques en 1994.

Chapelle Sainte Anne

Juste en face, une première table d’orientation avec une vue très nette sur le massif Cantalien immaculé.

Les Monts du Cantal enneigés

De l’autre coté du bourg, à quelques mètres, une 2° table face au Cézallier, Sancy et Dômes, nous permet de nous repérer dans l’espace. Avec les 2 tables, le 360° est garanti.


Grande descente sur le pittoresque village de Saint-Poncy, flanqué de sa belle église romane où coule l’Alagnonnette, ruisseau qui sera un peu notre fil rouge du jour. 
Passé Lignerolle, la portion de hors piste annoncée arrive. Nous délogeons 2 chevreuils qui détalent devant nous dans une partie légèrement boisée, et retrouvons le chemin voulu à la sortie d’une grande pâture. L’itinéraire qui traverse une variété de paysages à dominante agricole, redescend progressivement le long de la vallée de notre Allagnonnette, nous procurant un peu d’ombre et de fraicheur. 
Nous voici au vieux pont ouvragé de Catzara.

Pont de Catzara

Il nous faut remonter maintenant jusqu’à La Gare, lieu dit à maison unique, sur le tracé d’une ligne ferroviaire aujourd’hui disparue qui allait de Beaumont Loriat (Brioude) à Saint Flour. Cette ligne appartenait au PLM, mise en service en 1910 et abandonnée en 1938 lors de l’arrivée de la SNCF.

Encore petites descentes et remontées dans ce relief mouvementé où s’étalent de nombreux ruisseaux dans des vallées verdoyantes. Passé Loudières Basse, un troupeau accourt vers nous et se positionne pour la photo de famille. 


A Pont du Saint, nous apprenons sur la stèle commémorative, qu’à cet endroit Robert De Tourlande, fondateur de l’Abbaye de La Chaise Dieu serait né vers l’an 1001.

Stèle

La remontée n’est plus qu’une formalité pour rejoindre le départ. Dans l’ensemble, belle journée estivale malgré la fraicheur du matin.

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Dim 7/04/2024 Rando Haut Livradois – Saint-Amant-Roche-Savine

Animateur : Yves
Nombre de participants : animateur compris 12(8 F, 4 H)
Météo : Ciel couvert toute la journée
Distance : 24 km
Dénivelé : 770 m
Durée : 7h20 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 120km pour 3 véhicules soit : 360 km
Préparation et rédaction : 3h

ITINERAIRE : Col de Toutée, Gachon, Bartivel, Neuville, Le Moulin de Rouhade, Le Besset, La Mine, Saint Amant Roche Savine, Le Monestier, Fournier, La Farge, Le Bethonas, Le Verdier, Col de Toutée

Ciel d’un gris uniforme chargé de sable ce matin au Col de Toutée que le soleil a du mal à percer. Départ du Col entre les coupes à blanc et les parcelles encore boisées jusqu’à Gachon. A Bartivel nous traversons le ruisseau de Rouhade, au débit très important. Nous le longeons plus ou moins jusqu’au moulin éponyme, qui a perdu sa roue mais la rénovation de la bâtisse est réussie. A proximité, sur le bord du chemin, un joli pied de narcisses s’offre à nous.

Quelques mètres avant, en plein près, 2 chevreuils surpris nous ont montré leurs fesses blanches en s’éloignant rapidement. Traversée en 2 fois de la D996 pour rejoindre La Mine. Devant nous se trouvent les vestiges de l’ancienne mine de plomb argentifère, filon découvert en 1755 lors de la construction de la route Clermont-Ambert. En 1833, la Mine possédait de vastes galeries et occupait une vingtaine d’hommes. En 1875, à cause de la chute des cours du métal précieux, le site fut abandonné malgré qu’il dorme encore sous nos pieds. Le ruisseau, toujours le même, fournissait l’eau de lavage du minerai.

Passé le Moulin Neuf, première grosse montée en direction de Saint Amant Roche Savine où, André Chassaigne, député bien connu des Auvergnats en a été le maire pendant 27 ans. La porte fermée de l’église Saint Barthélémy nous a privés de la vue de ses peintures médiévales.

Eglise Saint Barthélémy

Après plusieurs petites bosses, nous plongeons sur le Monestier. Sur le chemin, nous apprenons ce qu’est une Haie sèche (structure écologique, économique et durable afin de valoriser les branches et créer un refuge pour la bio diversité animale et végétale).

Haie sèche

Au Monestier, nous grimpons au rocher de la vierge. Vierge de 3m de haut, installée ici depuis 1876.

Rocher de la Vierge

Légèrement en dessous une table d’orientation nous permet de repérer les différents villages de la vallée de la Dore depuis Ambert avec , en toile de fond, le célèbre Forez où la neige, présente encore il y a peu, a disparu.

Nous sommes à l’extrémité de notre boucle du jour, le retour se fait, tantôt en forêt, tantôt à découvert. A Bethonas, découverte d’une « Carte » dans une propriété. Ce petit édifice de pierre taillée est trompeur : il ne s’agit pas d’un simple puits mais d’une « carte », un abri pour mettre et garder au frais le lait que l’on venait de récolter car le frigo n’existait pas. Une réserve d’eau au fond de la carte, alimentée par la fontaine, maintenait une température constante.

Carte

Ce lait de très bonne qualité donna naissance, principalement à la Fourme de Fournols, fromage à pate molle et croute lavé

Dernier hameau traversé avant de rejoindre les voitures, le Verdier. En 1896, 12 familles animées par une forte volonté d’éducation, engageaient la construction d’une école. En 1905, c’est une nouvelle école à classe unique qui s’ouvrit, accueillant les enfants du CP au certificat d’étude.
Certaines années, il y eut jusqu’à 46 élèves. Ouverte jusqu’en 1978, de grands esprits y débutèrent, tel Lucien Gachon historien géographe reconnu.
La douceur de cette journée nous aura fait oublier le manque de soleil qui n’a jamais traversé la couche nuageuse.

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Jeu 28/03/2024 Rando Du Sancy à L’Artense

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 11 animateur compris (4F-7H)
Météo : Humide et doux
Distance : 27 km
Dénivelée : 650 m
Durée : 7h pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 2 voitures du Crest pour 65 km – 1 voiture d’Auchan pour 61 km soit : 191 km
Préparation et rédaction : 2H00


Itinéraire : Lac de la Tour d’Auvergne, Corbet, Montaux, le Bois-Maury, Cornillat, Espinasse,Chélat, la Grange de Foussat, Bagnols, Ponchet, La Prugne, Rosier Soubre, Lessart, les Garneires, La Grangeoune, D129, Bugues, La Tour.

J’avais prévu initialement une boucle autour de La Tour et Chastreix mais la neige tombée dans la nuit et la brume m’ont fait changer d’avis et suivre le parcours de remplacement que j’avais prévu, dans l’Artense. Nous partons du lac que surplombe le bourg perché sur son piton basaltique en direction de l’ouest. Nous empruntons jusqu’à Montaux, en partie, une nouvelle variante du chemin de St Jacques qui part d’Orcival et rejoint le chemin du Puy à Rocamadour. Le tronçon que nous suivons est très bien balisé. Le chemin qui rejoint le plateau de l’Artense joue à saute-mouton par-dessus des vallons tous orientés E/W. La Burande, premier gros ruisseau ou petite rivière traversée, est bien en eau .

Passage de la Burande

Ce beau cours d’eau prend sa source dans la montagne de Chambourguet à proximité de la source du ruisseau du Vendeix et de la Jarrige. Elle se jettera dans la Dordogne au SW de Singles. Elle saute sur son passage quelques grosses cascades : Crèvecoeur, Cardines, Gour des Chevaux et Ste Elizabteh. Après quelques passages hors-pistes à l’est du Bois Maury nous retrouvons le chemin de St Jacques que nous quittons à proximité du chemin de la Reine Margot.

Ce sentier suit le tracé d’une ancienne voie romaine. Nous entrons à cet endroit sur le plateau de l’Artense. Nous quittons donc le sous-sol volcanique du Sancy pour marcher sur le socle cristallin de l’Artense, le pays du granit. Peu de vaches encore dans les prés. Nous croisons sur notre route des éleveurs en train de poser des piquets de clôture. Cà ne devrait plus tarder à se peupler…  Nous prenons notre repas dans le beau hameau d’Espinasse aux grandes maisons toutes fermées. Le four à pain est ouvert et nous propose deux bancs qui feront l’affaire pour le repas. L’après-midi nous verra fouler de petites routes qui joignent les hameaux et les fermes. On y trouve tout au long un petit patrimoine de croix et de fours à pain. Nous finissons par entrer dans le gros bourg de l’Artense, Bagnols. Comme partout, les services publics ont déserté et ne restent que les vestiges immobiliers telle la grande Poste à l’architecture reconnaissable.

Malgré tout, on y trouve centre médical et médiathèque, mieux qu’à la Tour d’Auvergne !  Les prés sont parsemés de blocs de granit erratiques typiques du plateau, héritage des grandes glaciations d’il y a douze milles ans. Cette terre d’élevage ne laisse guère de place aux sentiers et nous continuons notre rando sur le bitume. Heureusement, nous ne rencontrons que deux véhicules. Ce n’est qu’à proximité des Garneires que nous abandonnons le goudron. Nous avons de beaux points de vue sur le sud du massif bien enneigé.

Des maisons de la Martine, un beau sentier bordé de murets de granit encore debout rejoint le hameau de Grangeoune. Bizarrement ce beau chemin ancien et très praticable n’apparait pas sur ma carte pourtant récente. Nous nous approchons de la Tour en reprenant la petite D129. Nous longeons la cascade Ste Elizabeth et nous arrivons après un dernier petit coup de cul à notre parking de la Tour. 

Cascade Ste Elizabeth

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Dim 24/03/2024 Rando Est des Hautes Couzes – Montaigut le Blanc

Animateur : Liliane
Nombre de participants : 16, animateur compris (12 F, 4 H)
Météo : températures fraîches entre 7 et 10°.  Soleil et nuages.
Terrain : chemins agréables sur terrain sec.
Distance : 25 kms   
Dénivelé : 750 m
Durée : 7 h 45 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 74 X 4 soit 296 kms, 4 voitures de 4 personnes.
Préparation et rédaction :  3 h

Itinéraire : Pont de Rognon (près de Montaigut-le-Blanc), Tour de Rognon, Grandeyrolles, Thones le Jeune, contournement des puys Tomba et des Parots, PC 766, Farges, GR 30 par  PC 844, Sauvagnat, GR 30 jusqu’à Olloix, Grand Champ, PC 727, Chazous, Montaigut le Blanc, pont de Rognon.

Ce matin le soleil n’est pas au rendez-vous à notre départ de randonnée près de Montaigut-le-Blanc. Pourtant il va nous rejoindre très vite pour ne plus nous quitter !

Nous démarrons du Pont de Rognon pour découvrir notre première curiosité du jour : la Tour de Rognon, de l’époque médiévale et inscrite aux monuments historiques.

Tour de Rognon

Très bonne mise en jambe dans cette très agréable petite sente qui grimpe jusqu’à un chemin en balcon. Tout le long nous pouvons profiter d’une vue saisissante sur la région alentours. Les Monts du Sancy sont encore un peu blancs de la dernière neige : magnifique ! Au passage la petite église romane de Grandeyrolles nous interpelle. Et nous prenons le temps de l’admirer de plus près.

Eglise de Grandeyrolles

Nous continuons et profitons encore du paysage ensoleillé dans ces chemins dégagés jusqu’à l’Est du Plateau de Champille. Nous pique-niquons avant de continuer pour contourner le Puy d’Olloix, direction Chazous, avec sur notre gauche le puy de Gourdon.

Puy de Gourdon

Puis surprise ! Le chemin prévu dans mon circuit est barré : passage privé. Après étude de la carte je modifie au mieux l’itinéraire. Mais pas de regret ! Le chemin emprunté est encore un chemin en balcon jusqu’à Montaigut-le- Blanc, avec sur notre gauche, les orgues du plateau de la Pinière, lumineuses sous les rayons de soleil, et sur notre droite une vue saisissante où trône la Tour de Rognon.

Vue sur la tour de Rognon

Très agréable randonnée de début de printemps partagée ! A très vite pour une autre destination.

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Jeu 21/03/2024 Rando Livradois – Vic le Comte

Animateur : Yves
Nombre de participants : 24 animateur compris (12 F, 12 H)
Météo : ensoleillé avec douceur
Distance : 18 km
Dénivelé : 500 m
Durée : 6 h 15 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 26 pour 2 véhicules et 60 pour 2 autres soit :172 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Vic le Comte, PC471, PC449, P PC 573, Pont de la raquette, PC 501, PC 556, PC 584, Bois de Champerogne, Bois de Cheix Blanc, PC633, Puy des Gardelles, PC 623, la Tioliére, PC506.

Le but de la randonnée du jour est de découvrir les cascades de Vic le Comte dont je ne connaissais pas, ainsi que les participants, leur existence.
Le ruisseau de Pignol, qui prend sa source au village éponyme dans la Forêt de la Comté et qui rejoint l’Allier à Longues, s’écoule dans des ravins encaissés et présente dans ses gorges deux chutes d’eau : celles de la Raquette et des Quayres.
Arrivés au Pont de la Raquette, nous quittons la route pour descendre dans ce ravin forestier humide où se développe tilleuls et frênes ainsi que de nombreux arbres morts et vieillissants maintenus volontairement.

Du petit pont qui enjambe le ruisseau, nous apercevons la partie haute de la cascade de la Raquette qui s’étale sur une grande dalle en pierre. Nous nous approchons du pied pour contempler cette cassure en deux temps qui se jette dans une jolie vasque. De part et d’autre du ruisseau d’imposantes grottes se sont formées, certaines menaçant de s’effondrer ont été renforcées par des murs de soutènement.

Cascade de la Raquette

Nous continuons de suivre le cours du ruisseau pour atteindre la cascade des Quayres plus impressionnante. Ici le rideau d’eau tombe à pic sur 18 mètres et là aussi la roche creusée a formé une grotte permettant de passer derrière la cascade. L’eau chargée de calcaire forme des concrétions, semblables aux fontaines pétrifiantes, en plus du calcaire le fer présent dans l’eau laisse une couleur rouge orangée par endroits.

Cascade des Quayres



Nous quittons le fond des gorges pour sortir du vallon, la sente est bien tracée, pas trop fréquentée, plusieurs arbres tombés il y a déjà quelque temps nous obligent à un peu de souplesse pour passer. Avant d’arriver à la route au point côté 452, nous apprécions la belle vue sur la façade ensoleillée du château des Quayres. Château du 14°S avec son parc aménagé en terrasses avec bassins, au 18°S, classé aux Monuments Historiques en 1932 et qui mériterait une remise en état. En 1939 ce château abrita une partie de la collection de la bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
Cette propriété initialement domaine agricole est depuis 80 ans une Maison d’Enfants à Caractère Social.

Nous contournons Pardines par le nord, traversons la forêt du Puy de Serpanoux, détournons la magnifique propriété de Rillac où les moutons à laine plus qu’abondante nous interpellent, et pénétrons dans la forêt du Puy de Champerogne. Quelques traces forestières nouvelles nous dévient de notre tracé. Un petit passage hors-piste nous permet de retrouver un beau chemin qui nous mènera à proximité du sommet du Pic de Cheix Blanc, plus haut sommet du plus ancien ensemble volcanique d’Europe. Il est maintenant l’heure de se sustenter.

Descente et remontée vers le puy des Gardelles que nous contournons en courbes de niveau sur un chemin très agréable, tantôt herbeux, tantôt caillouteux par une douceur estivale en cet après midi. Un peu avant Langlade nous quittons la plus grande chênaie d’Auvergne pour rejoindre notre point de départ avec une belle vue sur la chaine des Puys.

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Dim 03/03/2024 Raquettes Sancy – Au dessus du Guéry

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 7 animateur compris (1F-6H)
Météo : Froid, vent et brouillard
Distance : 12 km  
Dénivelée : 650 m  
Durée : 5 heures pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto 88 km pour 2 voitures soit: 176 km
Préparation et rédaction : 1H00
 
Itinéraire : parking Guéry, col de l’Ouire, W puy Corde, ferme de la Clef du lac, ruisseau de la Croix Morand, sommet puy de Corde, sommet puy de l’Aiguiller, retour par GR30.

Initialement partis pour une rando difficile dans le secteur de Cotteuge-Courgoul, notre activité dominicale s’est transformée en randonnée raquettes. En effet, la neige tombée en abondance entre samedi et dimanche à 800-900 m ne nous aurait pas facilité la tâche. Je la reproposerai au mois de mai… Avec l’accord du groupe, nous mettons le cap sur le Guéry pour une randonnée raquette classique dans le secteur de l’Ouïre – l’Aiguiller. A l’arrivée, le froid et le brouillard nous accueillent. Nous gagnons le col de l’Ouïre par l’ancien chemin. En ce qui concerne le point de vue sur Tuillière et Sanadoire, seul le panneau indicateur est visible.

Arrivés au-dessus du col, je propose au groupe de découvrir le val Blanc, petit vallon qui remonte à l’ouest du puy de la Tache jusque sous le puy Barbier. Nous quittons donc le tracé du GR 30 pour partir plein sud vers le canyon du ruisseau de la Croix Morand. La boussole est indispensable pour cette navigation sans visibilité : je me recale régulièrement sur l’azimut sud .

Nous passons sur le flanc ouest du puy Corde sans pouvoir apercevoir son sommet. La neige au sol est abondante mais elle ne recouvre pas complètement les zones de bruyère. Le terrain en légère descente et les portes ouvertes des estives nous assurent une progression fluide et régulière. Nous suivons peu après le chemin d’exploitation qui mène à la ferme de la Clef du Lac tant que sa direction correspond à mon azimut sud.

Nous l’abandonnons après quelques centaines de mètres pour reprendre plein sud dans des zones marécageuses que recouvre bienheureusement la neige fraiche.

La pente est maintenant bien descendante jusqu’à la bordure boisée qui marque le haut du canyon. Nous avons laissé la ferme à une centaine de mètres, sur la droite. Nous commençons à descendre dans le bois en cassant la pente au maximum. La progression est assez facile… Après une cinquantaine de mètres, je décide d’aller explorer le passage du ruisseau avec Fabien. La descente continue sur une pente plus soutenue. Arrivés à quelques dizaines au-dessus du fond de ravin, le bruit sourd du torrent qu’on n’aperçoit pas encore me laisse penser qu’il est bien en eau et qu’il sera difficile à franchir… De plus la pente pour sortir du canyon et remonter vers la route du col de la Croix Morand semble sévère même si en amont des passages moins abruptes se proposent. Il y a quelques années nous avions descendu le canyon en été pour gagner le Val Blanc et nous avions trouvé des passages faciles pour remonter. Il faut donc abandonner l’idée du Val Blanc et nous rejoignons le groupe qui nous attend plus haut. L’idée est maintenant de rejoindre le puy de l’Aiguiller et de continuer vers le puy de la Croix-Morand. Pour remonter vers le puy Corde, plein nord, nous rejoignons le chemin d’exploitation qui part de la ferme. Quelques centaines de mètres plus haut, nous devinons les traces que nous avions faites à la descente : le vent souffle et les a presque effacées. Nous longeons l’est du puy Létaud sans le voir. Peu après nous quittons le chemin pour prendre au NE le sommet du puy de Corde à 1484 m. La montée est soutenue et le fort vent de NW ne nous facilite pas la progression.

Nous ne nous attardons pas au sommet 😊 et nous redescendons NE… En bas du puy, nous entamons aussitôt la montée à l’Aiguiller. La pente est relativement douce mais cela fait près de 4 heures que nous marchons… Le sommet atteint je repique vers la rupture de pente qui surplombe la forêt du Train pour retrouver le GR30. Les premiers arbres apparaissent. Il faut descendre un peu pour trouver refuge dans le bois qui commence.

La pause repas est rapide (moins de 10 minutes). Juste avant le repas, un membre du groupe m’apprend qu’il ne se sent pas très bien surtout dans les montées. Il reste un peu de chemin jusqu’à la Croix Morand et au retour il faudra remonter sur le plateau de l’Aiguiller… Je décide donc d’écourter la rando et de prendre le chemin du retour. Nous nous calons sur le GR 30 jusqu’au col puis au parking.  Belle rando dans des conditions hivernales comme on les aime. « Merci à Laurent et Pascal pour leurs photos »

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Jeu 29/02/2024 Rando Au Pays des Couzes – Champeix

Animateur : Yves
Nombre de participants : 21 animateur compris (12 F, 9 H)
Météo : fraicheur au départ suivie de douceur, ciel bleu
Distance : 25 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 8 H
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 54 pour 3 véhicules et 32 pour 2 autres  soit : 226 km
Préparation et rédaction : 2 H 30
 
ITINERAIRE : Plauzat, la Gravière, PC601, Sauciat, PC555, Champeix, la Rougère, PC649, Puy de Lavelle, Lavelle, les Clos, Pleignat, La Croix du Bonhomme, Champeix, la Quaye, PC592, la Cave Martin, Plauzat.  


Belle fraicheur ce matin au départ de Plauzat, village vigneron que nous traversons souvent mais que nous visitons rarement. Direction donc le centre bourg, ancien village fortifié avec : son château du 17°S construit sur des fortifications du 14°S où a pris place la mairie, son église St Pierre attenante, et la magnifique fontaine aux Lions du 12°S, œuvre de Louis Gournier sculpteur Clermontois qui agrémente ce lieu. Les trois bambins joufflus supportant la vasque supérieure semblent sourire en nous voyant.

Fontaine aux Lions

Cap sud-ouest, passage devant la fontaine St Jean, édifiée en 1874. Cette fontaine dans laquelle se prélassent de beaux poissons rouges, est dotée d’une colonne servant de répartiteur pour ses deux compagnes, Notre Dame et Sainte Austremoine.

A la Tronchère, les ruines et la cheminée nous rappellent qu’une briqueterie existait à cet endroit, et qui faisait l’écho à celle plus importante de Ludesse.
L’atmosphère se réchauffe, le ciel se dégage, et dans la descente sur le château de la Martre le Sancy nous apparait tout de blanc vêtu. 


A proximité du château, rencontre avec le GRP Autour d’Issoire que nous suivons jusqu’à Sauciat et là en plein champ une pierre debout : le Menhir de la Pierre Fichade, réalisé en arkose de 3,37 mètres de haut et d’un poids de 15 tonnes, érigé à l’âge de bronze entre 1500 à 1800 avant notre ère. Ce menhir à la signification rituelle ou religieuse se caractérise par sa forme, cheval ou hippocampe à vous de choisir !

Menhir de la Pierre Fichade

Notre parcours contourne la Chaux d’Aubany aux nombreux blocs rocheux accrochés sur la pente du vallon du ruisseau du Parc, traverse la Couze Chambon à la sortie ouest de Champeix et poursuit en direction du Puy de Lavelle.
Au Cheix de la Fie, contraste étonnant, entre un important champ de lavande et le Sancy enneigé en toile de fond.

Champ de lavande

La montée au Puy de Lavelle se fait en hors piste, car des engins passés par là pour empierrer un accès véhicules ont détruit les belles sentes préalablement existantes. Nous sommes presque en haut, mais l’endroit est trop attirant pour ne pas pique-niquer, ce que nous faisons. Une herbe sèche agréable, une vue presque à 360°, une température printanière, un ciel au bleu méditerranéen : l’idéal en somme.


Le Puy de Lavelle, petit volcan atypique qui s’étale sur 1,5 kilomètre, avec ses deux sommets, ses orgues qui dominent le village éponyme, est une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

Nous l’arpentons sur toute sa longueur avant de descendre dans le village. Là nous marquons un petit arrêt pour contempler la chapelle Notre-Dame de la Paix, construite en 1714, restaurée en 1850, de style néoclassique avec son clocher mur, sa cloche très ancienne de 1714 reconnue monument historique en 2018.

Chapelle Notre Dame de la Paix

A la sortie du village, nous reprenons plein nord, ce qui nous permet de découvrir la face est, la plus escarpée du Puy avec les orgues et les nombreux promontoires.
Déambulation entre les champs ensemencés, montée à la Croix du Bonhomme avant de dégringoler sur Champeix. Dans le village belle vue sur le Marchidial centre historique enveloppé par l’ombre de fin d’après midi.

Vue sur le Marchidial

Traversée de la Couze dans l’autre sens pour poursuivre, toujours face au nord, notre chemin en direction de Plauzat où arrivent les premiers nuages.

Une remontée sympathique entre les rochers nous permet de nous extraire de Champeix. Sur le plateau, paillats et vignes sont les stigmates d’un passé viticole important.

La journée qui aura été douce et agréable se termine sous le soleil. 

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Séjour 1. Du 23 au 25 février 2024 Raid hivernal pédestre Traversée du Sancy

Animateur : Michel D.
Nombre de participants : 3 animateur compris (1F, 2 H
Classement Atlas :   Prévu Difficile au départ et vu les conditions météo exceptionnelles et dantesques la difficulté à avancer dans 60 cm de neige sur les sommets, se diriger en plein brouillard, je la reclasse » Hors Catégorie »
Météo :  dantesque, tempétueuse, rafales de vent avec neige en grosse quantité, brouillard et jour blanc sur les sommets, température négative jour et nuit.
Kilométrage auto : 110km
Temps de préparation et rédaction : 8h
Les données kilométriques et altimétriques des journées sont le résultat de Open Runner.
       Jour 1 = 15 km  600D+  700D-    7 h15 temps avec mini pauses
           »    2 =   8 km  500D+  450D-    5 h          »
           »    3 = 15 km  600D+  600D-    8h40       »                  total =  38 km    1700D+  1750D-
Faune aperçu :  cause des conditions météo aucune,  »pas stupide les animaux ». Quelques traces dans la neige.

Mot de l’animateur : Les Dieux de la montagne étaient avec nous, ils ont eu connaissance que nous allions faire une hivernale sur trois jours, et ils ont mis le paquet. Malgré la difficulté nous nous sommes tous les trois régalés avec ces conditions extrêmes. Mes deux acolytes étaient costaux, dynamiques et sympathiques, cela a permis de passer de très bons moments.

JOUR 1
Dépose du véhicule au VVF de Super Besse après 1h de trajet, puis départ à10h en direction de la Plaine des Montons dans le brouillard. Sac à dos avec tout le ravitaillement des 3 jours et raquettes sur le sac car peu de neige. Au Roc de Fourme, descente sur la Vallée de Chaudefour où nous prenons la petite collation de midi. Ensuite PR jusqu’à Moneaux, dans le brouillard et avec la neige qui tombe. Nous progressons maintenant sur les pistes forestières du bois de Sarrevielle, les clôtures sont ouvertes, la couche de neige devient plus conséquente et nous mettons les raquettes. Nous sommes au plateau de Durbise 1500m d’altitude, la tempête est bien là, nous traversons le plateau et nous nous mettons à l’abri de la cabane du berger 2-3 min pour grignoter et boire. Là, au col, les conditions sont effroyables et grandioses, des rafales à nous jeter de droite à gauche dans 50 cm de neige, nous nous relayons pour faire la trace jusqu’à la Tête de Flon. Dans la tempête, je cherche le passage pour descendre dans la forêt de la station du Mont-Dore, magnifique paysage de neige et nous arrivons à 17h15 vers la ruine de l’hôtel Fiz Roy où nous montons notre bivouac dans le bois ; repas à 18h15, allongés à 19h au chaud dans le duvet.

JOUR 2
Après une très longue nuit, avec de grosses rafales de vent, pas de soleil pour nous réchauffer – 6° petit déjeuner rapide, démontage du bivouac et je décide d’aller à l’auberge de jeunesse qui est à 400 m boire une boisson chaude, nous réchauffer et surtout refaire l’organisation de notre sac à dos. Après avoir passé 30 mn au chaud nous rechaussons les raquettes, sac sur le dos et attaquons le Val de Courre à 10h33. Pendant notre petite pause au chaud, d’autres adeptes de rando hivernale ont fait la trace dans une neige de 30/40 cm, royal pour nous mais physique et épuisant quand même. Nous sommes arrivés au à 12 h. Pas de pause midi, pas d’abri, les conditions redoublent, la vue est quasiment nulle. Surprise, 60 cm de neige avec les raquettes, on en a jusqu’à mi-cuisse, 3 h30 de descente très épuisante pour arriver au buron de Merdençon à 15h 30 où une odeur de feu de bois nous annonce qu’il y a des occupants. Trois jeunes parisiennes depuis déjà 1 journée ; une bonne chaleur nous réconforte et nous pouvons faire notre repas de midi il est 15h45 et on à faim. Téméraires ces jeunes filles, elles sont parties chercher du bois, trois plein sacs de branches sèches de sapins, chapeau ! Plus tard 2 couples sont venus se joindre à nous et nous avons passé une agréable soirée calme et conviviale. 22 h dodo et 7 h debout.

Intérieur du buron de Merdançon

JOUR 3
Départ à 8h30 vu les conditions météo, et les nouvelles chutes de neige de la nuit, je propose au participants de ne pas faire le col de Couhay car je pense que là-haut l’enneigement doit être important et le brassage va être épuisant surtout en montée. Comme la journée n’est pas trop longue, d’un commun accord on essaye. Les jeunes parisiennes se joignent à nous car elles vont aussi à Super Besse. Comme prévu, une quantité de neige énorme à brasser avec la corniche du ravin du Ferrand à traverser, le risque est trop grand. Sous les rochers du Puy Gros, je décide de faire ½ tour. (Il faut savoir être humble face aux éléments de la montagne car c’est elle qui gagne bien des fois et à l’arrivée à Super Besse, nous apprenons la tragédie du Mont-Dore). Donc toujours dans un brouillard de jour blanc nous descendons la Montagne Haute, plein ouest dans le bois de la Morangie pour arriver au pont de la Trentaine ; il est 13h, petit grignotage pour nous trois, les parisiennes continuent jusqu’à Chareire et auto stop pour Super Besse. Nous, nous coupons par le bois de Domais sous le buron de Meynialoux. Nous empruntons les pistes de fond avec 30 cm de neige non damées jusqu’au col de la Geneste. Peu avant le col, suite à une casse de raquette, je décide de prendre la route pour arriver à Super Besse. Arrivée à 16h30, nous prenons la navette gratuite pour remonter au VVF où nous attend notre véhicule et départ pour Clermont.

Buron de Merdançon

Ressentis des deux participants :

           Janine : Magnifique petit séjour hivernal ! Je n’en attendais pas autant en m’inscrivant en tout début de semaine… Conditions difficiles (voire extrêmes) affrontées dans le calme et la bonne humeur. Un tout petit groupe bien homogène et solidaire. Un joli tracé et une grande maîtrise de l’orientation dans la tourmente permanente de la part notre animateur.

           Patrice : Un groupe homogène, de la neige fraiche tombée au bon moment, une température idéale, un programme très bien équilibré entre efforts physiques et moments de convivialité, concocté par un Michel au top de sa forme, ont fait de ces 3 jours en autonomie autour du Sancy une réussite parfaite. Malgré l’accumulation de neige, le vent, et parfois un brouillard très dense, nous avons profité de la beauté des lieux en toute sécurité avec une évaluation des risques et une prise de décision optimale de la part de Michel. Toujours avec le sourire, et dans le partage, dans une ambiance sereine, nous avons fait de ce séjour une parfaite réussite.

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Jeu 8/02/2024 Rando Chaîne des Puys – Orcines

Animateur : Yves
Nombre de participants : 24 animateur compris (12 F,12 H)
Météo : nuageux une partie de la journée avec quelques rayons
Distance : 25 km
Dénivelé : 750 m
Durée : 8 H
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 40 km pour 1 véhicule et 18 km pour 1 autre soit : 58 km et 4 véhicules sur place
Préparation et rédaction : 3 H

ITINERAIRE : Le Colombier, les Vignettes, Montjubet, Fontanas, Montrodeix, St Aubin, Croix Espinasse, Suquet Bonnet, le Péage, PC926, Puy Plantas, Orcines, le Cheix, Villars, Montagne Percée, le Colombier. 

Un bon groupe ce matin pour une journée annoncée grise et nuageuse. Nous partons du Colombier à la sortie de Chamalières où malgré la proximité de la ville, on se sent déjà en pleine nature. Nous empruntons la Voie Romaine, voie Agrippa qui reliait Lyon à Saintes, devenue aujourd’hui le GR89 Chemin de Montaigne.
A la hauteur du stade, changement de cap, direction les Vignettes où l’élargissement des chemins pour les accès pompier ont dénaturé l’endroit. Après une légère montée, le groupe tombe une couche tellement la douceur est présente. Une trouée dans la végétation nous dévoile la métropole dans sa couleur matinale.


A Montjjubet nous repartons plein Ouest sur le Chemin des Crêtes en bordure de la vallée de Royat où s’écoule paisiblement la Tiretaine, légendaire rivière Clermontoise. Nous passons Fontanas avec sa fontaine particulière, petit aperçu du château de Solagnat et nous voilà à Montrodeix pour admirer les fameuses orgues basaltiques.

Orgues de Montrodeix

Première partie de hors-piste sur un tapis de fougères à la couleur châtaigne, pour atteindre un point à 1000 m en surplomb de la Chapelle St Aubin où nous prenons notre pique-nique. Descente sur la chapelle toujours en hors-piste dans un décors de steppe aux genêts irisés. Cette chapelle construite en 1954 abrite la source Chabana à l’eau vertueuse pour les maladies oculaires.

Chapelle St Aubin

De la Croix Espinasse au Suquet Bonnet deuxième tronçon de hors-piste agréable en forêt avec une mousse moelleuse sous nos pieds.
Du péage du Puy de Dôme nous allons chercher le Chemin de la Roche Pertuissade pour gagner Orcines au Puy Plantas et son massif Calvaire.


​Petit aller retour et nous partons au Cheix, contournons Villars pour nous diriger vers la Montagne Percée. Caverne de basalte impressionnante creusée par l’homme pour tailler au départ les dalles de la Voie Romaine. De l’autre côté de cette cavité une fenêtre s’ouvre sur la ville, et il y a encore quelques années, avant que la végétation envahisse les lieux, on pouvait apercevoir les rayons du soleil traversant la montagne.


La sortie coté Chamalières se montre plus sportive. Certains, ayant conservé leurs âmes d’enfant ont utilisé la corde à nœuds, sécurisée par un participant dévoué, pour descendre. D’autres plus téméraires ont bravé le vide, pour se jeter dans les bras de deux atlassiens attentionnés. Merci pour votre dévouement.

Descente par la corde

La dégringolade aux voitures s’est faite en pleine nature entre branches et végétation dense.
A l’arrivée l’opulence de pâtisseries a réconforté tout le monde. Un grand merci aux pâtissières et pâtissier.

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