Jeu 15/09/2022 Rando Haute-Loire – Saint-Didier-sur-Doulon

Animateur : Yves
Nombre de participants : 15 animateur compris ( 7F, 8H)
Météo : Ensoleillée le matin, un peu nuageux l’après midi
Distance : 26 Km 
Dénivelé : 860 Mètres
Durée : 7H50  mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile, reclassée moyenne
Kilométrage auto : 130 Km pour 2 véhicules et 165 pour 1 autre 
Temps de préparation : 2H30 

ITINERAIRE : Javaugues, Cumignat, Cornille, Le Mazel, Estivareil, Auchamp, St Didier-sur-Doulon, Le Vialard, Bousseyrolles, Vals-le-Chastel, Le Pin, Frugière-le-Pin, Chariol, Javaugues.

Randonnée en Haute-Loire aujourd’hui pour découvrir la vallée du Doulon. Nous partons de Javaugues pour découvrir le Chateau de Cumignat tout proche. Deux gentilles petites chèvres viennent à notre rencontre et nous montrent le chemin. Une belle bâtisse du 15°S en briques rouges, bien cachée par la végétation avec de grandes dépendances ce qui laisse penser à un domaine agricole très important.

Château du Cumignat


Direction Cornille puis Le Mazel à travers la forêt des Charreaux. L’orage d’hier soir a laissé des traces, les sentiers sont creusés, d’autres font office de ruisseaux encore ce matin. La pente est douce mais constante, les chaussures commencent à être bien mouillées, il faut faire attention car le ravinement a fait ressortir pierres et rochers et ceux-ci sont très humides et glissants. Le ruisseau du Mazel s’est octroyé un deuxième lit, nous l’enjamberons plusieurs fois avec plus ou moins d’eau et plus ou moins de chance pour quelques-uns d’entre nous.
D’Estivareil à Auchamp la pente s’accélère, certains passages rocheux, avec toujours un peu d’eau qui suinte d’ici de là, obligent à mettre les mains.
A partir d’Auchamp nous plongeons enfin sur la vallée du Doulon, le fil rouge du jour. Grosse descente escarpée avec une belle surprise au contact du ruisseau. Deux jours avant, la traversée devait être plus facile, mais aujourd’hui, l’orage l’ayant copieusement chargé, le niveau est plus élevé. Une ancienne passerelle composée de deux poteaux en ciment n’est plus à sa place, il faut aménager le passage. Certains plus costauds déplacent les pierres, d’autres plus téméraires passent pieds nus. La solidarité et la courtoisie font que cette traversée se fait sans encombre.

Traversée du Doulon


La remontée aussi pentue que la descente nous amène au château de Servières, château privé du 13°S où la propriétaire nous fait parfaitement sentir qu’il est privé, en venant fermer la porte qui était entre-baillée, avec un échange verbal limité.

Château de Servières


Notre itinéraire nous mène à Saint-Didier-sur-Doulon où au bord du ruisseau nous prenons notre pause méridienne.
L’après-midi nous longeons notre fil rouge sur plusieurs kilomètres, lorsque soudain le chemin est obstrué par un cheval échappé d’un pré qui hésite à repasser la clôture électrique. Des Atlasiens ingénieux ont débranché l’alimentation et le gentil cheval rejoint ses congénères.

Les Atlasiens au secours du cheval


A Vals-le-Chastel nous nous octroyons un peu de temps pour apprécier ses curiosités : Son château privé du 15°S avec deux tours rondes et une carrée un peu en ruines par endroit, son église romane St Paul remaniée au 15 °S dont la particularité est qu’elle ne possède pas de transept, sa chapelle romane Notre Dame des Anges, aux fresques de 1465 peu entretenues, dont quatre guérites supportent le toit.

Château de Vals le Chastel
Chapelle Notre Dame des Anges


Nous traversons une dernière fois le Doulon sur un pont cette fois et nous nous dirigeons plein Est vers Frugières-le-Pin. A partir de là nous quittons la forêt, la vue est dégagée sur le relief environnant, Sancy, Cézallier se distinguent malgré les nuages sombres qui ont l’air d’arriver.
Cet après-midi les chemins sont plus faciles et plus secs, l’allure est plus rapide, nous essuyons quelques gouttes mais à peine de quoi nous mouiller.
A Frugières-le-Pin le soleil réapparait et met en valeur l’église St Julien du 12°S au clocher central imposant.

Eglise St Julien du 12°S


Maintenant direction Nord pour rejoindre Javaugues, les averses annoncées n’auront pas eu lieu et tout le monde est satisfait d’avoir découvert ce secteur méconnu.

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Séjour n° 16 Le Beaufortain de barrages en alpages

Date : Du 3 au 10 septembre 2022
Animateur : Yves
Nombre de participants : 12 animateurs compris (8F, 4H)
Météo : Généralement ensoleillé et chaud, certains jours couvert le matin.
Terrain : Terreux, herbeux, caillouteux, certains passages rocheux mais sec dans l’ensemble.
Distance : Totale 87.5 km
Dénivelé : Total + 6550 m / – 6630 m
Classement Atlas : Moyen
Préparation et rédaction : 28 H


Séjour en étoile pour découvrir les barrages et les sommets emblématiques du Beaufortain.
Le Beaufortain de barrages en alpages, pourquoi ce titre ?
Le Beaufortain région privilégiée des lacs de barrages produit 3.7 % de l’hydroélectricité nationale dans le département de la Savoie qui lui représente en totalité 15 %.
Montagnes couvertes de fleurs au printemps, à l’herbe grasse l’été, sont le paradis des races tarine (ou tarentaise) et abondance dont le lait sert au fameux fromage à la saveur noisette « Le Beaufort ».Le Beaufortain est un territoire confidentiel et intime, particulièrement reconnu des passionnés de montagne, exigeant pour sa diversité.

Jour 1 : Barrage et lac de la Girotte. 7 km, + 600 m, 3h40 pauses comprises.

Avec un départ à 7H de Clermont-Ferrand, l’arrivée était prévue vers 11h30. A 11h28, timing trajet respecté, nous stationnons sur le parking prévu pour la mise en jambe de l’après -midi. Nous sommes à proximité de la centrale de Belleville Hauteluce au pied du barrage de la Girotte.

Afin d’alléger notre sac pour ce premier jour, nous prenons notre pique-nique sous le soleil, avant 12 h pour une fois, au pied des télécabines qui mènent au col du Joly. Nous sommes dans la petite station de Val Joly.

Centrale de Belleville dans le Val Joly


Lorsque nous démarrons, le temps se couvre et devient menaçant. Au départ la montée se fait tranquille, car nous sommes en pleine digestion, en slalomant sous les câbles des télécabines et 600 m positifs nous attendent. Nous abordons la forêt de Revers et suite à une inattention de l’animateur, après le passage du ruisseau du Dorinet, nous quittons le chemin pour suivre le lit sec d’un petit torrent facile au début qui devient de plus en plus caillouteux et rocailleux. Petite interrogation, point carte, effectivement nous ne sommes pas au bon endroit. Pour rester dans la tradition d’Atlas un soupçon de hors-piste nous permet de récupérer un si beau sentier que j’ai du mal à croire que je l’ai loupé. Moquerie générale !

Le soleil revient timidement d’abord et nous accompagnera le restant de l’après-midi. En montant nous apercevons de temps à autre entre les arbres le but à atteindre et cela est très impressionnant. Un panneau nous indique qu’il faut faire encore un petit effort.

La montée a été douce et régulière et lorsque nous atteignons le barrage, nous sommes surpris d’être déjà arrivés. Nous sommes au pied de ce mastodonte de béton, à voutes multiples, de 501 m de long et 45 m de haut coté lac. Cela nous impressionne et nous intrigue à la fois car de l’autre côté reposent 50 millions de m3 d’eau. Pour la confection de cet ouvrage, premier barrage construit en Beaufortain, 800 ouvriers ont coulé jusqu’à 1000 m3 de béton par jour entre 1942 et 1949. Particularité rare aucun ferraillage ne vient s’ajouter aux blocs en béton. Une conduite forcée conduit l’eau à la centrale de Belleville 600 m de dénivelé plus bas.

Nous longeons cet ouvrage pour arriver sur la partie haute d’où l’on découvre le lac de la Girotte à la couleur inhabituelle. Ce lac alimenté par la fonte du glacier de Tré la Tête donne une couleur glaciale à son eau, couleur unique et insolite.

Barrage du Lac de la Girotte

Le retour plus rapide se fait par une piste plus roulante où nous découvrons nos premiers chalets d’alpage. Les sorbiers gorgés de fruits rouge vif jalonnent le parcours. La vue sur le Col du Joly et l’Aiguille Croche nous motivent pour la découverte des sommets prévus les jours suivants. Nous retrouvons le ruisseau du Dorinet où trois personnes partent à la pêche aux écrevisses. De là, la fin de la descente se fait par le même chemin qu’à l’aller pour retrouver nos voitures qui nous conduiront à notre hébergement : village de vacances composé de 3 chalets dont nous occuperons pendant une semaine le 2° étage du chalet principal en chambres de 2. Tout le monde est ravi. Les plus courageux ou les moins fatigués se précipitent déjà dans la piscine pour le 1er bain. Rituel qui se répètera pratiquement tous les soirs pour les plus mordus.

Jour 2 : Le Mirantin. 13 km, +1050 m, -1050 m, 7h30 pauses comprises.

Ce matin, du parking de l’hébergement, nous observons l’objectif du jour : le Mont Mirantin. Il parait loin et haut.

Le Mirantin vu du parking

Petit déplacement motorisé sur route étroite et sinueuse qui se termine en piste dans la forêt de La Laie où nous chaussons. Quelques pas d’échauffement jusqu’à Plan Villard, sur notre droite nous observons subrepticement le Mont Blanc entre 2 nuages. A la sortie du hameau, nous attaquons la montée un peu raide dans la forêt de la Clusonnière. A l’intersection du sentier qui redescend au lac du Corbeau, un berger inexpérimenté au jeune chien excité cherche à parquer son troupeau. Notre aide lui sera utile car les moutons voulaient faire la rando avec nous et nous emboitaient le pas. Deux patous magnanimes regardent la scène sans réagir.

Nous continuons notre chemin, passons le Chalet du Lac et arrivons au Pas de l’Ane. Petite pause, l’objectif se dresse devant nous, fier de ses 2460m. On replie les bâtons, on les range dans le sac car, à partir de là, il faut mettre les mains ! Le Mirantin se compose de 2 pics, un premier rocheux à 2428m, une rupture en creux, et le sommet final plus herbeux. Le tout sur une arête facile mais la prudence est de mise. La montée se fait tranquillement sans problème ; le câble présent peut servir un jour de pluie mais aujourd’hui, il ne nous est pas utile. L’effort est terminé, nous pouvons prendre notre pique-nique avec une jolie vue panoramique. Un chamois en contrebas nous ignore totalement. La descente sera moins rapide, le vide impressionne toujours. Nous encadrons les moins téméraires pour assurer la sécurité.

Au sommet du Mirantin

De retour au Pas de l’Ane, on respire : la redescente par le même chemin ne sera qu’une formalité à un rythme soutenu. Au chalet du Lac, de belles chèvres alpines chamoisées se laissent approcher, photographier et même caresser. C’est le dernier arrêt avant les voitures.

Jour 3 : Le Grand Mont. 16 km, + 1220 m, – 1220 m, 8h15 pauses comprises.

Cette journée nous partons du lac, presque rectangulaire, de Saint Guérin avec son barrage mis en service en 1961 d’une hauteur de 70 m et long de 250 m. Nous traversons sur le barrage où un pêcheur a déjà positionné ses lignes pour taquiner la truite.

Barrage du Lac de Saint Guerin

Nous longeons le lac au pied de la forêt de Marthonais, le vert intense de l’eau, accentué par un beau soleil matinal, surgit entre les arbres. Nous arrivons au bas de la combe qui va nous mener au col de la Louze. La montée est régulière mais un peu casse pattes par endroit, du schiste humide qui se délite sous nos pas, quelques passages rocheux à franchir, et un sol tantôt herbeux, tantôt terreux.

Lac de Saint Guerin et son eau vert émeraude

Nous voilà au col, bonne pause, tout le monde regarde vers le haut, cherche le passage car à partir de maintenant la pente devient plus rude, 300 m de positif sur 1 km. La montée se fait en lacés mais le groupe s’étire, l’herbe a disparu, nous sommes sur un sol très minéral et les passages rocheux s’accélèrent ; de nombreux filons de quartz nous éblouissent, quartz qui fut exploité autrefois. Soudain j’entends un cri derrière moi, « attention une vipère ». Etonnant de trouver une vipère à cette altitude, mais elle est bien là, superbe, pas effrayée qui se faufile entre les roches chaudes, c’est une vipère aspic reconnaissable par ses taches noires décalées.

Vipère

Notre effort n’est pas fini, il nous reste encore 250 m positif pour atteindre le Grand Mont. D’apparence massif son sommet principal peu marqué culmine à 2686 m et est entouré de nombreuses antécimes. Nous le découvrons vraiment sur les derniers mètres. De là-haut la vue à 360° est grandiose, on aperçoit les 5 lacs de la Tempête juste en dessous très appréciés des pêcheurs. Il est presque 14 h nous redescendons légèrement pour déjeuner sur un replat baigné par le soleil.

Au sommet du Grand Mont

L’itinéraire de retour, par le col de la Forclaz au pied du Grand Rognoux, est plus aisé avec une vue imprenable sur la station des Saisies entre autre. Courte dégringolade à travers la forêt de Marthonais suivie ce matin et nous voilà au lac. Passage de la passerelle Himalayenne peu impressionnante et direction le point de départ en contournant le lac sur l’autre rive.

Passerelle Himalayenne

Retour au village où un moment de convivialité avec les autres résidents nous attend. Le partage des denrées alimentaires portées par tous, permettra de gouter et savourer des produits et boissons méconnus. Soirée fortement sympathique !

Jour 4 : La Pierra Menta. 12 km, + 1040, – 1040, 7h30 pauses comprises.

A la sortie d’Arèches, nous prenons en voiture la route étroite et sinueuse du Col du Pré, col de 3e catégorie pour le Tour de France qui l’emprunta en 2018 et 2021. Nous traversons Boudin, hameau le plus élevé de la commune de Beaufort où les chalets accrochés à la pente attirent le regard. Au col, lieu magique habituellement, nous distinguons à peine le Mont Blanc calfeutré par les nuages. Le majestueux lac de Roselend d’où s’élève la brume matinale après la pluie de cette nuit, se découvre peu à peu au fil de la descente. Nous prenons une piste sur 4 km pour rejoindre le hameau de Treicol départ du parcours du jour. Plusieurs voitures sont déjà stationnées, nous avions rencontré peu de randonneurs les jours précédents mais aujourd’hui, l’attrait du lieu augmentera les rencontres.

Nous démarrons dans les alpages encerclés par les troupeaux, bercés par le son des clarines. Sur notre droite un éleveur positionne sa salle de traite mobile au plus près de ses bêtes. Sur la gauche un important troupeau composé des deux races propices au Beaufort s’alimente copieusement, au-dessus un chalet d’alpages conséquent aimante notre regard.

Passé le Presset nous suivons le ruisseau du Coin jusqu’au lac d’Amour, petit lac discret à la couleur de l’eau différente suivant l’orientation, lieu propice au bivouac. Le nom inspire…, certains le voient en forme de cœur que j’ai du mal à discerner, peut-être l’altitude ? De nombreuses larves d’amphibiens grouillent sur le bord, dans quatre mois tous ces têtards deviendront des grenouilles.

Lac d’Amour coté vert
Lac d’Amour coté bleu

Après en avoir fait le tour, nous découvrons et observons l’éperon monolithique qui nous surplombe avec sa paroi lisse de 120 m de haut. C’est la Pierra Menta, sommet mythique du Beaufortain qui a donné son nom, il y a trente ans, à une course de ski d’alpinisme où s’affrontent pendant quatre jours, en équipe de deux, des athlètes du monde entier. Une quinzaine de cols, des couloirs raides, des arêtes vertigineuses leur permet d’atteindre les 10 000 m positifs.

Pierra Menta face Sud Ouest

Du lac 300 m nous séparent du pied que nous effectuons rapidement tant la motivation est grande. Ça y est nous sommes au Passeur de la Mintaz 2570 m et pouvons enfin toucher cette Pierra Menta que l’on apercevait des autres sommets les jours précédents et qui intriguait. L’enthousiasme est réel. En face de nous, vue sur le refuge du Presset, deuxième objectif du jour, et le sentier qui y conduit à flanc de montagne.

Au Passeur de la Mintaz 2570 m

Questions : on retourne ou l’on continue ? De notre côté l’accès a été relativement facile malgré les rochers à escalader mais de l’autre c’est une autre histoire. La cassure est marquée, le vide est devant nous, les rochers ne sont pas des plus accueillants. Suppression des bâtons, séance de glissement sur les fesses, positionnement des pieds pas à pas, entraide générale et après trente minutes tout le monde a basculé de l’autre côté sans une égratignure. Ouf !

Les difficultés de la journée sont finies. Quelques mètres plus bas un petit espace herbeux, toujours sous le soleil, est bienvenu pour un pique-nique bien mérité.

Pierra Menta face Nord Est

Pour nous rendre au refuge nous suivons le sentier en balcon avec, à notre droite, le Roignais point culminant du Massif du Beaufortain 2995 m. Un pierrier facile, un dernier « coup de cul » et nous voilà au refuge du Presset, comme prévu nous ne sommes pas tout seuls. Plusieurs randonneurs arrivent pour se désaltérer ou pour passer la nuit car nous sommes sur le Tour du Beaufortain. Derrière le refuge se cache un petit lac du même nom au niveau plutôt bas surmonté par le col du Grand Font.

Un petit café revigore le groupe pour la descente. Passé le col du Bresson où un bouquetin, ne nous ayant pas repérés, vit sa vie tranquillement. La pente est constante, le parcours est différent de la montée, Au Presset nous retrouvons nos alpages délaissés de leurs troupeaux.

Jour 5 : Rocher du vent. 15 km, + 1100 m, – 1100 m, 7h pauses comprises.

Départ du Plan de la Gittaz à proximité du lac éponyme de 37 ha à l’eau d’un bleu soutenu. Vue sur le barrage de forme arquée construit de 1963 à 1967 sur 164 m de long et 65 m de haut.

Barrage de la Gittaz

Comme hier nous commençons dans les alpages, au son des clarines, avec la vue en permanence sur le lac. Au col de Sur Frêtes, la vue change nous sommes maintenant dans le prolongement de l’immense lac de Roselend et l’on aperçoit une petite chapelle blottie entre le lac et la route. Comme les autres jours la météo est parfaite, le soleil nous caresse le corps.

Lac de Roselend avec vue sur le Mirantin et le Grand Mont

Après une montée régulière nous pivotons de 180° et la pente commence à s’accentuer. Nous quittons les pâturages pour grimper dans le schiste qui se dérobe parfois sous nos pieds. Un petit sursaut et nous voilà au col de la Lauze.

Le Rocher du Vent s’offre à nous, il porte bien son nom, malgré le soleil, l’air se rafraichit, nous enfilons une couche. Nous nous engouffrons dans cette impressionnante formation rocheuse.Des adeptes de via ferrata sont en plein effort pour accéder au pont de singe. Nous zigzaguons entre les rochers pour atteindre le bout du canyon où la vue plongeante sur le lac de Roselend est spectaculaire. L’endroit est tellement idyllique que nous mangeons sur les rochers ensoleillés avec cette vue de carte postale.

Lac de Roselend vu du Rocher du Vent

Retour sur nos pas pour ressortir du canyon, puis nous suivons la crête en direction des Roches Merles, là nous perdons la sente qui devait nous conduire au col de la Sauce. Un passage hors-piste dans un environnement herbeux nous permet de retrouver le sentier un peu plus bas. Avant le chalet de la Sauce nous traversons une zone humide, sur des pontons aménagés, puis le ruisseau de la Gittaz qui s’étale généreusement, par deux fois sur des pierres plus ou moins adaptées.

Du vallon de la Sauce nous prolongeons par « Le Chemin du Curé ». Chemin à flanc d’un canyon super étroit, creusé dans le roc en 1891-92, commandé par le Chanoine Frison pour faire passer ses bêtes entre ses deux alpages, celui de la Gittaz et celui de la Sauce.

Chemin du curé

Dans l’espace vert de La Planta, nous croisons une deuxième vipère noire cette fois, moins jolie mais beaucoup plus vivace que la première. Petite visite rapide à la chapelle du hameau de la Gittaz et retour aux voitures.

Vallon de la Gittaz

Jour 6 : La Roche Parstire. 11.5 km, + 570, – 570, 5h pauses comprises.

C’était la petite journée prévue en cas de mauvais temps qui pouvait se modifier facilement. L’orage et la pluie avaient d’abord été annoncés pour mercredi, puis jeudi d’où ce choix. Heureusement la météo s’est encore trompée, et malgré quelques nuages matinaux le beau temps sera de mise.

Départ du col du Pré où nous retrouvons notre lac de Roselend, et en toile de fond l’imposant Mont Blanc un peu embrumé qui jouera à cache-cache avec les nuages toute la journée. Suite à la pluie de cette nuit, la montée dans la forêt est un peu humide et les racines font office de plaques de verglas. Ça glisse et nous glissons… Nous voilà sur la crête avec la vallée d’Arêches d’un côté et de l’autre notre emblématique lac. Le sentier est devenu herbeux et doux sous nos pieds.

Roche Parstire

Pour finir de grimper à la Roche Parstire un peu d’escalade est nécessaire. Malgré la faible altitude 2109 m le 360° est intéressant, nous sommes au centre de nos différents parcours avec la vue sur les sommets déjà faits et celui à faire demain.

Nous poursuivons la crête en direction du Passage du Miraillet, toujours dans les alpages et soudain, étonnement général : un troupeau de Salers. Que font elle là, bonne question ? Chemin faisant, se dévoile soudainement le lac de Saint Guérin avec en arrière-plan, le vallon de la Louze. D’ici il parait interminable et pourtant nous l’avons fait !

Lac de Saint Guerin et le vallon de la Louze

Pendant le pique-nique nous contemplons les rondes nonchalantes des vautours fauves utilisant les courants ascendants pour planer au-dessus de nous.

Pour ménager la troupe en prévision de la journée de demain, le retour s’effectue sur une belle piste sous la crête de ce matin. Le terrain est propice aux photos et par chance le Mont Blanc se découvre plusieurs fois.

Mont Blanc et Lac de Roselend

Pour terminer dans le thème du séjour, nous passons en voiture le long du lac de Roselend, et sur son barrage où nous nous arrêtons pour observer l’ensemble. Quatrième barrage plus haut de France construit entre 1955 et 1960 d’une longueur de 804 m sur 150 m de haut. Ses 940 000 m3 de béton en font le plus esthétique des barrages de Savoie. Luc, formateur en électricité nous a fait un exposé passionnant, sur les prises d’eau, les conduites forcées, les centrales électriques, explications appréciées de tous. Le lac reçoit par conduites forcées les eaux des lacs de Saint Guérin et de la Gittaz et alimente la centrale de la Bathie proche D’Alberville 1200 m de dénivelé plus bas.

Barrage de Roselend

Pour réaliser ce barrage, le petit hameau de Roselend a été englouti, mais la chapelle fut sauvée, démontée, puis reconstruite sur le bord de la route, celle que l’on voyait d’en haut hier.

Ce fut encore une belle et bonne journée reposante et intéressante.

Jour 7 : Crête des Gittes, Tête Nord des Fours. 13 km, + 1070 m, – 1150 m, 7h pauses comprises.

Descente sur Beaufort pour prendre la route qui mène au Cormet de Roselend, arrêt au Plan de la Lai, lieu de notre départ. La boucle prévue ne revenant pas au départ nous amenons une voiture au lieu-dit Les Murs proche des Chapieux pour permettre la transaction inverse ce soir.

Comme de coutume le sentier démarre à proximité d’un alpage, celui du Chalet de la Plate, le troupeau important est disséminé sur l’étendue de l’estive, le son des sonnailles rythme nos pas. Nous remarquons au passage que le propriétaire possède une salle de traite mobile autonome, première que je voyais, afin de se rendre facilement au plus près du bétail.

Montée entre piste et sente herbeuse facile, bordée par une flore alpine courante, linaigrettes, anémones, gentianes, trolles… Bel Air, petit chalet fermé, emplacement champêtre idéal pour une première pause. Poursuite direction Col de la Sauce, loupé avant-hier, où nous retrouvons le groupe d’une trentaine de jeunes qui nous ont doublé dans la pente. Ils sont là en test de matériel pour Décathlon.

Nous sommes au pied de la Crête des Gittes, tranchée creusée dans le schiste de 1910 à 1912 côté ouest, par le 22e bataillon des Chasseurs Alpins, pour dissimuler les mouvements de troupe à l’ennemi Italien. Chemin de crête superbe mais traversant de vertigineux ravins impressionnants, passant alternativement du versant ouest à l’est. Côté ouest nous sommes dans l’ombre, il fait frais et le sol est glissant, vigilance oblige. Côté est versant ensoleillé, la température est plus agréable. La vue est exceptionnelle ce matin, nous sommes comme attirés par le Mont Blanc qui s’offre à nous dans sa splendeur immaculée. On en prend plein les yeux, une crête pas banale qui laissera des souvenirs.

Crête des Gittes
Crête des Gittes. Vue sur le refuge et le Mont Blanc

Nous atteignons le col de la Croix du Bonhomme et son refuge, point de rencontre du Tour du Mont Blanc et du Tour du Beaufortain. Souvenirs pour Sandrine, Isabelle et moi qui avons dormi dans ce refuge lors de notre TMB. Il ne faut pas s’attarder, le but final est encore 300 m plus haut. Peu avant le col des Fours, des agents de RTE remplacent des câbles de très haute tension. On apprendra à la descente en conversant avec eux qu’ils sont épaulés par une équipe de Clermont-Fd qui travaille un peu plus bas. On comprend mieux les rotations d’hélicoptère que nous avions vues ce matin. Nous aurons une petite pensée à nos collègues d’Atlas qui effectuaient le même travail.

Du col des Fours à la tête Nord des Fours, nous cheminons sur des grandes dalles rocheuses aux traces multiples et anarchiques suivies d’une petite portion de sente terreuse juste avant la table d’orientation. Face à nous, le Mont Blanc impressionnant, majestueux, dégagé de tout voile nuageux, inimaginable les jours précédents, et le glacier de Tré la Tête qui s’étale : il parait si près mais il est encore bien loin. Nous sommes gâtés pour finir notre semaine, quelle chance !

Table d’orientation à la Tête Nord des Fours

Le vent s’est levé, on enfile les goretex, on aurait aimé rester plus longtemps mais le froid nous saisit. Quelques photos et hop demi-tour. Le pique-nique est pris entre les dalles du col des Fours à l’abri du vent. Passage au refuge où un petit café requinque l’équipe.

La descente s’effectue par le GR du TMB direction les Chapieux, sous une chaleur que l’on aurait appréciée ce midi. Aux Murs nous retrouvons la voiture qui servira à récupérer les autres. Semaine finie, demain le retour, contents d’avoir eu des conditions exceptionnelles. L’envie et la motivation des participants a contribué à son bon déroulement. Je remercie les âmes charitables qui ont bien voulu aider leurs camarades dans les passages délicats et merci à tous pour votre bonne humeur. 

DIM 21/08/2022 Rando Monts du Forez – Le Brugeron

Animateur : Yves
Nombre de participants : 9 animateur compris ( 6 F, 3 H)
Météo : Très agréable, ensoleillée et pas trop chaud
Distance : 24 Km 
Dénivelé : 980 Mètres
Durée :7 H 45 mn pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 140 Km pour 2 véhicules 
Temps de préparation : 2 h 30 

ITINERAIRE :Le Brugeron, Le Châlard, Coix du Piroux, Bois de la Grole, Puy Gros, Pas de la CROIX, Col du Béal, Col de la Chamboite, Le Replat, Solérie, Le Revers, Le Crouhet, Champ-Colomb, Les Echelettes, La Barthe, Le Brugeron.

Température agréable au départ du Brugeron ce matin, que nous conserverons toute la journée. Petit tour du village avant de trouver la direction du Riousset, suivi de plusieurs hésitations pour rejoindre Le Châlard. Lorsque l’on fait son tracé avec des chemins symbolisés en pointillés sur la carte, les bois nous réservent régulièrement des surprises, ce sera encore le cas aujourd’hui. Nous finirons par rejoindre une piste forestière à la Croix du Piroux qui nous permettra de traverser le Bois de la Grole sans encombre.
Depuis le départ les mouches, très nombreuses nous agacent fortement. Il faudra attendre l’ascension du Puy Gros à découvert pour en être débarrassé. A son sommet la vue sur Dômes, Sancy, Cézallier, malgré une légère brume à l’horizon nous émerveille.
Nous suivons le GR3 en parallèle pour nous diriger vers la Roche Courbe et sa table d’orientation en S dirigée Est Ouest, une originalité !
Descente sur le Col du Béal où les touristes sont nombreux en ce dimanche d’août.
Le GR3 à été modifié, il passe maintenant sur la gauche de l’altiport, au sol étonnamment vert, pour aller en direction de Pierre sur Haute.

Altiport du Col du Béal

Les myrtilliers ont été arrachés et la sente qui en résulte est triste, longue et monotone jusqu’à Peyre Mayou. Les rochers et cette magnifique vue en direction de l’Ouest nous tendent les bras et nous attirent pour le pique-nique.

Pique Nique à Peyre Mayou
Pierre Sur Haute depuis Puy Mayou
Le Col du Béal depuis Peyre Mayou


Nous poursuivons jusqu’au Col de la Chamboite avant de bifurquer à droite pour le hameau du même nom. A partir de là nous retrouvons la forêt et ses bois, bois de la Sablière, bois du Merle que nous n’entendrons pas, bois Vert. Sur le bord du chemin, des fourmilières gigantesques nous interpellent, pourquoi ici ?, pourquoi aussi importantes ? beaucoup de questions mais pas de réponse.
Les sentiers étant mieux marqués le retour se fait sans encombre.

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Jeu 11/08/2022 Rando Sancy Sud – Egliseneuve-d’Entraigues

Animateur : Yves
Nombre de participants : 12 animateur compris (9 F, 3 H)
Météo : Beau et chaud
Distance : 19 Km 
Dénivelé : 600 Mètres
Durée : 6 H 30 mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 106 Km pour 2 véhicules et 144 pour 2 autres 
Temps de préparation : 2 h 30 

ITINERAIRE : Le lac d’Egliseneuve-d’Entraigues, Les Angles, La Clide, Redondel, Les Ribeires, La Prunayre, Bois de Play, Espinchal, Croix du Marquis, Le Joignal, Graffaudeix, retour au lac. 

Aucune voiture sur le parking du lac d’Egliseneuve-d’Entraigues ce matin. Petit slalom entre les arbres pour garantir aux nôtres de l’ombre toute la journée. C’est parti, deux cascades voisines attendent notre visite.
Celle d’Entraigues fine et longiligne projette l’eau du ruisseau de Clamouse 18 m en contrebas, et celle du Bois de Chaux plus trapue et plus belle à nos yeux étale sur une coulée de basalte le ruisseau d’Entraigues. Au pied de cette dernière, une œuvre Horizon Sancy “Renversante Immersion”, qui invite le visiteur à une expérience immersive et sensorielle unique avec son miroir d’eau surélevé. Œuvre appréciée de tous où la photo souvenir est obligatoire.

Cascade d’Entraigues
Cascade du Bois de Chaux


Nous suivons en partie le GR30 en direction d’Espinchal. A Redondel nous rencontrons une rando cavalière qui emprunte le même GR, nous l’abandonnons pour poursuivre par un petit sentier, le passage du gué sera sans difficulté vu le filet d’eau présent. Nous contournons Espinchal par le Bois de Play où une deuxième œuvre se cache entre les arbres. “A l’ombre bleue des Eukaryotas” bannières bleues de 2 à 3 m de haut sur 1 m de large suspendues entre les arbres qui révèle la silhouette de fleurs, feuilles, et brindilles glanées dans le Massif du Sancy. Celle-ci nous laissera un peu dubitatif. Retour sur Espinchal en longeant le ruisseau de la Gazoune.

A l’ombre bleue des Eukaryotas


Pause pique-nique à la Croix du Marquis ou une rencontre insolite nous interpelle. Un couple avec trois enfants, dont un en bas âge porté par le père, sont accompagnés de deux chevaux pour le portage. Partis il y a trois mois, il leur reste encore trois mois pour accomplir leur périple, le tout en autonomie. Ils marchent trois jours 15 à 20 km par jour, s’arrêtent une ou deux journées pour reposer les enfants et se consacrer à leurs éducation.
Une ancienne instit du groupe a du mal à admettre que les deux plus grands ne feront pas la rentrée en septembre.
Jusque là, la chaleur était acceptable et le parcours quelque peu ombragé, mais le redémarrage après la pause se fait à découvert, et la température annoncée sur les sites météos est déjà dépassée, nous sommes pourtant à plus de 1100 m et il fait 31 degrés.

Massif du Sancy


Le parcours restant étant en grande partie sous le soleil, les réserves d’eau s’amenuisant, nous décidons de modifier le retour. Un peu avant Espinat, par une portion de hors-piste qui nous fait enjamber allègrement le ruisseau d’Entraigues, nous rejoignons Graffaudeix. Ouf ! un arbre, de l’ombre, petite pause : il faut boire…, scénario répété plusieurs fois avant l’arrivée.
Arrivée sur le parking archi bondé cet après-midi, une petite cabane au bord du lac, approvisionnée en boissons fraiches, nous tend les bras, rafraîchissement apprécié de tous.

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Jeu 09/06/2022 Rando Combrailles – Mérinchal

Animateur : Yves
Nombre de participants :  8 animateur compris ( 3 F, 5 H)
Météo : Couvert avec des éclaircies
Distance : 21 Km 
Dénivelé :  450 Mètres
Durée : 7H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :   166 km pour 1véhicule et 134 pour 1 autre soit : 300 km
Temps de préparation :  2 h

ITINERAIRE : Mérinchal, La Peyrouze, Source du Cher, La Roche, Villelume, Chard, Les Bariauds, Les Vergnes, Roussines, Les Monts, Fontavide, Le Pouyal, Etang du Mondayraud, Mérinchal.


Randonnée en hommage à notre ami Bernard au départ de Mérinchal, commune de la Creuse à la porte des Combrailles. Recueillement collégial au cimetière avant d’engager la journée.
La source du Cher étant sur la commune, la première partie du parcours se fera le long de cet affluent de la Loire. Petit arrêt à la source où un panneau nous indique le chemin parcouru jusqu’à Villandry. La source est composée de minces filets d’eau, qui se rejoignent pour passer sous la route en formant un infime ruisseau qui descend en cascade dans les prairies voisines jusqu’à Chard.

Source du Cher


Après La Roche, nous franchissons pour une première fois l’ancienne voie ferrée désaffectée, Ussel – Montluçon, qui bien défrichée ferait une jolie voie verte. Celle-ci suit le Cher et notre chemin s’en approche et s’en éloigne constamment pour la traverser une deuxième fois à Colombe.
De là, nous nous rapprochons du Cher que nous enjambons à l’entrée et à la sortie de Chard. Au passage nous apercevons le château construit en 1450 blotti au milieu d’une végétation luxuriante.

Le Cher à l’entrée de CHARD
Le Cher à la sortie de Chard avec son château


Sur notre gauche toujours le Cher, nonchalant et paisible mais déjà bien marqué, il se promène dans les prairies à l’herbe haute où un troupeau de charolaises se régale. 
Passage à nouveau sous la voie ferrée que nous suivons cette fois. Arrive le lieu-dit Les Mouqueix où nous l’abandonnons ainsi que le Cher, nous aurions volontiers continué cette vallée, dans ce cadre tranquille et reposant, mais notre itinéraire se dirige vers l’est.
Direction Les Vergnes et son Château du début du 20°S qui est difficile à approcher car le propriétaire a privatisé le chemin. Le retour se fait en empruntant tour à tour petites routes, chemins, sentes, voire des portions hors-piste en bordure de cultures ou en prairies fauchées, contraint encore une fois, suite au manque d’entretien ou à l’inexistence des chemins figurants sur la carte.
​De nombreux étangs petits et grands jalonnent notre trajet, mais déception à la vue du plus grand 52 ha, l’étang de Mondayraud, un des plus beaux des Combrailles transformé en désert. La berge fuit et depuis plusieurs mois il s’est vidé. Une mini catastrophe écologique s’est abattue sur cet étang qui représente un endroit symbolique. on peut seulement espérer que les travaux interviendront prochainement. La nature à plus que jamais besoin d’être protégée.
Tout au long du trajet, nous avons pu constater les stigmates de la grêle de la semaine dernière sur les toitures des granges et maisons environnantes.

Toit d’une grange percé par la grêle


​Retour aux voitures, la journée se termine comme commencée, temps couvert ponctué par de brèves éclaircies, mais une température idéale pour randonner.

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Dim 29/05/2022 Rando Chaîne des Puys – Beaune le Chaud

Animateur : Yves
Nombre de participants :  6 animateur compris ( 4 F, 2 H)
Météo : Journée ensoleillée avec quelques passage nuageux.
Distance : 22 Km 
Dénivelé :  850 Mètres
Durée :7 H 30 mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile reclassée moyenne pour le dénivelé
Kilométrage auto :  52 Km pour 1 véhicule et 1 véhicule sur place 
Temps de préparation :  2 h

ITINERAIRE :Beaune le Chaud, PC992, PC978, Puy de Laschamp, Puy de Beaune, Puy Pelat, Puy de Mercœur, PC1112, PC1083, Puy de Lassolas, Puy de la Vache, PC967, PC945, Beaune le Chaud.  


Peu de présents en ce dimanche de Fête des Mères et de week-end de l’Ascension mais cinq courageux tout de même. Nous partons de Beaune, coup d’œil rapide à l’église de la Visitation, construite en 1863, pour apprécier ses murs décorés. Sur le parvis nous découvrons face à nous les puys prévus sur le parcours du jour, les participants ne semblent pas effrayés.
Nous contournons les zones boisées au nord du village, avec à notre droite le maître de ces lieux, notre majestueux Puy-de-Dôme.

Le Puy de Dôme



Passage derrière le centre équestre de Laschamp avant l’assaut du puy éponyme. Le soupçon de hors-piste annoncé est bien là, car les sentiers qui mènent au sommet sont interminables et le plus court est le meilleur. La carte annonce une borne au point culminant, nous la cherchons et Pierre la découvre en premier. 

Pierre découvre la borne
La voila !



Nous descendons plein sud par une sente VTT relativement pentue, parsemée de nombreuses racines. Nous cheminons au 3/4 de leur hauteur les puys de Beaune et Pelat pour atteindre le PC1097 au carrefour du GR4. Nous nous élançons sur le Puy de Mercœur par le sentier classique. Pendant le pique-nique pris au sommet, nous aurons une pensée pour les Atlasiens qui en 2010 et 2011 ont démantelé ici, diverses antennes et une construction en béton. Nous quittons cet endroit par une petite sente à peine marquée mais qui raccourcit généreusement la distance.

Sommet du Puy de Mercoeur


Un peu de répit avant d’affronter les puys de Lassolas et la Vache. Les nuages laissent passer le soleil qui commence à bien chauffer, la sueur coule dans la montée. D’en haut la vue est super dégagée, on visualise le parcours de jeudi au loin.

Montée du Puy de Lassolas
Vue du haut du Puy de Lassolas



Après une bonne pause bronzage sur le haut du Puy de la Vache, les marches inégales de la descente se dévalent sans difficulté. Le retour sur Beaune se réalise tranquillement par les Cheires de Mercœur. La croix en pierre de la Roche Quairière nous interpelle au passage mais nous n’aurons pas de réponse. Arrivés aux voitures les parts généreuses du moelleux au chocolat de Corinne ont été appréciées de tous.

Bronzette au Puy de la Vache

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Jeu 26/05/2022 Rando Sud Chaîne des Puys –  Fontclairant                                                                              

Animateur : Yves
Nombre de participants : 15 animateur compris ( 7 F, 8 H)
Météo : Nuageux , couvert , éclaircie en fin de journée
Distance : 27 Km 
Dénivelé :  600 Mètres
Durée :7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile reclassée moyenne pour la distance
Kilométrage auto : 70 Km pour 2 véhicules et 35 pour 2 autres soit 210 km 
Temps de préparation : 2 h 30 

ITINERAIRE :Fontclairant, Puy de la Rodde, La Garandie, Espinasse, Fonsalive, Chevalard, Pessade, PC1063, Les Mazets,
Puy de Monténard, Zanières, Pindin, Veyréras, Fontclairant.

Le temps est couvert, bien gris, on devine quelques gouttes, certains voudraient se couvrir mais je le déconseille car nous attaquons le dénivelé de suite.
Nous traversons Fontclairant, passons devant la maison où nous avions pris le pique-nique lors de la grande distance de Thierry il y a 3 ans déjà, et nous voilà à l’assaut du Puy de la Rodde par une petite sente qui nous tend les bras. Nous ne gagnons pas le sommet car très encombré et n’offre aucune vue. La descente se fait face au Puy de la Combegrasse.

Puy de la Rodde



Nous contournons La Garandie par la droite où le camping semble déjà bien fréquenté en ce long week-end de l’Ascension. Direction le Puy de l’Enfer, appelé ainsi en raison de la couleur rouge de ses scories. Nous gagnons son cratère, entouré de falaises verticales, site qui a servi de carrière de pouzzolane autrefois. Sur les bords du cratère nous avons une belle vue d’ensemble sur la narce d’Espinasse. La narce est une tourbière formée lors de la rencontre entre le magma et le cours de la Veyre. Elle abrite la plus importante population de Ligulaire de Sibérie de France.

Cratère du Puy de l’Enfer
Falaises du Puy de l’Enfer



Nous continuons par “Le chemin des morts” emprunté par les habitants du hameau d’Espinasse pour aller enterrer leurs morts sur la commune d’Aydat. Nous passons Espinasse entouré de pâtures bien en herbe où les troupeaux importants donneront du bon lait qui servira principalement à la fabrication du fameux Saint Nectaire. Arrive Fontsalive, petit hameau tranquille sur ce plateau de plus de 1000m d’altitude où se détache une immense bâtisse en mélèze, “Le bonheur dans le pré” gîte de 800 m2 proposant 50 couchages.

Légère portion de route pour plonger sur le Chevalard, petit ruisseau limpide. Nous le suivons sur 2 kilomètres jusqu’à la route du Mont Dore que nous traversons au Pont de Chevalard. Nous nous engouffrons dans le bois des Rioux pour rejoindre le GR441 qui nous mènera à Pessade. Courte pause pique-nique, sous les arbres devant “Chouette parc” (parc d’aventure étonnement fermé), car le temps qui était resté couvert toute la matinée s’assombrit accompagné d’un air frais et d’une légère bruine.

Ruisseau du Chevalard



Nous quittons Pessade rapidement en direction de la vallée du Labadeau, passé la Côte Brulée le ressenti est meilleur, l’air frais a disparu, les mines changent et les échanges verbaux reprennent. Le parcours plus sauvage est bucolique mais beaucoup plus gras, le ruisseau impétueux s’accapare le sentier de temps à autre. 

En direction du Labadeau

Arrivés sous Saulzet le Froid nous apercevons le Puy de Monténard bien souligné à sa base par des haies de genêts aux fleurs épanouies.

L’ascension se fait sans difficulté, la pente est douce et régulière et le sentier agréable. Le ciel se dégage un petit peu, d’en haut nous pouvons voir notre cheminement depuis Pessade, mais le Sancy reste encore dans la brume.

Vue depuis le Monténard
Sommet fleuri du Monténard


Après la descente, nous gagnons Zanières, puis Pindin, sous un chaud soleil inattendu, pour rejoindre Veyréras. De là, simple formalité, le Chemin de Bouffevent bordé de magnifiques chalets, aux terrains entretenus et fleuris, et d’incroyables maisons d’architecte, nous ramène à l’entrée de Fontclairant. Le petit quatre-heures maison offert par Claude est apprécié de tous.

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Jeu 21/04/2022 Rando Limagne d’Issoire – Perrier

  
Animateur : Yves
Nombre de participants : 13 animateur compris ( 8 F, 5 H)
Météo : Brumeux et couvert, éclaircie en fin de journée
Distance : 25 Km 
Dénivelé : 750 Mètres
Durée :8 H  mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 26 Km pour 1 véhicule et 60 pour 2 autres soit : 146 km 
Temps de préparation : 2 h

ITINERAIRE :Coudes, PC418, PC459, Chadeleuf, Neschers, PC474, PC479, PC511, Pardines, Puy de la Chèvre, Roche noire, Le Coudert, Perrier, Côte Chapelot, PC544, Le Py, Le Tuzo, PC459, PC511, PC503, Sauvagnat Ste Marthe, La Pellière, Les Carpes, La Ronzière, Coudes.  

Brumeux, couvert et quelques gouttes ce matin pour le départ face à la villa néo-classique de Beauvezeix à la sortie de Coudes. Après la traversée de la Couze Chambon sur une passerelle intrigante, nous grimpons rapidement sur le plateau direction Chadeleuf. Ancienne seigneurie de l’abbaye d’Issoire où nous contemplons les deux tours ronde et carrée qui délimitent les anciennes fortifications. 

Tour carrée de Chadeleuf


Notre parcours redescend sur Neschers pour rejoindre la Couze. Village construit sur la fin de la cheire du Tartaret, volcan ayant formé le lac Chambon. Regard sur les 2 ponts qui s’y trouvent mais surtout sur le plus ancien, où passait jadis une voie romaine, bien conservée et bien restaurée.

Pont gallo romain de Neschers


Nous remontons sur Pardines, construit au bout de la falaise d’un plateau basaltique. En 1733 soixante bâtiments furent détruits par un glissement de terrain séparant la falaise en deux parties sans faire de victime heureusement. Passage au pied des falaises encore présentes pour gagner Le Coudert et Perrier. Lucette aux yeux de lynx nous présente les 2 morilles qu’elle vient de dénicher.

Morilles


Perrier, point d’orgue de la rando du jour, le village des Roches très connu pour ses grottes troglodytes au nombre impressionnant de 300 dont les dernières furent habitées jusqu’en 1945. Nous prenons le temps de déambuler pour les revoir, apprécier les restaurations faites par une association locale ou les découvrir pour certains. L’endroit est idéal pour la pause pique-nique sous un soleil timide mais bien présent.

Grottes
Tour Maurifolet


Petite escalade sur la Chaux de Perrier et traversée du plateau de Pardines face à Boissac. Là le chemin se perd et un petit passage hors-piste sera nécessaire pour atteindre le ruisseau de Boissac. Nous le longerons gaiement avant de remonter sur Sauvagnat Ste Marthe. A la sortie du village un petit monticule surmonté d’une croix nous tente et nous le gravirons sans difficulté malgré une sente très abrupte.

Le monticule de Sauvagnat Ste Marthe

De là nous apercevons presque nos voitures, il nous reste quatre kilomètres qui se feront facilement. D’abord une descente sur Coudes à  proximité de l’autoroute et ses nuisances sonores et nous regagnerons le départ par une petite sente qui serpente le long de la Couze, enivrés par l’odeur de l’ail des ours.

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Jeu 24/03/2022 Rando Livradois – Laps

Animateur : Yves
Nombre de participants : 22 animateur compris ( 9 F, 13 H)
Météo : Journée ensoleillée et chaude
Distance :  22 Km 
Dénivelé : 730 Mètres
Durée : 7 H 10 mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 60 Km pour 2 véhicules et 30 Km pour 3 autres soit : 210 Km 
Temps de préparation : 1 H 30 mn

ITINERAIRE : Laps, PC619, Bois de Glaisne , Puy Pendu, PC570, Lide, Roche, Cerfeuil, Château de Coppel, Coppel, Layras, Les Coins, Boisseret, Le Champ Blanchi, Le Champ des Pierres, Contournat, PC547, Calais, Col de Potey, PC604, Laps

Déjà beau soleil ce matin en quittant Laps. Dès la sortie du village, premier dénivelé en direction du Bois de Glaisne et du Puy Pendu, une traversée de route, une portion de hors-piste et nous retrouvons le sentier dans le bois. Les couches s’enlèvent une à une et les premières gouttes de sueur apparaissent. 

Poste de douane avec douanier


Nous descendons maintenant sur Lide et Jarlat avant de remonter vers la Principauté de Roche – Le Cerfeuil où documents en main nous pouvons passer la douane. Aucun de nous n’est retenu et le groupe peut grimper sur le piton rocheux de Notre Dame de la Roche. Tout le monde apprécie la vue à 360° illustrée par 4 belles tables d’orientation bien détaillées et bien positionnées. L’Aiguiller, le Baladou et le Puy de Louire se dévoilent à gauche du Puy Saint Romain à l’Ouest avec la Chaîne des Puys dans toute sa splendeur. Au Nord les 2 Turlurons se dressent fièrement dans la Limagne. A l’Est 3 châteaux s’exhibent sur leur bute respective, Coppel, Montmorin, Mauzun, avec en toile de fond le Forez. Au sud le Pic de Cheix Blanc et les bois de la Comté. Contraste important avec mon passage 10 jours avant accompagné par la pluie et le brouillard.

Notre Dame de la Roche


​Cet endroit est tellement accueillant que le groupe voulait pique-niquer en ce lieu apaisant, mais ce n’est pas l’heure, d’autres découvertes nous attendent.
Demi tour sur Roche et Le Cerfeuil afin de s’imprégner de la totalité de la (Principauté) avant de rejoindre Coppel et les ruines de son château du 13°S. Visite méthodique et pause méridienne étalée sur l’ensemble du site, soleil pour certains, ombre pour d’autres, mais pierres pour tous. L’ensemble surplombé par cette tour aux 3/4  détruite mais dont la partie restante semble indétrônable.

Montmorin et Mauzun vus du Château de Coppel


Notre parcours continue sur Layras où un chemin bien abandonné nous fera faire un deuxième tronçon de hors-piste dans un champ bien humide. Direction Les Coins où le nom du lieu-dit aura un sens pour nous car nous bifurquons complètement à gauche pour continuer plein Ouest en direction de Contournat. Gauche droite, droite gauche aux milieux des cultures, de ce fait la vue à l’horizon change constamment et ravit certains participants attentifs à l’environnement.

Le grand Turluron

Nous apercevons difficilement le Manoir de Saint Cirques et le domaine de Marcillat dont la partie habitation n’a rien à envier à une magnifique demeure bourgeoise.
A Contournat nous prenons le temps de contempler le château, presque quelconque, dommage ! mais surtout de s’informer sur l’existence de la chapelle. Histoire inconnue de tous, qui montre que des Auvergnats ont joué un rôle non seulement dans l’histoire de notre pays, mais aussi aux Etats-Unis. L’enfant du pays Monseigneur Benoit Faget 1er évêque du Middle West en 1808 et 2e évêque des Etats-Unis en est un bon exemple.

Chemin entre les cultures


La remontée se fait gentiment jusqu’à Calais où un couple en pleine rénovation de leur habitation sera content de faire la causette. Nous voici au col de Potey, une dernière petite grimpette et nous glissons sur Laps.
Le bar du village prévenu ce matin nous a préparé les tables. Une boisson désaltérante, appréciée en cette journée de première chaleur, accompagnera les nombreux cakes maison confectionnés en l’honneur de l’anniversaire d’une animatrice et de 2 animateurs nés respectivement les 10,11,et 12 mars.
Moment de convivialité apprécié de tous !

Présentation des cakes maison

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Dim 20/03/2022 Rando Les côtes de CLERMONT-FERRAND

Animateur : Michel D.
Nombre de participants : 10 animateur compris (6F, 4H)
Distance : 22 km
Dénivelé : 850 m
Durée pauses comprises : 7 h3
Durée de marche : 5 h30
Classement Atlas : Facile
Météo : couvert sans pluies, fraicheur sur les hauteurs
Terrain : quelques passages gras si non sec
Kilométrage auto : 0 Déplacement en Tram
Préparation et rédaction : 2 h

           

ITINERAIRE :  Parking Quillot – Ancien hôpital de Sabourin – Puy de Chanturgue – PC502 – Oppidum – Tour télécom – Cimetière de durtol – D55a – PC553 – PC543 – Les hauts de Chamalières – Voie romaine – PC682 – PC723 – PC692 – Sente en descente sur le rond point du stade de Royat – Descente sur l’église fortifiée de Royat et visite – Chapelle oratoire avec son magnifique monument au morts – Dernière montée vers le Puy de Grave Noire – Sente dans l’ancienne carrière – Sente jusqu’au PC668 – Descente sur le lotissement de Grave Noire – Ancien practice de golf – Arrivée place Henry Dunant .   

Belle sortie originale, apprécier de tous, sur sentes, chemins, quelques passages goudronnés, et le retour en Tram.

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