Animateur : Thierry
Nombre de participants : 5 animateur compris (3 F, 2 H)
Météo : Nuages et soleil – Vent du sud chaud soufflant par intermittence.
Carte : IGN 2531ET
Distance : 24 km
Dénivelée : 900 m
Durée : 7h45h pauses comprises
Classement Atlas : Facile reclassée Moyenne à cause du D+ constaté
Kilométrage auto : 88 km pour 1 voiture et 1 voiture sur place
Préparation et CR : 4h
Itinéraire : Cimetière de Laqueille (ou l’accueil du cimetière 😊), le Sapin, l’Espaverie, forêt du puy de Pretio, borne des Quatre Seigneurs, sommet puy Loup, sud vers piste ferme du puy May, parking du Guéry, lac, GR30, sommet du puy Gros, col de Saint-Laurent, piste NE du gîte de la banne d’Ordanche, les Razats, retour Laqueuille
C’est par un petit vent du sud soutenu que nous entamons à Laqueuille notre rando en direction du puy de Pretio que l’on peine à identifier dans cette longue bande forestière orientée NW-SE que nous pénétrons peu après l’Esparverie. Avant d’entrer dans les bois, nous faisons un peu de lecture de paysage sur une partie de la chaîne des Puys et le méconnu puy de Vivanson, beau cône strombolien à la carrière de pouzzolane encore exploitée. Une fois dans le bois de pins, nous sommes à l’abri du vent mais nous devons consentir à une montée ininterrompue de deux kilomètres environ. Parvenus à l’altitude de 1400 m, juste après avoir gravi le puy de Pretio sans trop nous en apercevoir, nous sortons du bois, au pied ou presque, du Puy Loup. Nous le montons pleine pente pour laisser la place sur la sente d’accès aux trailers du Sancy. Je ne le savais pas mais se déroulaient samedi et dimanche les courses du trail du Sancy. Je l’aurais su, j’aurais certainement choisi un autre parcours 😊 : nous « subirons » les coureurs jusqu’aux burons de la Montille, avant le puy Gros. Pour le moment, au sommet du puy Loup, nous pouvons admirer les foulées légères des cracs de la longue distance. Partis à 5h30 du Mont Dore, ils avaient déjà avalé plus de 40 km en moins de 5 h ! Tout le long de la descente du puy, nous aurons pu profiter des beaux paysages qu’offre le plateau du Guéry.

et d’images pittoresques des bêtes encore à l’estive telle cette queue de petits veaux devant la laiterie maternelle.

A part profiter du bon air en altitude, il n’y a plus beaucoup d’avantage à être à l’estive tant l’herbe est jaune et sèche n’offrant aucune satisfaction à ces pauvres bovins. Le beau temps a mis également pas mal de randonneurs sur ces chemins faciles . Nul doute qu’on sera plus tranquille quand la bise sera venue, le jeudi, le samedi 😊 ou le dimanche. Pour gagner le lac et pour ne plus subir la course, nous nous avançons au NE dans un enchevêtrement de sentiers pas très lisible et surtout pas représenté sur la carte… Nous finissons par arriver sur la route toute proche du parking. A l’entrée de Cap Guéry, la foule des grands jours nous pousse vers le lac heureusement à l’écart de toute cette effervescence. Ça tombe bien, c’est l’heure du déjeuner que nous prenons à la lisière du bois qui surplombe la plage nord du lac.
Nous repartons en suivant le GR qui longe le lac et continuons vers la ferme du Guéry. L’arrière garde des coureurs aux foulées de plus en plus lourdes est encore à nos trousses. Pour ne pas gêner la file ininterrompue des trailers, j’emprunte l’ancien sentier qui monte à l’ouest le long de la clôture. Le ciel s’est bien chargé en ce début d’après-midi et quelques gouttes timides nous mouillent à peine la peau. La pluie c’est jeudi a dit la météo et pas aujourd’hui 😁. Peu avant la montée au Puy Gros, nous imaginons facilement la joie des coureurs épuisés qui voient après tant d’efforts et de souffrance la Terre Promise à leurs pieds : on a effectivement à cet endroit une superbe vue sur le Mont Dore et sa belle vallée.

Les chemins des uns et des autres se séparent et notre sentier retrouve d’un coup une quiétude habituelle ! Au sommet du puy Gros, les points de vue à 360° sont toujours aussi saisissants. Le puy May, autre beau dôme un peu moins élevé que le puy Gros a peu ou prou la même orientation et la même longueur que son voisin même si ce n’est pas forcément repérable sur le terrain. Ne seraient-ils pas presque contemporains et n’auraient il pas partagé la lave de la même chambre magmatique ?
La descente du Puy à l’W est toujours aussi pénible et difficile comme la montée peu après vers le Tenon et le col Saint Laurent sous un cagnard revenu. La Banne d’Ordanche pourtant toute proche est retirée du programme à la grande satisfaction de certain(e)s… Il ne reste plus qu’à suivre de bonnes pistes qui traversent de larges prairies occupées par des troupeaux importants et qui nous ramènent au NW vers les Razats et le grand herbipôle de l’INRAE puis finalement à notre point de départ.
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