Dim 07/08/2022 Sancy Pessade

Animateur : Fabien  
Nombre de participants : 11 (8F, 3H) animateur compris
Météo : Grand soleil, léger vent
Terrain :  Très sec
Distance :  24,1 km   
Dénivelé :  640 m
Durée : 7 h 15 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 80 km pour 2 voitures de Clermont soit 160 km et 2 voitures sur place

ITINERAIRE : Pessade, Saulzet le Froid, Puy de Monténard, Mareuge, Bois de Saignes, Fontaine de Montadoux, Col de Baladou, Pessade.

 La balade du jour avait pour but de découvrir une œuvre d’Horizons Sancy nommé « Fossile ».

Départ de Pessade. De là, de larges chemins, qu’il vaut mieux parcourir du matin vu qu’ils sont à découverts, nous permettent de rejoindre Saulzet le Froid. Changement de cap pour rejoindre le pied du Puy de Monténard qui constitue notre premier dénivelé du jour. Ce Puy a l’avantage d’être totalement boisé, ce qui est fort appréciable en ce jour, mais d’avoir une légère « ouverture » en son sommet, permettant de contempler le paysage et aussi de bien visualiser la balade du jour.

Vue depuis le sommet du Puy de Monténard

  Nous redescendons de ce Puy et rejoignons Mareuge. Là, à la vue du four à pain, quelques participants se remémorent une sortie nocturne bien arrosée !

  Nous pénétrons ensuite dans les bois de Mareuge. C’est là qu’un hors-piste non prévu va avoir lieu. En effet, dans ces bois, plusieurs chemins tracés sur la carte ne sont plus présents sur le terrain (et iphigénie nous confirmait que nous étions bien sur ces chemins). C’est dans une trouée de ces bois que nous mangerons, ce qui permettra à chacun de choisir un coin à l’ombre ou au soleil et d’avoir une jolie vue sur la face est du Puy de Baladou que l’on a moins l’habitude de voir.

   Après ce repas, nous continuons notre progression à l’orée des bois de Maugue. La vue du buron de Leyrenoux rappellera là aussi à certains les sorties hivernales.

L’œuvre Horizons Sancy

C’est à la sortie de ces bois, à proximité de la fontaine de Montadoux, que nous découvrons l’œuvre Horizons Sancy. Cette œuvre est une spirale de troncs brulés qui s’espacent de plus en plus au fur et à mesure que s’ouvre la spirale. Après avoir observé cette œuvre et lu le panneau expliquant ce que l’artiste a voulu exprimer, nous rejoignons le GR4 qui nous ramène à Pessade avec la Chaîne des Puys en arrière-plan.

Retour sur Pessade avec la Chaîne des Puys en fond

  A Pessade nous finissons cette belle journée en partageant un verre.

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Jeu 04/08/2022 Chaîne des Puys La Cassière

Animateur : Jean-Michel
Nombre de participants : 7, animateur compris (4 F, 3 H)
Météo : Soleil et nuages, chaud
Terrain : Sec
Distance : 21,5 km
Dénivelé : 470 m
Durée : 6h28 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 1 X 38 km + 1 X 70 km


ITINERAIRE : Lac de la Cassière, D 2089, GR 30, Fallateuf, Bois de la Madeleine, Château de Montlosier, Etang de Montlosier, Puy de Vichatel, Puy de Charmont, Fontclairant, Verneuge, Sauteyras, Lac d’Aydat, Pont de l’Arche, G 30, Rouillat Bas, Lac de la Cassière

Lac de la Cassière

La journée s’annonce ensoleillée et chaude, donc la randonnée va se dérouler dans la mesure du possible en milieu ombragé avec un dénivelé modéré et avec des poses régulières pour s’hydrater. Départ du sud du Lac de la Cassière qui apparaît avec un niveau d’eau assez bas. Nous longeons le lac à distance côté ouest. La traversée du hameau de La Cassière nous permet de rejoindre le GR 30 en passant sous la D 2089. Un très agréable chemin forestier s’offre à nous, peu fréquenté. Malgré tout nous croisons un groupe de cyclistes un peu particuliers sur des vélos à quatre roues, qui semblent un peu vieillots et pas très maniables, mais ils ont l’air d’apprécier.

Sur le GR 30 Tour des Lacs d’Auvergne

En arrivant aux abords du Puy de la Vache, plus de monde mais c’est normal en période de vacances estivales. Direction le Château de Montlosier, siège du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, une élégante bâtisse édifiée vers 1820 au pied du Puy de Montchal. Un éleveur de Nébouzat a installé dans le pré devant le château quelques vaches Ferrandaises de race locale. Ces belles se parent selon le cas d’une robe pie, bregniée, barrée ou poudrée ; elles sont tranquillement installées à l’ombre sous les arbres. Nous faisons de même une petite pause à l’ombre sur l’aire de pique-nique.

Vaches de race Ferrandaise à Montlosier

Un sentier en contrebas de la D 5 nous permet de rejoindre en sécurité le chemin qui mène au Puy de Vichatel. L’Etang de Montlosier a aussi un niveau d’eau très bas. Un peu plus loin nous attaquons en compagnie de familles la montée au Puy de Vichatel, bien aménagée avec vers le haut un sentier consolidé par des fascines. Nous atteignons le cratère bien formé, aux bords colonisés par la forêt, puis nous rejoignons la lèvre sud qui offre un magnifique panorama sur le sud des Puys : Puy de la Toupe, Puy de Boursoux, Puy de la Combegrasse, Puy de Charmont, et plus à l’est le Lac d’Aydat. Au loin le Massif du Sancy se détache fièrement. Le pique-nique est pris en bordure du cratère, à l’ombre, agrémenté de petits gâteaux offerts par Dominique. Après la descente du Puy de Vichatel nous traversons prudemment la D 2089 au Col de la Ventouse puis rejoignons un chemin forestier qui contourne le Puy de Charmont. De petites routes empierrées ou revêtues nous mènent au Lac d’Aydat, le plus grand lac d’Auvergne, au niveau du camping Le Chadelas. Le contournement du lac effectué, nous atteignons de nouveau le GR 30 que nous quittons au nord de Rouillat Bas, pour rejoindre le sud du Lac de la Cassière où sont garées les voitures. Un rafraîchissement bien apprécié est pris sur la terrasse du camping d’Aydat avant de nous séparer. Merci à toutes et à tous et à bientôt sur les chemins.

Vue prise du sommet du Puy de Vichatel

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Jeu 28/07/2022 Artense St Genès Champespe

Animateur : Jean-Michel
Nombre de participants : 8, animateur compris (5 F, 3 H)
Météo : Soleil et nuages, chaud, légère brise
Terrain : Sec
Distance : 22 km
Dénivelé : 400 m
Durée : 6h40 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 1 X 124 km + 1 X 160 km

ITINERAIRE : St Genès Champespe, Charlut, Bois de Monge, Lac du Taurons, La Crégut, Base Nautique, Lac de Lastioulles, La Crégut, Lac de la Crégut, Bois des Gardes, Lac du Tact, Bois de Laspialade, Laspialade, Les Vergnauds, St Genès Champespe

Aujourd’hui nous partons de St Genès Champespe pour une randonnée ombragée sur le Plateau de l’Artense, un vaste plateau ondulé (900 à 1000 m d’altitude) situé au sud-ouest des Monts Dore, là ou affleure le socle ancien granitique et métamorphique parfois recouvert de coulées de lave. C’est le domaine du bocage (production de Saint-Nectaire et de viande bovine), des forêts et des lacs. Premier arrêt à Charlut pour voir au sommet d’un petit suc volcanique l’oeuvre d’art-nature Horizon-Sancy-2022, conçue par Guillaume Cochinaire, sculpteur plasticien français. Dénommée « Soyez prudent par temps d’orage ! », elle interroge bien sûr sur le danger de la foudre, mais plus subtilement sur l’approvisionnement en énergie par la captation de l’électricité à partir des éclairs. De là-haut, les Monts Dore et les Monts du Cantal se détachent fièrement sur l’horizon.

Oeuvre Horizon-Sancy-2022 de Guillaume Cochinaire

Une belle piste traversant la forêt nous conduit au Lac du Taurons, le premier lac du réseau hydroélectrique de la Haute Tarentaine qui alimente la centrale d’Auzerette puis le barrage de Bort les Orgues sur la Dordogne. Des pêcheurs sont installés au bord. Nous rejoignons un lac intermédiaire puis le Lac de la Crégut au niveau de la D 30. Un aller-retour va ensuite nous amener par petites routes et sentiers ombragés bordés de murets de pierre jusqu’à la table d’orientation installée au-dessus du Lac de Lastioulles et à la base nautique. Nous sommes provisoirement dans le département du Cantal. Curieusement, dans ce beau site, le camping et les parkings sont peu fréquentés en ce jour de vacances estivales. Le pique-nique est pris sur le sable face au lac, les pieds dans l’eau pour certains.

Pique-nique face au Lac de Lastioulles

Lac de la Crégut et ses nénuphars

Nous rejoignons le Lac de la Crégut, seul lac naturel de l’ensemble, d’origine glaciaire. Des nénuphars blancs ont colonisé les bordures. Nous allons longer le lac à travers une magnifique forêt variée de hêtres, sapins, épicéas, riche en bois morts propices aux insectes et aux champignons. Le dernier lac de la journée : le Lac du Tact offre un paysage un peu différent avec des bordures de roselières et d’aulnaies qui procurent des refuges aux oiseaux aquatiques. Le retour s’effectue par le Bois de Laspialade, avec une petite montée. Plusieurs panneaux nous informent sur une page importante dans cette zone de la résistance auvergnate durant la seconde guerre mondiale. Des restes de véhicules de l’époque (traction…) mangés par la rouille apportent une illustration aux évènements. De retour à St Genès Champespe, un rafraîchissement bien apprécié est pris sur la terrasse du sympathique restaurant-hôtel-bar-épicerie du village. Merci à tous pour cette belle journée dans cette belle région peu fréquentée.

 Dans les Bois de Laspialade

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Dim 24/07/2022 Sancy nord Roches Tuilière et Sanadoire

Animateur : Jean-Michel
Nombre de participants : 5, animateur compris (4 F, 1 H)
Météo : Ensoleillé, chaud, légère brise
Terrain : Sec
Distance : 20 km
Dénivelé : 650 m
Durée : 7h18 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 1 X 70 km

ITINERAIRE : Douharesse Haut, Roche Sanadoire, Ruisseau de Fontsalade, Roche Tuilière, La Malvialle, Puy du Cros, La Graille, Les Bois Grands, Cascade de la Graille, Lacoux, Le Barry, La Plane, Le Cros, Douharesse, Douharesse Haut

De gauche à droite : Puy de l’Ouire, Roche Sanadoire, Roche Tuilière

Départ du parking de Douharesse Haut, en bordure de la D 27, pour cette journée à parcourir les vallons de Fontsalade, de la Plane et de la Graille situés au pied du Plateau du Guéry. La chaleur estivale nous accompagne mais c’est supportable car une grande partie du parcours est en forêt ou sur des chemins bordés d’arbres. Pour commencer, direction les Roches Sanadoire et Tuilière qui sont des restes d’anciens volcans. Du chemin qui descend nous apercevons ces deux pointes ainsi que la Roche de Malvialle et le Mouteyron, et plus haut les estives du Guéry et le Puy Loup. La traversée d’une pessière nous mène au pied de la Roche Sanadoire que nous abordons par un sentier qui devient très pentu. Anne nous ouvre la voie, assez raide, jusqu’au sommet où nous profitons d’un beau 360°.

 Au sommet de la Roche Sanadoire, vue sur le Plateau du Guéry

Nous constatons que la Roche Sanadoire est constituée de phonolite, une roche en plaque qui résonne quand on la frappe, d’où le nom de « roche sonnante ». Elle a porté un château dont il ne reste rien, qui était occupé durant la Guerre de 100 ans par des mercenaires à la solde des anglais. La descente raide aussi est effectuée avec prudence. De là nous croisons des trailers en compétition partis le matin de Rochefort Montagne. Le ruisseau de Fontsalade apporte un peu de fraîcheur avant d’aborder une bonne montée à travers une belle hêtraie qui nous permet de rejoindre le monastère orthodoxe de la Malvialle au pied de la Roche Tuilière.

Pique-Nique à l’ombre d’un vieux saule

La Roche Tuilière est un site d’escalade et a servi par le passé de carrière de lauzes. Un sentier situé derrière les bâtiments conventuels permet, à travers la hêtraie de rejoindre le hameau de La Plane. En chemin nous sommes alertés par une forte odeur de pain d’épices et de réglisse, pas désagréable du tout ; elle vient apparemment d’ensilages récents, ce qui est surprenant. Puis nous prenons la direction de la Graille. Un chemin conduit vers les Bois Grands et la pause pique-nique sous un énorme saule à l’ombre bienfaisante.

Lauzes sur l’annexe du monastère de la Malvialle

Le paysage de bocage alentour est reposant, on ferait bien une petite sieste…Après le déjeuner, direction la Cascade de la Graille, enchassée dans une hêtraie de pente. L’accès n’est pas très aisé mais la cascade étincelante vaut le coup d’œil. Le retour s’effectue par des chemins ombragés et des petites routes. Avant de rentrer une pause rafraîchissement à Orcival est la bienvenue. Merci à toutes pour cette belle journée et à bientôt.

Cascade de la Graille

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Jeu 21/07/2022 Sancy nord Le Mont Dore

Animateur : Liliane
Nombre de participants : 8, animateur compris ( 4 F, 4 H)
Météo : températures clémentes. Ensoleillé avec quelques nuages
Terrain : chemins et sentes agréables sur terrain sec.
Distance : 18 km
Dénivelé : 850 m
Durée : 6 h 30 pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 48.5 X 2 et 46.5 x 2 soit 190 km, 1 voiture de 5 personnes et 1 de 3 personnes.
Itinéraire : Le Mont Dore, la Grande Cascade, plateau de Durbise, col de la Croix St Robert, puy de l’Angle, puy de Barbier, puy de Monne, puy de la Tache, col de la Croix Morand, GR 4, cascade du Rossignolet, cascade du Queureuilh, arrivée au parking.

Le Sancy vu du puy de l’Angle

Programme de notre randonnée de ce jour : crêtes au nord du Sancy et Cascades. Un classique pour certains, mais on ne s’en lasse pas !
Nous partons du Mont Dore à proximité du cimetière paysagé et entamons rapidement un petit chemin en lacets pour emprunter ensuite un autre chemin direction la Grande cascade. La montée est agréable et nous profitons de la fraicheur des sous-bois et des abords de la cascade avant d’atteindre le plateau de Durbise très ensoleillé. La sente qui nous mène au col de la Croix St Robert, sur la partie qui longe le bord du plateau, nous offre une superbe vue sur le Mont Dore, et sur toutes les crêtes du Sancy (du Capucin au Roc de Cuzeau).

Cascade du Queureuilh

L’ascension du Puy de l’Angle est notre dernier grand effort de la journée. Effort hautement récompensé par la vue incroyable ! D’ailleurs c’est là que nous sortons notre panier du sac et profitons ainsi au maximum du paysage. Après cette très agréable pause déjeuner, nous continuons par le superbe chemin de crêtes et en prenons encore plein la vue !!! Le puy de Barbier, le puy de Monne, le puy de la Tache, jusqu’au col de la Croix Morand. Le chemin de retour se fait en grande partie en sous-bois et nous ne manquons pas de faire un arrêt rafraichissant à la cascade du Rossignolet et à celle de Queureuilh.

Lac du Guéry


De délicieux sablés au sarrasin, faits maison (merci Bénédicte) nous attendent à l’arrivée pour clôturer cette belle randonnée partagée. Merci à vous tous et à très vite.

Sur les crêtes

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Dim 10/07/2022 Sancy est St Pierre Colamine

Animateur : Jean-Michel
Nombre de participants : 8, animateur compris (5 F, 3 H)
Météo : Ensoleillé, température estivale, légère brise
Terrain : Sec
Distance : 22,5 km
Dénivelé : 730 m
Durée : 7h30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 2 X 104 km
Préparation et rédaction : 3h


ITINERAIRE : Lomprat, Trossagne, Plateau de la Jarrige, Col des Paoins, Forêt de Chananeille, Les Coustilles, Champs, Bois de Champs, Bois Vallon, Bois de la Reine, Thiaulaire, Cascades de Chiloza, Ourcière, Lomprat

Aujourd’hui, départ de Lomprat pour une randonnée faisant le tour du Plateau de la Jarrige situé à l’Est du Massif du Sancy, à proximité de Besse, mais déjà avec un air de Cézallier. Nous montons sur le plateau par un chemin ombragé en forêt parfois un peu raide, jusqu’à la table d’orientation de Trossagne qui nous offre des vues vers le Nord où l’on découvre par exemple le Pic St Pierre avec sa petite chapelle.

Table d’orientation de Trossagne, vers la droite le Pic Saint Pierre

Suit un long cheminement à découvert à l’Est du plateau à travers de grandes pièces de terre dévolues à la production de fourrage et à l’élevage. Nous montons sur une petite butte (1.182 m). La vue est bien dégagée à l’Ouest sur le massif principal du Sancy et sur le massif adventif et à l’Est sur le début du Cézallier, notamment le Leiranoux avec ses éoliennes situé au-dessus de la Couze de Valbeleix. Le passage au Col des Paoins (qui n’est pas mentionné sur la carte IGN) nous mène à la forêt de Chananeille que nous longeons dans un très agréable pré-bois à proximité d’un vieux buron. Le parcours nous mène ensuite à la ferme de Champs à proximité de laquelle nous nous installons pour pique-niquer sur un joli talus fleuri

Le Plateau de la Jarrige, vaste étendue de prairies d’altitude

Vue dégagée sur le Massif du Sancy

Le reste de la journée se déroulera dans de belles forêts de hêtre qui couvrent les pentes de la vallée du Vaucoux et qui nous offrent une ombre et une fraîcheur bienfaisantes. Nous traversons successivement le Bois de Champs, le Bois Vallon et le Bois la Reine pour arriver à Thiaulaire. De là, direction les Cascades de Chiloza, une série de petites cascades de la Couze Pavin insérées dans un vallon abrupt où l’on circule dans un dédale de rochers. L’endroit, proche de Besse est fréquenté par les vacanciers qui viennent y chercher la fraîcheur. Après un aller-retour nous retournons vers les voitures toujours à travers la forêt, jusqu’à Ourcière qui possède un magnifique four à pain restauré et nous retrouvons notre parking devant la salle polyvalente. Merci à tous et à bientôt.

Agréable pré-bois en bordure de la forêt de Chananeille

Les Cascades de Chiloza sur la Couze Pavin

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Jeu 07/07/2022 Sancy La Bourboule

Animateur : Jean-Michel
Nombre de participants : 12, animateur compris (6 F, 6 H)
Météo : Ensoleillé le matin, un peu couvert en fin d’après-midi, température normale, légère brise
Terrain : Sec, plusieurs pistes ravinées
Distance : 21,5 km
Dénivelé : 790 m
Durée : 7h26 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 3 X 100 km


ITINERAIRE : ZAC des Vernières, Cascade de la Vernière, Le Gibeaudet, Chamablanc, Vendeix Bas, Vendeix Haut, Roche de Vendeix, La Charbonnière, Bois de la Charbonnière, La Pierre Bastide, Bois de Charlannes, Ancien funiculaire, Bois de la Ronsière, Parc Fenestre, Le Pregnoux, ZAC des Vernières

La journée de randonnée se déroule sur le versant du Sancy situé au-dessus de la station thermale de La Bourboule, exposé au Nord. Nous aurons ainsi des vues sur la Banne d’Ordanche et le Puy Gros et un itinéraire très forestier avec une ombre bienfaisante. Au départ de la ZAC des Vernières nous attaquons tout de suite un sentier qui grimpe ; une bifurcation à droite nous mène à travers un mikado géant d’arbres cassés ou déracinés à la cascade de la Vernière, bien en eau, alimentée par le ruisseau de Cliergue qui se jette dans la Dordogne. La cascade du Plat à Barbe située plus haut n’est pas accessible.

Cascade de la Vernière

Nous continuons la montée à travers la forêt de hêtres, sapins et épicéas vers Chamablanc et Vendeix. Apparaît la Roche de Vendeix, piton volcanique, autrefois occupé par un château dont il ne reste rien. Ce château délaissé par les seigneurs à été occupé, au grand dam des locaux, durant la Guerre de Cent Ans par une bande de brigands, finalement chassée par Charles VI (1390). Nous grimpons au sommet de ce beau belvédère pour une petite pause. Un agréable sentier nous mène ensuite au ruisseau de Vendeix, puis une piste à la clairière de la Charbonnière. C’est un peu plus loin que nous rencontrons une équipe de techniciens du Centre Régional de la Propriété Forestière qui nous expliquent qu’ils font des relevés de suivi sur des « îlots de sénescence » installés en forêt. Il s’agit de zones où la nature est laissée à son évolution naturelle, conservant les arbres vieux ou morts qui abritent une riche biodiversité notamment en champignons, insectes, oiseaux…

Roche de Vendeix

C’est le moment du pique-nique que nous savourons, au choix, au soleil ou à l’ombre, en bordure du chemin. La randonnée se poursuit vers la Stèle puis à travers le Bois de la Charbonnière jusqu’à la Pierre Bastide notre point culminant (1.290 m). De là nous amorçons la descente par de belles pistes à l’herbe bien tondue, sans doute pour les touristes à venir. Après la traversée du Bois de Charlannes, arrivée au replat où se trouve un hôtel désaffecté et les installations du télécabine qui a cessé de fonctionner en 2012 après 37 ans de service. Ce télécabine avait remplacé le funiculaire construit par M. CLARET, investisseur lyonnais, et qui a fonctionné de 1902 à 1958 pour monter les curistes sur ce belvédère. D’après les photos anciennes, à l’époque, le site avait une autre allure.

Cascade murale, Bois de la Ronsière

Nous terminons la descente par la traversée du Bois de la Ronsière qui nous réserve quelques belles surprises : de jolies cascades aux mille gouttelettes qui ruissellent sur une paroi verticale couverte de mousses et autres plantes, ainsi que de vénérables troncs de hêtre couverts de champignons et propices à l’entomofaure et l’avifaune.

Vieux tronc de hêtre colonisé par les champignons

Après avoir traversé le Parc Fenestre nous rentrons par un sentier en balcon qui nous permet d’admirer la station thermale et les sommets qui la surplombent : Banne d’Ordanche, Tenon, Puy Gros. Cette bonne journée se termine autour d’un rafraîchissement agrémenté de délicieux cookies fabriqués par Bénédicte. Merci à tous et à bientôt.

La Bourboule, Banne d’ Ordanche, Tenon et Puy Gros

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Jeu 30/06/2022 Hautes Couzes Cotteuges

Animatrice : Liliane
Nombre de participants : 10, animateur compris ( 4 F, 6 H)
Météo : températures agréables plus douces qu’annoncées, nuageux, pluie menaçante toute la journée mais quelques rayons de soleil tout de même.
Terrain : chemins agréables sur terrain sec.
Distance : 20 km Dénivelé : 700 m Durée : 6 h 30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 60 X 1 et 95 X 1 soit 155 kms, 2 voitures de 5 personnes.


Itinéraire : St Diery, Le Cheix, Grottes de Jonas, PC 703 – 762 – 773 jusqu’au parking, Col de la Feuille, Pic St Pierre, col de la Feuille, Verneuge, Bessolle, Cotteuge, St Diery.

Aujourd’hui c’est sur le secteur de Cotteuge que la météo annonce le moins de pluie. C’est donc de St Diery que nous démarrons notre randonnée, par un petit chemin qui nous mène au Cheix. Puis direction les Grottes de Jonas. Au passage nous faisons un petit aller-retour pour aller découvrir le petit lac tracé sur la carte. Aux pieds des grottes nous prenons le temps de regarder ce village troglodytique et aussi cette vue imprenable sur la vallée de la Couze.

Grottes de Jonas

Chapelle du pic de St Pierre

Nous redescendons pour rejoindre un très agréable chemin qui longe la Couze Pavin. Nous en profiterons un moment avant de prendre le sentier qui monte assez fort jusqu’au Pic de St Pierre, un site superbe où trône une petite chapelle restaurée construite au IX/X è siècle. Le ciel est couvert mais nous pouvons malgré tout profiter en partie du panorama incroyable sur Cotteuge, le Pic du Brionnet, le Val d’Allier, les monts du Livradois Forez, Besse, le Massif du Sancy et au nord sur la chaîne des Puys. C’est le moment idéal pour faire notre pause déjeuner avant de redescendre au col de la Feuille. Là, cap sur Verneuge direction Cotteuge par Bessolle. Le beau chemin emprunté nous offre beaucoup de beaux points de vues sur les côtes du Cheix, Cotteuge, St Diery. En chemin nous prenons le temps de découvrir la source de Lyns (et son eau ferrugineuse) et d’admirer le petit pond de pierres romain, appelé le pont de la Chèvre, qui enjambe la Couze Pavin. A Cotteuge nous faisons un petit aller-retour jusqu’à la cheminée de fée (aussi nommée « demoiselle coiffée ») avant d’entamer notre chemin de retour qui monte jusqu’à St Diery.

Petit pont romain (pont de la chèvre)

Merci à Dame pluie de nous avoir épargnés et permis ainsi de profiter au mieux de cette belle randonnée partagée que nous terminons par un moment convivial autour d’un verre amical (merci à Gérard). A bientôt sur une prochaine randonnée.

Cheminée de fée (la Demoiselle coiffée)

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Séjour 13 D’un château cathare à l’autre

Dates : du 25 juin au 1er juillet 2022
Animateur : Thierry
Transport aller-retour : en co-voiturage, 1 voiture de Chamalières à Puivert
Météo: brumes et crachins pendant trois jours, nuageux un jour, plein soleil un jour. Température douce sauf dans la montagne au-dessus de Camurac.
Terrains et paysages : paysages typiques de l’Aude pyrénéenne avec plateaux, gorges, crêtes collinéennes. Calcaire prédominant. Forêts de hêtres surtout et chênes verts.
Animaux: chevreuils, lièvres, 1 sanglier femelle et ses 5 marcassins
Cartes : 2148ET – 2247 OT – 2248 ET
Cumuls : KM= 110 D+ = 3544 m

Jour 1 : Puivertsud de Belvis 19,3 km – 759m D+ – 361 D- 6h30 de déplacement

Après un voyage aller qui nous a fait passer par Castres (lieu de pique-nique) assommé par sa défaite en finale du top 14 de la veille, nous plantons nos tentes dans le camping de Puivert au bord du lac. Le temps est lourd. Nous profitons d’une installation rapide pour aller visiter le château que nous apercevons au nord au sommet de la colline surplombant le village à 600 m d’altitude. Du château primitif (d’avant la Croisade) il ne reste que quelques vestiges à l’ouest. Le château qu’on voit aujourd’hui a été construit au début du 14ème siècle par les descendants de Pons de Bruyère, lieutenant de Simon de Montfort qui assiégea et conquis le château en 1210. On rentre par une belle tour-porte qui débouche sur une grande cour engazonnée ceinte de 6 tours et d’une courtine. Nous visitons le donjon carré haut de 32 m. Passerelles et escaliers en vis desservent trois salles, une par étage. Salle de garde, chapelle et salle des Musiciens. Dans chacune la voute est sur une croisée d’ogive. La salle des Musiciens est remarquable du fait de la présence de culs de lampe au bas de chacune des 8 nervures de la voûte. Chaque cul de lampe est orné de musiciens qui joue des instruments anciens : cornemuse, viole, tambourin, luth… Ce château était donc plutôt tourné vers l’art et la culture que vers la guerre, signe de l’humanisation des châteaux-forts au 14ème.

Château de Puivert

Nous quittons Puivert le dimanche matin pour prendre de la hauteur et parvenir sur le plateau de Sault à près de 1000 m. Puivert est dans une grande cuvette cultivée (blé et maïs) parsemée de petits hameaux qu’on nomme ici des camps : Campbonnaure, Campserdou, Campsaure, Campsadourny….. Le chemin s’élève doucement et nous traversons la forêt de Picaussel, siège d’un maquis important pendant la guerre. Nous suivons un GR dont le tracé sur le terrain ne correspond plus à ma carte de 2009… Nous arrivons au village de Lescale qui fut incendié par les Allemand le 9 août 1944 en représailles des attaques qu’ils subissaient. Ils chassèrent tous les habitants du hameau « coupables » d’avoir aidé les maquisards avant de l’incendier. Il fut reconstruit en 1953 et entre-temps les habitants vécurent dans des baraquements de fortune. A la sortie, la pente s’accentue un peu et nous prenons les 250 m qui nous mènent au col du Chandelier. Nous montons dans une belle forêt de hêtres jusqu’à atteindre les 950 m pour notre lieu de pique-nique. Sur une des pistes que nous avons suivies, nous croisons 4,5 voitures tout terrain remplies de gars portant des gilets orange : des chasseurs ? Après un rapide repas, nous continuons par pistes et sentiers recouverts de fougères en direction de Belvis. Nous trouvons un beau bivouac dans un pré au sud du hameau, à l’abri de grandes haies au bord du ruisseau des Taillades, suffisamment en eau pour nos besoins. Une fois installés nous partons à Belvis pour visiter et prendre de l’eau. Dans la brume et le froid, le hameau est d’une tristesse désolante Nous le quittons vite pour regagner notre lieu de villégiature. Après notre premier repas, nous montons un peu pour observer la belle rupture de pente qui mène 250 m plus bas dans une belle vallée profonde s’amorçant par le défilé d’Able. Paysages typiques du plateau. La journée se termine et nous nous endormons pour cette première nuit en bivouac. La Première tout court pour Gwladys 😊

Détail au château

Jour 2 : sud de Belvis – sud station de Camurac 23 km – 1005 m D+ – 313 D- 9h de déplacement

Réveil à 7h avec une météo sans changement, brumes et relative fraîcheur. Nous prenons la direction d’Espezel. Nous traversons sur quelques kilomètres bien plats une partie du plateau de Sault et nous observons la diversité de ses cultures… Blé, orge, maïs et même de grandes parcelles de pommes de terre à la qualité a priori renommée car de belles affiches touristiques les vantent à l’entrée du village. C’est une animation d’un lundi avec des employés municipaux désherbant et quelques personnes âgées allant faire quelques achats dans les très rares commerces du village. Nous y trouvons un petit point multi-services tenu par une Anglaise. Bon pain. A la sortie d’Espezel le chemin s’élève brusquement SW et plein W pour parvenir sur la ligne de crête qui nous mène 250 m plus haut au pic du Midi (un autre) à 1179 m d’altitude. Site d’envol de parapentes, il offre une vue à 360° sur le plateau et les villages – hameaux qui le parsèment. Nous pique-niquons quelques centaines de mètres plus loin auprès d’une borne géodésique (PC 1154). La végétation est faite de buis odorant et de bruyères. Par des sentiers et une petite route nous descendons au SW pour parvenir sur un cheminement forestier en balcon au-dessus de la vallée de Mérial. Le chemin n’arrêtera pas de monter jusqu’à atteindre notre lieu de bivouac sous la station de Camurac à proximité de la piste qui circule à travers les estives recouvertes de gentiane. A près de 1530 m d’altitude, dans la brume et l’humidité, la fraicheur nous prend. Pas de quoi décourager les quelques-uns qui vont se toiletter dans le ruisseau alentour. Au moment où je commençais à me dévêtir, en contrebas, une guimbarde descend la piste, un homme me voit et me demande si je n’ai pas vu ses vaches. En finissant la montée, j’ai effectivement entendu des cloches… Il me pose des questions précises auxquelles je ne peux pas répondre : combien, où, quand ? Il repart un peu désabusé 😊. Le dîner est vite avalé et chacun va se réchauffer comme il peut sous sa tente. La brume n’aura pas fini de descendre et de dissimuler les belles pentes qui tombent dans notre vallon. La petite station de Camurac est juste derrière la crête au nord de notre bivouac.

Jour 3 : sud station de CamuracMontségur 25 km – 609m D+ – 1270 D- 9h de déplacement

Au réveil, toujours pas d’amélioration : gris pesant et brumes. Pas de quoi refroidir l’ardeur du groupe. Après avoir plié le bivouac en moins d’une heure trente (y’a pas le feu !) comme tous les matins à venir, nous reprenons la piste qui monte par de belles courbes à la petite station. Parvenus au point haut, on la voit enfin : trois remonte-pentes, quelques chalets assez récents, rien de monstrueux. La saison a été bonne avec beaucoup de neige me dira la gérante de l’épicerie à Camurac. Je cherche un peu le chemin pour sortir de la station. Il est vite trouvé : il commence à serpenter dans l’estive avant de plonger dans la sapinière. Avant la descente, on a l’occasion de faire un peu de lecture de paysage : au SW, Prades et Montaillou, à l’ouest, Comus, et au NW, Camurac. On devine bien la vallée et le chemin entre Camurac et Montaillou. Il s’agit bien du « Montaillou, un village occitan » d’Emmanuel Leroy-Ladurie. Très célèbre ouvrage de l’historien dans les années 70, racontant, à travers les témoignages des habitants du début du 14ème siècle lors des interrogatoires menés par l’inquisiteur et évêque de Pamiers, Jacque Fournier, le quotidien de l’époque en Haute-Ariège. Au-delà du relevé des faits religieux – l’extirpation du catharisme de ces populations – le Registre d’Inquisition rédigé par l’évêque témoigne des croyances païennes de cette communauté montagnarde et de leur quotidien. Ça m’a donné envie de lire cet ouvrage emblématique de ce qu’on a appelé la Nouvelle Histoire.

Montaillou

Petit ravitaillement à Camurac dans l’épicerie multi-services (là encore) : du bon pain et de la bonne tomme de vache 😊. Le chemin se poursuit par une petite route jusqu’à Comus et l’entrée des gorges de la Frau. A noter à Comus, le très bon panneau d’information sur les vautours qui habitent les sommets alentours. Depuis Camurac nous suivons l’Hers qui prend sa source au SW avant Prades sous le col de Marmare. Cette petite rivière ne deviendra jamais grande mais longue pour sûr puisqu’elle se jettera dans la Garonne à Toulouse après 89 kilomètres d’un parcours qui lui fera traverser Bélesta, Mirepoix et d’autres bourgs audois et de Haute-Garonne. Nous déjeunons juste à l’entrée des gorges de la Frau. Normalement cela aurait dû être notre rampe de lancement vers les sommets de la Montagne de Tabe à plus de 2200 m. Hélas, au vu de la météo du matin et des sommets beaucoup plus bas déjà bouchés, j’ai décidé de renoncer à la grimpette pour suivre un plan B avec Montségur en cible par le chemin des gorges. Car même si le temps semble s’éclaircir à la mi-journée, il est trop tard pour s’embarquer dans les 1100 de D+ qui nous mènerait à l’étang de Tort, lieu du bivouac prévu à près de 2100 m d’altitude… A fortiori chargés comme nous le sommes. L’étape que j’avais dessinée était décidément trop ambitieuse. La route vers Montségur ne sera pas malgré tout une sinécure….

Gorges de Frau

Vue sur Peg et château de Montségur

Le cheminement dans des gorges très abruptes est de tout repos et de toute beauté. Très resserrées au début avec des parois qu’on touche presque des mains (j’exagère un peu), elles s’élargissent un peu en aval avec l’apparition de falaises de plus de 100 m de vertical et ce de chaque côté des gorges. L’Hers coule toujours au milieu. Après 2-3 km de chemin de rêve nous retrouvons une petite route qui nous amène en pente douce au Pelail, à la confluence de l’Hers et du ruisseau des Rivels. Il nous reste en gros que 5 km pour parvenir à Montségur mais également 500 m de D+ à avaler en 3 km sur un sentier en forêt recouvert d’argile bien mouillé par les dernières pluies. Un bel effort final donc. Chacun grimpe à son rythme et les chamois sont de sortie. Une bonne pause au sommet de la montée est vraiment la bienvenue. Un beau cheminement forestier en pente douce prend la place de ce gros coup de cul. Ouf ! Au détour d’un virage, on devine à l’est à travers les arbres, le peg de Montségur couronné de sa forteresse…. Un peu plus loin, j’ai juste le temps de voir à 50 m un sanglier traverser notre sentier. Une mère. On s’immobilise aussitôt et là le miracle s’accomplit : ses 5 marcassins s’avancent vers nous (tjs à 50 m) et s’immobilisent à leur tour 3,4 secondes tout en nous fixant. Puis c’est la débandade. Les deux plus courageux prennent le chemin emprunté par leur mère, les deux autres à une seconde d’intervalle partent par derrière laissant le cinquième seul et indécis l’espace d’une seconde, avant qu’à son tour il prenne la décision de suivre ses deux frères/sœurs. Une scène de dessin animé, vraiment 😊 Patrice a juste eu le temps de l’immortaliser sous forme de vidéo. Je pense qu’elle pourrait devenir virale. Rien que cette scénette de pleine nature justifie le déplacement et le séjour. Tous un peu émus par le spectacle qui vient de nous être proposé, nous parcourons les deux km restants. L’observation de la carte me montre un espace plat en amont de Montségur près du ruisseau du Lasset. Pascal et moi partons en reconnaissance ; le lieu nous est confirmé par un couple qui a posé son van après le pont enjambant le ruisseau. A 100 m en amont nous tombons sur un bel endroit de bivouac près de l’ancienne ruine d’un moulin. Le couvert végétal au sol et dans les airs est impressionnant. Nous montons rapidement le camp avant de penser au rafraichissement. Le ruisseau qui coule à cet endroit en rapides remplit de nombreuses vasques propices au bain et à la relaxation. Le froid mordant de l’eau ne nous pose aucun problème. Ragaillardis par le bain, nous nous apprêtons à préparer le repas lorsque nous voyons débouler un camion-benne : monsieur le Maire en personne qui vient se débarrasser d’un peu de terre-déchet. Il nous apprend que ce lieu n’est pas autorisé au bivouac et qu’il nous faut plier le camp sur le champ. Il aurait fallu voir nos têtes ! J’essaie de l’attendrir un peu avec de pauvres arguments … Bon gars, il nous fait un chut de la main et nous dit qu’il ne nous a pas vu. Le bivouac est sauvé et la journée riche en émotions peut se terminer paisiblement. Pas tout à fait puisque nous décidons après le repas d’aller visiter Montségur distant d’un km environ. Le village est pittoresque à souhait, d’une grande homogénéité architecturale. On s’y sent tout de suite bien. Surtout que nous passons devant la boulangerie dans laquelle s’affaire un boulanger qui prépare sa pâte de la fournée à venir. Il ne vend pas encore de pain mais commercialise malgré tout des bières artisanales que nous boirons tranquillement sur la petite place toute proche juste devant la petite église du village. Manque de chance, le jour suivant, un mercredi, est le jour de fermeture de la boulangerie. Le pain qu’il fabrique ce soir-là est destiné aux clients gîtes ou restaus….

Entrée des gorges de Frau

Papillon

Montée vers Montségur

Jour 4 : Montségur ouest Bélésta 18,7 km – 575 m D+ – 910 D- 6h30 de déplacement

Le changement d’itinéraire nous dégage un peu de temps pour visiter le château qui surplombe de près de 300 m le village. Je change également le point de chute de la journée qui sera plus proche de Bélesta que celui prévu initialement. Il sera également au bord de l’Hers quand le précédent était plus haut dans les collines au col des Bonassous. Nous dissimulons nos sacs derrière une haie à l’amorce de la montée. J’ai une petite pensée émue pour tous les visiteurs qui montent en espadrille avec des enfants sur les bras ou les épaules 😊 : la montée est assez raide. A mi-pente nous passons devant la caisse : fermée. Heureusement car la visite est annoncée en bas à 7,50 euros par adulte. « Si la caisse n’est pas ouverte à votre passage alors c’est gratuit » me confirme l’employé à la redescente. Elle ouvre à 10h…. Quand on est au pied du château, les murailles sont impressionnantes. Très hautes et à la maçonnerie parfaite. Bon c’est une citadelle sans fioriture, seul le donjon laisse apparaitre encore une fenêtre à meneau. Ce n’est pas le refuge des derniers cathares aux alentours de 1240… Le château comme celui de Puivert fut construit après la croisade, au cours du 14ème siècle comme autant de sentinelles sur la frontière avec l’Espagne. La croisade sous couvert de lutter contre une hérésie religieuse était en fait une guerre de conquête visant à exclure les comtes de Foix et de Toulouse de leurs fiefs. Au milieu du 13ème, c’était chose faite et de nombreux nobles du nord de la France s’attribuèrent ces vastes territoires. Il reste sur les pentes nord du château les vestiges des habitations des derniers cathares, membres du clergé – parfaits/parfaites/bonshommes ou simple croyants. Leur vie était en sursis et s’acheva pour 244 d’entre eux sur le bûcher en mars 1244.

Village de Montségur vu du château
Le château

Le peg de Montségur est un merveilleux promontoire offrant des vues à 360° sur une grande partie de l’Aude. Nous voyons au SW le massif de Tabe avec ses deux sommets emblématiques , le pic de St Barthélémy et le pic de Soularal. Au NE, nous voyons au loin Bélesta… Au SE Camurac et le plateau de Sault en arrière-plan. Les photos s’accumulent dans nos smartphones. Nous parvenons au bout de deux heures à nous arracher à ces visions. Il nous reste une quinzaine de kilomètres avant le prochain bivouac. La descente va se faire par de beaux chemins en balcon ; les murailles est du château restent longtemps visibles…. Les gens de la FDRP de l’Ariège doivent certainement se consacrer aux multiples chemins de randos de la haute montagne ariégeoise car le GR que nous foulons est envahi par les fougères et la trace est à peine visible. Comme la veille, la pause méridienne est l’occasion de faire sécher nos tentes. Le cheminement se poursuit par des sentiers à peine visibles et toujours recouverts d’une végétation importante. Finalement le sentier redevient visible dans la grande descente forestière vers Fougax et Barrineuf et la vallée de l’Hers. Après s’être ravitaillés en eau, à la sortie du village, nous continuons le GRP en direction de Bélesta en longeant l’Hers à la recherche d’un lieu de bivouac. Tous les prés qui s’offrent à notre convoitise sont privés. Je demande à Pascal de faire une petite reco sur la rive droite de l’Hers. Il adore ! Il revient quelques minutes plus tard, photo à l’appui avec une bonne proposition. Nous le suivons donc dans la descente hors-piste vers la rivière que nous traversons à gué.

L’emplacement est typique de berges avec une forêt de petits saules et d’aulnes ; le sol est recouvert d’une belle végétation de sous-bois. On achète sans discuter la proposition 😊

Le bivouac

Nous prions pour que nos amis mouches, fourmis et taons soient discrets. Tout au long de la soirée nous vérifierons qu’ils le seront. Après une bonne toilette réparative et un bon dîner qui ne l’a pas moins été (y compris le bon Cuba de Patrice – merci Patrice !), nous revenons sous nos tentes en prenant soin de ne pas laisser trop de passages aux amis susnommés. La nuit s’annonçait donc bien. Las ! C’était sans compter sur les orages qui allaient éclater vers 1 heure du matin. A peine le premier terminé et son déluge calmé un deuxième éclatait à nouveau : il avait tourné dans la cuvette de Bélesta ! La météo du jour ne laissait pas deviner ce retour des intempéries. Du coup, un peu inquiet (sous la tente la pluie semble plus importante qu’elle ne l’est vraiment) je me couvre pour aller vérifier si le lit de la rivière est toujours à son niveau et que nos tentes résistent bien. Personne ne répond à mes questions mais tous sont réveillés 😊 Fausse alerte, l’eau n’a pas monté et je peux me recoucher plus serein.

Jour 5 : ouest Bélésta-Puivert 24 km – 596 m D+ – 642 D- 7h de déplacement

La belle météo de la veille – notre seule journée de soleil – n’est plus qu’un souvenir. La pluie, plutôt une bruine soutenue, va nous accompagner toute la journée. Nous regagnons la rive gauche de l’Hers et le GRP vers Bélesta en profitant de l’aménagement du gué que nous a concocté l’ami Pascal. La petite halte dans la boulangerie de Bélesta pour un petit café-viennoiseries nous fait oublier l’humidité et la fraicheur ambiante. Ces petits commerces, uniques souvent dans leur village sont bien des lieux de convivialité où les gens se retrouvent. Ils offrent généralement des services multiples – points-colis, bureau de poste, boulangerie, épicerie, maison de la presse… – qui font qu’il est encore possible de continuer à vivre dans ces petits bourgs isolés. Nous avons une bonne discussion rugbystico-cynégétique mélangés avec quelques villageois sympathiques.

Passage à gué

Mais il faut s’arracher pour finir la boucle. Comme souvent, sortir d’un village aux multiples possibles est toujours un peu difficile pour l’animateur. Cette fois-ci encore, je n’y coupe pas. Il me faudra quelques minutes pour remettre tout le groupe sur le bon chemin. A ma décharge, le tracé original du GRP qui figure encore sur la carte a été supprimé sur le terrain… On devine de proche en proche les balises effacées sur les arbres ou les poteaux EDF. Comment expliquer une telle disparition ? A cause d’une nouvelle emprise agricole et de la fermeture de chemins par des agriculteurs ? Du coup la suite du cheminement jusqu’au petit hameau du Pasquet, pause méridienne, est modifiée et nous continuons à suivre une petite route sympa. Nous déjeunons à l’abri dans une grange en train d’être réaménagée en habitation. Je garderai longtemps le lieu en mémoire car c’est là que Pascal a posé cette question métaphysique qui restera associée à ce séjour 😊  : « Est-il moral de manger un jésuite en pays Cathare ? » 😊 😊 Le gâteau en question avait été acheté le matin-même dans la bonne boulangerie de Bélesta…. Le dernier après-midi de rando ne sera pas aussi facile qu’espéré. Nous abandonnons au bout de 2 km le GRP qui n’existe plus pour continuer sur des chemins eux aussi disparus ou à l’abandon, sur près de trois kilomètres. Les chaussures et plus encore sont désormais trempées. L’herbe arrive souvent au-dessus des genoux… Finalement nous parvenons à une ferme dégueu qui clôt ces cheminement difficiles. C’est la dernière ligne droite qui redescend sur Puivert après un dernier coup de cul après La Calmette. Nous voilà redescendus dans la cuvette à Campsaure à deux kilomètres du camping que nous atteignons sous une bruine toujours généreuse.

C’est la fin de cinq belles journées de rando et de bivouacs dans ce petit pays des confins, dans une nature généreuse et aux paysages variés.

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Jeu 23/06/2022 Cantal Garabit

Animateur: Georges
Nombre de participants: 17 ( 8 f et 9 h )
Distance: 21 km
Dénivelé: 550 m
Durée: 6h30
Classement Atlas: facile
Météo: Nuages et soleil le matin, orage et trombes d’eau à l’arrivée         
Kilométrage voitures: 230 km pour 2 voitures et 200 pour 2 autres soit 860 km

ITINERAIRE

Départ du pont sur le plan d’eau, D13 jusqu’au pied du viaduc, Beauregard, Signalauze, GRP de st Flour, moulin de Guelit, Barsoliere, Lachamp, Chalier, passerelle de Valadour, Chambaron, GRP st Flour, retour à Garabit.

Viaduc de Garabit

Aujourd’hui, cap sur le Cantal en direction du viaduc de Garabit. Départ à hauteur du pont sur la retenue d’eau du barrage de Granval, une petite route nous permet de monter à hauteur du viaduc et d’atteindre le plateau. Après le passage sous l’autoroute, nous trouvons le GR4 et le GRP de st Flour qui nous guident jusqu’au ruisseau de la Roche où se trouve l’ancien moulin de Guelit en partie en ruine.

Ruisseau de la Roche

Nous prenons le pique-nique au lieu dit Lachamp, direction le village de Chalier, il est perché sur un promontoire rocheux et domine la vallée de la Truyère. Le bourg a fait l’objet d’aménagements remarquables qui lui ont valu de représenter la France à la biennale de Venise en 2016, le village possède également un petit patrimoine intéressant ( croix, four à pain et un encadrement de porte qui date de 1777 ).

Encadrement de porte à Chalier
Passerelle de Chambaron

Depuis le cimetière, nous descendons au niveau de la Truyère, une passerelle suspendue nous permet de traverser la rivière ( petite appréhension pour certains !! ). L’orage gronde et premières gouttes de pluie, après le village de Chambaron, nous sortons les tenues de pluie. Nous arrivons aux voitures, une déluge d’eau s’abat sur nous, la météo avait vu juste. Merci à tous et à bientôt sur d’autres chemins.

La Truyère

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