Dim 15/08/2021 Haute-Loire – Saint Just près Brioude

Date : 15/08/2021
Animateur : Yves
Nombre de participants :  animateur compris 9 (6F, 3H)
Météo : Ensoleillé et chaud
Distance :  29 km   
Dénivelé :  875 m
Durée : 9 H pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : (122 X 1 et 144 X 1 soit 266 km)
Préparation et rédaction : 3 HM

ITINERAIRE : Camping de  Brioude, Vieille-Brioude, Coudenne, Pié de la Croix, St Just Près Brioude, Lugeac, Moulin de la Poudrière, Ladignat, PC 693, PC 618, Recoul, PC 621, Côtes des Ramaires, Simpal, Vieille-Brioude, Camping.

Départ du camping de Brioude où nous constatons que les touristes et vacanciers sont bien présents en Auvergne. Première partie très calme et paisible le long de l’Allier. A cet endroit dû au barrage, la rivière est presque immobile et offre aux estivants sa zone de baignade bien aménagée ainsi que des embarcations variées.

Pressoir de Vieille Brioude

Nous arrivons à Vieille Brioude, village construit il y a plus de 1000 ans autour d’un château aujourd’hui disparu. Principal centre viticole du Brivadois dont le majestueux pressoir, installé sur la place, nous rappelle cette période. Autour de l’église Ste Anne du 12° S, est situé un petit jardin musée sans prétention sur la vigne et le patrimoine, que nous prenons le temps de visiter. Les uns et les autres sortons ravis de cette visite qui nous a fait découvrir des outils méconnus. D’une terrasse nous avons pu admirer l’imposant pont médiéval à une seule arche.

Nous quittons l’Allier pour gagner les hauteurs au-dessus de Védrines. En chemin nous côtoierons 2 soit disant dolmens, celui des 4 Roches et de Védrines. Le soleil est sorti, la chaleur commence mais les bois nous protègent et nous accompagneront jusqu’à St Just Près Brioude.

Dolmen des 4 Roches
Dolmen de Védrines

A l’entrée du village, nous apercevons le Château du Mas, privé du 14° S. St Just a été réputé pour ses mines d’argent, d’antimoine, et de plomb, dont certaines ont été exploitées jusqu’en 1971 pour le plomb au hameau de Chazelle, et en 1996 pour l’antimoine à La Chassagne. Pause dans le parc municipal avec son point d’eau fraiche, face à l’église romane du 12° S construite avec les pierres du volcan de La Vergueur voisin.

Château du Mas

Pour rejoindre le Moulin de Lugéac sur le Ceroux, le hors-piste entre ronces et arbustes piquants nous est imposé, plus de chemin ! Les jambes de ces dames en short s’en souviendront. Après le moulin nous suivons le ruisseau sur un sentier scabreux montant et descendant jusqu’au Moulin de la Poudrière mais on est bien : nous sommes à l’ombre. La montée sur Ladignat est un peu raide et le soleil est bien présent. Au village, les pierres sculptées d’Irénée Orceyre nous interpellent.

La traversée qui mène à Vazeilles sera pénible car nous serons à découvert. Une bonne pause sous les sapins, à proximité d’un stade où le robinet d’eau est accessible a été bénéfique à tous. Dernière petite montée à la Côte des Ramaires et descente sur Simpal. De là le retour sur Vieille Brioude ne sera que formalité. Le bord de L’Allier est plus animé que ce matin dû aux touristes ou promeneurs qui sont venus chercher l’eau, l’ombre, et un semblant de fraicheur. Il est 18 h l’ensemble du groupe est content de retrouver les voitures.

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Jeu 12/08/2021 Forez – Les Hautes Chaumes

Date : 12/08/2021
Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris (2F, 5H)
Météo : Ensoleillé avec quelques passage nuageux
Distance : 21 km   
Dénivelé : 1125 m
Durée : 7 H 30 pauses comprises
Classement Atlas : Difficile suite au dénivelé et la classification Atlas
Kilométrage auto : (150 X 1 et 180 X 1 soit 330 km)
Préparation et rédaction : 3 H

ITINERAIRE : Job, Courtines, Reyrolles, La Visseyre, La Badin, Rocher de la Fromagère, Jasserie de la Croix du Fossat, Col du Chansert, Domas, Pailhat, Job.

En raison d’une journée prévue très chaude, qui a découragé certains participants, une grande partie du parcours avait été tracée en forêt, ce qui fait que la journée fut supportable.

Départ de Job, petit aller-retour à la chapelle néogothique de Notre Dame des Neiges de 1897, dite des Peux. Passage devant l’église St Loup du 15° S, dont le massif clocher domine le village. Ouverte, nous pouvons admirer entre autre un magnifique sol en parquet dans un état exceptionnel.

Chapelle Notre Dame des Neiges

Jusqu’à Reyrolles notre parcours alterne entre petites routes et chemins, passé ce hameau la pente s’accentue fortement sur un sentier étroit et caillouteux jusqu’au Rocher de la Volpie, spot d’escalade connu dans le secteur. Léger replat en courbe de niveau avant de pénétrer dans la Forêt de Montrodez, où le dénivelé se fait sentir.

Sortis du bois nous enjambons myrtilliers et bruyère en hors-piste car la sente a disparu sous cette végétation abondante actuellement. Nous passons à côté du Rocher de la Fromagère, derrière lequel se dresse le mont Chouvé d’où plusieurs parapentes prennent leur envol. Nous rejoindrons le point haut du jour sur la Montagne de Monthiallier, avant de se poser sur de belles pierres, pour la pause pique-nique bien méritée, agrémentée de quelques myrtilles glanées au passage. Le soleil est bien présent, mais une légère brise nous aide à supporter cette température estivale. Ouf ! Le plus gros du dénivelé est terminé, nous avons passé les 1000 m positif, mais le groupe était motivé et volontaire.

Près de nous la station Hertzienne militaire de Pierre sur Haute avec la chapelle de la Richarde à ses pieds. Au loin à l’ouest les Dômes, Sancy et Cézallier, difficile à discerner car la brume de chaleur voile les formes.

Station de Pierre sur Haute

Descente à découvert, toujours en pleine bruyère, pour contourner la Jasserie de la Croix du Fossat. Derniers regards sur les alentours au Rocher de la Pause, avant de regagner en forêt Pailhat par le col du Chansert. En chemin nous avons le loisir de découvrir le Dolmen de la Pierre Cuberte, classé aux MH en 1979.

Dolmen de la Pierre Cuberte

A Pailhat nous sortons du bois, nous apercevons le clocher de Job, la plaine d’Ambert où le ciel commence à s’assombrir. Il nous reste 3 km, le pas s’accélère, les premiers grondements lointains se font entendre l’orage prévu arrive. Coup d’œil rapide sur le château de 1875, en briques roses, implanté sur un parc de 25 ha qui fut au début du 20°siècle : Ecole publique, maison de convalescence pour les tuberculeux, sanatorium et chambre d’hôtes aujourd’hui.

Château de Job

La pluie nous laissera arriver aux voitures, mais nous accompagnera une grande partie du retour. Grandes flaques, rigoles remplies, feuilles dispersées, branches cassées, arbres tombés seront les stigmates d’un orage virulent.

Nous y avons échappé, tant mieux !

21 km en 5 h de marche réelle sur 1125 m positif, soit 4.2 km/h c’est une belle performance, merci à tous.

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Dim 08/08/2021 Forez – Vollore Montagne

Animateur : Sébastien
Nombre de participants : 12 animateur compris (7F, 5H)
Météo : Nuageux avec de belles éclaircies, températures douces
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée :7 H 30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 130 X 3, soit 390 km


ITINERAIRE : Vollore-Montagne, Grun de Chignore, Ayguebonne, Pierre des Ecuelles, Pierre du Cerf, Pas de Mousset, Notre-Dame de l’Hermitage, Croix de la Coche, Lavort, Vollore-Montagne



Début du parcours à travers la Forêt d’Ayguebonne, riches en essences diverses, telles qu’épicéa de sitka, pin sylvestre, ou encore sapin pectiné. Un sentier de découverte, agrémenté de nombreux panneaux d’explications et de belles échappées sur la plaine de Limagne et la chaîne des Puys, nous conduit jusqu’à un grand chaos rocheux : la Pierre de l’Homme. L’occasion pour les plus téméraires du groupe de s’offrir un beau panorama au prix d’une courte escalade. Le Grun de Chignore, sur lequel nous nous trouvons à ce moment précis, fut marqué, selon la légende, par le pas du cheval de Satan, mais nous y reviendrons dans quelques lignes…
Poursuivant notre chemin à travers pistes forestières et portions de hors sentier, nous arrivons sur le site de la Pierre des Ecuelles… Pour ce qui est des écuelles, nous avions les nôtres pour le pique-nique du midi, mais de pierre, aucune trace… Jusqu’à ce que la ténacité d’Yves finisse par la dénicher assez loin en contrebas du chemin, bien cachée dans la forêt. Nous éprouverons les mêmes difficultés à trouver la Pierre du Cerf, un peu plus loin, mais la vue offerte sur la vallée de Vollore récompensera dignement nos efforts.

L’arbre du diable


Poursuivant en direction du monastère de Notre-Dame de l’Hermitage, nous passons devant l’Arbre du Diable, dont l’aspect torturé inspira une légende à nos ancêtres : partant de Clermont-Ferrand, Satan dut il y a bien longtemps se rendre à Lyon. Pour ce faire il enfourcha son grand pur-sang noir qui bondit en premier lieu sur le Grun de Chignore, puis dans le Bois de Pamole. Satan s’aperçut alors que le prochain bond de son cheval le conduirait sur les lieux des sources sacrées de ce qui allait devenir le monastère Notre-Dame de l’Hermitage. Il arrêta son cheval qui se cabra et, dans un grondement effroyable qui fit trembler la région, tous deux disparurent dans les entrailles de la terre. Sur cet emplacement désormais maudit, aucune végétation n’osa s’installer, jusqu’à ce qu’un corbeau laissât maladroitement échapper une graine de sapin qu’il tenait dans son bec. Trop heureuse de pouvoir échapper à son prédateur, celle-ci n’eut de cesse que de s’enraciner rapidement, sans avoir conscience de l’offense faite aux esprits de Satan. C’est pourquoi, soumis aux esprits maléfiques l’arbre a vécu et grandi dans la souffrance et le tourment.

Notre Dame de l’Hermitage


Méditant sur le terrible destin de ce pauvre végétal, le groupe entama la longue montée conduisant au monastère afin de s’y ressourcer et de profiter d’une nouvelle perspective visuelle, cette fois-ci sur le versant ligérien des monts du Forez. Construit en 1669 sur le site d’une église du XIVe siècle, ce monument accueille aujourd’hui encore les touristes, les pèlerins ou les visiteurs solitaires en quête d’une retraite spirituelle.
Après le franchissement d’un dernier col au niveau de la Croix de la Coche, nous redescendons alors à travers la Forêt de la Bourletie pour regagner Vollore-Montagne.

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Jeu 05/08/2021 Cantal – Dienne

Animateur :  Georges
Nombre de participants : 8 animateur compris
Météo : nuageux toute la journée avec quelques rayons de soleil, température
agréable
Terrain : gras par endroit
Distance : 22 km
Dénivelé : 500 m
Durée : 7 h pause comprise
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 240 pour 1 voiture et 210 pour 1 autre soit 450 km

ITINERAIRE : Départ de Collanges, Le Monteil, chapelle Valentine, lac du Jolan, lac
du Pecher, lac de Sauvage, Pelouzou, retour à Collanges.

Lac Jolan

Collanges, point de départ de notre rando, petit village dans la vallée de la Santoire. Nous
avons suivi la rivière sur quatre kilomètres pour nous échauffer, avant la montée sur le
plateau. Direction la chapelle Valentine, perchée sur un promontoire volcanique.Depuis le
sommet, une vue magnifique sur la vallée verdoyante de la Santoire, le plateau du Limon
en face et les monts du Cantal. Au 12° siècle, la chapelle servait de lieu de culte d’un
château près duquel s’était développé un village. L’un et l’autre avaient disparu avant la
révolution. Elle a été reconstruite en 1854 et agrandie en 1998. Une vierge en majesté bois
polychrome est en lieu sûr car la chapelle est ouverte une partie de l’année. Une copie a
été réalisée mais elle n’est pas dans la chapelle car les habitants de la commune ont le
droit de la garder chez eux une semaine, en remerciement de leur participation à la
restauration.

Lac du Pécher


Depuis la chapelle, direction le lac tourbière de Jolan classé site naturel sensible, sa
surface d’eau libre se réduisant considérablement. Après le pique-nique au bord du
Jolan,c’est le lac du Pécher qui nous attend, avec son observatoire et sa multitude
d’oiseaux. Un petit arrêt et c’est en hors piste que nous rejoignons le lac de Sauvage, avec
son restaurant en bordure de l’eau.
Retour aux voitures et petit arrêt à Murat pour clore cette journée. Merci à tous et à
bientôt.

Lac de Sauvage

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Dim 01/08/2021 VTT – Dômes

Animateur : Michel Debord

Nombre de participants : 5,  3F  2H
Météo : Pluie abondante sur tout le trajet
Distance :  25 km
Dénivelé : 560 +/-
Vitesses : 12 km/h
Durée :  3h15 de roulage
Classement : Facile


Itinéraire. Parking du panoramique, pr PC 904, Lachamp, pr cime du Busageix, Chatrat, Pardon, Fontfreyde, sente jusqu’à Palmes Hautes, croix Parla, Lachamp, col de la Moreno par sentes, sente jusqu’à Ratoux, sente sous puy Grosmanaux, retour parking du panoramique.

Quatre courageux pour cette sortie entièrement faite sous la pluie sur des chemins boueux avec de grosses flaques d’eau. Sortie joyeuse des participants , mais aussi bien crottés au final.

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Jeu 29/07/2021 Cézallier – Mongreleix

Animateur : Yves
Nombre de participants : 11 animateur compris   (8F, 3H)
Météo : Beau temps toute la journée, températures supérieures aux prévisions.
Distance :  23.5 km   
Dénivelé :  700 m
Durée : 8 H pauses et visite comprises
Classement Atlas : Facile

ITINERAIRE : Montgreleix, Lachaud, Le Cherblanc, Laveissière, La Clède, PC1198, PC1225, Rocherousse, Le Godde, La Traverse, Les Rioux, Le Saillant, Buron de Naufonts, PC1250, Le Lac, PC1233, Montgreleix.

POLLEN



Petit arrêt sur la route à proximité d’Egliseneuve-d’Entraigues, au Pont de Cisternes, pour découvrir POLLEN, sculpture Horizon Sancy de Marion Orel en inox réfléchissant. Implantée à la surface du ruisseau de Clamouze comme un grain de pollen déposé par le vent. Tel un kaléidoscope elle reflète le paysage environnant au gré de la lumière.
Randonnée, à partir de Montgreleix dans le Cézallier Cantalien, parsemée de plusieurs points d’intérêt, que l’on pourrait intituler : De part et d’autre de la vallée du Bonjon, ruisseau qui prend sa source à la Montagne des Coins pour se jeter dans le Grande Rhue. Montgreleix, village entièrement brulé en octobre 1944 suite à l’étourderie de 2 enfants ayant mis le feu à une maison au toit de chaume, alors que l’ensemble des habitants était à la foire à Allanche.
Jusqu’à Lachaux, un semblant de chemin serpente dans les pâtures. Descente vers Laveyssière, de là une sente, étroite et sombre entre les arbres, nous conduit au fond de la vallée où coule le Bonjon, que l’on retrouvera en fin de journée en amont.

Château d’Aubijoux


Remontée sur Marcenat, à l’entrée nous nous approchons du château privé d’Aubijoux du 19°S, construit proche des ruines de l’ancien donjon féodal. Lors de la traversée de Marcenat, nous serons admiratifs devant ces magnifiques villas en pierre, avec sculptures et armoiries pour certaines. Elles sont la preuve du riche passé des marchants de toile, profession emblématique du nord du Cantal, qui a marqué l’histoire économique et humaine de ces bourgs.
Après la pause mon tracé traverse de nombreux pâturages où l’on croise différents troupeaux. Pour ne pas déranger un imposant taureau, nous le contournons par la pente de la Montagne de Rocherousse pour rejoindre le hameau éponyme. Juste avant le Godde, 5 taureaux ensemble dans le même pré, au regard patibulaire, nous attendent derrière la barrière, nous enjambons les clôtures voisines pour les éviter.
La montée à la Traverse, sous la chaleur de plus en plus présente est un peu éprouvante. A l’arrivée, récompense ! Le Monastère Orthodoxe, dont la toiture nous éblouit est ouvert et nous pourrons le visiter. Les explications d’une bonne sœur très sympathique seront appréciées. L’heure tourne, notre parcours n’est pas fini, nous quittons ce lieu étonnant après quelques emplettes de produits de leur fabrication.

Monasrère de la Traverse


Nous nous dirigeons vers Le Saillant pour profiter des embruns de la cascade. A cet endroit le Bonjon, que l’on retrouve, fait une rupture de 20 m de haut en 2 temps sur une coulée de lave solidifiée.

Cascade de Le Saillant


Il nous reste encore un point d’intérêt, l’œuvre Horizon Sancy STONE 9 de Benjamin Langholz, à proximité de Montgreleix, en direction de laquelle nous allons maintenant. Réalisation constituée de pierres flottantes de 250 kg, soutenues par des câbles d’acier. Nous profiterons d’un instant fusionnel avec la nature pour une superbe photo du groupe.
Pour clôturer cette rando, riche en découvertes, nous partageons le pain d’épice du Monastère avec une boisson désaltérante, à l’auberge du village. Merci à tous pour l’engouement démontré lors de cette journée.

STONE 9

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Dim 25/07/2021 Sud des Dômes – Fohet

Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris   (5F, 2H)
Météo : Ensoleillé avec des passages nuageux
Distance : 24 km   
Dénivelé : 750 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : ex : (62 X 1 et 35 X 1 soit 97 km)
Préparation et rédaction : 2 H

ITINERAIRE : Fohet, Puy de Fan, Prades, Moulin de Prades, PC933, Lambre, Freydefond, PC985, PC1002, Puy d’Alou, PC1037, PC1057, Mareuge, PC1068, PC1073, PC1046, PC1029, Croix de la Ribeyre, Fohet.  

VITR’O



Le but du jour était d’aller voir l’œuvre Horizon Sancy du Puy d’Alou à partir de Fohet. Après la petite ascension du Puy de Fan, nous traversons la Monne au Moulin de Prades pour remonter sur Lambre. Un dernier coup de rein sera nécessaire pour arriver à Freydefond. En passant à coté d’un troupeau Bénédicte nous montre qu’elle sait communiquer avec les vaches.

Le Puy d’Alou


L’objectif du jour est face à nous, au loin la chaine du Sancy est couverte de gros nuages noirs. Comme à chaque manifestation le propriétaire a ouvert son champ pour pouvoir accéder au sommet du Puy d’Alou. Déception, arrivés en haut, l’orage de vendredi a couché l’œuvre « VITR’O » par terre. Constituées de petites poches contenant de l’eau de différentes couleurs tel un vitrail dont les couleurs vibrent au soleil. Descente en hors-piste pour gagner le chemin qui part à l’ouest, pause déjeuner au pied du puy.

Sommet du Monténard


A partir de Saignes 2 solutions suivant le temps car nous essuyons quelques gouttes, retour direct par Fontmarcel et Monne ou Mareuge et le Monténard. On scrute les nuages et on opte pour la deuxième version. Brève détour à Mareuge pour découvrir le fameux Château privé en construction depuis plusieurs années. Direction Monténard, puy sans difficulté que l’on a plaisir à monter. Là-haut le soleil est avec nous, mais l’horizon coté montagnes est toujours bien bouché. Soleil qui nous accompagnera pour le retour aux voitures.

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Jeu 22/07/2021 Au pays des Couzes – Rentières

Animateur :  Georges
Nombre de participants : 10 animateur compris
Météo : chaud toute la journée
Distance : 21 km
Dénivelé : 900 m
Durée : 7 h 30 pause comprise
Classement Atlas : annoncée facile, reclassée moyenne
Kilométrage auto : ex : 68 km x 2 pour 1 voiture et 53 x 2 pour 1 autre ( soit 242 km )
Préparation et rédaction : 2 h

ITINERAIRE 
Rentieres, D 36, Chalagnat, Grand Prat, Granges, Chapelle Ste Pézade, D 36,
Saulzet, Strigoux, Cougoussat, La Roche, retour à Rentieres.

Rentieres, charmant village perché sur un éperon rocheux au dessus de la vallée
d’Ardes sur Couzes, point de départ de notre rando. La vallée de Rentieres va nous
servir de fil rouge tout au long de la journée, de rive gauche nous passons rive droite
et pour finir rive gauche.


Trois sites intéressants à voir aujourd’hui : le premier rive droite, la chapelle de ste
Pezade, nichée au milieu des bois. La découverte d’une cupule ( dépression
circulaire effectuée par l’homme à la surface d’une dalle ou d’un rocher ) et c’est sur
cette dépression que se dresse la chapelle. Il pourrait s’agir de la christianisation
d’un lieu de culte paien. Pendant la visite nous avons eu la visite d’une jument venue
nous présenter son poulain.


Après le passage en rive droite, direction les grottes de Strigoux, ce sont des cavités
creusées dans la roche, elles sont très difficiles d’accès, la sente est envahie par la
végétation. La roche a une très belle couleur rouge. Dans une clairière en dessous
des grottes se trouve un très beau gîte.
Dernier site, le village de la Roche, sur une falaise de tuf volcanique subsistent
d’anciennes habitations troglodytes, des murs construits par l’homme attestant de
leur présence.
Le retour sur Rentieres s’est effectué en hors piste, la sente ayant disparue. Un petit
rafraîchissement à Ardes sur Couzes a clos cette journée. Merci à tous et à bientôt.

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Tour des Dômes glaciaires de la Vanoise en autonomie

Date : du 14 juillet au 20 juillet 2021
Secteur géographique : Rhône / Alpes Savoie.
Cartes utilisées : Édition Rando Vanoise A3 1/50000 plus topo La Vanoise GR5-55
et IGN Top 25 3534 OT et 3633 ET
Animateur : Michel D.
Nombre de participants : 8, 2F et 6H
Classement Atlas : Difficile
Kilométrage pour 2 voitures A/R : 780 km

Météo : 1er jour couvert puis pluie toute la nuit, 2e jour couvert quelques averses et brouillard, 3e jour idem puis beau temps les autres jours.
Les données kilométriques et altimétriques des journées sont le résultat de montres et GPS Garmin.
Faune rencontrée : bouquetins, marmottes, chamois, aigle royal, gypaète au dessus d’Aussois.

Séjour prévu en autonomie spéciale car dans le parc de la Vanoise, le bivouac est toléré seulement sur les emplacements prévus aux abords
des refuges et il est payant. Donc nous nous sommes pliés aux exigences du parc.

Trajet voiture Clermont fd / Pralognan, départ 7h, arrivée à pralognan au parking des Fontanettes à 12h.
Repas de midi pris dans une salle hors sacs car le temps est couvert et frais. Puis départ pour le refuge au col de la Vanoise à 13h par la voie ancestrale des caravaniers avec leurs mules qui emmenaient les tomes de fromage et au retour du sel de l’ Italie.

JOUR 1 mercredi 14 juillet
Clermont Fd – Refuge de la Vanoise

Itinéraire : parking à 1600m , refuge des Barmettes et pont de Glière – pont du Chanton- traversée sur des dalles – le lac des Vaches – montée dans la moraine de la grande Casse dans le brouillard – le seuil de l’ Ouille – le lac Long- et arrivée au refuge du col de la Vanoise à 2516 m par quelques névés.
Distance : 7 km Dénivelé : 900 mD+ 15 m D- Durée : 3h
Montée sous un ciel couvert et vers 2500 m du brouillard jusqu’au refuge, possession des emplacements de tente sous la pluie et le vent tempétueux que nous aurons toute la nuit. Repas au sec dans la salle hors sacs.

JOUR 2 jeudi 15 juillet
Refuge de la Vanoise – refuge du Plan du lac
Distance : 20km D+ 1000m D-950m Durée : 7h45
La pluie s’est arrêtée vers 5h et nous avons déjeuné dans la salle hors sac. Départ du refuge de la Vanoise à 7h – GR 55 – lac rond – lac du col de la Vanoise – blockhaus de la vallée de Leisse – pont de Croé Vie 2099m – refuge Entre Deux Eaux 2130m – pont de de la Renaudière 2053m – vallon de la Rocheure – Mourre de la Bourgeat – PR direction trou du Chaudron et remontée du vallon, ruisseau de Fontabert en direction de la pointe de Lanserlia à 2550 m.

Nous rencontrons un troupeau de brebis gardé par 5 patous, le groupe n’en mène pas large, on le dépasse et le jeune berger vient à notre rencontre, il nous explique que sa cabane est bien plus haut et que depuis 4 jours il a de la neige tous les matins, il nous indique le passage du col de Lanserlia à 2774m par les éboulis. De là, normalement… vue magnifique sur la calotte glacière, mais ce jour là elle ne veut pas se montrer, car les sommets sont dans les nuages. Nous n’avons pu voir que la magnifique pointe de Lanserlia avec ses clochetons. Redescente du col par les Ancelles – Plan du Lac – et enfin le refuge du Plan du Lac à 2384m, très beau refuge et très bon accueil du gardien. Possession des emplacements, douche et repas dans le refuge.

JOUR 3 vendredi 16 juillet
Refuge du Plan du lac – refuge de l’Arpont
Distance: 14 km D+ 800m D- 790m Durée : 6h40
Départ à 7h30 du refuge – chapelle st Barthélémy- L’île 2000m- puis grosse montée soutenue au PC 2329m – lacs des Lozières 2429m – repas de midi – passage dans les éboulis de la moraine du glacier du Pelve – chemin en balcon avec plusieurs bouquetins sur notre sente, le soleil est de retour et j’en profite pour arrêter le groupe pour faire sécher nos tentes, car en montagne quand la météo n’est pas terrible mieux vaut tenir que courir, mon jugement était bon car lors de la descente sur le refuge de l’Arpont à 2309, le brouillard humide est de retour pour la soirée.

Remarque : au refuge de l’Arpont, je ne sais pas si c’est dû au nom mais on s’est fait harponné par le et la gardienne (même accueil que les autres voyageurs en tentes, pas bien venus les randonneurs en tentes !!!!!) bref on a fait avec et pu manger à tour de rôle dans la minuscule salle hors sac. Pluie de nouveau pour la nuit, mais au réveil ciel pratiquement dégagé.

JOUR 4 samedi 17 juillet
Refuge de l’ Arpont – Refuge de la Dent Parrachée
Distance : 18 km D+1050m D-900m Durée : 8 h
Départ à 7 h chapelle st Laurent sous le glacier de l’Arpont – oratoire – combe d’enfer – Montafia – passage sous la Dent Parrachée et son glacier – sous le roc des Corneilles à 2679m – puis piste militaire pour rejoindre les anciens forts avancés – refuge de Plan Sec au dessus des deux barrages EDF – refuge Fournache et le Graal de tous les refuges que nous avons passés le refuge de la Dent Parrachée à 2516m (accueil, ambiance et restauration parfaits) d’ailleurs le groupe a décidé de laisser les lyophilisés dans les sacs pour prendre un excellant repas préparé par un cuistot népalais adjoint de Franc le gardien. Une très belle soirée et en plus le ciel se dégage pour les derniers jours.

JOUR 5 dimanche 18 juillet
Refuge de la Dent Parrachée – ferme de Ritort.
Distance : 13 km D+ 900m D- 1200m Durée : 7h20
Après une belle nuit étoilée, départ à 7h30 pour le col d’ Aussois à 2914 m et la pointe de l’Observatoire à 3016 m. Sente jusqu’au refuge du Fond de l’Aussois 2300m puis longue montée soutenue au col d’Aussois – arrivée au col vers 11h 30 – dépose des sacs pour monter à la pointe de l’observatoire à 3016 m et là… une vue fabuleuse à 360° nous récompense de notre effort, nous sommes en surplomb au dessus du refuge Péclet-Polset 600m plus bas avec son lac Blanc, tous les sommets autour et une partie de la calotte glacière, après un bon moment passé au sommet nous redescendons au col pour le repas de midi au soleil. Puis très longue descente qui émerveille nos yeux.

Arrivée 15h à l’alpage de Ritort 1970m (donc 1050 m de descente pour 2km300 de distance) boissons fraîches et fromage fais du matin pour réconfort. Nous nous installons sur le lieu de bivouac gratuit celui-ci, toilette dans le ruisseau le Doron de Chavière puis nous allons à la traite des 100 tarines et abondances voir la fabrication du Beaufort d’alpage qui nous a bien pris 2 h, très intéressant et instructif, repas du soir agrémenté d’un morceau de Beaufort d’Alpage d’été, rien a voir avec le Beaufort d’été des coopératives ; l’alpage de Ritort est d’ailleurs passé à l’émission « Échappées Belle » les deux filles du groupe on reconnu le fromager qui a bien confirmé son passage a la TV. Nuit confortable avec les sonnailles des tarines et abondances qui nous on bercé .

JOUR 6 lundi 19 juillet
Ferme de Ritort – refuge de la Valette
Distance : 12 km + 2km D+ 1150 +182 D- 840 +182 Durée : 7h +1h
Départ à 7h – remontée de la fin du parcours de la veille jusqu’au PC 2202m puis PR en balcon sous la pointe Ariande – passage sur la vallée glacière sous le glacier du Genépi impressionnant par sa masse au dessus de nos têtes – dure journée car les dénivelés depuis le départ sont dans les jambes et de grosses montées nous attendent – repas de midi au PC 2093m plan des Bôs – Chalet des Nants et dure dure montée au refuge de la Valette à 2550m. Montage du bivouac puis certains sont monté vers l’ancien refuge de la Valette et au pic de la Vieille Femme à 2800m. Repas du soir à l’extérieur car pas de place dans le refuge et belle nuit sous les étoiles.

JOUR 7 mardi 20 juillet
Distance : 9 km D+ 260 D- 1100 Durée : 4h35
Refuge de la Valette – parking des Fontanettes (voitures)
Départ à 8h puis hors sentier au col du Tambour ou nous tombons sur un groupe de 15 bouquetins qui prennent le soleil – cirque du Petit Marchet avec le lac puis par PR aérien sécurisé par une chaîne au dessus de Pralognan – PC 2207 puis PC 2084 et 2062 descente exigeante de 25m dans une barre rocheuse – pc 1673 et PR dans la forêt jusqu’au parking des Fontanettes et fin du séjour par un petit repas de midi à l’auberge des Fontanettes tenu par une payse de l’Aveyron .

Passage et petites emplettes dans Pralognan et génépi à la distillerie.
Départ de Pralognan pour Clermont Fd à 16 h et arrivée à la capitale à 20h30.

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Les Dolomytiques

Date : Du 3 au 10 juillet 2021
Animateur : Yves
Nombre de participants : 11 animateur compris   (3F, 8H)
Météo : Temps clément, ensoleillé ou nuageux avec averses éparses
Terrain : Globalement sec, légèrement humide par endroits
Distance : Totale 98 km   
Dénivelé : Total +5440 m -5910 m
Durée : 50 HM pauses comprises
Classement Atlas : Moyen
Kilométrage auto :  (2026 X 3 soit 6078 km)
Préparation et rédaction : 30 H

ITINERAIRE : Départ Lago di Braies, rifugi :  Pederu, Lagazuoi, Croda da Lago, Lavaredo, Prato Piazza, retour Lago di Braies.

Comptant parmi les plus beaux joyaux de l’arc Alpin, les Dolomites offrent des particularités dues à leur relief et à la qualité de leur roche : roche sédimentaire carbonatée de calcium et de magnésium. Composition découverte en 1782 par un géologue Français, M Dolomieu, d’où le nom de la roche (dolomie) et du massif. La roche des Dolomites est naturellement très blanche, elle passe du rose au pourpre au lever ou au coucher du soleil, phénomène optique appelé Alpenglow.

L’un des plus beaux paysages de montagnes du monde, classé patrimoine mondial naturel par l’Unesco en 2009.

Jour 1 :

Clermont-Ferrand, Lago Di Braies

4 h 45 on charge les coffres, 5h on est parti pour une longue journée de route car 1000 km nous attendent. Circulation fluide sur le trajet, passage de la frontière sans problème malgré toutes les contraintes Covid imposées. Quelques ralentissements au-delà du Lac de Garde en direction de l’Autriche. 18 h on touche notre but, le lac de Braies se dévoile devant nous. Tout le monde est bien content d’arriver, et de prendre possession de sa chambre dans cet hôtel majestueux, riche de souvenirs historiques au vu de ses 100 années d’existence, qui a connu des périodes fastes et sombres. Sissi impératrice y a séjourné en son temps. En avril 1945 les SS ont emprisonné 141 personnages illustres dont Léon Blum, le Chancelier Autrichien, Gabriel Piguet évêque de Clermont Ferrand…

Certains auront la chance d’avoir la vue sur le lac avec balcon, d’autres malheureusement se contenteront du parking, mais tout le monde est ravi. Le repas avec les « antipasti » à volonté complètera l’enchantement de ce lieu.

Hôtel
Lago di Braies

Jour 2 :   

Lago di Braies, Rifugio Pederu          14.5 km.
Déplacement : 7h 25 dont 5h 20 de marche
Montre gps  +850 m  -760 m   Montre alti  +865 m  -785 m

Départ du splendide Lac de Braies enchâssé au milieu d’un cirque naturel surplombé par la Croda del Beco. Nous sommes dans le parc naturel Fanes-Sennes-Braies point de départ de la célèbre Vie Alta n°1 que nous suivrons sur la moitié de notre boucle. La météo nous annonce des orages, nous scrutons le ciel, pour l’instant les nuages laissent une petite place aux premiers rayons, nous prenons confiance.

Après avoir longé le lac, le sentier se dirige vers le Val di Foresta, grimpe quelques lacets et continue dans le vallon pour s’élever fortement sur les 200 derniers mètres de dénivelé et franchir le Forcela de Riciogogn. Un léger névé accentuera encore la pente.

Montée au Forcela de Riciogogn

Le col franchi nous arrivons dans un autre monde, beaucoup plus facile où bouquetins et marmottes occuperont notre regard. Nous arrivons à proximité du refuge de Sennes, pause déjeuner. Le pique-nique pris à l’hôtel est apprécié. Face à nous arrivent de gros nuages noirs, 13 h première averse qui ne durera pas. Nous repartons en longeant l’ancienne piste d’aviation herbeuse où nous rencontrons nos premières vaches aux couleurs inhabituelles, puis nous amorçons la descente par une piste routière. Le sentier serpente maintenant au travers d’une forêt de pins mugho pour rejoindre à nouveau la piste très pentue, caillouteuse et glissante qui nous mènera au Rifugio Pederu. Il est 15 h la pluie revient doucement, elle nous accompagnera jusqu’au refuge, et va s’accentuer fortement jusque tard dans la soirée.

Bouquetins
Descente vers le Rifugio Pederu

Jour 3 :

Rifugio Pederu, Rifugio Lagazuoi          18.6 km.
Déplacement : 8h 40 dont 7h 10 de marche.
Montre gps  +1613 m  -489 m  Montre alti  +1645 m  -485 m

Le soleil se montre généreux ce matin, cela réconforte le groupe car la journée avec ses 1600m de positif inquiète certains participants. Petit coup d’œil aux panneaux explicatifs du parc et nous voilà partis. Nous remontons par une piste facile, bordée de pâturages en fleurs jusqu’au refuge de Fanes. Malgré le déluge de hier soir la roche et la terre ont bien absorbé, le sol n’est pas glissant. Petite pause, nous apercevons au-dessous le refuge Lavarella avec sa surprenante chapelle ronde sur le côté. Courte montée au Passo Limo, passage devant le refuge de Grand Fanes puis traversée de la grande Alpe de Fannes par le Passo Tegada. Sur notre droite nous admirons les plissements désordonnés et spectaculaires de la roche, de part et d’autre nous sommes éblouis par le blanc des talus d’éboulis.

Plissement du Grand Alpe de Fanes

Montée à la Forcela di Lech

La fatigue commence à se faire sentir, le soleil est avec nous et la chaleur aussi. Nous décidons de nous approcher au plus près du col afin de faire le plus gros du positif avant de manger, les derniers mètres seront difficiles, un petit replat herbeux, ouf ! Il nous reste 100 m à gravir on prend des forces.

Arrivée à la Forcela di Lech

Le pique-nique nous donnera des ailes, les fameux 100m sont avalés sans s’en apercevoir. Nous voici à la Forcela di Lech, col époustouflant où le sentier semble s’arrêter, invisible d’en haut coincé entre 2 falaises proches et avec une pente impressionnante avoisinant 30 %. Courage il faut y aller, le passage couvert de cailloux serpente entre les blocs rocheux jusqu’à mi-hauteur où, de là, nous apercevons le lac Lagacio au fond ainsi que le refuge pour ce soir au loin, mais très loin. La fin de la descente a été aménagée avec des troncs pour éviter l’érosion et la pente s’atténue. Nous atteignons le lac, petite pause bien méritée.

Descente au Lac Lagacio depuis la Forcela di Lech
Remontée du plateau incliné de Lagazuoi

Toujours le refuge en point de mire, mais encore 600 m à monter soit plus ou moins 2 h de marche sur le plateau incliné de Lagazuoi dans une ambiance minérale. Les névés encore très présents dans ce secteur, vont perturber un peu notre parcours jusqu’au col Lagazuoi. Après la traversée d’un grand névé en devers, la dernière montée sera très très dure pour beaucoup, pour enfin atteindre le refuge. Au passage nous aurons remarqué les divers vestiges restaurés de la guerre incroyable menée à cette altitude sur cette ligne de front, entre l’empire Austro-Hongrois et l’armée Italienne pendant la Première Guerre Mondiale. De nombreuses galeries ont été creusées dans la roche, dont les entrées sont encore visibles. Une galerie, particulièrement aménagée en via ferrata atypique, permet de parcourir les entrailles du Petit Lagazuoi.

Arrivée au Col Lagazuoi

Après cette journée éprouvante, une récompense nous attend sur la terrasse du Rifugio Lagazuoi, plus haut refuge des Dolomites à 2752 m, avec cette fabuleuse vue panoramique sur les sommets environnants qui se découvrent face à nous. Quelques trouées dans la brume nous permettront d’apercevoir furtivement le phénomène qui a fait la réputation de ce massif, les fameuses couleurs rose ou pourpre au coucher du soleil. Dommage les nuages gâchent un peu notre plaisir.

Rifugio Lagazuoi

Jour 4 :

Rifugio Lagazuoi, Rifugio Croda da Lago          16.3 km.
Déplacement : 8h 36 dont 6h 23 de marche
Montre gps  +702 m  -1341  montre alti  +800  -1280

Après une bonne nuit, ce matin les troupes sont fraiches et sont prêtes à affronter cette journée un peu moins éprouvante. Il faudra descendre la dernière partie un peu scabreuse montée hier, avec traversée du névé en dévers, pour atteindre la Forcletta Lagazuoi, cela n’inquiète personne. Le soleil étant déjà bien présent, la neige n’est pas gelée.

Chose faite, nous suivons un sentier en balcon pour rejoindre la Forcletta Travenanzes avant de plonger sur la route du Passo Falzarego, haut lieu réputé du Giro. Léger regard sur la boutique souvenirs et nous progressons sur l’autre versant en direction des alpages.

Le chemin devient de plus en plus pierreux, traverse un petit cayon qui nous conduit au pied d’un défilé rocheux que nous grimpons sans difficulté, pour arriver au col Averau.

Remontée du défilé rocheux avant le col Averau

La vue est superbe au nord comme au sud : on embrasse une bonne partie des Dolomites orientales et notamment le glacier de la Marmolada. Le soleil est avec nous, et les rhododendrons bien en fleur nous balisent le chemin. Courte montée proche de la falaise dominant un grand éboulis et arrivée au col Nuvolau. De là vue sur la crête qui grimpe au refuge Nuvolau où, en ce jour de beau temps, la foule est bien présente. Ce sera la journée où l’on verra le plus de monde.

Cinque Torri

Descente vers les Cinque Torri, un carré d’herbe et 3 sapins, pour ceux qui cherchent l’ombre, feront notre restaurant du jour. L’environnement est animé et nous change des jours précédents, car le lieu est très populaire et accessible facilement. Il est également un lieu prisé par les grimpeurs et ils sont nombreux aujourd’hui, accrochés aux différentes parois. Cette zone a été également le théâtre de rudes batailles. Nous contournons le site par le nord, véritable musée à ciel ouvert de la grande guerre, avec ses tranchées, ses casemates, ses postes d’observation, afin de passer au cœur du chaos calcaire.

Les casemates
Entre les tours

Descente dans une forêt clairsemée puis plus dense jusqu’à une clairière à proximité du Ponte de Rucurdo.

Le sentier traverse deux torrents puis grimpe un bon moment, franchit un petit ressaut rocheux, passe sur un joli pont de bois avant d’atteindre le Cason de Fornin. La montée qui suit devient de plus en plus rude en contournant le Mont Ciadenes. Isabelle et moi avions complètement oublié cette difficulté là depuis notre dernier passage. C’est “la surprise du chef” comme a dit Corinne. Le groupe s’est étiré ; une petite halte au promontoire avec vue sur Cortina où on passera demain, permet le regroupement. Maintenant le sentier s’infléchit dans les alpages du Val Negra et soudain apparait le beau lac vert de Federa, magnifique au pied de la falaise de la Cime Bassa da Lago, avec ses névés qui reflètent, et qui viennent mourir à fleur de l’eau. Anémone pulsatile, gentiane pourpre, Lis Martagon ont fleuri notre parcours du jour. Au bout du lac est posé notre refuge d’aujourd’hui Croda Da Lago, immergé dans le vert criard des pâturages, entouré de splendides mélèzes, pins alpins et pins parasols. La soirée est animée : pendant le repas, nous assistons à  l’affrontement amical entre le chien du refuge et de gentils ânes en liberté, puis, en fin de repas, à un spectacle de mime monté et joué par Didier, apprécié de tous.

Lac vert de Federa

Jour 5 :

Rifugio Croda da Lago, Rifugio Lavaredo          8.8 km + 5.2 km.
Déplacement : 9 h dont 2 h 45 + 1 h 45 de marche +1 h de bus
Montre gps  +590  -876  montre alti  +630  -990

Belle descente à travers bois jusqu’au lac d’Aial avant de prendre une piste forestière pour gagner Cortina d’Ampezzo. Passage à proximité du Beco D’Aial spot d’escalade reconnu.

Cortina D’Ampezzo

Nous voici à Cortina station de ski réputée, qui accueille tous les ans une épreuve de la coupe du monde, qui a organisé les JO de 1956 et qui les organisera à nouveau en 2026. Les hôtels et boutiques de luxe attirent une clientèle aisée. La ville est dominée par le Monte Cristallo haut sommet des Dolomites D’Ampezzo et l’un des 350 sommets de plus de 3000 m sur l’ensemble du massif.

Il est 12h15 nous sommes à la gare routière, le bus ne part qu’à 14h 05, les 2 heures d’attente permettront à certains de faire un petit tour en ville, à moi d’acheter les billets, et à tous de savourer le pique-nique du jour agrémenté d’un « expresso » au bar local.

Le bus nous évite une portion du parcours peu intéressante qui serait en grande partie sur la route jusqu’à notre point de départ de cette après-midi. Du bus nous apercevons le lac Misurina plus grand lac naturel de la région, ainsi que celui d’Antorno qui gelé l’hiver sert principalement de parking pour les départs de balades en raquettes ou en motoneige. Passé le lac, le bus nous dépose dans un écrin de verdure, il nous reste 500 m de positif pour rallier le Rifugio Auronzo au pied des Tre Cime Di Lavaredo. Ce triptyque rocheux se dresse comme 3 menhirs figés sur un même socle et sont le symbole des Dolomites. Lieu attendu par tous.

Vue depuis le refuge d’Auronzo
Sous les Tre Cime

Depuis le refuge Auronzo une large piste, en courbe de niveau, sous les Tre Cime nous permet de rejoindre le Rifugio Lavaredo. Au passage nous aurons admiré la chapelle des « Alpini » en hommage aux soldats alpins de la 1re guerre. Nous pressons le pas, voilà quelques gouttes. A peine arrivés, le groupe s’engouffre dans le refuge, pour éviter l’averse qui ne sera que de courte durée.

Rifugio Lavaredo

Jour 6 :

Rifugio Lavaredo, Rifugio Prato Piazza          19.4 km
Déplacement ; 8h25 dont 6h32 de marche
Montre gps :  +942  -1220  montre alti :  +940  -1295 

Montée au col sous les Tre Cime

La météo annoncée n’est pas encourageante, les nuages sont bas, nombreux et de couleur sombre. On espérait mieux pour cette étape mythique au milieu des aiguilles, tours et autres sommets. Départ brutal face au refuge sous les Tre Cime pour monter au col Lavaredo. La photo ne sera pas exceptionnelle les Tre Cime sont bien chapeautées ce matin, mais l’espoir est là car les nuages défilent à grande vitesse.

Col Lavaredo et les Tre Cime

Passage extraordinaire entre les Tre Cime, la Croda Passaporto, le mont Paterno pour approcher le Rifugio Locatelli. Au pied du refuge la vue sur la face nord des Tre Cime est époustouflante tant elle est différente de celle que nous avions hier en montant côté sud. Malheureusement quelques nuages subsistent encore sur les pointes, mais cela ne fait rien on ne cèderait pas notre place.

Maintenant 3 heures de belle descente dans le Val Rinbon au pied de la Croda dei Rondoi nous attendent. Le sentier va côtoyer en permanence le torrent impétueux Rienza que l’on verra augmenter au fil de la pente, pour finir en petite rivière alimentant le lac Di Landro. Bercés par le son mélodieux et saccadé des clapotis plus ou moins intenses, cette partie un peu longue et uniforme s’apparentera à un moment de détente et de relaxation et nous conditionnera pour la partie suivante.

Nous sommes presque en bas la pluie arrive, nous courons vers un abri déjà occupé par des marcheurs et des cyclistes car l’averse redouble d’intensité mais elle ne durera pas. On est à 1400 m notre prochain col est à 2300 m le gros du dénivelé arrive il est 11 heures 30, j’aimerais faire une bonne partie avant le pique-nique surtout qu’il y a un passage un peu aérien avec câble et chaine et compte tenu de l’averse l’endroit peut être glissant.

Montée raide sur les contreforts du mont Specie. Sentier étroit en forêt avec les racines apparentes, protégé par les arbres le sentier n’est pas trop glissant, cela me rassure. Nous arrivons à la barrière en bois, le point crucial est devant nous. Rappel des consignes, bâtons dans une main, câble dans l’autre et tout le monde derrière moi sans se coller.

Malgré quelques appréhensions tout le monde est passé sans difficulté, ouf ! je respire. On a bien mérité la pause, le sandwich est apprécié. Il nous reste encore 400 m avant d’arriver à notre fameux col, le Strudelsattel. Nous sommes au Tyrol du Sud, les noms propres sont souvent écrits en Allemand et en Italien mais celui-là fera l’exception.

Anny repère un sabot de vénus, le premier rencontré depuis le début, on en trouvera d’autres le lendemain. Nous sommes au col, nous ne stationnerons pas longtemps car le vent n’est pas chaud et le temps est menaçant. Légère descente avant le plateau de Prato Piazza où la pluie nous rattrape. Nous privilégions la piste pour gagner le Rifugio Prato Piazza, petit refuge intimiste où certains découvriront et tous apprécieront le Prosecco, vin pétillant italien de la région de Vénétie.

Arrivée pluvieuse au Rifugio Pratto Piazza

Jour 7 :

Rifugio Prato Piazza, Lago di Braies          15 km
Déplacement : 7h50 dont 5h50 de marche
Montre gps :  +740  -1173  montre alti :  +730  -1230   

Vendredi, dernier jour du périple le groupe aimerait que cela dure mais il faut revenir au point de départ, dommage ! L’itinéraire coupe les alpages en direction de la Croda Rossa. Présence de brume et d’humidité sur le sentier herbeux, mais le soleil arrive et nous gratifiera de sa présence toute la journée.

La pente s’accentue, au plus haut de l’alpage on rencontre un troupeau de vaches alpines bien solides sur leurs pattes car le terrain n’est pas des plus facile, une d’elle nous a adopté et nous suit pas à pas sur le sentier qui maintenant est aménagé en escalier. On s’arrête elle s’arrête, on repart elle repart tel un chien bien dressé, arrive la barrière nous passons mais pas elle. Mince ! Elle nous regarde partir avec un air de tristesse, triste comme nous de l’abandonner. Le remord sera vite passé, après un petit tunnel creusé dans la roche sur ce sentier en balcon, un passage câblé nous attend plus long que celui d’ hier mais moins aérien. J’assure tout le monde à l’épaulement rocheux, Isabelle part devant et le groupe la suivra jusqu’au bout du câble.

Nous nous éloignons de la barre rocheuse et retrouvons un alpage où bien caché dans un petit creux se trouve le Rossalmhütte, mini refuge d’alpage. Il est 12h30 pause déjeuner, la moitié de l’étape est réalisée nous prendrons notre temps. L’endroit est agréable face à la Croda Rossa pas de vent, un soleil radieux, le paradis en somme !

Nous remonterons légèrement à un petit collet qui fait face au Seekofel. Nous nous engageons dans le vallon qui rejoint le lac de Braies.

Lago Di Braies

D’abord entre les sapins d’où nous apercevons le lac avec ses tonalités variées, puis dans les éboulis avec un passage en dévers câblé et pour finir une arrivée de toute beauté après 800m de dénivelé négatif sur les rives cahoteuses du lac.

Descente dans les éboulis

La boucle est bouclée, nous retrouvons notre hébergement de la première nuit. En saison tous les vendredis l’établissement offre un apéritif consistant à volonté à sa clientèle. Nous profiterons de cette proposition et nous trinquerons à la fin de notre séjour avec : devinez quoi… du Prosecco bien sûr !  et des mises en bouche maison de qualité.

Jour : 8

Lago Di Braies, Clermont-Fd

Après un copieux petit déjeuner à volonté, nous chargeons les voitures et nous voilà partis. Nous profiterons encore de ces montagnes avant de rejoindre l’autoroute. La circulation est dense en ce 10 juillet sur la partie Brennero, Verona. Le lac de Garde passé, le trafic devient plus fluide et le restera. Pause de mi-journée une fois Milan traversé pour être tranquille. La douane se fera comme à l’aller, personne, et le passage de Lyon sera sans encombre. Dans l’ensemble le trajet du retour aura été un peu plus long qu’à l’aller, car les pauses ont été plus nombreuses, plus longues et nous n’avions pas d’impératif horaire.

Tout le monde rentre avec des images et des souvenirs plein la tête, content du séjour dans son ensemble, prêt à repartir. Les nombreuses photos et vidéos réalisées par Didier et Pascal permettront à chacun de se remémorer tous ces bons moments partagés.

Arrivée au lac

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