Jeu.10/07/2025 Rando Livradois Forez – Vollore Montagne

Animateur : Yves
Nombre de participants : 11 animateur compris ( 6 F, 5 H)
Météo : journée ensoleillée
Distance : 20,6 km
Dénivelé : 760 m
Durée : 5H30 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto :100 km pour 2 véhicules et 88 km pour 1 autre soit : 288 km
Préparation et rédaction :  2 H
 
ITINERAIRE : Vollore-Ville, le Fraisse, Fontcuberte, le Mont, le Mayet, PC648, PC655, Vollore-Montagne, la croix des Tuiles, les Raillères, PC1038, PC984, PC919, PC875, PC681, PC606, les Plaines, Vollore-Ville.

Journée annoncée chaude aujourd’hui, je propose donc un parcours à 90% en forêt. Dommage pour la vue.

De Vollore-Ville nous zigzaguons jusqu’à Vollore-Montagne. La pente est douce mais régulière avec quelques passages pentus et caillouteux.
A Vollore-Montagne une belle table de pique-nique ombragée sous la halle nous tend les bras. Il est encore un peut tôt et le positif n’est pas terminé.
A l’unanimité le groupe décide de continuer jusqu’au point le plus haut, proche des Raillères.

Nous contournons le Puy Besson en courbe de niveau et une fois passé la croix des Tuilles, droit dans la pente pour atteindre 1050 m point haut du jour.
Le soleil pénètre légèrement entre les sapins, endroit idéal pour la pause. Nous sommes dans la forêt d’Ayguebonne.

La descente un peu différente de la montée se fait sur de beaux sentiers ou pistes forestières mais toujours ombragée.

A Vollore-Ville où 35 ans avant Jésus-Christ passait déjà la voie Romaine reliant Lugdunum à Augustonemetum, nous nous approchons du château connu pour ses concerts estivaux.
De là nous apprécions la vue à l’ouest surlignée par les Dômes, le Sancy, le Cézalier et même le Cantal.

Les chaines découpent l’horizon
Château de Vollore-Ville

L’ensemble des participants ont apprécié l’ombre et un peu de fraicheur par endroit et n’ont pas regretté l’absence de vue.

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Séjour n°13. Du vendredi 04 au dimanche 06 juillet 2025. Entre Cantal et Lozère : Kayak de mer.

Animateur : Michel J
Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H)
Météo : vendredi et samedi, temps chaud et ciel bleu avec une brise de Nord. Changement dans la nuit de samedi à dimanche avec un ciel couvert au petit matin, quelques gouttes sur le plan d’eau avec une température en forte baisse. Averses lors du trajet retour sur Clermont-Ferrand.
Classement : moyen

Matériel mis à disposition par l’association :
– 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Ysak.
– équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»
– 2 tentes MT 900 et 1 tente MT 900 light de marque Décathlon

Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant). Un filtre à eau pour 10 litres.

Transport : à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
Kilométrage général effectué par le véhicule : 238 km
Niveau d’eau : un peu au-dessous du niveau habituel à cette période
Conditions de navigation : très bonne.
Kilométrage parcouru : 66,60 km sur les 3 jours à la moyenne de 5 km/h.
Temps de navigation : 13 h 00
Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 10 heures

Le mot de l’animateur.
Compte tenu de la météo annoncée dimanche, j’ai proposé aux participants de modifier le programme initial en supprimant la via-ferrata et, en restant le troisième jour sur le barrage de Granval.
Pour la première fois un groupe d’Atlas va naviguer sur cet immense réservoir d’eau. Nous accueillons Denis qui s’essaie au kayak. Si je dois retenir quelques éléments de ce séjour c’est le silence, la dimension, la variété des paysages à travers les différents bras qui s’ouvrent au gré du déplacement. Les acteurs locaux n’ont pas été absents, un renardeau assis sur la berge observant notre arrivée ; des oiseaux, Bergeronnettes grises, Hérons cendrés, Milans royaux et noirs, Goélands leucophées et des Hirondelles de rochers, qui nichent, notamment sous le Pont de Mallet. Une belle découverte en toute liberté.

Relation des 3 jours.
Après le rappel de quelques consignes nous prenons une orientation grossièrement à l’Ouest sachant que nous allons pas mal zigzaguer du fait de la forme même du plan d’eau. Le barrage hydroélectrique de Granval se situe dans le Cantal avec une petite partie en Lozère à 742 m d’altitude entre les communes de Fridefont et de Lavastre. Il est entré en service en 1960 et fournit une production annuelle de 125 GWh. Il est long de 28 kilomètres pour une surface de 1100 hectares. Compte tenu des dimensions et des nombreux bras ou fjords à découvrir, il nous sera impossible de faire une exploration complète.
Après un peu moins de 3 kilomètres, nous prenons vers la droite et remontons sur plusieurs kilomètres (entre 3 et 4) l’Ander ou le Lander une des rivières qui alimente le barrage. Elle ou il prend sa source près de Laveissenet dans le Cantal et parcourt 36 km et pour mémoire passe à St Flour. Les rochers sont de plus en plus présents et l’étroitesse du cours d’eau nous oblige à faire demi-tour.


Le plan d’eau est bien rempli mais est à un mètre de son remplissage moyen, l’herbe a bien repoussé sur les berges et les rives sont fermes, la terre a eu le temps de sécher.
A une pointe au lieu-dit, le Pont de l’Échelle nous continuons rive droite et prenons une nouvelle fois sur la droite, le paysage est magnifique, très sauvage et la rivière Alleuze nous amène à un décor, le château éponyme positionné sur un éperon rocheux à 802 m d’altitude qui ne peut s’admirer parfaitement qu’avec le recul qu’offre le plan d’eau. La lumière sublime l’endroit. Nous cherchons un lieu de bivouac à proximité mais le rocher et les cailloux sont bien présents et ne permettraient pas un repos réparateur.

A la recherche d’un coin de bivouac…
Le château d’Alleuze.


Après quelques kilomètres de recherches, 4h30 de navigation et un peu plus de 23 kilomètres parcourus, nous jetons notre dévolu sur une sorte de plateforme rive gauche. Installation, baignade et dodo…
Au réveil, chacun va de son commentaire concernant la nuit passée, certains ont glissé toute la nuit malgré le peu de pente, un autre n’a pas trouvé le sommeil, peut-être le manque d’habitude du bivouac ? Il est vrai que les nuits sont longues et il faut s’habituer à des ruptures dans le repos nocturne troublé parfois par quelques hululements.
Une anse où aboutit les eaux du ruisseau de Lodières visitée, nous faisons demi tour pour prendre plein Sud une branche large qui nous amène à la seconde base nautique du plan d’eau, celle du Mallet puis aux îles de Chante-Dur et du Château. Petite pause à la plage surveillée du Mallet, histoire de ravitailler en eau. Pas de chance, tout est fermé…L’ouverture se fera au moment où l’on repart ! On passe sous le Pont de Mallet et remontons sur environ 6 kilomètres le Bès afin de trouver un lieu de bivouac. Ce sera au niveau du lieu-dit Laval sur un beau plat fleuri par de la camomille occupé en partie par des carpistes du coin. Je vais puiser 10 litres d’eau dans la partie centrale de la rivière pour éviter le limon en suspension près des berges avant de la filtrer. L’endroit est très ouvert et nous permet de garder le soleil un bon moment.

Un bivouac parmi les fleurs…

Le Bès prend sa source sur l’Aubrac en Lozère à 1469 m d’altitude au pied du signal de Malhebiau et parcourt 61 kilomètres avant de se perdre dans les eaux du barrage.
Aujourd’hui 22,21 km et 4h39’ de navigation. Le dîner est l’objet d’échanges et puis chacun occupe le reste de la soirée à sa guise, un essai de pêche, le coup du soir pour Denis…
La remontée sur presque 2 kilomètres de la rivière occupe le début de matinée sous un ciel uniformément gris. Le contraste est frappant pour ceux qui se sont levés au milieu de la nuit où le ciel était étoilé, sans lune avec les traînées de voie lactée, image devenue rare dans notre environnement urbain.
La météo avait prédit ce changement de temps et la température a brutalement chuté. En mouvement, pas de problème mais à l’arrêt, le vent de Sud-Ouest nous oblige à renforcer notre équipement. Quelques gouttes amènent un plus et sous l’effet du vent des vaguelettes se forment et nous poussent vers la fin du périple. Il est un peu plus de 14h00 lorsque nous atteignons la base nautique de départ après 3h58 de navigation et 20,73 kilomètres parcourus.

En arrière plan le viaduc Eiffel.

Containers remplis et disposés dans la remorque, bateaux lavés et attachés, nous prenons le temps d’aller déguster un chocolat chaud et 1/2 de bière avant de reprendre la route. Merci pour votre participation et adaptation.
A bientôt.



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Séjour n°12. Du 28 juin au 5 juillet 2025. Val d’Aoste – Au pied des géants

Animateur : Yves
Nombre de participants : 12 animateur compris (6 F, 6 H)
Météo : ensoleillé et chaud toute la semaine. Nuageux certains jours.
Distance : 88 km
Dénivelé : + 6455 m, – 7115 m
Durée des randonnées pauses comprises : 48h50
Classement Atlas : Difficile
Kilométrage auto : 1060 km pour 3 véhicules soit 3180 km
Préparation et rédaction :  40 h

Départ ce samedi 28 juin à l’aube car la route est longue pour atteindre la vallée d’Ayas dans le Val d’Aoste, lieu où débute notre séjour. Le pique-nique au col du Petit Saint-Bernard entouré de sommets avec le Mont-Blanc en fond nous familiarise déjà avec la haute montagne.

Descente sur Aoste, capitale de cette région autonome d’Italie depuis 1948, la plus petite, la moins peuplée, mais la plus haute avec une altitude moyenne de 2000m et une présence de 1926 sommets dont 350 de plus de 3000m.

A Champoluc, station de ski renommée, nous stationnons nos voitures en lieu sûr et une navette nous transporte à Saint-Jacques des Allemands, petit hameau de fond de vallée où seuls les sentiers permettent de progresser au-delà. Ce village s’appelle ainsi car au Moyen Age, les Walsers, peuple germanophone ont colonisé les hautes vallées Alpines de Suisse et d’Italie.

Allez ! Sac sur le dos, bâtons dépliés, nous contournons l’église et attaquons la montée au Refuge Ferraro, notre hébergement de ce jour.

Jour 1 :  Trajet 8h30 puis 1.7km, +390m    1h

La température avoisine les 35° degrés. Heureusement une grande partie de cette ascension est ombragée. Le sentier est chaotique, rochers, marches irrégulières et le manque d’échauffement se ressent dans les jambes. Nous apercevons quelques drapeaux : le refuge n’est pas loin.
Nous arrivons sur une magnifique terrasse en bois avec un point de vue sur la vallée d’Ayas, jusqu’à Champoluc, voire au-delà. Je profite de la terrasse ensoleillée pour une présentation du parcours de la semaine. Le groupe appréciera la soirée car, après le voyage et la montée avec cette chaleur, la fatigue se fait sentir.

Vue du refuge Ferraro

Jour 2 :  20km, +1340m, -900m    7h30

La nuit a été bénéfique et la troupe est en forme ce matin. La journée se présente bien, voire déjà chaude au petit matin.

Le but d’aujourd’hui est de s’approcher au plus près de l’immense zone glaciaire du Massif du Mont Rose. Petite descente en forêt pour gagner la combe de la Verraz que nous remontons jusqu’au lac Bleu, petit lac à la couleur de son nom.

Lac bleu

Déjà face à nous, que des 4000m, 18 sur le massif, avec un éventail de glaciers aux reflets scintillants : L’Aventine , Grand et Petit Glacier de Verraz, Castor et Pollux, et Glacier du Lys. On se sent transporté dans un autre environnement. Attirés par ce décor, nous longeons la moraine qui a formé le lac jusqu’à 2600 m d’altitude environ, pour immortaliser le paysage.
Nous redescendons sur l’autre rive du torrent Verraz, la chaleur devient pesante. Nous profitons d’un passage en forêt pour le pique-nique.
Nous retrouvons brièvement le sentier de ce matin avant de le quitter pour zig-zaguer jusqu’à la piste du Ru Courtaud. Nous apercevons les vestiges d’une œuvre cyclopienne, capable de transporter l’eau du glacier de 2000 m jusqu’à 1650 m sur 19 km pour alimenter la commune de Sant-Vincent, chantier qui dura 40 ans, de la fin du 14°s au début du 15°.

A Nanaz dessous, nous contournons une grande ferme d’alpage pour emprunter le sentier qui monte au refuge du Grand Tournalin. La pente, douce au départ le long d’un agréable torrent, s’accentue rapidement et malgré que la chaleur ait un peu baissé, la longueur de la journée se fait sentir.
A l’intersection de  la piste qui monte au refuge, je décide d’abandonner le sentier trop escarpé pour emprunter cette dernière, plus longue mais qui nous offre un pas plus régulier. Le refuge est atteint, le confort de l’hébergement nous fera oublier la difficulté.

Jour 3 :  13km, +570m, -1935m    6h40

Le temps est nuageux ce matin, le col de Nanaz que l’on a repéré du refuge est à peine visible, mais nous sommes confiants, les nuages devraient s’élever.
Quelques pas et nous sommes dans la pente, face au col. Un petit pierrier, un passage délicat assuré, et nous voici à 2772 m, point haut du jour. Au pied du petit Tournalin les bouquetins sont présents et Marie se régale avec son appareil performant. Passé le col, un joli sentier terreux nous amène au Col des Fontaines, puis à Champ Sec. De là, gauche toute, pour grimper au Col Fontana Fredda et son petit névé puis à la Pointe du même nom, 100 m au-dessus.

Temps brumeux ce matin

Par temps clair, la vue sur le Cervin aurait été superbe, mais voilà, nous le devinerons mais nous ne le verrons pas. La descente sur la crète jusqu’au Col de Cheneil est très agréable, pique-nique rapide car il fait un peu frais.
Après le Lac de Lod, nous découvrons le sympathique village de Chamois et ses ravissantes habitations. Nous sommes au bord de la Vallée de Valtournenche et notre hébergement de ce soir se trouve 600 m plus bas en pleine vallée. La descente est longue et un peu « casse-patte » après déjà 1300 m de négatif déjà effectué, mais le sentier herbeux et tortueux est facile car bien entretenu. Les 3 petits chalets du Camping Cervino et l’excellent repas pantagruélique nous font oublier le désagrément du parcours.

Jour 4 :  16.5km, +1290m, -1190m    8h15

Soleil et ciel bleu au départ. Au loin, derrière nous se dresse le fameux Cervin qui semble obstruer la vallée. La progression se fait entre alpages et champs en fleur jusqu’au Lac de Champ Long au pied du Col du Pilonnet où les nuages nous laissent entrevoir enfin le célèbre Cervin.

Au fond le Cervin

Pique-nique au Col et descente vers Antagnod où nous retrouvons la Vallée D’Ayas. Le ciel s’assombrit, la pluie arrive, l’orage est prévu vers 17h. Le sentier suit la route et derrière, il nous reste encore la remontée à Vieux Crest, refuge de ce soir (3 km et + 400 m environ). Nous décidons donc d’utiliser la navette gratuite jusqu’à Champoluc. Dans l’ascension, l’orage menace mais seulement quelques gouttes nous rafraichissent, rien de méchant.

Refuge Vieux Crest, au cœur d’un ancien village Walser, au confort et à l’accueil au top, nous y reviendrons vendredi.

Jour 5 :  11km, +930m, -1055m    7h30

Nous quittons ce magnifique hameau qui entoure le refuge, direction la 3° vallée, celle de Greysonnet.  Il nous faut passer le Col Pinter à 2800 m. Je propose de monter par le Col Perrin avec son lac éponyme, car, de là, un sentier en balcon rejoint pratiquement le Col Pinter. Au Col Perrin, la vue sur les glaciers est légèrement brumeuse.

Vue du col Perrin

Sur le chemin en balcons, quelques pièges : un petit névé en dévers et un gros pierrier à proximité des lacs Pinter où flottent quelques tâches de neige.

Lac Pinter

Le groupe sérieux et attentif passe sans encombre. Du Col nous apercevons un rideau de pluie sur la vallée et les premières gouttes arrivent. On s’équipe et la descente commence. Le sentier serpente dans les alpages fleuris et nous voilà à Alpenzu, refuge suspendu sur un balcon rocheux. La pluie arrivera plus tard et nous aura épargné. Accueil très chaleureux de la propriétaire, qui n’a pas hésité à nous offrir une copieuse et bienvenue planche de charcuterie et fromage pour notre 4h.

Jour 6 :  8km, +970m, -350m    6h30

Petite journée en km aujourd’hui, refuge oblige. Le ciel est d’un bleu uni au départ. Nous longeons la vallée en courbe de niveau, en alternant petites montées et descentes. Traversée d’un important pierrier avant de bifurquer sur notre droite pour gagner le Col de Valnera.

Passage de pierrier

Nous voulions monter à la pointe Valfredda mais un grondement de tonnerre contrarie notre projet. Nous décidons donc de plonger rapidement sur le refuge Arp, 250 m plus bas, refuge imposant tout en pierres de taille, construit sur un plateau herbeux. En fin d’après midi après la pluie, les plus courageux remettront les chaussures pour dénicher les petits lacs au-dessus du refuge où quelques bouquetins ont élu domicile.

Jour 7 :  15km, +950m, -1325m    8h50

Temps magnifique, ciel bleu, aucun nuage. Pente douce jusqu’au Lac de la Bataille que nous longeons en direction du Col des Bringuets. La vue à 360° est splendide, au fond le Mont-Blanc et plein d’autres sommets. Légère descente en direction du Lac Long puis remontée au Col de Boussolaz (2940 m). Le Corno Bussola 80 m plus haut dans une ambiance minérale nous attire. Nous posons les sacs et nous voila partis. Sommet atteint : 3023 m. Nous avions tutoyé des 3000 m cette semaine, mais nous ne les avions pas passés, c’est fait !

Col de Boussolaz

La descente sur la crête sera une pure merveille où la vue sur les nombreux lacs est extraordinaire.

Longue crête du col de Boussolaz

Au Col de Palasinaz, nous retrouvons un sentier plus tranquille jusqu’à Mascognaz petit hameau détenu par un hôtel de luxe. Il nous reste à remonter au Vieux Crest, notre refuge tant apprécié. Chose faite !

Cela aura été une des plus belles étapes de la semaine, sauvage, technique, physique, le tout avec une température correct et un ciel d’un bleu azur.

Jour 8 :  2.7km, +15m, -360m    1h20 + Trajet 8h30

Petit déjeuner festif où un participant a soufflé sa bougie d’anniversaire.
Il nous reste à dévaler ce que nous avions monté mardi pour retrouver nos voitures encore un peu à l’ombre ce matin.

Voilà, semaine finie, mais réussie car nous avons pu échapper aux orages.
Petit arrêt de nouveau au Col du Petit Saint-Bernard pour le pique-nique et retour tranquille sur Clermont.

Merci à tous pour votre bonne humeur et votre aide dans les moments délicats.

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Jeu. 26/06/2025. Rando. Livradois-La Chapelle-sur-Usson

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 5 animatrice comprise (5F)
Météo : ciel nuageux, vent du sud ouest
Distance : 21 km
Dénivelé : 800 m
Durée déplacement : 7 h
Classement Atlas : facile
Voitures : 124 km pour 1 voiture de Clermont Fd
Préparation et rédaction : 3 h

ITINÉRAIRE : la Chapelle-sur-Usson, la Guillaumie, Champagnat-le-Jeune, le Cerf, Ceilloux, Chambrefaite, Valz-sous-Chateauneuf, Brenat, Coupe-Gorge, la Chapelle sur Usson.

L’ orage de la veille a rafraîchi l’atmosphère et c’est sous un ciel nuageux et avec un léger vent que nous partons en très petit comité de la Chapelle-sur-Usson, dont la 1ère partie du nom rappelle que le village a été construit au Moyen-Âge autour d’une chapelle et la 2ème partie, tout comme pour d’autres villages du secteur, la proximité géographique de la localité d’Usson.

La Chapelle-sur-Usson

Après un début de parcours sur le « GR de Pays Autour d’Issoire », je choisis de le quitter à Perrier et d’emprunter de petits chemins pour rejoindre la Guillaumie. Comme souvent ceux-ci sont quasiment inexistants et nécessitent le passage, en dessous ou entre les barbelés, de plusieurs barrières séparant les terrains traversés. La progression devient plus fluide ensuite. Une courte pause à l‘église de Champagnat-le-Jeune, puis c’est Le Cerf, hameau reconstitué où nous en faisons une 2ème plus longue pour apprécier à sa juste mesure le travail effectué par un groupe de bénévoles pour redonner vie à ce qui n’étaient que des ruines. Restauration pleine d’humour et de poésie qui laisse découvrir des scènes de la vie d’autrefois.

Une scène de la vie d’autrefois

Ce 1er vallon où coule le ruisseau de l’Engrais passé, celui du ruisseau de la Guelle nous attend, entre Ceilloux et Chambrefaite. Et là, dans le vallon,après quelques allers et retours, une modification s’impose le chemin devant être pris n’existant plus. Un autre parcours est possible mais avec un peu plus de goudron pour arriver à Chambrefaite…Juste avant le village, un espace dégagé et ombragé nous paraît adapté à la pause pique-nique. De celui-ci nous repartons en hors piste (avec l’accord des participantes et en essayant de trouver les meilleurs passages pour éviter les ronces, shorts obligent !) pour retrouver en ligne directe la suite du parcours qui est à proximité, sans passer par Chambrefaite (nom qui remonterait au XVIème  siècle avec la venue à différentes reprises de la reine Margot dans ce lieu, où la chambre devait être toujours faite).

A l’entrée de Valz-sous-Chateauneuf où nous retrouvons le ruisseau de l’Engrais, un panneau rappelle l’étonnante invitation à la garden-party de l’Élysée qu’ont reçue tous les habitants du village en 1986 du président François Mitterrand et de la venue de celui-ci à Valz le jeudi 19 février 1987.

Tout le village paraissant bien endormi, et l’église fermée, nous continuons sans chercher à avoir la clé pour la visiter.

Quelques kilomètres plus loin, c’est le ruisseau des Mines, la remontée sur Brenat, et encore plus loin, le GR qui va nous ramener tranquillement en passant par Coupe-Gorge à notre lieu de stationnement.

Nous pouvons depuis ce point haut admirer une dernière fois ce paysage vallonné encore bien vert et retracer le cheminement de la journée.
Merci les filles de votre participation et à bientôt pour de nouvelles découvertes

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Dim 22/06/2025 Rando Combrailles- Banson

Animateur : Pierre
Nombre de participants : 8 animateur compris (4 femmes, 4 hommes)
Météo : ensoleillé et chaud, lourd l’après-midi
Distance : 22 km
Dénivelé : 550 m
Durée : 7h00  pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 2 voitures sur place et 1 voiture au départ de Clermont soit 74 km.
Préparation et rédaction :  3 h

Itinéraire : Cascade de Say, PC 874, PC 929, PC 984, Banson, PC 885, PC 790, Les Chassagnes, les Renardières, PC 807, Le Colombier, Puy du Soud, PC 798, Monges, Hyvon, Vareilles, Say Soubre, cascade de Say.

Rendez-vous est donné au parking de la cascade de Say alimentée par le ruisseau de Gelles, ruisseau que nous avions traversé par un gué au mois de mars mais nous n’y avions trempé que les pieds.

Les voitures ont été garées sur le parking au pied d’arbres dont l’ombre bienfaitrice sera appréciée à notre retour. La journée promet d’être chaude – elle sera étouffante – et les prévisions de température auront été sous-estimées (32° au lieu des 29° vus sur les sites de météo).

Le départ se fait en direction du Puy de Banson après la traversée de la D204. Le sentier est peu visible mais praticable et sinue dans la forêt. Après quelques mètres, le sentier se perd mais nous retrouvons rapidement un chemin d’exploitation. La végétation s’est beaucoup développée ce printemps avec les précipitations et les chaleurs de ce mois de juin ; les orties et les ronces ont envahi le parcours et nous chatouillent les guiboles et dessous de bras. Laurent prend l’initiative d’ouvrir la trace, ce qui facilite le cheminement de la troupe. La pente est régulière et n’est pas forte. Avant de contourner le puy de Banson, nous empruntons un bout de route bitumée ce qui nous repose un peu des efforts consentis dans la végétation.

A la descente tranquille du puy, nous traversons le village de Banson à proximité de la chapelle (privée) d’un château qui n’en a ni l’air, ni la chanson. A ne pas confondre avec le château de Banson situé près de Combronde qui n’existe plus car dynamité durant la seconde guerre mondiale.

Après la traversée de Banson, nous rejoignons le ruisseau des Planchettes et le suivons pratiquement jusqu’à sa confluence avec la Miouze. En remontant sur une courte portion de hors-piste, nous récupérons un agréable chemin, toujours ombragé, qui suit en balcon la Miouze et la voie de chemin de fer. Régulièrement, nous y voyons de jolis lys martagon.

Lys Martagon

Au sortir du bois des Renardières, nous trouvons un champ récemment coupé où nous nous arrêtons pour le déjeuner. L’ombre des arbres et le confort de l’herbe tente l’une d’entre nous pour une courte méridienne.

Nous continuons l’itinéraire en traversant la voie de chemin de fer et la Miouze une première fois, direction le Colombier puis Massages où une tablée réunit les habitants. Faute d’une fontaine potable, l’un de nous se voit généreusement offrir une bouteille d’eau gazeuse. La chaleur commence à se faire beaucoup ressentir sitôt que nous marchons en plein soleil mais les chemins sont fort heureusement arborés. Après le contournement du puy Marmont, nous retraversons une deuxième fois la Miouze et la voie de chemin de fer.

Avant la remontée vers Monge qui se fera à découvert, nous effectuons une halte à l’abri des arbres car l’effort de marche sous la chaleur commence à être éprouvant.

Arrivés à Monges, nous entendons de loin la musique d’une fête de village. C’est le jour choisi pour les réunions villageoises après celle de Massages. Au cimetière, nous nous arrosons d’un peu d’eau et remplissons quelques gourdes avant de poursuivre vers Hyvon, Vareilles et Say Soubre que nous ne faisons qu’effleurer.

Une dernière montée et nous retrouvons nos véhicules. Quelques uns d’entre nous iront découvrir la cascade de Say en contrebas et les quatre hommes présents ce jour iront y prendre une douche rafraîchissante.

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Sam 21/06/2025 Marche Sportive – Volvic

Animateur : Sébastien
Lieu : Chaîne des Puys, secteur Volvic
Terrain : Souple
Météo : Ensoleillé, températures douces à chaudes
Temps de préparation et de rédaction : 0h30
Mise à disposition de bâtons : néant
Kilométrage : 5 voitures avec une moyenne de 30 km AR
Nombre de participants : 7 animateur compris (3F, 10H)
Distance : 20,0 km
Durée : 2h57 de déplacement, pour un objectif de 3h00

Itinéraire : Parc des Sources de Volvic, Moulet-Marcenat, tour du Puy de Paugnat, Puy de Monceau, Charbonnières-les-Varennes, Croix de Saint-Priest, passage au nord du Puy de la Baneyre, Les Goulots, Parc des Sources

Observations : Bonne progression

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Jeudi 19/06/2025 Rando Cantal – Le Bru

Animateur : Georges
Nombre de participants : 12 animateur compris (7 F et 5 H )
Météo : chaud toute la journée
Distance : 18 km
Dénivelé : 550 m
Durée : 6 H
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 75 x 2 pour 1 voiture et 91 x 2 pour 2 voitures soit 514 km
Préparation et rédaction : 2 H

ITINERAIRE : Départ le Bru, pc 1019, Serre, Suc de Barrau, les Quatre Chemins, D 355, cascade le Saut, D 21, pc 913, retour le Bru.

Aujourd’hui direction le Cantal sur le plateau d’Allanche pour trouver une température plus clémente. Nous partons du village le Bru, avant le départ passage par la chapelle malheureusement fermée. Elle possède un retable du 14° siècle restauré dans les années 80. Nous partons en direction de la vallée de la Sianne, très vite nous entrons dans la forêt,

la fraîcheur relative est la bienvenue. Après le village de Serre, direction la cascade de Saut

sur le ruisseau de l’église qui se jette dans la Sianne à Auriac l’Eglise.

Nous devons faire un aller-retour pour l’atteindre et prendre un peu de fraîcheur. Nous sortons de la vallée par une sente ombragée, il est l’heure du pique-nique. L’arrivée sur le plateau est plus difficile, pas d’ombre sauf quelques arbres. Plusieurs chemins sont impraticables, ce qui nous oblige à prendre la route pour rejoindre les voitures.

Merci à tous pour avoir bravé ces fortes chaleurs.

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Séjour n°11. Du samedi 14 au mercredi 18 juin 2025. Descente de la Dordogne en canoë canadien.

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 8 (5 femmes et 3 hommes).
Météo : samedi, temps lourd, nuit orageuse sans pluie  ; dimanche, orage en début de matinée puis averses le matin sur le plan d’eau ; lundi, mardi et mercredi, beau et chaud.
Niveau d’eau : pour mémoire, j’ai relevé les débits suivants :
samedi 14 juin à Argentat : 24,6 m³/s
lundi 16 juin à Souillac 38,1 m³/s
Classement : facile mais cela reste de l’aventure.
Conditions de navigation : assez bonne avec une rivière qui a nécessité une attention particulière du fait de la faiblesse du niveau d’eau
Kilométrage parcouru :128,76. Les données ont été fournies par une montre GPS de marque Garmin.Vitesse moyenne de progression sur les 4 jours de navigation : un peu plus de 7 km/h.

Matériel mis à disposition par l’association :

– canoës canadien de marque Venture modèle prospector 17
– 1 canoë canadien Nova Craft prospector 17
– équipement complémentaire pour les canoës (4 pompes, 4 écopes, éponges, 4 cordes de 15 mètres, des mousquetons)
– pour les bagages, chaque participant avait à sa disposition un container de 60 litres et par bateau un autre de 30 litres plus un sac étanche de marque Zulupack.
– pour le couchage individuel souhaité 1 tente Hardwear Montain, 3 tentes Décathlon MT900 (2) et MT900 light (1) (trois participants avaient leur tente personnelle)
– 3 tapis de sol complémentaires Space Blanket (orange)
– équipement pour les participants (8 gilets d’aide à la flottabilité, 8 pagaies et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « canoë »

Eau : chaque équipier avait à sa disposition une bonbonne de 5 litres d’eau au départ.
Nourriture : prévue par chaque participant et disposée dans les containers mis à disposition
Accident : néant

Temps de préparation : 15 heures (découpage des journées de l’itinéraire, montage de la remorque, rassemblement et vérification du matériel, achat des bonbonnes d’eau, informations aux participants par mail et téléphone, compte rendu etc…)

Organisation générale :
Transport: à l’aide de deux véhicules en co-voiturage, Martine (Peugeot 2008) et Michel J (Renault kangoo) tractant la remorque. Nous nous sommes rendus en amont d’Argentat, lieu de la mise à l’eau. Le déplacement routier s’est fait en 2 h 30 environ. Mireille, ancienne adhérente installée en Corrèze s’est proposée de venir nous chercher dans l’après-midi du J4 et nous conduire pour récupérer les véhicules laissés entre le barrage du Sablier et Argentat. Un grand merci à elle pour sa disponibilité !

Kilométrage général effectué par les véhicules : 303 km (Mireille) ; 560 km (Martine) ; 545 km (Michel J) soit un total de 1408 km.
Hébergement : en bivouac deux nuits et en camping deux nuits.

Le mot de l’animateur : après de nombreuses années,enfin nous pouvons retrouver cette belle rivière. La météo nous a été favorable surtout à partir du lundi. Par contre, le niveau d’eau très bas nous a obligé à être vigilants et a rendu cette descente intéressante sur le plan technique. Marie Thé pratiquant le kayak avec nous découvre l’activité avec un barreur expérimenté, Gilles. D’Argentat en aval de Beaulieu, la rivière est en classe 2 puis le reste en classe 1. Néanmoins j’ai rappelé que nombre d’obstacles sous l’eau habituellement, peuvent perturber la navigation en basse eau. Un seul chavirage lié à un moment d’inattention avant Beaulieu lors du passage d’un seuil bien marqué nécessitant de passer entre deux gros rochers, seul endroit où nos lourds bateaux pouvaient se faufiler. Matériel et équipiers récupérés sans perte de matériel ni blessure…
Nous avons pu sur quatre jours approfondir les techniques, l’erreur malgré un courant bien présent pouvant être rattrapée sans problème. Brigitte a pu reprendre dès le second jour la barre et retrouver de bonnes sensations. L’intérêt de partir même sur un court séjour est de constater que les équipages retrouvent des automatismes et progressent. Les bateaux l’an passé n’avaient pu être sortis à cause d’un trop d’eau sur l’Allier et d’une mauvaise météo au moment du séjour en ces lieux.
Les berges étaient accueillantes pour les bivouacs en pleine nature un peu difficile à trouver en aval de Beaulieu mais fort bien équipées en campings accessibles en canoë.
Le premier arrêt en fin de journée le J1 en aval d’Altillac, rive droite était sympa mais déjà fort occupé par des colocataires voraces « les moustiques ».
Nous avons pu regarnir nos réserves en eau le dimanche et le mardi.
Au niveau faunistique, les basses eaux ont favorisé les échassiers. Beaucoup de hérons cendrés sur tout le parcours et particulièrement dans la première partie plus sauvage et moins fréquentée humainement. Les J2, J3 et J4 apparition à plusieurs reprises d’aigrettes garzette. Avec la foule d’insectes, les bergeronnettes grises et celles des ruisseaux étaient présentes. Dans les airs les Milans royaux et noirs se partageaient le ciel…
Au niveau des plantes et végétaux de berges la ripisylve est très riche notamment sur le cours supérieur et sur les berges un peu à l’abandon mais là ou le courant était moins fort et la profondeur peu importante, la renoncule flottante avec ses fleurs blanches créait des barrages et freinait sèchement les bateaux. Quelques vaches limousines les pattes dans l’eau les broutaient avidement ce qui semblait représenter pour elles un délice !
A la fin de la grosse journée du mardi 17 juin, nous sommes partis récupérer les voitures et les conducteurs sont revenus en soirée au camping. J’avais proposé la veille de pouvoir faire le dernier jour une vingtaine de kilomètres de navigation ou faire quelques visites au cours du retour sur Clermont. La seconde solution a été retenue.
L’objectif premier annoncé sur le programme était de rejoindre Trémolat mais le faible débit a rendu ce projet impossible et malgré une belle navigation d’ensemble, nous étions à un peu plus de 45 kilomètres du but.
La Dordogne est un produit touristique important pour les départements traversés, il suffit de voir les milliers d’engins disponibles à la location sur les berges. Malgré la chaleur et le beau temps, nous avons navigué sans gêne ce qui ne doit pas être le cas en juillet et août.
Ce voyage en canoë en autonomie permet de découvrir un territoire d’une autre façon et la rivière permet d’avoir un recul sur les villages et le patrimoine architectural. Je souligne la bonne ambiance qui a régné dans le groupe entre des adhérents qui ne se côtoient peu ou pas au cours d’une saison.

La relation des journées :
J1 : 29,41 km, temps de navigation 4h22, temps de déplacement 5h06, vitesse 6,8 km/h.
Arrivés à l’endroit de la mise à l’eau, rive gauche entre le barrage du Sablier et Argentat vers 11h00, nous avons procédé au déchargement de la remorque, canoës et containers. Les bateaux alourdis ont été mis à l’eau. Les consignes habituelles ont été rappelées. Les difficultés sont expliquées et quelques points de repères sont donnés, les ponts notamment aujourd’hui dont le nombre sera de six. Après avoir dégusté le pique nique et pour certains faits connaissance, nous nous lançons dans le courant. Chacun est porteur d’un gilet d’aide à la flottabilité.
Les courbes de la rivière sont longues en ce début de parcours et les rives sont occupées de champs ou de cultures. La culture de la noix est une des richesses.
Après un peu plus de 4 kilomètres, rive gauche, la Maronne apporte un peu d’eau supplémentaire. Elle prend sa source à 1430 m d’altitude au Roc des Ombres dans le massif du Cantal. A 10 kilomètres, il nous faut garder la rive gauche afin d’éviter un bras à droite qui techniquement aurait été difficile à passer avec nos bateaux chargés.
Après le pont de Brivezac, la prochaine difficulté qui sera mal négociée par un bateau à hauteur du lieu-dit Bessol au kilomètre 24 est le seuil des deux rochers.
Beaulieu-sur-Dordogne se montre, le barrage, permet de maintenir un petit plan d’eau que touristes et locaux utilisent pour la baignade. J’explique que nous allons devoir prendre un bras rive gauche et pour cela utiliser un toboggan. La manœuvre accomplie, nous passons sous deux passerelles en zigzagant entre les arbres couchés et les hauts fonds et retrouvons le cours principal à la sortie du bourg. Le dernier pont franchi, d’un côté Beaulieu, de l’autre Altillac, il nous faut trouver un coin pour cette première nuit. Ce sera un espace pêcheur envahi sur l’arrière par la renouée du Japon. Tiens, tiens !
J2 : 30,95 km, temps de navigation 4h32, temps de déplacement 6h54, vitesse 6,8 km/h.
L’orage a grondé une partie de la nuit. Certains participants n’ont rien entendu…Ce matin le ciel est chargé. Nous déjeunons et je propose de démonter les tentes au dernier moment. Les premières gouttes nous ont renvoyés à l’abri de nos toiles et pendant une petite heure nous avons attendu que le ciel se calme. Chargement fait et auto-vérifié, nous reprenons notre descente sous un ciel bâché. Après moins de 2 kilomètres, rive droite, le château d’Estresses du XVI et XVII siècles et 10 kilomètres plus loin, la confluence rive gauche avec la Cère, rivière qui prend sa source à 1370 m d’altitude au Lioran dans le Cantal. Son débit moyen est annoncé à plus de 28 m³ seconde, ce qui ne se remarque peu aujourd’hui.
Au kilomètre 17, il nous faut choisir entre le toboggan rive droite peu engageant avec une sortie à angle droit du fait du manque d’eau ou le bras rive gauche qui conduit au port de Carennac. Je choisis la seconde option. Le lit étroit est encombré d’arbres à demi couché et la navigation sous ce couvert presque fermé nous oblige à des manœuvres permanentes et amusantes.


La pluie a cessé et la pause au port nous permet de prendre le pique nique. Je propose à celles et ceux qui le souhaitent d’aller visiter ce village, classé parmi les Beaux Villages de France avec son église romane, le château des Doyens, le prieuré clunisien.

Carennac vu du port

Un nouveau toboggan nous permet de regagner le lit principal de la rivière. Un pont routier puis ferroviaire, le belvédère de Copeyre, rive droite et les premières falaises crayeuses apparaissent, paysage tout a fait différent. Ce soir nous nous arrêtons au camping « Les Falaises » sur la commune de Martel, déjà l’occasion d’une pause en 2021 pour Atlas voir le compte rendu « Du Sancy à l’océan en suivant la Dordogne à vélorando ».

J3 : 33,71 km, temps de navigation 4h40, temps de déplacement 6h38, vitesse 7,2 km/h.
Dès le départ on constate que les méandres sont plus serrés. Entre le 14 et 15 kilomètres, rive gauche, un affluent, l’Ouysse apporte un peu d’eau et l’on peu voir sur l’éperon rocheux, le château Belcastel du Xème siècle. Au kilomètre 22, c’est le passage sous le viaduc de l’autoroute A20, l’Occitanie dont le brouhaha de la circulation se faisait entendre depuis un moment. Bientôt Souillac, rive droite, c’est l’heure de commencer à chercher un lieu de bivouac, mais les bords sont occupés par les cultures. Un grand espace vert nous attire, rive droite. On débarque sur un emplacement parfaitement entretenu. Marie et Vincent partent en reconnaissance. Un petit loueur fort aimable les mènent chez le responsable d’un camping pas encore ouvert. L’affaire est dans le sac, nous avons l’autorisation de nous installer à l’extrémité de la structure. Les sanitaires et l’eau ne sont pas ouverts. Ce soir ambiance bivouac. Après avoir transporté les containers et les canoës, l’installation est rapide, chacun à son rythme. Nous nous retrouvons à la rivière pour rafraîchir les corps et apprécier le bain. J4 : 34,69 km, temps de navigation 4h46, temps de déplacement 6h14, vitesse 7,3 km/h
Comme chaque matin, le lever se fait vers 07h00 et le départ sur l’eau vers 09h00. Les journées sont longues et le beau temps invite aux pauses.

Les loueurs ont lâché du bateau et dès le milieu de la matinée on se rend compte que l’on n’est plus les seuls à naviguer. Au kilomètre 9, nous passons le pont de St-Julien-de-Lampon puis un pont au kilomètre 18 et une passerelle au 19, points de repère pour savoir que nous allons entrer dans le cingle de Montfort, méandre très serré qui sur l’eau ne se remarque pas contrairement à la vue aérienne. Le château éponyme a une situation particulière dominant ce patrimoine naturel perché au plus haut de la falaise.

Château de Montfort

En faisant un calcul approximatif, au point le plus serré du cingle le cours d’eau sortant se trouve, en passant par la terre à moins de 500 mètres du point d’entrée alors que nous avons navigué environ 4 kilomètres et 1/2. La journée s’achève sur les canoës en admirant, rive droite la Roque-Gageac, cité troglodytique incontournable du Périgord, classée Plus Beaux Village de France. Le camping « La Plage » nous accueille pour la nuit.
Après le retour des conducteurs partis chercher les voitures, tout le monde se retrouve au snack. Le groupe en a profité pendant cette attente pour aller à pied visiter le village admiré de la rivière. Soirée conviviale, où chacun apporte sa vision du voyage et les petites anecdotes refont surface dans la bonne humeur.

J5 : après avoir chargé bateaux, containers, c’est l’heure du départ. Un premier arrêt est annoncé au château de Montfort. Un petit tour du village à pied, porte close, l’édifice ne se visite pas. Nouvel arrêt à un point de vue sur le cingle de Montfort. La prochaine pause est prévue à l’ancienne gare de Carlux, renommée « La gare Robert Doisneau » où une partie des œuvres du photographe est exposée et notamment des descentes de la Dordogne avec des canoës en bois. Merci Mireille pour cette recommandation. Retour sur Clermont en évitant au maximum les travaux à l’entrée et dans la Métropole. A l’arrivée, tous les participants ont aidé à remettre les bateaux sur le rack.
A bientôt pour une nouvelle aventure !

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Jeu 12/06/2025 Rando Haute-Loire – Autrac

‌Animateur : Yves
Nombre de participants : 9 animateur compris ( 5 F, 4 H)
Météo : journée très ensoleillée
Distance : 23 km
Dénivelé : 700 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 170 km pour 1 véhicule et 134 km pour 1 autre soit : 304 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Autrac, Courteuge, Leyvaux, Sagne, Saroil, Combalibœuf, Marzun, Montmoirat, Autrac.

La journée s’annonce ensoleillée et chaude et comble de malchance deux participants ont oublié l’eau à la maison. Nous passons heureusement  par Blesle où les commerces ouvrent, et nos malchanceux ont pu se dépanner.

Départ d’Autrac, installé sur les flancs de l’ancien volcan du Montfouat entre Cézallier et vallée de l’Alagnon. Au moyen âge le cœur du village était Autraguet, ancien prieuré avec son église romane Saint Julien aux modillons originaux.
Nous quittons un large chemin d’exploitation pour suivre une jolie petite sente en balcon à peine visible noyée par une végétation abondante.
Arrivé à Courteuge le Dolmen daté de 5000 ans se présente devant nous, petite photo et nous plongeons dans la vallée de Leyvaux.

Dolmen de Courteuge

A Leyvaux, village du Cantal avec un code postal de Haute-Loire nous visitons l’église Saint Blaise du 10° et 11°S. Toute en pierre volcanique elle se caractérise par un magnifique clocher mur à 6 baies et un remarquable linteau sur lequel, sous forme symbolique, la vie sort de la divinité centrale.

Eglise de Leyvaux
Linteau de l’église

Nous sommes en fond de vallée, nous apprécions la fraicheur car le soleil commence à chauffer.
Sur notre gauche, un petit panonceau “Ancienne mine” nous rappelle que dans ce secteur plusieurs mines d’antimoine furent exploitées à l’époque où la France était le 1er producteur mondial de cet alliage. 
Nous longeons le ruisseau d’Apcher, descendant du Cézallier, bercé par son clapotis musical. Nous l’enjambons deux fois avant de remonter sur Sagne.

Nous sommes à découvert, la côte est raide, le soleil au zénith, tous les ingrédients pour nous faire souffrir avant la pause. A Sagne ce petit muret à l’ombre est le bienvenu. Le gros du dénivelé à été effectué.
L’après midi sera en pente douce sous une forte chaleur, heureusement nous sommes à 1000 m d’altitude, et le petit air est apprécié.

De Combalibœuf à Marzun je pensais passer par le Bois de Besse, pour profiter de l’ombre, mais le chemin est introuvable, nous continuons donc couvre chef visé sur la tête.
Passé Montmoirat et son château du 17°S, je décide de modifier les derniers kilomètres car les organismes commencent à fatiguer et le retour à Autrac est apprécié.

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Valcivières depuis la montagne de Monthiallier

Séjour n°9. Du 7 au 8 juin 2025 : Le Livradois-Forez – entre jasseries et sommets

Animateur : Sébastien
Nombre de participants : 3 animateur compris ( 2 F, 1 H)
Météo : nuageux et pluvieux le samedi, brouillard le dimanche matin, ensoleillé l’après-midi, températures fraîches à douces
Distance : 35 km
Dénivelé : 1350 m
Durée : 14h30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 162 km avec 1 véhicule 
Préparation et rédaction : 8 H
 

Jour 1 : 16 km 700 m+ 450 m-, 6h30
Valcivières, Gouttes de Chevaleyre, Forêt de Montrodez, Col de Chansert, Bois de la Richarde, la Chamboîte, Bois de la Sablière.

Nous partons de Valcivières sous une couverture nuageuse qui ne nous quittera pas de la journée. Notre progression dans la forêt est régulière et agréable. Nous aurons espéré une rencontre intempestive d’animaux sauvages dans ces endroits peu fréquentés. Nous en serons malheureusement pour nos frais. La météo aura eu raison de la faune locale… Nous arrivons au col de Chansert avec pour ambition de remonter le vallon du Fossat et c’est une deuxième déception qui nous attend : le chemin est interdit aux randonneurs car la tempête qui a soufflé quelques jours auparavant a abattu de nombreux arbres et rendu le chemin impraticable. Une reconnaissance rapide nous confirme cet état de fait : l’épaulement est un inextricable fouillis de troncs et de branches et nous imaginons que cela doit être encore pire sur le chemin par lequel nous avions prévu de redescendre, à flanc de pente. Nous nous résignons donc à shunter le vallon qui aurait pourtant dû être le point d’orgue de la journée. Celle-ci se termine dans une nouvelle forêt toute aussi calme que la précédente. Nous trouvons un replat au bord d’un charmant petit ruisseau et y posons notre bivouac en espérant que le lendemain nous offre un peu plus d’attractions.

Jour 2 : 19 km 650 m+ 900 m-, 8h00
Bois de la Sablière, Jasseries du Béal, Roche Courbe, Col du Béal, Peyre Mayou, Pierre sur Haute, Croix du Fossat, Bois de Ribeyre, Bois de Meyrand, Moulin de Beny, Valcivières

Les nuages et le brouillard restent bien présents en ce début de journée, mais nous sommes motivés pour partir à l’assaut des crêtes du Forez. La Roche Courbe sera notre première ascension à travers un paysage qui semble presque lunaire du fait de la faible visibilité. Les nuages jouent avec les sommets tout au long de notre progression sur les crêtes, nous laissant par moments apercevoir les vallées en contrebas pour ensuite mieux nous envelopper d’un brouillard épais. Ce n’est qu’en arrivant à hauteur de Pierre-sur-Haute,

ce promontoire rocheux sur lequel fut construite une station radar en 1961, que le soleil commença à percer pour de bon et que nous pûmes profiter de la douceur de cette fin de printemps. Sur le plat de la Richarde, nous avons alors pu longuement profiter d’un beau point de vue sur l’ensemble de la région avant de redescendre vers la Croix du Fossat. Sans surprise, les chemins interdits la veille l’étaient toujours ce jour, heureusement cette fois-ci sans conséquence sur notre progression. Et c’est donc par un très beau cheminement hors piste sur la montagne de Monthiallier que nous avons pu regagner les sentiers forestiers qui nous ont ramenés à Valcivières.

Remarques sur le groupe : très bonne progression avec deux adhérentes chevronnées à la pratique de l’autonomie.

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