Dim 01/08/2021 VTT Dômes

Animateur : Michel Debord

Nombre de participants : 5,  3F  2H
Météo : Pluie abondante sur tout le trajet
Distance :  25 km
Dénivelé : 560 +/-
Vitesses : 12 km/h
Durée :  3h15 de roulage
Classement : Facile


Itinéraire. Parking du panoramique, pr PC 904, Lachamp, pr cime du Busageix, Chatrat, Pardon, Fontfreyde, sente jusqu’à Palmes Hautes, croix Parla, Lachamp, col de la Moreno par sentes, sente jusqu’à Ratoux, sente sous puy Grosmanaux, retour parking du panoramique.

Quatre courageux pour cette sortie entièrement faite sous la pluie sur des chemins boueux avec de grosses flaques d’eau. Sortie joyeuse des participants , mais aussi bien crottés au final.

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Jeu 29/07/2021 Cézallier – Mongreleix

Animateur : Yves
Nombre de participants : 11 animateur compris   (8F, 3H)
Météo : Beau temps toute la journée, températures supérieures aux prévisions.
Distance :  23.5 km   
Dénivelé :  700 m
Durée : 8 H pauses et visite comprises
Classement Atlas : Facile

ITINERAIRE : Montgreleix, Lachaud, Le Cherblanc, Laveissière, La Clède, PC1198, PC1225, Rocherousse, Le Godde, La Traverse, Les Rioux, Le Saillant, Buron de Naufonts, PC1250, Le Lac, PC1233, Montgreleix.

POLLEN



Petit arrêt sur la route à proximité d’Egliseneuve-d’Entraigues, au Pont de Cisternes, pour découvrir POLLEN, sculpture Horizon Sancy de Marion Orel en inox réfléchissant. Implantée à la surface du ruisseau de Clamouze comme un grain de pollen déposé par le vent. Tel un kaléidoscope elle reflète le paysage environnant au gré de la lumière.
Randonnée, à partir de Montgreleix dans le Cézallier Cantalien, parsemée de plusieurs points d’intérêt, que l’on pourrait intituler : De part et d’autre de la vallée du Bonjon, ruisseau qui prend sa source à la Montagne des Coins pour se jeter dans le Grande Rhue. Montgreleix, village entièrement brulé en octobre 1944 suite à l’étourderie de 2 enfants ayant mis le feu à une maison au toit de chaume, alors que l’ensemble des habitants était à la foire à Allanche.
Jusqu’à Lachaux, un semblant de chemin serpente dans les pâtures. Descente vers Laveyssière, de là une sente, étroite et sombre entre les arbres, nous conduit au fond de la vallée où coule le Bonjon, que l’on retrouvera en fin de journée en amont.

Château d’Aubijoux


Remontée sur Marcenat, à l’entrée nous nous approchons du château privé d’Aubijoux du 19°S, construit proche des ruines de l’ancien donjon féodal. Lors de la traversée de Marcenat, nous serons admiratifs devant ces magnifiques villas en pierre, avec sculptures et armoiries pour certaines. Elles sont la preuve du riche passé des marchants de toile, profession emblématique du nord du Cantal, qui a marqué l’histoire économique et humaine de ces bourgs.
Après la pause mon tracé traverse de nombreux pâturages où l’on croise différents troupeaux. Pour ne pas déranger un imposant taureau, nous le contournons par la pente de la Montagne de Rocherousse pour rejoindre le hameau éponyme. Juste avant le Godde, 5 taureaux ensemble dans le même pré, au regard patibulaire, nous attendent derrière la barrière, nous enjambons les clôtures voisines pour les éviter.
La montée à la Traverse, sous la chaleur de plus en plus présente est un peu éprouvante. A l’arrivée, récompense ! Le Monastère Orthodoxe, dont la toiture nous éblouit est ouvert et nous pourrons le visiter. Les explications d’une bonne sœur très sympathique seront appréciées. L’heure tourne, notre parcours n’est pas fini, nous quittons ce lieu étonnant après quelques emplettes de produits de leur fabrication.

Monasrère de la Traverse


Nous nous dirigeons vers Le Saillant pour profiter des embruns de la cascade. A cet endroit le Bonjon, que l’on retrouve, fait une rupture de 20 m de haut en 2 temps sur une coulée de lave solidifiée.

Cascade de Le Saillant


Il nous reste encore un point d’intérêt, l’œuvre Horizon Sancy STONE 9 de Benjamin Langholz, à proximité de Montgreleix, en direction de laquelle nous allons maintenant. Réalisation constituée de pierres flottantes de 250 kg, soutenues par des câbles d’acier. Nous profiterons d’un instant fusionnel avec la nature pour une superbe photo du groupe.
Pour clôturer cette rando, riche en découvertes, nous partageons le pain d’épice du Monastère avec une boisson désaltérante, à l’auberge du village. Merci à tous pour l’engouement démontré lors de cette journée.

STONE 9

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Les Dolomytiques

Date : Du 3 au 10 juillet 2021
Animateur : Yves
Nombre de participants : 11 animateur compris   (3F, 8H)
Météo : Temps clément, ensoleillé ou nuageux avec averses éparses
Terrain : Globalement sec, légèrement humide par endroits
Distance : Totale 98 km   
Dénivelé : Total +5440 m -5910 m
Durée : 50 HM pauses comprises
Classement Atlas : Moyen
Kilométrage auto :  (2026 X 3 soit 6078 km)
Préparation et rédaction : 30 H

ITINERAIRE : Départ Lago di Braies, rifugi :  Pederu, Lagazuoi, Croda da Lago, Lavaredo, Prato Piazza, retour Lago di Braies.

Comptant parmi les plus beaux joyaux de l’arc Alpin, les Dolomites offrent des particularités dues à leur relief et à la qualité de leur roche : roche sédimentaire carbonatée de calcium et de magnésium. Composition découverte en 1782 par un géologue Français, M Dolomieu, d’où le nom de la roche (dolomie) et du massif. La roche des Dolomites est naturellement très blanche, elle passe du rose au pourpre au lever ou au coucher du soleil, phénomène optique appelé Alpenglow.

L’un des plus beaux paysages de montagnes du monde, classé patrimoine mondial naturel par l’Unesco en 2009.

Jour 1 :

Clermont-Ferrand, Lago Di Braies

4 h 45 on charge les coffres, 5h on est parti pour une longue journée de route car 1000 km nous attendent. Circulation fluide sur le trajet, passage de la frontière sans problème malgré toutes les contraintes Covid imposées. Quelques ralentissements au-delà du Lac de Garde en direction de l’Autriche. 18 h on touche notre but, le lac de Braies se dévoile devant nous. Tout le monde est bien content d’arriver, et de prendre possession de sa chambre dans cet hôtel majestueux, riche de souvenirs historiques au vu de ses 100 années d’existence, qui a connu des périodes fastes et sombres. Sissi impératrice y a séjourné en son temps. En avril 1945 les SS ont emprisonné 141 personnages illustres dont Léon Blum, le Chancelier Autrichien, Gabriel Piguet évêque de Clermont Ferrand…

Certains auront la chance d’avoir la vue sur le lac avec balcon, d’autres malheureusement se contenteront du parking, mais tout le monde est ravi. Le repas avec les « antipasti » à volonté complètera l’enchantement de ce lieu.

Hôtel
Lago di Braies

Jour 2 :   

Lago di Braies, Rifugio Pederu          14.5 km.
Déplacement : 7h 25 dont 5h 20 de marche
Montre gps  +850 m  -760 m   Montre alti  +865 m  -785 m

Départ du splendide Lac de Braies enchâssé au milieu d’un cirque naturel surplombé par la Croda del Beco. Nous sommes dans le parc naturel Fanes-Sennes-Braies point de départ de la célèbre Vie Alta n°1 que nous suivrons sur la moitié de notre boucle. La météo nous annonce des orages, nous scrutons le ciel, pour l’instant les nuages laissent une petite place aux premiers rayons, nous prenons confiance.

Après avoir longé le lac, le sentier se dirige vers le Val di Foresta, grimpe quelques lacets et continue dans le vallon pour s’élever fortement sur les 200 derniers mètres de dénivelé et franchir le Forcela de Riciogogn. Un léger névé accentuera encore la pente.

Montée au Forcela de Riciogogn

Le col franchi nous arrivons dans un autre monde, beaucoup plus facile où bouquetins et marmottes occuperont notre regard. Nous arrivons à proximité du refuge de Sennes, pause déjeuner. Le pique-nique pris à l’hôtel est apprécié. Face à nous arrivent de gros nuages noirs, 13 h première averse qui ne durera pas. Nous repartons en longeant l’ancienne piste d’aviation herbeuse où nous rencontrons nos premières vaches aux couleurs inhabituelles, puis nous amorçons la descente par une piste routière. Le sentier serpente maintenant au travers d’une forêt de pins mugho pour rejoindre à nouveau la piste très pentue, caillouteuse et glissante qui nous mènera au Rifugio Pederu. Il est 15 h la pluie revient doucement, elle nous accompagnera jusqu’au refuge, et va s’accentuer fortement jusque tard dans la soirée.

Bouquetins
Descente vers le Rifugio Pederu

Jour 3 :

Rifugio Pederu, Rifugio Lagazuoi          18.6 km.
Déplacement : 8h 40 dont 7h 10 de marche.
Montre gps  +1613 m  -489 m  Montre alti  +1645 m  -485 m

Le soleil se montre généreux ce matin, cela réconforte le groupe car la journée avec ses 1600m de positif inquiète certains participants. Petit coup d’œil aux panneaux explicatifs du parc et nous voilà partis. Nous remontons par une piste facile, bordée de pâturages en fleurs jusqu’au refuge de Fanes. Malgré le déluge de hier soir la roche et la terre ont bien absorbé, le sol n’est pas glissant. Petite pause, nous apercevons au-dessous le refuge Lavarella avec sa surprenante chapelle ronde sur le côté. Courte montée au Passo Limo, passage devant le refuge de Grand Fanes puis traversée de la grande Alpe de Fannes par le Passo Tegada. Sur notre droite nous admirons les plissements désordonnés et spectaculaires de la roche, de part et d’autre nous sommes éblouis par le blanc des talus d’éboulis.

Plissement du Grand Alpe de Fanes

Montée à la Forcela di Lech

La fatigue commence à se faire sentir, le soleil est avec nous et la chaleur aussi. Nous décidons de nous approcher au plus près du col afin de faire le plus gros du positif avant de manger, les derniers mètres seront difficiles, un petit replat herbeux, ouf ! Il nous reste 100 m à gravir on prend des forces.

Arrivée à la Forcela di Lech

Le pique-nique nous donnera des ailes, les fameux 100m sont avalés sans s’en apercevoir. Nous voici à la Forcela di Lech, col époustouflant où le sentier semble s’arrêter, invisible d’en haut coincé entre 2 falaises proches et avec une pente impressionnante avoisinant 30 %. Courage il faut y aller, le passage couvert de cailloux serpente entre les blocs rocheux jusqu’à mi-hauteur où, de là, nous apercevons le lac Lagacio au fond ainsi que le refuge pour ce soir au loin, mais très loin. La fin de la descente a été aménagée avec des troncs pour éviter l’érosion et la pente s’atténue. Nous atteignons le lac, petite pause bien méritée.

Descente au Lac Lagacio depuis la Forcela di Lech
Remontée du plateau incliné de Lagazuoi

Toujours le refuge en point de mire, mais encore 600 m à monter soit plus ou moins 2 h de marche sur le plateau incliné de Lagazuoi dans une ambiance minérale. Les névés encore très présents dans ce secteur, vont perturber un peu notre parcours jusqu’au col Lagazuoi. Après la traversée d’un grand névé en devers, la dernière montée sera très très dure pour beaucoup, pour enfin atteindre le refuge. Au passage nous aurons remarqué les divers vestiges restaurés de la guerre incroyable menée à cette altitude sur cette ligne de front, entre l’empire Austro-Hongrois et l’armée Italienne pendant la Première Guerre Mondiale. De nombreuses galeries ont été creusées dans la roche, dont les entrées sont encore visibles. Une galerie, particulièrement aménagée en via ferrata atypique, permet de parcourir les entrailles du Petit Lagazuoi.

Arrivée au Col Lagazuoi

Après cette journée éprouvante, une récompense nous attend sur la terrasse du Rifugio Lagazuoi, plus haut refuge des Dolomites à 2752 m, avec cette fabuleuse vue panoramique sur les sommets environnants qui se découvrent face à nous. Quelques trouées dans la brume nous permettront d’apercevoir furtivement le phénomène qui a fait la réputation de ce massif, les fameuses couleurs rose ou pourpre au coucher du soleil. Dommage les nuages gâchent un peu notre plaisir.

Rifugio Lagazuoi

Jour 4 :

Rifugio Lagazuoi, Rifugio Croda da Lago          16.3 km.
Déplacement : 8h 36 dont 6h 23 de marche
Montre gps  +702 m  -1341  montre alti  +800  -1280

Après une bonne nuit, ce matin les troupes sont fraiches et sont prêtes à affronter cette journée un peu moins éprouvante. Il faudra descendre la dernière partie un peu scabreuse montée hier, avec traversée du névé en dévers, pour atteindre la Forcletta Lagazuoi, cela n’inquiète personne. Le soleil étant déjà bien présent, la neige n’est pas gelée.

Chose faite, nous suivons un sentier en balcon pour rejoindre la Forcletta Travenanzes avant de plonger sur la route du Passo Falzarego, haut lieu réputé du Giro. Léger regard sur la boutique souvenirs et nous progressons sur l’autre versant en direction des alpages.

Le chemin devient de plus en plus pierreux, traverse un petit cayon qui nous conduit au pied d’un défilé rocheux que nous grimpons sans difficulté, pour arriver au col Averau.

Remontée du défilé rocheux avant le col Averau

La vue est superbe au nord comme au sud : on embrasse une bonne partie des Dolomites orientales et notamment le glacier de la Marmolada. Le soleil est avec nous, et les rhododendrons bien en fleur nous balisent le chemin. Courte montée proche de la falaise dominant un grand éboulis et arrivée au col Nuvolau. De là vue sur la crête qui grimpe au refuge Nuvolau où, en ce jour de beau temps, la foule est bien présente. Ce sera la journée où l’on verra le plus de monde.

Cinque Torri

Descente vers les Cinque Torri, un carré d’herbe et 3 sapins, pour ceux qui cherchent l’ombre, feront notre restaurant du jour. L’environnement est animé et nous change des jours précédents, car le lieu est très populaire et accessible facilement. Il est également un lieu prisé par les grimpeurs et ils sont nombreux aujourd’hui, accrochés aux différentes parois. Cette zone a été également le théâtre de rudes batailles. Nous contournons le site par le nord, véritable musée à ciel ouvert de la grande guerre, avec ses tranchées, ses casemates, ses postes d’observation, afin de passer au cœur du chaos calcaire.

Les casemates
Entre les tours

Descente dans une forêt clairsemée puis plus dense jusqu’à une clairière à proximité du Ponte de Rucurdo.

Le sentier traverse deux torrents puis grimpe un bon moment, franchit un petit ressaut rocheux, passe sur un joli pont de bois avant d’atteindre le Cason de Fornin. La montée qui suit devient de plus en plus rude en contournant le Mont Ciadenes. Isabelle et moi avions complètement oublié cette difficulté là depuis notre dernier passage. C’est “la surprise du chef” comme a dit Corinne. Le groupe s’est étiré ; une petite halte au promontoire avec vue sur Cortina où on passera demain, permet le regroupement. Maintenant le sentier s’infléchit dans les alpages du Val Negra et soudain apparait le beau lac vert de Federa, magnifique au pied de la falaise de la Cime Bassa da Lago, avec ses névés qui reflètent, et qui viennent mourir à fleur de l’eau. Anémone pulsatile, gentiane pourpre, Lis Martagon ont fleuri notre parcours du jour. Au bout du lac est posé notre refuge d’aujourd’hui Croda Da Lago, immergé dans le vert criard des pâturages, entouré de splendides mélèzes, pins alpins et pins parasols. La soirée est animée : pendant le repas, nous assistons à  l’affrontement amical entre le chien du refuge et de gentils ânes en liberté, puis, en fin de repas, à un spectacle de mime monté et joué par Didier, apprécié de tous.

Lac vert de Federa

Jour 5 :

Rifugio Croda da Lago, Rifugio Lavaredo          8.8 km + 5.2 km.
Déplacement : 9 h dont 2 h 45 + 1 h 45 de marche +1 h de bus
Montre gps  +590  -876  montre alti  +630  -990

Belle descente à travers bois jusqu’au lac d’Aial avant de prendre une piste forestière pour gagner Cortina d’Ampezzo. Passage à proximité du Beco D’Aial spot d’escalade reconnu.

Cortina D’Ampezzo

Nous voici à Cortina station de ski réputée, qui accueille tous les ans une épreuve de la coupe du monde, qui a organisé les JO de 1956 et qui les organisera à nouveau en 2026. Les hôtels et boutiques de luxe attirent une clientèle aisée. La ville est dominée par le Monte Cristallo haut sommet des Dolomites D’Ampezzo et l’un des 350 sommets de plus de 3000 m sur l’ensemble du massif.

Il est 12h15 nous sommes à la gare routière, le bus ne part qu’à 14h 05, les 2 heures d’attente permettront à certains de faire un petit tour en ville, à moi d’acheter les billets, et à tous de savourer le pique-nique du jour agrémenté d’un « expresso » au bar local.

Le bus nous évite une portion du parcours peu intéressante qui serait en grande partie sur la route jusqu’à notre point de départ de cette après-midi. Du bus nous apercevons le lac Misurina plus grand lac naturel de la région, ainsi que celui d’Antorno qui gelé l’hiver sert principalement de parking pour les départs de balades en raquettes ou en motoneige. Passé le lac, le bus nous dépose dans un écrin de verdure, il nous reste 500 m de positif pour rallier le Rifugio Auronzo au pied des Tre Cime Di Lavaredo. Ce triptyque rocheux se dresse comme 3 menhirs figés sur un même socle et sont le symbole des Dolomites. Lieu attendu par tous.

Vue depuis le refuge d’Auronzo
Sous les Tre Cime

Depuis le refuge Auronzo une large piste, en courbe de niveau, sous les Tre Cime nous permet de rejoindre le Rifugio Lavaredo. Au passage nous aurons admiré la chapelle des « Alpini » en hommage aux soldats alpins de la 1re guerre. Nous pressons le pas, voilà quelques gouttes. A peine arrivés, le groupe s’engouffre dans le refuge, pour éviter l’averse qui ne sera que de courte durée.

Rifugio Lavaredo

Jour 6 :

Rifugio Lavaredo, Rifugio Prato Piazza          19.4 km
Déplacement ; 8h25 dont 6h32 de marche
Montre gps :  +942  -1220  montre alti :  +940  -1295 

Montée au col sous les Tre Cime

La météo annoncée n’est pas encourageante, les nuages sont bas, nombreux et de couleur sombre. On espérait mieux pour cette étape mythique au milieu des aiguilles, tours et autres sommets. Départ brutal face au refuge sous les Tre Cime pour monter au col Lavaredo. La photo ne sera pas exceptionnelle les Tre Cime sont bien chapeautées ce matin, mais l’espoir est là car les nuages défilent à grande vitesse.

Col Lavaredo et les Tre Cime

Passage extraordinaire entre les Tre Cime, la Croda Passaporto, le mont Paterno pour approcher le Rifugio Locatelli. Au pied du refuge la vue sur la face nord des Tre Cime est époustouflante tant elle est différente de celle que nous avions hier en montant côté sud. Malheureusement quelques nuages subsistent encore sur les pointes, mais cela ne fait rien on ne cèderait pas notre place.

Maintenant 3 heures de belle descente dans le Val Rinbon au pied de la Croda dei Rondoi nous attendent. Le sentier va côtoyer en permanence le torrent impétueux Rienza que l’on verra augmenter au fil de la pente, pour finir en petite rivière alimentant le lac Di Landro. Bercés par le son mélodieux et saccadé des clapotis plus ou moins intenses, cette partie un peu longue et uniforme s’apparentera à un moment de détente et de relaxation et nous conditionnera pour la partie suivante.

Nous sommes presque en bas la pluie arrive, nous courons vers un abri déjà occupé par des marcheurs et des cyclistes car l’averse redouble d’intensité mais elle ne durera pas. On est à 1400 m notre prochain col est à 2300 m le gros du dénivelé arrive il est 11 heures 30, j’aimerais faire une bonne partie avant le pique-nique surtout qu’il y a un passage un peu aérien avec câble et chaine et compte tenu de l’averse l’endroit peut être glissant.

Montée raide sur les contreforts du mont Specie. Sentier étroit en forêt avec les racines apparentes, protégé par les arbres le sentier n’est pas trop glissant, cela me rassure. Nous arrivons à la barrière en bois, le point crucial est devant nous. Rappel des consignes, bâtons dans une main, câble dans l’autre et tout le monde derrière moi sans se coller.

Malgré quelques appréhensions tout le monde est passé sans difficulté, ouf ! je respire. On a bien mérité la pause, le sandwich est apprécié. Il nous reste encore 400 m avant d’arriver à notre fameux col, le Strudelsattel. Nous sommes au Tyrol du Sud, les noms propres sont souvent écrits en Allemand et en Italien mais celui-là fera l’exception.

Anny repère un sabot de vénus, le premier rencontré depuis le début, on en trouvera d’autres le lendemain. Nous sommes au col, nous ne stationnerons pas longtemps car le vent n’est pas chaud et le temps est menaçant. Légère descente avant le plateau de Prato Piazza où la pluie nous rattrape. Nous privilégions la piste pour gagner le Rifugio Prato Piazza, petit refuge intimiste où certains découvriront et tous apprécieront le Prosecco, vin pétillant italien de la région de Vénétie.

Arrivée pluvieuse au Rifugio Pratto Piazza

Jour 7 :

Rifugio Prato Piazza, Lago di Braies          15 km
Déplacement : 7h50 dont 5h50 de marche
Montre gps :  +740  -1173  montre alti :  +730  -1230   

Vendredi, dernier jour du périple le groupe aimerait que cela dure mais il faut revenir au point de départ, dommage ! L’itinéraire coupe les alpages en direction de la Croda Rossa. Présence de brume et d’humidité sur le sentier herbeux, mais le soleil arrive et nous gratifiera de sa présence toute la journée.

La pente s’accentue, au plus haut de l’alpage on rencontre un troupeau de vaches alpines bien solides sur leurs pattes car le terrain n’est pas des plus facile, une d’elle nous a adopté et nous suit pas à pas sur le sentier qui maintenant est aménagé en escalier. On s’arrête elle s’arrête, on repart elle repart tel un chien bien dressé, arrive la barrière nous passons mais pas elle. Mince ! Elle nous regarde partir avec un air de tristesse, triste comme nous de l’abandonner. Le remord sera vite passé, après un petit tunnel creusé dans la roche sur ce sentier en balcon, un passage câblé nous attend plus long que celui d’ hier mais moins aérien. J’assure tout le monde à l’épaulement rocheux, Isabelle part devant et le groupe la suivra jusqu’au bout du câble.

Nous nous éloignons de la barre rocheuse et retrouvons un alpage où bien caché dans un petit creux se trouve le Rossalmhütte, mini refuge d’alpage. Il est 12h30 pause déjeuner, la moitié de l’étape est réalisée nous prendrons notre temps. L’endroit est agréable face à la Croda Rossa pas de vent, un soleil radieux, le paradis en somme !

Nous remonterons légèrement à un petit collet qui fait face au Seekofel. Nous nous engageons dans le vallon qui rejoint le lac de Braies.

Lago Di Braies

D’abord entre les sapins d’où nous apercevons le lac avec ses tonalités variées, puis dans les éboulis avec un passage en dévers câblé et pour finir une arrivée de toute beauté après 800m de dénivelé négatif sur les rives cahoteuses du lac.

Descente dans les éboulis

La boucle est bouclée, nous retrouvons notre hébergement de la première nuit. En saison tous les vendredis l’établissement offre un apéritif consistant à volonté à sa clientèle. Nous profiterons de cette proposition et nous trinquerons à la fin de notre séjour avec : devinez quoi… du Prosecco bien sûr !  et des mises en bouche maison de qualité.

Jour : 8

Lago Di Braies, Clermont-Fd

Après un copieux petit déjeuner à volonté, nous chargeons les voitures et nous voilà partis. Nous profiterons encore de ces montagnes avant de rejoindre l’autoroute. La circulation est dense en ce 10 juillet sur la partie Brennero, Verona. Le lac de Garde passé, le trafic devient plus fluide et le restera. Pause de mi-journée une fois Milan traversé pour être tranquille. La douane se fera comme à l’aller, personne, et le passage de Lyon sera sans encombre. Dans l’ensemble le trajet du retour aura été un peu plus long qu’à l’aller, car les pauses ont été plus nombreuses, plus longues et nous n’avions pas d’impératif horaire.

Tout le monde rentre avec des images et des souvenirs plein la tête, content du séjour dans son ensemble, prêt à repartir. Les nombreuses photos et vidéos réalisées par Didier et Pascal permettront à chacun de se remémorer tous ces bons moments partagés.

Arrivée au lac

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Dim 25/07/2021 Sud des Dômes – Fohet

Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris   (5F, 2H)
Météo : Ensoleillé avec des passages nuageux
Distance : 24 km   
Dénivelé : 750 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : ex : (62 X 1 et 35 X 1 soit 97 km)
Préparation et rédaction : 2 H

ITINERAIRE : Fohet, Puy de Fan, Prades, Moulin de Prades, PC933, Lambre, Freydefond, PC985, PC1002, Puy d’Alou, PC1037, PC1057, Mareuge, PC1068, PC1073, PC1046, PC1029, Croix de la Ribeyre, Fohet.  

VITR’O



Le but du jour était d’aller voir l’œuvre Horizon Sancy du Puy d’Alou à partir de Fohet. Après la petite ascension du Puy de Fan, nous traversons la Monne au Moulin de Prades pour remonter sur Lambre. Un dernier coup de rein sera nécessaire pour arriver à Freydefond. En passant à coté d’un troupeau Bénédicte nous montre qu’elle sait communiquer avec les vaches.

Le Puy d’Alou


L’objectif du jour est face à nous, au loin la chaine du Sancy est couverte de gros nuages noirs. Comme à chaque manifestation le propriétaire a ouvert son champ pour pouvoir accéder au sommet du Puy d’Alou. Déception, arrivés en haut, l’orage de vendredi a couché l’œuvre « VITR’O » par terre. Constituées de petites poches contenant de l’eau de différentes couleurs tel un vitrail dont les couleurs vibrent au soleil. Descente en hors-piste pour gagner le chemin qui part à l’ouest, pause déjeuner au pied du puy.

Sommet du Monténard


A partir de Saignes 2 solutions suivant le temps car nous essuyons quelques gouttes, retour direct par Fontmarcel et Monne ou Mareuge et le Monténard. On scrute les nuages et on opte pour la deuxième version. Brève détour à Mareuge pour découvrir le fameux Château privé en construction depuis plusieurs années. Direction Monténard, puy sans difficulté que l’on a plaisir à monter. Là-haut le soleil est avec nous, mais l’horizon coté montagnes est toujours bien bouché. Soleil qui nous accompagnera pour le retour aux voitures.

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Jeu 22/07/2021 Au pays des Couzes – Rentières

Animateur :  Georges
Nombre de participants : 10 animateur compris
Météo : chaud toute la journée
Distance : 21 km
Dénivelé : 900 m
Durée : 7 h 30 pause comprise
Classement Atlas : annoncée facile, reclassée moyenne
Kilométrage auto : ex : 68 km x 2 pour 1 voiture et 53 x 2 pour 1 autre ( soit 242 km )
Préparation et rédaction : 2 h

ITINERAIRE 
Rentieres, D 36, Chalagnat, Grand Prat, Granges, Chapelle Ste Pézade, D 36,
Saulzet, Strigoux, Cougoussat, La Roche, retour à Rentieres.

Rentieres, charmant village perché sur un éperon rocheux au dessus de la vallée
d’Ardes sur Couzes, point de départ de notre rando. La vallée de Rentieres va nous
servir de fil rouge tout au long de la journée, de rive gauche nous passons rive droite
et pour finir rive gauche.


Trois sites intéressants à voir aujourd’hui : le premier rive droite, la chapelle de ste
Pezade, nichée au milieu des bois. La découverte d’une cupule ( dépression
circulaire effectuée par l’homme à la surface d’une dalle ou d’un rocher ) et c’est sur
cette dépression que se dresse la chapelle. Il pourrait s’agir de la christianisation
d’un lieu de culte paien. Pendant la visite nous avons eu la visite d’une jument venue
nous présenter son poulain.


Après le passage en rive droite, direction les grottes de Strigoux, ce sont des cavités
creusées dans la roche, elles sont très difficiles d’accès, la sente est envahie par la
végétation. La roche a une très belle couleur rouge. Dans une clairière en dessous
des grottes se trouve un très beau gîte.
Dernier site, le village de la Roche, sur une falaise de tuf volcanique subsistent
d’anciennes habitations troglodytes, des murs construits par l’homme attestant de
leur présence.
Le retour sur Rentieres s’est effectué en hors piste, la sente ayant disparue. Un petit
rafraîchissement à Ardes sur Couzes a clos cette journée. Merci à tous et à bientôt.

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Kayak de mer en Limousin

du vendredi 25 au dimanche 27 juin 2021

Animateur : Michel J.

Nombre de participants : 3 ( 0 femme et 3 hommes).

Le mot de l’animateur : la découverte de grands plans d’eau intérieur, nouveau challenge lancé cette saison avec trois bateaux qui permettent avec leur capacité de chargement d’être autonome. Neuf pré-inscrits, ce qui est encourageant pour l’avenir mais la covid 19 a une nouvelle fois au printemps retardé la préparation et la découverte de cette activité aux néophytes. Nous étions trois au départ et malgré une météo annoncée chaotique et instable, le séjour a pu se faire dans de bonnes conditions et les participants ont apprécié cette manière de découvrir un nouvel environnement. Thierry se glissait pour la première fois dans un kayak de mer et trois jours après maîtrisait avec plaisir l’engin. En somme, un bon moment à deux pas de nos habitudes mais dans un monde différent. Cet essai en appelle d’autres…

Météo : passage nuageux le vendredi. Ensoleillé et chaud le samedi. Gros orage avec forte tension électrique à 0h30, dimanche matin avec une courte mais forte précipitation. Matin couvert avec légère pluie en fin de matinée.

Classement : facile mais cela reste de l’aventure …la bonne humeur est nécessaire.

Matériel mis à disposition par l’association :

  • 3 kayaks de mer ; 2 Bélouga 1 de marque Plasmor dont l’un mis à disposition par l’animateur, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant)
  • équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres)
  • 2 sacs étanches de marque Zulupack (non utilisés).
  • pour le couchage individuel 2 tentes (1 hardwear montain et 1 jamet modèle Rhodes.
  • 2 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
  • équipement pour les participants (3 gilets d’aide à la flottabilité, 3 pagaies doubles et 1 de secours)
  • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»

Eau : chaque participant avait amené suffisamment d’eau pour les 3 jours en bouteille de 1,25 litre avec en réserve pour recharger une bonbonne de 8 litres laissée dans la voiture.


Organisation générale :
Transport : à l’aide d’un véhicule en co-voiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
Kilométrage général effectué par le véhicule : 384 km.
Niveaux d’eau : les deux plans d’eau visités étaient remplis au maximum de leur capacité.
Conditions de navigation : très bonne avec une légère brise tournante.
Kilométrage parcouru : 52 km15 pour une durée de navigation de 9h05, données fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Hébergement : les deux bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Itinéraire : les faits marquants
J1 : arrivés au port de Crozat situé sur le lac de Vassivière, commune de Peyrat-le-Château (Haute Vienne) en milieu de matinée, les bateaux chargés ont été mis à l’eau vers 11h00. Après les explications nécessaires sur les techniques d’utilisation des kayaks, nous avons commencé à naviguer sur ce lac de presque 1000 hectares avec une île importante nommée Vassivière et l’autre plus petite, l’île aux serpents.
Le lac situé pour partie dans la Haute-Vienne et pour partie en Creuse, est alimenté par la Maulde, un affluent de la Vienne et quelques ruisseaux sur son pourtour dont la Gane du Réau, le ruisseau de Haute-Faye, l’aqueduc du lac de Lavud-Gelade et les eaux de l’étang d’Arfeuilles amenées par une conduite souterraine. Il comporte trois ports Crozat, Nergout et Vauveix.

Vaste étendue d’eau du lac de Vassivière

La prise en main des bateaux a été plus aisée pour Régis ayant participé avec moi à un stage en mer, il y a quelques années. Pour profiter au maximum de ce grand plan d’eau, l’idée était d’explorer au maximum le moindre recoin. Ces nombreux détours nous ont permis de surprendre quelques habitants, goélands argentés adultes et immatures, le furtif martin pêcheur, une cane lors du tour de l’île principale au comportement inhabituel. Normalement à l’approche des bateaux ces oiseaux s’envolent mais celle-ci est restée posée sur l’eau continuant sa traversée…..la raison en est simple, elle transportait sur son dos de minuscules canetons au duvet jaune sortis depuis peu de l’œuf protecteur. Quelques hérons, quelques milans noirs complètent le tableau des résidents habituels. Nous n’avons pas pu voir compte tenu du niveau d’eau, la curiosité du lac de Vassivière un animal aquatique « un bryozoaire » un animal aquatique venant tout droit d’Amérique du Nord. Je vous laisse faire vos propres recherches pour découvrir la tête de ce monstre !

Installation du bivouac dans une nature calme !

J2 : Après avoir ranger le matériel dans les coffres et pris un solide petit-déjeuner, nous avons poursuivi notre voyage silencieux tentant d’améliorer à chaque coup de pagaie la glisse du bateau. Petite escale à l’île de Vassivière afin d’aller voir du haut de sa tour le panorama sur 360 degrés. La fin de la journée a été utilisée pour faire un un court transfert et commencer l’exploration d’un autre plan d’eau Vaud-Gelade de 250 à 300 hectares suivant le niveau d’eau. Situé sur le plateau des Millevaches il est en Creuse et bénéficie d’un climat océanique marqué lui procurant une pluviométrie importante. Comme son voisin, il était plein comme un œuf et après quelques recherches nous avons enfin pu trouver une zone sableuse où poser le bivouac. L’endroit à ras de l’eau entre arbres et racines fait penser à une mangrove.

A la recherche du Taurion sur Vaud-Gelade !

J3 : il est 0h30, quand nous sommes réveillés par un premier coup de tonnerre…Le ciel est zébré par de violents éclairs. La tension électrique est rapidement à son maximum. Chacun, calmement, ramasse affaires mises à sécher au soleil couchant, ferme les coffres de son bateau, se remet au lit et cherche à retrouver le sommeil au rythme de la pluie qui tambourine sur les toiles. Un repère est mis en place pour marquer le niveau d’eau du lac.
Le matin, le ciel est « baché » mais la pluie de la nuit s’est provisoirement éloignée et nous permet d’envisager de finir de découvrir les zones encore non visitées. Nous quittons notre lieu d’accueil qui en fait, se trouve sur l’une des deux petites îles. L’objectif premier est d’aller à l’extrémité Est, là ou le Taurion, rivière principale alimente le plan d’eau Puis nous ferons le tour des îles et des berges dans une nature à peine troublée par quelques moteurs de pêcheurs. C’est l’heure de mettre les kayaks sur la remorque et de retourner après cette parenthèse vers le tumulte de la vie quotidienne…

Je laisse maintenant la parole à ceux qui ont participé à ces trois jours :

Thierry : “C’était la première fois que je me glissais dans un kayak. Je partais vraiment dans l’inconnu mais tout ce qui touche à l’aquatique m’attirant….. Bien sûr le côté itinérance, bivouac, organisation de son paquetage je connais et j’aime. Mais ce mode de déplacement m’était complètement inconnu. J’avais donc ce vendredi matin, au moment de quitter l’aire de départ, une certaine appréhension. Après avoir rempli les compartiments étanches de mon Belouga avec nourriture pour 3 jours, vêtements, matériel de camping, eau (près de 9 litres) et après avoir écouté les conseils de Michel sur le maniement de la pagaie, le réglage des commandes du gouvernail, il était temps d’appareiller pour les mettre en pratique sur  l’eau. C’est l’intérêt pour bien progresser  d’inscrire la pratique dans la durée : même si  trois jours n’auront pas été de trop pour que je me sente mieux dans le bateau, dans ma gestuelle et dans le plaisir que l’on peut ressentir en voguant sur une eau magiquement calme et dans un paysage naturel et sauvage. 
Le lac de Vassivière est finalement gigantesque si on suit ses berges au plus près. J’y ai souvent perdu le sens de l’orientation même si la boussole du bateau m’aidait à m’y retrouver. Mon envie de bien faire, ma concentration m’ont fait rater des moments d’observation de la faune vivant sur ce poumon bleu. Heureusement, Michel attirait notre attention sur certaines situations comme celle de cette mère cane voguant avec ses tout-petits sur le dos derrière les herbes du rivage. Le lac de Vassivière est très aménagé et malgré son étendue il est difficile de s’abstraire d’une certaine “agitation”. Tout le contraire du lac de Vaud-Gelade, plus préservé et qui dégage un vrai caractère de lac sauvage. Nous y sommes arrivés en fin d’après-midi du samedi. Après avoir déchargé-rechargé les bateaux (la routine…), il était temps de trouver un lieu de bivouac ce qui nous a pris un certain temps.  Le lieu finalement trouvé sur une petite île valait bien les dernières forces laissées dans les derniers coups de pagaie de la journée. Beau bivouac comme la veille avec baignade et bon repas mais sans les moustiques ! La navigation du dimanche matin, sur une eau parfaitement étale, légèrement recouverte de filets de brume, dans un grand silence tout juste coupé par les cris des milans noirs restera  un beau souvenir. Pour conclure: pendant ces 3 journées, j’aurai appris les rudiments du maniement de ces beaux esquifs et pris quelques repères. Vivement les prochaines navigations ! “

Régis : ” Super séjour qui m’a permis de découvrir deux beaux lacs artificiels pas très éloignés de Clermont-Ferrand. Si je devais faire un classement, je mettrais le lac de Vaud Gelade en tête pour sa beauté sauvage. J’ai tout aimé : la bonne entente du trio, la sensation de glisse en kayak, la faune et la flore rencontrées, ainsi que les spots au bord de l’eau où nous avons passé la nuit. La météo parfois incertaine ne nous a pas posé de problème. Bref, un séjour à recommander pour ceux qui aiment naviguer dans le calme et la tranquillité.”

Temps de préparation : 15 heures (reconnaissance, découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Rédacteur Michel J. le 20 juillet 2021

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JEU 24/06/2021 Livradois – Champagnat le Jeune

Date : 24 juin 2021
Animatrice : Mady
Nombre de participants : 12 animatrice comprise (4 F, 8 H)
Météo : ciel couvert avec des éclaircies, température douce.
Distance : 20 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 6h30 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 90x 2, pour 2 voitures du Crest, 132x 2 pour 2 voitures de Clermont Fd soit 444 km
Préparation et rédaction : 2 h30

Champagnat le Jeune

ITINERAIRE : Champagnat le Jeune, le Cerf, Ceilloux, Lospeux, le Moulin à Vent, Edmesse, le Fournial, la Voissière, le Rodel, la Croix de Cerf, Champagnat.

 Départ de Champagnat, sous un ciel couvert qui nous a accompagné une grande partie de la journée, mais sans la pluie annoncée. Nous aurons même droit à de timides éclaircies laissant filtrer quelques rayons de soleil. Après les orages des derniers jours, la campagne est bien verte et la végétation gorgée d’eau. Ce ne sont donc pas les averses qui vont nous mouiller mais les branches sous lesquelles nous passons et qui s’égouttent sur nous ainsi que les herbes, très hautes sur certains chemins peu empruntés et surtout dans la petite partie hors piste où nous avons bataillé avec les fougères, les ronces et petits résineux. Une belle occasion de tester l’imperméabilité des chaussures ! Traversées de 3 ruisseaux, l’Engrais, la Guelle, et le ruisseau de Châteauneuf sans difficulté grâce à de vieux ponts ou une large dalle de pierre.

Près du ruisseau de Châteauneuf

Le passage au hameau de le Cerf, nous a réservé une belle surprise. Un vrai musée à ciel ouvert avec les intérieurs des maisons reconstitués, des outils prêts à être à nouveau utilisés et du linge qui sèche sur le fil. L’illusion d’un lieu encore habité est parfaite. Quelques panneaux informatifs permettent même de connaître les noms des habitants et l’emplacement de leur maison.

Le Cerf

Un pot pris en terrasse pour de derniers échanges, termine cette journée

Merci à Didier et Georges pour les gourmandises distribuées au pique nique et à tous pour votre présence et votre bonne humeur.

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Jeu 17/06/2021 Forez – Les Pradeaux

Animateur : Yves  
Nombre de participants : 15 animateur compris   (9F, 6H)
Météo : Soleil timide, mais température idéale.
Distance :  24 km   
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile 
Kilométrage auto : (165 X 2 et 175 X 2 soit 680 km)
Préparation et rédaction : 3 H 30 M

ITINERAIRE : St Martin des Olmes, Jarrix, bois du Furodin, Barrage des Pradeaux, Col des Pradeaux, Le Suc, Chabanne, Les Granges, Grandrif, Montis, PC 905, Pc 902, La Collange, St Martin des Olmes.

En cette belle journée prévue estivale, mais pas trop chaude quand même, j’avais décidé d’aller dans le Forez. Randonnée déjà prévue l’an dernier qui n’avait pas pu se faire.
Départ de Saint Martin des Olmes, petite commune rurale, avec son musée d’Ecole 1900, qui fait revivre l’école de la 3° république, dans un authentique bâtiment scolaire de 1880.

Nous contournons le cimetière, avant de nous engouffrer dans les bois que nous arpenterons avec plus ou moins de réussite jusqu’à midi. Comme souvent les forestiers ont sévi et nous ont contraint à escalader troncs et branches, traverser genets et fougères pour retrouver une jolie piste qui nous conduira au lac des Pradeaux. A l’intersection de chemins difficiles et cahoteux, quelle ne fut pas notre surprise de trouver une voiture apparemment récente versée sur le côté sans trop de dégât apparent. Nous nous approchons pour vérifier que personne n’est à l’intérieur, ouf ! personne. Nous apprendrons plus tard que le chauffeur n’était pas au mieux lorsqu’il s’engageât sur ce sentier.

Le soupçon de hors-piste était prévu autour du lac afin de le découvrir de tout bord, mais un intéressant petit PR avec une solide passerelle sur le ruisseau nous facilita le contour. L’endroit était tellement calme et reposant, (seuls 2 pêcheurs taquinaient la truite), que nous décidâmes de pique-niquer sur la berge. Ce lac de 24 ha a été formé suite à la construction du barrage du même nom sur le ruisseau de l’Enfer. Construit de 1936 à 1940 sur le principe de multi-voûtes, ses 220 m de long et 22 m de haut retiennent 2040 milliers de m3. Premier barrage hydroélectrique français géré depuis 2008 par un opérateur d’énergie privé.

Barrage des Pradeaux

Descente au col des Pradeaux, d’origine glaciaire, connu dès l’ère mérovingienne, il relie les vallées de l’Ance à l’est et de la Dore à l’ouest. Petit tronçon de route avant de traverser plusieurs hameaux et lieux-dits. Passé Les Granges au niveau du Bois Rond nous délaisserons le chemin pour pénétrer dans un pré à l’herbe haute avant de dévaler, entre arbres et broussailles, un talus escarpé de 60m de haut.

Quelle récompense, arrivés en bas, car nous sommes juste à l’emplacement de la Source de la Jarpe, sortie de l’oubli par l’association les Amis de Grandrif, que nous voulions découvrir, car inconnue de tous. Classée minérale gazeuse par H. Lecoq, botaniste Clermontois bien connu, en 1834, et reconnue médicinale en 1854 par l’Académie Royale de médecine. Mise en bouteille de 1855 à 1870 sous le nom idyllique de « Perle des eaux de table ». Malheureusement son manque de débit a signé son arrêt. La portion de hors-piste dans le talus nous a bien évité un aller- retour sur la grande piste aménagée depuis la restauration de la source et une portion de route qui nous conduira à Grandrif.

Source de la JARP

Grandrif, village important au 19°S, 1400 hab. en 1856 et plus que 186 hab. en 2017. Rif signifiant ruisseau en dialecte Auvergnat, le ruisseau qui y coule fut déterminant. Dès le 15°S, une papeterie s’était installée et au 19°S, pour palier au vitrage des fenêtres trop cher, le propriétaire décida d’enduire son papier de suif, celui-ci devenant transparent et rigide fut fortement apprécié. De 1952 à 1967 un établissement se spécialise dans la fabrique de statuette en plâtre. Les modèles sont sculptés par un Italien aux doigts d’or. Il a fait les Beaux-Arts à Florence et est arrivé en France après la guerre. De 67 à 85, le plâtre moins à la mode a été remplacé par l’ivoirine, poudre de marbre avec de la résine légèrement patinée, imitant l’ivoire déjà interdit à cette époque. Finis les chiens et les gros bustes, arrivent les fines statuettes japonaises et les animaux exotiques. Cette fabrication occupera jusqu’à une vingtaine de salariés en interne, plus de nombreux autres à domicile, pratique très développée sur le secteur d’Ambert. Le village est aussi doté d’une centrale hydroélectrique gérée par la même société que celle du barrage.

Depuis le col nous étions bien descendus, 2 ou 3 petits efforts nous seront nécessaires pour regagner St Martin ce que nous surmonterons sans problème, tantôt en forêt, tantôt à découvert, et toujours avec une température idéale.

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Approche de Saumur par un temps gris...

Canoë canadien de la Loire des châteaux à la zone maritime

du jeudi 17 au lundi 21 juin 2021

Animateur : Michel J

Nombre de participants : 7 ( 2 femmes et 5 hommes).

Le mot de l’animateur : Petit rappel sur cette descente de la Loire qui a commencé en 2017 au départ de Roanne jusqu’à Imphy puis en 2018 jusqu’à St Ay puis en 2019 jusqu’à Chouzé et en 2021 jusqu’à Thouaré à 5 kilomètres en amont du premier pont de Nantes et de la zone maritime.
Pour celles et ceux qui ont fait ce long et beau périple. La Loire, fleuve aux multiples facettes, imprévisible arrive jour après jour à surprendre le voyageur. Pour achever la partie navigable avec des canoës lourdement chargés, il nous restera la partie aval de Chamalière à proximité du Puy à Roanne …Peut-être en 2022 ?
Une partie des participants de ce séjour était au départ de ce long challenge de plusieurs semaines et les binômes se sont révélés une nouvelle fois efficaces. Cette année, le groupe étant en nombre impair, le quatrième canoë plus court, moins lourd pouvait être manœuvré par une seule personne. J’ai souhaité que chacun s’essaie à cette pratique. L’ambiance a été bonne et les conditions météorologies dantesques par moment n’ont pas entamé l’humeur ni l’ardeur des navigateurs. De beaux bivouacs, une luminosité particulière, la douceur des paysages, ont fait de ce séjour une parenthèse dans la vie de tous les jours.

Météo : brise d’Est les quatre premiers jours puis un léger vent d’Ouest-Sud-Ouest le dernier jour. Le vent en altitude était plutôt orienté Sud-Ouest. On a pu observer durant le séjour un éventail de nuages à des différents étages, cirrus, cirrocumulus, altocumulus, altostratus, cumulus, stratocumulus, nimbostratus, cumulonimbus. Le dernier nous a arrosé copieusement à plusieurs reprises. Une mini tornade avec des pluies diluviennes et quelques grêlons, le samedi soir est venue tester l’installation de nos tentes et deux se sont retrouvées en position horizontale sous la puissance du vent.

Classement : facile mais cela reste de l’aventure avec des paramètres imprévus qui nécessitent une forte adaptabilité, un équipement sérieux et de la bonne humeur dans ces moments un peu délicats à passer.

Matériel mis à disposition par l’association :

  • 3 canoës canadien de marque Venture modèle prospectot 17
  • 1 canoë canadien de Marque Old Town
  • 1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
  • équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 4 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons, 2 chariots)
  • pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et un autre de 30 litres et 4 sacs étanches de marque Zulupack.
  • pour le couchage individuel ou en couple 4 tentes hardwear montain (deux participants avaient leurs tentes personnelles)
  • 6 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
  • 1 tarp bergaus pour les repas
  • équipement pour les participants (5 gilets d’aide à la flottabilité, 5 pagaies et 2 de secours)
  • pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

Eau : chaque participant avait à sa disposition une bonbonne de 8 litres d’eau rechargée au port de la Possonnière.

Organisation générale :

Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Gilles B. (Citroën C3) et Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque nous sous sommes rendus au camping de Chouzé-sur-Loire, lieu de la mise à l’eau.
Yves D. et Luc L. sont venus le 21 récupérer le véhicule Kangoo et la remorque pour les acheminer à l’arrivée. Yves accompagnant Gilles pour reprendre son véhicule resté en dépôt. Un grand merci à ces deux adhérents bénévoles qui ont permis par leur disponibilité que ce séjour se fasse.
Kilométrage général effectué par les véhicules : 2974 km.
Niveaux d’eau : le 17 juin 270,8 m3/s à Saumur ; le 18 juin à St-Mathurin-sur-Loire 273 m3/s ; le 21 juin à Montjean-sur-Loire 345,3 m³/s.
Conditions de navigation : ce débit raisonnable associé à une brise nous a permis de naviguer sereinement.
Kilométrage parcouru : 139,47. Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.
Durée de navigation totale : 18h48 ; sur la journée, maximum, 5h25, minimum, 1h46. Données journalières, J1, 6.9 km/h pour 23,01 km en 3h20 ; J2, 6.5 km/h pour 29.02 km en 4h27 ; J3, 7.2 km/h pour 38,87 km en 5h25 ; J4, 7,7 km/h pour 35,58 km en 4h36 ; J5, 7,4 km/h pour 12,99 km en 1h46.
Hébergement : Les bivouacs en milieu naturel ont toujours été confortables dans un environnement exceptionnel.

Itinéraire : les faits marquants
J1. Arrivé en 2019 à Chouzé, c’est de ce village de bord de Loire que nous continuons la descente. Vers le Sud-Est, nous apercevons les nuages de condensation de la centrale nucléaire de Chinon-Avoine. A la confluence avec la Vienne, rive gauche, nous pouvons admirer la collégiale de Candes-Saint-Martin dont la construction a débuté en 1175 pour s’achever en 1225. Puis après quelques coups de pagaie, le château de Montsoreau de style gothique et renaissance (1443-1515) immortalisé par Alexandre Dumas dans la Dame de Monsereau. Quelques maisons troglodytes en arrière plan se laissent voir à travers le feuillage. Une dizaine de kilomètres plus loin, se distingue la haute stature du château de Saumur que l’on a tout le temps d’admirer avec la vitesse de notre déplacement. Passée cette ville qui abrite le fameux cadre noir de Saumur, école nationale d’équitation créée par Louis XVIII, le 23 décembre 1814, Chênehutte Trèves-Cunault et en rive droite Saint-Martin-de-la-Place où notre bivouac sera installé sur un bras de Loire ensablé.

J2. A partir de Saumur, la Loire est aménagée et de grosses balises vertes et rouges permettent de délimiter la zone navigable accessible aux différents bateaux de Loire, la toue cabanée ou sablière, le fûtreau, le chaland. Saint-Clément-des-Levées se distingue par ses hautes levées (digues) puis c’est le double pont qui s’appuie sur une île centrale avec rive gauche, Gennes et rive droite, les Rosiers-sur-Loire, deux villages et deux églises. Bientôt rive droite Saint-Mathurin et quatre kilomètres plus loin l’importante île Blaison que nous passons par la gauche où les eaux sont concentrées, seul un filet d’eau passe rive droite lui permettant d’être encore une île. Face à la Bohalle, notre bivouac sera monté à l’abri d’une végétation de saules et de jeunes peupliers qui semblent faire la gourmandise des castors du coin.

Toue
Baignade sur un bras mort

J3. La Daguenière, rive droite se laisse dépasser et nous franchissons une succession de trois lignes à haute tension, laides dans le paysage mais tellement utiles pour se positionner. Nous laissons tomber l’idée de prendre sur notre gauche le Louet, bras de Loire qui va vivre sa vie pendant une bonne vingtaine de Kilomètres avant de retrouver le lit principal. Le débit est trop faible pour se risquer avec les canoës chargés dans cet itinéraire bis. Petit bras que j’avais eu l’occasion de suivre en kayak de mer en avril 2014. Les Ponts de Cé dont le nom viendrait d’après la légende de César qui aurait décidé de marquer un pont de son nom mais chassé rapidement, il n’aurait pas eu le temps de finir et se serait arrêté à Cé !

Nous laissons l’île aux chevaux sur notre droite. Bouchemaine et la confluence avec la Maine se profilent très rapidement et de nombreux épis apparaissent à partir des deux rives afin de canaliser les eaux et casser la force du courant. Des pieux en bois plantés verticalement permettent de maintenir en place les monticules de pierres. A l’approche de la grande Île de Chalonnes, le lit du fleuve se rétrécit et se concentre rive gauche. Une pause à l’endroit où le Louet revient vers le cours principal puis rapidement toujours rive gauche le Layon juste avant le village de Chalonnes. D’une longueur de quatre-vingt dix kilomètres, cette petite rivière se distingue car elle traverse le fameux vignoble du même nom. Avant Montjean-sur-Loire, nous passons sous la passerelle Trottier qui permet aux habitants de l’île de gagner plus facilement la rive gauche. Ce gros bourg a tiré sa richesse pendant de nombreuses années des mines de charbon et des fours à chaux. Les mariniers montjeannais ont réussi à résister à l’arrivée du chemin de fer jusqu’en 1900 en transportant la chaux locale par la Loire puis par le canal de Nantes à Brest dans toute la Bretagne. C’est l’heure de poser le bivouac sur une belle plage de sable sur la rive droite.

J4. Hier soir, la fin de journée après le repas a été mouvementée, une mini tornade avec de fortes précipitations couchait au sol deux des tentes. Une nuit un peu humide pour certains.

Bientôt Saint-Florent-le-Viel, rive gauche, lieu de naissance de l’écrivain Julien Gracq nom de plume de Louis Poirier connu du public principalement pour son roman le Rivage des Syrtes et son refus du prix Goncourt en 1951. Avec Ancenis, nous allons subir les effets mesurés de la marée. La pause de midi est mise à profit pour faire sécher tentes et matériels au soleil sur les rochers des épis. Deux arrêts prévus en ce début d’après-midi, le Moulin Pendu (rive gauche) et le port d’Oudon (rive droite). Moulin Pendu car il montait et descendait selon la marée (moulin à farine du XIII°s jusqu’au XVII°siècle). Pour certains historiens il aurait servi aussi de péage du VII°s jusqu’au XVII°s et de port de batellerie à vapeur.

Moulin pendu

Oudon, petit port en retrait de la Loire dominé par son château du XIV et XV° siècle que l’on atteint en remontant sur quelques centaines de mètres un affluent le Hâvre. Nous reprenons le fil de la Loire sous un ciel sombre qui se déchaîne rapidement nous obligeant à accoster à nouveau pour se mettre à couvert afin de se protéger des très fortes précipitations. Rapidement arrivé, l’orage se disperse aussi vite et nous reprenons notre navigation laissant à gauche les grandes îles Dorelle et Moron. Nous profitons de la marée montante pour remonter un bras mort derrière cette dernière île et installer le bivouac. Quelques gouttes le soir mais abrités sous le tarp, nous pouvons dîner tranquillement.

J5. En ce début de matinée, la marée est basse et notre bras mort est presque à sec. Un léger filet d’eau nous permet de tirer les canoës chargés vers le fleuve. Une dernière pause rive gauche à hauteur de Mauves-sur-Loire entre deux épis avant de gagner Thouaré-sur-Loire, rive gauche, lieu de rencontre avec l’équipe de récupération. Dernier petit effort en faisant la chaîne dans un limon collant pour décharger les canoës et tirer les bateaux au sec.

Déchargement des bateaux à marée basse

Faune rencontrée : tout le long du parcours, nous avons pu apprécié la diversité et la richesse de la Loire en majorité des oiseaux : sterne pierregarin et naine sur les îles et en pêche, mouette rieuse, goéland argenté, brun, héron cendré, héron blanc, aigrette garzette, cygne tuberculé, colvert, cormoran continental, poule d’eau, petit gravelot, oenicdème criard, vanneau huppé, hirondelle de fenêtre, quelques rapaces… milan royal et milan noir, et comme mammifères, des ragondins.

Nourriture : prévue au départ par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition

Accident : néant

Incident : aucun

Remarques : l’ambiance a été bonne au sein du groupe. Nous avons accueilli pour son premier voyage en Loire avec nous Benoît qui s’est facilement adapté. La douceur des températures a permis de se baigner avec prudence chaque jour.

Temps de préparation : 20 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Rédacteur Michel J. le 14 juillet 2021


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Dim 13/06/2021 Sancy – Chambourguet

Animateur : Sébastien 
Nombre de participants : 11 animateur compris   (8F, 3H)
Météo : Ensoleillé et chaud.
Distance :  22 km   
Dénivelée : 1200 m
Durée : 8H30 pauses comprises
Classement Atlas : Annoncée moyenne, reclassée difficile 
Kilométrage auto : (110 + 100 soit 210 km)
Préparation et rédaction : 1h00

ITINERAIRE : Chambourguet, Puy de Cliergue, Tour Carrée, Puy de Sancy, Puy de Paillaret, Cirque de la Fontaine Salée, Buron du Roc de Tuile, passage en contrebas du Roc de Courlande, station de Chastreix, Chambourguet

La date était idéale, alors que la météo redevenait favorable et que les estivants n’étaient pas encore arrivés, pour réaliser une sortie sur une partie des crêtes du Sancy. Nous avons donc démarré par l’ascension du Puy de Cliergue en passant par la montagne de Chambourguet. Progressant à travers ce vaste espace, observés par les troupeaux de vaches qui y paissaient sereinement, nous avons eu le plaisir de voir un magnifique troupeau d’une cinquantaine de mouflons.
Le premier sommet de notre parcours approchait, et avec lui une très belle perspective sur le Mont-Dore et la vallée de la Dordogne. Au loin, le plateau de l’Aiguiller à la vue duquel nous nous sommes rappelés quelques beaux parcours de ces derniers mois, et encore plus loin, la chaîne des Dômes baignée de soleil.
Notre cheminement continua sur un tracé connu jusqu’au Puy de Sancy. Surprise du chef dans la descente entre le col de la Cabane et le Col du Couhay : un énorme névé nous attendait, que certains, dont moi, se sont fait un plaisir de descendre façon luge… Bon d’accord, en ce qui me concerne, c’était totalement involontaire…
Petit détour par le sommet du Paillaret dont le pierrier a permis de rappeler les règles de base d’une montée technique en toute sécurité. La belle vue sur les monts du Cantal a récompensé nos efforts.
Toutes les difficultés de la journée ayant été franchies haut la main, nous avons pu amorcer le long retour vers les voitures à travers les verts alpages de la Montagne Haute et de la réserve de Chastreix-Sancy.
Le cheminement aura été plus long que ce que j’avais prévu mais le parcours nous aura laissé de magnifiques images en tête. Espérons que ce soit le prélude d’un bel été atlassien.

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