Animateur : Yves Nombre de participants : 7 animateur compris ( 6 F, 1 H) Météo : couvert une grande partie de journée Distance : 20 km Dénivelé : 635 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 52 km pour 2 véhicules Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Contournat, PC422, PC389, St-Julien-de-Coppel, PC474, Roche, Cerfeuil, les Couleaux, PC582, PC636, la Chaux Montgros, Pommeride, PC619, PC600, Pic de Mercurol, Mercurol, Bois de Glaisne, Puy Pendu, Bois de LPC547,Bois de Lavende, Bois de Lavaure, Col de Potey, PC574, Calais, PC493, Contournat.
Sur la route qui mène au départ ce matin deux tendances météo, à gauche beau soleil, à droite de gros nuages gris plombent le décor. Malheureusement c’est sur la droite que j’ai prévu mon parcours, dommage ! Dans le village de Contournat, à la sortie des voitures, la température fraîche nous saisit, tous les participants s’emmitouflent et nous voilà partis. Jusqu’à St-Julien-de-Coppel le tracé reste en plaine avec une terre amoureuse, et un ressenti négatif saisissant. Après St-Julien face à nous le premier point remarquable du jour, Notre Dame de la Roche. Le sentier qui s’accélère régulièrement permet de réchauffer notre organisme.
Notre Dame de la Roche
Arrivés en haut, la Vierge installée en 1862 s’élève magistralement sur son haut piédestal. Petit tour du site en passant par la chapelle, seul vestige d’un château érigé sur ce promontoire, puis nous repartons direction les ruines du château de Coppel, construit au 13 °S et détruit par Richelieu en 1626.
Château de Coppel
Après quelques photos, et la rencontre d’un important troupeau de salers nous nous dirigeons dans le bois du Puy Gérant. Après une hésitation sur une sente à peine visible, nous retrouvons le chemin qui mène à la Chaux Montgros. Le long de ce large chemin carrossable plusieurs miradors de battue, pourtant en bon état sont au sol, sabotage ou nécessité… on ne saura pas ?
Nous voilà à la Chaux Montgros, mélange de château fort et de grande résidence aux quatre tours majestueuses. Construit au début du 16 °S de style renaissance sous influence italienne il est unique en Auvergne. La température est légèrement remontée, mais une petite brise que l’on n’avait pas ressentie dans le bois se fait présente, un petit porche dans l’escalier monumental nous abrite pour le pique-nique.
Château de la Chaux Montgros
Départ plein ouest face au Pic de Mercurol troisième point remarquable, nous sommes à découvert capuche, gants, et bonnets sont de mise. Nous empruntons la sente à peine visible de la route, qui passe presque au sommet de ce pic. Peu entretenue, il faut se faufiler entre les branches. La montée au sommet, pratiquement à quatre pattes, est assez difficile il faut chevaucher les rochers recouverts de mousse et le risque de glissade à la descente est garanti ; tant pis ce sera pour une prochaine fois. Lors de l’invasion romaine fut érigé ici un temple dédié à Mercure d’où Mercurol. Avant d’arriver à son pied, dans les prés nous avons remarqué deux collines funéraires (tumulus).
Maintenant mon tracé traverse le Bois de Glaisne pour rejoindre le col de Potey. Comme très souvent dans les bois les sentiers de la carte et du terrain sont divergents. Un magnifique hors-piste d’environ trois kilomètres entre ronces, arbres, branches couchées et quelques barbelés nous permet de rejoindre le col.
Dans le bois nous étions à l’abri et l’effort nous a réchauffé, mais maintenant la légère brise de ce matin devient une jolie brise qui va nous suivre jusqu’à l’arrivée. Récompense, le soleil est de la partie et c’est les visages radieux que nous retrouvons Contournat, petit village connu même aux Etats-Unis grâce à Monseigneur Benoit Flaget, enfant du pays, devenu le premier évêque du Middle West en 1808.
Animateur : Thierry Nombre de participants : 11 animateur compris (6 F, 5 H) Météo : Sec et frais le matin – Douceur et giboulées l’après-midi Carte : IGN 2630SB Distance : 26,5 km Dénivelée : 460 m Durée : 6h40h pauses comprises Classement Atlas : Facile malgré le dépassement du kilométrage Préparation et CR : 3h Kilométrage auto : 70 km pour 2 voitures – 90 km du Crest pour 1 autre
Itinéraire : Randan, Stade, Rond de Joinville, Rond d’Aumale, Voie ferrée CLF-Vichy, Est bois des Prugnes, NE Bois Brun, les Gannats, St Priest Bramefant, D55, Le Graveyron, château de Maulmont, vers D443 en HP à travers bois de Maulmont, Montpensier, les Rigaudanches, les Charmes de la Fontaine, Mons, les Gros, Rilhat, W puy de Beaumont, Champ Colombier, La Corne, Etang de Nemours, retour Randan par D94
La crainte du mauvais temps annoncé (neige et vent) m’a fait choisir un secteur plus abrité et qu’Atlas fréquente rarement : la Limagne et plus précisément Randan et ses alentours. La rando commence par une petite visite du château et de ses dépendances. C’est Anne, ancienne adhérente d’Atlas et responsable des animations sur le Domaine Royal qui nous sert de guide.
Château de Randan
Elle nous rappelle en quelques mots l’histoire du château, de Louis Philippe et d’Adélaïde sa sœur et des réparations effectuées jusqu’à aujourd’hui. Tous les travaux n’avaient pas pour but de le reconstruire mais de stopper l’effet du temps sur les ruines, il fallait les mettre hors air et hors eau. La chapelle et les cuisines n’ayant pas été touchées par l’incendie de 1925 sont visitables et dans un très bon état de conservation. L’Orangerie fera bientôt l’objet d’une grande restauration…. Nous ayant appris l’essentiel en 30 minutes chrono nous quittons à regret Anne pour débuter la rando. Je profite de ce compte-rendu pour la remercier pour son accueil et sa bonne humeur.
Nous nous mettons donc en route avec pour objectif de traverser les forêts autour de Rando en direction de St Priest Bramefant et du château de Maulmont et retour. Ce programme sera modifié en cours de route comme nous le verrons ci-après. La forêt et le parc du château forme une grande continuité forestière même si comme dans tout grand parc, on trouve des espèces importées comme les grands séquoias ou les gingko biloas. On trouve dans les bois alentours des chênes dont dix ont été prélevés pour restaurer la charpente de Notre-Dame de Paris. La progression dans les allées forestières encore tracées aboutit plusieurs fois sur des croisements dénommés ici « Rond » et baptisés du nom des fils de Louis-Philippe, Aumale et Joinville. Plus tard, nous traverserons un hameau appelé Montpensier (le dernier fils du Roi) et un étang privé au nom de Nemours, encore un fils, son second. Le secteur est tout imprégné de cette présence royale qui a laissé un fort bel héritage architectural qui rejaillit sur le bourg de Randan lui-même avec la brique pour matériau commun.
Au milieu des bois nous enjambons la voie de la ligne Clermont-Vichy qui a dû faire l’objet d’une belle restauration, on la dirait presque neuve. L’ensemble des sentiers – non balisés – ne semblent pas fort fréquentés sauf par les forestiers qui exploitent la forêt. Il vaut mieux avoir la carte pour suivre sa route 😊. Nous arrivons bientôt à St Priest après à peine 9 km parcourus. Cela ne nous empêche pas de nous arrêter pour le déjeuner. La clémence du temps n’ayant qu’un temps (😊), nous essuyons à ce moment précis la première averse d’une série qui s’étalera sur tout l’après-midi.
Heureusement le gymnase municipal s’offre pour protéger nos agapes. Je profite de la pause pour remodeler le parcours car celui que j’ai prévu, à nouveau dans les bois de Randan, pourrait être un peu ennuyeux. Ce sera un long parcours en paysages ouverts sur les collines qui ourlent la frange orientale de la Limagne. Après un petit kilomètre sur la route où nous mettons en œuvre les obligations de circulation faites à tout groupe de marcheurs en déplacement, nous arrivons au château de Maulmont. Aujourd’hui dévolu aux mariages et autres séminaires, ce château, fruit de la volonté de la Princesse Adélaïde, était à l’origine un relais de chasse utilisé par le Roi et ses invités. Le parcours passant trop près du monument nous le contournons plus au sud. Nous nous retrouvons dans un cul de sac et nous nous offrons un petit passage hors-piste à travers le bois de Maulmont pour retrouver plein ouest la petite route qui nous amène au hameau de Montpensier. Les sous-bois sont tapissés de fleurs à corolle rose que personne dans le groupe ne reconnait et qui nécessite un petit appel à PlantNet qui va délivrer un nom que je n’ai pas noté 😊.
Nous déambulons maintenant au sud des bois de Randan, le plus souvent sur les sommets de ces petites collines qui dominent la rive gauche de l’Allier qu’on devine au loin. Nous alternerons les montées et les descentes dans un paysage de grande culture dominé par le colza. Nous traversons des petits villages sans grand charme, Mons peut-être avec sa belle église et son point de vue ? Tout le cachet architectural semble se concentrer sur Randan…. Inutile de dire que les changements de direction au milieu d’un réseau dense de chemin d’exploitation obligent à ne pas quitter sa carte des yeux alors que de beaux paysages s’offrent pourtant.
Une erreur de navigation conduira à une petite marche arrière mais dans l’ensemble et malgré les changements du parcours décidés en milieu de rando nous ne nous perdrons pas 😊. Le château de Randan se devine à l’horizon bien abrité par sa forêt au sud. Bientôt, nous épuisons nos derniers chemins et sentiers possibles et nous n’avons d’autres choix que de suivre la petite D94 qui nous mène dans un long faux plat à Randan que nous traversons et qui comme beaucoup de bourgs ruraux montre, hélas, un nombre important de commerces fermés. Parvenus à la chapelle du Domaine, notre amie Anne de loin nous fait de grands signes d’au-revoir. Une belle journée de rando s’achève…….
Animateur : Yves Nombre de participants : 6 animateur compris (5 F, 1 H) Météo : nuageux et ensoleillé Distance : 23 km Dénivelé : 620 m Durée : 6 H pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 46 km pour 1 véhicule et 55 km pour 1 autre soit : 101 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Nébouzat, PC856, Neuville, le Ranc, la Maronie, PC881, Ribeyre, PC1036, PC1050, PC1052, Lachaud, le Calvaire, St-Bonnet-près Orcival, Villejacques, Pont des Eaux, les Eaux, les Saliens, Nébouzat.
Moins frais que prévu ce matin au départ de Nébouzat sous les premiers rayons qui se lèvent. Nous nous dirigeons vers Neuville en passant d’une rive à l’autre du ruisseau de La Gorce dont le tumulte provoqué par un important débit nous accompagne.
A Neuville virage à l’Ouest face à Orcival, première traversée de la Sioule qui prend sa source à quelques kilomètres d’ici près du lac de Servières, et nous voilà rapidement à Ribeyre. Le temps change, les nuages s’assombrissent on sent quelques gouttes. Nous gagnons rapidement malgré la jolie côte, le bois des Bourelles où nous décidons de nous poser pour le pique-nique avant l’averse qui semble se préparer. Bien abrités sous de beaux sapins, nous déjeunons sans être dérangés. Dès que nous reprenons notre chemin, nous nous apercevons que les pierres ont bien été légèrement mouillées mais il ne pleut plus. Arrivés au bois de Gravenoire, nous le traversons sur un petit sentier forestier coupé par endroit avec des arbres récemment tombés, lorsque qu’un petit chevreuil débouche sur notre droite, nous observe et détale instantanément. A la sortie du bois l’horizon s’éclaircit, à gauche St-Martin de Tour avec en dessous, les dômes du château de Cordes, le Calvaire de St-Bonnet-près-Orcival en face et sur la droite en fond notre cher Puy de Dôme encore un peu emmitouflé sur sa cime.
Nous voici au pied du Calvaire, dès la D27 traversée, nous attaquons la pente déjà bien prononcée et guidés par les croix successives nous atteignons les croix sommitales. D’en haut, une belle vue sur la vallée de la Haute Sioule avec St-Bonnet à nos pieds se termine par une Chaîne des Puys légèrement brumeuse.
Montée au Calvaire
Le Calvaire de ST-Bonnet-Près-Orcival
Direction Villejacques et Pont des Eaux où nous retrouvons la Sioule grossie par le ruisseau de La Gorce longé ce matin. L’arrivée est proche, mais un petit détour par la cascade de Saliens sur le ruisseau de La Gigeole, détourné par une coulée de lave, s’impose. Petite cascade en trois temps, facile d’approche, bien fournie en eau actuellement, et intégrée dans un cadre original et coloré.
Cascade de Saliens
Depuis Villejacques le soleil est présent et c’est avec lui que nous retrouvons nos voitures.
Ani mateur : Michel J. Classement Atlas Aventure : moyen Nombre de participants : 10 dont 7 femmes et 3 hommes.
Le mot de l’animateur. Ce compte rendu est synthétique car il est difficile de raconter 16 jours d’aventures dont 11 jours et presque 250 kilomètres parcourus à pied sans lasser le lecteur. Le participant retrouvera les émotions ressenties en regardant ses photos ou en lisant les notes ci-dessous. Avec ces quelques lignes, je veux également toucher les nombreux lecteurs extérieurs qui n’osent pas rejoindre le monde associatif par peur et méconnaissance. Des animateurs passionnés créent et l’association organise depuis plus de 30 ans bénévolement des séjours pour ses adhérents, du sur mesure que vous ne trouverez jamais dans le domaine marchand. Nous partons en petit groupe que ce soit en France ou à l’étranger. Pour les destinations un peu particulières, des réunions sont organisées, des entraînements peuvent être programmés. Avec nous l’aventure démarre en sortant de chez soi… Pour certaines et certains, le désert était une première. L’ambiance et la synergie de groupe ont fait se dépasser les moins aguerris. Bravo à eux ! Un premier bivouac, couché à même le sable dans son duvet et sursac à attendre que le sommeil vous gagne dans un silence absolu sous un ciel merveilleusement étoilé, moment unique gravé pour toujours dans la mémoire. Vivement le prochain départ !L’association avait mis à disposition des sursacs en goretex, 1 tente Hardwear Mountain de secours, un filtre à grande capacité pour l’eau. Le choix des photos a été difficile, il se veut le reflet de la vie en trek…
Découpage et observations jour après jour.. Le 22 mars 2026. Départ de l’hôtel Almas de Marrakech vers 08 h 45 pour un parcours routier qui nous fera passer par le col de Tichka à 2260 m d’altitude puis le contournement de Ouarzazate par l’ouest pour suivre la direction de Zagora. A N’kob, nous prenons la petite route qui mène à Iknioun (Ikniouen). Après une bonne quinzaine de kilomètres nous bifurquons dans un chemin de terre et gagnons un lieu-dit à proximité des portes de Bab n’ Ali, joyaux géologique de l’Anti-Atlas. Cette roche incroyable qui surgit de terre en deux immenses saillies culmine à 1 580 mètres.Cinq cents mètres à faire à pied pour découvrir face à l’ouest, le bivouac du soir dans un décor de carte postale. Nous ne sommes qu’à un peu plus de 2600 kilomètres de la France et c’est déjà le dépaysement total.
Les portes de Bab n’Ali
Après le choix des tentes et l’installation habituelle, je rassemble le groupe pour une présentation de la zone géographique du Sarhro (Saghro, Sarghro) et le positionnement des différents autres massifs du Maroc dont la plupart (en gras) ont été parcourus à pied, à plusieurs reprises par l’association. Rif, Moyen Atlas, Haut Atlas Occidental, Central et Oriental, Anti-Atlas avec le Siroua et Sarhro. Le 23 mars 2026. Notre équipe est composée de 5 muletiers (Ahmed, Idir, Ahmed 2, Lahcen 1, Lahcen), 1 cuisinier (Adi) et d’un guide Ahmed. Une grande partie de l’équipe a déjà travaillé avec moi et notamment le guide et le cuisinier que j’avais demandés. La direction prise est Est-Nord-Est, Lahcen, l’ancien que je précise par un (1) nous accompagnera sur toute la partie montagneuse.
Cheminement sur le massif montagneux du Sarhro
La mise en jambe a été rude car le cheminement n’est pas facile dans un terrain accidenté où les traces sont plus des sentes d’animaux que de véritables sentiers. Après avoir traversé la bande goudronnée de la veille et un petit oued, l’Aka n’Oufourar qui arrose une palmeraie et un bassin de rétention nous évoluons dans un terrain vallonné qui nous amène sur le versant Nord du massif du Sarhro où nous pouvons apercevoir arrivés au col sous un vent frais et pénétrant, en contrebas le bivouac dressé à proximité de Tichki à plus de 2000 mètres d’altitude, composé de deux tentes mess, blanches et de 5 tentes biplaces, 2 vertes et 3 rouges. Il est déjà tard. Après une longue descente, nous rejoignons l’équipe qui a pris un chemin différent et plus rapide que nous pour ne pas fatiguer dès le début les animaux de bât. Le soleil décline rapidement pendant que nous prenons l’habituel thé à la menthe. Distance (D), 23 km ; durée de la rando (DR) ; 7 h 50 ; dénivelé positif (DP) 1271 m ; dénivelé négatif (DN) 638 m. Le 24 mars 2026. Le vent d’Ouest a soufflé par rafales jusqu’à 1 h 00 du matin. Le réveil se fait doucement vers 07 h 00, heure qui deviendra la nôtre pour le lever pendant tout le trek, après une nuit sans bruit parasite, troublée un peu avant 06 h 00 par l’appel à la prière de la mosquée toute proche. Aujourd’hui, l’objectif à atteindre est le sommet du massif, l’Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude. Le temps est frais et les nuages présents forment une strate régulière. Dès le départ, la montée est rude, le dénivelé négatif d’hier pour atteindre le bivouac doit être remonté sur un terrain pierreux où n’existe pas de cheminement bien tracé. Le groupe des muletiers en contrebas se fait tout petit. Seuls les nomades s’aventurent ici pour accompagner leurs troupeaux de chèvres, moutons et dromadaires. Les pluies d’automne et d’hiver inhabituellement abondantes ont fait reverdir la montagne pour le plus grands bonheurs des Ait Atta, berbères semi-nomades occupant cette zone géographique. Le massif du Sarhro éloigné de l’océan atlantique reçoit 100 mm au Sud et 300 mm de précipitions sur la partie montagneuse. L’odeur de l’armoise, écrasée sur notre passage titille le nez. Nous suivons le bord Nord du massif avec une orientation grossièrement Est. Des détours sont obligatoires pour éviter rognons rocheux et fonds de petits canyons où stagnent de l’eau.
Vers le sommet de l’ Amalou n Mansour à 2712 m d’altitude
Au bout de 9 km et 05 h 30 de déplacement, le sommet est atteint accompagné par une légère précipitation de grésil. Pas un bruit si ce n’est le vent qui souffle plus ou moins régulièrement et fort. Silence trompeur car la vie existe dans ce désert de pierre, les fientes de gallinacés en témoignent. Au total, sans chercher, trois perdrix se sont envolées à notre passage et pour l’œil aux aguets, fourmis, papillons, lézards et divers insectes étaient bien présents. Sur une dernière crête, nous apercevons en bas, l’emplacement du bivouac à 2545 m d’altitude. Il nous faudra encore deux bonnes heures pour descendre un couloir rocheux qui laissera sans doute un bon souvenir à une majorité des participants. Lahcen (1) patiente avec Mady et attend les retardataires avec beaucoup de détachement et de bienveillance… D 15 km ; DR 8 h 30 ; DP 955 m ; DN 966 m le 25 mars 2026. Deux petites averses au cours de la nuit, quelques aboiements de chiens inévitables à proximité des villages. On quitte Tanemalt par une sente puis par une route en construction poursuivie par un long chemin muletier sur une courbe de niveau. Espace sauvage à 1850 m d’altitude où pousse l’herbe Alfa. Elle pousse en touffes d’environ un mètre de haut. Ses fibres sont utilisées et recherchées pour la fabrication de pâte à papier qui donne un papier de haute qualité mais elles servent aussi à la fabrication de cordage. Ses graines germées peuvent être consommées par l’homme. Ses feuilles tressées sont utilisées à confectionner des paniers, des couffins, les jeunes feuilles quant à elles, servent de fourrage aux animaux tels les chevaux ou les chameaux, la plante est trop riche en “lignine” pour nourrir les autres herbivores (éléments trouvés sur internet). Elle est ou était utilisée par les locaux pour servir de rembourrage aux coussins (dixit Ahmed).
Planche Flore à minima…
Une longue journée qui se termine par une large route non achevée au bord d’un oued où profitent palmiers dattiers et différentes cultures, luzerne, roses, amandiers. Ces nouveaux tracés qui succèdent aux chemins muletiers allant de lieu-dit à village est sont la conséquence de recherches minières en cours par la Chine, la France et l’Allemagne. Les tentes sont installées mais pour peu de temps. Le Chef du village et le maire se présentent et nous interdisent le bivouac à cet emplacement soit disant parce que l’organisation n’a pas fait de demande écrite officielle. Pas de problème, un peu de débrouillardise et nous trouvons pour 600 dirhams une maison à louer à proximité. La pluie du soir et les averses de la nuit nous seront évitées. L’endroit est convivial et notre équipe travaille dans de meilleures conditions. Une jeune fille offre des roses à deux équipières. D 27 km ; DR 6 h 40 ; DP 432 m ; DN 1149 m Le 26 mars 2026. Après une fin de nuit marquée par le tonnerre, nous quittons le lieu vers 09 h 00 sous une pluie fine qui durera pendant quelques kilomètres. Nous marchons sous la cape ou veste, sursac sur le sac, entre cultures puis dans le lit d’un oued secondaire éphémère dans un environnement anormalement fleuri. Le vallon est large, les reliefs de part et d’autre s’abaissent progressivement puis s’ouvre brutalement sur un plateau immense où quelques mouvements de terrain érodés limitent l’horizon. Nous atteignons, le « reg » plateau caillouteux composé de petites roches. La pause de midi à Tafoufente se déroule à l’abri du soleil sous un tamaris à proximité de la seule construction, un puits de nomade où l’eau est à 2 mètres de la margelle. L’observation permet de découvrir de grosses et belles grenouilles. Comment sont-elles venues ? Des bulles remontent du fond…Fermentation des algues ? Les têtards se nourrissent de larves de moustiques et nous assistons au gobage d’un papillon par une grenouille. Nous reprenons en direction du Sud- Sud-Est. D’autres observations sont à venir, une fourmilière et à 2 mètres une termitière. Étonnant lorsque l’on sait que le premier prédateur des termites sont les fourmis ! Un scorpion traverse le chemin devant Marie Hélène, belle rencontre immortalisée par une photo.
La vie est bien présente sur le reg et l’erg….
Après 4 kilomètres, c’est la fin de journée, petite journée ! L’orage posté sur la montagne d’hier est maintenant juste au dessus de nous, le ciel est d’un noir impressionnant, et se déchaîne. Durant 2 heures, pluie et quelques grêlons. Le sol est vite détrempé et l’eau s’écoule entre les tentes vers les points bas où se forment des mares. Les muletiers ont construit à la hâte des rigoles…
Bel orage sur le reg….
Ce soir le bivouac est situé à Timghrarine, deux maisons et un jardin d’Eden où poussent palmiers dattiers, vignes, amandiers, oliviers, grenadiers et figuiers le tout arrosé au goutte à goutte, l’eau étant tiré du sol par des pompes alimentées par des panneaux photovoltaïques. Ahmed nous propose de dormir chez l’habitant de l’oasis, un berbère en fermage qui gère la propriété. Après contact avec son patron, nous nous installons dans une modeste pièce unique mais au sec. Une grosse activité électrique vers le Sud-Est dans un magnifique cumulonimbus. D 15 km ; DR 3 h 40 ; DP 66 m ; DN 366 m Le 27 mars 2026. Petite pluie au lever du jour qui va se prolonger une partie de la matinée, les hauteurs du massif du Sarhro sont accrochées par des nuages noirs. Le ciel est chargé dans toutes les directions, le plafond est bas. Inhabituel à cette époque de trouver une telle humidité sur le reg.. Nous passons quelques oueds peu larges, ni profonds où se trouvent de grandes flaques d’eau. Le sol sableux s’enfonce sous les pas des mules chargées. L’orientation est Sud. Après 11 kilomètres seulement, Ahmed nous précise que nous allons bivouaquer à la sortie du village de Wawegloute après les dernières maisons. Une route large et goudronnée est à proximité. Peu de circulation sur cet axe qui conduit à Tazzarine puis à Merzouga. Installés sous un bel acacia pour se protéger du soleil revenu, nous voyons passer sur ce long ruban asphalté des voyageurs à vélo. Un responsable administratif se présente pendant que nous pique-niquons pour nous signifier que l’on ne peut dormir sous des tentes à cet endroit.
Pique-nique à l’abri du soleil …
L’histoire se répète… Depuis l’assassinat des suédoises sur le Toubkal, il y a quelques années, les bivouacs à proximité de maisons semblent interdits sur l’ensemble du pays. Nous avions déjà subi ce refus lors d’un trek à proximité de la vallée des Ait Bouguemez dans le Haut Atlas central. Après la visite d’une maison en fin de construction à proximité que le guide refuse, nous repartons en arrière sur plusieurs kilomètres et nous nous installons dans la cossue maison familiale du responsable administratif moyennant quelques dirhams. Il nous guide dans un jardin où poussent de nombreux arbres, similaires à la veille. L’orage arrive et nous nous réfugions dans ce vaste habitat… D 11 km ; DR 3 h 10 ; DP 48 m ; DN 127 m le 28 mars 2026. Nuit calme dans cette maison spacieuse. Nous traversons et longeons peu de temps la route peu passante qui mène à Tazzarine. Ahmed l’a empruntée hier soir avec le véhicule pour un ravitaillement à la ville. Avec l’orage, d’après ses dires, seules les voitures assez hautes pouvaient passer les ponts submergés par les pluies…La maison en construction que l’on nous proposait la veille est toujours là et le chantier n’a pas avancé. Un long vallon large où le fond de l’oued est encore humide. Les acacias ont bien bénéficié des pluies et neiges hivernales et de ce début de printemps. Les dromadaires nos nouveaux animaux de bât passent d’un pas léger entre les arbres. Le paysage est reposant et nous avançons à bonne allure entre 4,6 et 4,7 km/h, le matin et plus de 16 km avalés. L’équipe a changé hier soir et nous avons dit au revoir à nos 5 muletiers en les remerciant pour leur travail et les gratifiant d’un pourboire individuel apprécié. Nous avons gardé Adi, le cuisinier, un chamelier Ali, un aide cuisinier Assan et Ahmed (3) complète la team ! Compte tenu de la difficulté à trouver de l’eau pour boire et pour la cuisine, un 4×4 nous accompagne et aura pour fonction de nous ravitailler et de transporter une grande partie des bagages, les 3 dromadaires, 2 costauds et 1 jeune en apprentissage portant le reste, quelques sacs, les nattes, les matelas pour le pique nique. L’après-midi se fait en 2 heures avec une orientation Est. Au loin sur notre droite, une petite chaîne montagneuse parallèle à notre déplacement. Bientôt l’arrivée après avoir traversé une piste rectiligne goudronnée sur la partie centrale, une moto passe, le conducteur nous à disposition du passant. Le campement est adossé à nos premières dunes. L’endroit est idyllique sans un bruit avec de l’eau à quelques centaines de mètres ce qui permettra de faire une toilette complète. Le village de Tarbalt (Taghbalte) se distingue au loin du haut de la dune de 30 m. Le dîner est pris en plein air sous une douce chaleur. Un passage d’hirondelles, rustique, de fenêtre accompagnées de martinets noirs se ravitaillent en survolant les acacias. D 24 km ; DR 5 h 30 ; DP 56 m ; DN 216 m Le 29 mars 2026. Encouragés par l’animateur, 9 des participants ont dormi à la belle étoile dans les sursacs à l’abri de la dune. La nuit a été très calme, une légère brise a soufflé d’Est et des nuages en milieu de nuit se sont rassemblés et apporté un peu d’humidité au petit matin. La température à cette altitude, 800 m environ est douce comparativement au bivouac à plus de 2000 m. Nous progressons dans un large vallon avec sur la droite une ligne rocheuse qui se couvre par endroit du sable venant du Sahara algérien. Nous perdons gentiment de l’altitude…A ce vallon succède un plateau pierreux où les points de repère, mouvements de terrain et acacias se voient de loin. Cap face au soleil puis légèrement Est-Nord-Est. Ce soir l’emplacement est moins sympa, on entend le bruit d’une machine qui fore à la recherche d’après Ahmed de cuivre et de fossiles. La journée a été dans l’ensemble plus chaude en plein soleil. Sur la fin du parcours, nous traversons une culture de cumin en fleurs, herbes rases bien vertes avec une multitude de petites fleurs qui seront bientôt graines avant les grosses chaleur et ramassées à la main. Le terrain relativement facile permet de suivre ou de précéder les dromadaires.
Le groupe conserve sa bonne humeur aidé par un cuisinier qui nous a préparé ce jour là pour le goûter, des beignets… D 22 km ; DR 04 h 55 ; DP 96 m ; DN 158 m le 30 mars 2026. Nuit agitée. Vers 01 h 00 du matin, un vent fort s’est mis à souffler, mettant à plat une tente Vaude. La tente mess est mise au sol. Au petit matin, nous déjeunons dans la tente cuisine, le vent réagit par rafales et chacun conte son aventure. L’orientation de la journée reste Est par moments Est-Nord-Est. Un voile sableux occupe l’atmosphère sans pour autant masquer les reliefs sur 360°. Après avoir franchi un vaste oued où l’humidité est encore présente, l’argile de surface se craquelle, se courbe sous l’effet du soleil et du vent. Nous attaquons une jolie partie de dunes bien formées. Les courants d’air construisent des crêtes effilées au sable mou et des cuvettes où nous glissons plaisamment.
Le vent souffle mais nous échapperons à la tempête de sable
Bientôt le pique-nique à l’abri d’une maison en pisé que nous partageons avec l’équipe. En ces lieux, tout est bon mais Adi ravit nos papilles un peu desséchées. Après le traditionnel thé à la menthe, nous ferons honneur à un plat de lentilles chaud suivi d’une salade variée avec une orange délicieuse récoltée à maturité, c’est la pleine saison. Nous profitons de cet arrêt pour distribuer quelques bonbons aux enfants des nomades et acheter quelques babioles fabriquées par les femmes. Ces nomades se sont sédentarisés et travaillent à l’entretien d’une grande propriété clôturée. Depuis, que nous avons atteint l’erg, nous pouvons observer plusieurs coléoptères, le scarabée noir et un cousin plus effilé avec de jolis points blancs sur sa carapace (non identifié). Les oiseaux occupent par moment le ciel, des hirondelles rustiques au-dessus des tamaris, un rapace de l’envergure d’un milan mais avec le dessous des ailes blanchâtres, peut-être une buse pattue ? La journée s’achève au rythme de chacun paisiblement… D 23 km ; DR 5 h 30 ; DP 480 m ; DN 524 m le 31 mars 2026. La nuit a été douce sous une pleine lune qui nous empêche de distinguer la voie lactée. On ne se pose plus de questions sur la direction à suivre, nous voyageons toujours plein Est, sable mou, sable dur, erg, hamada, trajet sans beaucoup de relief avec un dénivelé positif qui dépassera à peine 100 m en fin de journée. Le pique-nique est pris dans un abri ouvert construit avec la matière première trouvée sur place. Un marabout, petite construction aux formes caractéristiques à la mémoire d’un pieux musulman et vénéré comme un saint de son vivant ou après sa mort est à proximité de notre environnement ainsi qu’un cimetière de nomades.
Un cimetière de nomades…
Puis c’est un peu le retour à la civilisation, on voit passer de loin en loin des véhicules 4 x 4 et des motos, l’espace est vaste mais un fond sonore irrégulier s’installe, nouveau pour nous qui vivions dans le silence jour et nuit. A proximité de notre bâtisse de l’instant, un hôtel grand luxe et de nombreuses tentes prêtes à accueillir en avril, semble-t-il le tourisme mécanique et des coureurs à pied. Il nous faut repartir et franchir un oued bien en eau. Ali, le chamelier cherche un passage, nous le suivons de loin de loin. L’argile de surface est glissant et les chaussures se chargent d’une gangue de boue. Une moto s’enlise à mi-roues, l’aventure à tous les niveaux. Certaines quittent les chaussures d’autres les gardent mais tout le monde glisse dans la bonne humeur. Les dromadaires semblent apprécier modérément le passage ! Des pistes un peu partout du Nord au Sud de l’Ouest à l’Est, ça roule à droite et à gauche. De nouvelles tentes en nombre, blanches et noires sur une zone importante. Rien d’excitant pour moi ! Un cordon dunaire sera pour ce soir notre havre de paix où autour d’un bon thé à la menthe nous oublions le vrombissement des moteurs. D 29 km ; DR 07 h 50 ; DP 104 m ; DN 101 m Le 01 avril 2026. Pas d’humidité pendant la nuit, les sursacs sont secs. Ahmed nous annonce la dernière longue journée du trek. Nous quittons le bivouac vers 08 h 45 et l’air est déjà chaud. Le chamelier nous rattrape rapidement, poussé par le rythme régulier des dromadaires qui avancent quel que soit le terrain à 4,5 km/h. Un petit col à passer, sur la droite des véhicules en bivouac puis toujours orientés à l’Est un long passage mi-sableux, mi-caillouteux avec des acacias qui permettent de trouver de l’ombre aux arrêts. Des buggys et autres formes de 4 roues et 2 roues passent plus ou moins loin de nous et troublent le silence ; silence qui nous a accompagné pendant des jours. Bienvenue dans la civilisation ! Notre orientation, change brutalement, une mésentente entre le pilote du 4×4 et le guide sur le lieu du pique-nique nous fait faire un gros kilomètre Sud-Est pour prendre le déjeuner sous un maigre acacia. Après une pause et la récupération des dromadaires qui malgré une entrave arrive à s’éloigner du campement, la direction est de nouveau Est avec quelques variations en fonction du terrain. L’oued Driss large et puissant lorsqu’il est en eau, est traversé sans problème par un passage qui s’assèche progressivement.
Passage de l’oued Driss, l’argile commence à sécher …
Il devait être difficile à passer au moment des orages. Encore une belle journée qui s’achève par un bivouac protégé par de belles dunes de sable, un peu plus jaune que la veille. Un grand corbeau était encore présent dans la matinée. Seul, il semble nous suivre depuis plusieurs jours. Est-ce que cela est possible ? Je profite de la fin de journée, pour évoquer nos précédents voyages dans cette zone, un peu plus au Nord de notre position. J’échange avec Ahmed sur la bataille de Bougafer en 1933 entre l’armée française et la tribu des Ait Atta lors de la campagne de pacification du sud marocain. A l’occasion du passage en 2008 sur le champ de bataille, j’avais trouvé le couvercle, bien conservé d’une boite de conserve en date du 04 février 1929 qui provenait d’une ration alimentaire de 300 grammes de bœuf assaisonné provenant d’un abattoir industriel de Chasseneuil du Poitou. Ce soir tout est réuni, le silence est revenu, la dune est haute et magnifique et un puits pourra nous permettre de faire une grande toilette. D 28 km ; DR 06 h 45 ; DP 207 m ; DN 208 m Le 02 avril 2026. Pour celles qui dorment à la belle étoile, une brise marquée d’Est s’est levée pendant la nuit apportant une douce fraîcheur au niveau du visage. Après un vallonnement rocheux et un plateau caillouteux, nous traversons de longues mouvements de dunes d’un jaune brillant immaculé que personne n’a foulé peut-être depuis longtemps. Le décor est somptueux et presque infini. Bientôt nous sommes rattrapés par la civilisation. En bordure Sud de ce vaste erg, une piste en contrebas se dessine et bientôt le bruit des moteurs se fait entendre. Nous bifurquons vers un alignement d’hôtels. La fin du trek est proche et plutôt que de longer cette piste bruyante où circulent 4×4 et motos, je demande à Ahmed de nous trouver deux véhicules tout terrain pour nous amener jusqu’au goudron où le minibus nous attend. A la Kasbah Ouzina, nous trouvons ce que nous recherchons, et l’aide et l’accueil Marocain sont à l’honneur. En quelques minutes nous sommes installés dans des véhicules. Trente kilomètres nous séparent de Merzouga où un joli bivouac au pied des dunes est installé. Il est 17 h 30, l’aventure est finie, nous redevenons des touristes. Avant le repas du soir, l’inévitable coucher de soleil sur l’une des plus hautes dunes à deux pas notre emplacement. D 23 km ; DR 6 h 00 ; DP 257 m ; DN 283 m Le 03 avril 2026. Avant le petit déjeuner, nous passons une grosse heure à déambuler sur les crêtes des dunes comme un au revoir ! Une étape est prévue dans la vallée du Dadès où nous dormirons à l’hôtel du Château, ce qui nous permet de faire plusieurs haltes en cours de route sur la proposition de Ahmed. Le premier arrêt est au marché aux dattes à Arfour (Erfoud) où nous déambulons à travers les étals, goûtant et achetant, soit disant les meilleurs produits du Maroc ! Puis nous passons un excellent moment dans un atelier où sont mis en valeur les fossiles extraits dans les carrières voisines de l’Est du Sarhro. Plus surprenant, la visite d’anciens canaux souterrains qui servaient à conserver et à distribuer l’eau dans les parcelles cultivées en surface. Ces canaux légèrement en pente coupent la nappe phréatique ce qui permet l’écoulement de l’eau par gravité . En surface, on voit une succession de petits cratères qui permettent d’accéder au système d’irrigation pour le nettoyer et l’entretenir, l’ensemble est désigné au Maroc par chaîne de Khatteara.
La chaîne de Khattera
Après un dernière pause à l’entrée de la vallée du Dadès pour les photos, nous arrivons au couchant à l’hôtel, accueillis par l’apéro berbère. Le 04 avril 2026. Nous devons quitter la vallée avant 8 heures car la route va être fermée, le trail du Dadès se déroule ce jour. Le retour vers Boulmane Dadès se passe rapidement et la première pause a lieu à l’entrée de la vallée des roses pour acheter la fameuse « Eau de Rose » qui a fait la richesse de tout le secteur géographique. Peu de temps après, le long de la route nous pouvons voir des champs de la dite fleur. L’arrêt suivant est synonyme de douceur, dans un quartier de Ouarzazate, Ahmed, nous fait découvrir une pâtisserie marocaine et tout le monde craque ! Puis c’est le col de Tichka avec à gauche les lointains contreforts enneigés qui descendent du Toubkal, à droite, la longue ligne de crête d’une grande blancheur qui conduit au Mgoun. Que de neige cette année ! Reste à affronter les embouteillages de Marrakech et à trouver l’hôtel Oudayas qui a bien voulu nous recevoir pour une nuit. Un peu de rangement, une douche et nous voilà repartis chez Slimane, ami depuis prêt de 40 ans, patron de l’agence qui nous invite dans sa famille pour un repas d’au revoir. Beaucoup d’échanges et une certaine tristesse de se quitter. A bientôt pour de nouvelles aventures. Merci aux participants pour l’apport des nombreuses photos… Le 05 avril 2026. Il est 7 heures, Ahmed (3) nous attend, le trajet vers l’aéroport de la Ménara se fait rapidement à cette heure de la journée. Par contre le vol aura 1 h 30 de retard suite à des soucis techniques de l’avion au départ de Lyon. Retour sur Clermont-Ferrand. Fin du séjour n° 2….
Animateur : Thierry Nombre de participants : 20 animateur compris (13 F, 7 H) Météo : Grand soleil – un peu frais Carte : IGN 2532SB Distance : 23 km Dénivelée : 700 m Durée : 7h pauses comprises Classement Atlas : Facile Préparation et CR : 3h Kilométrage auto : 114 km pour 3 voitures et 68 km pour 2 autres
Itinéraire : Dauzat-sur-Vodable, GRP « Autour d’Issoire » jusqu’à PC 917, PC 947, Est Combes, HP jqà D23, Chassagne, Côte Eglise, GRP, PC 1019, Praneuf, Chaux du Pic, NW vers PC 855, PC 820, PC 795, Tourzel, Est Ronzières, Vodable, la Borie, PC708, PC767, Sud et Est jqà PC 767, SW jusqu’à PC 838 , W jusqu’à PC 917, retour Dauzat par GRP
J’aime bien revenir à Dauzat-sur-Vodable et sa chapelle bâtie sur l’éperon volcanique qui plonge dans le ravin des Rivaux. Mais une fois n’est pas coutume, nous ne descendons pas dans le ravin pour prendre la direction du Leiranoux mais nous remontons au nord par le GRP. La montée inaugurale est un peu rude mais permet d’avoir un beau point de vue sur la chapelle.
Chapelle de Dauzat-sur-Vodable
Ce qui devait être un début de rando facile en suivant le GRP jusqu’à Mégemont devient suite à une bifurcation à l’ouest prise trop tôt un beau hors-piste à partir du hameau de Combes. Rejoindre Chassagne que l’on aperçoit nettement de notre position nécessite de passer deux petits ruisseaux, rien de difficile jusque-là mais l’obstacle infranchissable rencontré est bien la végétation faite de ronces et d’aubépine qui s’est constituée là suite à la déprise agricole et forme une redoutable muraille pour un groupe de 20 personnes. Nous rencontrons justement un éleveur en train de nettoyer ses parcelles avant la mise au vert de ses vaches qui nous confirme que nous n’avons pas d’autre choix que de revenir vers la route D23 entre Combe et Pouchenirgue. Nous entrons donc dans Chassagne par la route. Je dois improviser la suite du parcours car nous ne sommes pas sur la trace initiale. Heureusement le secteur offre des possibilités qui nous rapprochent de ce qui était prévu. A l’entrée sur la chaux du Pic, un beau talus nous abrite du léger vent du nord qui aurait, sinon, gâté notre pause méridienne. Du plateau nous avons un beau point de vue sur le Sancy et ses crêtes enneigées.
Le Sancy
Suite à la mésaventure matinale, nous n’irons pas jusqu’à la Couze Pavin mais nous suivrons le GRP atteint après la pause pour gagner Tourzel, ce qui était prévu. Beau village, orienté S/SE, installé sur les pentes du plateau qui l’abrite des vents d’ouest et nord. Les affiches électorales près de la mairie nous apprennent que 3 listes attendaient les suffrages des électeurs. Etonnant pour un village et ses hameaux attachés de 400 habitants et seulement 197 inscrits sur les listes électorales. Le secrétaire de mairie que j’interroge dans son bureau m’apprend que la liste de la sortante est en tête à l’issue du 1er tour… Nous zigzaguons tranquillement dans les ruelles jusqu’à tomber sur une étrangeté de mauvais goût installée au-dessus d’une porte !
Après Vodable que nous longeons par le bas, il nous faudra consentir un peu d’effort pour parvenir sur le plateau à nouveau, juste au carrefour où le sort de la rando s’est joué le matin 😊 Encore un petit kilomètre pour rejoindre Dauzat et son patrimoine en partie ruiné.
Animateurs : Patrick /Mady Nombre de participants : 9 animateurs compris (8 F–1 H) Météo : Temps variable avec soleil et passages nuageux, pas de pluie, température max 12° Distance : 18.410 km Dénivelé : 626 m Durée déplacement : 6 h 30 mn Classement Atlas : facile Voitures : 42 km x 2 voitures soit 84 km de Clermont Fd. Une voiture sur place. Préparation et rédaction : 3 h
Itinéraire : Etang de Saint Coust près de Châtel-Guyon, Fonfrède, PC 675 , le Bois d’Agnat, passage dans la vallée des Prades, Chazeron, vallée de Sans Souci, source de la Vachère , forêt de Châtel-Guyon, étang de Saint Coust.
Une matinée aux chemins variés Avant de commencer cette randonnée, je voudrais remercier l’équipe de randonneusesqui a partagé avec moi cette première randonnée en tant qu’animateur stagiaire et Mady pour ses conseils et son soutien. Pour cette occasion j’avais prévu le soleil qui nous a réchauffé tout au long du trajet.
L’étang de Saint-Coust situé en fin de la vallée des Prades nous permet d’avoir un point de rencontre et un emplacement facile pour le début de notre randonnée. La température est encore un peu fraîche mais elle s’adoucira pendant la journée et nous profiterons de belles périodes ensoleillées.
Une première montée nous permet de longer les villages les Grosliers et Fonfrède. Le chemin assez large disparaît pour nous dévoiler un sentier qui nous permet de traverser un beau talweg, première belle montée. Nous poursuivons entre forêts et champs sur un beau chemin pour atteindre et contourner le puy de Grammont. Un petit sentier devait nous permettre de rejoindre Le Bouquet mais hélas, les broussailles avaient pris place et nous avons dû faire demi-tour pour retrouver notre circuit un peu plus loin. Dommage, le fond du vallon avait l’air sympathique.
Quelques chemins nous permettent de contourner le Bois d’Agnat avant de retrouver la vallée des Prades pour la 2ème fois de la journée. Nous traversons le ruisseau des Grosliers qui alimente la retenue de St Coust. Après l’avoir longé et admiré son débit, une belle montée nous attendait pour quitter cette vallée et rejoindre le château de Chazeron. Nous profitons d’une table et des bancs en pierre pour notre pique –nique qui fut accompagné d’un rappel historique de la vie de ce château.
Le château de Chazeron
Le château de Chazeron
A l’origine, au 4ème siècle avant JC, ce site a vu l’apparition d’un oppidum gaulois (construction fortifiée située sur une hauteur). Sous l’invasion romaine en 52 avant JC, il reçut des terres de Jules César en remerciement de son ralliement. Le château actuel a été construit entre le 11 et 15ème siècle (c’était une construction militaire de Seigneurie), protection des seigneurs, des vassaux et des biens dans un contexte de conflit. Modification au 17ème siècle sous Louis XIV par l’architecte Mansart et le paysagiste Le Nôtre.
Son histoire contemporaine est moins glorieuse puisqu’il a servi pendant la seconde guerre mondiale à l’incarcération d’Edouard Daladier, Paul Reynaud, Georges Mandel, Maurice Gamelin, et Léon Blum en attendant leur procès au tribunal de Riom. La grande cour d’honneur et les communs sont classés aujourd’hui au titre des monuments historiques depuis 1944. Le parc et les jardins font partie des pré-inventaires des jardins remarquables.
Aujourd’hui, le château de Chazeron est ouvert au tourisme et à l’événementiel, aux expositions d’art contemporain, tout en conservant ses éléments historiques et son donjon offrant des vues sur la Limagne et les Monts Dore.
Un retour pour émerveiller nos yeux
Nous n’avons pas emprunté la petite sente qui devait nous faire quitter Chazeron car elle avait l’air de passer dans des propriétés, nous avons donc opté pour le passage dans le village.
Le retour de l’après-midi nous fait voir ou revoir pour certaines la vallée de Sans Souci. Passée la superbe cascade de l’Ecureuil, nous suivons le ruisseau de Romeuf (ou Sardon) d’abord rive droite puis rive gauche avant de prendre une sente pour remonter d’environ 100 mètres. Ce fut presque le dernier effort, sauf celui nécessaire pour revenir de la source de la Vachère. Ensuite nous pûmes regagner nos voitures en suivant une partie du sentier des sculptures dans les bois de Châtel-Guyon, sentier commencé en 2015 par Loïc Bertrand, agent de commune qui a souhaité prolonger la vie des arbres et surprendre petits et grands. Toutes les sculptures sont réalisées sur souches d’arbres. Aujourd’hui une quarantaine de sculptures sont disséminées tout au long du sentier (ours, marmotte, lutin, loup, statue de l’île de Pâques, escargot, hibou …etc.). Il faut bien ouvrir l’œil car elles se fondent discrètement dans le décor forestier.
Puis ce fut l’heure de retrouver le point de départ pour partager comme pendant le pique-nique, quelques friandises apportées par les randonneuses du jour. Cette belle journée nous a fait prendre conscience aussi que le printemps arrivait avec une nature qui va se parer de ses plus belles fleurs. L’horaire fut respecté …….
Animateur : Denis sous tutorat de Michel J Nombre de participants : 13 animateurs compris (6F, 7H) Météo : temps doux, calme et ensoleillé Distance : 19 km Dénivelé : 395 m D+ Durée : 6 h 00 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 293 km Préparation et rédaction : 3 h 00
Itinéraire : Départ depuis le parking derrière la salle des fêtes de St-Pierre-le-Chastel, rue de l’église. GR441 via marais du Paloux. petite route via Mazaye Basse, Petit Chambois et le Grand Chambois, sentier via la pierre signée, Cheire du Puy de Côme. Traversée de la D62 puis GR 441 via Cheire de Pontgibaud puis Cheire de Tournebise, Camp des Chazaloux, cave à fromage. Ponton du marais et retour au parking.
Au départ de la butte de St-Pierre-le-Chastel, ce petit tour dans la campagne permet de flâner entre marais riche en biodiversité jouant un rôle déterminant pour stocker et filtrer l’eau et les Cheires (tas de cailloux en auvergnat) de Côme, Pontgibaud et Tournebise.
Les points d’intérêt de cette randonnée ont fait l’objet de micro-animations :
La pierre signée Une curiosité locale qui intrigue. Il s’agit d’une pierre plate située au détour d’un chemin. Elle est gravée d’inscriptions énigmatiques non encore élucidées à ce jour.
Le Camp des Chazaloux Les Chazaloux est un site médiéval qui s’étend sur 2 hectares. Il comprend près de 70 vestiges de bâtiments et d’enclos entourés par un mur périphérique. Pas de maçonnerie, toutes les murailles sont en pierres sèches et brutes, il ne reste absolument rien des débris de toiture, ce qui fait supposer que la toiture était en bois et en terre. L’état de conservation est bon sauf au sud-ouest, où une partie des ruines a été arasée.
Les caves à fromage
Au 19ème siècle (1840), la plus célèbre de ces glacières naturelles, située près de Bannières a été aménagée en cave à fromage par Antoine Roussel de Laqueuille pour affiner son Bleu d’Auvergne dont il était l’inventeur, le fameux « Bleu de Laqueuille ». Environ 50 tonnes de fromages pouvaient y être affinés, fromages transportés sur un véhicule tiré par une paire de vaches. Le site des caves se trouve dans une zone chaotique de la cheire de Tournebise. la plus ancienne mention connue de ce site dit” trou à glace ” remonte à 1631. Transformé en profondeur au milieu du XVIIe siècle pour une exploitation industrielle, le site a connu une activité soutenue avant d’être abandonné au milieu du XXe siècle.
Le marais du Paloux Le marais de Paloux (ou marais du ruisseau de Mazayes), temporairement inondé lors des crues de la Sioule. Tantôt inondée, tantôt asséchée, cette zone d’eau libre joue un rôle hydrologique majeur et constitue un habitat privilégié pour la reproduction d’oiseaux d’eau ou d’espèces d’intérêt patrimonial et permet le stationnement de nombreux oiseaux migrateurs.
Les informations proviennent du site de la mairie de St-Pierre-le-Chastel ou collectées sur internet.
Enfin je tiens à remercier mon tuteur et tous les participants qui m’ont accompagné avec beaucoup de bienveillance pour cette première animation.
Animateur : Thierry Nombre de participants : 12 animateur compris (8 F, 4 H) Météo : Nuageux le matin et ensoleillé l’après-midi – assez doux dans l’ensemble Carte : IGN 2532SB Distance : 25 km Dénivelée : 650 m Durée : 7h30 pauses comprises Classement Atlas : Facile Préparation et CR : 3h Kilométrage auto : 138 km pour 3 voitures
Itinéraire : Pont de Lanau, Prat Long, Bionsac, Lagarde, Coste Chaude, Chante-Perdrix, nord suc de Montjean, en hors-piste jusqu’à D909, Pont sur l’Aubart, le Chausse, la Chau, les lacs (Citrou, Grand Lac, Long), la Pénide, Espalem, Pey Redon, rive gaude des ruisseaux du Roudrey et de Vernassal, Vernassal, les Chanots, la Bastide, Léotoing, pont de Lanau
Après la rando du 26 février dernier (voir CR), je m’étais promis de revenir dans la vallée de l’Alagnon et plus précisément à Léotoing ; je n’ai pas tardé tant le secteur me plait…. Nous partons donc du pont de Lanau en direction du sud. Par une petite route en lacet nous nous hissons sur le grand plateau qui surplombe l’Alagnon à l’ouest jusqu’à Lorlanges et l’autoroute A75 à l’est. C’est un plateau agricole qui fait alterner les prairies artificielles et les plantes fourragères. L’élevage est la principale activité agricole du secteur. Du plateau, nous avons une bonne vue sur le château de Torsiac que nous n’avions pas pu voir aussi bien dessiné lors de notre rando du 26 février. Il est très élégant et ressemble presque à un château de conte de fée. Après Lagarde, un long passage en petit sous-bois nous mène à Coste Chaude, grand élevage porcin organisé en plusieurs bâtiments dont une maternité ! Cette maternité permet de garantir les approvisionnements en porcelets de montagne pour les engraisseurs (une trentaine d’éleveurs dans la grande Auvergne) tout en garantissant une origine génétique et en offrant la sécurité sanitaire indispensable. Elle produit 24 000 porcelets par an. L’élevage familial est géré sous la forme d’une coopérative. A proximité, immédiate, on ressent un air légèrement plus odorant mais sans commune mesure avec certains élevages bretons. Les porcs sont élevés sur caillebotis ce qui doit contribuer à diminuer les nuisances. Nous continuons à travers de vastes surfaces cultivées pour revenir vers le bord du plateau. L’itinéraire du jour nous fait redescendre au bord de l’Alagnon, sur la D909 à hauteur du bas du ravin d’Aubart. Au cours d’une de ses randos, Yves avait suivi un peu la même direction en empruntant la combe voisine, celle de Combe Chaude. La descente s’est faite en hors- piste avec une pente régulière et peu encombrée par la végétation comme certains le craignaient. En effet, ces pentes sont couvertes de petits chênes suffisamment espacés pour se sentir à l’aise 😊. Parvenus au bord de la rivière, je peux ressortir le petit jeu concours avec des questions sur l’Alagnon que j’avais servi le jeudi précédent lors de la rando autour de Blesles. Benoit est le premier à proposer la bonne longueur de la rivière ! La récompense ? Payer un café à l’animateur… Vu la densité bistrotière de tout le secteur, il ne risquait pas grand-chose 😊 Il nous faut bientôt remonter sur le plateau par une belle piste jusqu’au hameau de le Chausse. Il est composé de plusieurs grandes fermes d’élevage. Les bêtes sont encore en stabulation mais plus loin vers les lacs nous trouverons les premières vaches au pâturage. On sent que l’hiver tire vers sa fin. Nous prenons la pause méridienne dans un petit bois de pins au-dessus du hameau bien à l’abri du petit vent frais qui balaie le plateau. Nous reprenons vite notre parcours sur le bord de ce grand plateau en direction des 5 lacs à proximité d’Espalem. Ce sont des lacs intermittents comme on en trouve sur ces plateaux. 4 sont encore en eau (Citrou Grand, Long et un inconnu) et un est sec Estang.
Lac Citrou
Ils constituent des endroits naturels sensibles qui sont des havres de paix pour de nombreux oiseaux et amphibiens comme le crapaud Sonneur à ventre jaune ou le triton Crêté. Ce sont des sites Natura 2000 sous haute surveillance. Passés la Pénide nous entamons notre remontée vers le nord et prenons la direction d’Espalem. Village un peu décevant à l’habitat fort disparate et aux fous du volant. Heureusement nous quittons vite la route que nous suivions depuis La Pénide pour suivre sur 2 km un sentier dans une des petites vallées nord/sud qui strie le plateau. La quiétude du cheminement est juste perturbée par deux quads qui font quand même l’effort de ralentir franchement. Nous entrons peu après dans Vernassal qui abrite un beau et imposant château du 17-18ème siècle.
Château de Vernassal
Il est caché par un haut mur et le portail d’entrée nous l’offre sous un angle qui ne nous permet pas de l’admirer complètement. Il a fait l’objet d’une importante restauration à partir des années 70 tant extérieure qu’intérieure. La Révolution et le 19ème siècle avaient fini de le ruiner et c’est un miracle de le voir dans cet état aujourd’hui ! avec ses façades et son toit rénovés suivant les plans d’origine inspirés d’une des ailes de la Cour Carrée du Louvre. Nous suivons maintenant un large chemin montant jusqu’à la Bastide. Bientôt Léotoing apparait au loin. Mais il faut le mériter : une dernière et forte montée nous oblige à pousser sur nos bâtons et à faire monter le rythme cardiaque. Mais la récompense est au bout et nous entrons dans Léotoing par le village et sa chapelle des Lépreux. Nous montons rapidement au pied des ruines de la forteresse. Elles est aussi majestueuse de près que de loin. La visite du village possiblement virtuelle grâce à une application (a priori inexistante sur l’App Store) aurait nécessité un peu plus de temps. Nous redescendons par les splendides terrasses aménagées par une association au pied du château et plantées d’une multitude de plantes anciennes dont l’inventaire prendrait quelques heures.
Château de Léotoing
Nous repassons presqu’à regret le pont de Lanau pour regagner les voitures à l’issue de cette belle boucle toute en rive droite de l’Alagnon.
Animateur : Michel J. Terrain : souple Météo : température positive et douce idéale pour l’activité, ciel couvert. Quelques timides apparitions du soleil sur la fin… Temps de préparation et de rédaction : 2 h 00 Mise à disposition de matériel : 2 paires de bâtons en 1,15. Kilométrage : 1 voiture en covoiturage au départ de Clermont ou de la Métropole, 7 voitures sur place soit un total général de 247 km
Nombre de participants : 11 animateur compris (2F, 9H)
Au 10 kilomètres….toujours souriant !
Distance : 34,650km ; moyenne 6,4 km/h soit 9’36’’au km (environ) ; dénivelée 739 m (montre Garmin Félix 6 Pro Solar).
Durée : 5 h 32’ 35’’ (de marche) et 5 h 50 (déplacement et pauses compris). Échauffement et étirements non comptabilisés.
Itinéraire : départ parking des eaux de Volvic, Sud de Moulet Marcenat, Est et Nord du Puy de Paugnat, les Cheyres, Sud du Suc de Beaunit, Sucq des Filles, Nord et Ouest du Puy de Verrières, entre les Puys de Lespinasse et Tressous, Ouest du Tunisset, Est et Sud du Puy de Louchadière, Ouest du Puy de Clermont, Ouest des Puys de la Coquille et de Jumes, col de la Nugère, Ouest du Puy de la Nugère, les Goulots, sentier du docteur Moity, les Cheires de Bruvaleix, parking.
Au 20 kilomètres tout va bien !
Observations : cette sortie marque le troisième entraînement avant le raid pédestre du 19 avril. Parcours un peu plus exigeant que ceux effectués lors des deux premières rencontres avec un dénivelé d’un peu plus de 739 m sur des chemins roulants mais avec deux passages avec un profil de 10 %. L’objectif annoncé au moment du départ de 6 km/h a été largement dépassé par un groupe en bonne forme physique.
L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont de l’activité: chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …Un covoiturage a été proposé au départ de Clermont-Ferrand.
Remarque : de belles hêtraies et quelques pessières ont agrémenté notre itinérance de matinée. Pendant les 20 premiers kilomètres, j’ai cherché à maintenir une allure de 6,1 km/h proche de l’allure annoncée mais sur les 15 derniers kilomètres sur un terrain moins difficile, le rythme est devenu naturellement plus rapide sans contrainte pour les organismes. La moyenne d’âge du groupe de 62 ans a été plombée par l’âge de l’animateur !
A l’arrivée, c’est l’euphorie tout le monde en redemande !
Animatrice : Mady Nombre de participants : 20 animatrice comprise (15 F– 5 H) Météo : ciel peu lumineux mais température printanière Distance : 22 km (montre garmin 7) Dénivelé : 912 m (montre garmin 7) Durée déplacement : 7 h 23’ Classement Atlas : moyenne Voitures : 80 km x 2 voitures de Clermont Fd, 104 km pour 2 voitures du Crest soit au total 368 km. Deux voitures sur place. Préparation et rédaction : 3 h
ITINÉRAIRE : Queuille, Montfaucon, Chambonnet, Sauret-Besserve, Besserve, le barrage des Fades, le Chagot, Puy-Gilbert, Queuille.
Le parcours du jour va nous donner l’occasion de traverser la Sioule, à 2 reprises mais avant de le commencer, nous nous offrons une vue aérienne sur sa vallée, d’abord depuis l’ancienne Motte Castrale d’où l’on aperçoit le barrage de Queuille, construit en 1905, puis du belvédère nommé « le Paradis » qui permet de profiter pleinement du magnifique méandre formé par la rivière. Dommage le gris du ciel ne rend pas justice à ce magnifique paysage.
Méandre de Queuille
Par de beaux chemins nous descendons vers la rivière et surtout vers la passerelle, accessible uniquement aux piétons, qui enjambe la Sioule pour arriver au hameau du Chambonnet dont l’ancienne église a été transformée en habitation. De là nous suivons la rive gauche de la rivière qui a un beau débit pour aller découvrir en aller-retour la cascade des 3 cuves. Le ruisseau des Cuves (?) descend successivement dans 3 marmites naturelles et forme une cascade, au cœur de la forêt.
Cascade des 3 cuves
Nous revenons sur nos pas et montons en direction de Sauret-Besserve. Là encore un petit détour pour aller jusqu’à l’église Saint-Pierre. Construite entre 1868 et 1871 en granit du pays, elle a remplacé les anciennes églises de Chambonnet et Besserve. Son clocher de 30 mètres auquel est accolé une tourelle, compte parmi les plus hauts de la région. Alors que des travaux de consolidation des fondations étaient en cours, une partie s’est effondrée, le vendredi 31 octobre 2025, sans faire heureusement aucun blessé. Nous constatons que les travaux ont repris et semble-t-il reconstruit ce qui s’était effondré mais l’église est toujours inaccessible.
Après la pause méridienne sur un bel espace herbeux à l’entrée de Besserve, c’est la rencontre avec le vélo rail qui utilise une partie de l’ancienne voie ferrée Volvic-Lapeyrouse et passe sur le Viaduc des Fades. Son nom signifiant les folles ou vieilles filles originales, dont voici la légende. Au soir de leur existence, deux sœurs sans doute inspirées par quelque bonne fée, eurent une idée insensée : abandonner les économies de toute une vie pour la construction d’un petit pont, dans le but de faciliter la traversée de la Sioule aux voyageurs. Celui-ci, baptisé bientôt « le pont des Fadas » par quelques riverains suspects d’ingratitude, transmit son nom au lieu et de là au viaduc.
Une petite sente difficilement repérable car bien encombrée de ronces, nous permet après le lieu-dit le Tourreix, de descendre jusqu’à la D 523 puis jusqu’au barrage des Fades. Mis en service en 1968, il est le plus grand barrage de la vallée de la Sioule. Belle étendue d’eau dont on profite, ainsi que des ruisseaux adjacents (Sioulet, Chalamont ) qui l’alimentent aussi, en kayak aux beaux jours.
Le barrage franchi, nous passons cette fois-ci sous le viaduc dont les deux piles en maçonnerie traditionnelle, qui culminent à plus de 133 mètres, sont impressionnantes.
Viaduc des Fades
Au moment de son inauguration en 1909, le viaduc des Fades figurait dans le trio de tête des plus hauts ponts du monde ! En 2024, il prend encore rang, à la soixante-sixième place mondiale, à la seconde place européenne, et à la première place française, devant les viaducs de Garabit (122 m) et du Viaur (116 m).
Au niveau du ruisseau du Chagot, nous retrouvons du chemin et commençons la remontée vers Queuille. Nouvel arrêt au point de vue du Chagot d’où nous apercevons, le barrage et le ruisseau du Chalamont avant de revenir par un terrain moins accidenté à notre lieu de départ.
Nous nous séparons après cette journée qui a fait dépenser heureusement un peu de calories, perte largement compensée par les dégustations de gâteaux et gourmandises ! Merci à toutes et à tous et à très bientôt.
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