Animateur : Yves Nombre de participants : 14 animateur compris ( 8 F, 6 H) Météo : Frais le matin, soleil l’après-midi Distance : 18 km Dénivelé : 700 m Durée : 6h30 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 110 km pour 2 véhicules, et 70 km pour 1 autre soit : 180 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : La Valette, Marcenat, le Vernet, Prat, Espadoux, Vabeleix, Vauzelle, rocher de l’aigle, Roche Nité, plateau de la Chavade, PC1118, PC1081, la Tourette, La Valette.
On apprécie la fraicheur ce matin au départ de la Valette, la côte direction Marcenat est face à nous et nous réchauffe d’entrée. A l’entrée du village cap sud-ouest pour longer et remonter la Couze jusqu’à Prat où nous la traversons. Le sentier est agréable, boisé au départ puis à découvert après le Vernet. Les pâturages que nous apercevons sur l’autre versant ont reverdi copieusement et les vaches semblent se régaler. Nous ne pouvons pas traverser le Valbeleix sans aller voir La Lanterne des Morts, rempart à l’emplacement de l’ancien cimetière. Cette tour maçonnée servait à déposer des lampes allumées : soit par coutume chrétienne, soit pour guider les voyageurs égarés par temps de brouillard. A la sortie du village, la pente s’accélère pour rejoindre Vauzelle. Le sentier escarpé, un peu modifié par les forestiers, grimpe fortement en lacets juste avant de rejoindre la route. Route que nous évitons par un tronçon de hors-piste règlementaire.
L’effort nous fait oublier la fraicheur, le soleil a remplacé les nuages matinaux. Le Rocher de l’Aigle est maintenant face à nous et une montée tranquille, équipée de sautes barbelés, nous y conduit. Endroit idéal pour un pique-nique avec un 360° plus que lumineux, Dômes, Sancy, Cézallier etc… Les nuages jouent avec le soleil et par moment le vent s’en mêle et nous oblige à sortir la petite laine. Le ciel s’assombrit il est temps de repartir.
Le ciel s’assombrit
Sur le plateau de la Chavade, le vent nous taquine jusqu’à la Roche Nité où nous découvrons l’œuvre Horizon Sancy “AQUILA SERTA”. Cette immense serre de rapace faite de liège et de bois massif symbolise la présence et l’importance des rapaces dans le massif.
Le sancy entre les griffes
Devant cette œuvre monumentale l’humain parait tout petit.
A la Roche Nité, formation rocheuse qui contraste avec les prairies environnantes on apprécie la vue sur la vallée glaciaire du Valbeleix. Nous continuons sur le plateau de la Chavade en lisière de bois et de pente, le vent a cessé et le soleil a repris le dessus, la petite laine retourne dans le sac. Nous entamons la descente en bout de plateau sur un sentier très agréable, tapissé de feuilles, où les rayons du soleil essaient de se frayer un passage entre hêtres et chênes. Cela nous offre, par moment, un décor féérique mélange d’ombre et de lumière.
A la sortie du bois, dans une pâture vide d’animaux, nous essayons de trouver les vestiges archéologiques mentionnés sur la carte. Après quelques minutes de jardinage en hors-piste nous ne découvrons qu’une motte rocailleuse, dommage ! Nous finissons notre journée par la descente un peu raide sur la Valette où les dérapages raisonnent sur ce sentier caillouteux récemment écorché par un engin de chantier. Ouf ! pas de bobo, seulement quelques pas de dance maitrisés.
Petite rando ensoleillée dans l’ensemble pour une reprise en douceur, agrémentée des traditionnelles douceurs.
Animateur : Yves Nombre de participants : 12 animateur compris (7 F, 5 H) Météo : ensoleillé dans l’ensemble Distance : 72 km Dénivelé : + 6500 m / – 6430 m Durée : 47 h de déplacement pauses comprises Classement Atlas : moyen à difficile Kilométrage auto : 3540 km pour 3 véhicules Préparation et rédaction : 50 H
– Jour 1 : trajet Clermont-Ferrand / Marc 09220 Auzat 520 km 7h30
Nous arrivons en Haute Ariège en fond de vallée de Vicdessos, au pied du massif du Montcalm, que nous allons découvrir cette semaine.
– Jour 2 : 12 km + 1100 m – 1100 m 8h35
Aujourd’hui journée des étangs (ou lacs). Nous gagnons les Orris du Carla (abris de berger en pierres sèches) à l’extrémité sud de l’Etang de Soulcem : lac de barrage formé suite à la construction du barrage du Pla de Soulcem de 1980 à 83 alimenté par le ruisseau éponyme. Après quelques explications nous voilà partis le long du ruisseau de Soulcem sur ce vaste plateau autrefois voué au pastoralisme où sont encore présents de nombreux orris çà et là. Un troupeau de Gascogne gris clair, et de Mérens à la robe noire, nous ignorent au passage. A la cascade de Labinas une odeur désagréable vient perturber notre odorat, pourtant point de bête crevée à proximité, question ?? La progression plein sud au dénivelé régulier continue gentiment le long du ruisseau.
Face à l’orri des Estrets direction sud-ouest, le sentier qui serpente s’élève brutalement et nous conduit, après une petite pause à mis pente, à l’étang de la Soucaranne dominé par le pic du même nom qui se reflète dans une eau transparente. Deux ou trois escalades de rochers nous évitent de passer trop près du bord. Nous sommes à quelques encablures du Port du Bouet frontière avec l’Espagne.
Il est bientôt midi nous décidons d’aller manger à l’Etang de Roumazet tout proche. Petit ressaut passé, nous dominons ce deuxième lac plus petit, presque parfaitement rond, entouré d’une végétation verdoyante. Malheureusement, suite à une interdiction de la commune sur ce secteur, on ne pourra pas faire trempette, ne serait-ce que les pieds, pendant le pique-nique. Pendant la pause nous essayons de repérer le sentier qui nous conduira au prochain étang, pas facile à voir mais pourtant il existe. Après 300 m positif, difficile en pleine digestion sous le soleil, nous surplombons les étangs de la Gardelle à l’eau verte, bleue ou grise car ici quatre lacs s’étalent sous nos yeux entre pics, pointes et sommets en tout genre.
Etang de la Gardelle
De là 900 m de négatif nous attendent pour regagner la vallée. La descente est régulière sur une sente étroite mais bien marquée. Avant les voitures il nous faut traverser le fameux ruisseau qui alimente la retenue par une passerelle également empruntée par les vaches en liberté. Un gentil monsieur nous viendra en aide car les bêtes apeurées par la dégradation de la passerelle sont pétrifiées et n’osent avancer.
Vaches sur la passerelle
Première journée de mise en jambe dans un environnement déjà de haute montagne, enrichi par tous ces étangs plus jolis les uns que les autres.
– Jour 3 : 10 km + 850 m – 950 m 7h
Ce matin, nous nous éloignons du massif du Montcalm pour visualiser, d’un célèbre sommet du Couserans, les sommets des jours suivants. Face au parking du port de Lers, bien connu des cyclistes professionnels, on aperçoit une petite sente assez raide. On débute doucement, chacun à son rythme, pour une montée jusqu’aux crêtes. Vers 1900 m le chemin s’adoucit pour laisser place à une large vue sur les sommets environnants avec le pic des 3 Seigneurs qui trône en maître. On en prend plein la vue, régal ! Du pic de Fontanette au pic de Barrès le sentier monte et descend parmi les rochers sur la crête. Parfois nous contournons sur la gauche ou la droite mais toujours avec précaution afin de ne pas se trouver face à un rocher infranchissable. On arrive au point de jonction pour rejoindre le Pic, un peu d’hésitation, car suite à un éboulement le tracé a été modifié et l’ancien n’a pas été effacé. La trace monte à pic entre les rochers il faut mettre les mains. Par trois fois on a cru être arrivés, illusion d’optique. Seules les 3 croix nous confirment que l’on a atteint le sommet. La légende raconte que les trois seigneurs des vallées voisines se retrouvaient là pour définir leurs droits respectifs.
Au sommet des 3 Seigneurs
Retour au point de jonction pour le déjeuner, puis direction l’étang d’Arbu. On se laisse doucement guider par les marquages et les cairns en désescaladant les rochers prudemment, jusqu’à découvrir soudain l’étang précité au creux du vallon. Quelques nuages ont apparu dans la descente et à l’étang les premières gouttes arrivent, on ne s’attarde pas. Nous pressons le pas avec attention car les glissades sur les pierres mouillées commencent. Sur notre droite le déversoir du lac nous offre une magnifique cascade que nous prenons à peine le temps de contempler car les gouttes se transforment en grésil. Au pont de Ganioule nous délaissons les cailloux pour un chemin plus confortable, et retrouvons quelques arbres absents depuis ce matin. La pluie s’intensifie. Les chauffeurs courent pour approcher les voitures car nous sommes tous bien trempés et par chance se sera la seule fois de la semaine.
– Jour 4 : 8 km + 1300 m – 110 m 5h50
Traversée de Marc par le GR10 puis direction ouest par un petit chemin très agréable en forêt qui nous conduit à l’Artigue, hameau de quatre ou cinq maisons au décor original et admirablement entretenues. Nous continuons direction les cascades. Après avoir aperçu la première sans prétention nous continuons vers une deuxième beaucoup plus importante légèrement cachée derrière une végétation abondante. Photos prises nous retournons par une petite sente escarpée vers le GRT retrouvé dans le bois de Fontanal, axe principal pour le refuge du Pinet. Dans le bois, de rudes lacets jonchés de racines protubérantes nous font transpirer. Pause à la lisière du bois pour un pique-nique à l’ombre. Encore deux trois efforts et l’on arrive aux orris du Pla de Nouzère avec une belle vue sur le massif de Bassiès.
Le sentier s’élève fortement avec divers passages de rochers, on passe un ruisseau, au dessus d’une source, un petit raidillon et nous arrivons sur une croupe. Après plusieurs replats et grimpettes on peut observer sur notre gauche l’Etang Sourd et sa cabane. On cherche le refuge, on le devine mais on ne le verra qu’après avoir passé le déversoir de l’Etang du Pinet. Ca y est on le découvre enfin avec l’étang à ses pieds.
Arrivée à l’étang du Pinet
Nous arrivons donc en milieu d’après-midi, toujours avec un temps idéal, soleil et température raisonnable, à cet étrange bâtiment , belvédère à 360° sur ce paysage minéral. En fin d’après-midi le brouillard commence à arriver, se déplace par saccades et finit par envelopper totalement le refuge. La météo annonce du vent fort pour cette nuit et demain sur les sommets.
– Jour 5 : 13 km + 1080 m – 2100 m 9h55
Il est 7 H le jour se lève, les frontales restent dans les sacs. Malgré le vent fort nous décidons de monter au moins jusqu’aux étangs dans un premier temps. Nous partons cap sud pour s’élever sur un plateau qui domine le refuge avant d’entrer dans un goulet au dessus du torrent qui vient des étangs d’Estats et du Montcalm, suivi d’une traversée à faible dénivelé. Le vallon se referme au niveau de l’Etang d’Estats visible en contre bas et le sentier s’élève sur la gauche pour parvenir à l’Etang du Montcalm où flotte un petit névé sur une eau au vert soutenu. Le vent vient du sud, comme nous grimpons coté nord nous ne sommes pas contrariés, d’où la décision de continuer.
L’ascension se poursuit donc sur un terrain très rocheux dans la partie la plus raide du parcours jusqu’à parvenir d’abord au col de la Coumette puis à celui du Riouffret. Maintenant nous prenons à gauche la direction du Pic du Montcalm, le souffle court dû à l’altitude nous arrivons enfin au sommet au milieu des rochers et gros cailloux. Les violentes rafales nous secouent sur la crête et nous empêchent de faire la traditionnelle photo de groupe. Malgré cela, la vue sur les sommets avoisinants et plus lointains est extraordinaire. On ne s’attarde pas car la température ressentie est proche de zéro, nous décidons de redescendre au premier étang pour un pique-nique bien mérité.
Descente à l’Etang du Montcalm
Pause finie, 2000 mètres de désescalade nous attendent. Nous n’avons plus qu’a nous laisser glisser vers le bas en suivant l’itinéraire de montée jusqu’au refuge. Au Pinet nous reprenons les affaires que nous avions laissées pour alléger nos sacs et empruntons le sentier qui passe par l’Etang Sourd plus régulier et plus confortable.
Refuge du Pinet dans la desente
Après l’Etang Sourd nous rejoignons le chemin de la montée aux orris du Pla de Nouzère avant de s’enfoncer dans la forêt pour descendre les derniers 500 mètres de négatif. Ayant amené une voiture à la centrale afin d’éviter une portion de route non intéressante les trois chauffeurs dévalent ces 500 mètres au petit trot pour récupérer les deux autres véhicules avant l’arrivée du groupe au parking. Chose faite, démarche appréciée de tous. Journée exigeante terminée, le toit de l’Ariège objectif majeur du séjour atteint, participants fatigués mais ravis et pressés de prendre une bonne douche.
– Jour 6 : 14 km + 780 – 780 6h
Après deux journées intensives arrive une journée plus calme et plus roulante agrémentée par la découverte de sites historiques. Nous quittons Vicdessos sur la trace de l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait Tarascon sur Ariège à Auzat, construite en 1911 pour desservir les usines et mines de la vallée. Face au camping, nous prenons à gauche un sentier muletier ombragé qui nous mène au sommet d’un éperon calcaire où se trouvent les vestiges du château de Montréal de Sos. Bati fin 12°S les nombreuses explications nous apprennent qu’il s’agit du plus important château des Comtes de Foix qu’ils ont volontairement détruit. De la table d’orientation nous avons une belle vue plongeante sur Auzat et Vicdessos ainsi qu’un large panorama sur les montagnes voisines. Nous quittons la butte en direction d’Olbier par une sente aérienne équipée d’un câble, avant de traverser une grotte tunnel sombre, étroite, humide et très glissante. Tout le monde est attentif, pas de chute à déplorer.
Sortie de la grotte
Après avoir traversé le sympathique village d’Olbier le chemin monte régulièrement en sous bois pour arriver à la Croix de Massot où un banc est bienvenu pour une courte pause boisson. Nous avons rejoint Goulier où après un rafraichissement à la fontaine, nous suivons le GR10 jusqu’au col de Rizoul 300 mètres plus haut. Au col endroit idéal pour la pause méridienne au pied du Pic de Rizoul. Soleil pour certains, ombre pour d’autres tout le monde trouve sa place.
Après quelques douceurs nous reprenons notre chemin sous un ciel d’azur et une température supérieure aux jours précédents, abandonnons le GR et plongeons sur Sem à l’ombre à travers la forêt de Gelé. Nous ne pouvons pas passer à Sem sans découvrir le Palet de Sanson perché sur son promontoire. Il fait chaud nous sommes en plein soleil le groupe montre certaines réticences à ce dernier effort. Ma persuasion fait que nous nous retrouvons tous devant cet énorme bloc de granit déposé par le glacier qui a occupé cette vallée.
Palet de Sanson
Petit retour en arrière pour traverser le village de Sem connu pour les anciennes mines de fer de Rancié, plus importante exploitation des Pyrénées en son temps. Sur le carreau de la galerie de la République divers panneaux nous relatent la vie minière de la grande époque puis nous suivons le chemin de Cavallère, chemin utilisé par les muletiers avant l’existence de la trémie de Cabre dont l’empierrement reste encore visible de nos jours. La descente suit le ruisseau de Sem où une cassure de relief a créé l’imposante cascade de Carraucou dissimulée dans la végétation. Nous arrivons au pylône inférieur de la trémie peu entretenu, dommage ! Nous traversons la D8 pour remonter le long du ruisseau de Vicdessos par le chemin de Charlemagne, nous sommes à découvert et la chaleur se fait sentir. Cette petite journée à faible kilométrage et dénivelé a reposé les organismes avant une dernière journée plus dynamique.–
Jour 7 : 15 km +1390 m -1390 m 9h40
Dernière journée, afin de minimiser la distance, nous nous approchons au plus près en voiture après avoir slalomé entre les vaches en liberté qui déambulaient sur la route. Départ du plateau de Coumebière en direction de l’Etang de Labant. Les anciennes mines de plomb argentifère des Argentières dépassées, nous montons légèrement sur la droite de l’étang pour arriver à la sortie du bois. Le soleil inonde la vallée et met en valeur la petite ville thermale d’Aulus les Bains d’où partiront nos collègues du GR10 prochainement. Maintenant un beau chemin en balcon, qui reste en courbe de niveau nous repose. Face à nous le cirque de l’Etang du Garbet où un patou nous signale la présence d’un troupeau. Le sentier remonte progressivement vers le col de las Fouzès. La brume matinale joue avec les formes environnantes, tantôt découvertes, tantôt enveloppées en nous offrant un décor étonnant et surprenant. Au col waouh ! la vue sur les sept à huit étangs de Bassiés est exceptionnelle. Le chemin maintenant reste en crête, descend au col de Morech puis remonte au cot de Morech, plusieurs passages de rochers ralentissent l’allure. Soudain on quitte la crête pour contourner le Pic des Fouzès par la gauche et après une longue traversée sur le flanc Est on la rejoint. De nouveau nous la quittons pour évoluer sur la gauche du Pic de Caumale sur un pierrier interminable guidés par des cairns. En contre bas sortent de la brume les étangs des Lavants de l’Escale et devant nous, au sud, apparait nettement le sommet plat de la Pique rouge de Bassiès avec à sa gauche la Pique de Belcaire. Le sentier qui mène au sommet et un sentier de montagne traditionnel quelques cailloux et peu de rochers le pas est régulier et la pente reste constante. Nous sommes tous en haut, la vue sur le Montcalm est dégagée, plus de brume, nous voyons bien le cheminement emprunté il y a deux jours.
Sommet de la Pique de Bassiès
Le vent est toujours un peu présent et malgré le soleil nous préférons redescendre légèrement pour le pique-nique car il est 14 heures passées l’estomac crie famine. La fatigue accumulée se faisant sentir, le retour sur cette crête semble interminable. Au col de las Fouzès nous quittons la crête pour plonger à gauche retrouver notre magnifique chemin en balcon mais c’était sans penser que le troupeau aperçu ce matin aurait pu s’accaparer le chemin et trois patous nous regardent et se font entendre. Petite séance de hors-piste pour les contourner et nous regagnons le sentier de ce matin. La partie horizontale sur ce chemin herbeux et terreux nous repose avant la dernière descente qui nous ramène au parking.
Cette semaine, dans cet univers minéral, a marqué le groupe mais la météo très clémente nous a aidé à supporter la difficulté. Ce séjour finit sur une bonne note, tout le monde est content d’avoir pu aller jusqu’au bout et a retrouvé suffisamment d’énergie pour chanter à tue tête lors de la soirée Karaoké organisée par le centre de vacances. Merci à tous pour la bonne ambiance et merci aux deux futurs animateurs qui m’ont épaulé régulièrement.
– Jour 8 : trajet retour Marc /Clermont-Ferrand 520 km 7h30
Les barrages de la Haute Tarentaine Animateurs : Denis sous tutorat de Michel J. (formation au brevet fédéral) Nombre de participants : 11 animateurs compris (8F, 3H) Météo : Temps couvert 21 ° Distance : 18,6 km Dénivelé : 389 m D+ Durée : 5 h 42 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 436 kms pour 3 véhicules du CREST et Clermont-Ferrand (Denis, Michel et Corinne) Préparation et rédaction : 3 h 00 Itinéraire : Départ depuis le parking devant l’église de ST-Genès-Champespe plein NORD en suivant le GR 30 puis OUEST par les Vergnauds, Laspialade et la retenue du TACT Suivre GR 30 direction SUD en suivant rive gauche du TACT et lac de la Grégut. Depuis le déversoir du lac de la crégut, aller-retour a la base nautique de Lastioulles par D22 et sentiers. Puis prendre direction EST par GR 30 jusqu’au PC885 et retour sur ST GENES par chemin forestier et petite route en passant par Charlut.
Le circuit débute au départ de l’église de ST-GENES-CHAMPESPE au cœur du plateau de l’Artense profondément marqué par les glaciations. Cette boucle longe plusieurs retenues et un lac naturel dont l’ensemble alimente en eau les usines hydro-électriques d’Auzerette, de la Rhue et de Bort-les-Orgues. Une partie des eaux des rivières Eau-Verte et Tarentaine est dérivée et acheminée à travers la retenue du TACT et des lacs de la Crégut et de Lastioulles. La dérivation de ces eaux provoque une augmentation d’apports de matières en suspension et de nutriment entraînant une baisse de la qualité des eaux à la fois de la retenue du TACT mais aussi des ouvrages en aval. Le « projet TACT » porté par EDF vise à améliorer la qualité environnementale du site du TACT ainsi que du lac de la Crégut tout en mettant en valeur le territoire d’un point de vue écologique, paysager et patrimonial thème de cette randonnée. Les points d’intérêt de cette randonnée ont fait l’objet de micro-animations : La retenue du TACT fait l’objet depuis 2022 de plusieurs aménagements visant à améliorer la qualité des eaux transitant vers la Crégut et Lastioulles, en renforçant le rôle décanteur et phyto-épurateur de la retenue. Lors de cette randonnée nous avons pu observer : – le dessableur aménagé à l’extrémité nord de la retenue qui permet de piéger les sédiments grossiers > à 1 mm. – la levée de terre qui sert à ralentir les vitesses d’écoulement et à favoriser la décantation des sédiments les plus fin. Des végétaux inféodés aux milieux humides servent de peigne naturel et de filtre épurateur. – un barrage flottant dénommé « DROME » et un système de rehausse situé au déversoir permettant d’arrêter les Embâcles et de maintenir un débit réservé sur le ruisseau du Tact. Afin de découvrir l’ensemble des lacs nous avons effectué un aller-retour depuis le déversoir de la Crégut vers la base nautique de Lastioulles pour déjeuner bien installés sur des tables.
Chemin faisant quelques inscriptions et affiches nous permettent de constater que les associations locales œuvrent également à la préservation du site (la retenue de Lastioulles est labellisée pavillon bleu pour la qualité des eaux de baignade). Cette randonnée qui traverse trois histoires ; l’histoire glaciaire du paysage ; l’histoire industrielle de l’hydroélectricité et l’histoire actuelle de la gestion des milieux aquatiques se termine par la remontée vers ST-Genes-Champespe dans la bonne humeur et l’envie de se retrouver très vite pour de nouvelles aventures. Et bien sûr un grand merci à nos pâtissières qui nous ont encore régalé par leurs talents
Animateur : Yves Nombre de participants : 10 animateur compris (6 F, 4 H) Météo : ensoleillée et couvert Distance : 24 km Dénivelé : 950 m Durée : 8h pauses comprises Classement Atlas : facile, reclassée moyenne Kilométrage auto : 25 km pour 1 véhicule, 35 km pour 1 autre soit : 60 km et 2 véhicules sur place Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Laschamps, puy de Montchier, puy Salomon, puy des Gromanaux, col de Ceysat, Puy de Dôme, Nid de Poule, le Traversin, puy Pariou, PC979, PC978, PC926, PC922, PC929, PC936, Croix Espinasse, PC957, Laschamps.
La météo prévoyait des orages forts sur l’ensemble du département, après quelques hésitations je décide de me rabattre sur la Chaîne des Puys où semble t’il les prévisions sont moins pires.
Nous quittons Laschamps relativement tôt afin de pouvoir passer entre les gouttes cette après-midi. Après la traversée de D942 nous attaquons d’emblée notre premier puy, celui de Montchier. Le temps est lourd et les premières sueurs arrivent déjà dans cette montée qui serpente entre les arbres que l’air a du mal à traverser. De nombreux troncs délaissés au sol nous obligent à une séance de gym, dessus, dessous, sur le côté etc… Cahin-caha nous arrivons au sommet où la forêt plus aérée laisse pénétrer de l’air plus frais qui nous caresse le visage, ouf on respire !
Petite pause boisson et nous replongeons sur l’autre face direction le puy de Salomon, où malgré une petite déviation de ma part nous gagnons le sommet. La petite sente de descente très étroite est agréablement bordée de part et d’autre d’une végétation encore très verte. Après avoir traversé le puy des Gromanaux nous voici au col de Ceyssat, au pied du géant des Dômes. Changement de décor, nous quittons la zone boisée et ombragée pour retrouver le soleil, la chaleur, et l’affluence des grands jours.
Direction le chemin des Muletiers où chacun à son rythme démarre l’ascension. Le groupe s’étire légèrement et nous voilà en haut des marches. Au dessus de nous virevoltent de nombreux parapentes aux voiles multicolores, beaucoup de baptêmes semble-t-il. Pique-nique fini nous redescendons par le traditionnel Chemin des chèvres puis direction le Pariou, parcours classique conditionné par la météo. Au sommet du Pariou une petite brise se fait ressentir, sur le versant ouest du Puy de Dôme les nuages s’assombrissent et l’orage semble arriver.
Montée au Pariou
Nous pressons le pas car il nous reste encore une dizaine de kilomètres pour regagner le point de départ. Les grands chemins quasiment plats nous aident à conserver une allure soutenue.
On presse le pas
Voie ferrée et D68 traversées, nous relevons la tête le ciel s’éclaircit, les nuages se sont dirigés vers le nord et le soleil réapparait gentiment. La féerie des voiles a disparu et le sommet du Puy de Dôme semble maussade.
Les nuages se décalent
L’arrivée se fait dans les conditions que nous avions ce matin au col de Ceyssat, magnifique !
Malgré la connaissance des lieux les participants ont apprécié cette journée prévue facile qui s’est terminée en moyenne, suite à la recherche des différents points sommitaux des premiers puys. Petite mise en jambes pour les cinq partants au Montcalm présents aujourd’hui. Je ne regrette pas mon choix, pas d’éclairs, pas de tonnerre, pas une goutte d’eau, merci la chance !
Animateur : Pierre Nombre de participants : 9 animateur compris (6 F, 3 H) Météo : ensoleillé et chaud ; température autour de 32° Distance : 18 km Dénivelé : 753 m Durée : 04H56 pauses comprises (5H20 hors pauses) Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 172 km au total pour 2 voitures Préparation et rédaction : 3 h
Itinéraire : Manglieu, Les Valières, Grelinge, Les Fourguis, Bouffevent, Champorent, Bouchiche, Le Gacard, Maisonneuve, Jalatogne, Le Montel, Le Brugeron, Pourrat, Manglieu.
Manglieu (prononcer Manlieu) et son ancienne abbatiale bénédictine du XIIe siècle nous accueille au départ de cette randonnée dominicale.
Nous l’entamons par une petite montée qui nous amène dans un sous-bois bienvenu car, bien qu’il soit encore assez tôt, la chaleur se fait déjà sentir. Un peu de hors-piste en descente dans les bois et nous traversons l’Ailloux à sec avant de reprendre une nouvelle ascension. Encore un peu de hors-piste au sortir du bois et nous croisons en ce site pourtant isolé un sportif en train de répérer le prochain trail de Manglieu. Poursuivant notre route ombragée vers les Fourguis,
les ruisseaux de Préneuf comme celui de Caffignoux que nous traversons sont aussi secs les uns que les autres. Lors d’une halte ombragée, Germaine nous fait partager sa remarquable reconnaissance du bâti local.
A Bouffevent, nous refaisons le plein d’eau chez un riverain. A Bouchiche, une passerelle installée en 2025 enjambe le ruisseau de Bouchisse mais aujourd’hui nous ne l’emprunterons pas car le lit est à sec.
Arrivés au Gacard, nous nous arrêtons pour déjeûner près d’un étang. Celui-ci est dramatiquement bas, les poissons commencent à flotter le ventre à l’air.
Au redémarrage nous empruntons la route goudronnée jusqu’à Maisonneuve et continuons la descente jusqu’au lieu-dit « le Montel » et son château, auparavant appelé « Montel de Condat », « condat » vieux mot français signifiant « confluence », en l’occurrence de ruisseaux.
En remontant au Brugeron et après un dernier soupçon de hors-piste, le temps se fait menaçant et orageux ; la décision est prise de raccourcir la rando de 2 km. Après une courte ondée, le pétrichor vient nous chatouiller les narines mais nous en serons quitte pour cette fois et échapperons à l’orage.
A Manglieu, nous faisons un détour pour visiter l’intérieur de l’abbatiale ouverte.
Animatrice : Mady Nombre de participants : 9 animatrice comprise (7 F– 2 H) Météo : beau temps Distance : 21 km (montre garmin 7) Dénivelé : 925 m (montre garmin 7) Durée déplacement : 7h45’ Classement Atlas : moyenne Voitures : 128 km x 2 voitures de Clermont Fd soit au total 256 km. Préparation et rédaction : 3 h
ITINÉRAIRE : Vollore-Montagne, Pamole, le Pertuis, Pierre Pamole, Pas de Mousset, Notre-Dame de l’Hermitage, Sugier, Vollore-Montagne
C’est sous un ciel légèrement nuageux que nous débutons la randonnée. Il fait encore frais et l’itinéraire doit nous permettre d’évoluer pour la majeure partie de la randonnée sous le couvert des arbres.
La montée au Puy Besson qui surplombe Vollore-Montagne se fait facilement même si le chemin pour passer au sommet n’est pas très marqué. Les épicéas sont suffisamment espacés pour une progression facile. Par contre, les branchages qui jonchent le sol sont des pièges à éviter. Il en est de même au début de la descente avant de retrouver un large chemin qui nous fait passer à la Croix des Tuiles puis au hameau de Pamole où nous découvrons une œuvre originale.
Oeuvre à Pamole
Le sommet de Pierre Pamole, 1198 m d’altitude, point le plus haut de la randonnée est face à nous. L’objectif est d’y arriver pour la pause méridienne afin d’effectuer dans la matinée la majorité du dénivelé.
Passage au col du Pertuis avec une vue sur le Grun de Chignore qui permet de préciser que le terme «Grun (ou Grün qui signifie vert en allemand) désigne aussi un sommet en patois auvergnat. La montée s’effectue sur des chemins plus ou moins pierreux avec des portions plus ou moins raides et même si on est toujours à l’ombre, les maillots commencent à être bien humides…
Enfin nous voici au sommet, site très dégagé, qui offre une vue à 360° sur les massifs et les plaines de la région et une lecture de paysage facilité par les tables d’orientation installées sur de gros blocs granitiques.
Vue depuis Pierre Pamole
Le pique-nique pris à exactement 12h, nous descendons par une sente vers l’Arbre du Diable devant lequel une petite halte s’impose pour s’imprégner de sa légende (voir en fin de CR) avant de rejoindre le GR3. Créé en 1947 ce premier chemin de Grande Randonnée balisé en France, commence au Mont Gerbier de Jonc et s’achève à l’estuaire du fleuve. Nous le quittons après le Pas de Mousset, et commençons une nouvelle montée, la dernière importante pour arriver à Notre-Dame de l’Hermitage. Grande bâtisse isolée au milieu des bois, ce lieu comprend un monastère qui aurait été créé en 1669 sur le site d’un ermitage attesté dès 1288 mais dispose aussi d’une maison d’accueil et d’une hôtellerie beaucoup plus récentes pouvant accueillir personnes seules ou groupes. Arrivés par l’arrière nous la contournons et montons jusqu’au rocher de Peyrotine d’où nous apercevons la campagne ligérienne et Noirétable.
Reprenant le GR3, et après une halte à la Chapelle du Cimetière, direction la croix St Guillaume et le Lit de la Vierge, chaos granitique situé au milieu des bois. Un peu d’escalade et pour la 3ème fois de la journée, nous bénéficions à nouveau d’un très beau panorama très verdoyant sur les monts du Forez dont Pierre sur Haute et les Dômes.
Descente du Lit de la Vierge
Les points essentiels de la randonnée ayant été atteints il ne nous reste plus qu’à regagner tranquillement notre point de départ. A bientôt sur d’autres chemins…
La légende de l’Arbre du Diable : En des temps très anciens, le diable voulut, depuis Augusto Nemetum se rendre à Lugdunum la capitale des Gaules Pour ce faire il enfourcha son grand pur sang noir et après un premier bond sur le Grun de Chignore, le second le conduisit au Bois de Pamole.
Lorsque qu’il s’aperçut que son prochain bond le conduirait sur les lieux des sources sacrées de ce qui allait devenir bien plus tard le monastère de Notre-Dame de l’Hermitage, le cheval se cabra et, dans un grondement effroyable qui fit trembler la région, cheval et cavalier disparurent dans les entrailles de la terre.
Sur cette terre brûlée pendant de long siècles, aucune végétation n’osa s’installer jusqu’à ce jour de grand vent ou un corbeau, déstabilisé par les éléments, laissa s’échapper la graine de sapin qu’il tenait dans son bec. Trop de pouvoir échapper à son prédateur, celle-ci n’eut de cesse que de s’enraciner rapidement, sans avoir conscience de l’offense faite aux esprits de Satan. C’est pourquoi, soumis aux esprits maléfiques l’arbre a vécu et grandi dans la souffrance et le tourment.
Animatrice : Martine – Tuteur : Thierry Nombre de participants : 12, animatrice et tuteur compris ( 3H, 9 F) – 2 désistements Météo : Ensoleillée avec une température agréable : 26° Distance : 20,5 km Dénivelé : 930 + Durée : 7h15 pauses comprises Classement Atlas : Moyen Kilométrage Auto : 100 km pour 3 véhicules soit un total de 300 km Préparation et rédaction : 3 H
Itinéraire : Parking zone d’activité des Vernières,direction Sud Est cascades de la Vernière, PC 1080, traversée Rigolet bas, PC 1153, Rigolet Haut, PC 1219 Les moulins, Pré des Sagnes, PC 1216, PC 1192, traversée ruisseau des Vernières, PC 1224, PC 1192, PC 1180 vers ferme de Chamablanc, Vendeix bas, PC 1078, passerelle, Roche de Vendeix 1160, PC 1249, PC 1169, ancien funiculaire de Charlannes, Les investisons, parc Fenestre, PC 903, Le Pregnoux, retour ZA des Vernières.
C’est un air frais qui nous accueille ce jeudi sur le parking ZA des Vernières, à l’entrée de la station thermale de La Bourboule ! Le temps de présenter le circuit et de rappeler quelques consignes et nous entamons une petite montée à l’ombre de grands épicéas et hêtres. Nous nous dirigeons vers le Salon des Capucins qui sera l’objet d’une des 3 questions à rechercher :
1- Pourquoi appelle-t-on cet endroit « le salon » ? 2-Quelle est la différence entre le funiculaire du Mont Dore et celui de La Bourboule ? 3-Quelle est la différence entre la sylvothérapie et la naturopathie ?
Arrivés à Rigolet Bas, nous pouvons admirer la Montagne de Bozat le long de la petite route qui nous mène jusqu’à Rigolet Haut. On aperçoit les premières maisons de la ville du Mont Dore et une belle enfilade de Puys ; côté Est : Puy de la Tâche, Puy de l’Angle, Roc Cuzeau. Les jardins de ce petit bourg sont très verts ! Ils bénéficient de l’altitude et de l’ombrage de grands arbres. Direction le Pré des Sagnes et nous passons sous le salon des Capucins où une petite pause toujours à l’ombre, me permettra d’échanger avec le groupe sur ce fameux parcours de découverte consacré à la sylvothérapie. Ce sentier, situé à proximité permet grâce à des spas forestiers et des aires de repos de se reconnecter avec la nature. Avis aux amateurs ! Le groupe a trouvé la réponse à la question 1 : Les curistes de la belle époque montait par le funiculaire pour faire « salon » au Capucin …..se reposer, prendre le thé ! Pour la question 3, c’est Dominique qui a trouvé la réponse : La naturopathie est une approche plus globale de l’hygiène de vie alors que la sylvothérapie est centrée essentiellement sur le contact avec les arbres en vue de la recherche du bien être … Un beau chemin forestier nous conduit vers la ferme de Chamablanc. Le jeune éleveur ne nous vendra pas ces fromages. Ils sont réservés aux marchés du Mont Dore et du Guéry. Belle vue sur la roche de Vendeix !
Quelques-uns déposent leur sac à dos pour s’attaquer à cette petite montée et admirer le paysage de là-haut : côté nord, Le puy Gros et la banne d’Ordanche avec en contrebas la station thermale de La Bourboule et la vallée de la Dordogne ; côté sud , l’extrémité nord de la montagne de Bozat qui nous camoufle en partie le massif du Sancy.
Le piton volcanique de Vendeix a été occupé par un château fort au Moyen âge. Il n’en reste que quelques vestiges peu visibles. Le pique-nique se fera à l’ombre, très agréable, de grands frênes. Chacun reprend des forces avant de s’attaquer à la 2ème partie du circuit… Une belle descente jusqu’au ruisseau de Vendeix où nous croisons une équipe de forestiers en plein travail ! Leurs énormes engins n’arrangent pas les chemins … Le dernier gros dénivelé se fait tout à l’ombre et à la fraîcheur de nombreux ruisseaux. C’est étonnant de voir ces sous-bois verdoyants alors que la végétation est asséchée ailleurs…. Nous arrivons sur le plateau de Charlannes où une pause bien méritée se fait dans la toute nouvelle salle hors sac : ravitaillement en eau très fraîche, toilettes, bancs, tables …. L’endroit est accueillant et offre une vue magnifique sur La Bourboule !
C’est l’ancienne gare d’arrivée du funiculaire qui a été aménagée au grand bonheur des randonneurs ! La descente par les Investisons est rapidement avalée, exceptée la halte à l’ancienne gare intermédiaire du funiculaire où nous en apprenons un peu plus sur son histoire. Mis en service en 1902 et fermé en 1958, le funiculaire fonctionnait grâce à un système de contrepoids de l’eau à la différence de celui du Mont Dore qui fonctionne grâce à l’énergie électrique (réponse question 2). L’arrivée dans le parc Fenestre est saluée par 2 mouflons superbement réalisés avec des matériaux trouvés sur place ! (Œuvre Horizons 26). Une jolie transversale au-dessus de la ville nous permet d’admirer les anciens hôtels de la Bourboule. Encore quelques petits raidillons pour arriver à notre point de départ où nous retrouvons les voitures à l’ombre ! Comme le dit si bien G, circuit parfait et souvent ombragé, tout à fait adapté à la météo du jour … Merci à tous pour votre enthousiasme et cette énergie communicative pour la marche, et plus particulièrement Thierry pour ces compléments d’information sur les paysages et le volcanisme, Gérard dans son rôle très zen de serre file.
Le verre de l’amitié nous a réuni au Mont Dore avec Bénédicte, moment de convivialité essentiel en fin de journée !
Animateur : Laurent / Tuteur : Sébastien Nombre de participants : 8 animateur compris (5 F, 3 H) Météo : ensoleillé avec légère brise Distance : 21,3 km Dénivelé : 686 m Durée : 7H45 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 28 km pour 2 véhicules soit : 56 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Parking Panoramique des Dômes, PC924, Suquet Bonnet, PC961, GR441, Puy de Salomon, col de la Moreno, Puy de Monchier, PC1033, Puys de Barme, PC972, Parc d’Allagnat, la Fontaine du Loup, Col de Ceyssat, Bois de Rochetoux, PC924
Départ du parking du panoramique des Dômes. Nous partons plein sud vers le Suquet Bonnet. Nous profitons des grands hêtres et de l’air frais du matin. Nous sommes dans le chemin qui nous mène vers la Croix Espinasse, nous devons tourner à droite dans un chemin qui doit nous mener vers le GR441 mais il a disparu ! Nous sommes obligés de faire du hors-pistes sous les grands conifères et les pieds dans la mousse.
Nous croisons une zone grillagée de reboisement et des installations avec des filets pour récolter sûrement les graines des arbres. Pas de promeneur, mais un chevreuil. Après avoir rejoint le GR, nous attaquons la montée du Puy de Salomon. Lors de notre redescente nous apercevons le Puy de Monchier notre prochain objectif. Nous l’attaquerons par la face Sud et donc nous devons le contourner jusqu’au col de la Moreno. La montée au Puy de Monchier avec pour objectif de déjeuner à son sommet met en joie l’ensemble de la troupe qui alterne contrepèteries et chansons plus ringardes les unes que les autres. Déjeuner dans une petite clairière et redescente en hors-pistes dans les feuilles de hêtres.
Nous traversons la route qui va du col de la Moreno à Allagnat pour rejoindre une pâture à moutons dont l’herbe est bien grillée par le soleil. Il fait chaud mais nous ne cuisons pas dans notre jus. Aux puys de Barme, nous contournons le premier cratère et nous avons une belle vue vers l’ouest.
Nous passons entre les deux cratères avant de redescendre pour éviter la carrière. Nous profitons des Bois d’Allagnat à l’abri du soleil. Nous entendons des oiseaux que nous essayons d’identifier et faisons une reconnaissance des différents types d’arbres tout en nous dirigeant vers le col de Ceyssat. Nous retrouvons la civilisation avec de nombreux promeneurs qui sont venus profiter du Puy-de-Dôme. Direction le parking par le bois de Rochetoux où nous ne croisons personne avant de retrouver le chemin principal qui nous mènera vers les voitures. Pour les derniers 100m, nous sommes obligés de faire du hors-pistes car le chemin a disparu !!
Animateur :Thierry Nombre de participants : 4 animateur compris (2 F, 2 H) Météo : Très ensoleillée et températures élevées – pas de pluie Distance : 140km Dénivelé : 9000 m – (11 cols à + de 2200 m) Carte : 3537ET, 3637OT, 3536ET Classement Atlas : Moyen à difficile Kilométrage auto : 1 voiture 895 km Temps préparation et CR : 30h
Jour 1 : Ceillac- St Véran – 13,30 km –1136 m D+ – 9h de déplacement
Après un voyage et une installation sans souci dans le refuge de Ceillac le samedi, nous sommes ce dimanche matin au début du sentier qui va nous mener à Saint Véran après une étape assez courte qui va nous lancer pour le restant de la semaine. Les dénivelées assez faibles des premiers kilomètres sont trompeuses. Jusqu’au hameau du Villard, nous marchons en balcon au-dessus du ruisseau du Cristillan. Ce n’est qu’après le hameau sinistré du Rabinoux que les choses sérieuses commencent. Au revoir les crêtes des Eusselieres de l’autre côté de la vallée de Ceillac et bonjour les premières rampes dans la forêt de Mont-Dauphin. Au cours de la progression, nous croisons et recroisons toujours les mêmes têtes, sympathiques au demeurant. On voit déjà que l’ascension sera un vrai chemin de croix pour certains quand d’autres voltigent sur ces pentes exigeantes. Aux alentours de 2100 m nous quittons l’étage préalpin et les derniers arbres. On devine presque le col des Estronques 500 m au-dessus de nous au nord-est. Le sentier est bien tracé et monte assez régulièrement. Chacun a trouvé son rythme et progresse plus ou moins vite… Même si ce n’est ne sont pas des sacs à dos chargés pour une autonomie, leurs 10-12 kilos commencent à peser. Parvenus finalement au col après 1000 m de dénivelée à 2651 m, la Tête de la Jacquette à 2757 est comme une invitation pour conclure dignement cette première matinée. Du sommet, on a une vue plongeante sur St Véran qui semble si petit et si loin.
Saint Véran
A l’est, c’est le mont Viso qui se montre pour la première fois. La descente sera longue me dis-je avant de rejoindre mes compagnons déjà installés pour un pique-nique bien mérité. Entreprise en douceur, la descente sera assez longue en effet mais sans stress car sans difficulté. Entrecoupé par quelques haltes salvatrices, l’après-midi filera assez vite. Parvenus au point ultime de la descente sur le ruisseau de la Blanche, il faut encore consentir un dernier gros effort pour prendre pied dans les premières rues de ce village perché qui mérite bien sa place de village le plus haut d’Europe, à près de 2120 m. Nous passerons le reste de l’après-midi à nous installer et à flâner longuement dans les rues du village pour observer l’architecture de ces belles maisons et les horloges solaires qui ornent leur façade.
Jour 2 : St-Véran- Refuge de la Blanche – Tour de la Tête des Toillies 15,18 km – 1160 m D+ – 1192 m D- 7h 13 de déplacement
Journée presque sans GR ce lundi. L’objectif est en effet de faire le tour de la Tête des Toillies à partir du refuge de la Blanche. Nous prenons une navette à Saint Veran pour gagner du temps et quelques 2,3 km en fond de vallée le long du torrent de l’Aigue Blanche. Le bus nous libère à 2 km de la chapelle de Clausis, près d’une ancienne mine de cuivre ouverte en 1900 et fermée en 1960, au destin chaotique et finalement ruinée en 1957 suite à de grosses inondations. Deux kilomètres plus tard, nous atteignons la chapelle des Clausis perchée sur un petit promontoire avec en fond d’horizon le cirque glaciaire de la Blanche dominé par la Tête des Toillies. Nous arrivons peu après au presque neuf refuge de la Blanche où nous nous délestons d’une partie de nos affaires avant de partir pour la journée dans une boucle minérale autour de cette bonne Tête. La boussole que je viens de perdre en attendant la navette à Saint Veran me manque un peu lorsqu’il faut choisir le bon sentier parmi les 3 qui se présentent avec des directions assez proches. Finalement, nous prenons le bon et la direction du col Blanchet et de son petit lac éponyme en avalant presque sans s’en rendre compte les 500 m de dénivelée. Petite pause au lac juste sous le col. La borne frontalière numéro 50 nous apprend que nous allons descendre en Italie une fois le col juste franchi à 2897 m.
Borne frontière n°50
De ce passage, le Viso s’impose à nous. Il n’est pas très loin à vol d’oiseau. La descente est facile et la sente évidente au sud en direction de col de Longet. Nous n’avons perdu que 200 m depuis le col. Les lacs Bleu et Nera, en Italie, sont bien tentants mais c’est le col Longet, en France, qu’il nous faut atteindre. C’est chose faite sans trop d’effort car la dénivelée était minime pour repasser chez nous à 2650 m. Nous surplombons deux petits laquets aux eaux bleues. Nous pénétrons sur un vaste plateau glaciaire où l’eau imprègne tout le paysage. Proches et au-dessus de nous s’élèvent une muraille faite de plusieurs sommets dépassant les 3000 m comme le bric de Rubren ou la pointe de Cornascle. L’Ubaye est toute proche au sud-ouest. Nous avons déjà tourné à 200° autour de la Tête et la dernière partie de la rando va consister à monter au col de la Noire à 2955 m et à plonger vers le refuge 400 m plus bas. Avant le col, nous avons admiré le beau lac de la Noire et toute la montagne qui continue au sud, par-delà la muraille que j’évoquais plus haut. Parmi ces belles découvertes de la journée un petit regret : ne pas être parvenus au sommet du pic de la Farneireta à 3134 m dont la longue crête au sud-ouest peut être atteinte à partir de notre col de la Noire. Arrivés 1 à 2 heures plus tôt, l’ascension était envisageable ! Idem pour le sommet de la Tête des Toillies encore plus proche par une crête qui s’amorce également du col en direction du nord est. Nous en prenons notre partie et nous regagnons le refuge après une courte descente. Mes regrets s’envoleront vite dans les vapeurs d’une bonne douche et les effluves d’une bonne IPA.
Jour 3 : Refuge de la Blanche – l’Echalp – 19,07 km – 849 m D+ – 1641 m D- 7h 45 de déplacement
Assez longue étape sur le GR aujourd’hui. Nous quittons le refuge en direction du GR au nord en essayant de trouver une trace. Il est tôt et les appels de marmottes sont incessants. La sente que nous avons retrouvée rapidement a le bon goût d’épouser les courbes de niveau proches et donc de nous échauffer en douceur. Malgré tout, un petit coup de c… s’impose finalement, pour prendre appui sur la GR qui vient de Saint Véran. La montée vers le col de Chamoussiere plus de 300 m au-dessus de notre position se fait à assez bonne allure : l’échauffement a rempli son rôle. Comme souvent pendant ce séjour, nous rencontrons des randonneurs-euses jeunes qui marchent à deux avec un de leurs parents, un père le plus souvent. Sympa de voir la complicité qui s’installe entre l’aîné et le jeune adulte. Après une petite pause au col, nous profitons de sa proximité et de son accès facile pour monter au sommet du pic de Caramantran, à 3021 m. La courte dénivelée est vite absorbée et après un petit passage rocheux qui nécessite de s’aider des mains, nous atteignons le sommet. Nous retrouvons vers le sud une partie de notre boucle de la veille avec la Tête des Toillies et le col de la Noire au premier plan. Comme souvent les 360 ° au-delà des 3000 m dévoilent une grande partie des Alpes, de la Barre des Ecrins à l’ouest, aux Aiguilles de Chambaron et au Mont Thabor au nord, au Mont Blanc au nord-est et au Viso à l’est. Entre autres… Après une descente assez courte, nous voilà au col Agnel près à remonter sur le 3eme col du jour, le col Vieux à 2806 m. J’avais imaginé monter au Pain de Sucre 400m au-dessus du col. C’est une ascension facile mais avec un A/R de plus de 2 heures. Il est presque midi, il fait chaud et une descente de plus de 10 km / 1100 m D- nous attend. Je préfère nous économiser. Tant pis pour ce beau 3000, à la forme si caractéristique.
Le pain de sucre
Nous profitons du 1er lac, le lac Foreant pour déjeuner. Lui et son voisin du dessous, le lac Egorgeou sont des lacs glaciaires à la végétation protégée car témoin directe des Grandes glaciations d’il y a plus de 20000 ans. Jonc arctique, lèche bicolore et vinaigrette cotonneuse tapissent le sol. Les trempettes sont proscrites et l’interdiction bien respectée malgré la relative affluence des randonneurs venus du col Agnel. La descente de la vallée du Haut Guil va se poursuivre tout l’après-midi. Un groupe de jeunes marseillais en colonie de vacances à Ristolas nous accompagnera jusqu’à l’Echalp. Comme toutes les longues descentes, celle-ci finit par lasser notre petit groupe avec ces airs de “et non, ce n’ est pas encore fini”. Heureusement le dernier tiers se fait à l’ombre des mélèzes. Mais toutes les “bonnes choses” ont une fin et nous enjambons enfin le pont au-dessus du Guil en direction de notre gîte du jour où la salle à manger se révélera bien bruyante.
Jour 4 : L’Echalp – refuge de la Monta – Ristolas – pic de Sparveyre – 24,50 km – 1504 m D+ – 1502 m D- 9h44 de déplacement
Seconde journée en dehors du GR 58 aujourd’hui. Plutôt qu’une boucle standard dans les alpages au-dessus de Ristolas/ Abries, j’ai choisi d’atteindre un petit 3000, bien au sud de Ristolas qui surplombe par son versant oriental la haute vallée du Guil que nous descendions la veille. Avant cela, nous parcourons le petit kilomètre qui nous sépare de notre gîte du jour à la Monta où, comme au refuge de la Blanche, nous abandonnons une partie de nos affaires afin d’alléger nos sacs. Le soleil est déjà chaud et nous sommes chanceux de suivre un beau sentier ombragé jusqu’à Ristolas, parallèle au Guil que nous entendons par intermittence. A hauteur de Ristolas, nous rejoignons une piste qui part au sud en direction des crêtes du Grand Queyras. Premier objectif du jour le lac de Ségure, 700 m au-dessus de nous, loin au bout de de cette piste de Ségure qui permet aux bergers du secteur d’emmener leurs troupeaux dans les estives qui surplombent sur plusieurs kilomètres le torrent de Ségure. La large piste monte tranquillement ce qui nous va bien pour ce début de randonnée. Nous rencontrons justement le pickup d’une bergère qui se prépare à installer de nouvelles clôtures autour des futurs pâturages de son grand troupeau de près de 1500 moutons. Elle nous explique la “stratégie” : laisser paitre les moutons d’aval en amont sur des surfaces qu’elle clôture, déclôture » progressivement jusqu’en haut du cirque distant de 4 ou 5 km environ. Tout le monde restera sur ces pentes jusqu’en septembre. En chemin nous croisons un petit groupe mené par une animatrice de randonnée de la fédération. L’occasion d’échanger sur nos associations respectives.
Après une bonne heure et demi de progression, nous quittons la piste pour un sentier qui monte progressivement vers l’un des deux lacs de Ségure -le plus vaste- où nous prenons notre repas. J’en profite pour observer les sommets au-dessus du lac. Le pic de Ségure (2990 m) que j’avais choisi est abandonné au profit du pic de Sparveyre (3002 m) que j’observe en détail. La crête finale semble assez longue sans difficulté vu d’en bas. Reste à trouver le meilleur cheminement pour cette longue montée hors sentier. Nous commençons l’ascension en suivant un ruisseau à sec. Puis ce seront de grands zigs et zags pour choisir à chaque fois la plus faible pente dans ce grand versant herbeux. Néanmoins, il faut bien grimper pour avaler ces 700 m de D+. Après une bonne heure de progression, nous arrivons dans les premiers éboulis. Une dame apparaît au détour d’un petit épaulement, ce qui valide la direction suivie jusque-là. Elle nous dit que la fin de l’ascension est pénible. On verra… C’est la seule randonneuse rencontrée dans ce secteur isolé. La progression dans un environnement maintenant complètement minéral continue à vue. Un cairn apparaît de temps en temps mais une très légère trace dans les cailloux nous guide sûrement jusqu’au vrai sommet qui se mérite car se dérobant souvent derrière les derniers plis rocheux de cette belle montagne. Séance photos à 360° sur la vaste plateforme sommitale pour se souvenir de ces paysages étonnants, comme toujours en haute montagne. Le regard englobe à la fois le Pain de Sucre, le Viso et le lac de Foréant que nous longions la veille.
Pain de sucre, Viso, lac de Foréant
Finalement, l’ascension nous aura pris un peu plus de 2 heures d’effort dans un terrain pas facile du tout. J’essaie de retrouver notre itinéraire de la montée pour faciliter la descente. Je la retrouve par intermittence. Le lac de Segure, point de repère évidemment n’apparaît que tardivement. Mais j’avais retrouvé le lit du torrent emprunté tout à l’heure que nous suivons avec Sandrine jusqu’à la berge du lac. Il nous reste une bonne dizaine de kilomètres pour le retour : on ne s’attarde pas trop. Nous aurons la chance d’apercevoir un gros troupeau de jeunes bouquetins dévalant en colonne les pentes boisées vers le torrent de Segure. Surveillés par quelques adultes – des femelles ? – nous les suivons à la jumelle pendant leurs folles chevauchées. Difficile de s’arracher à un tel spectacle. Ce sont eux qui mettront fin au spectacle en remontant tous les uns après les autres dans leurs pentes boisées. La suite de la marche sera encore efficace car nous atteindrons la Monta un peu après 18h. Fatigués mais certains d’avoir vécu une de nos plus belles journées du séjour (mon avis).
Jour 5 refuge de la Monta – Abriès – Font de Cervières 16 km – 1317 m D+ – 820 m D- 7h25 de déplacement
Reprise du GR aujourd’hui. Après un court trajet en bus à partir de la Monta, nous partons d’Abriès pour gagner les Fonts de Cervières, grand hameau à la même latitude que le col de l’Izoard et notre point le plus septentrional du séjour. Le sentier commence par un beau balcon au-dessus de la vallée du Guil d’où l’on devine le village d’Aiguille en aval, avant de virer au NW et de remonter le torrent de Malrif pendant 2 km environ. Cheminement paisible à l’ombre des mélèzes. Le sentier se fraye parfois un passage étroit dans la paroi rocheuse. Nous arrivons bientôt à la partie basse du hameau du Malrif où s’élève la chapelle Ste Marguerite, dans la pente rocheuse. Elle a la particularité d’avoir un clocher désolidarisé du bâti; il est installé sur un piton rocheux et est haut de 5 m. Grâce à cette particularité, les cloches et les alertes donc pouvaient mieux être entendues des habitants de la partie haute du hameau. Au milieu du 19e siècle, il comptait 19 maisons et 150 habitants. Ne restent aujourd’hui que des ruines et seulement 3 chalets rénovés mais plus d’habitant sinon en été dans un chalet gîte. Malrif signifie mauvais ruisseau ou mauvaise vallée signe d’une implantation difficile. Nous traversons le ruisseau en face des premières barres rocheuses de la Serre de l’Aigle. Les difficultés commencent….
Le sentier se cabre soudainement sur plusieurs centaines de mètres et il faut trouver son rythme. C’est pour éviter cet effort soutenu que les aménageurs ont fait une boucle moins pentue qui remonte plus au nord et qui revient progressivement sur le tronçon que nous suivons qui se révèle donc être une variante du GR qui nous élève de 600 m en direction du col du Malrif à 2902 m. Dans une partie en balcon, la pente du sentier s’est un peu adoucie permettant le regroupement de l’équipe juste avant l’arrivée au lac du Grand Laus où nous prenons notre pique-nique. Le col est encore 300 m au-dessus de nous. Il existe une variante qui s’élève plus à l’ouest par les lacs Mezan et du Petit Laus et qui rejoint après un passage hors sentier le col. Nous ne le tentons pas. Lorsque nous parvenons enfin au col au prix d’un effort encore un peu soutenu, nous entrevoyons au loin au NW un chalet qui pourrait bien signifier le bout de la rando du jour. A confirmer ! Encore une superbe plateforme pour admirer les paysages à 360° : au NW, toute la chaîne des Ecrins s’impose majestueusement !
Chaine des Ecrins en fond
Il faut pourtant s’arracher et se lancer dans la descente un peu rapide et pierreuse sur les premiers 500 m. Puis tout se calme et s’aplanit presque. Nous marchons maintenant au bord du torrent de Pierre Rouge qui nous accompagnera jusqu’au Fonts. La chaleur aidant, il me paraît presque normale d’aller faire trempette qqes minutes. Patrice, à l’arrière, m’a devancé. Je profite d’une belle vasque et d’une petite chute d’eau pour prendre un bon bain. Patrice s’y plonge également lorsqu’il nous rejoint. Nous descendons le sentier encore sur 3, 4 km avant d’atteindre les “faubourgs” des Fonts de Cervières, grand hameau aux grands chalets pas tous en grande forme. Je les photographierai sous tous les angles à l’occasion d’une promenade digestive.
Jour 6 :– Font de Cervières – Souliers 18 km – 1113 m D+ – 1325 m D- 6h52 de déplacement
Passage de deux cols pour le prix d’un aujourd’hui avant d’arriver dans le charmant village de Souliers. La montée au premier col, le col des Marsailles, se fait par un sentier forestier bien tracé qui nous amène au beau lac des Cordes. Ce dernier fait l’objet de plusieurs expérimentations menées par des laboratoires français et italiens sur l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes comme l’étude des bactéries et des microbes au fond du lac ou la mesure des polluants et de leur impact. On voit des dispositifs de mesure installés au milieu du lac. Nous continuons jusqu’au col à 2602 m. Nous sommes sur une variante du GR 58. Nous descendons du col dans le ravin des Coutiers, au pied du grand pic de Rochebrune qui culminé là-haut a 3302 m. Nous rejoignons rapidement la section du GR qui monte directement des Fonts. Après avoir pris un petit raccourci, nous sommes déjà dans la montée au col de Péas, le second col du jour à 2629 m. Nous rencontrons deux randonneuses qui font une sortie à la journée et sont membres d’une association de Briançon qui est distante de 13 km seulement de leur point de départ du jour. Effectivement, par le col des Portes et le col Perdu, le col de l’Izoard est à à peine 1 km à l’ouest. Pour l’heure nous gagnons le col en partie en hors-piste pour faire un peu de pierriers ce qui change un peu la nature de l’effort et décuplé le besoin d’attention. Au col, l’orage menace et, malgré l’heure, le vent n’incite pas à la pause casse-croûte. La descente facile est assez longue et la pente remonte même quelques centaines de mètres un peu avant la traversée de la Serre de Crepaud. Le sentier file au SW en balcon au-dessus du vallon qui mène à Château-Queyras plein sud. Je n’en ai pas encore parlé mais comme partout dans les prairies d’alpage la flore locale est à son top de floraison. La centaurée uniflore rose-violette, le jaune hélianthème commun, les lilas d’Espagne roses tapissent les pelouses. La gentiane au bleu intense s’accroche aux rochers… Enfin, un sentier dans un beau mélézin descend en douceur par mille virages au village de Souliers et pour nous amener à l’accueillant gîte de la Grande Rochebrune où nous avalons tardivement notre pique-nique du jour et dans lequel nous passerons une excellente soirée.
Jour 7 : Souliers – Bramousse 17,23 km – 718 m D+ – 1122 m D- 6h52 de déplacement
Dernière journée complète du séjour aujourd’hui. Je prends un moment, de bon matin, pour faire un petit tour de ce charmant village de Souliers aux maisons toutes serrées au-dessus du vallon où coule un torrent impétueux. Pas de passage par les cols du Tronchet et Furfande ou par le gros village de Brunissard aujourd’hui pour finir en beauté et en suivant le GR. Non, j’ai choisi un parcours qui contourne la haute montagne et qui rejoint la vallée du Guil pour parvenir à Bramousse. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura que du terrain plat.
A la sortie de Souliers, nous tombons sur 3 cabanes en bois disposées bizarrement. Des cabanes de berger si proches du village ? Des abris pour le stockage des outils de jardinage ? Des cabanes à cochons ? Rien de tout ça ! Ce sont des constructions montées pour le tournage du Bossu de Philippe de Broca avec Daniel Auteuil en 1997. Ici se joua la scène où l’on voit Lagardère étendre les couches de la petite Aurore et observer l’approche des assassins du duc de Nevers qui recherchent son héritière…. Un peu de la magie du cinéma qui m’accompagne quelques instants… Une fois dépassé le petit lac de Roue nous amorçons une très longue descente en forêt par un étroit sentier qui rejoint après moultes virages la route du col de l’Izoard venant de Château-Queyras. Une fois contourné Villargaudin que nous avons atteint au prix d’une belle grimpette, nous empruntons un long sentier en balcon qui suit, 200 m au-dessus, la vallée du Guil. Par cette chaude matinée, il a l’avantage de traverser de grands mélézins qui nous protègent du soleil. Comme nous marchons sous de grandes barres rocheuses, le sentier traverse des grands éboulis et nous donne l’impression d’être en haute montagne.
Traversée d’éboulis
La marche se fait précautionneuse ! Nous rejoignons peu après une variante du GR qui nous amène après quelques kilomètres à proximité du très pittoresque hameau des Escoyeres qui est sur le passage du GR descendant du col de Furfande tout là-haut. Nous avons la chance de tomber sur une belle fontaine ombragée équipée de tables de pique-nique. Une fois retrouvé, nous ne lâcherons plus le GR 58 jusqu’à notre arrivée à Ceillac. Du hameau, nous voyons tout en bas le hameau de Bramousse, notre étape du jour. Grosse dégringolade en perspective ! On s’en fait une idée en regardant la carte et le tracé de la route qui part des Escoyeres vers la vallée tout en épingles à cheveux. Mais comme le matin et la traversée délicate des passages de pierres, le sentier est magnifiquement tracé et très bien entretenu. Après une heure de descente nous traversons la route et le pont sur le Guil, au pied de Bramousse que nous rejoignons enfin au prix d’un gros coup de c…. Le gîte ne figurera pas dans mon top 5 des hébergements du Tour, mais il saura nous protéger, une heure après notre arrivée, du terrible orage qui s’abattra ce samedi après-midi sur le Queyras, lessivant toutes les pentes et provoquant d’énormes coulées de boue sur la route descendant de Ceillac à Guillestre. Cette dernière ne sera réouverte que le lendemain, une heure avant notre passage sur la route du retour.
Jour 8 :– Bramousse – Ceillac 10 km – 828 m D+ – 601 m D- 3h48 de déplacement
Encore une demie journée de marche avant la fin de la boucle. Et un dernier col à franchir 800 m plus haut après une belle montée sèche, en forêt quasi exclusivement. A mi-pente, nous entrons dans la zone des chalets de Bramousse. Bel ensemble de 15 chalets d’estive que les éleveurs habitaient de juin à septembre. Fauche des prairies et traite des vaches occupaient leurs longues journées. Jusqu’en 1953 ! Les alpages permettaient de nourrir les animaux tout l’été pendant que dans les vallées, on cultivait et fauchait l’herbe pour constituer les stocks pour tenir d’octobre à avril. Toujours en bonne forme, ces chalets sont soit des résidences secondaires, familiales parfois, soit des locations Airbnb ou autres. Une piste permet de monter en voiture de Bramousse.
De là, la pente jusqu’au col est moins exigeante et on continue de monter par un beau sentier, sous l’ombre protectrice des mélèzes. Malgré son aspect boisé, le col offre de beaux points de vue sur les pics qui s’élèvent à plus de 3000 m au-dessus de Ceillac : pics de la Font Sancte, pic des Houerts et pic des Heuviéres. La pause est plus longue que d’habitude car nous voulons capter le plus d’images possibles de ces belles montagnes que nous quittons à regret. Après une belle descente au cours de laquelle nous croisons de nombreux randonneurs, nous entrons dans Ceillac où un monsieur bien aimable attendra que nous soyons tous réunis pour nous tirer le portrait.
Beau séjour dans un magnifique pays de montagnes et de prairies fleuries. De beaux villages ou hameaux, de belles maisons et des cols qui se méritent. On aimerait vite y revenir.
Animateur : Yves Nombre de participants : 8 animateur compris ( 5 F, 3 H) Météo : journée ensoleillée avec de l’air en altitude Distance : 21 km Dénivelé : 700 m Durée : 7h15 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 120 km pour 1 véhicule, et 110 km pour 1 autre soit : 230 km + une voiture sur place. Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : La Bouboule, Charlannes, PC1290, la Stèle,,PC1285, Chasteix, montagne de Chambourguet, bois de la Tour, PC1151, PC1162, PC1134, PC942, le Creux, Parc Fenestre, la Bourboule.
Départ du parc Fenestre, peu fréquenté à cette heure, pour monter sur Charlannes. Au carrefour de sentiers, à proximité du ruisseau de Vendeix, nous sommes surpris par un couple de mouflons ” Les Gardiens du Sancy” œuvre Horizon réalisée à partir de branches naturelles trouvées sur place et vissées, la femelle en position d’observation, et le mâle en mouvement. L’artiste a voulu démontrer leur présence silencieuse sur le massif.
Les mouflons
D’entrée de jeu la pente est raide et nous cueille à froid mais la température est agréable et nous sommes en forêt. Le groupe est vaillant et en peu de temps, chacun à son rythme, nous sommes en haut où l’état des anciennes installations ainsi que l’hôtel restaurant sont une désolation. Nous zigzaguons dans le bois de Charlannes et celui de Charbonnière pour arriver à la Stèle, site d’activités pleine nature hiver comme été, où règne une faible animation en cette période de vacances. Petit regard sur les nouvelles installations et l’espace biathlon unique dans la région, et nous filons vers la Montagne de Chambourguet par le Bois de la Tour.
A partir de là, le couvre chef est de rigueur, nous sortons des bois direction Chastreix. Le soleil est bien présent, mais compte tenu de l’altitude un petit air intermittent nous permet de supporter aisément la température. Du Mont Redon jusqu’au Roc de Courlande les stigmates de l’important incendie de l’an dernier sont encore visibles.
Le Mont Redon à droite encore pelé
A peu de distance de la station, nous remarquons un peu en hauteur une silhouette foncée, ce doit être la deuxième œuvre Horizon prévue sur notre parcours. Elle se trouve maintenant face à nous, au lieu d’aller chercher le chemin prévu pour cette visite nous jouons les Atlassiens confirmés : tout droit dans la pente entre rocher, fougères, bruyère et quelques passages à plat ventre. Nous voici au pied de ce Loup majestueux de quatre mètres de haut qui semble hurler au sommet de ce puy. Pied et tête en tranches de douglas teintées et brulées, corps en racines de vigne collées, œuvre inspirée par la légende locale du “Loup de Courlande” appréciée des participants.
Le Loup
Un petit coin à l’ombre à proximité, caressé par une petite brise bienvenue, dominé à l’arrière par les crêtes du Sancy nous attire pour le pique-nique. Notre regard peut balayer le paysage du Mont Redon à la Montagne de Bozat en passant par le Roc de Courlande, le Chambourguet, et l’horizon à perte de vue vers l’ouest.
Pause finie nous repartons en hors-piste jusqu’au ruisseau de la Jarrige que nous longeons jusqu’à la forêt. Ruisseau bien connu, qui est souvent notre point de repère lors des sorties raquettes dans le secteur. Après plusieurs hésitations suite à des modifications de chemins, une dégringolade sportive de talus, nous arrivons au pont de Vendeix. De là un sympathique PR, qui longe le ruisseau de Vendeix nous gratifiant d’une légère fraicheur, nous ramène au Parc Fenestre plus animé que ce matin. Familles à l’ombre le long du ruisseau et enfants sur les attractions colorent le décor.
Journée très agréable à l’ombre de la forêt sur la plus grande partie du parcours et avec de l’air en altitude.
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