Jeudi 24/10/2024. Rando dans le Nord de la Chaîne des Puys – Paugnat Louchadière

Animateur : Michel J.
Nombre de participants animateur compris : 19 (8F, 11H)
Météo : température douce, ciel bleu en début de journée puis passage nuageux au cours de l’après-midi
Terrain : souple, quelques flaques d’eau,
Distance : 25 km (montre gps)
Dénivelé : 598 m (montre gps)
Durée du déplacement : 6 h 00 environ
Durée de la randonnée : 5 h18 environ
Classement Atlas : facile
Carte Ign : 2531ET
Kilométrage auto : (42 x 1) + (80 x 2) + ( 20 x 4) = 282 km
Préparation et rédaction : 2h00

Itinéraire : parking des campings cars du Puy de Paugnat, Sud des Puys de Thiolet et Verrières, Ouest du Puy de la Baneyre, GR441 jusqu’à l’entrée de le Bouchet, Sud du Louchadière puis descente au Nord, Bois des Fayes, Ouest du Puy de la Nugère, Bois de Latia, Est du Puy de Paugnat.

En ce début des vacances scolaires, le groupe rassemble à la fois des adhérents encore en activité et retraités et nous accueillons Denis pour une sortie « découverte ».
Après la présentation habituelle du parcours avec les points forts et la difficulté de la journée, nous nous mettons en mouvement dans une ambiance joyeuse. Les premiers kilomètres effectués sur de larges chemins permet les échanges et les retrouvailles. En ce début de matinée, sous un ciel bleu, il est agréable de découvrir une campagne verte où l’herbe grasse à cette saison est bien présente dans les pâturages. Au loin en direction du Puy de Dôme s’élèvent au dessus de quelques nappes de brume quatre montgolfières.

Après avoir traversé sur le flanc Sud les Puys de Thiolet et Verrières dans une forêt mixte composée de résineux et de caduques, nous retrouvons des pacages, laissant sur notre droite les villages de Verrières, Grelière et Lambertèche.
Au loin se dessine l’objectif de la journée, le Puy de Louchadière, de type strombolien. C’est l’un des plus vastes cônes de scories de la chaîne des Puys et l’un des préférés de l’animateur. Il culmine à 1198m d’altitude et son éruption date de 38 000 ans. Il possède un cratère égueulé, orienté vers le Sud-Ouest. Une importante quantité d’eau a été localisée sous le volcan et canalisée dans les années 1952 à 1955 permettant l’alimentation de 40 communes. Son nom « Lou Chadeira » en auvergnat vient de la forme de son cratère égueulé. nom fait
Nous voilà de nouveau à couvert dans une forêt où le hêtre dominateur ne laisse pas ou peu de chance aux autres arbres de se développer. Le sous-bois est reposant et les couleurs automnales sont magnifiées par la lumière diffuse des rayons du soleil. Le renouvellement permanent de la nature permet de ne jamais se lasser même si l’endroit a été maintes fois parcouru.


L’animateur s’étant quelque peu assoupi sur un chemin roulant, il a fallu traverser une pâture non prévue dans l’itinéraire et deux barbelés pour se recaler avant la montée de la journée. Le pique- nique a été pris au sommet sous un soleil voilé, par moment, par de gros nuages. Moment mis à profit pour échanger sur la borne géodésique située au sommet et non répertoriée sur les nouvelles cartes et par extension des repères de nivellement et leur utilisation passée…

La montée vers le sommet du Louchadière

La descente par le versant Nord se fait par une sente peu, voire pas fréquentée si ce n’est par quelques animaux. Des glissades plus ou moins contrôlées et nous voilà, sur un chemin forestier avant de traverser la dangereuse route D941.
Après quelques zigs et zags, sur des sentes et chemins masqués par une belle épaisseur de feuilles, nous arrivons dans le bois des Fayes à l’Ouest du Puy de la Nugère. Peu de monde rencontré si ce n’est trois photographes de champignons et des ramasseurs.
Le reste du parcours se fait à bonne allure dans une bonne ambiance. Je n’oublie pas de mentionner les différentes gourmandises servies à la pause de mi-journée et à l’arrivée et notamment les cannelés et macarons de Didier qui depuis une semaine fête son anniversaire à chaque rassemblement des adhérents d’Atlas.
A bientôt.

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Dim 20/10/2024 Sancy – Crêtes du massif Adventif

Animateur : Liliane
Nombre de participants : 18 animateur compris  (11 F, 7 H)
Météo : Soleil avec quelques nuages. Températures de 9 à 16°.
Terrain : Agréable, à l’exception d’une portion de chemin très boueux avant les petites cascades.
Distance :18 kms
Dénivelé : 990 m
Durée : 6 h 50 pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 100 X 2 véhicules soit : 200 kms.

Préparation et rédaction : 3 h

Itinéraire : Parking cimetière paysager du Mont Dore, chemin de Melchi-Rose, la Grande Cascade, plateau de Durbise, PC 1438 col de la Croix St-Robert, Puy de l’Angle, Puy de Barbier, Puy de Monne, Puy de la Tache, col de la Croix Morand, GR 4 variante direction PC 1184, Cascade du Rossignolet, Cascade du Queureuilh, point de départ.

Une très belle journée ensoleillée d’automne est annoncée pour notre randonnée de ce jour. Mon choix est vite fait : aller sur les crêtes pour profiter, vu d’en haut, du magnifique site du Sancy et de ses paysages aux couleurs de saison.

Nous sommes un bon petit groupe au départ du cimetière paysager du Mont Dore, prêts à braver le fort dénivelé nécessaire pour atteindre les crêtes du massif Adventif. Celui-ci se situe entre le col de la croix St-Robert et celui de la Croix Morand. Il est composé de quatre principaux puys traversés par un très agréable sentier de crêtes.

Premier objectif le col de la Croix St-Robert. Nous nous engageons donc sur le chemin direction la Grande Cascade (la plus haute d’Auvergne !) pour une montée un peu exigeante. Arrivés sur le site nous prenons le temps de la contempler. Lovée dans un cirque naturel aux parois rocheuses, avec ses 32 mètres de chute, c’est une merveille !

La grande cascade

Puis la montée se continue jusqu’au plateau de Durbise qui surplombe la petite ville du Mont Dore. Là une autre petite pause est bien appréciée le temps de commenter les différents points de vues. Nous poursuivons jusqu’au col de la Croix St-Robert pour entamer l’ascension exigeante du Puy de l’Angle. C’est le dernier gros effort physique de la journée, récompensé par la vue saisissante du panorama. Endroit idéal pour notre pause déjeuner !

Groupe au sommet du Puy de l’Angle

Photo du groupe et nous repartons par le chemin de crêtes qui traverse trois autres puys : Barbier, La Monne et qui se termine sur celui de La Tache. Tout le long c’est un défilé de paysages superbes sur les crêtes du Sancy, le site du Lac Chambon, le plateau du Guéry, la chaîne des Dômes…

Le plateau du Guéry

Nous redescendons du puy de La Tache par une petite sente en lacets, empierrée et un peu glissante pour rejoindre le col de la Croix Morand. Sur notre retour nous ne manquons pas d’aller voir la cascade du Rossignolet puis celle du Queureuilh très belles aussi à cette saison.

Randonnée un peu exigeante mais très appréciée de tous. Alors merci à vous et à bientôt.

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Jeu 17/10/2024 Rando Clermont Sud

Animateur : Yves
Nombre de participants : 5 animateur compris ( 1 F, 4 H)
Météo : couvert avec de timides éclaircies, pas de pluie
Distance : 21 km
Dénivelé : 450 m
Durée : 5 H 30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 40 km pour 1 véhicule
Préparation et rédaction : 1 H 30
 
ITINERAIRE : Le Crest, Val d’Auzon, Orcet, Le Cendre, Gondole, Puy de Marmant, Puy de Tobize, Monton, Le Crest.

Journée annoncée pluvieuse avec des orages, donc peu de participants ce matin au départ du parking du Crest.
Nous passons sous l’autoroute pour rejoindre l’Auzon, cours d’eau qui prend sa source à Saint-Genés-Champanelle pour se jeter dans l’Allier à la limite du Cendre et de Cournon, et qui sera notre fil rouge sur la moitié du parcours.
Nous longeons le golf du Val d’Auzon, où des golfeurs matinaux font virevolter les clubs. Un peu plus loin nous contournons l’étang des Pèdes, du latin “pedes” piéton “qui va à pied”, dans lequel seuls les colverts animent le lieu en cette matinée nuageuse.
Après de magnifiques jardins potagers, où sont encore présents les légumes de saison, nous débouchons à l’arrière d’un petit édifice qui fut pendant plusieurs année un abattoir, construit au 19°S au bord de l’eau afin de faciliter l’entretien et le rejet des déchets car les filières de traitement n’existaient pas encore.
Lors du passage en rive droite de l’Auzon nous remarquons les tuiles vernissées aux trois couleurs, du clocher de style bourguignon, qui scintillent malgré le peu de luminosité.
Passé la zone artisanale nous retrouvons notre fil conducteur, cette fois-ci sur la commune du Cendre où une coulée verte aménagée depuis plusieurs années accompagne le ruisseau. Portés par les bruits de l’eau et guidés par la végétation nous apprécions cet éclat de verdure et la tranquillité du site. Avant d’abandonner les clapotis de l’eau, nous apercevons caché par la végétation, le Moulin de la Ribeyre qui depuis 110 ans et 4 générations fonctionne encore. Ce dernier propose aujourd’hui plusieurs gammes de farine de qualité, des huiles pressées à froid ainsi que des pâtes artisanales.
Nous quittons définitivement l’Auzon pour arriver sur le site de Gondole qui était à l’époque gauloise un oppidum. En 2011 des fouilles ont révélé de spectaculaires ensevelissements, huit cavaliers gaulois avec leurs chevaux.


Maintenant direction le Puy de Marmant, où nous profitons d’un beau panorama éclairé par de timides éclaircies d’ici de là. Notre chemin nous conduit au Puy de la Chèvre, au Puy de la Pierre où vignes et maïs se côtoient face aux falaises sombres de la Roche-Noire. 
Le pique-nique est pris au puy de Tobize, dernier puy du secteur, surplombant les Martres-de-Veyre. Sous quelques rayons discrets mais présents, nous profitons d’une large vue vers l’ouest de Gergovie à St-Sandoux avec la vierge de Monton comme prochain objectif.

Sur le chemin de Monton avec Orcet et Cournon en arrière plan

Descente et remontée de part et d’autre de la départementale pour arriver, après un dernier effort, au pied de cette monumentale vierge de 21 mètres de haut, et d’un blanc immaculé.

Vierge de Monton

Jusque là pas de pluie, mais le vent se lève et le ciel se noircit. Nous descendons rapidement pour rejoindre nos voitures, accompagnés de quelques gouttes.
La météo était plus que pessimiste mais notre détermination a gagné. Merci aux courageux.

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Dim 13/10/2024 Rando Combrailles – Pontgibaud

Animateur : Yves
Nombre de participants : 15 animateur compris ( 11 F, 4 H)
Météo : soleil et douceur
Distance :  26.5 km
Dénivelé : 700 m
Durée : 7 H 30 pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 52 km pour 2 véhicules soit : 104 km et 2 voitures sur place
Préparation et rédaction : 3 H

ITINERAIRE : PC Pontgibaud, Cheire de Pontgibaud, Cheire de Tournebise, Bannières, Saint Pierre Le Chastel, la Bantusse, Mines des Rosiers, Puy de Neuffont,  Deyrand, PC894, PC880, PC881, Redonde, Mioche, PC802, Laudine, Les Chaves, Pontgibaud.

Partant de Pontgibaud ce matin , nous ne pouvions pas démarrer cette rando sans pénétrer dans les fameuses Cheires, continuité des Cheires de Côme, coulée de lave volcanique aux paysages mystérieux et intrigants.
Nous prenons toujours plaisir à déambuler dans ce chaos volcanique aux particularités étonnantes.

Cheire de Pontgibaud


La différence de température ne nous permet pas d’observer les mini stalactites dans les célèbres trous à glace, mais nous sentons bien leur présence par un air plus frais à leur rencontre.
D’étranges bouches noires entre les blocs moussus ou recouverts de lichen soufflent un air frais. Vers 1840, des bâtiments de pierre qui avaient été bâtis directement au dessus d’une profonde dépression où circulait un air froid, ont servi à l’affinage du bleu d’Auvergne.

Nous quittons les Cheires en direction de Bannières et Saint Pierre Le Chastel après avoir traversé l’espace naturel sensible, irrigué par le ruisseau de Mazayes affluent de la Sioule.
Petite pause sur le haut du village pour contempler les méandres de la Sioule et le paysage environnant. A l’ouest, à 5 ou 6 kilomètres à vol d’oiseau nous apercevons le Puy de Neuffont point haut de notre journée. Eglise et cimetière contournés, nous plongeons en bord de Sioule avant de la traverser pour nous rendre sur l’autre versant.
A l’approche de la Mine Des Rosiers, mine de plomb argentifère, exploitée de l’époque gallo-romaine à la fin du 19°S, nous pouvons constater que la dépollution terminée en 2017 à remodelé remarquablement les abords.
Nous contournons l’Etang de la Faye où, à cause de la démolition du barrage, une végétation luxuriante a remplacé l’eau


Au Puy de Neuffont nous prenons notre pique-nique à l’orée du bois face à un horizon dessiné par la Chaine des Puys et le Sancy : vue saisissante et inhabituelle dans ce sens.

Vue sur la chaine des Puys


Encore un petit effort, le sommet tout proche, objectif du jour, est rapidement atteint. Descente plein nord en hors-piste comme la montée pour retrouver le chemin qui nous conduira à Deyrand.
Depuis la sortie des Cheires le soleil et la douceur nous accompagnent, on se croirait au début de l’été. 
Un peu de boue et d’humidité dans la descente du bois de Redonde et c’est le retour tranquille au départ.

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Sam 12/10/2024.Marche sportive Chaîne des Puys. Circuit Paugnat, Louchadière

Animateur : Michel J.
Terrain : souple, agréable…quelques grosses flaques
Météo : température fraîche, idéale pour l’exercice
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition de matériel : néant
Kilométrage : 1 voiture en co-voiturage au départ de Clermont (2 + 2 personnes), 4 voitures sur place soit un total général de 180 km

Manque le photographe !

Nombre de participants : 8 animateur compris (1F, 7H)
Distance : 22,370 km ; moyenne 6,9km/h, dénivelée 346 m (montre Garmin Félix 6 Pro Solar).
Durée : 3 h 17’ 47’’ (de marche) et 3 h 27 (déplacement et pauses compris). Échauffement et étirements non comptabilisés.
Itinéraire : départ parking des camping-cars de Paugnat, Sud du Puy de Verrières, chemin à l’Est de Grelière et de Lambertèche, Gr441 jusqu’à l’entrée de Le Bouchet, Ouest du Puy de Louchadière, Bois des Fayes, Bois Latia, Nord Puy Desmaret, Est Puy de Paugnat.
Observations : l’objectif de la sortie à 6,6 km/h a été atteint par un groupe homogène et très dynamique où la bonne ambiance a régné.
Remarque : de nombreux arbres et branches sur l’itinéraire ont ralenti la progression du groupe.

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Jeu 10/10/2024 Châtel-Guyon / Chaîne des Puys

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 21 animatrice comprise (11F, 10H)
Météo : ciel nuageux le matin, plus dégagé l’après-midi, température douce
Distance : 20,79 km
Dénivelé : 795 m
Durée déplacement : 6h30
Classement Atlas : 120 km pour 3 voitures de Clermont Fd, 50 km pour 1 voiture du Crest soit au total 170 km et 2 voitures sur place.
Préparation et rédaction : 2h30’

ITINÉRAIRE : Vallée de Sans Souci, la Bourre, le Bois d’Agnat, les Briffons, ruisseau des Fourneaux, St Coust, vallée de Sans Souci.

La vallée de Sans Souci, doit son nom à un instituteur retraité qui à la fin du 19 ème siècle y bâtit une maisonnette et disait à tous ceux qu’il croisait qu’il vivait tranquille et sans souci. Longeant le ruisseau de Romeuf, le chemin nous conduit à la cascade de l’Ecureuil et à partir de là commence la montée vers le plateau.

Cascade de l’Ecureuil

Normalement la sente empruntée devait nous conduire au hameau du Colombier en redescendant d’abord vers le ruisseau. Mais découvrant qu’elle continue de monter vers le Nord je reste dans cette direction, profitant de cette occasion pour découvrir ce nouveau cheminement non répertorié sur la carte. A l’arrivée sur un chemin orienté Est Ouest lui aussi absent de la carte, je privilégie d’abord l’Ouest pour ne pas revenir vers Chazeron, puis à nouveau le Nord, avec la traversée d’un pré où poussent quelques champignons (laccaire améthyste ou mousseron des bois, rosés), offrant une vue inhabituelle sur le Château de Chazeron, pour retrouver le parcours initial.

Chateau de Chazeron

Nous retrouvons un chemin ombragé pour la descente sur le Ruisseau des Grosliers qui coule dans la vallée des Prades et la traversée de la D 78, me rappelle quelques durs moments à vélo pour monter à Loubeyrat. Les Briffons traversés nous descendons une 1ère fois vers le ruisseau des Fourneaux puis après un petit passage sur le plateau une 2ème descente d’abord sur un large chemin qui devient une sente et finalement se perd dans la végétation. Un peu de hors piste et nous la retrouvons à proximité du cours d’eau. Certainement peu empruntée elle se devine et nous zigzaguons d’un bord à l’autre du ruisseau avec quelques passages encombrés par des arbres couchés.

le long du ruisseau des Fourneaux

Au moment où elle devient plus praticable, on la quitte pour une autre qui remonte tout droit, 23 % de pente. Un bel effort qui ouvre l’appétit pour la pause pique nique, la dégustation de gourmandises et le café transporté et offert par Didier.

Ensuite nous suivons de beaux et larges chemins pour passer d’abord au plan d’eau de St Coust, puis à proximité du Château de Chazeron avant de redescendre sur la vallée de Sans Souci. Merci à tous pour votre participation et aux distributeurs des gourmandises…et à bientôt pour une nouvelle journée sur les chemins.

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Dim 06/10/2024 Entre Dômes et Sancy

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 13 animateur compris (7F – 6H)
Météo : soleil et nuages se partagent le ciel. Grand vent d’ouest sur les hauteurs.
Distance : 25 km (GPS Fabien)
Dénivelée : 750 m (GPS Fabien)
Durée : 6h45 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 1 voiture de Clermont , 1 voiture du Crest – 40 et 46 km, 1 voiture sur place
Préparation et rédaction : 2H


Itinéraire :   Aire de la Ventouse, sommet du puy de Charmont, sommet du puy de Combegrasse, W La Garandie, contournement nord du puy de l’Enfer, Espinasse, Moulibe, La Tourette, GR4, Saulzet le Froid, Croix des Couleix, Pessade, GR441, ruisseau du Chevalard, D983, les Ribeyres, Le Brouillas, D74, croix Guillaume, D561, Aurières, E vers ruisseau de la Randanne, sud puy de la Toupe, contournement W du puy de Charmont, aire de la Ventouse

La journée de rando était annoncée sans pluie et les dieux du ciel ont tenu parole : la pluie qui nous accompagnait depuis Clermont s’est arrêtée de tomber pile au col de la Ventouse. C’est donc sous une météo agréable que nous sommes partis de la belle aire du col de la Ventouse (où passe désormais le GR4) pour parvenir (après un beau passage dans les ronces) au pied du puy de Charmont. Une sente monte droit dans la pente jusqu’au sommet coupant quelques chemins d’exploitation circulaires. Ces derniers permettent à d’aucuns de reprendre leur souffle ou de retirer les couches inutiles vu la chaleur de l’effort. Après cette belle mise en jambe, peu de vue au sommet d’un beau puy très boisé. Nous continuons par une sente qui descend rapidement vers le sud du puy en parlant champignons et bons morceaux de cochon 😊. Après avoir repris pied sur un beau chemin d’exploitation, on aperçoit à quelques centaines de mètres le puy de Combegrasse avec son beau cône dégagé.

Puy de Combegrasse

Je ne l’avais pas prévue mais je décide son ascension par la pente est. Il est bien défendu de ce côté-là par de hautes fougères (et quelques clôtures). Hélas, ces belles filicophytes cachent une petite décharge agricole qui n’a pas été éliminée lors de du grand nettoyage du puy, une carcasse de voiture émerge même de toute cette végétation. Nous sommes décidemment dans un secteur du puy qui n’a pas été concerné par l’aménagement de ces dernières années. Le bas du corps bien mouillé par notre progression dans les fougères nous parvenons au sommet avec une vue à 360° sur la chaîne des puys et le Sancy.

La chaine des Puys

Nous redescendons plus sagement qu’à la montée en suivant le sentier aménagé pour les visiteurs. Nous retrouvons le GR qui nous amène au puy de l’Enfer que nous contournons par le nord en suivant le Chemin des Morts, chemin que suivaient les habitants d’Espinasse pour aller enterrer leurs morts à Aydat. Sur ce grand chemin qui mène à Espinasse on a une vue sur la narse, l’occasion d’en rappeler l’origine volcanique avec son maar dont le lac s’est asséchée en plusieurs millénaires. D’un lointain passé glaciaire nous conservons des plantes typiques de cet écosystème, les ligulaires de Sibérie qui fleurissent en août. On en aurait dans cette narse la plus grande concentration de France ! Parvenus au sud d’Espinasse la vue sur le complexe Volcan-narse est plus net encore. On a au premier plan la narse marécageuse et en arrière-plan le cône égueulé suite aux explosions qui ont créées le maar.

Parvenus à Saulzet, nous abandonnons le GR pour prendre, sur les conseils de Mideb, un chemin parallèle au GR, un peu plus dans le vallon qui monte jusqu’aux croix des Couleix et Grande et au-delà jusqu’à Pessade.

Un puissant vent d’ouest qui souffle sur le plateau nous oblige à plus d’effort encore. La pause-repas prise à l’abri des bâtiments du petit complexe de loisirs de Pessade nous offre une bonne respiration après une matinée bien occupée.  L’après-midi sera plus calme car nous serons mieux protégées du vent et sur de grands chemins d’exploitation voire de petites routes qui caractérisent bien ce secteur Vernines – Aurières, entre Dômes et Sancy. Pas très loin d’Aurières, au pied des sapins d’une haie, Pierre tombe sur le gros lot presque par hasard, un énorme cèpe accompagné de sa moitié un peu moins impressionnante 😊.

Il fallait bien cela pour casser la monotonie de ce passage qui nous mène tranquillement vers le Puy de la Toupe dont la carrière va cesser d’être exploitée et notre aire de repos de la Ventouse qui mérite bien son nom pour le coup.

Les zézettes rapportées de Sète par Bénédicte concluront sur une douce note de fleur d’oranger cette belle rando d’automne.   

Jeu 03/10/2024 Rando autour de Clermont-Ferrand – Faille de la Limagne

Animateur : Fabien
Nombre de participants : 10 animateur compris (5 femmes, 5 hommes)
Météo : très couvert avec de nombreuses averses tout au long de la randonnée
Terrain : Très gras, glissant par endroits                                                        
Distance : 23,4 km
Dénivelé : 780 m
Durée : 6h50 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 35 km pour 1 voiture et 20 km pour une autre soit 55 km
Préparation et rédaction :  3 h

Itinéraire :  Royat – Rocher du Salut – Manson – Chatrat – St Genès Champanelle – Berzet – Boisséjour – Royat


C’est sous une petite pluie, qui nous suivra par intermittence tout au long de la journée, que s’effectue le départ depuis Royat.

Nous attaquons, d’entrée de jeu, par une bonne montée qui nous mène jusqu’à Manson. Petit arrêt au cours de cette montée au Rocher du Salut, qui, habituellement, offre une jolie vue sur l’agglomération clermontoise et plus loin vers l’ouest. Aujourd’hui, le ciel est tellement bas, que c’est la brume que nous voyons !

Vue depuis le rocher du Salut

Malgré l’absence de vue, cet arrêt est l’occasion d’évoquer la Faille de la Limagne (formation, étendue…) puisque nous cheminerons au cœur de celle-ci tout au long de la randonnée.

A Manson, nous pouvons observer la source de l’Artière, mise en évidence par un panneau mais bien recouverte par la végétation. C’est une découverte pour certains. Cette rivière sera également un fil conducteur de notre journée puisque nous la longerons à plusieurs reprises.

Nous traversons ensuite Chatrat et arrivons à St Genès Champanelle. L’aménagement autour de la zone humide de cette commune et l’arrêt temporaire de la pluie font que nous prenons notre pique-nique ici. Le fond de l’air étant bien frais et le ciel toujours menaçant, ce pique-nique sera rapidement avalé mais nous prenons tout de même le temps d’avaler quelques gourmandises entre madeleines et dattes en provenance directe du Maroc.

 Nous reprenons notre randonnée. Direction Berzet. Le chemin longe l’Artière dont le niveau est haut. Le chemin est gorgé d’eau et les glissades sont nombreuses mais les Atlasiens prouvent leur dextérité en évitant la chute !

Après Berzet, nous redescendons sur notre point de départ. Nous sommes dans la partie Ceyratoise de la Faille de la Limagne. Celle-ci se caractérise par un paysage très boisé avec d’énormes rochers que nous observons (rocher du Bénitier, rocher de Gargantua, etc…). Le rocher de Gargantua est l’occasion pour le groupe de faire une petite séance de lithothérapie. A-t-elle été bénéfique ? !!

Le groupe se ressource au rocher de Gargantua

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Dim. 29/09/2024 Rando Orsonnette Entre Val d’Allier et Livradois

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 4 animatrice comprise (3F, 1H)
Météo : Beau temps avec quelques nuages le matin et en fin d’après midi
Distance : 25 km
Dénivelé : 800 (montre GPS)
Durée : 7h15
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 100 km pour 1 voiture de Clermont Fd
Préparation et rédaction : 2h

ITINERAIRE : Orsonnette, Croix des Plantiers, la Matelle, la Croix d’Auzat, Esteil, la Barre, Les Martres, les Pierres de Brare, Pont du Taillis, Lamontgie, Mailhat, Orsonnette

C’est sous un ciel bien bas que nous partons d’Orsonnette. La butte de Nonette se distingue à peine. Après avoir rejoint le ruisseau du Gouffre du Rat, les premiers contreforts du Livradois sont abordés. Dès que nous sommes en terrain découvert, et au fur et à mesure de la dispersion de la brume, le paysage se dévoile. Au premier plan le Val d’Allier où quelques pitons rocheux émergent, la butte de Nonnette, Usson, la Combelle et le chevalement qui rappelle l’activité minière de la commune et plus loin la chaîne des Puys et le Sancy.

Après La Matelle,et la belle chênaie  du Bois Rond, nous arrivons à la Croix d’Auzat qui surplombe le village d’Esteil. Une belle pelouse, le panorama, l’heure, incitent à faire la pause pique nique.

Esteil dans un écrin de verdure

La traversée d’Esteil passe vers l’église romane, ancien prieuré de l’ordre de Fontevraud, scindé en lots vendus séparément en 1796 pendant la révolution française. Un mur sépara alors en deux le vaisseau de l’église, formant d’un côté une grange, de l’autre l’église. Mais ses malheurs n’étaient pas terminés puisque en1944 elle brûla dans un incendie volontaire déclenché par les troupes allemandes.

Nous traversons le bois de Brenat, rejoignons le GR du Pays d’Issoire puis le quittons juste avant la D 75, pour emprunter un chemin complètement défoncé par les engins de débardage qui nous amène jusqu’à la D 703. Passés La Barre puis les Martres, le retour vers le Val d’Allier s’amorce, Le chemin qui traverse un bois de chênes est très fréquenté ce jour là  avec un regroupement de chasseurs que l’on croise et quelques motos-cross qui nous dépassent. Heureusement ça ne dure pas. Le Pont des Taillis marque la limite de la forêt. Nous traversons Lamontgie puis Mailhat dont nous admirons la magnifique église romane.

Porte en bois sculptée datant du XVème siècle

Après une belle journée ensoleillée, c’est sous un ciel qui s’est à nouveau assombri que nous arrivons à Orsonnette.

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Séjour 22. Du mercredi 18 au lundi 30 septembre 2024.Traversée du Haut Atlas Central au Maroc avec ascension du sommet du Mgoun (alt. 4071m)

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 12 dont 5 femmes et 7 hommes.
Météo : humide les deux premiers jours avec des orages en soirée, variable en milieu de trek et beau sur la fin. Température en journée agréable et fraîche la nuit sans excès.
Nourriture : excellente et variée durant le trek. Repas composés de salades le midi avec un plat chaud de féculents et le plus souvent d’une soupe et d’une tajine le soir avec un dessert. Petit déjeuner copieux et classique. Beignets à deux reprises avec le thé.
Transport
– aérien : easyJet au départ de l’aéroport de St Exupéry avec une arrivée à Marrakech
– terrestre : au départ de Clermont-Ferrand, jusqu’à l’aéroport de St Exupéry à l’aide de trois véhicules, Yves, Pierre V.et Michel J. Au Maroc, les participants ont voyagé dans un bus de tourisme confortable.

Quelques informations sur le Maroc…

Le Maroc est un des pays les plus puissants d’Afrique du Nord et tente aujourd’hui de se faire une place dans le monde occidental. Les divers paysages que l’on peut y trouver en font toute sa richesse : côtes Atlantique, Méditerranéenne, Rif, régions montagneuses ou encore zones arides donnent à ce pays un côté mystérieux et attrayant. D’une zone à une autre, on est frappé par les particularismes régionaux et les fiertés locales. Le Maroc, c’est un peuple, mais plusieurs traditions.
Sa capitale est Rabat avec 1 million d’habitants, fondée au Xe siècle. Les villes principales sont Casablanca, Fès, Oujda, Marrakech et Meknès. Le chef de l’Etat est le roi Mohamed VI depuis 1999. Il est intéressant de noter que sur une population de plus de 30 millions d’habitants (37,46 millions en 2022), un habitant sur deux a moins de 20 ans, ce qui signifie que la population marocaine est jeune.
Les langues officielles sont l’arabe à 65%, le berbère (33%) avec trois dialectes différents, le français, l’espagnol et l’hassania en minorité avec seulement 2%. La religion est à 99,95% musulmane ; il subsiste néanmoins 40 000 catholiques, 10 000 juifs et 3 000 protestants.
Les principaux problèmes du Maroc sont l’analphabétisme (64%), le manque de scolarisation puisque seulement 38% des jeunes de 12 à 17 ans sont scolarisés ; il y a toujours un nombre trop faible de médecins : seulement 21 médecins pour 1000 habitants.

  • Le Maroc en quelques dates, de l’Islam à la dynastie des Alaouites
  • Avant l’Islam
    1100 av JC : les phéniciens, établis sur les côtes libanaises, fondent des comptoirs sur les côtes nord et ouest du Maroc
    VIIe siècle av JC : les Carthaginois prennent les places fortes phéniciennes
    146 av JC : les romains s’emparent des comptoirs carthaginois
    622 : effondrement de la civilisation antique en Afrique du Nord avec l’arrivée des Arabes
  • Avènement de l’Islam!
    788 : fondation de la première dynastie arabo-islamique au Maroc
    1061 à 1130 : les Almoravides berbères (première des trois dynasties berbères) prennent le pouvoir et créent le premier empire marocain. Youssef Ben Tachfine fonde Marrakech
    1415 : les portugais s’installent à Ceuta et sur les côtes Nord et Ouest
    1568 à 1614 : expulsion d’Espagne des derniers musulmans (moriscos)
    1666 : Moulay el Rachid prend le pouvoir et fonde la dynastie des Alaouites chérifiens
    1912 : début du protectorat franco-espagnol
    1921 à 1926 : guerre du Rif : les berbères, conduits par Mohamed Ben Abd el-Krim, se révoltent contre l’occupation.
    1943 : début du soulèvement nationaliste, mené par le parti Istiqlal
    1956 : déclaration d’indépendance
    1961 : mort de Mohamed V ; intronisation de son fils aîné sous le nom de Hasssan II.
    1975 : Hassan II organise la Marche Verte au Sahara occidental, occupé par les Espagnols
    Février 1989 : fondation à Marrakech de l’Union des pays du Maghreb réunissant la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie
    Juillet 1999 : Mohamed VI prend les destinées du Pays après la mort de son père Hassan II.

Itinéraire : avec ce tracé, nous continuons l’exploration de la chaîne du Haut Atlas Central (voir les comptes rendus précédents).

Classement : difficile.
Transport aérien : 1 journée environ (aller et retour). Transport routier : 5 heures en France environ et 1.5 jours au Maroc en bus de tourisme privé. Déplacement à pied : 7,5 jours.
Journée libre à Marrakech : 1.5

Kilométrage parcouru à pied : 171. Dénivelées positives : 7179 m Dénivelées négatives : 7734m

Les informations chiffrées ci-dessus et ci-dessous peuvent variées quelque peu d’un instrument à l’autre. Les calculs ont été faits à partir des données recueillies sur une montre Garmin Phénix 6. On retrouvera pour chaque journée dans le récit, le kilométrage, le temps de randonnée, la dénivelée positive et négative.

Le mot de l’animateur.
Nous sommes arrivés à Marrakech le 18 septembre 2024 avec des conditions météorologiques particulières, le Maroc ayant subi, surtout la partie Est comme l’Afrique noire des précipitations abondantes qui ont dévasté des zones importantes. De ce fait, le début du trek situé dans la partie Est du massif du Mgoun n’a pas échappé à cette ambiance humide. La vallée Zawyat Ahançal et l’itinéraire retenu composé d’éléments artificiels pour le passage sur les parois d’un des canyons ont été emportés. Nous avons dû nous replier avec l’aide d’un muletier local vers un nouveau passage, jamais emprunté par Atlas, mais très spectaculaire et très beau, pour atteindre le plateau.
La vallée des Ait Bouguemez dans sa partie supérieure, plus précisément la vallée Ait Hkim a été bouleversée par la montée et l’abondance d’eau ce qui nous a obligé à passer en partie par la route, le cheminement par les parcelles cultivées habituellement utilisé étant impraticable.
Arrivés au bivouac à hauteur de Agouti et à proximité du village Ait Said, il a fallu prendre la décision de modifier le tracé du parcours prévu jusqu’à la fin du trek, les Gorges Achabou étant administrativement interdites du fait du niveau d’eau trop élevé. La conséquence directe étant que nous allons être obligés de contourner et d’atteindre le sommet du Mgoun par le sud. Un parcours inédit pour l’association mais également pour moi. Le trek se poursuivra ensuite sur ce versant sud, ne retrouvant l’assif Mgoun que sur la fin du parcours dans la vallée des roses.
Savoir accepter les changements et savoir s’adapter font partie de l’Aventure.
Pour moi, ce séjour achevé, je crois que nous n’avons pas perdu au change et cette remontée du canyon sur presque 8 kilomètres au départ du village de Rougoulte restera un des bons moments parmi d’autres.
La coopération avec le guide, Ahmed a bien fonctionné et les décisions sur le choix et les modifications des journées a fait l’objet d’un réel consensus. Le groupe a bien voulu me faire confiance dans les choix et les décisions qui ont été prises sur le terrain et je l’en remercie. Le terrain n’a pas toujours été facile et quelques chutes sans gravité ont ponctué le déplacement. L’entraide, la solidarité, la bonne ambiance ont été les facteurs de la réussite de ce nouveau trek dans le Haut Atlas marocain.
Les noms propres des villages, des lieux-dits, des montagnes peuvent avoir une orthographe différente selon les supports utilisés.

Petit lexique sans prétention :
aqqa : torrent encaissé ; assif (berbère), oued (arabe) : rivière ; aït, tribu ; azib : bergerie (buron) ; djebel, jbel : montagne ; erg : désert de dunes de sable ; reg : plateau recouvert de cailloux ; ighern, irhrtn : grenier fortifié ; ighil ou irhil (berbère) : crête ; taghia : gorge ; talat : ravin,vallon ; tizi : col ; asserdou : mulet ; arioul : âne ; douar : groupe d’habitations fixes ou mobiles, temporaires ou permanentes (dérivé de l’arabe dwara) ; ksar : village fortifié ; kasbah : forteresse ou citadelle ou palais d’un souverain parties hautes et fortifiées d’une ville ; médina : vieille ville (la ville ancienne en arabe) .


Relation du séjour par l’animateur.
J1. Transport routier et aérien puis après l’installation à l’hôtel, déambulation dans Marrakech vers les quartiers nord jusqu’au « Jardins de Majorelle » où une longue file d’attente nous a incité à faire demi-tour. Repas de midi au restaurant Ali, petit tour de la place FNA et passage par la Koutoubia avant le retour à l’hôtel. Fin d’après-midi libre.

J2. Partis au lever du jour, la sortie de Marrakech n’a pas posé de problèmes malgré une circulation qui s’intensifie un peu plus chaque année. La ville est devenue une métropole importante sur le plan de la population, un peu plus d’un million d’habitants avec une croissance annuelle de 1,67 % en 2023 et sur le plan économique, l’agriculture et le tourisme sont les moteurs.
Plusieurs pauses ont permis de se détendre et après avoir quitté la route importante, la circulation sur celle étroite de montagne nous donne la nature du terrain que nous allons parcourir à pied dans les jours à venir. Le pique-nique est servi au marché des nomades transhumants à Assemsouq sous le versant Nord du djebel Azourki.
En début d’après midi, le bus nous laisse à un col routier. La descente à pied permet le réveil musculaire et après 15 kilomètres de points de vue variés sur le relief montagnard environnant, djebel Aroudane et Azourki, nous atteignons le village de Zaouiat Ahansal situé à 1800 m d’altitude. Repas du soir et nuit au refuge de Youssef Fari où l’association a déjà fait halte lors de la traversée de 2019.
15,19 km, 3 h 37, + 29 m, -1010 m

J3. Le passage dans le canyon prévu est impossible, la partie artificielle constituée de barres à mines enfoncées dans le rocher sur lesquelles étaient disposées branchages, terre et roches ayant été en partie détruite par les dernières intempéries (voir les photos dans le compte-rendu de 2019).
Conseillé par le propriétaire du gîte où nous avons passé la nuit, et avec l’aide de Mohamed, muletier de la vallée qui nous assiste, Ahmed propose un itinéraire plus à l’ouest.Sente à flanc de montagne aménagée et renforcée par un empilement de rochers dans certains passages quand elle n’est pas directement creusée dans une strate. Travail qui a demandé un gros engagement de la part des éleveurs et agriculteurs de la vallée. Ce passage permet d’atteindre le plateau semi-désertique où la végétation rase composée de touffes d’épineux et de quelques îlots de verdure à proximité des points d’eau offre une nourriture parsemée aux ovins, caprins et dromadaires.

Chemin de la montée sur le plateau

Un terrain vallonné nous accueille où nous subissons des averses de pluie froide. Un long trajet reste à faire car nous devons contourner plusieurs branches de ce grand canyon. Le bivouac se dessine, légèrement abrité du vent sensible d’ouest, sud ouest. Il est 16h15 lorsque nous prenons possession des tentes mises à disposition par l’organisation, de marque Vaude et Salewa. Les binômes de l’hôtel se retrouvent sous les toiles. Un thé vert bien chaud nous attend. Altitude du camp 2890m au col Ighboula.
21,96 km, 7 h 58, +1596 m, -414 m

J4. Réveillés à 06h00, petit déjeuner à 06h30 et départ à 07h00, tel va être notre quotidien pendant ce trek pour les journées normales. Le départ matinal permet d’arriver pas trop tard en principe au campement et ainsi d’échapper aux éventuels orages de fin d’après-midi. L’emplacement du bivouac, la veille, dans une zone caillouteuse et légèrement en pente, le bruit des gouttes de pluie sur la toile de tente, le tonnerre en début de nuit n’ont pas permis à quelques uns de trouver un sommeil réparateur. A cela s’ajoute, je pense le changement radical de mode de vie !
Aujourd’hui l’objectif est d’atteindre le sommet de l’Azourki à 3677 mètres d’altitude par l’arête orientée Nord-Est. Pour se faire, il nous faut contourner des mamelons, des branches du canyon, passer de petits cols. Quel paysage !

L’Azourki en arrière plan

La pluie d’hier et des jours précédents fait ressortir les couleurs de la végétation peu présente et composée de « coussins de belle mère » (Xérophytes épineux), un cousin du genêt scorpion que seuls les dromadaires et les chèvres noires osent grignoter avec délicatesse.
Après plus de 10 kilomètres on attaque enfin le premier épaulement. Le ciel est dégagé et seuls des cirrus marquent le sens du vent en altitude, plein Nord. Une douce chaleur nous fait apprécier ce moment.
La progression est lente sur un terrain pentu et caillouteux. Le temps passe et vers l’Ouest la menace se précise, une barre nuageuse voile rapidement le soleil, de blancs les nuages deviennent sombres. La route est encore longue et nous amène à prendre une décision sur le cheminement vers le sommet. Après m’être entretenu avec Ahmed, j’avise les participants que nous arrêtons l’ascension. Il nous reste dans le meilleur des cas 1h30 à 2h00 pour atteindre la crête puis au moins 3h00 pour atteindre le sommet. Nous sommes à 3326 m d’altitude et nous bifurquons à flanc de montagne en dévers dans un premier temps puis en pleine pente dans un pierrier irrégulier. Nous gagnons le lit d’un oued sans eau qui se remplit lors des forts orages et qui alimente le lac Izourar.
Au loin, à proximité d’un ancien refuge, les tentes vertes du campement se remarquent sur ce vaste plateau où seuls les transhumants Ait Atta vivent une partie de la bonne saison. L’eau est présente dans le lac et les montagnes s’y reflètent à la lueur du jour qui décline. Les semelles de nos chaussures laissent des traces sur les bords, dans ce sol limoneux encore humide.
Le ciel est chargé et l’orage gronde sur les hauteurs du Tagafayt, prolongement de la crête du Waougoulzat conquis en 2019 par l’association. Le réconfort est là, thé vert, beignets à la confiture et miel préparés par Adi, le cuisinier. Il est 19h00, la pluie commence ! 19,97 km, 6 h 54, +712 m, -1005 m

J5. Nous quittons presque à regret sous une couche épaisse de stratus ce lieu désertique enserré de hauts sommets, passons le col de Taghfist insignifiant pour nous, à peine marqué dans ce sens. La descente s’effectue avec précaution par un chemin dégradé par les dernières intempéries. Les genévriers, énormes, sont de nouveau bien présents. Au Nord sur le versant de l’Ait Ourit, on peut voir de nouvelles plantations d’arbres, peu-être des pins d’Alep ?
Toute la partie supérieure et inférieure de la vallée Hkim est méconnaissable, nous avons du mal à progresser entre les parcelles de luzerne, de pommiers et des champs de pommes de terre dévastés. Nous passons les villages de Zawyat Oulmzi, Ifrane, Ait Wanougdal. Nous longeons maintenant l’Assif-n-Bouguemez qui alimente les cultures de la vallée heureuse, moins touchée par les eaux tumultueuses. La récolte des pommes a commencé.
Une bonne partie de la journée, une fois quitté les chemins de montagne, nous avons dû utiliser la proximité de la route pour progresser. Les ponts en béton ont pour la plupart résisté mais sont encombrés de branchages et arbres divers et quelque fois ont été engloutis par des tonnes de roches. Il faudra sans doute des mois pour rendre à cette longue vallée fertile un visage accueillant.
Le bivouac est installé à hauteur du village d’Agouti à proximité de l’oued Arous. 29,46 km, 8 h 11, +206 m, -886 m

J6
. Nous quittons rapidement l’assif Arous pour monter à travers quelques maisons vers les hauteurs d’un col sans nom. La végétation sur ce versant Nord face au djebel Tizal est variée, genévriers thurifères, buis, chênes vert et une plante aux feuilles bleutées gorgées des dernières pluies, l’euphorbe de Nice.
Le déplacement est lent et régulier. Au col, on découvre un vaste panorama, presque infini. A l’Ouest, des versants avec des arbres épars ; au Sud des hauts sommets dont le djebel du Rat et ces deux points hauts gravis en 2019 par Atlas. Nous contournons par l’Est en jouant avec différents mouvements de terrain, le plateau Tamezrit où deux groupes ont bivouaqué.Un oiseau de grande envergure se montre dans le ciel utilisant au mieux les courants ascendants. Par déduction des rapaces figurant dans l’inventaire des oiseaux au Maroc, on peut penser que c’est vraisemblablement un aigle. Après le village d’Arous, nous avons entendu puis observé un groupe de guêpiers d’Europe, oiseaux que l’on peut retrouver chez nous, nichant à la belle saison sur les berges de l’Allier et déjà vu par les pratiquants d’Atlas de canoë canadien. Peu de temps après, Ahmed s’arrête brusquement expliquant aux premiers du groupe qu’il vient de voir une buse féroce au ventre roux saisir en vol, entre les branches, un petit passereau. Après un contournement de terrain, un nouveau paysage s’ouvre et l’on peut voir à peu distance le gros village d’Abchkou, terme d’un précédent trek, et son tout nouveau collège avec internat flambant neuf.
Une longue descente se présente dans un décor de western. Le campement est installé à la sortie du village de Rougoulte vers 16h15. Thé à la menthe avec petits gâteaux secs, toilette sous la tente mess pour les femmes puis les hommes, reconstitution des réserves en eau potable par traitement grâce à une pompe filtrante MSR…. Observation du jeu des chèvres noires dans la falaise en face du bivouac. Petites habitudes et routines de chacun avant le repas du soir. 18,53 km, 6 h 57, +991 m, -929 m

J7
. Il est 06h00, il fait nuit noire mais déjà des lampes frontales bougent dans tous les sens autour du campement. Nous rangeons nos affaires et fermons nos sacs de transport pendant que les muletiers s’occupent de nourrir leurs mules auxquelles ils apportent un soin particulier. Le cuistot et ses aides préparent le petit déjeuner. Une organisation bien rodée pour 22 hommes et femmes. Les forces se reconstituent autour d’un bon bol de café ou thé noir avec pain, margarine, des confitures au choix, céréales et omelette.

La remontée du Canyon

Aujourd’hui, après une nuit réparatrice et douce à 1900 m d’altitude, l’objectif est de remonter l’assif Rougoulte sur 8 kilomètres qui rapidement coule dans un magnifique petit canyon. Chaque rive nous offre des plissements verticaux ou horizontaux sur plusieurs dizaines de mètres, parfois les deux phénomènes conjugués. A une période lointaine des forces naturelles se sont affrontées, offrant aujourd’hui des tableaux magnifiques composés de roches aux couleurs variées. Le cheminement se fait d’un côté à l’autre de l’assif, parfois en contournant ou en passant au dessus d’un rocher qui obstrue le passage. Puis le canyon brutalement s’ouvre sur une cuvette plate où des moutons se gavent d’une herbe verte, les chèvres étant maintenues sur les versants rocheux à la nourriture épineuse. Reste la montée au col qui nous offre une vue sur le sillon de la Tessaoute (ou Tassaout) naissante, qui prend sa source sur le plateau de Tarkeddid à presque 3000 d’altitude et fait partie du bassin versant de l’Oum Errabi qui s’écoule vers Casablanca.
Après un peu plus de 300 mètres de descente, le camp est en vue dans un espace naturel où coule à 2500 mètres d’altitude, une source d’eau fraîche au milieu de thuyas thurifère centenaires, peut-être même millénaires. Il est 13h30, heure d’arrivée annoncée dès le départ par Ahmed.
Un copieux pique-nique nous est servi à l’ombre de ces arbres anciens. Il est composé d’une salade d’oignons rouges, de tomates, de concombres, de morceaux de pommes et d’un morceau de fromage, style babybel. Ce plat est complété par des lentilles, des morceaux de thon et des sardines à l’huile. Le dessert arrive, du melon coupé en tranches et joliment présenté. Le tout arrosé de thé à la menthe.
L’après-midi sera consacré à la toilette, d’un peu de lessive, d’un doigt de méditation dans un endroit où le silence domine sous une chaleur bienveillante.
Au cours de la matinée quelques oiseaux ont pu être observés et entendus, un geai, le cousin du gendarme de la forêt, une bergeronnette des ruisseaux, différents traquets et au camp jouant dans les bases branches des mésanges noires attendant les miettes du repas. 11,34 km, 5 h 01, +976 m, -318 m

J8
. Le vent froid de la fin d’après-midi s’est atténué progressivement pendant le repas du soir puis a disparu. Vers 23h00, un ciel étoilé s’est montré aux courageux qui ont osé se lever, avec la voie lactée très nette du fait de l’absence de pollution lumineuse juste au-dessus du camp.
Un sommeil récupérateur dans un site exceptionnel et tout le groupe comme d’habitude dès 06h00 est à pied d’œuvre pour cette nouvelle journée. La descente se fait dans un univers minéral varié et nous interroge. Roches volcaniques au dessus de roches sédimentaires ? Des couleurs avec un dégradé de rouge, de vert, de marrons…de gros blocs de roches dures paraissant très noires à travers les lunettes de soleil, moins sombres à l’œil nu, qui semblent avoir été disposés par erreur. Que font-ils dans ce décor ? Les recherches à mon retour sur internet, ne m’ont pas donné d’explications précises.
Au cours du déplacement et avant le village, Ahmed nous relate qu’il y trois semaines des fumerolles ont été aperçues derrière une haute et sombre montagne qu’il nous montre devant nous. Les agriculteurs, éleveurs ont filmé ce phénomène qui n’a pas fait réagir les spécialistes.
En contrebas, le village de Tazgaiwalt se montre rapidement avec ses zones vertes généreuses et ses emplacements en terrasse déjà labourés. Nous zigzaguons entre les maisons et saluons quelques femmes curieuses.
Après avoir traversé sur un pont de bois la Tessaoute, nous gagnons le village Tassawt-n-Oufella où Ahmed nous propose de prendre le thé chez l’habitant. Un moment d’échanges malgré la barrière de la langue dans la grande salle de réception de la maison. Ahmed sert de traducteur entre les questions et les réponses de l’hôte. La boisson sera accompagnée de pains frais tout juste sortis du four par les femmes, accompagnés de beurre salé et d’huile d’olive servis dans de jolies coupelles.
Il est temps de reprendre notre cheminement vers le col de la journée à 3326 m d’attitude où nous pouvons apercevoir la crête qui conduit au sommet du Mgoun à 4071 m. Quarante minutes de descente et nous voilà à 2779 m d’altitude aux bergeries de Tchki, lieu du bivouac.
Il est 14h30. Le repas est rapidement servi, précédé comme il se doit par le thé à la menthe. Après-midi réservé au repos et à la toilette et à la préparation du sac pour le lendemain…Un groupe de Crave (bec rouge) occupe les lieux et se manifeste par un glapissement « kwee-ow » et « chee-a ».15,17 km, 5 h 51, +887 m, -705 m

J9
. Hier soir, le repas a été vite expédié et tout le groupe a regagné rapidement les tentes doubles sous un ciel étoilé.
C’est le grand jour. Réveil à 04h00, petit déjeuner à 04h30 puis après la répartition du pique nique dans les sacs à dos, c’est le départ ! Il est 05h00 et la colonne se met en mouvement sous un ciel éclairé par une demi lune. Les lampes frontales dessinent un serpentin dans le vallon que nous remontons. A mi-pente, le lever de soleil nous dispense de l’éclairage artificiel, une brise descendante rafraîchit l’air ambiant. Un premier col intermédiaire est atteint à 3600 m puis une pente raide observée la veille nous amène à un épaulement plus doux avec comme gardien du lieu, à son extrémité, un énorme cairn. Le sommet se montre, loin et près à la fois…mais il faudra encore 1h30 d’ondulation sur cette crête entre 3900 et 4000 mètres pour atteindre les 4071 m du Mgoun. Au cours du déplacement nous avons doublé un groupe de belges puis avons croisé trois français déjà sur la descente. Au point culminant, un groupe de vététistes de différentes nationalités, allemande, palestinienne, italienne nous saluent et s’offrent à nous photographier. Pour six d’entre nous, c’est le premier 4000 !

Le tracé de l’étape 9.

Nous libérons la place car nos amis belge arrivent et chacun doit pouvoir savourer ce moment tranquillement, loin de toute bousculade. Le beau temps stabilisé, une température douce, l’absence de vent invitent à une contemplation de ce paysage sur 360° que peu de montagne dans le monde à cette altitude permet. Vers l’Ouest, le massif du Toubkal, meurtri en 2023 par le terrible tremblement de terre ; au Sud, l’Anti-Atlas et le Sargho visité à plusieurs reprises par l’association ; à l’Est les points hauts de l’Ayachi, début d’un superbe trek, il y a quelques saisons et au Nord, on peut voir une partie de l’itinéraire suivi cette année.
Il faut maintenant amorcer, versant Sud, la descente par une voie peu fréquentée, une première pour Atlas. En ramasse pour certains,, plus prudemment pour d’autres, les premiers 500 mètres de dénivelé négatif sont parcourus dans l’heure dans un pierrier régulier.
La pause pique-nique permet à tous de pouvoir continuer à profiter de ce moment un peu hors du temps. Nous sommes seuls dans un vaste environnement minéral.
De vallons en petits mouvements de terrain avec une orientation Sud-Est nous arrivons à notre lieu de bivouac. Un joli coin de verdure entouré de points hauts aux roches de différentes couleurs où domine le rouge. Tanaghraft à 2631 m d’altitude.
20,21 km, 9 h 40, +1483 m, -1632 m


Dernier bivouac…

J10. Ce matin, le réveil se fait tout en douceur. L’itinéraire d’aujourd’hui se décompose en deux parties. La première consiste à passer un dernier petit col à pied dans un environnement qui reste intéressant mais qui a perdu de sa splendeur par rapport aux derniers jours. Après une quinzaine de kilomètres nous arrivons au village d’Ameskare. La fin du trek est proche, le pique nique est déjà prêt et l’on sent une certaine fébrilité chez les muletiers. Quatre vivent dans ce village et les autres vont partir en direction du massif du Sargho dont ils sont originaires. Moment toujours un peu difficile que de quitter une équipe qui a été au petit soin pour nous pendant toutes ces journées, travaillant dans des conditions parfois peu confortables. Nous les remercions chaleureusement en espérant avoir une autre fois l’occasion de vivre une nouvelle expérience ensemble. Un pourboire , l’équivalent de deux jours de salaire leur est remis dans une enveloppe avec le sigle de l’association. Reste avec nous Adi le cuisinier et Lahcène, le responsable des muletiers du Sargho qui auront encore deux tâches à accomplir, le repas du soir et le petit déjeuner.
Sur les conseils d’Ahmed, nous louons un bus local pour faire une partie du trajet (une heure environ) pour gagner la Vallée des Roses. Le matériel et les sacs de transport sont chargés dans le véhicule. Une nouvelle aventure dans ce vieux Mercedes conduit avec dextérité par un conducteur faisant ce trajet plusieurs fois par jour. On sent la mécanique à bout de souffle mais qui continue tout de même à avaler ces fortes pentes et descentes, ces virages serrés dans un paysage montagneux où tracer une route et la maintenir ouverte relève de l’exploit permanent.
Au bord de l’oued Mgoun, nous reprenons notre cheminement dans une végétation variée, tamaris, lauriers roses, grenadiers, noyers, pommiers, figuiers, parcelles de maïs et de luzernes…Une passerelle moderne nous permet de franchir cette large rivière que bordent des villages de plus en plus importants. Après une dernière sente la surplombant, étroite et vertigineuse, nous arrivons au but de l’étape Hdida où un gîte confortable avec un toit terrasse dominant la vallée nous offre un magnifique coucher de soleil.
Matin. 15,51 km, 5 h 19, +244 m, -789 m, Après-midi 3,38 km, 1h17, 55 m, 46 m

J11
. Après une nuit où nous avons retrouvé le confort d’un lit et avons apprécié la douche chaude, nous nous installons dans le bus de tourisme arrivé la veille pour un retour sur Marrakech. Nous déposons Adi et Lahcène à Qalaa’t-Mgouna, ville au développement important où ils doivent retrouver les muletiers du Sargho.
Des champs de roses sur de grandes parcelles, des oliviers, des hectares de zones désertiques, des montagnes en arrière plan puis à l’approche de Ouarzazate sur la droite la centrale photovoltaïque, la plus importante d’Afrique et sur la gauche le golf Royal et le lac Manson Eddahbi occupent l’œil du voyageur. Après la petite pause dans la ville dédiée au cinéma, nous franchissons le tizi n’Tichka (littéralement le col des pâturages en tamazigt) à 2260 mètres d’altitude. Cette route qui depuis des années a fait l’objet d’énormes travaux, franchit le Haut Atlas et permet de gagner au Nord les plaines de Marrakech. Le déjeuner a été pris dans un village après le col dans un restaurant avec au menu tajines.
L’arrivée en fin de journée sur Marrakech dans les embouteillages nous permet de constater que les véhicules circulant sont récents avec une marque qui domine chez les taxis, Dacia !
Le soir nous avons répondu à l’invitation de Slimane, le boss, qui nous accueille chez lui avec toute sa famille, son épouse nous ayant préparé de nombreux et savoureux plats.

J12. Achats et visites du souk en petits groupes et détente à l’hôtel sous une chaleur pesante.

J13. Décollage à 08h30 et retour sur Lyon St Exupéry puis Clermont-Ferrand en voitures.


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