Animateur : Michel J. Nombre de participants : 7 dont 2 femmes et 5 hommes. Météo : jeudi, nuageux et fin de journée ensoleillée ; vendredi, frais et couvert en grande partie, orage court mais violent vers 21h00 avec tonnerre, éclairs et grosse pluie ; samedi, ciel dégagé le matin avec une forte humidité et périodes ensoleillées ; dimanche, pluie fine une partie de la nuit avec quelques coups de tonnerre lointains, averses en matinée puis éclaircies temporaires avant une grosse pluie sur les quelques kilomètres avant Clermont. Classement du séjour : moyen voire difficile pour les jours 2 et 3 Temps de préparation et de rédaction : 10 heures
Le mot de l’animateur. Avant ce séjour 1 circuit de préparation a été proposé le dimanche 26 avril avec près de 70 kilomètres et 953 m de dénivelée positive se rapprochant du profil du séjour J2 et J3. Cinq adhérents ont participé à cette sortie sur la journée (voir compte-rendu). La météo a été assez clémente sur les 4 jours si on la compare aux informations reçues au cours de notre déplacement. Le cœur de ce petit massif était inconnu d’une majorité des participants. Nous avons circulé sur de petites routes à faible, voire sans circulation et des chemins d’exploitations faciles à l’exception de celui qui nous a conduit à la source de la Besbre où nous avons trouvé des amas de cailloux concassés nous obligeant à une attention particulière. C’est dans cette partie à la limite Est du Parc Naturel Régional du Livradois Forez que nous avons du composer avec des engins motorisés, 4 motos tout terrain et 5 quads qui ont eu l’amabilité de ralentir à notre contact. Globalement, le dépaysement a été total dans une nature à l’écart des grands axes, peu fréquentée à l’exception des rencontres mentionnées ci-dessus. Nous avons pu bénéficier pendant une majeure partie du parcours d’une tranquillité de roulage traversant de petits bourgs et lieux-dits à l’habitat bien entretenu, coquets et fleuris. La végétation sauvage n’a pas été en reste car ayant bien profité de la pluviométrie de l’hiver et du début du printemps, les verts des conifères ont mis en valeur le jaune éblouissant des genêts, les fleurs blanches des robiniers, des aubépines, des viornes et des prunelliers. Vers le Nord J3 et le retour J4, nous avons retrouvé une campagne composée de parcelles de blés, de jeunes plants de maïs, alignées également les premières feuilles de tournesol semé récemment, les champs denses de colzas défleuris à l’odeur entêtante, quelques prairies artificielles où les premières coupes ont déjà été assurées. Dans le ciel, à faible hauteur, milans royaux et buses variables à l’affût d’insectes et de campagnols dérangés étaient dans le sillage des machines. Le voyageur à vélo attentif peut voir ou découvrir de nombreux éléments en mouvement dans l’environnement, les hirondelles rustiques en quête de nourriture volant plus ou moins haut en fonction de la pression atmosphérique du moment, la poule faisane traversant la route sans crainte, l’écureuil sautant d’un arbre à l’autre sans se soucier des voyageurs, les chardonnerets quittant les hautes têtes des chardons un court instant à notre passage et que dire à l’approche des habitations des envolées bruyantes de moineaux domestiques. Même dans les moments qui peuvent paraître monotone, l’œil aux aguets peut surprendre quelque chose…. Point le plus au Nord de notre périple, le château fort de Billy (XIIIème siècle) nous ramène vers la civilisation et le beau temps aidant, nous allons être en contact avec de nombreux cyclistes et piétons sur la voie verte qui longe l’Allier. La prudence sera de mise également pour la traversée de Vichy rive droite où de nombreuses personnes déambulent sans trop se soucier des autres pratiquants. Les objectifs de ce parcours d’un peu plus de 250 kilomètres annoncés dans la notice d’information ont été atteints même si seulement 3 participants ont réussi à gagner les sources de la Besbre par un chemin d’exploitation, il est vrai peu confortable. L’ambiance dans le groupe a été bonne et les relations agréables. Le nombre de 7 à 8 semble être un élément important et déterminant pour une bonne harmonie.
ITINÉRAIRE. Données techniques fournies par une montre Garmin. Quelques petites différences sont à noter d’une montre à une autre. Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 1 : 50,68 296 m 380 m 16,3 km/h 3h06’ Clermont-Fd (musée Quilliot), Lussat, Lignat, les Martres d’Artière, Joze, Chez le Biaux, Nord de Lezoux, Étang de l’île, les Girauds Faures, Croix de chez Barry, la Croix Mozat, les Français, Puy Guillaume, camping municipal de Puy Guillaume. Les temps forts de l’étape : – les premières pentes de Chavaroux, et de Chez Marais – une harde de sangliers se dirigeant vers Chez le Biaux en ligne de crêtes – l’étang de l’île – la petite route à partir du lieu-dit les Français le long de la Dore – l’étang des graviers en soirée hors parcours
Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 2 : 57,46 1122m 760m 11,6 km/h 4h50’ Puy Guillaume, Chez Pourrat, vallée de la Credogne, cascade du Creux Saillant, Palladuc, les Hommades, la Guelle, Laspiaux, Arconsat, col de la Charme, source de la Besbre (alt. 1193 m), les Quatre Chemins, carrefour des Charbons (alt. 923 m), St Priest-la-Prugne (alt. 719 m), camping Le Paradou à St Priest-la-Prugne. Les temps forts de l’étape : – environ 40 kilomètres de montée depuis Puy-Guillaume (alt 275 m) et le point le plus haut (environ 1200m) pour atteindre, les sources de la Besbre. – entre le kilomètre 38 et le kilomètre 45, la pente moyenne de la route comprise entre 7 et 11 %. – la vallée de la Credogne, rivière d’une longueur de 27,8 kilomètres qui prend sa source à proximité du lieu-dit « Les Etivaux » et qui se jette dans la Dore entre Puy-Guillaume et Limons. – la cascade du Creux Saillant – Arconsat et sa terrible montée à la sortie du village sur 300 mètres environ – le col de la Charme (alt. 1106 m). – les sources de la Besbre
Cascade du Saillant sur la Credogne
Une des sources de la Besbre
Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 3 : 88,26 983m 1413 m 16,00 km/h 5h31’ St Priest, le col de Beaulouis (alt. 823 m) Matichard, le Moulin Neuf, Ferrières-sur-Sichon (alt. 555 m), la Croix des Barres (alt. 600 m), le Chat Blot, le Mayet-de-Montagne, Nizerolles, le Pouthier, La Croix Grangeon, Molles, la Bruyère, Domaine Neuf, St-Christophe, l’Alouette, D907, Périgny , Magnet, St Félix, Billy, voie verte de Billy jusqu’à Abrest, camping de la Croix St-Martin. Les temps forts de l’étape : – le col du Beau louis à 823 m d’altitude – le site des Bois Noirs Limouzat où a été extrait de 1954 à 1980, 6900 tonnes d’uranium actuellement un réaménagement est à l’étude… – la rivière Sichon en contrebas sur le gauche de l’itinéraire du Moulin Pommerie à Ferrières – le Pont des Soupirs – le passage d’une végétation fermée de type montagnard à un paysage plus ouvert collinéen. – le château de Billy – la voie verte le long de l’Allier…
Le Pont des Soupirs
Le Château fort de Billy
Kilomètres Dénivelé positif Dénivelé négatif Vitesse moyenne temps de roulage Jour 4 : 62,1 932 m 488m 15,3 km/h 4h03’ St Yorre, le Ruisseau, le casson, Montpensier, Demolle, les Maréchaux, les Fumoux, Vensat, Sanat, Maringues, St Ignat, Villeneuve l’Abbé, Ennezat, Targnat, Puy Chany, St-Beauzire, Gerzat, Clermont-Fd (musée Quilliot). Les temps forts de l’étape : – la vue sur la Chaîne des Puys avec la présence massive du Puy-de-Dôme – la quiétude des bourgs traversés – les voies semi-piétonnes de Maringues et le clocher dominateur de l’église Saint-Etienne.
Maringues
Accident : néant Problème mécanique : aucun Matériel mis à disposition par l’association : de marque Décathlon, 2 tentes modèle 900MT, 1 tente modèle 900MTL, 1 tarp (non utilisé).
Animateur : Yves Nombre de participants : 12 animateur compris ( 9 F, 3 H) Météo : Temps magnifique sur les 3 jours Distance : 52 km Dénivelé : 1135 m Durée : 17 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 540 km pour 3 véhicules soit : 1620 km Préparation et rédaction : 15 H
Jour 1 : Trajet 3h. Saut du Gouloux : 2km +50m 1h puis tour du Lac : 15km +60m 4h
Voitures chargées, c’est parti pour découvrir une partie du Parc Naturel Régional du Morvan. Massif de moyenne montagne, le plus petit de France au cœur de la Bourgogne. Cousin du Massif Central constitué de granite et de roches volcaniques, recouvert d’espaces agricoles en bocages, de grandes surfaces boisées, et d’un habitat dispersé. Massif montagneux abondamment arrosé par la pluie, 2000 km de cours d’eau, étangs, marais et tourbières font du Morvan une zone humide exceptionnelle. Nos randonnées nous permettront de fouler 3 départements : Nièvre, Yonne et Saône et Loire.
En fin de matinée, arrivée à Montsauge les Settons puis direction le Saut du Gouloux, site classé, trésor magique caché sous les arbres. Guidés par le tumulte de l’eau, nous arrivons devant cette belle chute de 10m où le Caillot a érodé le granite et créé une petite gorge.
Le Saut du Goulou
Les ruines de 2 moulins (l’un à farine, l’autre à huile) installés ici en raison de la force de l’eau qui ont fonctionné jusqu’en 1920 nous serviront de lieu de pique-nique à l’ombre, bercés par le bouillonnement de l’eau. Le retour se fait sous une belle forêt de feuillus, classée espace naturel sensible de 13ha. Malheureusement, une coupe rase d’épicéas scolytés transforme l’environnement. Nous reprenons les voitures pour nous diriger vers le lac des Settons tout proche. De part et d’autre de la route de grands tapis de scilles (jacinthe des bois) décorent les bas côtés
Lac des Settons : lac artificiel de 366ha au périmètre de 13km avec une profondeur moyenne de 6m, le plus connu et le plus animé des 6 grands lacs du Morvan, considéré comme station balnéaire. Cet après midi, c’est le tour du lac prévu au programme. Un peu de distance mais un dénivelé insignifiant. Le soleil est de la partie, et c’est bras nus et avec couvre chef que nous quittons une petite zone d’activité nautique en bord de plage et à proximité de notre camping. Nous arrivons au barrage construit entre 1854 et 1861 en bloc de granite d’une longueur de 271m de longueur et 20m de hauteur qui obstrue la rivière Cure pour faciliter le flottage du bois vers l’Yonne d’abord, puis la Seine pour arriver à Paris. Grande tradition Morvandelle, le Morvan servait à lui seul à chauffer Paris pendant tout un hiver. Vers 1920, avec l’arrivée du charbon, ce moyen de transport connait une diminution et cesse définitivement d’exister en 1924. Le lac est laissé à l’abandon pendant quelques années. En 1939, avec les congés payés, il devient lieu de loisirs. En 1956 ouvre le 1er camping qui sera suivi par d’autres établissements de villégiature et connaitra alors jusqu’à nos jours ses heures de gloire.
Lac des Settons
Le sentier suit vraiment le bord du lac ce qui créé une atmosphère agréable, souvent ombragé, avec quelques rayons qui traversent ça et là. Le déroulement du parcours est calme et paisible, peu de touristes encore en cette fin avril. Le tour est presque bouclé. Nous montrons au passage les 2 chalets qui nous serviront d’hébergement durant le week-end. Seul le chemin les sépare de l’eau. C’est avec bonheur que nous nous prélassons sur la terrasse face au soleil couchant avant d’aller savourer un excellent diner riche de sa salade Morvandelle.
Jour 2 : Vallée de la Cure 24km +700m 8h
Aujourd’hui samedi, ouverture de la pêche aux carnassiers. De nombreuses embarcations sillonnent le lac ce matin. Petit déjeuner pris, nous partons pour Dun-les-Places d’où part mon tracé pour explorer la vallée de la Cure, principale rivière du Morvan dont nous parlons depuis hier. Longue de 112km, elle rejoint l’Yonne à Cravant proche d’Auxerre.
Nous allons longer sa partie la plus sauvage en fond de gorge granitique. La Cure connait une vie torrentueuse jusqu’à Vézelay, spot de rafting et de kayak. Elle se faufile entre les blocs de granite et sous des voutes de feuillages.
La Cure
Au bois de la Pérouse, nous passons dans le département de l’Yonne, pour atteindre le rocher de la Pérouse, point culminant de ce département (563m) où une table nous permet de nous repérer et d’apercevoir des étendues boisées à perte de vue. Par endroits, la falaise finit presque dans l’eau et notre sentier se rétrécit. Ici, quelques voies d’escalade où des grimpeurs s’adonnent à leur sport. Peu après, un petit espace fera l’affaire pour la pause. Quelques courageuses font trempette dans une eau à température acceptable. Nous voici aux Iles Menéfrier. Nous sommes au bout de ma boucle, il faut revenir. Nous retraversons la Cure et repassons dans la Nièvre, le retour se faisant sur la rive gauche, en surplomb de la rivière. Le parcours ressemble à des montagnes russes, montées, descentes. Avec la chaleur, la fatigue commence à se ressentir, la fin approche et nous voilà de retour à Dun, appelé aussi “Oradour du Morvan” où, le 26 juin 1944, 27 hommes furent fusillés et le village pillé et brulé.
Jour 3 : Source de l’Yonne 4km +105m 1h puis Mont Bevray 7km +250m 3h15 puis trajet 2h45
Ce matin, nous quittons ce lac paisible et reposant avec un peu de nostalgie pour aller découvrir 2 autres sites caractéristiques plus au sud. Sur la route nous remarquons des étendues de plantations de sapins qui confirment que le Morvan est la première région productrice de sapins de Noël de France.
Premier arrêt : la Source de l’Yonne, affluent de la rive gauche de la Seine, qui prend sa source dans une tourbière au pied du Mont Prenelay. La Seine devrait être considérée comme un affluent de l’Yonne, et non l’inverse puisque celle ci a un débit plus fort à la confluence. Pourtant on considère depuis toujours que c’est la Seine qui coule sous les ponts de Paris. Départ du Port des Lamberts où le flottage du bois était pratiqué sur cette rivière qui n’est là qu’un petit ruisseau. Après avoir traversé la tourbière sur un ponton de bois, une hétraie majestueuse, nous atteignons enfin la source. L’eau suinte à chaque repli du sol mais une silhouette métallique de sourcier nous symbolise l’endroit exact.
Source de l’Yonne
Retour par une forêt de chênes où les restes de temples gallo romains montrent que le site a été exploité par l’homme puis abandonné.
Nous reprenons nos voitures pour quelques minutes car notre 2° site est tout proche. Le Mont Beuvray dont le sommet correspond à l’ancien oppidum de Bibracte. Bibracte est le lieu où, en 52 avant JC, Vercingétorix fut proclamé Roi des Gaules. Le but de la randonnée est de gravir ce mont tout en découvrant petit à petit les vestiges de l’oppidum. Nous entrons par la porte de Rebout au Nord, percée dans le rempart pour poursuivre par la porte de l’Ecluse et atteindre la Roche Salvée sur une zone dégagée. De là, la vue sur l’ouest s’ouvre largement. Au nord, nous apercevons l’antenne du Haut Follin point culminant du Morvan et de la Bourgogne. Dans la forêt, nous remarquons des arbres aux formes torturées qui semblent pousser de façon anarchique dénommés “Queules”, vestiges de haies tressées. Chacun laisse courir son imagination et voit surgir éléphant, pieuvre, salamandre et autres animaux improbables… Nous arrivons maintenant à la fontaine Saint Pierre, la plus abondante des 3 sources, lieu bucolique où nous prenons notre pique-nique. Nous sortons des flancs boisés pour arriver sur la pelouse sommitale où nous remarquons la planitude du sommet favorisant la vue. Le panorama est étendu vers le sud et en ce jour de beau temps exceptionnel, nous arrivons même à discerner les Alpes et le Mont Blanc au 4° horizon. Nous sommes au sommet “Le Porrey” 872m où trône un monument commémoratif. Pour la descente, nous déambulons sur la limite entre Saône et Loire, et Nièvre, entre les nombreux restes dégagés ou en cours de fouille : parc aux chevaux, maisons romaines, couvent, bassin en forme de coque de navire et centre monumental. Porte de Rebout retraversée, nous gagnons nos véhicules et c’est le retour sur Clermont. Le but de la visite de Bibracte était de faire le lien avec nos oppida locaux (Gergovie, Corent, Gondole) dans lesquels Vercingétorix a vécu et combattu.
Nous repartons avec des images plein la tête que nous repasserons en boucle sur le trajet de retour. Nous garderons en mémoire ces 3 jours avec une météo exceptionnelle, un hébergement et une restauration remarquables, et surtout un accueil extrêmement chaleureux. Merci à tous pour la bonne ambiance.
Animateur : Michel J. Nombre de participants : 7 animateur compris (1F, 6H) Météo : température fraîche au départ puis douce . Le soleil a été bien présent et chaud sans excès à découvert. Classement : hors catégorie Transport : un véhicule au départ du musée Quilliot pour gagner le point de départ de la manifestation, deux véhicules sur place et un véhicule pour ramener les participants au musée et un au point de départ du raid pour deux participants. Assistance au transport : Mady et Yves Kilométrage routier : 230 km (dépose des participants, ravitaillement et récupération des participants à l’arrivée) Véhicules utilisés : Mady Renault (Renault Kangoo) et Yves (Peugeot 3008) Temps de préparation, rédaction des divers documents et achat des éléments du ravitaillement : 6 heures Cartographie utilisée : carte Ign Top 25, 2531 OT. Matériel mis à disposition par l’association: une paire de bâtons de marche nordique 1,10.
Itinéraire tracé (données du logiciel openrunner):départ, parking des eaux de Volvic (alt 595 m), cheire de Bruvaleix, Sud Est du Puy de Paugnat, Est du Puy des Marais (km 5,5), les Fayes (alt. 827 m, km 7), D943 (alt. 894 m, km 8), Ouest Puy de Tunisset, Est Puy de Louchadière (alt. 1009 m, km 9,5 – 1ère pause. 5 minutes), Ouest Puys de Jume et de la Coquille, Nord puis Ouest Puy de Clermont (km 12), Est Puy Chopine, Ouest Puy de Chaumont (km 14), rond point de Vulcania (alt. 954 m, km 15,5), Chabanne Vieille, entre Puy de Balmet et Grand Suchet (km 19), Est Puy Fillu, la Stèle (alt. 946 m, km 21) ), D68 (alt.1009 m), D68- 2ème pause et rav. 15 minutes, Ouest Puy de Besace (km 23), Nord et Est du Puy de Salomon (alt. 1083m, km 25), D942 (alt. 979 m, km 26), Sud Lachamps, entre les Puys Pelat et Mercoeur (alt. 1093 m, km 29,5), entre les Puys de Pourcharet et de Montjuger, carrefour du Bois de la Madeleine (km 33), château de Montlosier – 3ème pause. 5 minutes, Sud Ouest du Puy de Vichatel, D2089 (km 36), Nord puis Ouest du Puy de Chaumont, Est du Puy de Combegrasse (km 38), Nord de la Garandie, D788 (km 40), Est de la Narse d’Espinasse (km 41), le Moulin de Saulzet. Arrivée Zanières (alt 1032 m) Données fournies par le logiciel Openrunner : 43,29 km et 1166 m de dénivelée positive et 705 m de dénivelée négative.
A mi-partcours…
Données collectées par une montre Garmin : durée du déplacement sans les pauses, 6 h 49’30 ; durée du déplacement avec les pauses, 7 h 30’ 25 ; distance : 43,11 kilomètres ; vitesse moyenne : 6,4 km/h ; dénivelé positif : 1180 m ; dénivelé négatif : 717 m.
L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont de l’activité : chaussures de trail, jogging ou legging plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …
Le mot de l’animateur. La météo était incertaine pour le dimanche, j’ai déplacé avec l’accord des inscrits, au samedi cette troisième édition. Un parcours en partie renouvelé par rapport aux deux précédentes éditions, histoire de faire connaître et de passer dans des chemins moins fréquentés en cette période de vacances. Nous avons été raisonnablessur le premier tiers du tracé puis sur les parties en faux plats montants, j’ai senti que la vitesse moyenne montait progressivement et que le groupe était en pleine forme. A l’arrivée, tous les participants très satisfaits du parcours et de l’effort fourni.
Un solide ravitaillement, assuré par Mady, adapté à ce type d’exercice, à base de fruits secs et frais, de gâteaux etc.. avec la possibilité de recharger les gourdes en eau. En amont de cette journée, une préparation a été proposée aux pré-inscrits avec trois boucles de 20le 10 janvier, 25le 14 février, et 35kilomètres le 07 mars 2026avec des profils proches du raid. Ces entraînements auxquels ont participé 35adhérents ont été complétés par la marche sportive du mois et les marches nordiques à allure soutenue du samedi matin. Je remercie les bénévoles, Mady et Yves qui se sont rendus disponibles pour être présents une grande partie de la journée pour la première et l’après midi pour le second pour assurer une présence sur zone en cas de problème et récupérer les participants et les ramener vers Clermont-Fd.
Ani mateur : Michel J. Classement Atlas Aventure : moyen Nombre de participants : 10 dont 7 femmes et 3 hommes.
Le mot de l’animateur. Ce compte rendu est synthétique car il est difficile de raconter 16 jours d’aventures dont 11 jours et presque 250 kilomètres parcourus à pied sans lasser le lecteur. Le participant retrouvera les émotions ressenties en regardant ses photos ou en lisant les notes ci-dessous. Avec ces quelques lignes, je veux également toucher les nombreux lecteurs extérieurs qui n’osent pas rejoindre le monde associatif par peur et méconnaissance. Des animateurs passionnés créent et l’association organise depuis plus de 30 ans bénévolement des séjours pour ses adhérents, du sur mesure que vous ne trouverez jamais dans le domaine marchand. Nous partons en petit groupe que ce soit en France ou à l’étranger. Pour les destinations un peu particulières, des réunions sont organisées, des entraînements peuvent être programmés. Avec nous l’aventure démarre en sortant de chez soi… Pour certaines et certains, le désert était une première. L’ambiance et la synergie de groupe ont fait se dépasser les moins aguerris. Bravo à eux ! Un premier bivouac, couché à même le sable dans son duvet et sursac à attendre que le sommeil vous gagne dans un silence absolu sous un ciel merveilleusement étoilé, moment unique gravé pour toujours dans la mémoire. Vivement le prochain départ !L’association avait mis à disposition des sursacs en goretex, 1 tente Hardwear Mountain de secours, un filtre à grande capacité pour l’eau. Le choix des photos a été difficile, il se veut le reflet de la vie en trek…
Découpage et observations jour après jour.. Le 22 mars 2026. Départ de l’hôtel Almas de Marrakech vers 08 h 45 pour un parcours routier qui nous fera passer par le col de Tichka à 2260 m d’altitude puis le contournement de Ouarzazate par l’ouest pour suivre la direction de Zagora. A N’kob, nous prenons la petite route qui mène à Iknioun (Ikniouen). Après une bonne quinzaine de kilomètres nous bifurquons dans un chemin de terre et gagnons un lieu-dit à proximité des portes de Bab n’ Ali, joyaux géologique de l’Anti-Atlas. Cette roche incroyable qui surgit de terre en deux immenses saillies culmine à 1 580 mètres.Cinq cents mètres à faire à pied pour découvrir face à l’ouest, le bivouac du soir dans un décor de carte postale. Nous ne sommes qu’à un peu plus de 2600 kilomètres de la France et c’est déjà le dépaysement total.
Les portes de Bab n’Ali
Après le choix des tentes et l’installation habituelle, je rassemble le groupe pour une présentation de la zone géographique du Sarhro (Saghro, Sarghro) et le positionnement des différents autres massifs du Maroc dont la plupart (en gras) ont été parcourus à pied, à plusieurs reprises par l’association. Rif, Moyen Atlas, Haut Atlas Occidental, Central et Oriental, Anti-Atlas avec le Siroua et Sarhro. Le 23 mars 2026. Notre équipe est composée de 5 muletiers (Ahmed, Idir, Ahmed 2, Lahcen 1, Lahcen), 1 cuisinier (Adi) et d’un guide Ahmed. Une grande partie de l’équipe a déjà travaillé avec moi et notamment le guide et le cuisinier que j’avais demandés. La direction prise est Est-Nord-Est, Lahcen, l’ancien que je précise par un (1) nous accompagnera sur toute la partie montagneuse.
Cheminement sur le massif montagneux du Sarhro
La mise en jambe a été rude car le cheminement n’est pas facile dans un terrain accidenté où les traces sont plus des sentes d’animaux que de véritables sentiers. Après avoir traversé la bande goudronnée de la veille et un petit oued, l’Aka n’Oufourar qui arrose une palmeraie et un bassin de rétention nous évoluons dans un terrain vallonné qui nous amène sur le versant Nord du massif du Sarhro où nous pouvons apercevoir arrivés au col sous un vent frais et pénétrant, en contrebas le bivouac dressé à proximité de Tichki à plus de 2000 mètres d’altitude, composé de deux tentes mess, blanches et de 5 tentes biplaces, 2 vertes et 3 rouges. Il est déjà tard. Après une longue descente, nous rejoignons l’équipe qui a pris un chemin différent et plus rapide que nous pour ne pas fatiguer dès le début les animaux de bât. Le soleil décline rapidement pendant que nous prenons l’habituel thé à la menthe. Distance (D), 23 km ; durée de la rando (DR) ; 7 h 50 ; dénivelé positif (DP) 1271 m ; dénivelé négatif (DN) 638 m. Le 24 mars 2026. Le vent d’Ouest a soufflé par rafales jusqu’à 1 h 00 du matin. Le réveil se fait doucement vers 07 h 00, heure qui deviendra la nôtre pour le lever pendant tout le trek, après une nuit sans bruit parasite, troublée un peu avant 06 h 00 par l’appel à la prière de la mosquée toute proche. Aujourd’hui, l’objectif à atteindre est le sommet du massif, l’Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude. Le temps est frais et les nuages présents forment une strate régulière. Dès le départ, la montée est rude, le dénivelé négatif d’hier pour atteindre le bivouac doit être remonté sur un terrain pierreux où n’existe pas de cheminement bien tracé. Le groupe des muletiers en contrebas se fait tout petit. Seuls les nomades s’aventurent ici pour accompagner leurs troupeaux de chèvres, moutons et dromadaires. Les pluies d’automne et d’hiver inhabituellement abondantes ont fait reverdir la montagne pour le plus grands bonheurs des Ait Atta, berbères semi-nomades occupant cette zone géographique. Le massif du Sarhro éloigné de l’océan atlantique reçoit 100 mm au Sud et 300 mm de précipitions sur la partie montagneuse. L’odeur de l’armoise, écrasée sur notre passage titille le nez. Nous suivons le bord Nord du massif avec une orientation grossièrement Est. Des détours sont obligatoires pour éviter rognons rocheux et fonds de petits canyons où stagnent de l’eau.
Vers le sommet de l’ Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude
Au bout de 9 km et 05 h 30 de déplacement, le sommet est atteint accompagné par une légère précipitation de grésil. Pas un bruit si ce n’est le vent qui souffle plus ou moins régulièrement et fort. Silence trompeur car la vie existe dans ce désert de pierre, les fientes de gallinacés en témoignent. Au total, sans chercher, trois perdrix se sont envolées à notre passage et pour l’œil aux aguets, fourmis, papillons, lézards et divers insectes étaient bien présents. Sur une dernière crête, nous apercevons en bas, l’emplacement du bivouac à 2545 m d’altitude. Il nous faudra encore deux bonnes heures pour descendre un couloir rocheux qui laissera sans doute un bon souvenir à une majorité des participants. Lahcen (1) patiente avec Mady et attend les retardataires avec beaucoup de détachement et de bienveillance… D 15 km ; DR 8 h 30 ; DP 955 m ; DN 966 m le 25 mars 2026. Deux petites averses au cours de la nuit, quelques aboiements de chiens inévitables à proximité des villages. On quitte Tanemalt par une sente puis par une route en construction poursuivie par un long chemin muletier sur une courbe de niveau. Espace sauvage à 1850 m d’altitude où pousse l’herbe Alfa. Elle pousse en touffes d’environ un mètre de haut. Ses fibres sont utilisées et recherchées pour la fabrication de pâte à papier qui donne un papier de haute qualité mais elles servent aussi à la fabrication de cordage. Ses graines germées peuvent être consommées par l’homme. Ses feuilles tressées sont utilisées à confectionner des paniers, des couffins, les jeunes feuilles quant à elles, servent de fourrage aux animaux tels les chevaux ou les chameaux, la plante est trop riche en “lignine” pour nourrir les autres herbivores (éléments trouvés sur internet). Elle est ou était utilisée par les locaux pour servir de rembourrage aux coussins (dixit Ahmed).
Planche Flore à minima…
Une longue journée qui se termine par une large route non achevée au bord d’un oued où profitent palmiers dattiers et différentes cultures, luzerne, roses, amandiers. Ces nouveaux tracés qui succèdent aux chemins muletiers allant de lieu-dit à village est sont la conséquence de recherches minières en cours par la Chine, la France et l’Allemagne. Les tentes sont installées mais pour peu de temps. Le Chef du village et le maire se présentent et nous interdisent le bivouac à cet emplacement soit disant parce que l’organisation n’a pas fait de demande écrite officielle. Pas de problème, un peu de débrouillardise et nous trouvons pour 600 dirhams une maison à louer à proximité. La pluie du soir et les averses de la nuit nous seront évitées. L’endroit est convivial et notre équipe travaille dans de meilleures conditions. Une jeune fille offre des roses à deux équipières. D 27 km ; DR 6 h 40 ; DP 432 m ; DN 1149 m Le 26 mars 2026. Après une fin de nuit marquée par le tonnerre, nous quittons le lieu vers 09 h 00 sous une pluie fine qui durera pendant quelques kilomètres. Nous marchons sous la cape ou veste, sursac sur le sac, entre cultures puis dans le lit d’un oued secondaire éphémère dans un environnement anormalement fleuri. Le vallon est large, les reliefs de part et d’autre s’abaissent progressivement puis s’ouvre brutalement sur un plateau immense où quelques mouvements de terrain érodés limitent l’horizon. Nous atteignons, le « reg » plateau caillouteux composé de petites roches. La pause de midi à Tafoufente se déroule à l’abri du soleil sous un tamaris à proximité de la seule construction, un puits de nomade où l’eau est à 2 mètres de la margelle. L’observation permet de découvrir de grosses et belles grenouilles. Comment sont-elles venues ? Des bulles remontent du fond…Fermentation des algues ? Les têtards se nourrissent de larves de moustiques et nous assistons au gobage d’un papillon par une grenouille. Nous reprenons en direction du Sud- Sud-Est. D’autres observations sont à venir, une fourmilière et à 2 mètres une termitière. Étonnant lorsque l’on sait que le premier prédateur des termites sont les fourmis ! Un scorpion traverse le chemin devant Marie Hélène, belle rencontre immortalisée par une photo.
La vie est bien présente sur le reg et l’erg….
Après 4 kilomètres, c’est la fin de journée, petite journée ! L’orage posté sur la montagne d’hier est maintenant juste au dessus de nous, le ciel est d’un noir impressionnant, et se déchaîne. Durant 2 heures, pluie et quelques grêlons. Le sol est vite détrempé et l’eau s’écoule entre les tentes vers les points bas où se forment des mares. Les muletiers ont construit à la hâte des rigoles…
Bel orage sur le reg….
Ce soir le bivouac est situé à Timghrarine, deux maisons et un jardin d’Eden où poussent palmiers dattiers, vignes, amandiers, oliviers, grenadiers et figuiers le tout arrosé au goutte à goutte, l’eau étant tiré du sol par des pompes alimentées par des panneaux photovoltaïques. Ahmed nous propose de dormir chez l’habitant de l’oasis, un berbère en fermage qui gère la propriété. Après contact avec son patron, nous nous installons dans une modeste pièce unique mais au sec. Une grosse activité électrique vers le Sud-Est dans un magnifique cumulonimbus. D 15 km ; DR 3 h 40 ; DP 66 m ; DN 366 m Le 27 mars 2026. Petite pluie au lever du jour qui va se prolonger une partie de la matinée, les hauteurs du massif du Sarhro sont accrochées par des nuages noirs. Le ciel est chargé dans toutes les directions, le plafond est bas. Inhabituel à cette époque de trouver une telle humidité sur le reg.. Nous passons quelques oueds peu larges, ni profonds où se trouvent de grandes flaques d’eau. Le sol sableux s’enfonce sous les pas des mules chargées. L’orientation est Sud. Après 11 kilomètres seulement, Ahmed nous précise que nous allons bivouaquer à la sortie du village de Wawegloute après les dernières maisons. Une route large et goudronnée est à proximité. Peu de circulation sur cet axe qui conduit à Tazzarine puis à Merzouga. Installés sous un bel acacia pour se protéger du soleil revenu, nous voyons passer sur ce long ruban asphalté des voyageurs à vélo. Un responsable administratif se présente pendant que nous pique-niquons pour nous signifier que l’on ne peut dormir sous des tentes à cet endroit.
Pique-nique à l’abri du soleil …
L’histoire se répète… Depuis l’assassinat des suédoises sur le Toubkal, il y a quelques années, les bivouacs à proximité de maisons semblent interdits sur l’ensemble du pays. Nous avions déjà subi ce refus lors d’un trek à proximité de la vallée des Ait Bouguemez dans le Haut Atlas central. Après la visite d’une maison en fin de construction à proximité que le guide refuse, nous repartons en arrière sur plusieurs kilomètres et nous nous installons dans la cossue maison familiale du responsable administratif moyennant quelques dirhams. Il nous guide dans un jardin où poussent de nombreux arbres, similaires à la veille. L’orage arrive et nous nous réfugions dans ce vaste habitat… D 11 km ; DR 3 h 10 ; DP 48 m ; DN 127 m le 28 mars 2026. Nuit calme dans cette maison spacieuse. Nous traversons et longeons peu de temps la route peu passante qui mène à Tazzarine. Ahmed l’a empruntée hier soir avec le véhicule pour un ravitaillement à la ville. Avec l’orage, d’après ses dires, seules les voitures assez hautes pouvaient passer les ponts submergés par les pluies…La maison en construction que l’on nous proposait la veille est toujours là et le chantier n’a pas avancé. Un long vallon large où le fond de l’oued est encore humide. Les acacias ont bien bénéficié des pluies et neiges hivernales et de ce début de printemps. Les dromadaires nos nouveaux animaux de bât passent d’un pas léger entre les arbres. Le paysage est reposant et nous avançons à bonne allure entre 4,6 et 4,7 km/h, le matin et plus de 16 km avalés. L’équipe a changé hier soir et nous avons dit au revoir à nos 5 muletiers en les remerciant pour leur travail et les gratifiant d’un pourboire individuel apprécié. Nous avons gardé Adi, le cuisinier, un chamelier Ali, un aide cuisinier Assan et Ahmed (3) complète la team ! Compte tenu de la difficulté à trouver de l’eau pour boire et pour la cuisine, un 4×4 nous accompagne et aura pour fonction de nous ravitailler et de transporter une grande partie des bagages, les 3 dromadaires, 2 costauds et 1 jeune en apprentissage portant le reste, quelques sacs, les nattes, les matelas pour le pique nique. L’après-midi se fait en 2 heures avec une orientation Est. Au loin sur notre droite, une petite chaîne montagneuse parallèle à notre déplacement. Bientôt l’arrivée après avoir traversé une piste rectiligne goudronnée sur la partie centrale, une moto passe, le conducteur nous à disposition du passant. Le campement est adossé à nos premières dunes. L’endroit est idyllique sans un bruit avec de l’eau à quelques centaines de mètres ce qui permettra de faire une toilette complète. Le village de Tarbalt (Taghbalte) se distingue au loin du haut de la dune de 30 m. Le dîner est pris en plein air sous une douce chaleur. Un passage d’hirondelles, rustique, de fenêtre accompagnées de martinets noirs se ravitaillent en survolant les acacias. D 24 km ; DR 5 h 30 ; DP 56 m ; DN 216 m Le 29 mars 2026. Encouragés par l’animateur, 9 des participants ont dormi à la belle étoile dans les sursacs à l’abri de la dune. La nuit a été très calme, une légère brise a soufflé d’Est et des nuages en milieu de nuit se sont rassemblés et apporté un peu d’humidité au petit matin. La température à cette altitude, 800 m environ est douce comparativement au bivouac à plus de 2000 m. Nous progressons dans un large vallon avec sur la droite une ligne rocheuse qui se couvre par endroit du sable venant du Sahara algérien. Nous perdons gentiment de l’altitude…A ce vallon succède un plateau pierreux où les points de repère, mouvements de terrain et acacias se voient de loin. Cap face au soleil puis légèrement Est-Nord-Est. Ce soir l’emplacement est moins sympa, on entend le bruit d’une machine qui fore à la recherche d’après Ahmed de cuivre et de fossiles. La journée a été dans l’ensemble plus chaude en plein soleil. Sur la fin du parcours, nous traversons une culture de cumin en fleurs, herbes rases bien vertes avec une multitude de petites fleurs qui seront bientôt graines avant les grosses chaleur et ramassées à la main. Le terrain relativement facile permet de suivre ou de précéder les dromadaires.
Le groupe conserve sa bonne humeur aidé par un cuisinier qui nous a préparé ce jour là pour le goûter, des beignets… D 22 km ; DR 04 h 55 ; DP 96 m ; DN 158 m le 30 mars 2026. Nuit agitée. Vers 01 h 00 du matin, un vent fort s’est mis à souffler, mettant à plat une tente Vaude. La tente mess est mise au sol. Au petit matin, nous déjeunons dans la tente cuisine, le vent réagit par rafales et chacun conte son aventure. L’orientation de la journée reste Est par moments Est-Nord-Est. Un voile sableux occupe l’atmosphère sans pour autant masquer les reliefs sur 360°. Après avoir franchi un vaste oued où l’humidité est encore présente, l’argile de surface se craquelle, se courbe sous l’effet du soleil et du vent. Nous attaquons une jolie partie de dunes bien formées. Les courants d’air construisent des crêtes effilées au sable mou et des cuvettes où nous glissons plaisamment.
Le vent souffle mais nous échapperons à la tempête de sable
Bientôt le pique-nique à l’abri d’une maison en pisé que nous partageons avec l’équipe. En ces lieux, tout est bon mais Adi ravit nos papilles un peu desséchées. Après le traditionnel thé à la menthe, nous ferons honneur à un plat de lentilles chaud suivi d’une salade variée avec une orange délicieuse récoltée à maturité, c’est la pleine saison. Nous profitons de cet arrêt pour distribuer quelques bonbons aux enfants des nomades et acheter quelques babioles fabriquées par les femmes. Ces nomades se sont sédentarisés et travaillent à l’entretien d’une grande propriété clôturée. Depuis, que nous avons atteint l’erg, nous pouvons observer plusieurs coléoptères, le scarabée noir et un cousin plus effilé avec de jolis points blancs sur sa carapace (non identifié). Les oiseaux occupent par moment le ciel, des hirondelles rustiques au-dessus des tamaris, un rapace de l’envergure d’un milan mais avec le dessous des ailes blanchâtres, peut-être une buse pattue ? La journée s’achève au rythme de chacun paisiblement… D 23 km ; DR 5 h 30 ; DP 480 m ; DN 524 m le 31 mars 2026. La nuit a été douce sous une pleine lune qui nous empêche de distinguer la voie lactée. On ne se pose plus de questions sur la direction à suivre, nous voyageons toujours plein Est, sable mou, sable dur, erg, hamada, trajet sans beaucoup de relief avec un dénivelé positif qui dépassera à peine 100 m en fin de journée. Le pique-nique est pris dans un abri ouvert construit avec la matière première trouvée sur place. Un marabout, petite construction aux formes caractéristiques à la mémoire d’un pieux musulman et vénéré comme un saint de son vivant ou après sa mort est à proximité de notre environnement ainsi qu’un cimetière de nomades.
Un cimetière de nomades…
Puis c’est un peu le retour à la civilisation, on voit passer de loin en loin des véhicules 4 x 4 et des motos, l’espace est vaste mais un fond sonore irrégulier s’installe, nouveau pour nous qui vivions dans le silence jour et nuit. A proximité de notre bâtisse de l’instant, un hôtel grand luxe et de nombreuses tentes prêtes à accueillir en avril, semble-t-il le tourisme mécanique et des coureurs à pied. Il nous faut repartir et franchir un oued bien en eau. Ali, le chamelier cherche un passage, nous le suivons de loin de loin. L’argile de surface est glissant et les chaussures se chargent d’une gangue de boue. Une moto s’enlise à mi-roues, l’aventure à tous les niveaux. Certaines quittent les chaussures d’autres les gardent mais tout le monde glisse dans la bonne humeur. Les dromadaires semblent apprécier modérément le passage ! Des pistes un peu partout du Nord au Sud de l’Ouest à l’Est, ça roule à droite et à gauche. De nouvelles tentes en nombre, blanches et noires sur une zone importante. Rien d’excitant pour moi ! Un cordon dunaire sera pour ce soir notre havre de paix où autour d’un bon thé à la menthe nous oublions le vrombissement des moteurs. D 29 km ; DR 07 h 50 ; DP 104 m ; DN 101 m Le 01 avril 2026. Pas d’humidité pendant la nuit, les sursacs sont secs. Ahmed nous annonce la dernière longue journée du trek. Nous quittons le bivouac vers 08 h 45 et l’air est déjà chaud. Le chamelier nous rattrape rapidement, poussé par le rythme régulier des dromadaires qui avancent quel que soit le terrain à 4,5 km/h. Un petit col à passer, sur la droite des véhicules en bivouac puis toujours orientés à l’Est un long passage mi-sableux, mi-caillouteux avec des acacias qui permettent de trouver de l’ombre aux arrêts. Des buggys et autres formes de 4 roues et 2 roues passent plus ou moins loin de nous et troublent le silence ; silence qui nous a accompagné pendant des jours. Bienvenue dans la civilisation ! Notre orientation, change brutalement, une mésentente entre le pilote du 4×4 et le guide sur le lieu du pique-nique nous fait faire un gros kilomètre Sud-Est pour prendre le déjeuner sous un maigre acacia. Après une pause et la récupération des dromadaires qui malgré une entrave arrive à s’éloigner du campement, la direction est de nouveau Est avec quelques variations en fonction du terrain. L’oued Driss large et puissant lorsqu’il est en eau, est traversé sans problème par un passage qui s’assèche progressivement.
Passage de l’oued Driss, l’argile commence à sécher …
Il devait être difficile à passer au moment des orages. Encore une belle journée qui s’achève par un bivouac protégé par de belles dunes de sable, un peu plus jaune que la veille. Un grand corbeau était encore présent dans la matinée. Seul, il semble nous suivre depuis plusieurs jours. Est-ce que cela est possible ? Je profite de la fin de journée, pour évoquer nos précédents voyages dans cette zone, un peu plus au Nord de notre position. J’échange avec Ahmed sur la bataille de Bougafer en 1933 entre l’armée française et la tribu des Ait Atta lors de la campagne de pacification du sud marocain. A l’occasion du passage en 2008 sur le champ de bataille, j’avais trouvé le couvercle, bien conservé d’une boite de conserve en date du 04 février 1929 qui provenait d’une ration alimentaire de 300 grammes de bœuf assaisonné provenant d’un abattoir industriel de Chasseneuil du Poitou. Ce soir tout est réuni, le silence est revenu, la dune est haute et magnifique et un puits pourra nous permettre de faire une grande toilette. D 28 km ; DR 06 h 45 ; DP 207 m ; DN 208 m Le 02 avril 2026. Pour celles qui dorment à la belle étoile, une brise marquée d’Est s’est levée pendant la nuit apportant une douce fraîcheur au niveau du visage. Après un vallonnement rocheux et un plateau caillouteux, nous traversons de longues mouvements de dunes d’un jaune brillant immaculé que personne n’a foulé peut-être depuis longtemps. Le décor est somptueux et presque infini. Bientôt nous sommes rattrapés par la civilisation. En bordure Sud de ce vaste erg, une piste en contrebas se dessine et bientôt le bruit des moteurs se fait entendre. Nous bifurquons vers un alignement d’hôtels. La fin du trek est proche et plutôt que de longer cette piste bruyante où circulent 4×4 et motos, je demande à Ahmed de nous trouver deux véhicules tout terrain pour nous amener jusqu’au goudron où le minibus nous attend. A la Kasbah Ouzina, nous trouvons ce que nous recherchons, et l’aide et l’accueil Marocain sont à l’honneur. En quelques minutes nous sommes installés dans des véhicules. Trente kilomètres nous séparent de Merzouga où un joli bivouac au pied des dunes est installé. Il est 17 h 30, l’aventure est finie, nous redevenons des touristes. Avant le repas du soir, l’inévitable coucher de soleil sur l’une des plus hautes dunes à deux pas notre emplacement. D 23 km ; DR 6 h 00 ; DP 257 m ; DN 283 m Le 03 avril 2026. Avant le petit déjeuner, nous passons une grosse heure à déambuler sur les crêtes des dunes comme un au revoir ! Une étape est prévue dans la vallée du Dadès où nous dormirons à l’hôtel du Château, ce qui nous permet de faire plusieurs haltes en cours de route sur la proposition de Ahmed. Le premier arrêt est au marché aux dattes à Arfour (Erfoud) où nous déambulons à travers les étals, goûtant et achetant, soit disant les meilleurs produits du Maroc ! Puis nous passons un excellent moment dans un atelier où sont mis en valeur les fossiles extraits dans les carrières voisines de l’Est du Sarhro. Plus surprenant, la visite d’anciens canaux souterrains qui servaient à conserver et à distribuer l’eau dans les parcelles cultivées en surface. Ces canaux légèrement en pente coupent la nappe phréatique ce qui permet l’écoulement de l’eau par gravité . En surface, on voit une succession de petits cratères qui permettent d’accéder au système d’irrigation pour le nettoyer et l’entretenir, l’ensemble est désigné au Maroc par chaîne de Khatteara.
La chaîne de Khattera
Après un dernière pause à l’entrée de la vallée du Dadès pour les photos, nous arrivons au couchant à l’hôtel, accueillis par l’apéro berbère. Le 04 avril 2026. Nous devons quitter la vallée avant 8 heures car la route va être fermée, le trail du Dadès se déroule ce jour. Le retour vers Boulmane Dadès se passe rapidement et la première pause a lieu à l’entrée de la vallée des roses pour acheter la fameuse « Eau de Rose » qui a fait la richesse de tout le secteur géographique. Peu de temps après, le long de la route nous pouvons voir des champs de la dite fleur. L’arrêt suivant est synonyme de douceur, dans un quartier de Ouarzazate, Ahmed, nous fait découvrir une pâtisserie marocaine et tout le monde craque ! Puis c’est le col de Tichka avec à gauche les lointains contreforts enneigés qui descendent du Toubkal, à droite, la longue ligne de crête d’une grande blancheur qui conduit au Mgoun. Que de neige cette année ! Reste à affronter les embouteillages de Marrakech et à trouver l’hôtel Oudayas qui a bien voulu nous recevoir pour une nuit. Un peu de rangement, une douche et nous voilà repartis chez Slimane, ami depuis prêt de 40 ans, patron de l’agence qui nous invite dans sa famille pour un repas d’au revoir. Beaucoup d’échanges et une certaine tristesse de se quitter. A bientôt pour de nouvelles aventures. Merci aux participants pour l’apport des nombreuses photos… Le 05 avril 2026. Il est 7 heures, Ahmed (3) nous attend, le trajet vers l’aéroport de la Ménara se fait rapidement à cette heure de la journée. Par contre le vol aura 1 h 30 de retard suite à des soucis techniques de l’avion au départ de Lyon. Retour sur Clermont-Ferrand. Fin du séjour n° 2….
Animateur : Michel J. Nombre de participants : 10 dont 4 femmes et 6 hommes. Fréquentation : jeudi soir, 5 hommes ; vendredi soir, 3 femmes et 3 hommes ; samedi soir, 1 femme et 2 hommes. Météo : humide sur les trois nuits. Jeudi soir, vent tempétueux avec averses au cours de la nuit. Vendredi soir, couvert avec quelques averses en cours de nuit. Samedi soir, passages nuageux avec une pluie fine vers le matin. Les températures auront été douces pendant les trois nuits pour une hivernale, entre 3° et 6°C. Classement du séjour : facile Temps de préparation et de rédaction : 5 heures
Comme annoncé lors de l’assemblée générale, ce séjour se voulait ludique afin de renouer avec des pratiques régulières, il y a quelques années, pour les adhérents d’Atlas Aventure. L’absence de neige n’a pas découragé les pré-inscrits, deux femmes seulement ont annulé leur participation. Beau résultat pour l’association avec 8 personnes qui n’avaient jamais dormi sous cette forme d’habitat dont Patrick qui a bivouaqué les trois soirs de suite.
Installation au bivouac
L’humidité ambiante a été facilement domptée une fois à l’intérieur porte fermée. Le premier soir la force du vent dans la cime des arbres a sans doute perturbé le sommeil de quelques uns mais au réveil chacun était enthousiaste d’avoir vécu une telle expérience. Le tipi Porsanger, conçu pour l’hiver peut recevoir en se serrant jusqu’à 8 personnes. Merci à l’association de pouvoir mettre ce genre de matériel à disposition. Pour améliorer le confort et la protection, des sursacs en goretex et trois couvertures Space Blanket pour le sol ont été fournis.
Joyeuses ambiances à la nuit tombée !
Chaque soir en début de nuit nous avons été à l’écoute d’un Moyen Duc (hibou) qui loge à proximité. Samedi en fin d’après-midi, quelques rayons de soleil nous ont invité à découvrir notre environnement de proximité où nous avons pu voir des loges de Pic Noir et un arbre mort travaillé sur toute la hauteur par les dits oiseaux à la recherche d’insectes.. Un grand merci à Luc pour nous avoir permis de nous installer sur un coin de ses bois.
Animateur : Yves Nombre de participants : 12 animateur compris ( 9 F, 3 H) Météo : pluie le samedi, ensoleillé le dimanche Distance : 32 km sur 2 jours Dénivelé : 1215 m sur 2 jours Durée : 12H30 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 1245 km avec 3 véhicules Préparation et rédaction : 8 H
ITINERAIRE : 2 randonnées , une au départ de Bozouls, l’autre au départ d’Espalion.
Jour 1 : 14 km +465 m -465 m 5h30
Depuis le départ de Clermont-Fd, sur la route la brume et le crachin nous accompagnent. A Laguiole le brouillard est même à couper au couteau, sans jeu de mots. Dans la descente sur Espalion le ciel s’éclaircit un peu , l’horizon semble s’ouvrir. Arrivé à Bozouls il pleuviote très légèrement, sur le parking les participants, mines un peu confites, se pressent sous les arbres pour le changement de chaussures et s’équipent en fonction de cette météo peu encourageante.
Nous nous avançons au bord de ce canyon naturel creusé par le Dourdou dans une roche calcaire. Sur une plate forme d’où l’on peut observer cette gorge en forme de fer à cheval de 400mètres de diamètre et de 100 mètres de profondeur, le spectacle est grandiose et surprenant. Là où habituellement une foule se presse, ce matin nous sommes les seuls emmitouflés sous nos capuches. Le manque de luminosité et de clarté nous prive un peu de l’aspect gigantesque du décor de ce cirque calcaire. Motivés, nous voulons voir de plus près, nous entamons la descente par de belles ruelles magnifiquement pavées et bordées de maisons admirablement restaurées. Avant d’atteindre le fond, sur notre gauche une cascade de 13 mètres de haut attire notre attention, celle-ci se jette dans le Gour d’Enfer qui donna vie à de nombreuses légendes. Nous voici au fond, les 100 mètres de falaises rectilignes qui nous bordent semblent immenses, on a du mal à voir le sommet.
Cascade du Gour d’Enfer
Nous allons suivre le Dourdou au fond de ce canyon en passant simultanément d’une rive à l’autre par des passerelles style himalayennes en bois très glissantes, en raison de l’humidité ambiante. Il semblerait que la météo s’améliore, mais cela reste une impression, les arbres bordant la rivière nous protègent et vu la profondeur, nous ne ressentons pas le vent. Au bout de trois, quatre kilomètres nous commençons à sortir de cet abîme oppressant en direction de Sentel, où un hangar agricole en bordure de chemin sera le bienvenu pour un pique-nique à l’abri, car la pluie même fine sévit toujours. Repas fini, nous replongeons sur le Dourdou dans une partie du canyon qui s’élargit de plus en plus et le traversons une dernière fois.
Vers Rivaldière nous abandonnons la rivière pour prendre plein sud vers Carcuac et la Planhe sur ce plateau du Causse Comtal. Après un léger morceau de petite route nous reprenons d’abord nord puis nord-est après le Bruel pour rejoindre notre fameux Dourdou, cette fois ci en rive gauche et en haut de falaise. La météo qui s’était un peu améliorée en début d’après-midi semble de nouveau se détériorer. Nous distinguons à peine les falaises d’en face, dommage parce que par beau temps la vue sur ces grandes parois verticales est mirifique. Nous atteignons maintenant le long promontoire avec son habitat développé au bord de parois vertigineuses où se dresse l’église romane Ste Fauste. Juste le temps de la photo de groupe et nous courrons nous mettre à l’abri dans l’église car une averse vigoureuse poussée par le vent s’abat sur nous. Nous guettons une légère baisse d’intensité pour regagner nos voitures au plus vite.
Je suis un peu déçu de cette journée, c’était la plus impressionnante curiosité du week-end mais la météo nous l’a gâchée, dommage !
Jour 2 : 18 km +750 m -750 m 7h
Les premiers rayons du soleil traversent les vitres pour baigner la table du petit déjeuner ce matin. Les mines s’ouvrent, les yeux pétillent, ouf de soulagement : la journée devrait être ensoleillée.
Les grandes flaques à proximité des voitures confirment que la journée d’hier a été bien arrosée. Aujourd’hui pas de déplacement en voitures, on chausse et départ d’Espalion, lieu de notre gîte. Coup d’œil rapide aux principales curiosités de la ville : l’ancien Palais de justice, le vieux pont roman en grés rose, le scaphandre posté devant l’unique musée dédié à cet univers fascinant. En 1864 Benoît Rouquayrol ingénieur des mines natif d’Espalion invente le premier scaphandre autonome moderne de l’histoire de la plongée, conçu initialement pour secourir les travailleurs de la mine de Decazeville en cas de “Coup de Grisou”. Au passage nous découvrons le scaphandrier en bronze installé les pieds dans le Lot en 2000.
Palais de justice et pont roman
Visite terminée nous quittons la ville en direction du Puech de Vermus. Pas le temps de s’échauffer, la pente commence et nous conduit aux pieds de la vierge érigée au sommet en 1862. La vue panoramique sur Espalion, et le château de Calmont d’Olt en fond, est mise en valeur par un soleil rasant. Au loin la brume encore présente en fond de vallées s’élève doucement et contraste avec les couleurs environnantes.
Observation finies nous allons vers le sud, sud-est, notre regard se fixe sur une construction insolite qui dépasse de la forêt. Késako ! Château d’eau, relais quelconque, cheminée, etc… La réponse viendra à midi pendant la pause où après avoir scruté la carte en détail nous lisons qu’il s’agit d’une Cheminée d’Equilibre. Monsieur Google nous apprendra que c’est un organe hydraulique essentiel à la régulation des débits d’eau afin d’éviter les coups de bélier, nous voilà instruits.
Sur le parcours nous contournons un éboulis impressionnant, comme un fleuve de pierres dans la forêt, le Clapas de Thubiès, débris d’orgues basaltiques tombés du Puech de Roquelaure par érosion il y a 8 millions d’années.
Clapas de Thubiès
Dans le contournement de ce pierrier géant, notre chemin est barré par une clôture qui préserve des zones de captage, un peu de hors-piste et quelques barbelés seront enjambés pour retrouver la direction de Roquelaure et son château du 12°S remarquablement restauré. Jouxtant le château une chapelle aux marches généreuses fera notre affaire pour le pique-nique. Nous sommes en plein soleil, abrités du vent, accompagnés par un gentil chien du village, moment apprécié par tous.
Nous avons atteint le bout de notre boucle, nous descendons maintenant face au nord avec une large vue sur St Côme D’Olt par un sentier parsemé des nombreuses pierres et de rochers encore très humides, prudence ça glisse ! Face à nous au loin, le Couvent de Malet, mis en valeur par ses pierres blondes se détache de son écrin de verdure. Nous approchons le Lot, le clocher Tors de l’église St Côme se dresse devant nous, originalité peu courante.
Nour retrouvons le GR65 chemin de Compostelle, déjà emprunté sur une courte distance ce matin, que nous suivrons en partie jusqu’à Espalion en croisant ça et là quelques pèlerins. Pour finir cette magnifique journée, les passages le long du Lot seront bucoliques et reposants et nous feront oublier celle d’hier. Sur l’ensemble ces deux jours resteront un bon souvenir.
Animatrice : Mady Secteur géographique : Pyrénées Atlantiques Nombre de participants : 12 animatrice comprise (7F, 5H) Classement Atlas du séjour : (F/M) Distance totale parcourue à pied : 86,93 km Dénivelé total effectué : 5677 m Kilométrage pour 3 voitures : 4542 km comprenant, l’aller Clermont-Fd / Cambo les Bains, les déplacements sur place et le retour Cambo les bains / Clermont-Fd. Météo :1 journée pluvieuse, 3 très belles journées ensoleillées, 2 journées avec un ciel couvert le matin et ensoleillées l’après midi Les données kilométriques et altimétriques des randonnées sont le résultat d’une montre GPS, Garmin Fenix 7. Temps de préparation et rédaction : 50h
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JOUR 1 samedi 20 septembre
Trajet voitures : départ de Clermont-Ferrand à 8h00, arrivée à Cambo les bains à 15h45. Cette année, contrairement au séjour de l’année 2023, je n’ai pas inclus de visites dans le programme de la semaine. Mais étant en avance par rapport à l’heure de remise des clés des hébergements, je propose en cette journée du patrimoine, de visiter les jardins de la Villa Arnaga située tout à côté de notre lieu de résidence, villa que fit construire Edmond Rostand au début du XXᵉ siècle. Sous le soleil, nous passons un peu plus d’une heure à déambuler d’abord dans le jardin à la française avec ses parterres de fleurs multicolores, son miroir d’eau sur lequel des amateurs de modélisme font naviguer divers types de bateaux télécommandés, puis dans le jardin à l’anglaise situé derrière la maison. Pour finir on va admirer dans les anciennes écuries, deux expositions de vélos et de voitures de la belle époque.
JOUR 2 dimanche 21 septembre
La cascade de l’Uzkaingo et 3 sommets collinéens
Distance : 18,30 km Dénivelé positif : 1009 m Durée de marche : 5h30 Durée de déplacement : 7h27
Samedi soir, une météo très pessimiste avec des pluies importantes pour le lendemain m’avait incité à proposer pour le matin une visite de la villa Arnaga puis une petite randonnée en début d’après-midi. Mais au réveil, le ciel est moins menaçant qu’annoncé et après un nouveau contrôle des prévisions météo, j’annule ma proposition de la veille et propose d’effectuer une randonnée de basse altitude. C’est donc d’Ibarrun un des quartiers de St Pée-sur-Nivelle que nous partons, pays de naissance de la chistera moderne avec l’invention en 1857 par Gaintchiki Harotchea, adolescent du village, d’une fixation au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier.
Peu après avoir franchi la rivière sur un des plus vieux pont de St Pée, le pont d’Aroztegia dénommé aussi pont romain de la vierge, datant du XIVème siècle, nous commençons la montée vers la Croix Sainte Barbe (185m) qui sera le 1er point haut de la journée. Le chemin fortement pentu du départ, s’adoucit et une pelouse douce aux pieds se substitue au terrain rocailleux du début. Nous sommes sur une petite arête d’où nous apercevons le Zuhalmendi autre destination du jour. Nous rencontrons les premiers pottoks, (prononcer potiok), petit cheval résistant et doux de caractère, vivant toute l’année sur la montagne.
De la colline sur laquelle est érigée la croix de Sainte Barbe, une première vue sur la campagne, les côtes françaises et espagnoles avec St Jean de Luz et son port bien reconnaissable, Fontarrabie et le sommet du Jaizquibel. Nous revenons sur nos pas pour retrouver un peu plus bas, un large chemin qui descend jusqu’au vallon de l’Uzkaingo Erreka que nous suivons et traversons plusieurs fois à gué avant de trouver une trouée dans la végétation.
La cascade est toute proche et se déverse dans une petite vasque.
Cascade de l’Uzkaingo
Une corde suspendue permet de franchir le ruisseau et sur la berge opposée, quelques ustensiles de cuisine, un feu prêt à être allumé, laisse supposer que le lieu est fréquenté. Soudainement, dans la végétation, un homme torse nu apparaît. Est-ce l’habitant supposé? Il nous ignore lorsque nous le croisons pour reprendre le sentier. Peut-être un joggeur à l’instar de ceux que croiserons plus loin ? Nous franchissons un dernier gué pour suivre une petite sente qui s’élève à flanc de colline au milieu des ajoncs et bruyères. Elle deviendra beaucoup plus raide pour atteindre le Bizkartzun (184 m) 2 ème point haut de la journée. Après plusieurs petits épisodes pluvieux, nous bénéficions d’une éclaircie et nous pouvons pique-niquer juste en dessous du sommet avec face à nous l’Esnaur, sommet que je n’avais pas forcément inclus dans le parcours. Mais des interrogations, des commentaires de la part de certains montrent l’intérêt qu’il suscite. Lors de la descente du Bizkartzun, aucune opposition n’étant émise lorsque j’interroge sur la possibilité de le gravir, je change de cap à une croisée de chemin. Au lieu de continuer Sud Est, nous partons Nord Ouest. De grands chemins puis une petite sente qui monte tout droit vers le sommet où nous arrivons sous une petite pluie. Elle cesse pendant la descente faite d’abord sur le chemin vu depuis le Bizkartzun, puis sur une sente entre bruyères et fougères qui nous amène dans le vallon de l’Arraioko. Nous poursuivons sous le couvert de beaux hêtres jusqu’au pied du Zulhamundi (301m). C’est le dernier point haut de la journée. Le soleil est de retour et à nouveau nous bénéficions d’un superbe point de vue. La fin du parcours sera un peu chaotique. Voulant éviter de larges pistes, j’ai choisi d’utiliser des petites sentes qui devraient nous ramener près de notre point de départ. Tout va bien jusqu’au moment où dans un petit bois la trace se perd. Un petit moment de hors piste qui n’étonne pas les participants, c’est l’ADN d’Atlas ! Franchissement d’une clôture à moutons et on retrouve le chemin que l’on descend allègrement. Mais nouvelle déconvenue, un peu plus loin, à l’approche des premières maisons. Il est fermé par un imposant portail impossible à ouvrir. Nous sommes quelques-uns à imiter Janine qui est passée en dessous des griffes, nous glissant dans les flaques d’eau créées par les averses de la journée, tee-shirts et pantalons bien mouillés ! Le reste du groupe passe au-dessus de la clôture qui borde le terrain. Malgré les aboiements des chiens de chasse enfermés dans un enclos, aucun être humain ne s’est montré.
Nous refaisons en sens inverse, le début du chemin du matin, repassons le pont avant de retrouver les voitures dont nous protégerons les sièges avant de nous asseoir. Au final nous avons fait 4 sommets avec les premières rencontres de pottoks sous ciel très changeant (bruine, averses plus ou moins fortes, soleil), qui n’a pas découragé les joggeurs et traileurs basques.
JOUR 3 lundi 22 septembre
Le Baïgura (897m) dont le nom peut s’interpréter comme ibai gura signifiant « bout de la vallée (rivière) » en basque.
Distance : 16,68 km Dénivelé : 1140 m Durée de marche : 4h52’ Durée de déplacement : 6h42’
Le départ s’effectue depuis la base de loisirs de Mendionde sous un ciel dégagé avec face à nous le sommet. Pour l’atteindre nous allons le contourner par l’Ouest. Le large chemin du départ nous amène à une petite sente. Nous y découvrons un reste d’escalier aux marches en bois très détériorées qui monte droit dans la pente. Une corde, elle aussi en piteux état, aide à progresser entre 2 haies de végétaux qui s’accrochent aux vêtements. L’arrivée sur un beau et large chemin herbeux est appréciée, mais pas pour très longtemps. La pluie, le piétinement des pottoks ont rendu le terrain boueux et glissant et il faut être prudents alors que nous commençons à redescendre au milieu des fougères. Plus bas nous retrouvons un terrain plus stable recouvert par de très belles châtaignes. Une petite pause, ne sera pas suffisante pour un ramassage de quantité. Et puis le dénivelé reste à faire !
Nous le commençons à l’entrée Est du village Oihanetxeberria (170m), direction le col de Chancho à 446m. Nous passons devant des bergeries restaurées, apercevons au sud-ouest l’Artzamendi bien reconnaissable à sa coupole blanche. La montée vers le col se poursuit par le Lapitze avec à droite le petit sommet de l’Adarre (585m). Au col nous bifurquons à gauche direction Sud-Est pour une longue montée progressive à flanc du Baïgura. Quelques petits arrêts pour souffler permettent d’apprécier la vue sur les crêtes d’Iparla toutes proches, la Rhune qui pointe au loin et tous les autres sommets sud du Pays Basque. Au petit col entre l’Haltzamendi et le Baïgura, après un arrêt au-dessus du Cirque du Baïgura, on continue sur la gauche la crête jusqu’au sommet malheureusement défiguré par plusieurs antennes.
En allant vers le Baigura
Pendant le pique-nique pris sur le flanc Sud Est, bien à l’abri du vent, nous pouvons tout à loisir continuer notre contemplation du cirque et des sommets plus lointains des Pyrénées. La réputation du lieu considéré pour être l’un des plus beaux belvédère nord du Pays Basque avec une vue à 360°sur les montagnes et la plaine alentour n’est pas exagérée. Nous sommes également distraits par les vautours fauves et les milans royaux qui cherchent des ascendants pour s’élever dans les airs.
Nous amorçons la descente par la crête, plein Nord, passons à l’Erregelu, découvrons un Cromlech bien signalé (monument funéraire daté d’environ 1000 ans avant Jésus Christ en forme de petits cercles de pierre probablement construit par des bergers qui y incinéraient les morts) avant de descendre à flanc du Kurutzeko Pareta, profitant toujours des superbes vues vers l’Est. Nous rejoignons un sentier de découverte aux nombreux panneaux d’interprétation sur la géologie, le pastoralisme, la faune et la flore du Baïgura. Nous apprenons ainsi que le chêne Tauzin, arbre endémique du Pays Basque était utilisé pour le tannage du cuir. « Cet arbre était “blanchi”. En mai, son écorce était enlevée à l’aide d’un marteau spécial. Elle séchait au sol avant d’être expédiée vers les tanneries qui en produisaient du tanin ».
Après avoir traversé la route utilisée par le petit train qui monte au sommet, nous retrouvons le sentier emprunté le matin. Malgré l’arrivée toute proche, nous n’échappons pas à la seule averse de la journée !
JOUR 4 mardi 23 septembre
Randonnée en aller retour le long de la côte espagnole depuis le cap du Figuier.
Distance : 14,72 km Dénivelé : 745 m Durée de marche : 4h14’ Durée de déplacement : 5h30’
Très beau temps ce mardi matin pour aller à la découverte de la côte espagnole avec un départ près du phare. D’abord un aller et retour sur le chemin qui descend sur Fontarrabie pour un premier point de vue sur l’océan et la côte française. L’océan, le ciel tout est bleu !
Puis c’est le vrai départ avec plusieurs incursions en forêt avant de revenir au plus près de la côte rocheuse et très découpée.
L’érosion a creusé les roches de manière très originale.
Comme souvent sur ce type de terrain, descentes et montées se succèdent pour aller de criques en criques par des chemins de terre et des passages rocheux. Mais nous marchons aussi par intermittence sur de très belles pelouses qui dominent l’océan. C’est sur l’une d’elles que nous prenons le pique-nique après avoir effectué 7 km environ avec derrière nous le Jaizquibel qui culmine à 545 m. Mais il n’est pas prévu d’y monter et pour le retour, nous repartons en sens inverse par le même chemin avec toutefois une petite variante. Nous quittons le GR 121 que nous suivions, pour aller tout droit et rester au plus près de la côte. Mais le sentier s’interrompt brusquement, suite à un éboulement de terrain. Il faut descendre sur des dalles vers l’océan, rejoindre une faille qui nous permet de remonter pour retrouver le sentier après l’effondrement.
Un peu d’aventure, on commençait à s’endormir !!
Sur l’océan, des développements orageux laissent présager une fin de journée plus perturbée au niveau météo.
Mais nous avons terminé notre parcours et pouvons maintenant envisager de redescendre visiter Fontarrabie, Hondarriba en basque et Fuenterrabía en espagnol, ville frontalière, située sur la baie de Chingoudy, rive gauche de la Bidassoa, face à Hendaye. Ce traditionnel port de pêche est devenu une station touristique très appréciée.
Garés près du port, nous longeons le bord de mer avant de pénétrer à l’intérieur de la vieille ville et de son centre historique fortifié dont les rues pavées, bordées de belles maisons avec balcons en fer forgé, forment un plan rectangulaire. On retourne à nos voitures en passant par le quartier de La Marina avec ses maisons de pêcheurs bigarrées, ses restaurants, et bars de pintxos (version basque du tapas) très fréquentés à la saison touristique.
JOUR 5 mercredi 24 septembre
Atxuria 756 m
Distance : 8,17 km Dénivelé : 690 m Durée de marche : 2h55’ Durée de déplacement : 4h29’
Atxuria “vient du basque aitz-xuria signifiant “la roche blanche”. On l’appelle également “Peña Plata” en espagnol, ce qui peut se traduire par “Montagne d’argent”, nom du à ses plaques de mica qui vues depuis la plaine brillent au soleil.
Un ciel gris a remplacé le ciel bleu d’hier. Le départ près des grottes de Sare, s’effectue sur un chemin à fort pourcentage. Mais comme souvent la pente devient ensuite plus douce et le chemin caillouteux se transforme en pelouse. Au-dessus de nous, la crête dentelée de l’Atxuria se distingue parfaitement. Nous montons à une bonne allure régulière par un chemin en lacets jusqu’au premières dalles de grès.
Surveillés du haut de rochers par quelques chèvres, nous naviguons entre plaques d’herbes et de grès pour atteindre la crête sommitale aux impressionnantes falaises. Nous avons mis moins de temps que celui indiqué sur un panneau en cours de montée. Le ciel s’est éclairci et nous profitons d’un beau panorama, vue sur la côte, plusieurs sommets dont la Rhune prévue pour le lendemain. Après une photo devant le superbe cairn marquant le sommet, nous commençons la descente côté espagnol.
Au sommet de l’Atxuria
D’abord sur un replat, puis une sente tracée entre les fougères. Après une vérification sur openrunner car la carte côté Espagne manque de détails, je m’aperçois que je me suis un peu éloignée du tracé prévu. Mais nous continuons car il est possible de le rejoindre plus loin. Michel en éclaireur, nous traversons cette vallée espagnole, un peu sauvage, où paissent quelques chevaux. Elle ne semble pas très fréquentée, et pourtant arrivés à un carrefour de chemins, panneaux et flèches indiquent la direction de plusieurs lieux.
Le soleil bien présent et l’heure incite à effectuer la pause pique-nique avec le survol des vautours.
Nous prenons ensuite la direction de Zugarramurdi, village très connu pour ses grottes où étaient censées se réunir des « sorcières » dans des cérémonies appelées « akelarre » (lande du bouc, en basque).
En 1610 a eu lieu à Logroño un procès au cours duquel l’inquisition accusa de sorcellerie trente-et-un habitants de Zugarramurdi et en condamna onze au bûcher. Après un passage en forêt où nous rencontrons un couple de randonneurs (le lieu est donc fréquenté !), nous laissons à droite une petite sente qui mène au « village des sorcières » et continuons tout droit. Le chemin se transforme en piste cimentée. Sur openstreet Pierre repère des sentes qui permettent de retrouver un terrain plus agréable. Au début aucun problème, même s’il faut écarter quelques branches épineuses. Ça se corse ensuite, les ronces sont plus touffues et laissent quelques traces sur les bras de Michel qui ouvre le passage. Le chemin des Poneys Bleus que nous empruntons ensuite permet une fin de parcours agréable en forêt avec le passage vers 2 grottes, la première assez petite, la seconde plus importante transformée en restaurant où de grandes tablées sont en pleine dégustation. Il est 14h mais nous sommes toujours en Espagne même si la frontière est toute proche ainsi que nos voitures. Nous terminons l’après-midi par la visite d’Espelette et de l’Atelier du Piment où nous apprenons tout du piment et faisons de belles dégustations.
JOUR 6 jeudi 25 septembre
La Rhune 901 m
Distance : 14,85 km Dénivelé : 1039 m Durée de marche : 5h03’ Durée de déplacement : 6h53’
Plus haut sommet du massif dont il a pris le nom et célèbre pour son petit train à crémaillère, ce site très touristique conserve encore de nombreuses parties sauvages.
Au départ de Manttobaita, c’est d’abord avec le GR 10 qui va en direction de Sare que nous commençons la montée, la forêt laissant rapidement place à un terrain de landes et de fougères. Le sommet se détache sur l’horizon. Après le passage sous les barres rocheuses de l’Ihizelai, nous arrivons à un carrefour de chemins. Nous quittons le GR 10 qui part à l’Est et continuons plein Sud, pour atteindre le sommet par un chemin très rocailleux offrant une belle vue sur la côte. Sur celle-ci, le ciel est de plus en chargé et les nuages progressent dans notre direction. Allons-nous arriver au sommet sous la pluie ? La jonction avec la ligne du train annonce la fin de la montée. La fine bruine et le petit vent qui nous accompagnent durant les lectures de paysages aux différentes tables d’orientation, ne donnent pas envie de s’attarder. Nous repartons, laissant derrière nous les nombreux touristes montés avec le train et les pottoks, occupants habituels des lieux. Nous passons côté Sud donc sur le territoire espagnol pour descendre, par une route un peu glissante, au col Zizkuitz où nous retrouvons une belle pelouse sur laquelle sont plantées une borne frontière et une croix. Une petite grimpette sur une trace entre bruyères et rochers nous amène au sommet de la Petite Rhune (699 m) surmonté d’un très gros cairn.
Sur la petite Rhune
Le ciel s’est à nouveau dégagé et la vue est immense que ce soit côté français ou côté espagnol. Le chemin que nous devons reprendre se situe en dessous face Nord et c’est en hors piste à travers les fougères que nous le retrouvons.
Descente dans les fougères
Pour la pause pique-nique, que demander de mieux qu’une belle pelouse avec vue sur l’océan jusqu’aux plages de sable des Landes. Sur le Subizia, petit sommet face à nous, un randonneur profite lui aussi du soleil. Il y est encore lorsque nous repartons dans sa direction. Au pied de ce monticule rocheux, nous prenons une sente plus ou moins glissante qui demande de descendre prudemment jusqu’à une venta isolée et fermée. Arrivés au Deskargako Lepoa nous retrouvons le GR10. En le suivant plein nord, il pourrait nous ramener directement au parking. Mais j’ai choisi de le suivre Sud Ouest (direction col d’Ibardin) pour passer par Intzola. Le chemin bien ombragé est agréable et sans même nous en rendre compte nous repassons en Espagne. Au franchissement de l’Intzolako Erreka (ruisseau) nous laissons à gauche le GR et descendons plein Nord direction Olhette, suivant de plus ou moins près le ruisseau, sur une ancienne voie romaine pavée à quelques endroits de belles dalles de grès roses. Mais nous la quittons avant Olhette pour prendre à droite une chicane qui permet de franchir une clôture et poursuivre par une sente qui serpente dans le bois. Un poteau électrique sert de pont pour passer au-dessus de ruisseau. Après un passage très boueux, la traversée d’un champ de fougères, un chemin montant nous amène devant une barrière ornée d’un panneau interdisant le passage. Le chemin qui se situe derrière devrait nous ramener au parking tout proche ! On pourrait franchir la barrière qui s’ouvre librement mais les maisons sont tout à côté et peut être aussi la personne qui a installé l’interdiction. Parti pour une phase de reconnaissance, Michel revient en courant en zig-zag pour éviter les balles . Un chemin goudronné situé juste en dessous doit nous permettre de retrouver notre parcours sans faire de détour ce qui est fait après un petit taillis traversé et une clôture contournée. Un dernier franchissement du ruisseau toujours sur un poteau électrique et nous voici de retour à nos voitures.
La morale de ce parcours et de celui de dimanche : les petites sentes qui paraissent bien sympathiques sur les cartes ne le sont pas toujours sur le terrain.
JOUR 7 vendredi 26 septembre
Iparla (1044m)
Distance : 14,21 km Dénivelé : 1054 m Durée de marche : 4h57’ Durée de déplacement : 6h39’
L’Iparla est le point culminant d’une ligne de crête frontalière entre la vallée inhabitée de l’Urrizate (Espagne) et la vallée de la Nive. Ce premier sommet de plus de 1000 m en venant de l’océan Atlantique sera pour nous le dernier du séjour.
La météo des jours passés m’a conduite à modifier le parcours pour y monter, celui tracé initialement ayant un passage herbeux, déconseillé si humide.
C’est donc de Bidarray qu’il domine que nous partons, suivant le GR 10, encore lui ! Dès le début, la pente est soutenue. Il faut faire en 4 km plus de 900 m de dénivelé. Une partie goudronnée jusqu’aux dernières maisons, puis un chemin caillouteux dans la forêt, avant de se retrouver sur l’arête rocheuse d’où nous dominons la vallée de la Nive, avec face à nous l’objectif du jour. Les crêtes se découpent sur le bleu du ciel.
En montant sur Iparla
En contrebas, sur les rochers, des vautours attendent que l’air se réchauffe pour prendre leur envol. La pente atteint par endroit des pourcentages de 30 à 40%. Avant le col Pagalepoa, un passage équipé d’un câble facilite et sécurise la progression sur une partie plus abrupte. Une petite pause au col où moutons et pottoks pâturent, permet de reprendre son souffle avant d’attaquer la dernière partie de la montée, peut être moins exigeante. Il faut tout de même passer de 522 m à plus de 900 m d’altitude avec une sente qui louvoie entre et sur les rochers avec toujours en point de mire la crête pour arriver à l’Iparlako Lepoa, dernier col avant le sommet. Un dernier effort pour atteindre celui-ci et nous pouvons depuis ces falaises abruptes profiter d’une vue époustouflante sur les vallées et les sommets du Pays Basque, voire plus. Les vautours font leur apparition mais pas seulement ! Les parapentistes nous survolent également.
Mais contrairement à il y a 2 ans beaucoup moins de monde, peu de rencontres lors de la montée et sur le sommet seulement un groupe de 5 à 6 personnes qui pique-niquent juste au dessus du vide. La place étant occupée nous nous reculerons un peu pour prendre le nôtre.
Pour redescendre, nous prenons en sens inverse le chemin jusqu’au col et celui-ci passé, une petite sente en pente douce à travers les estives. Très belle vue sur l’Artzamendi, l’Hatzamendi et surtout le Baigura fait en début de semaine.
En arrière plan des pottoks le Baigura
Comme souvent la facilité, entraîne l’erreur et suivant une trace nous sommes revenus sur le GR. Il faut aller plus sur la gauche pour prendre la direction du col de Lacho. Nous nous interrogeons sur la signification d’une pierre gravée BK 42 installée en bord de chemin. Après recherche, il s’avère qu’elle a été érigée en mémoire d’un traileur, décédé ici en juillet 2015, alors qu’il participait à une course de montagne. Au col une borde toute neuve contraste avec celles en ruines que nous trouverons un peu plus bas. Le chemin en balcon surplombe la vallée du Bastan, qui prend sa source en Espagne et se jette dans la Nive à Bidarray. Chemin en pente modérée qui s’accentue juste à l’arrivée sur le GR10 qui arrive de l’ouest et que l’on suit jusqu’à nos voitures.
Dernière mission pour Pierre, aller récupérer les très réputés gâteaux basques de la pâtisserie du village.
Ainsi se termine cette semaine où nous avons retrouvé ou découvert différentes facettes de cette belle région. Merci à tous de votre amicale participation et des photos transmises (à retrouver prochainement en diaporama sur le site/ page Nos aventures )
Terrain : chemins, sentiers, sentes, en terre, en sable, avec rochers, crêtes rocheuses ou herbeuses. Végétation : chênes, hêtres, châtaigniers, fougères, ajoncs, colchiques Faune : vautours, Milans royaux, pottoks, moutons, chèvres
Hébergement : confortable, pavillon pour 2 personnes, en pension complète au village club Miléade.
Restauration : petits déjeuners et repas du soir très appréciés. Pique-niques constitués au gré des envies de chacun. Groupe : très bonne ambiance. Incidents : quelques petites chutes sans conséquences
Animateur : Michel J. co-animateur : Christian Météo : fraîche, humide avec quelques belles journées Classement : moyen Transport retour : un véhicule de 9 places (location) et un Renault kangoo (véhicule de l’animateur) Matériel mis à disposition par l’association : une remorque vélo « Bob », deux tentes MT900, une remorque routière pour le transport des vélos et bagages. Matériel mis à disposition par l’animateur : un porte vélo de 3 places.
Distance linéaire parcourue à vélo : 1011,38 km Durée totale de roulage : 71 h 28 Durée du déplacement en mouvement (compris le ravitaillement, les visites, les photos etc.) : 97 h 20 Dénivelé positif : 6628 m Dénivelé négatif : 6859 m
Les valeurs ci-dessus peuvent variées quelque peu d’un instrument à l’autre. Les calculs ont été faits à partir des données recueillies sur une montre Garmin Phénix 6.
Préparation du séjour, du matériel et compte-rendu : 50 h 00
Le mot de l’animateur, Ce séjour d’un peu plus de 1000 kilomètres et 6600 mètres de dénivelé positif à demander un long temps de réflexion avant sa création. Le préparation est importante et nécessite de nombreuses heures de travail. L’idée était de partir de Clermont-Fd et d’arriver à un point original non encore atteint par Atlas. Certains paramètres contraignants m’ont obligé à faire des choix, la durée, la faisabilité pour un groupe, les centres d’intérêt à retenir, le kilométrage journalier à doser et les possibilités de ravitaillement et d’hébergement en l’occurrence les campings. Le découpage du parcours a été envoyé avec la fiche individuelle d’inscription dans la notice d’information aux participants. Pour ce nouveau challenge j’ai retenu les sommets les plus hauts des Monts d’Arrée en Bretagne, Ro’ch Ruz, Ro’ch Tréludon et le Ro’ch Trévézel, tous à l’altitude de 385 m. Après ce choix, il restait à construire un parcours avec le moins de circulation possible en utilisant de petites routes (les blanches, routes sans fond sur les cartes Michelin et les logiciels de cartographie) et des voies vertes avec des points de passage qui évoquent quelque chose sur le plan de la géographie, du patrimoine, des espaces naturels, de la faune. Il va de soit que des rencontres permettront de découvrir des éléments supplémentaires. C’est la magie du voyage ! Partir de la métropole en évitant les axes roulants ne posent pas de problème vers le Nord. L’objectif premier était de traverser une partie de la Chaîne des Puys J1 puis de changer d’orientation à travers les Combrailles pour aller chercher les sources du Cher J2. Le contournement de Montluçon par l’Ouest, nous fera gagner le canal du Berry avec un arrêt au très intéressant musée de la batellerie et du canal J3. Le tracé nous permettra de voir de nombreux étangs et lacs dans la zone de Quincy J5. L’étape suivante sera plus courte et permettra à celles et ceux qui le souhaitent de faire la visite du Château de Chenonceau J6. La confluence du Cher avec le fleuve Royal est l’objectif de J7. La collégiale Saint Martin à Candes-St-Martin sera l’élément principal, après avoir traversé la rivière Indre, être passés à la confluence avec la Vienne, au château de Monsereau, tous ces points occuperont le J8. Pour cette dernière pleine journée sur les bords de Loire, nous passerons à Bouchemaine, à la confluence avec la Maine J9. Après 25 kilomètres et le passage au port d’Oudon, nous laisserons la Loire pour atteindre Nort-sur-Erdre et le canal de Nantes à Brest J10. Une journée complète à longer le canal jusqu’à Malestroit J11 Ensuite ce seront les villages de Josselin, de Rohan puis la Tranchée d’Hilvern et par de petites routes Mur-de-Bretagne et Guerlédan J12. Une voie verte sera le fil conducteur de la J13 jusqu’à Carhaix-Plouguer et à la gare Locmaria-Berrien en suivant la D769, Huelgoat. La dernière journée J14 du périple sera d’atteindre à vélo les points hauts cités en début et les derniers mètres à pied. Grâce à la disponibilité de deux bénévoles Yves et Vincent venus à notre rencontre, le retour se fera le J15.
Organisation pendant le périple : Afin de ne pas gêner les autres usagers, il a été décidé en amont que les participants seront répartis dans deux groupes de six avec un animateur. La composition des groupes sera revu chaque soir à la présentation de l’étape suivante. Merci à Christian qui a bien voulu co-animer ce challenge et qui m’a accordé 2h30 de son temps la semaine avant le départ pour revoir les points de chute du soir.
Rencontre avec la faune : J’aime à donner un peu d’importance au vivant qui nous entoure et désigner sans pour autant avoir le temps d’une grande observation, des animaux que l’on voit facilement et qui vivent dans notre environnement. Les oiseaux seront omniprésents pendant tout le voyage : canard colvert vert, aigrette garzette, grand héron blanc, héron cendré, cigogne blanche, poule d’eau, foulque macroule, cormoran continental, cygne tuberculé, héron garde bœuf, bécasseau variable, bernache du Canada, martin pêcheur, sterne pierregarin et naine, milan royal et noir, mouette rieuse, goéland argenté et parmi les passereaux nombreux, la pie-grièche grise et les trois sortes d’hirondelle, rivage (Loire) fenêtre et rustique.
Les gros animaux n’ont pas été absents : chevreuil vivant, ragondin et malheureusement 2 blaireaux, 2 martes, 1 écureuil et un jeune chevreuil tués suite à des collisions avec des véhicules. Même sur ces routes à faible circulation, la nature n’est pas épargnée.
Les insectes remarqués : beaucoup de papillons dans les zones de prairies et sur les bas côtés non fauchés des routes et de nombreuses formes de libellules et demoiselles dans les eaux stagnantes des lacs et mares ou faiblement courantes des canaux du Berry et de Nantes à Brest et notamment « la sympétrum rouge sang ».
Au niveau du patrimoine bâti : la liste des choses vues et visitées est longue…à retenir le château de Chenonceau, la collégiale de Candes-St-Martin avec la vie de St Martin, le château de Montsoreau qui a inspiré Alexandre Dumas père dans « la Dame de Monsereau », la chapelle Royale Notre Dame des Ardilliers à Saumur (merci Armand), l’abbatiale de St-Florent-le-Vieil sur l’esplanade du Mont Gonne (merci Patrick), le château médiéval d’Oudon, les villages remarquables de Josselin, Rohan et de Malestroit et enfin la chapelle de St Michel à 382 m d’altitude sur les Monts d’Arrée.
Château de Chenonceau
Collégiale de Candes-St-Martin
Au niveau du patrimoine. Chaque jour apportera son lot d’éléments que seul l’œil du voyageur peut capter ou non selon ses centres d’intérêt. Cela peut être un champ de tournesol bien aligné, la disposition de bottes de foin après la moisson….La rencontre avec Marie et Joseph et la visite du vignoble du « Clos entre les murs » au château de Parnay. Le fonctionnement d’un barrage à aiguilles (sur le Cher). Les confluences de rivières avec le fleuve Royal…Le pourquoi, la conception et la réalisation du canal de Nantes à Brest long de 390 km, sur le plan humain avec ses 237 écluses et les tranchées d’Hilvern et de Glomel.
Barrage à aiguilles
Quelques annotations complémentaires jour après jour et pour les amateurs de chiffres le parcours avec le kilométrage, la durée de roulage (DR), la durée de déplacement (DD) (comprenant les pauses, les prises de photographies, les visites, les ravitaillements etc.), les dénivelés positifs (DP) et négatifs (DN).
Jeudi 17 juillet 2025, J1 : Clermont-Ferrand/ Gelles avec le passage par la côte de Viallard et le village de Say. Portion de l’itinéraire en partie ombragée réussie assez facilement par les deux groupes dans un environnement qui nous est familier avec une météo fraîche et un ciel dit variable. 58,82 km, DR 4h18, DD 6h15, DP 1067 m, DN 557 m. J2. Gelles/Evaux-les-Bains : élément de la journée l’arrêt aux sources du Cher. Le Cher d’une longueur de 367, 80 km se jette dans la Loire à proximité de Villandry et sera notre fil conducteur avec le canal du Berry pendant plusieurs jours. 81,25 km, DR 5h37, DD 7h44, DP 1021 m, DN 1425 m. J3. Evaux/Urçay. Passages au barrage de Rochebut sur La Tardes puis le canal du Berry. L’arrêt au musée du canal et de la batellerie sera de courte durée. Arrivés à 11h45, le musée fermant en pleine saison à 12h30, on nous a fait comprendre qu’il fallait attendre 14h00 pour la visite. Après concertation, nous reprenons le chemin de halage à regrets car ce musée visité lors d’un précédent voyage montre différentes facettes intéressantes sur la vie des mariniers et de leur famille. 70,10 km, DR 5h04, DD 6h58, DP 535 m, DN 829 m. J4. Urçay/Villeneuve-sur-Cher. Ciel chargé avec un front de nuages menaçant le matin avec une première averse de courte durée dans la matinée. Le parcours s’effectue en début de journée sur de petites routes avec un terrain marqué puis s’adoucissant petit à petit, avec des montées plus courtes et des descentes plus longues. A partir de Drevant, voie verte le long du canal jusqu’à St-Amand-Montrond puis de nouveau de petites routes jusqu’à Villeneuve. 70,88 km, DR 5h08, DD 6h15, DP 598 m, DN 640 m. J5. Villeneuve/Trévety. Au petit matin, la pluie nous accompagne pour plier le campement et nous subirons averses sur averses toute la matinée sur une route au profil vallonné sans excès. Un vent fort soufflera du SSW toute la journée. Le ravitaillement s’effectuera à Vierzon au km 29 puis nous continuerons sur le chemin de halage du canal où deux écrevisses de Louisiane nous montrerons leur agressivité dressées sur leurs pattes, pinces ouvertes. Le canal parcouru est en partie en eau et en partie à sec avec des trous d’eau aux niveaux des écluses où meurent par manque d’oxygène des centaines voire des milliers de poissons chats et brèmes. Passage à Menetou-sur-Cher, village médiéval connu par le personnage de Thierry la Fronde incarné par Jean Claude Drouot, feuilleton qui rappelle des souvenirs à certains. Un arbre tombé sur le chemin a fait jouer l’entraide pour le franchir en portant les vélos chargés. Un peu de route puis la voie verte de Chabris jusqu’à Trévety. L’Escale Belle emplacement équipé pour le pique-nique avec eau, dommage pour les amateurs de café, le bar est fermé. Juste avant l’arrivée, nous passons sur le pont canal du Berry au dessus de la Sauldre. Au départ de cette journée, les groupes ont été inversés suite à un problème de valve Presta sur le vélo de l’animateur (Michel J.) et en cours de déplacement deux sauts de chaîne sur un vélo révisé avant le départ…. 81,17 km, DR 5h48, DD 7h29, DP420 m, DN 470 m. J6. Trévety/Chenonceaux. Courte journée à vélo qui débute par une petite montée afin de réchauffer les muscles pour gagner un plateau occupé par un vignoble for prisé des amateurs de bons vins puis nous reprenons un rythme régulier sur la voie verte au plus près en majorité de la rive droite du Cher. Le long du Cher, on ne peut oublier l’histoire et la fameuse ligne de démarcation installée le 25 juin 1940 qui suivait la rivière sur une partie importante de son cours. Ravitaillement à Montrichard sous les remparts du château fort délabré. Après-midi libre offrant la possibilité au rythme de chacun d’aller effectuer ou non, la visite du château de Chenonceau du XVI ème siècle qui enjambe le Cher. 43,62 km, DR 3h13, DD 4h40, DP 130 m, DN 175 m. J7. Chenonceaux/Bréhemont. Pliage des tentes sous une météo humide. De Chenonceaux à Azay-sur-Cher, nous suivrons la rivière rive gauche puis passerons rive droite jusqu’au Sud de Tours. La traversée du Parc Honoré de Balzac nous fait pénétrer le milieu urbain dans un cadre de verdure qui se prolonge en suivant le Petit Cher. Un habitant nous indique un lieu pour le ravitaillement du midi à proximité de l’itinéraire. Le quartier des Deux-Lions possède un centre commercial à « L’Heure Tranquille » couvert où nous pourrons pique-niquer au sec pendant que le second groupe sous une pluie battante gagnera directement le camping ne trouvant pas d’abri sur le parcours. Quittant le Petit Cher nous retrouvons son grand frère le Cher. Bientôt sur notre gauche Villandry et ses jardins réputés puis le Bec de Cher, confluence avec la Loire où une pause à pied s’impose pour les photos. La fin du parcours se fait sur une voie goudronnée située sur une levée de la Loire (digue) dont le but est de protéger les terres agricoles et les habitations des crues du fleuve avec quelques secteurs pavés qui secouent le matériel et le pédaleur. Arrivés au camping de Loire et Châteaux, un timide soleil derrière la couche de nuages permet de réchauffer le corps et d’évacuer l’humidité des tentes. Au cours de cette journée, nous avons roulé dans des paysages de grandes cultures variées maïs, tournesol, sorgho et Patrick grâce à une application identifie du soja. 70,31 km, DR 4h45, DD 6h23, DP 122 m, DN 146 m. J8. Bréhemont/Gennes. Nous partons sous un ciel menaçant d’un gris uniforme. Un détour proposé la veille pour aller voir le château d’Ussé aux allures féeriques qui inspira Charles Perrault pour sa Belle au Bois Dormant…dit-on !
Château d’Ussé
L’Indre suivit jusqu’au château, nous retrouvons les levées de Loire pour continuer notre périple puis nous quitterons la Loire pour les bords de la Vienne qui nous amènera à Candes-Saint-Martin. Montsereau passé, nous profitons de l’éclaircie de cette fin de matinée pour la pause de mi-journée et faire sécher les tentes. Saumur apparaît bien vite avec sa concentration de bâtiments historiques. Après la Chapelle Royale des Ardilliers, nous passons sous le château et parcourons les rues et ruelles du quartier ancien. Prendre du recul et passer rive droite nous permet d’avoir une vue d’ensemble de ce riche patrimoine. La voie verte se limite à deux traces goudronnées puis herbeuses jusqu’à Les Rosiers. Reste à passer la Loire pour atteindre la fin de l’étape Gennes.
69,40 km, DR 5h17, DD 7h36, DP 178 m, DN 182 m. J9. Gennes/St-Florent-le-Viel. Pas de pluie cette nuit. A part une forte montée (7% en moyenne sur un bon kilomètre) dès le départ pour gagner le vignoble d’Anjou, le reste de la journée s’est passée sur un itinéraire roulant. La Maine traversée, les eaux de la Loire deviennent couleur limon, il a du pleuvoir sur son bassin versant constitué des rivières Sarthe, Mayenne et Loir. Nous échangeons sur les digues en pierre (les épis) qui s’avancent dans le fleuve ayant pour mission de réguler la force du courant en période de crues notamment. Arrivés au port de Montjean-sur-Loire, un groupe s’intéressera plus particulièrement aux anciens fours à chaux, l’autre à la marine de Loire et au transport de la chaux vers la Bretagne dont le dernier voyage a eu lieu en 1958. Ce soir, le camping est sur l’île de Batailleuse à St-Florent-le-Viel, village où vécut Julien Gracq. 81,88 km, DR 5h15, DD 6h50, DP 272 m , DN 2392 m. J10. St Florent/Blain. Après avoir quitté l’île, nous circulons rive droite de la Loire sur une route sans circulation puis la voie verte se rapproche à plusieurs reprises de la voie ferrée où défilent à vive allure les TGV. Ancenis est laissé sur notre droite et 10 kilomètres plus loin c’est Oudon avec sa tour visible de loin et son château médiéval. Petit clin d’œil, à celles et ceux qui ont descendu la Loire en canoë avec moi car nous y avions subi un terrible orage nous obligeant à accoster, la visibilité étant devenue quasiment nulle. Son petit port atypique n’est pas situé directement sur le fleuve mais sur la rivière Le Hâvre. A la sortie du bourg, nous quittons « La Loire à Vélo » pour une orientation plutôt Nord par une montée d’un bon kilomètre à 6 % qui est vite absorbée puis par de petites routes avec de fréquents changements de directions à travers une campagne où parcelles de tournesols, céréales ou sarrasin sont entrecoupées de pacages de mauvaise qualité bordés de haies. Des énormes chênes en pleine pâture et de vieux frênes têtards se remarquent.
Château médiéval d’Oudon
Bientôt Nord-sur-Erdre et ses nouvelles voies vertes d’accès qui nous permettent une circulation facile. Une petite route, un chemin de terre puis une sente et c’est le canal de Nantes à Brest avec ses écluses fleuries et ses points charmants qui proposent boissons et petite restauration. Installation au camping du Canal à Blain. La météo du jour : beau le matin puis nuages et ciel bleu ; après-midi couvert…Pas de pluie ! 79,01 km, DR 5h17, DD 6h32, DP 339m, DN 340m. J11. Blain/Malestroit. Une journée entière sur le chemin de halage sous un ciel gris avec une belle épaisseur de nuages certains plus menaçants que d’autres. Hier soir le sujet important était de trouver des commerces pour le ravitaillement en ce jour dominical. Pour le premier groupe ce sera Guenrouet et pour le second Redon. Un échange avec un éclusier, nous précise que le canal est géré et entretenu depuis plusieurs années sur le département d’Ile-et-Vilaine par le Conseil Départemental et le reste, par la Région Bretagne. Après l’installation au camping, visite à pied ou à vélo de ce joli bourg qui recèle de nombreuses richesses patrimoniales.
Sculpture dans le quartier ancien de Malestroit
83,37 km, DR 5h20, DD 7h46, DP 131 m, DN 123 m. J12. Malestroit/ Guerlédan. Ce matin le réveil se fait sous un ciel d’un bleu uniforme que nous n’avons pas encore connu depuis le début de notre itinérance.. Nous sommes encore sur le chemin de halage et la lumière fait ressortir les écluses fleuries. Quelques bateaux de plaisance se dirigent vers le barrage de Guerlédan, d’autres en sens inverse vont vers Redon. Le fauchage des plantes invasives qui envahissent le canal est programmé, le 01 août. Les interventions précédentes produisent leur effet sur certaines portions. Que de travail à renouveler en permanence ! A l’approche de la tranchée d’Hilvern, le nombre d’écluses augmentent pour pouvoir passer la ligne de partage des eaux et l’on sent le façonnage du terrain par la main de l’homme. Au kilomètre 60, nous quittons le canal pour gagner par de petites routes Mur de Bretagne mis en évidence lors du Tour de France à cause des pourcentages de certaines routes. Le vent souffle modérément du Nord et freine notre progression sur les points hauts des espaces campagnards sans haie. Après l’installation au camping, certains se dégourdissent les jambes à travers la forêt en allant voir les installations Edf du barrage. 82,84 km, DR 5h55, DD 8h20, DP 426 m, DN 302 m. J13. Guerlédan/Huelgoat. Nous quittons le camping du bord du lac par une forte montée qui réveille les muscles. Les jours raccourcissent et cela se remarque notamment. Nous suivons sur quelques kilomètres une ancienne voie ferrée avant de rejoindre le chemin de halage du canal vers Brest, le matin. Première constatation, l’ouvrage semble à l’abandon et aucun bateau ne peut plus circuler certaines écluses étant murées. Je propose aux 5 adhérents avec moi de continuer le canal afin de voir la fameuse tranchée de Glomel travaillée par des milliers d’hommes, la plupart des bagnards dans des conditions de vie désastreuse qui fait passer le canal vers l’ouest d’une altitude de 188 m à une altitude de 148 m sur 3 kilomètres à l’aide de 13 écluses, plutôt que de se dérouter comme prévu sur Rostrenen. Il nous faut maintenant quitter le chemin de halage pour nous rapprocher de notre itinéraire en utilisant une ancienne route nationale déclassée, une voie rapide passe en parallèle. Nous arrivons à Carhaix-Plouguer bien connu pour son festival de musiques actuelles « Les Vieilles Charrues ». C’est l’heure de la pause, il est 12h30 et une boulangerie fera l’affaire. La pluie est de retour. Non je devrais dire la bruine… qui nous accompagnera par moment une bonne partie de l’après-midi et du début de soirée. A la sortie de la ville, nous prenons l’ancienne voie ferrée en stabilisé déjà empruntée en 2018 pour faire le Tour du Finistère Nord. Nous la quittons à l’ancienne gare de Locmaria-Berrien pour prendre la D 769, le long de la rivière d’Argent qui nous mène à Huelgoat au camping du Lac. 81,74 km, DR 6h04, DD 7h28, DP 509 m, DN 472 m. J14. Huelgoat/Huelgoat. Pour ce dernier jour, le ciel semble vouloir être plus clément, certes la couche nuageuse est bien présente et à l’horizon sur les hauteurs on distingue des nuages bas. Nous partons avec pour la plupart une seule sacoche arrière avec le minimum pour la journée. Après 10 kilomètres, une pause à La Feuillée pour l’achat du pain et quelques viennoiseries. Gros bourg doté de deux églises proches l’une de l’autre. La route continue de monter régulièrement puis sur le dernier kilomètre, le pourcentage est de 10 % et c’est l’arrivée au point routier le plus haut, le col du Tréludon à 362 m d’altitude sous un ciel breton où le soleil joue avec les nuages avec un vent orienté Nord sensible et frais. Nous laissons nos vélos dans la lande à proximité de massifs de bruyère cendrée. Deux kilomètres à pied et nous atteignons les points hauts les Ro’ch Ruz et Ro’ch Tréludon. Après la photo comme il se doit pour marquer le moment, nous gagnons la D785 un peu plus passante pour aller chercher le col de Trévézel à 344 m d’altitude. Un parking un peu plus loin où nous abandonnons une nouvelle fois nos montures pour, à pied, gagner le dernier sommet le Trévézel. Il nous reste à atteindre la chapelle de Saint-Michel-de-Brasparts où la vue sur 360° est unique et lointaine. Le retour passe par le Sud du réservoir de St-Michel, nous pénétrons par curiosité aux abords de la centrale nucléaire en déconstruction de Brennilis, arrêtée définitivement en 1985 puis laissons ce chantier pour regagner Huelgoat. Nous accueillons en fin de journée Yves et Vincent qui sont venus nous récupérer pour le retour sur Clermont. La soirée pour la majorité du groupe se passe au restaurant avec Yves et Vincent afin de les remercier de leur disponibilité. 57 km, DR 4h16, DD 6h32, DP 880 m, DN 906 m.
Sommet du Trévézel
Merci à Pascal pour ces nombreuses photos et vidéos réalisées tout au long de ce périple et que vous pouvez retrouver sur le site d’Atlas, page « Nos Aventures »
Problèmes mécaniques et autres : Armand a effectué quelques réglages de passages de chaîne sur deux vélos. Un changement de chambre à air suite à un défaut sur une valve Presta. Incidents : deux chutes spectaculaires, sans conséquence, par manque d’attention.
Animateur : Michel J Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H) Météo : vendredi et samedi, temps chaud et ciel bleu avec une brise de Nord. Changement dans la nuit de samedi à dimanche avec un ciel couvert au petit matin, quelques gouttes sur le plan d’eau avec une température en forte baisse. Averses lors du trajet retour sur Clermont-Ferrand. Classement : moyen
Matériel mis à disposition par l’association : – 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Ysak. – équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours) – pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak» – 2 tentes MT 900 et 1 tente MT 900 light de marque Décathlon
Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant). Un filtre à eau pour 10 litres.
Transport : à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque. Kilométrage général effectué par le véhicule : 238 km Niveau d’eau : un peu au-dessous du niveau habituel à cette période Conditions de navigation : très bonne. Kilométrage parcouru : 66,60 km sur les 3 jours à la moyenne de 5 km/h. Temps de navigation : 13 h 00 Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 10 heures
Le mot de l’animateur. Compte tenu de la météo annoncée dimanche, j’ai proposé aux participants de modifier le programme initial en supprimant la via-ferrata et, en restant le troisième jour sur le barrage de Granval. Pour la première fois un groupe d’Atlas va naviguer sur cet immense réservoir d’eau. Nous accueillons Denis qui s’essaie au kayak. Si je dois retenir quelques éléments de ce séjour c’est le silence, la dimension, la variété des paysages à travers les différents bras qui s’ouvrent au gré du déplacement. Les acteurs locaux n’ont pas été absents, un renardeau assis sur la berge observant notre arrivée ; des oiseaux, Bergeronnettes grises, Hérons cendrés, Milans royaux et noirs, Goélands leucophées et des Hirondelles de rochers, qui nichent, notamment sous le Pont de Mallet. Une belle découverte en toute liberté.
Relation des 3 jours. Après le rappel de quelques consignes nous prenons une orientation grossièrement à l’Ouest sachant que nous allons pas mal zigzaguer du fait de la forme même du plan d’eau. Le barrage hydroélectrique de Granval se situe dans le Cantal avec une petite partie en Lozère à 742 m d’altitude entre les communes de Fridefont et de Lavastre. Il est entré en service en 1960 et fournit une production annuelle de 125 GWh. Il est long de 28 kilomètres pour une surface de 1100 hectares. Compte tenu des dimensions et des nombreux bras ou fjords à découvrir, il nous sera impossible de faire une exploration complète. Après un peu moins de 3 kilomètres, nous prenons vers la droite et remontons sur plusieurs kilomètres (entre 3 et 4) l’Ander ou le Lander une des rivières qui alimente le barrage. Elle ou il prend sa source près de Laveissenet dans le Cantal et parcourt 36 km et pour mémoire passe à St Flour. Les rochers sont de plus en plus présents et l’étroitesse du cours d’eau nous oblige à faire demi-tour.
Le plan d’eau est bien rempli mais est à un mètre de son remplissage moyen, l’herbe a bien repoussé sur les berges et les rives sont fermes, la terre a eu le temps de sécher. A une pointe au lieu-dit, le Pont de l’Échelle nous continuons rive droite et prenons une nouvelle fois sur la droite, le paysage est magnifique, très sauvage et la rivière Alleuze nous amène à un décor, le château éponyme positionné sur un éperon rocheux à 802 m d’altitude qui ne peut s’admirer parfaitement qu’avec le recul qu’offre le plan d’eau. La lumière sublime l’endroit. Nous cherchons un lieu de bivouac à proximité mais le rocher et les cailloux sont bien présents et ne permettraient pas un repos réparateur.
A la recherche d’un coin de bivouac…
Le château d’Alleuze.
Après quelques kilomètres de recherches, 4h30 de navigation et un peu plus de 23 kilomètres parcourus, nous jetons notre dévolu sur une sorte de plateforme rive gauche. Installation, baignade et dodo… Au réveil, chacun va de son commentaire concernant la nuit passée, certains ont glissé toute la nuit malgré le peu de pente, un autre n’a pas trouvé le sommeil, peut-être le manque d’habitude du bivouac ? Il est vrai que les nuits sont longues et il faut s’habituer à des ruptures dans le repos nocturne troublé parfois par quelques hululements. Une anse où aboutit les eaux du ruisseau de Lodières visitée, nous faisons demi tour pour prendre plein Sud une branche large qui nous amène à la seconde base nautique du plan d’eau, celle du Mallet puis aux îles de Chante-Dur et du Château. Petite pause à la plage surveillée du Mallet, histoire de ravitailler en eau. Pas de chance, tout est fermé…L’ouverture se fera au moment où l’on repart ! On passe sous le Pont de Mallet et remontons sur environ 6 kilomètres le Bès afin de trouver un lieu de bivouac. Ce sera au niveau du lieu-dit Laval sur un beau plat fleuri par de la camomille occupé en partie par des carpistes du coin. Je vais puiser 10 litres d’eau dans la partie centrale de la rivière pour éviter le limon en suspension près des berges avant de la filtrer. L’endroit est très ouvert et nous permet de garder le soleil un bon moment.
Un bivouac parmi les fleurs…
Le Bès prend sa source sur l’Aubrac en Lozère à 1469 m d’altitude au pied du signal de Malhebiau et parcourt 61 kilomètres avant de se perdre dans les eaux du barrage. Aujourd’hui 22,21 km et 4h39’ de navigation. Le dîner est l’objet d’échanges et puis chacun occupe le reste de la soirée à sa guise, un essai de pêche, le coup du soir pour Denis… La remontée sur presque 2 kilomètres de la rivière occupe le début de matinée sous un ciel uniformément gris. Le contraste est frappant pour ceux qui se sont levés au milieu de la nuit où le ciel était étoilé, sans lune avec les traînées de voie lactée, image devenue rare dans notre environnement urbain. La météo avait prédit ce changement de temps et la température a brutalement chuté. En mouvement, pas de problème mais à l’arrêt, le vent de Sud-Ouest nous oblige à renforcer notre équipement. Quelques gouttes amènent un plus et sous l’effet du vent des vaguelettes se forment et nous poussent vers la fin du périple. Il est un peu plus de 14h00 lorsque nous atteignons la base nautique de départ après 3h58 de navigation et 20,73 kilomètres parcourus.
En arrière plan le viaduc Eiffel.
Containers remplis et disposés dans la remorque, bateaux lavés et attachés, nous prenons le temps d’aller déguster un chocolat chaud et 1/2 de bière avant de reprendre la route. Merci pour votre participation et adaptation. A bientôt.
Animateur : Yves Nombre de participants : 12 animateur compris (6 F, 6 H) Météo : ensoleillé et chaud toute la semaine. Nuageux certains jours. Distance : 88 km Dénivelé : + 6455 m, – 7115 m Durée des randonnées pauses comprises : 48h50 Classement Atlas : Difficile Kilométrage auto : 1060 km pour 3 véhicules soit 3180 km Préparation et rédaction : 40 h
Départ ce samedi 28 juin à l’aube car la route est longue pour atteindre la vallée d’Ayas dans le Val d’Aoste, lieu où débute notre séjour. Le pique-nique au col du Petit Saint-Bernard entouré de sommets avec le Mont-Blanc en fond nous familiarise déjà avec la haute montagne.
Descente sur Aoste, capitale de cette région autonome d’Italie depuis 1948, la plus petite, la moins peuplée, mais la plus haute avec une altitude moyenne de 2000m et une présence de 1926 sommets dont 350 de plus de 3000m.
A Champoluc, station de ski renommée, nous stationnons nos voitures en lieu sûr et une navette nous transporte à Saint-Jacques des Allemands, petit hameau de fond de vallée où seuls les sentiers permettent de progresser au-delà. Ce village s’appelle ainsi car au Moyen Age, les Walsers, peuple germanophone ont colonisé les hautes vallées Alpines de Suisse et d’Italie.
Allez ! Sac sur le dos, bâtons dépliés, nous contournons l’église et attaquons la montée au Refuge Ferraro, notre hébergement de ce jour.
Jour 1 : Trajet 8h30 puis 1.7km, +390m 1h
La température avoisine les 35° degrés. Heureusement une grande partie de cette ascension est ombragée. Le sentier est chaotique, rochers, marches irrégulières et le manque d’échauffement se ressent dans les jambes. Nous apercevons quelques drapeaux : le refuge n’est pas loin. Nous arrivons sur une magnifique terrasse en bois avec un point de vue sur la vallée d’Ayas, jusqu’à Champoluc, voire au-delà. Je profite de la terrasse ensoleillée pour une présentation du parcours de la semaine. Le groupe appréciera la soirée car, après le voyage et la montée avec cette chaleur, la fatigue se fait sentir.
Vue du refuge Ferraro
Jour 2 : 20km, +1340m, -900m 7h30
La nuit a été bénéfique et la troupe est en forme ce matin. La journée se présente bien, voire déjà chaude au petit matin.
Le but d’aujourd’hui est de s’approcher au plus près de l’immense zone glaciaire du Massif du Mont Rose. Petite descente en forêt pour gagner la combe de la Verraz que nous remontons jusqu’au lac Bleu, petit lac à la couleur de son nom.
Lac bleu
Déjà face à nous, que des 4000m, 18 sur le massif, avec un éventail de glaciers aux reflets scintillants : L’Aventine , Grand et Petit Glacier de Verraz, Castor et Pollux, et Glacier du Lys. On se sent transporté dans un autre environnement. Attirés par ce décor, nous longeons la moraine qui a formé le lac jusqu’à 2600 m d’altitude environ, pour immortaliser le paysage. Nous redescendons sur l’autre rive du torrent Verraz, la chaleur devient pesante. Nous profitons d’un passage en forêt pour le pique-nique. Nous retrouvons brièvement le sentier de ce matin avant de le quitter pour zig-zaguer jusqu’à la piste du Ru Courtaud. Nous apercevons les vestiges d’une œuvre cyclopienne, capable de transporter l’eau du glacier de 2000 m jusqu’à 1650 m sur 19 km pour alimenter la commune de Sant-Vincent, chantier qui dura 40 ans, de la fin du 14°s au début du 15°.
A Nanaz dessous, nous contournons une grande ferme d’alpage pour emprunter le sentier qui monte au refuge du Grand Tournalin. La pente, douce au départ le long d’un agréable torrent, s’accentue rapidement et malgré que la chaleur ait un peu baissé, la longueur de la journée se fait sentir. A l’intersection de la piste qui monte au refuge, je décide d’abandonner le sentier trop escarpé pour emprunter cette dernière, plus longue mais qui nous offre un pas plus régulier. Le refuge est atteint, le confort de l’hébergement nous fera oublier la difficulté.
Jour 3 : 13km, +570m, -1935m 6h40
Le temps est nuageux ce matin, le col de Nanaz que l’on a repéré du refuge est à peine visible, mais nous sommes confiants, les nuages devraient s’élever. Quelques pas et nous sommes dans la pente, face au col. Un petit pierrier, un passage délicat assuré, et nous voici à 2772 m, point haut du jour. Au pied du petit Tournalin les bouquetins sont présents et Marie se régale avec son appareil performant. Passé le col, un joli sentier terreux nous amène au Col des Fontaines, puis à Champ Sec. De là, gauche toute, pour grimper au Col Fontana Fredda et son petit névé puis à la Pointe du même nom, 100 m au-dessus.
Temps brumeux ce matin
Par temps clair, la vue sur le Cervin aurait été superbe, mais voilà, nous le devinerons mais nous ne le verrons pas. La descente sur la crète jusqu’au Col de Cheneil est très agréable, pique-nique rapide car il fait un peu frais. Après le Lac de Lod, nous découvrons le sympathique village de Chamois et ses ravissantes habitations. Nous sommes au bord de la Vallée de Valtournenche et notre hébergement de ce soir se trouve 600 m plus bas en pleine vallée. La descente est longue et un peu « casse-patte » après déjà 1300 m de négatif déjà effectué, mais le sentier herbeux et tortueux est facile car bien entretenu. Les 3 petits chalets du Camping Cervino et l’excellent repas pantagruélique nous font oublier le désagrément du parcours.
Jour 4 : 16.5km, +1290m, -1190m 8h15
Soleil et ciel bleu au départ. Au loin, derrière nous se dresse le fameux Cervin qui semble obstruer la vallée. La progression se fait entre alpages et champs en fleur jusqu’au Lac de Champ Long au pied du Col du Pilonnet où les nuages nous laissent entrevoir enfin le célèbre Cervin.
Au fond le Cervin
Pique-nique au Col et descente vers Antagnod où nous retrouvons la Vallée D’Ayas. Le ciel s’assombrit, la pluie arrive, l’orage est prévu vers 17h. Le sentier suit la route et derrière, il nous reste encore la remontée à Vieux Crest, refuge de ce soir (3 km et + 400 m environ). Nous décidons donc d’utiliser la navette gratuite jusqu’à Champoluc. Dans l’ascension, l’orage menace mais seulement quelques gouttes nous rafraichissent, rien de méchant.
Refuge Vieux Crest, au cœur d’un ancien village Walser, au confort et à l’accueil au top, nous y reviendrons vendredi.
Jour 5 : 11km, +930m, -1055m 7h30
Nous quittons ce magnifique hameau qui entoure le refuge, direction la 3° vallée, celle de Greysonnet. Il nous faut passer le Col Pinter à 2800 m. Je propose de monter par le Col Perrin avec son lac éponyme, car, de là, un sentier en balcon rejoint pratiquement le Col Pinter. Au Col Perrin, la vue sur les glaciers est légèrement brumeuse.
Vue du col Perrin
Sur le chemin en balcons, quelques pièges : un petit névé en dévers et un gros pierrier à proximité des lacs Pinter où flottent quelques tâches de neige.
Lac Pinter
Le groupe sérieux et attentif passe sans encombre. Du Col nous apercevons un rideau de pluie sur la vallée et les premières gouttes arrivent. On s’équipe et la descente commence. Le sentier serpente dans les alpages fleuris et nous voilà à Alpenzu, refuge suspendu sur un balcon rocheux. La pluie arrivera plus tard et nous aura épargné. Accueil très chaleureux de la propriétaire, qui n’a pas hésité à nous offrir une copieuse et bienvenue planche de charcuterie et fromage pour notre 4h.
Jour 6 : 8km, +970m, -350m 6h30
Petite journée en km aujourd’hui, refuge oblige. Le ciel est d’un bleu uni au départ. Nous longeons la vallée en courbe de niveau, en alternant petites montées et descentes. Traversée d’un important pierrier avant de bifurquer sur notre droite pour gagner le Col de Valnera.
Passage de pierrier
Nous voulions monter à la pointe Valfredda mais un grondement de tonnerre contrarie notre projet. Nous décidons donc de plonger rapidement sur le refuge Arp, 250 m plus bas, refuge imposant tout en pierres de taille, construit sur un plateau herbeux. En fin d’après midi après la pluie, les plus courageux remettront les chaussures pour dénicher les petits lacs au-dessus du refuge où quelques bouquetins ont élu domicile.
Jour 7 : 15km, +950m, -1325m 8h50
Temps magnifique, ciel bleu, aucun nuage. Pente douce jusqu’au Lac de la Bataille que nous longeons en direction du Col des Bringuets. La vue à 360° est splendide, au fond le Mont-Blanc et plein d’autres sommets. Légère descente en direction du Lac Long puis remontée au Col de Boussolaz (2940 m). Le Corno Bussola 80 m plus haut dans une ambiance minérale nous attire. Nous posons les sacs et nous voila partis. Sommet atteint : 3023 m. Nous avions tutoyé des 3000 m cette semaine, mais nous ne les avions pas passés, c’est fait !
Col de Boussolaz
La descente sur la crête sera une pure merveille où la vue sur les nombreux lacs est extraordinaire.
Longue crête du col de Boussolaz
Au Col de Palasinaz, nous retrouvons un sentier plus tranquille jusqu’à Mascognaz petit hameau détenu par un hôtel de luxe. Il nous reste à remonter au Vieux Crest, notre refuge tant apprécié. Chose faite !
Cela aura été une des plus belles étapes de la semaine, sauvage, technique, physique, le tout avec une température correct et un ciel d’un bleu azur.
Jour 8 : 2.7km, +15m, -360m 1h20 + Trajet 8h30
Petit déjeuner festif où un participant a soufflé sa bougie d’anniversaire. Il nous reste à dévaler ce que nous avions monté mardi pour retrouver nos voitures encore un peu à l’ombre ce matin.
Voilà, semaine finie, mais réussie car nous avons pu échapper aux orages. Petit arrêt de nouveau au Col du Petit Saint-Bernard pour le pique-nique et retour tranquille sur Clermont.
Merci à tous pour votre bonne humeur et votre aide dans les moments délicats.
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