Animatrice : Mady Nombre de participants animateur compris : 7 (6F, 1H) Météo : ciel nuageux, température douce Terrain : chemins, sentes, petites routes Distance : 13,590 km (montre gps) Dénivelé : 412 m (montre gps) Durée du déplacement : 3 h 50 Classement Atlas : facile Cartes Ign 1/25000 : 2531 ET Kilométrage auto : 33 km du musée, 4 voitures sur place. Préparation et rédaction : 2 h
ITINÉRAIRE : Enval, St Hippolyte, Rochepradière, vallée de Sans Souci, Mont Chalusset, Enval.
C’est sous un ciel nuageux mais avec bonne humeur que débute notre randonnée. Après les présentations des participants, du parcours que nous allons effectuer, nous nous dirigeons vers la fontaine Marie. Découverte au XVIIIème siècle, cette source ferrugineuse exploitée pour ses vertus thérapeutiques doit son nom à une gardienne des lieux du XIXe siècle, une habitante auvergnate décrite par Guy de Maupassant comme « une femme impassible que tout le monde appelait familièrement Marie ». Vers 1920 son propriétaire jugeant son débit trop faible, fit miner l’emplacement et la source disparut. Des travaux effectués par la commune en 1999 ont permis de de faire rejaillir l’eau.
On goûte l’eau de la source Marie
A Saint-Hippolyte, l’église ouverte nous invite à un petit arrêt. L’occasion de rappeler que sa construction fut à l’origine de la discorde avec les Envalois et à leur décision d’ériger leur propre église afin d’affirmer leur indépendance paroissiale par rapport à Saint-Hippolyte.
Passé Rochepradière nous descendons vers la vallée de Sans Souci avec pour objectif la cascade de l’Ecureuil. Déception à l’arrivée, la cascade est complètement asséchée et le ruisseau de Romeuf se réduit à quelques flaques ! Nous pourrions presque aller à l’entrée de la vallée en suivant le lit du ruisseau s’il n’était pas encombré par de nombreux arbres. Mais nous restons bien sagement sur le chemin et empruntons la passerelle même si un passage à gué est possible.
Passerelle sur le ruisseau de Romeuf à sec
Après le panorama du Mont Chalusset qui offre une belle ouverture sur Châtel-Guyon et ses monuments, la descente vers Enval s’amorce. Un panneau installé à la lisière d’un petit bois attire mon attention. Il informe d’un projet de restauration de mares pour la biodiversité faisant l’objet d’un suivi scientifique avec 2 photos montrant le lieu avant et après. Et en effet la mare remise en état qui est à proximité est maintenant nettoyée et bien visible.
Pour terminer, on emprunte la coulée de l’Ambène, chemin qui relie Mozac à Enval, pour revenir à notre point de départ.
De bons échanges, la découverte de lieux et de bourgs proches de la capitale auvergnates mais pas toujours connus ont agrémenté cet après-midi de randonnée.
Animateur : Yves Nombre de participants : 13 animateur compris (7 F, 6 H) Météo : couvert avec quelques rayons l’après-midi Distance : 24 km Dénivelé : 720 m Durée : 7h10 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 54 km pour 2 véhicules, et 34 km pour 2 autres soit : 176 km Préparation et rédaction : 3 H
Rando en Toscane Auvergnate aujourd’hui, pour grimper les 2 Turlurons, buttes volcaniques remarquables du secteur Billomois. Nous quittons Lignat en contournant la motte de Fontenay avec son château privé du 17°S entouré de son parc à l’anglaise. Son appellation château nous laisse pantois car l’édifice ressemble davantage à un bâtiment collectif sans artifice.
Etonnement passé nous progressons entre de belles étendues agricoles préparées pour l’hiver. Malgré la pluie des jours précédents, la terre ne colle pas trop et les bords herbeux guident nos pas. Soudain, Oh ! surprise, le réchauffement climatique est arrivé en Auvergne car 2 dromadaires, et 2 lamas d’un gris soutenu, se pressent vers la clôture pour nous saluer au passage. Ces animaux appartiennent au Domaine des Oliviers où le lait de leurs chèvres, brebis, vaches est transformé en produits d’exception. Fromage, yaourts et glaces fermières ont fait leur réputation. L’heure est un peu matinale pour une dégustation, dommage.
Dromadaires et lamas et en fond les 2 Turlurons
La D212 traversée, nous nous dirigeons vers le Puy Benoît, premier dénivelé, pour nous mettre en jambe pour la suite. Au sommet petite lecture de paysage, principalement à l’ouest où la Chaîne des Puys ferme ce magnifique tableau. Descente face à Chas, puis passage au nord de Tinlhat avant de passer aux choses sérieuses, la montée au Petit Turluron. Dans les champs qui nous entourent, d’un côté les tournesols ont été récoltés mais quelques repousses se dressent fièrement pour nous montrer leurs imposantes fleurs jaunes qui s’épanouissent au soleil. Un peu plus loin le colza en fleur ondule comme des vaguelettes sur l’océan. Le ciel est voilé, la température idéale, une petite brise nous caresse le visage. Dans le bois qui contourne le puy nous sommes à l’abri. il nous reste 7 courbes de niveau à gravir, ça patine un peu sur cette pente raide un peu glaiseuse.
Nous voilà en haut devant la petite chapelle de la Salette d’inspiration gothique, construite au 19°S en pierres d’Escolore hameau voisin, où tous les ans en septembre un pèlerinage a lieu. La petite brise du bas s’est transformée en rafales plus fortes venant de l’ouest. La façade Est elle, est protégée et c’est à son pied que nous nous installons pour le pique-nique avec une vue à 180° du Forez à la Montagne Bourbonnaise. Chacun se repère en fonction de ses connaissances, château par ici, village par là, etc… Pause terminée nous redescendons par une sente beaucoup plus agréable et confortable face au Gros Turluron qui nous attend.
Descente du Petit Turluron
De nombreux noyers jalonnent le chemin et les noix qui jonchent le sol n’attendent plus que des petites mains pour les ramasser, ce qui est fait. Petite pause pour attendre les retardataires et nous voici à l’assaut du Gros Turluron. La pente douce et régulière au début, se redresse fortement sur la fin pour arriver au pied des murs de cet imposant château en ruine qui occupe une grande partie du sommet.
Ruines au Gros Turluron
Petit tour du propriétaire et nous reprenons le sentier en sens inverse pour rejoindre la chemin qui nous permet de retraverser la D212. Direction Contournat suivi du contournement de Ceyssat par le sud pour arriver sur la D4. Après avoir zigzagué entre les vignes nous découvrons une source intermittente, déjà là à l’époque Romaine, ” La Gargouillère” eau pétillante légèrement soufrée dont un geyser jusqu’à 1 mètre de haut apparait toutes les 7 à 10 minutes. Malheureusement la source est calme en ce moment et nous n’aurons pas de spectacle, pas de chance, peut être une prochaine fois… Le retour aux voitures n’est plus qu’une formalité. Mis à part le petit coup de vent au Petit Turluron la journée a été très agréable et s’est terminée sous le soleil.
Animateur : Thierry Nombre de participants : 12 animateur compris (8F, 4H) Classement Atlas : facile Distance : 32 km Dénivelé : + 250 m (mon GPS garmin) Carte : IGN 2426 SB Météo : humide et couverte – mais pas de pluie pendant nos activités et 2 rayons de soleil quand même Kilométrage auto 283 km pour 3 véhicules Temps de préparation et compte-rendu : 15 H
Jour 1 : Visite guidée de la forêt et découverte de Hérisson petite cité de caractère en Pays de Tronçais – 10 km – 6h30 de déplacement
La météo très pluvieuse rencontrée pendant le trajet aller n’incitait pas à l’optimisme même si secrètement cela faisait du bien de voir enfin l’eau tomber ! Heureusement pour le confort de notre petit groupe, la pluie cesse dès notre arrivée au Rond Gardien où nous attend notre guide Nathalie non pardon Christelle. Elle abordera pendant près de 2h30 un certain nombre de thématiques sur la forêt et le pays de Tronçais. Explications sur son histoire, sur sa sylviculture et son devenir… La forêt de Tronçais a une superficie de 10583 hectares et est bornée au nord par Ainay le Château, par Epineuil le Fleuriel au SW et Cérilly à l’E/SE. C’est une forêt domaniale qui appartient à l’État qui la gère via l’héritier de l’Administration des Eaux et Forêts, l’Office National des Forêts aujourd’hui. Elle est fortement marquée par l’histoire et quelques grands hommes. A commencer par Colbert qui par ses ordonnances royales de 1670 crée, délimite et organise la forêt dans les contours que nous lui connaissons aujourd’hui. Cette forêt doit produire le bois destiné à la construction des bateaux de la Marine de Guerre du Roi. En fait, Christelle nous apprend que ce ne sera pas le cas et tord ainsi le cou à une légende : très peu de bateaux seront construits à partir des chênes de la forêt ! Malgré tout, environ 1 million de jeunes plants de chêne sessiles seront mis en terre. Le 18ème siècle la verra à nouveau touchée par d’importants prélèvements pour le chauffage et la métallurgie naissante. Il faut attendre les années 1830 et Joseph Louis Buffévent, inspecteur des Eaux et Forêts à Montluçon pour décider du mode de gestion qui prévaut encore aujourd’hui : forêt gérée en futaie régulière (peuplement homogène en âge et en taille des individus) et en parcelles (442 aujourd’hui). Cette gestion ne peut se faire que sur le temps long qui est mesuré et qui correspond à la durée des révolutions (durée d’exploitation d’une parcelle de la jeunesse des arbres jusqu’à sa régénération). D’une durée de 180 ans décidée par M. Buffévent, elle est passée à 250 ans dans les années 1970. Un forestier ne voit donc jamais le résultat de sa plantation ou des soins qu’il apporte à de jeunes arbres.
L’objectif de l’exploitation des chênes de Tronçais est d’obtenir des arbres au tronc long et au diamètre régulier sans bas branchage et sans nœud, au grain très fin. Le principe de la haute futaie est basé sur une sélection naturelle des chênes qui cherchent à grandir pour gagner la lumière, moteur de leur croissance. Beaucoup d’appelés et finalement peu d’élus. Du semis naturel ou glandée à une futaie mûre (250 ans), la parcelle et ses habitants vont connaître plusieurs stades de développement: semis avec près de 150000 individus à l’hectare, fourrés avec des chênes de 10 ans et de 3 m de hauteur. Le dégagement de la parcelle opéré par le forestier fait passer la population à 50000 individus. A 25 ans, les chênes ont une taille de 7-9 m environ. Les plus petits meurent par manque de lumière. Les tordus sont abattus… Il en reste alors 10000 à l’hectare. Pendant les cinquante années suivantes, le technicien forestier de l’ONF sélectionne les plus beaux spécimens et abat les autres pour en faire du bois de chauffage. A 70 ans, le chêne mesure entre 15 et 20 m et a une circonférence comprise entre 95 et 125 cm : il est juste adolescent. L’exploitation et le travail sur le siècle et demi suivant (sélection, abattage) ne laisseront plus que 70 individus aux qualités recherchées : de 150000 à 70 chênes par hectare à la fin de la révolution. C’est bien le résultat d’une forêt exploitée sur le temps long. On prélève aujourd’hui des arbres qui ont entre 150 et 200 ans ! Les parcelles de régénération seront des parcelles où seuls quelques vieux chênes seront conservés pour la production des glands – la glandée – qui tombés au sol germeront et produiront la centaine de milliers de jeunes pousses évoquées plus haut.
En plus du chêne sessile, on trouve également d’autres essences de feuillus comme le hêtre (10% de la surface) et le charme (5%). A ces arbres s’ajoutent des résineux (pins sylvestre) sur 7% de la surface. S’il n’a pas servi à construire des bateaux, le bois des plus beaux spécimens est utilisé pour la fabrication des tonneaux dans lesquels sont élevés des vins ou des spiritueux d’exception : grands Bordeaux et grands cognacs. Ce savoir-faire de la tonnellerie s’appuie sur le travail des mérandiers qui fabriquent les douelles (lattes) qui forment les tonneaux à partir des plus beaux spécimens de la futaie. Cette activité au sens large occupe plusieurs dizaines de personnes autour de Cerilly, capitale de la forêt de Tronçais et constitue la principale source de revenus tirés de la forêt ! Les chênes destinés à la merranderie sont vendus sur pied à l’occasion des enchères d’octobre auxquelles participent tonneliers et mérandiers du monde entier. Les arbres achetés sont ensuite abattus et transportés par les équipes de bûcherons des acheteurs et pas par les équipes de l’ONF. Les bois de moindre qualité sont abattus et débités sur place avant les étapes de débardage et leur d’être vente de gré à gré….
Après nous avoir donné des explications très complète, notre guide nous conduit vers la fameuse futaie Colbert qui contient une majorité de chênes en fin de vie et qui a été transformée en réserve biologique de près de 20 ha où les arbres mourront de leur belle mort sans en favorisant la biodiversité végétale et animale (troncs et branches se décomposant sur le sol, nombreuses espèces d’insectes, d’oiseaux et de chauves-souris). Elle évoque également la pression exercée par la trop nombreuse population de sangliers. Il n’y aurait pas suffisamment de chasseurs pour effectuer les prélèvements nécessaires ! Sans parler de la population de cervidés et de chevreuils friands des jeunes pousses d’arbres. Autre ennemi peut être encore plus terrible pour la futaie c’est le changement climatique en cours qui assèche les sols et fragilise tout l’écosystème forestier. Si l’on a 30-35° à la base de l’arbre, la température peut atteindre 55° au niveau du houppier. Deux arbres remarquables dont l’un le Charles-Louis Philippe (4.60 m de circonférence et âge=: 350 ans) sont entrés cet été dans un « coma » dont l’on ne sait pas s’ils sortiront vivants. Si les feuilles ne réapparaissent pas au printemps prochain, les forestiers acteront alors de leur mort. Il y a d’autres très vieux arbres remarquables qui sont morts mais qui restent toujours ancrés sur le sol en attendant leur chute causée par des impacts de foudre ou des tempêtes. Les hêtres sont encore plus sensibles à la chaleur et à la sécheresse… Des études sur l’implantation de nouvelles espèces d’arbres plus résilientes sont en cours : chênes pubescents, chênes du Caucase, etc…
Puis Christelle nous conduit vers un chêne remarquable à proximité de la futaie Colbert, le chêne Stebbing, du nom d’un professeur écossais passionné par les arbres de Tronçais qui avait coutume de venir chaque été accompagné par ses étudiants. En nous dirigeant vers ce beau chêne de 380 ans et d’une circonférence de 4,87 m, nous passons devant une de ces parcelles-nurseries peuplés de chênes jeunes âgés d’environ 25 ans. Ils sont serrés les uns contre les autres. C’est l’expertise et l’œil du technicien de l’ONF qui choisira les arbres à conserver ou à éliminer, passage après passage. Ils ne sont que 10 techniciens pour s’occuper de toute la forêt (hors travaux de bûcheronnage et de débardage évidemment !). Pour les aider dans leur suivi, l’ensemble de la forêt est cartographié et chaque arbre en place est identifié et mémorisé. Le même type de suivi se faisait manuellement depuis 2 siècles…
La visite se termine à la fontaine de Viljot. On trouve dans une belle maçonnerie circulaire une eau d’une grande pureté, dixit Christelle. Cette fontaine a donné naissance à de multiples légendes colportées par la tradition orale. Comme celle-ci : jeter une épingle à cheveu dans la colonne de bulles remontantes produites par les vibrations au sol; si l’épingle s’enfonce droite dans le fond de la fontaine alors la jeune fille qui aura accompli ce geste se mariera dans l’année. Sur cette belle évocation nous quittons notre guide qui nous aura apporté de précieuses connaissances avec ses explications très claires.
Il est midi et j’ai décidé de passer l’après-midi à Hérisson, petite cité de caractère forte d’un riche passé médiéval, au bord de l’Aumance, au milieu d’un paysage de bocage verdoyant. Après notre repas pris sur les bords de l’Aumance, nous montons vers les belles ruines du château des Ducs de Bourbon bâti en pierre de grès au 14 ème siècle. Trois des quatre tours sont ruinées mais permettent bien d”imaginer l’emprise et l’allure général de la forteresse il y a presque 7 siècles. En redescendant du tertre, nous parcourons les venelles du vieil Hérisson bordées pour certaines par de beaux hôtels Renaissance.
Nous terminons notre découverte du pays d’Hérisson par un rapide aller-retour à l’église St Pierre de Chateloy, bel édifice du 12eme siècle à l’intérieur recouvert de remarquables fresques murales que nous ne verrons pas car les visites s’arrêtent le 30 septembre. Après notre retour à Tronçais, nous nous installons dans notre gîte forestier proche de l’étang de Tronçais. La soirée sera douce, savoureuse et réchauffée par un beau feu de cheminée allumé par deux expertes de notre groupe.
Jour 2 : Randonnée dans la forêt – 22 km – 215 m D+ – 7h de déplacement
Itinéraire : étang de Tronçais, ligne des Etrangers, Rond Neuf, E étang de Morat, Rond du Vieux Morat, GR303A vers chênes remarquables les Jumeaux et la Sentinelle, Rond de Richebourg, Route forestière de Richebourg, Rond des Thiers , le Gouleau, la Paquetterie, Bouis, Rond de Bouis, Rond du Meslier, Rond de la Cave, Rond de Serviette (pardon de Viljot), Rond Daubrée, GR303, Rond des Carrières, Ruisseau de Planche, E de l’étang de Tronçais, anciens bâtiments des forges de Tronçais
Nous partons ce dimanche du siège de Cap Tronçais qui nous a loué le gîte pour leur ramener les clés. Cette association organise des formations liées à l’animation. Un stage BAFA y est justement en cours…
Le parcours va nous permettre de découvrir quelques étangs qui sont à l’intérieur ou à l’extérieur du boisement et quelques-uns des chênes remarquables qui peuplent la forêt. Ticket d’entrée pour mériter ce titre d’arbre remarquable ? Avoir plus de 350 ans, mesurer 35 m au moins et avoir une circonférence de plus de 4 m ! Après un petit échauffement le long de la ligne des Étrangers, nous tombons vite sur l’étang de Morat que nous longeons un moment ; ces LIGNES sont comme de grandes avenues rectilignes qui coupent la forêt et d’autres lignes sur les ronds-points qu’on appelle ROND à Tronçais; on en dénombre 57 dans toute la forêt. Sur chaque Rond, on trouve des panneaux indicateurs des grandes directions à suivre avec les kilométrages correspondants. Mais il vaut mieux posséder la carte IGN du secteur pour se sentir bien et pas trop “pommé” surtout quand on commence à suivre les petites sentes qui innervent la forêt. Les étangs du secteur ont tous un étiage assez bas. Fontaines, ruisseaux et étangs communiquent entre eux. Certains étangs comme celui de Tronçais ou celui de Morat étaient les réservoirs d’eau des forges qui les jouxtent et dont on aperçoit les grandes cheminées encore dressées vers le ciel. Les Forges de Tronçais ont été créée par un Lorrain Nicolas de Richebourg. Elles produiront tout au long du 19ème siècle de la fonte et des aciers de qualité. Les câbles des ascenseurs de la Tour Eiffel ont été fabriqués avec de l’acier de Tronçais. Peu après, nous nous inclinons devant le chêne Saint Louis (âge=450 ans, circonférence=6,50 m)avant de poursuivre le GR pour aller à la rencontre des Jumeaux (âge=400 ans, circonférence=4,10 m et 4,50m) et de la Sentinelle, le plus gros chêne de la forêt (âge= 446 ans, 28 m et circonférence de 6,50 m).
La Sentinelle
Notre déambulation nous permet des mettre des images sur les mots de Christelle: nous sommes presque capables de reconnaître le stade de développement de chaque parcelle numérotée que nous longeons.
Nurserie ou parcelle en régénération, parcelle d’arbres à maturité ou presque et parcelle de jeunes adolescents…. J’avais peur de proposer cette rando forestière, craignant la monotonie. C’est tout le contraire ! Il y a de la diversité dans ces ambiances mêlant parcelles de feuillus aux feuillages et structures différentes. Dans les parcelles suffisamment éclaircies, de grandes fougères arborescentes comblent les vides en tapissant les sous-bois. Après le rond des Thiers, nous sortons des bois pour nous retrouver dans un paysage de prés verdoyants, très ouvert. Nous traversons quelques fermes et Bouis petit hameau tranquille sauf quand les tirs de chasseurs résonnent au loin. Vite, nous rentrons dans la forêt pour trouver notre salle à manger : deux rangées de plusieurs grumes alignées en oblique de chaque côté de la longue route forestière de Beauregard.
Ce sont des chênes de grande taille, des élus, qui attendent d’être transportés dans une des merranderies du secteur pour en extraire les douelles de futurs tonneaux ! Nous reprenons vite la route car le froid commence à nous saisir. La forêt est aussi exploitée touristiquement : le long de certains tronçons apparaissent des panneaux explicatifs sur certains grands hommes de Tronçais ou sur certains événements qui s’y sont déroulés. Comme pendant la 1ere Guerre mondiale, où près de 1500 hommes ayant une certaine expertise forestière furent détachés à Tronçais pour produire planches, pieux et piquets destinés à la construction des tranchées du front de l’Est. Un chemin touristique a aussi été aménagé dans la nouvelle futaie Colbert 2 qui explique à travers plusieurs panneaux le travail des forestiers et les principes de gestion de cette futaie régulière. Elle n’était malheureusement pas sur notre tracé. Dans l’après-midi nous avons rencontré de nombreuses parcelles de pins sylvestre à l’écorce partiellement arrachée comme s’ils desquamaient. La lumière mêlée à quelques rayons de soleil donne à tous ces arbres une teinte orangée qui devraient ravir tout bon aquarelliste. Encore quelques ronds et un dernier chêne remarquable, le chêne Carré (âge=400 ans, 30 m, circonférence=6,35 m) avant le retour à Tronçais par le sud et l’est de l’étang .
Fin d’une superbe rando dans la plus belle chênaie d’Europe !
Animateur : Laurent Nombre de participants : 7 animateur compris (4 F, 3 H) Météo : Température de 5 à 7° – Pluie au départ puis couvert et nuageux Distance : 12,6 km Dénivelé : 400 m Durée : 3H20 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 25 km pour 2 véhicules soit : 50 km Préparation et rédaction : 2 H
ITINERAIRE : Parking des Gouttes, GR441, PC911, PC1100 Puy de Jume, Puy de la Coquille, PC993, PC956, PC960, GR4
Départ sous la pluie sur le GR441 pour rejoindre le flan Est du Puy Chopine. Nous obliquons Nord-Est pour rejoindre le pied du Puy de la Coquille. Nous entamons la montée vers le Puy de Jume sur un chemin qui serpente sous les hêtres. Nous côtoyons un champs de prêle encore bien vert. Une petite brume nous accompagne jusqu’au sommet. Si la pluie s’est arrêtée la brume nous empêche de voir le Puy de Louchadière pourtant pas très loin. Nous continuons vers le Puy de la Coquille et nous entamons la redescente par les escaliers aménagés. Avant le Puy de Clermont nous obliquons à droite direction Beauregard.
Nous passons dans une belle forêt, sous les arbres un beau tapis de mousse verte rend le lieu hors du temps.
En arrivant avant Beauregard nous apercevons sur notre droite le « chut ! » du sculpteur Courtadon. Nous devons le laisser pour tourner à gauche et entamer le retour. Le grand chemin qui passe entre le Puy des Gouttes et le Puy de Lemptegy nous ramène au parking. Le groupe s’est un peu étiré, mais je suis rassuré car les participants ont entamé une discussion culinaire. Des Atlassiens en devenir !!!
Animatrice : Martine Nombre de participants : 20 animatrice comprise (6 H, 14 F) Météo : grand beau, juste un peu frais le matin Distance : 22,5 km Dénivelé : 754 m Durée :7h20 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 40 km pour 2 véhicules et 32 km pour 1 véhicule soit un total de 112 km. Préparation et rédaction : 3h
Itinéraire : Parking mairie St Genès-C, ruisseau St Genès,PC783, Dolmen Samson, Gorges de l’Artière, le quart de Rondet, Redon haut, traversée N89, Varennes, PC672, PC627, PC830 , Nadaillat, Le Marmot, les Condamines, PC967, PC896, Ancien tunnel de la Cassière, Le relais, Fontfreyde, La Conche PC849, Pardon PC899, PC910, parking.
C’est par un grand soleil et un ciel bleu azur que nous nous retrouvons tous sur le parking de la mairie de Saint Genès Champanelle. Le groupe est joyeux et heureux de pouvoir profiter de cette belle journée dans la nature. Après les recommandations habituelles et mes 3 questions, nous entamons la traversée de la commune par l’école, l’église et l’Escapad (lieu dédié aux sports de nature). Les centres d’intérêt seront orientés vers 2 ruisseaux : l’Artière et l’Auzon en mettant en valeur les actions de renaturation et de reméandrage. Question 1 : ces 2 ruisseaux prennent leur source dans quelle commune ? Question 2 : En quoi consiste le reméandrage ? Il a quels objectifs ? Question 3 : Que signifie le nom Fontfreyde ? Nous longeons le ruisseau St Genès après avoir aperçu la zone humide de St Genès, espace naturel réhabilité et protégé. Nous rejoignons le dolmen de Samson
et la pieuvre du sculpteur Francis Berninca sans s’attarder car il fait très frais à l’ombre et dans la zone humide des Gorges de l’Artière. La montée vers Redon haut se fait rapidement car nous avons hâte de nous réchauffer au soleil. L’agriculteur croisé à Redon haut nous indique de passer par un détour en évitant Redon bas. Le chemin est roulant et agréable jusqu’à la traversée de la nationale 89. Nous apercevons le Puy Giroux à l’est avec une belle couverture boisée. Nous sommes dans une zone périurbaine avec quelques villages à traverser plutôt calmes. De nombreux habitants se déplacent vers l’agglomération clermontoise pour leur activité professionnelle. Après une belle descente très caillouteuse vers l’Auzon et une première partie de circuit bien avancée, les participants ont pu réfléchir aux réponses à mes 3 questions :
L’Artière prend sa source à Manson et l’Auzon à Beaune le Chaud.
Le reméandrage consiste à recréer le tracé sinueux et les courbes d’origine du cours d’eau.
Objectifs : ralentir le débit de l’eau, soutenir les nappes phréatiques, améliorer la qualité de l’eau, reconstituer la biodiversité…
Après la période de sécheresse intense que nous avons traversé, on comprend l’importance de ces actions …
Une belle remontée nous permet de sortir de la zone boisée et de choisir un espace soleil /ombre pour pique-niquer. Après ce moment de détente bien mérité, nous reprenons notre parcours vers Nadaillat, joli hameau de maisons restaurées avec goût. Le basalte domine dans ces maisons de bourg. En effet, 6 carrières d’exploitation de basalte ont existé dans le secteur de Fontfreyde et ont servi à la construction des maisons. De belles vue sur les Puys de Lassolas, Mercœur, Puy de Dôme et puy Parioux rythment notre marche.
L’arrivée sur la Cassière me permet de rajouter quelques mots sur son lac exclusivement réservé à la pêche. Il est d’origine naturel et subit d’importantes variations d’eau …… inexpliqués…. On repasse la Nationale N89 mais cette fois ci, dessous grâce à l’ancien tunnel : Direction Fonfreyde (qui veut dire fontaine froide – réponse à la question 3). Nous faisons une pause à la fontaine et c’est l’occasion de prendre une belle photo de groupe !
Pardon est vite traversé et un retour vers le parking le long d’un important complexe sportif extérieur nous interroge sur la capacité d’une commune à financer ce type d’équipement mais n’oublions pas que l’INRA est implanté sur les terres de Saint Genès. Notre retour au parking est accompagné de nombreuses friandises toujours agréables en fin de journée. Merci à tous pour votre bonne humeur ! Et merci à Patrick et Claude mes 2 serre files !
Animateur : Michel J. Nombre de participants animateur compris : 5 (3F, 2H) Météo : température douce, quelques éclaircies succèdent à de faibles averses. Terrain : chemins, sentes. Distance : 12,820 km (montre gps) Dénivelé : 263 m (montre gps) Durée du déplacement : 3 h 50 environ Durée de la randonnée :3 h 25 environ Classement Atlas : facile Cartes Ign 1/25000 : 2531 ET Kilométrage auto : 52 km Préparation et rédaction : 1 h 00
Une randonnée facile était proposée. Après un descriptif du parcours au départ du parking des sources, nous sommes partis à une allure modérée à travers les cheires de Bruvaleix, que nous retraverserons par le côté Sud au retour. Chemins et petites sentes se succèdent jusqu’au versant Sud du Puy de Paugnat. Après avoir coupé la voie ferrée, j’avais à cœur de traverser une magnifique hêtraie où les arbres, quelle que soit la saison, donnent une atmosphère particulière.
Peu de promeneurs, si ce n’est sur la fin où l’on retrouve, à proximité du parking, des familles venues se détendre. Une belle randonnée automnale où la bruine et le soleil se sont partagé le moment.
Animateur : Yves Nombre de participants : 17 animateur compris (11 F, 6 H) Météo : nuageux le matin, embellie l’après-midi Distance : 22 km Dénivelé : 750 m Durée : 6h30 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 16 km, 10 km, 44 km, soit : 70 km + 3 voitures sur place Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Durtol, Puy Charmont, PC537, Côte de Pégnu, PC677, Sarcenat, PC557, la Piala, PC659, PC481, bassin d’orage de Blanzat, croix de St Géraud, le Bancillon, PC571, Oppidum, PC557, PC497, Durtol
Petite bruine sur le parking ce matin qui va s’estomper rapidement, et laissera place à une belle journée d’octobre. Dès le début, la montée au Puy Charmont nous réchauffe, et la séance ” j’enlève une couche ” commence. Dans la descente nous passons au dessus de la voie ferrée, avec laquelle nous allons jouer une partie de la matinée, pour gagner, par un plaisant chemin forestier, la gare de Durtol. Ensuite vient la montée sur Sarcenat par la côte de Pégnu et le bois de Ribage pour arriver à la Fontaine du Merle, une des trois imposantes fontaines du village en Pierre de Volvic.
Fontaine du merle
Retour vers la voie ferrée par le vallon d’un ruisseau sans eau, encombré par des arbres couchés. Un peu d’acrobatie et de souplesse et nous arrivons au tunnel.
Sortie du tunnel
Notre progression se fait par le Fer à Cheval et le dessus du tunnel de Varoux pour gagner l’Etang. Dans le village quelques bancs et rochers nous tentent pour un pique-nique sympathique sur un espace aéré, et sous un soleil timide mais présent. Ventres pleins, nous repartons le long de la voie ferrée qui contourne l’Etang, nous la retraversons sur un pont cette fois, et pour la dernière fois. La descente des Barguères en direction de Sayat, par un chemin en forêt très agréable, est rapide mais confortable. Après la traversée du Bédat, nous plongeons sur le bassin d’orage de Blanzat où un magnifique cygne blanc nous regarde fièrement. A la Croix Saint Jéraud changement de braquet jusqu’au col de Bancillon. Le dénivelé est terminé, nous sommes sur le grand plateau basaltique des Côtes de Clermont où notre regard peut aller de Châteauguay à Gergovie en passant par la Limagne et la Chaîne des Puys.
Passage par l’oppidum, vaste site archéologique gaulois et par la tour hertzienne qui, de ses 65 mètres, domine la ville de Clermont, avant de rejoindre gentiment notre point de départ. Journée agréable avec une température adéquate pour la randonnée.
Animateur : Laurent Nombre de participants : 5 animateur compris (4 F, 1 H) Météo : fraîche le matin – Chaud et ensoleillé puis nuageux Distance : 21,5 km Dénivelé : 740 m Durée : 7H18 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 70 km pour 1 véhicule soit : 140 km Préparation et rédaction : 4 H
ITINERAIRE : Parking Eglise de Brugeilles, Aubeyrat, Blesle, table d’orientation des Igasseyres, Chadecol, Croix d’Encol, Bousselargues, PC687, PC541 le ruisseau d’Auze, Féchal haut, Marmaissat, PC643, PC610, PC479 le ruisseau d’Auze, PC559, PC617, PC664, Pouzols, PC679
Nous nous garons dans le petit village de Brugeilles près de l’église, construite par les habitants pour manifester leur mécontentement vis-à-vis de la paroisse de Torsiac. Elle a même été pendant quelques mois un lieu de culte protestant. Nous partons pour rejoindre le chemin qui va nous conduire à Blesle entre la rivière Alagnon et la voie de chemin de fer. La lumière du matin est belle à travers des nombreux acacias qui ont colonisé la rive. Nous passons le point des trois eaux, là ou se jettent, dans l’Alagnon, la Voireuze et la Sianne. Arrivée dans Blesle nous profitons des vielles maisons, nous passons par l’église avant de commencer les choses sérieuses.
Blesle
Nous prenons le chemin qui va nous mener à la table d’orientation sur le plateau, nous avons pratiquement 200m de dénivelé. Nous profitons de la vue sur la vallée de l’Alagnon et vers l’ouest des différentes montagne et notamment le Signal du Luguet.
Vallée de l’Alagnon et Signal du Luguet
Nous reprenons notre route vers le village de Chadecol et la croix d’Encol qui marque la fin de l’ascension et la descente vers le village de Bousselargues. Une fois le ruisseau de La Bave traversé sur un joli pont de pierres, il ne nous reste plus qu’à remonter vers le plateau suivant. Le chemin exposé plein sud est entouré de chênes et la roche affleure. Nous devons donc faire attention où nous posons nos pieds. Arrivés sur le Suc du Roc, nous trouvons un endroit pour pique-niquer avec la vue sur la château de Léotoing. Nous devons traverser une première fois le ruisseau d’Auze. Pour cela, nous descendons dans un chemin caillouteux pour arriver au ruisseau. Pas une goutte d’eau ne coule !! La remontée se fait dans un joli bois pour arriver à Fléchat haut. Nous cheminons sur le Chuc de Marquis en direction de l’est. Face à nous, le château de Léotoing nous accompagne jusqu’à notre redescente. Les téléphones sont de sortie pour le photographier sous toutes les coutures.
Château de Léotoing
Nous croisons de nouveau le ruisseau d’Auze et nous attaquons notre dernière montée. Nous sommes sur le versant nord et nous profitons de la fraîcheur et d’un joli bois avec de petits arbres qui laissent passer une jolie lumière. Une fois sur le plateau, direction le sud-ouest pour rejoindre le pré du Lac. Point de Lac mais une zone humide pas très humide en ces temps de sécheresse. Nous arrivons à notre point de retour. Nous longeons le ruisseau des Fraisses qui nous mène à Brugeilles. Une fois dans la voiture, nous décidons de monter au château de Léotoing pour voir de plus prés celui qui nous a accompagnés une grande partie de notre randonnée.
Animateur : Yves Nombre de participants : 7 animateur compris (6 F, 1 H) Météo : Ensoleillée, température douce Distance : 10 km Dénivelé : 320 m Durée : 3 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 18 km pour 2 véhicules soit : 36 km Préparation et rédaction : 2 H
ITINERAIRE : Tour Hertzienne France Télécom, PC608, PC562, PC517, les Sagnes, col de Bancillon, puy de Var, PC566, PC510, puy de Chanturgue, PC539, Oppidum, Antenne.
Première randonnée à la 1/2 journée pour répondre à une demande de personnes voulant démarrer une nouvelle activité en douceur.
Les côtes de Clermont, proches du point de covoiturage se prêtent aisément à cette “Première”. Départ de la tour Hertzienne, connue des Clermontois, qui se dresse sur ce plateau. Le parcours relativement facile, composé de petits creux et bosses, se déroule de part et d’autre du plateau. Nous descendons aux Sagnes, remontons au puy de Var et passons à celui de Chanturgue avant le retour à l’antenne par l’Oppidum.
Vue sur l’agglomération
Une météo très agréable avec une bonne luminosité ont favorisé tout au long de l’après-midi une large vue sur la Métropole voire au-delà.
Animateur : Denis Nombre de participants : 16 animateur compris (7F, 9H) Météo : Temps pluvieux 15 °c Distance : 23 kms Dénivelé : 797 m D+ cumulés Durée : 7h pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 260 kms pour 2 véhicules du CREST et 2 de CLFD Préparation et rédaction : 3 h
Itinéraire : Départ depuis le parking de PESSADE, ruisseau du LABADEAU, village de MAREUGE, creux de Fontbonne source de la MONNE, buron du REGARDET, puy de BALADOU, puy de l’AIGUILLER, puy de COMBE PERRET, lac de SERVIERES et retour au parking de PESSADE
Le départ de ce circuit en boucle se situe à environ 1170m d’altitude. Dès le début de la randonnée, le parcours alterne des portions montantes et descendantes entre 2 vallées et un plateau. L’itinéraire permet progressivement de prendre de l’altitude pour atteindre son point culminant à 1552m, soit près de 380m de différence d’altitude par rapport au départ. A la mi-journée, nous avons fait une pause pour déjeuner au buron du REGARDET.
Cette étape a été un moment particulièrement agréable de la randonnée, car elle nous a permis de faire une vraie coupure bien installée sur une table du buron après les premiers kilomètres et de reprendre des forces avant de poursuivre le parcours. Le buron et son environnement sont mis en valeur grâce au travail de l’association Montagne du REGARDET, Mémoire et Patrimoine. Crée en 2023, cette association a pour objectif de préserver, restaurer, entretenir et valoriser le patrimoine de la Montagne du REGARDET, qu’il soit naturel, bâti ou lié à l’histoire locale. Elle cherche également à recueillir et transmettre la mémoire des personnes et des évènements qui ont marqué la vie de cette montagne. La restauration du buron du REGARDET entre 2024 et 2025 illustre concrètement cette volonté de sauvegarder les traces de la vie montagnarde traditionnelle. Des travaux concernant sa toiture ont été engagés afin de protéger durablement le bâtiment. Le site reste ouvert aux randonneurs. Après manger nous avons repris notre chemin pour poursuivre la boucle sous la pluie et le brouillard notamment sur le plateau entre le puy de l’Aiguiller et le puy de Combe Perret pour arriver au lac de Servières, Maar d’origine volcanique classé Espace Naturel Sensible (ENS) qui abrite notamment une tourbière et des espèces végétales aquatiques protégées, ce qui explique les règles particulières mises en place pour préserver le site.
Le département du puy de dôme a acquis le site en 2020 afin de préserver son équilibre biologique tout en permettant au public de continuer à le découvrir. Cette particularité nous a permis de prendre conscience de la fragilité de certains milieux naturels que nous traversons lors de nos randonnées.
J’ai trouvé cette randonnée exigeante du fait de la météo mais intéressante, car elle associait l’aspect sportif à la découverte du patrimoine et de l’environnement.
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