Animatrice : Mady Nombre de participants : 9 animatrice comprise (7 F– 2 H) Météo : beau temps Distance : 21 km (montre garmin 7) Dénivelé : 925 m (montre garmin 7) Durée déplacement : 7h45’ Classement Atlas : moyenne Voitures : 128 km x 2 voitures de Clermont Fd soit au total 256 km. Préparation et rédaction : 3 h
ITINÉRAIRE : Vollore-Montagne, Pamole, le Pertuis, Pierre Pamole, Pas de Mousset, Notre-Dame de l’Hermitage, Sugier, Vollore-Montagne
C’est sous un ciel légèrement nuageux que nous débutons la randonnée. Il fait encore frais et l’itinéraire doit nous permettre d’évoluer pour la majeure partie de la randonnée sous le couvert des arbres.
La montée au Puy Besson qui surplombe Vollore-Montagne se fait facilement même si le chemin pour passer au sommet n’est pas très marqué. Les épicéas sont suffisamment espacés pour une progression facile. Par contre, les branchages qui jonchent le sol sont des pièges à éviter. Il en est de même au début de la descente avant de retrouver un large chemin qui nous fait passer à la Croix des Tuiles puis au hameau de Pamole où nous découvrons une œuvre originale.
Oeuvre à Pamole
Le sommet de Pierre Pamole, 1198 m d’altitude, point le plus haut de la randonnée est face à nous. L’objectif est d’y arriver pour la pause méridienne afin d’effectuer dans la matinée la majorité du dénivelé.
Passage au col du Pertuis avec une vue sur le Grun de Chignore qui permet de préciser que le terme «Grun (ou Grün qui signifie vert en allemand) désigne aussi un sommet en patois auvergnat. La montée s’effectue sur des chemins plus ou moins pierreux avec des portions plus ou moins raides et même si on est toujours à l’ombre, les maillots commencent à être bien humides…
Enfin nous voici au sommet, site très dégagé, qui offre une vue à 360° sur les massifs et les plaines de la région et une lecture de paysage facilité par les tables d’orientation installées sur de gros blocs granitiques.
Vue depuis Pierre Pamole
Le pique-nique pris à exactement 12h, nous descendons par une sente vers l’Arbre du Diable devant lequel une petite halte s’impose pour s’imprégner de sa légende (voir en fin de CR) avant de rejoindre le GR3. Créé en 1947 ce premier chemin de Grande Randonnée balisé en France, commence au Mont Gerbier de Jonc et s’achève à l’estuaire du fleuve. Nous le quittons après le Pas de Mousset, et commençons une nouvelle montée, la dernière importante pour arriver à Notre-Dame de l’Hermitage. Grande bâtisse isolée au milieu des bois, ce lieu comprend un monastère qui aurait été créé en 1669 sur le site d’un ermitage attesté dès 1288 mais dispose aussi d’une maison d’accueil et d’une hôtellerie beaucoup plus récentes pouvant accueillir personnes seules ou groupes. Arrivés par l’arrière nous la contournons et montons jusqu’au rocher de Peyrotine d’où nous apercevons la campagne ligérienne et Noirétable.
Reprenant le GR3, et après une halte à la Chapelle du Cimetière, direction la croix St Guillaume et le Lit de la Vierge, chaos granitique situé au milieu des bois. Un peu d’escalade et pour la 3ème fois de la journée, nous bénéficions à nouveau d’un très beau panorama très verdoyant sur les monts du Forez dont Pierre sur Haute et les Dômes.
Descente du Lit de la Vierge
Les points essentiels de la randonnée ayant été atteints il ne nous reste plus qu’à regagner tranquillement notre point de départ. A bientôt sur d’autres chemins…
La légende de l’Arbre du Diable : En des temps très anciens, le diable voulut, depuis Augusto Nemetum se rendre à Lugdunum la capitale des Gaules Pour ce faire il enfourcha son grand pur sang noir et après un premier bond sur le Grun de Chignore, le second le conduisit au Bois de Pamole.
Lorsque qu’il s’aperçut que son prochain bond le conduirait sur les lieux des sources sacrées de ce qui allait devenir bien plus tard le monastère de Notre-Dame de l’Hermitage, le cheval se cabra et, dans un grondement effroyable qui fit trembler la région, cheval et cavalier disparurent dans les entrailles de la terre.
Sur cette terre brûlée pendant de long siècles, aucune végétation n’osa s’installer jusqu’à ce jour de grand vent ou un corbeau, déstabilisé par les éléments, laissa s’échapper la graine de sapin qu’il tenait dans son bec. Trop de pouvoir échapper à son prédateur, celle-ci n’eut de cesse que de s’enraciner rapidement, sans avoir conscience de l’offense faite aux esprits de Satan. C’est pourquoi, soumis aux esprits maléfiques l’arbre a vécu et grandi dans la souffrance et le tourment.
Animatrice : Martine – Tuteur : Thierry Nombre de participants : 12, animatrice et tuteur compris ( 3H, 9 F) – 2 désistements Météo : Ensoleillée avec une température agréable : 26° Distance : 20,5 km Dénivelé : 930 + Durée : 7h15 pauses comprises Classement Atlas : Moyen Kilométrage Auto : 100 km pour 3 véhicules soit un total de 300 km Préparation et rédaction : 3 H
Itinéraire : Parking zone d’activité des Vernières,direction Sud Est cascades de la Vernière, PC 1080, traversée Rigolet bas, PC 1153, Rigolet Haut, PC 1219 Les moulins, Pré des Sagnes, PC 1216, PC 1192, traversée ruisseau des Vernières, PC 1224, PC 1192, PC 1180 vers ferme de Chamablanc, Vendeix bas, PC 1078, passerelle, Roche de Vendeix 1160, PC 1249, PC 1169, ancien funiculaire de Charlannes, Les investisons, parc Fenestre, PC 903, Le Pregnoux, retour ZA des Vernières.
C’est un air frais qui nous accueille ce jeudi sur le parking ZA des Vernières, à l’entrée de la station thermale de La Bourboule ! Le temps de présenter le circuit et de rappeler quelques consignes et nous entamons une petite montée à l’ombre de grands épicéas et hêtres. Nous nous dirigeons vers le Salon des Capucins qui sera l’objet d’une des 3 questions à rechercher :
1- Pourquoi appelle-t-on cet endroit « le salon » ? 2-Quelle est la différence entre le funiculaire du Mont Dore et celui de La Bourboule ? 3-Quelle est la différence entre la sylvothérapie et la naturopathie ?
Arrivés à Rigolet Bas, nous pouvons admirer la Montagne de Bozat le long de la petite route qui nous mène jusqu’à Rigolet Haut. On aperçoit les premières maisons de la ville du Mont Dore et une belle enfilade de Puys ; côté Est : Puy de la Tâche, Puy de l’Angle, Roc Cuzeau. Les jardins de ce petit bourg sont très verts ! Ils bénéficient de l’altitude et de l’ombrage de grands arbres. Direction le Pré des Sagnes et nous passons sous le salon des Capucins où une petite pause toujours à l’ombre, me permettra d’échanger avec le groupe sur ce fameux parcours de découverte consacré à la sylvothérapie. Ce sentier, situé à proximité permet grâce à des spas forestiers et des aires de repos de se reconnecter avec la nature. Avis aux amateurs ! Le groupe a trouvé la réponse à la question 1 : Les curistes de la belle époque montait par le funiculaire pour faire « salon » au Capucin …..se reposer, prendre le thé ! Pour la question 3, c’est Dominique qui a trouvé la réponse : La naturopathie est une approche plus globale de l’hygiène de vie alors que la sylvothérapie est centrée essentiellement sur le contact avec les arbres en vue de la recherche du bien être … Un beau chemin forestier nous conduit vers la ferme de Chamablanc. Le jeune éleveur ne nous vendra pas ces fromages. Ils sont réservés aux marchés du Mont Dore et du Guéry. Belle vue sur la roche de Vendeix !
Quelques-uns déposent leur sac à dos pour s’attaquer à cette petite montée et admirer le paysage de là-haut : côté nord, Le puy Gros et la banne d’Ordanche avec en contrebas la station thermale de La Bourboule et la vallée de la Dordogne ; côté sud , l’extrémité nord de la montagne de Bozat qui nous camoufle en partie le massif du Sancy.
Le piton volcanique de Vendeix a été occupé par un château fort au Moyen âge. Il n’en reste que quelques vestiges peu visibles. Le pique-nique se fera à l’ombre, très agréable, de grands frênes. Chacun reprend des forces avant de s’attaquer à la 2ème partie du circuit… Une belle descente jusqu’au ruisseau de Vendeix où nous croisons une équipe de forestiers en plein travail ! Leurs énormes engins n’arrangent pas les chemins … Le dernier gros dénivelé se fait tout à l’ombre et à la fraîcheur de nombreux ruisseaux. C’est étonnant de voir ces sous-bois verdoyants alors que la végétation est asséchée ailleurs…. Nous arrivons sur le plateau de Charlannes où une pause bien méritée se fait dans la toute nouvelle salle hors sac : ravitaillement en eau très fraîche, toilettes, bancs, tables …. L’endroit est accueillant et offre une vue magnifique sur La Bourboule !
C’est l’ancienne gare d’arrivée du funiculaire qui a été aménagée au grand bonheur des randonneurs ! La descente par les Investisons est rapidement avalée, exceptée la halte à l’ancienne gare intermédiaire du funiculaire où nous en apprenons un peu plus sur son histoire. Mis en service en 1902 et fermé en 1958, le funiculaire fonctionnait grâce à un système de contrepoids de l’eau à la différence de celui du Mont Dore qui fonctionne grâce à l’énergie électrique (réponse question 2). L’arrivée dans le parc Fenestre est saluée par 2 mouflons superbement réalisés avec des matériaux trouvés sur place ! (Œuvre Horizons 26). Une jolie transversale au-dessus de la ville nous permet d’admirer les anciens hôtels de la Bourboule. Encore quelques petits raidillons pour arriver à notre point de départ où nous retrouvons les voitures à l’ombre ! Comme le dit si bien G, circuit parfait et souvent ombragé, tout à fait adapté à la météo du jour … Merci à tous pour votre enthousiasme et cette énergie communicative pour la marche, et plus particulièrement Thierry pour ces compléments d’information sur les paysages et le volcanisme, Gérard dans son rôle très zen de serre file.
Le verre de l’amitié nous a réuni au Mont Dore avec Bénédicte, moment de convivialité essentiel en fin de journée !
Animateur : Laurent / Tuteur : Sébastien Nombre de participants : 8 animateur compris (5 F, 3 H) Météo : ensoleillé avec légère brise Distance : 21,3 km Dénivelé : 686 m Durée : 7H45 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 28 km pour 2 véhicules soit : 56 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Parking Panoramique des Dômes, PC924, Suquet Bonnet, PC961, GR441, Puy de Salomon, col de la Moreno, Puy de Monchier, PC1033, Puys de Barme, PC972, Parc d’Allagnat, la Fontaine du Loup, Col de Ceyssat, Bois de Rochetoux, PC924
Départ du parking du panoramique des Dômes. Nous partons plein sud vers le Suquet Bonnet. Nous profitons des grands hêtres et de l’air frais du matin. Nous sommes dans le chemin qui nous mène vers la Croix Espinasse, nous devons tourner à droite dans un chemin qui doit nous mener vers le GR441 mais il a disparu ! Nous sommes obligés de faire du hors-pistes sous les grands conifères et les pieds dans la mousse.
Nous croisons une zone grillagée de reboisement et des installations avec des filets pour récolter sûrement les graines des arbres. Pas de promeneur, mais un chevreuil. Après avoir rejoint le GR, nous attaquons la montée du Puy de Salomon. Lors de notre redescente nous apercevons le Puy de Monchier notre prochain objectif. Nous l’attaquerons par la face Sud et donc nous devons le contourner jusqu’au col de la Moreno. La montée au Puy de Monchier avec pour objectif de déjeuner à son sommet met en joie l’ensemble de la troupe qui alterne contrepèteries et chansons plus ringardes les unes que les autres. Déjeuner dans une petite clairière et redescente en hors-pistes dans les feuilles de hêtres.
Nous traversons la route qui va du col de la Moreno à Allagnat pour rejoindre une pâture à moutons dont l’herbe est bien grillée par le soleil. Il fait chaud mais nous ne cuisons pas dans notre jus. Aux puys de Barme, nous contournons le premier cratère et nous avons une belle vue vers l’ouest.
Nous passons entre les deux cratères avant de redescendre pour éviter la carrière. Nous profitons des Bois d’Allagnat à l’abri du soleil. Nous entendons des oiseaux que nous essayons d’identifier et faisons une reconnaissance des différents types d’arbres tout en nous dirigeant vers le col de Ceyssat. Nous retrouvons la civilisation avec de nombreux promeneurs qui sont venus profiter du Puy-de-Dôme. Direction le parking par le bois de Rochetoux où nous ne croisons personne avant de retrouver le chemin principal qui nous mènera vers les voitures. Pour les derniers 100m, nous sommes obligés de faire du hors-pistes car le chemin a disparu !!
Animateur :Thierry Nombre de participants : 4 animateur compris (2 F, 2 H) Météo : Très ensoleillée et températures élevées – pas de pluie Distance : 140km Dénivelé : 9000 m – (11 cols à + de 2200 m) Carte : 3537ET, 3637OT, 3536ET Classement Atlas : Moyen à difficile Kilométrage auto : 1 voiture 895 km Temps préparation et CR : 30h
Jour 1 : Ceillac- St Véran – 13,30 km –1136 m D+ – 9h de déplacement
Après un voyage et une installation sans souci dans le refuge de Ceillac le samedi, nous sommes ce dimanche matin au début du sentier qui va nous mener à Saint Véran après une étape assez courte qui va nous lancer pour le restant de la semaine. Les dénivelées assez faibles des premiers kilomètres sont trompeuses. Jusqu’au hameau du Villard, nous marchons en balcon au-dessus du ruisseau du Cristillan. Ce n’est qu’après le hameau sinistré du Rabinoux que les choses sérieuses commencent. Au revoir les crêtes des Eusselieres de l’autre côté de la vallée de Ceillac et bonjour les premières rampes dans la forêt de Mont-Dauphin. Au cours de la progression, nous croisons et recroisons toujours les mêmes têtes, sympathiques au demeurant. On voit déjà que l’ascension sera un vrai chemin de croix pour certains quand d’autres voltigent sur ces pentes exigeantes. Aux alentours de 2100 m nous quittons l’étage préalpin et les derniers arbres. On devine presque le col des Estronques 500 m au-dessus de nous au nord-est. Le sentier est bien tracé et monte assez régulièrement. Chacun a trouvé son rythme et progresse plus ou moins vite… Même si ce n’est ne sont pas des sacs à dos chargés pour une autonomie, leurs 10-12 kilos commencent à peser. Parvenus finalement au col après 1000 m de dénivelée à 2651 m, la Tête de la Jacquette à 2757 est comme une invitation pour conclure dignement cette première matinée. Du sommet, on a une vue plongeante sur St Véran qui semble si petit et si loin.
Saint Véran
A l’est, c’est le mont Viso qui se montre pour la première fois. La descente sera longue me dis-je avant de rejoindre mes compagnons déjà installés pour un pique-nique bien mérité. Entreprise en douceur, la descente sera assez longue en effet mais sans stress car sans difficulté. Entrecoupé par quelques haltes salvatrices, l’après-midi filera assez vite. Parvenus au point ultime de la descente sur le ruisseau de la Blanche, il faut encore consentir un dernier gros effort pour prendre pied dans les premières rues de ce village perché qui mérite bien sa place de village le plus haut d’Europe, à près de 2120 m. Nous passerons le reste de l’après-midi à nous installer et à flâner longuement dans les rues du village pour observer l’architecture de ces belles maisons et les horloges solaires qui ornent leur façade.
Jour 2 : St-Véran- Refuge de la Blanche – Tour de la Tête des Toillies 15,18 km – 1160 m D+ – 1192 m D- 7h 13 de déplacement
Journée presque sans GR ce lundi. L’objectif est en effet de faire le tour de la Tête des Toillies à partir du refuge de la Blanche. Nous prenons une navette à Saint Veran pour gagner du temps et quelques 2,3 km en fond de vallée le long du torrent de l’Aigue Blanche. Le bus nous libère à 2 km de la chapelle de Clausis, près d’une ancienne mine de cuivre ouverte en 1900 et fermée en 1960, au destin chaotique et finalement ruinée en 1957 suite à de grosses inondations. Deux kilomètres plus tard, nous atteignons la chapelle des Clausis perchée sur un petit promontoire avec en fond d’horizon le cirque glaciaire de la Blanche dominé par la Tête des Toillies. Nous arrivons peu après au presque neuf refuge de la Blanche où nous nous délestons d’une partie de nos affaires avant de partir pour la journée dans une boucle minérale autour de cette bonne Tête. La boussole que je viens de perdre en attendant la navette à Saint Veran me manque un peu lorsqu’il faut choisir le bon sentier parmi les 3 qui se présentent avec des directions assez proches. Finalement, nous prenons le bon et la direction du col Blanchet et de son petit lac éponyme en avalant presque sans s’en rendre compte les 500 m de dénivelée. Petite pause au lac juste sous le col. La borne frontalière numéro 50 nous apprend que nous allons descendre en Italie une fois le col juste franchi à 2897 m.
Borne frontière n°50
De ce passage, le Viso s’impose à nous. Il n’est pas très loin à vol d’oiseau. La descente est facile et la sente évidente au sud en direction de col de Longet. Nous n’avons perdu que 200 m depuis le col. Les lacs Bleu et Nera, en Italie, sont bien tentants mais c’est le col Longet, en France, qu’il nous faut atteindre. C’est chose faite sans trop d’effort car la dénivelée était minime pour repasser chez nous à 2650 m. Nous surplombons deux petits laquets aux eaux bleues. Nous pénétrons sur un vaste plateau glaciaire où l’eau imprègne tout le paysage. Proches et au-dessus de nous s’élèvent une muraille faite de plusieurs sommets dépassant les 3000 m comme le bric de Rubren ou la pointe de Cornascle. L’Ubaye est toute proche au sud-ouest. Nous avons déjà tourné à 200° autour de la Tête et la dernière partie de la rando va consister à monter au col de la Noire à 2955 m et à plonger vers le refuge 400 m plus bas. Avant le col, nous avons admiré le beau lac de la Noire et toute la montagne qui continue au sud, par-delà la muraille que j’évoquais plus haut. Parmi ces belles découvertes de la journée un petit regret : ne pas être parvenus au sommet du pic de la Farneireta à 3134 m dont la longue crête au sud-ouest peut être atteinte à partir de notre col de la Noire. Arrivés 1 à 2 heures plus tôt, l’ascension était envisageable ! Idem pour le sommet de la Tête des Toillies encore plus proche par une crête qui s’amorce également du col en direction du nord est. Nous en prenons notre partie et nous regagnons le refuge après une courte descente. Mes regrets s’envoleront vite dans les vapeurs d’une bonne douche et les effluves d’une bonne IPA.
Jour 3 : Refuge de la Blanche – l’Echalp – 19,07 km – 849 m D+ – 1641 m D- 7h 45 de déplacement
Assez longue étape sur le GR aujourd’hui. Nous quittons le refuge en direction du GR au nord en essayant de trouver une trace. Il est tôt et les appels de marmottes sont incessants. La sente que nous avons retrouvée rapidement a le bon goût d’épouser les courbes de niveau proches et donc de nous échauffer en douceur. Malgré tout, un petit coup de c… s’impose finalement, pour prendre appui sur la GR qui vient de Saint Véran. La montée vers le col de Chamoussiere plus de 300 m au-dessus de notre position se fait à assez bonne allure : l’échauffement a rempli son rôle. Comme souvent pendant ce séjour, nous rencontrons des randonneurs-euses jeunes qui marchent à deux avec un de leurs parents, un père le plus souvent. Sympa de voir la complicité qui s’installe entre l’aîné et le jeune adulte. Après une petite pause au col, nous profitons de sa proximité et de son accès facile pour monter au sommet du pic de Caramantran, à 3021 m. La courte dénivelée est vite absorbée et après un petit passage rocheux qui nécessite de s’aider des mains, nous atteignons le sommet. Nous retrouvons vers le sud une partie de notre boucle de la veille avec la Tête des Toillies et le col de la Noire au premier plan. Comme souvent les 360 ° au-delà des 3000 m dévoilent une grande partie des Alpes, de la Barre des Ecrins à l’ouest, aux Aiguilles de Chambaron et au Mont Thabor au nord, au Mont Blanc au nord-est et au Viso à l’est. Entre autres… Après une descente assez courte, nous voilà au col Agnel près à remonter sur le 3eme col du jour, le col Vieux à 2806 m. J’avais imaginé monter au Pain de Sucre 400m au-dessus du col. C’est une ascension facile mais avec un A/R de plus de 2 heures. Il est presque midi, il fait chaud et une descente de plus de 10 km / 1100 m D- nous attend. Je préfère nous économiser. Tant pis pour ce beau 3000, à la forme si caractéristique.
Le pain de sucre
Nous profitons du 1er lac, le lac Foreant pour déjeuner. Lui et son voisin du dessous, le lac Egorgeou sont des lacs glaciaires à la végétation protégée car témoin directe des Grandes glaciations d’il y a plus de 20000 ans. Jonc arctique, lèche bicolore et vinaigrette cotonneuse tapissent le sol. Les trempettes sont proscrites et l’interdiction bien respectée malgré la relative affluence des randonneurs venus du col Agnel. La descente de la vallée du Haut Guil va se poursuivre tout l’après-midi. Un groupe de jeunes marseillais en colonie de vacances à Ristolas nous accompagnera jusqu’à l’Echalp. Comme toutes les longues descentes, celle-ci finit par lasser notre petit groupe avec ces airs de “et non, ce n’ est pas encore fini”. Heureusement le dernier tiers se fait à l’ombre des mélèzes. Mais toutes les “bonnes choses” ont une fin et nous enjambons enfin le pont au-dessus du Guil en direction de notre gîte du jour où la salle à manger se révélera bien bruyante.
Jour 4 : L’Echalp – refuge de la Monta – Ristolas – pic de Sparveyre – 24,50 km – 1504 m D+ – 1502 m D- 9h44 de déplacement
Seconde journée en dehors du GR 58 aujourd’hui. Plutôt qu’une boucle standard dans les alpages au-dessus de Ristolas/ Abries, j’ai choisi d’atteindre un petit 3000, bien au sud de Ristolas qui surplombe par son versant oriental la haute vallée du Guil que nous descendions la veille. Avant cela, nous parcourons le petit kilomètre qui nous sépare de notre gîte du jour à la Monta où, comme au refuge de la Blanche, nous abandonnons une partie de nos affaires afin d’alléger nos sacs. Le soleil est déjà chaud et nous sommes chanceux de suivre un beau sentier ombragé jusqu’à Ristolas, parallèle au Guil que nous entendons par intermittence. A hauteur de Ristolas, nous rejoignons une piste qui part au sud en direction des crêtes du Grand Queyras. Premier objectif du jour le lac de Ségure, 700 m au-dessus de nous, loin au bout de de cette piste de Ségure qui permet aux bergers du secteur d’emmener leurs troupeaux dans les estives qui surplombent sur plusieurs kilomètres le torrent de Ségure. La large piste monte tranquillement ce qui nous va bien pour ce début de randonnée. Nous rencontrons justement le pickup d’une bergère qui se prépare à installer de nouvelles clôtures autour des futurs pâturages de son grand troupeau de près de 1500 moutons. Elle nous explique la “stratégie” : laisser paitre les moutons d’aval en amont sur des surfaces qu’elle clôture, déclôture » progressivement jusqu’en haut du cirque distant de 4 ou 5 km environ. Tout le monde restera sur ces pentes jusqu’en septembre. En chemin nous croisons un petit groupe mené par une animatrice de randonnée de la fédération. L’occasion d’échanger sur nos associations respectives.
Après une bonne heure et demi de progression, nous quittons la piste pour un sentier qui monte progressivement vers l’un des deux lacs de Ségure -le plus vaste- où nous prenons notre repas. J’en profite pour observer les sommets au-dessus du lac. Le pic de Ségure (2990 m) que j’avais choisi est abandonné au profit du pic de Sparveyre (3002 m) que j’observe en détail. La crête finale semble assez longue sans difficulté vu d’en bas. Reste à trouver le meilleur cheminement pour cette longue montée hors sentier. Nous commençons l’ascension en suivant un ruisseau à sec. Puis ce seront de grands zigs et zags pour choisir à chaque fois la plus faible pente dans ce grand versant herbeux. Néanmoins, il faut bien grimper pour avaler ces 700 m de D+. Après une bonne heure de progression, nous arrivons dans les premiers éboulis. Une dame apparaît au détour d’un petit épaulement, ce qui valide la direction suivie jusque-là. Elle nous dit que la fin de l’ascension est pénible. On verra… C’est la seule randonneuse rencontrée dans ce secteur isolé. La progression dans un environnement maintenant complètement minéral continue à vue. Un cairn apparaît de temps en temps mais une très légère trace dans les cailloux nous guide sûrement jusqu’au vrai sommet qui se mérite car se dérobant souvent derrière les derniers plis rocheux de cette belle montagne. Séance photos à 360° sur la vaste plateforme sommitale pour se souvenir de ces paysages étonnants, comme toujours en haute montagne. Le regard englobe à la fois le Pain de Sucre, le Viso et le lac de Foréant que nous longions la veille.
Pain de sucre, Viso, lac de Foréant
Finalement, l’ascension nous aura pris un peu plus de 2 heures d’effort dans un terrain pas facile du tout. J’essaie de retrouver notre itinéraire de la montée pour faciliter la descente. Je la retrouve par intermittence. Le lac de Segure, point de repère évidemment n’apparaît que tardivement. Mais j’avais retrouvé le lit du torrent emprunté tout à l’heure que nous suivons avec Sandrine jusqu’à la berge du lac. Il nous reste une bonne dizaine de kilomètres pour le retour : on ne s’attarde pas trop. Nous aurons la chance d’apercevoir un gros troupeau de jeunes bouquetins dévalant en colonne les pentes boisées vers le torrent de Segure. Surveillés par quelques adultes – des femelles ? – nous les suivons à la jumelle pendant leurs folles chevauchées. Difficile de s’arracher à un tel spectacle. Ce sont eux qui mettront fin au spectacle en remontant tous les uns après les autres dans leurs pentes boisées. La suite de la marche sera encore efficace car nous atteindrons la Monta un peu après 18h. Fatigués mais certains d’avoir vécu une de nos plus belles journées du séjour (mon avis).
Jour 5 refuge de la Monta – Abriès – Font de Cervières 16 km – 1317 m D+ – 820 m D- 7h25 de déplacement
Reprise du GR aujourd’hui. Après un court trajet en bus à partir de la Monta, nous partons d’Abriès pour gagner les Fonts de Cervières, grand hameau à la même latitude que le col de l’Izoard et notre point le plus septentrional du séjour. Le sentier commence par un beau balcon au-dessus de la vallée du Guil d’où l’on devine le village d’Aiguille en aval, avant de virer au NW et de remonter le torrent de Malrif pendant 2 km environ. Cheminement paisible à l’ombre des mélèzes. Le sentier se fraye parfois un passage étroit dans la paroi rocheuse. Nous arrivons bientôt à la partie basse du hameau du Malrif où s’élève la chapelle Ste Marguerite, dans la pente rocheuse. Elle a la particularité d’avoir un clocher désolidarisé du bâti; il est installé sur un piton rocheux et est haut de 5 m. Grâce à cette particularité, les cloches et les alertes donc pouvaient mieux être entendues des habitants de la partie haute du hameau. Au milieu du 19e siècle, il comptait 19 maisons et 150 habitants. Ne restent aujourd’hui que des ruines et seulement 3 chalets rénovés mais plus d’habitant sinon en été dans un chalet gîte. Malrif signifie mauvais ruisseau ou mauvaise vallée signe d’une implantation difficile. Nous traversons le ruisseau en face des premières barres rocheuses de la Serre de l’Aigle. Les difficultés commencent….
Le sentier se cabre soudainement sur plusieurs centaines de mètres et il faut trouver son rythme. C’est pour éviter cet effort soutenu que les aménageurs ont fait une boucle moins pentue qui remonte plus au nord et qui revient progressivement sur le tronçon que nous suivons qui se révèle donc être une variante du GR qui nous élève de 600 m en direction du col du Malrif à 2902 m. Dans une partie en balcon, la pente du sentier s’est un peu adoucie permettant le regroupement de l’équipe juste avant l’arrivée au lac du Grand Laus où nous prenons notre pique-nique. Le col est encore 300 m au-dessus de nous. Il existe une variante qui s’élève plus à l’ouest par les lacs Mezan et du Petit Laus et qui rejoint après un passage hors sentier le col. Nous ne le tentons pas. Lorsque nous parvenons enfin au col au prix d’un effort encore un peu soutenu, nous entrevoyons au loin au NW un chalet qui pourrait bien signifier le bout de la rando du jour. A confirmer ! Encore une superbe plateforme pour admirer les paysages à 360° : au NW, toute la chaîne des Ecrins s’impose majestueusement !
Chaine des Ecrins en fond
Il faut pourtant s’arracher et se lancer dans la descente un peu rapide et pierreuse sur les premiers 500 m. Puis tout se calme et s’aplanit presque. Nous marchons maintenant au bord du torrent de Pierre Rouge qui nous accompagnera jusqu’au Fonts. La chaleur aidant, il me paraît presque normale d’aller faire trempette qqes minutes. Patrice, à l’arrière, m’a devancé. Je profite d’une belle vasque et d’une petite chute d’eau pour prendre un bon bain. Patrice s’y plonge également lorsqu’il nous rejoint. Nous descendons le sentier encore sur 3, 4 km avant d’atteindre les “faubourgs” des Fonts de Cervières, grand hameau aux grands chalets pas tous en grande forme. Je les photographierai sous tous les angles à l’occasion d’une promenade digestive.
Jour 6 :– Font de Cervières – Souliers 18 km – 1113 m D+ – 1325 m D- 6h52 de déplacement
Passage de deux cols pour le prix d’un aujourd’hui avant d’arriver dans le charmant village de Souliers. La montée au premier col, le col des Marsailles, se fait par un sentier forestier bien tracé qui nous amène au beau lac des Cordes. Ce dernier fait l’objet de plusieurs expérimentations menées par des laboratoires français et italiens sur l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes comme l’étude des bactéries et des microbes au fond du lac ou la mesure des polluants et de leur impact. On voit des dispositifs de mesure installés au milieu du lac. Nous continuons jusqu’au col à 2602 m. Nous sommes sur une variante du GR 58. Nous descendons du col dans le ravin des Coutiers, au pied du grand pic de Rochebrune qui culminé là-haut a 3302 m. Nous rejoignons rapidement la section du GR qui monte directement des Fonts. Après avoir pris un petit raccourci, nous sommes déjà dans la montée au col de Péas, le second col du jour à 2629 m. Nous rencontrons deux randonneuses qui font une sortie à la journée et sont membres d’une association de Briançon qui est distante de 13 km seulement de leur point de départ du jour. Effectivement, par le col des Portes et le col Perdu, le col de l’Izoard est à à peine 1 km à l’ouest. Pour l’heure nous gagnons le col en partie en hors-piste pour faire un peu de pierriers ce qui change un peu la nature de l’effort et décuplé le besoin d’attention. Au col, l’orage menace et, malgré l’heure, le vent n’incite pas à la pause casse-croûte. La descente facile est assez longue et la pente remonte même quelques centaines de mètres un peu avant la traversée de la Serre de Crepaud. Le sentier file au SW en balcon au-dessus du vallon qui mène à Château-Queyras plein sud. Je n’en ai pas encore parlé mais comme partout dans les prairies d’alpage la flore locale est à son top de floraison. La centaurée uniflore rose-violette, le jaune hélianthème commun, les lilas d’Espagne roses tapissent les pelouses. La gentiane au bleu intense s’accroche aux rochers… Enfin, un sentier dans un beau mélézin descend en douceur par mille virages au village de Souliers et pour nous amener à l’accueillant gîte de la Grande Rochebrune où nous avalons tardivement notre pique-nique du jour et dans lequel nous passerons une excellente soirée.
Jour 7 : Souliers – Bramousse 17,23 km – 718 m D+ – 1122 m D- 6h52 de déplacement
Dernière journée complète du séjour aujourd’hui. Je prends un moment, de bon matin, pour faire un petit tour de ce charmant village de Souliers aux maisons toutes serrées au-dessus du vallon où coule un torrent impétueux. Pas de passage par les cols du Tronchet et Furfande ou par le gros village de Brunissard aujourd’hui pour finir en beauté et en suivant le GR. Non, j’ai choisi un parcours qui contourne la haute montagne et qui rejoint la vallée du Guil pour parvenir à Bramousse. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura que du terrain plat.
A la sortie de Souliers, nous tombons sur 3 cabanes en bois disposées bizarrement. Des cabanes de berger si proches du village ? Des abris pour le stockage des outils de jardinage ? Des cabanes à cochons ? Rien de tout ça ! Ce sont des constructions montées pour le tournage du Bossu de Philippe de Broca avec Daniel Auteuil en 1997. Ici se joua la scène où l’on voit Lagardère étendre les couches de la petite Aurore et observer l’approche des assassins du duc de Nevers qui recherchent son héritière…. Un peu de la magie du cinéma qui m’accompagne quelques instants… Une fois dépassé le petit lac de Roue nous amorçons une très longue descente en forêt par un étroit sentier qui rejoint après moultes virages la route du col de l’Izoard venant de Château-Queyras. Une fois contourné Villargaudin que nous avons atteint au prix d’une belle grimpette, nous empruntons un long sentier en balcon qui suit, 200 m au-dessus, la vallée du Guil. Par cette chaude matinée, il a l’avantage de traverser de grands mélézins qui nous protègent du soleil. Comme nous marchons sous de grandes barres rocheuses, le sentier traverse des grands éboulis et nous donne l’impression d’être en haute montagne.
Traversée d’éboulis
La marche se fait précautionneuse ! Nous rejoignons peu après une variante du GR qui nous amène après quelques kilomètres à proximité du très pittoresque hameau des Escoyeres qui est sur le passage du GR descendant du col de Furfande tout là-haut. Nous avons la chance de tomber sur une belle fontaine ombragée équipée de tables de pique-nique. Une fois retrouvé, nous ne lâcherons plus le GR 58 jusqu’à notre arrivée à Ceillac. Du hameau, nous voyons tout en bas le hameau de Bramousse, notre étape du jour. Grosse dégringolade en perspective ! On s’en fait une idée en regardant la carte et le tracé de la route qui part des Escoyeres vers la vallée tout en épingles à cheveux. Mais comme le matin et la traversée délicate des passages de pierres, le sentier est magnifiquement tracé et très bien entretenu. Après une heure de descente nous traversons la route et le pont sur le Guil, au pied de Bramousse que nous rejoignons enfin au prix d’un gros coup de c…. Le gîte ne figurera pas dans mon top 5 des hébergements du Tour, mais il saura nous protéger, une heure après notre arrivée, du terrible orage qui s’abattra ce samedi après-midi sur le Queyras, lessivant toutes les pentes et provoquant d’énormes coulées de boue sur la route descendant de Ceillac à Guillestre. Cette dernière ne sera réouverte que le lendemain, une heure avant notre passage sur la route du retour.
Jour 8 :– Bramousse – Ceillac 10 km – 828 m D+ – 601 m D- 3h48 de déplacement
Encore une demie journée de marche avant la fin de la boucle. Et un dernier col à franchir 800 m plus haut après une belle montée sèche, en forêt quasi exclusivement. A mi-pente, nous entrons dans la zone des chalets de Bramousse. Bel ensemble de 15 chalets d’estive que les éleveurs habitaient de juin à septembre. Fauche des prairies et traite des vaches occupaient leurs longues journées. Jusqu’en 1953 ! Les alpages permettaient de nourrir les animaux tout l’été pendant que dans les vallées, on cultivait et fauchait l’herbe pour constituer les stocks pour tenir d’octobre à avril. Toujours en bonne forme, ces chalets sont soit des résidences secondaires, familiales parfois, soit des locations Airbnb ou autres. Une piste permet de monter en voiture de Bramousse.
De là, la pente jusqu’au col est moins exigeante et on continue de monter par un beau sentier, sous l’ombre protectrice des mélèzes. Malgré son aspect boisé, le col offre de beaux points de vue sur les pics qui s’élèvent à plus de 3000 m au-dessus de Ceillac : pics de la Font Sancte, pic des Houerts et pic des Heuviéres. La pause est plus longue que d’habitude car nous voulons capter le plus d’images possibles de ces belles montagnes que nous quittons à regret. Après une belle descente au cours de laquelle nous croisons de nombreux randonneurs, nous entrons dans Ceillac où un monsieur bien aimable attendra que nous soyons tous réunis pour nous tirer le portrait.
Beau séjour dans un magnifique pays de montagnes et de prairies fleuries. De beaux villages ou hameaux, de belles maisons et des cols qui se méritent. On aimerait vite y revenir.
Animateur : Yves Nombre de participants : 8 animateur compris ( 5 F, 3 H) Météo : journée ensoleillée avec de l’air en altitude Distance : 21 km Dénivelé : 700 m Durée : 7h15 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 120 km pour 1 véhicule, et 110 km pour 1 autre soit : 230 km + une voiture sur place. Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : La Bouboule, Charlannes, PC1290, la Stèle,,PC1285, Chasteix, montagne de Chambourguet, bois de la Tour, PC1151, PC1162, PC1134, PC942, le Creux, Parc Fenestre, la Bourboule.
Départ du parc Fenestre, peu fréquenté à cette heure, pour monter sur Charlannes. Au carrefour de sentiers, à proximité du ruisseau de Vendeix, nous sommes surpris par un couple de mouflons ” Les Gardiens du Sancy” œuvre Horizon réalisée à partir de branches naturelles trouvées sur place et vissées, la femelle en position d’observation, et le mâle en mouvement. L’artiste a voulu démontrer leur présence silencieuse sur le massif.
Les mouflons
D’entrée de jeu la pente est raide et nous cueille à froid mais la température est agréable et nous sommes en forêt. Le groupe est vaillant et en peu de temps, chacun à son rythme, nous sommes en haut où l’état des anciennes installations ainsi que l’hôtel restaurant sont une désolation. Nous zigzaguons dans le bois de Charlannes et celui de Charbonnière pour arriver à la Stèle, site d’activités pleine nature hiver comme été, où règne une faible animation en cette période de vacances. Petit regard sur les nouvelles installations et l’espace biathlon unique dans la région, et nous filons vers la Montagne de Chambourguet par le Bois de la Tour.
A partir de là, le couvre chef est de rigueur, nous sortons des bois direction Chastreix. Le soleil est bien présent, mais compte tenu de l’altitude un petit air intermittent nous permet de supporter aisément la température. Du Mont Redon jusqu’au Roc de Courlande les stigmates de l’important incendie de l’an dernier sont encore visibles.
Le Mont Redon à droite encore pelé
A peu de distance de la station, nous remarquons un peu en hauteur une silhouette foncée, ce doit être la deuxième œuvre Horizon prévue sur notre parcours. Elle se trouve maintenant face à nous, au lieu d’aller chercher le chemin prévu pour cette visite nous jouons les Atlassiens confirmés : tout droit dans la pente entre rocher, fougères, bruyère et quelques passages à plat ventre. Nous voici au pied de ce Loup majestueux de quatre mètres de haut qui semble hurler au sommet de ce puy. Pied et tête en tranches de douglas teintées et brulées, corps en racines de vigne collées, œuvre inspirée par la légende locale du “Loup de Courlande” appréciée des participants.
Le Loup
Un petit coin à l’ombre à proximité, caressé par une petite brise bienvenue, dominé à l’arrière par les crêtes du Sancy nous attire pour le pique-nique. Notre regard peut balayer le paysage du Mont Redon à la Montagne de Bozat en passant par le Roc de Courlande, le Chambourguet, et l’horizon à perte de vue vers l’ouest.
Pause finie nous repartons en hors-piste jusqu’au ruisseau de la Jarrige que nous longeons jusqu’à la forêt. Ruisseau bien connu, qui est souvent notre point de repère lors des sorties raquettes dans le secteur. Après plusieurs hésitations suite à des modifications de chemins, une dégringolade sportive de talus, nous arrivons au pont de Vendeix. De là un sympathique PR, qui longe le ruisseau de Vendeix nous gratifiant d’une légère fraicheur, nous ramène au Parc Fenestre plus animé que ce matin. Familles à l’ombre le long du ruisseau et enfants sur les attractions colorent le décor.
Journée très agréable à l’ombre de la forêt sur la plus grande partie du parcours et avec de l’air en altitude.
Animateur : Laurent – Tuteur : Sébastien Nombre de participants : 11 animateur compris (7 F, 4 H) Météo : ensoleillé chaud Distance : 21 km Dénivelé : 700 m Durée : 8H20 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 80 km pour 2 véhicules soit : 160 km Préparation et rédaction : 4 H
ITINERAIRE : Beaune-le-Froid, Croix de Barbat, Champsiaux, Bressouleille, PC1211, Montagne de Pouly, Buron Margelet, PC1239, PC1227, PC1224 bois de Saignes, PC1137, Saignes, la Croix du Pendu, Pont de Frédet, PC1061
Départ du parking de ski de fond de Beaune-le-Froid. Vérification de l’équipement et surtout des quantités d’eau car la journée s’annonce chaude, même en altitude. Nous descendons vers Beaune-le-Froid par un petit chemin bordé de vielles caves d’affinage de Saint-Nectaire. Certaines entrées sont écroulées mais d’autres sont en bon état. Après une visite rapide de l’église, nous prenons la direction de la croix Barbat. Le paysage est superbe
et nous faisons une lecture de paysage avec, devant nous, les quatre puys ABMT (Angle Barbier Monne Tache) mais également le Puy de Surains et le Puy Pouge. Sur notre gauche, la vallée de Chaudefour et au fond, le Puy Ferrand et le Puy de la Perdrix. Nous continuons notre périple vers Bressouleille et passons devant la ferme des Marmottes, hélas fermée à la visite (dommage pour les deux voitures de touristes girondins). Nous attaquons la montée vers les rochers de Sautet
en passant sous le Puy Chambon et en longeant la forêt de Peyre Levade. Ensuite, nous grimpons sur la montagne de Pouly et traversons un troupeau de chevaux. Ils sont très paisibles et recherchent l’ombre du seul arbre de la montagne. Arrivés au point culminant de notre randonnée (1450 m), nous redescendons dans les myrtilliers où certains sont très heureux de faire des pauses. On se demande pourquoi !!! De retour sur le chemin, nous prenons la direction du buron de Margelet pour découvrir une œuvre d’ Horizon Sancy « le Repos » de Nora Simon. Elle représente comme un géant, allongé contre le buron. Nous bifurquons pour remonter le ruisseau du Frédet. Nous trouvons un espace à l’ombre pour le pique-nique. Après avoir essayé de contourner la source du ruisseau, nous revenons sur nos pas pour traverser dans un endroit plus dégagé et moins pentu. Le chemin qui nous ramène vers le plateau est encombré d’arbres tombés et entremêlés. La progression est lente et difficile. Notre marche qui reprend sur un chemin dégagé est de courte durée car la coupe rase de la forêt a laissé la place à de nombreux genêts parfois plus hauts que nous. Après être passés au-dessus du buron de Leyrenoux, nous bifurquons dans le bois de Saigne. L’ombre fait du bien à l’ensemble du groupe et nous faisons une pause, tous alignés sur un gros tronc de pin.
Nous reprenons notre progression vers Saigne où nous profitons de la fontaine du village pour nous rafraîchir. Il est 17h et le chemin qui nous mène à Beaune-le-Froid est encore inondé de soleil et de chaleur. Le retour aux voitures se fait sans encombre.
Animateur : Yves Nombre de participants : 10 animateur compris (7 F, 3 H) Météo : journée ensoleillée Distance : 24 km Dénivelé : 500 m Durée : 7H30 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 120 km pour 2 véhicules soit : 120 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Lac des Hermines, PC1291, Vassivière, PC1207, PC1189, PC1187, PC1179, PC1062, Ravel, PC1200, PC1248, les Ages, PC1328, PC1307, PC1348, col de la Geneste, bois de Landrode, PC1296, PC1284, lac.
Le vent est frais ce matin au départ du lac des Hermines et la température change fortement des jours passés. Tout le monde met une petite laine avant de nous diriger vers la chapelle de Vassivière, haut lieu de pèlerinage. Contrairement à d’habitude où le site est calme et tranquille, il y a un peu d’agitation et plusieurs véhicules sont déjà stationnés. Et oui ! nous sommes le 2 juillet c’est “La Montée”. Une confrérie d’hommes vaillants et courageux, accompagnés d’un évêque et des prêtres, portent la chasse de la Vierge Noire sur 8 kilomètres depuis l’église de Besse dans un silence religieux. Elle restera dans la chapelle jusqu’au 21 septembre jour de la “Dévalade”. Petite visite rapide et un coup d’œil à la Chapeloune en contre bas où jaillit de la roche une source miraculeuse. Nous reprenons notre route et croisons au pied du chemin de croix la procession constituée de nombreux fidèles, moment rare et solennel.
Vierge de Vassivière
Direction maintenant la cascade de la Barthe, contournement du puy Merle et traversée de la grande tourbière qui sert de pâture aux vaches en cette saison. Les différentes passerelles nous rappellent que nous sommes bien dans une tourbière, car l’humidité habituelle est invisible en cette période de chaleur. Nous voilà à la cascade, malgré le peu d’humidité aux alentours, le Neuffonds qui l’alimente est encore bien en eau et nous offre, sous ce ciel radieux, une belle carte postale et quelques éclaboussures.
Cascade de la Barthe
La continuité jusqu’à Ribeyrette, bien ombragée sur un sentier forestier très agréable comme on les aime est appréciée. A Colange l’horizon s’élargit et apparait face à nous l’imposant château de Ravel proche de Picherande. Château repris en 2009 par la famille Chazal et qui a bien changé depuis, une grue toujours en place nous fait dire que le chantier n’est peut-être pas terminé. Au pied du château une nouvelle ferme flambant neuve attire notre regard et curiosité oblige nous nous approchons. L’étable est en visite libre mais les bêtes sont malheureusement à l’extérieur, par contre une jolie boutique attenante a suscité un peu plus notre intérêt. Nous avons complimenté la personne présente pour la qualité et l’originalité de la présentation des produits proposés. Une seule d’entre nous est repartie rapidement tant l’odeur de fromage était présente ce qui se conçoit aisément.
Face au château, sur notre chemin, quelque pierres à l’ombre nous attirent pour le pique-nique, ce que nous faisons. Habituellement le dénivelé positif est effectué le matin mais aujourd’hui c’est l’inverse et nous voilà repartis pour le col de la Geneste. Nous contournons la tourbière de Gayme que la sphaigne a colonisée et où l’homme pénètre peu.
Passé les Ages nous apercevons sur une petite bute l’œuvre Horizon Sancy prévue au programme. Un petit effort et nous voici au pied du Géant du Souffle, structure ajourée d’un colosse agenouillé face au paysage qui s’étend du lac Chauvet proche, au Cantal en toile de fond. Ses mains ouvertes accueillent les visiteurs qui peuvent respirer les parfums, sentir le vent, et comprendre qu’entre la nature et l’humain il n’y a qu’un souffle.
Le Géant du Souffle
Nous finissons d’arriver au col et sa “Maison des Hurle Vents” avant de dévaler tranquillement, d’abord au pied du Paillaret, puis dans le bois de Landrode pour rejoindre nos voitures.
Journée très agréable, ponctuée de curiosités sous une température acceptable et presque rafraîchissante.
Animateur : Michel J. Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H) Météo : samedi et dimanche chaud y compris les nuits ; les autres jours plus agréables avec une tendance orageuse en fin d’après-midi et des nuits plus fraîches. Classement : moyen Matériel mis à disposition par l’association :
– 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Miwok. – équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours) – pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak» – 1 tente MT 900 de marque Décathlon, 1 tipi modèle Lavoo de marque Bergans et 1 tarp médium de marque Bergans Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant).
Transport: à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque. Kilométrage général effectué par le véhicule : 1115 km Niveau d’eau : bon sur toutes les retenues Conditions de navigation : très bonnes. Kilométrage parcouru : 104 km sur les 6 jours à la moyenne de 5 km/h. Temps de navigation : 20 h 42 Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 20 heures
Le mot de l’animateur. Pour préparer au mieux ce rendez-vous, l’animateur avait programmé pour les adhérents inscrits deux sorties sur un plan d’eau de proximité, les Fades à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand, le jeudi 11 et mercredi 17 juin. Le groupe était complet mais, malheureusement à quelques jours du départ, une des « Marie », nouvelle dans l’activité déclarait forfait suite à un problème physiologique. Après avis du bureau de l’association, le séjour a été maintenu car la réservation des emplacements au camping était faite avec le versement d’un acompte. La réglementation locale interdisant le bivouac sur les berges et rives des différentes étendues d’eau que nous allons explorées, le choix du camping de Sainte-Croix-de-Verdon, s’imposait du fait de sa proximité avec le lac et sa position géographique par rapport aux autres retenues situées dans un rayon de 20 kilomètres. L’objectif proposé a été largement atteint. Nous avons parcouru le lac de Sainte-Croix, du barrage jusqu’aux gorges du Grand Canyon ; la retenue de Quinson avec les baies d’Artignosc, de Cadenon et les gorges de Baudinard ; la retenue d’Esparron ou barrage de Gréoux-les-Bains et les basses gorges du Verdon. Le Verdon prend sa source dans le cirque de la Sestrières et parcourt 175 kilomètres avant de se jeter dans la Durance près de Vinon-sur-Verdon. L’avantage majeur des plans d’eau choisis est que les bateaux à énergie thermique sont interdits ce qui permet de naviguer dans une certaine tranquillité malgré l’affluence toute relative de certains endroits. Compte tenu de la température extérieure et de l’eau, il a été fréquent de finir la journée par une bonne baignade. En fin de séjour, il a été proposé la mise en pratique d’exercices de sécurité afin de permettre à chacun de gagner en autonomie et de savoir réagir en cas d’imprévus. Au cours du séjour, nous avons pu observer une variété de libellules et demoiselles de multiples couleurs et tailles mais également du côté des oiseaux, de nombreuses familles de Grèbe huppé et rare à mon avis à cette saison et en ce lieu, un couple d’Échasses blanches…
Le Flambé sur la plage de Montmeyan
Relation des 7 jours par les différents participants.
Samedi 20 par Michel J. Après le parcours routier et l’installation au camping « Les Roches » à Sainte-Croix-de-Verdon qui sera notre camp de base pour l’intégralité du séjour, je propose aux participants d’aller chercher un peu de fraîcheur en testant ce grand plan d’eau. Brève sortie au couchant pour remettre en mouvement le corps et retrouver les sensations. Un léger vent d’Ouest provoque de petites vagues qui pimentent cette courte aventure de fin de journée. Distance parcourue : 4,44 km ; durée de navigation : 50’ Dimanche 21 par Marie D. Lac de Sainte-Croix. Au petit déjeuner, Michel nous annonce le programme de la journée. Exploration du lac de Sainte-Croix en matinée et retour au camping vers 14 h 00 afin d’éviter les grosses chaleurs « Il faut être en capacité de s’adapter sinon… ». 9 h 00, nous sommes dans les kayaks (moteurs interdits sauf électriques). Tout est calme. Un sentiment de plénitude et de sérénité. Au bout de 3/4 heure, nous accostons à Bauduen. Charmant village provençal avec son marché. Nous en profitons pour acheter melons, tomates. Nous arpentons les ruelles, découvrons deux magnifiques fontaines « Paty » (prairie) et la grande fontaine. A l’époque, le châtelain détournait l’eau afin d’arroser son jardin. A la suite de nombreux procès, il s’engagea à ne plus troubler les habitants « dans la jouissance des eaux de la fontaine ». Nous reprenons la navigation et longeons la rive Sud-Ouest découvrant de petites criques sauvages difficiles d’accès avec des eaux turquoises dignes de lagons lointains. Côté Ouest, nous apercevons le barrage de Sainte-Croix-de-Verdon, nous nous approchons jusqu’à la limite autorisée. La température extérieure augmentant, Michel décide de rentrer au plus rapide. Nous arrivons au camping à 14 h 30 et pique-niquons. Après-midi tranquille, un club de lecture se forme. En fin d’après-midi, nous allons découvrir à pied le village de Ste-Croix-de-Verdon perché au dessus du lac. Au cours de cette matinée nous avons pu apercevoir des Goélands, des Grèbes huppés et un instant magique, le vol de deux Échasses blanches. Distance parcourue : 15,77 km ; durée de navigation : 3 h 09
Village de Bauduen
Lundi 22 par Pascal. Lac d’Esparron et gorges basses du Verdon. Le mot du rédacteur du jour « Caniculaire », caniculaire mais : – on dort la nuit avec un petit duvet – il ne fait pas trop chaud en naviguant voire même frais dans les gorges – le niveau des lacs est très haut malgré la sécheresse qui s’installe… Aujourd’hui, c’est décidé, on change de lac, direction le lac d’Esparron situé à environ 20 kilomètres du camping. On se lève tôt et on fait la check liste : chapeau, lunettes de soleil, crème solaire, affaires de rechange, gilet d’aide à la flottabilité, le pique-nique sans oublier les pagaies. Tout est « ok » pour tout le monde et nous partons avec la voiture et la remorque vers Esparron. La navigation routière est agrémentée d’une variante touristique. Nous arrivons au lac où la mise à l’eau s’avère compliquée. Nous posons les bateaux et Michel va stationner sur la rive opposée. La journée commence donc par un remorquage de kayak sur une courte distance. Nous remontons les basses gorges du Verdon jusqu’à Montmeyan plage. Au fur et à mesure de notre progression, les versants deviennent de plus en plus abrupts et les falaises plus nombreuses jusqu’à finir par un goulet étroit d’une vingtaine de mètres de large et là soudainement, une voiture de la poste suivie d’un vélo traversent les gorges…il y a un petit pont et l’on débouche alors sur un large lac paisible à la plage de Montmeyan. Après 9 kilomètres de progression, nous sommes contents de pouvoir accoster, boire et pique-niquer. Après une pause à l’ombre de peupliers, nous prenons le chemin inverse et admirons la géologie des parois sous un autre œil. Pour finir la journée, nous poussons jusqu’au lac principal et remontons une anse qui nous conduit presque jusqu’au dessous de la tour médiévale du village d’Esparron où coule un ruisseau le Sorbiou. De gros cumulonimbus se développent et le ciel s’assombrit, le vent se lève et des vagues se forment, il est temps de regagner notre point de départ et de rentrer… Et la faune dans tout çà ? Alliez-vous me demander…Nous avons surtout vu des canards traversant les gorges avec leur progéniture en file indienne, traversant au mépris du danger car la circulation de bateaux est dense, heureusement il s’agit de petits bateaux électriques de location peu bruyants et naviguant à faible allure. Nous avons également croisé de nombreux pigeons nichant dans les falaises et une grotte fermée volontairement servant de refuges entre 2500 et 3000 individus de différentes familles de Chauve-souris. J’allais oublier d’évoquer un sentier impressionnant rive gauche qui longe une partie des gorges. C’est peut-être une piste pour un futur séjour d’Atlas. Retour vers le camping, la route est bordée de champs de lavande, un petit arrêt photo et nous arrivons à bon port…il tombe quelques gouttes. Quelques explications concernant l’originalité du barrage dit de Gréoux-les-Bains. Il a été construit en 1963, c’est un barrage en terre et en enrochement. Le digue fait 67 m de haut et 260 m d’épaisseur à la base. Il a une superficie de 328 ha pour 80 millions de m³. Distance parcourue : 20,68 km ; durée de navigation : 3 h 58
Les gorges basses du Verdon
Mardi 23 par Mady. Artignocs, Quinson, Cadenon et gorges de Baudinard. Ce matin, destination le village de Montpezat sous lequel la mise à l’eau doit s’effectuer. Un peu de difficulté pour la trouver car la route qui mène à la base nautique est privée. Finalement c’est juste en face de celle-ci et près du pont Sylvestre que nous commençons la navigation. Un passage entre des falaises nous amène à un premier lac, dominé par le village de Montpezat, appelé la retenue de Quinson alors que le village éponyme se situe bien en aval. A nouveau un passage plus étroit pour aller vers le lac d’Artignosc dont les berges bien accueillantes permettent un accostage facile. C’est le moment de faire une pause, avant de continuer vers le barrage de Quinson. Le suivi des berges de ces 2 lacs permet d’apercevoir de belles carpes et la pause d’observer de beaux papillons. Comme tous les jours en fin de matinée le vent se lève, le paysage évolue peu, et Michel propose de faire demi tour pour aller plutôt découvrir les gorges de Baudinard. Nous remontons rive gauche ce que nous avons descendu rive droite et la matinée étant bien avancée l’arrêt pique-nique est fait au même endroit que la pause précédente avant de repartir vers le Pont Sylvestre. Après l’avoir passé, nous découvrons le lac de Montpezat (appelé aussi anse de Cadenon) qui permet d’accéder aux gorges de Baudinard. Moins connues que celles du Verdon, elles méritent pourtant le détour. Falaises encaissées, murs de mousse, petites cascades, eau vert céladon, le lieu est enchanteur. Et magique aussi car un effet d’optique donne l’impression de naviguer sur une pente descendante… Cette sensation serait due d’après Pascal à l’inclinaison légèrement montante des strates des falaises alors que le niveau de l’eau est à l’horizontal. Après le demi-tour obligatoire près des bouées EDF qui bloquent l’accès au barrage de Ste Croix nous avons la sensation inverse, la pente paraît montante mais la navigation reste tout aussi facile ! Michel repère sur les bords du lac de Montpezat un endroit propice au chargement des bateaux et décide alors de changer le point de débarquement. Chose dite, chose faite, nous allons jusqu’au point de départ du matin où il laisse son kayak à Pascal qui le prend en remorque et nous repartons vers le lac de Montpezat où il nous retrouve avec la voiture. Fin de cette belle journée avec 2 parties complètement différentes, qui se complètent agréablement. Distance parcourue : 20,16 km ; durée de navigation : 4 h 18
Les étroites gorges de Baudinard.
Mercredi 24 par Michel J. Lac de Sainte-Croix et gorges du Grand Canyon. Lever comme chaque jour entre 06 h 30 et 07 h 00, la proximité du lac nous permet un départ rapide sur l’eau après un léger portage sur une centaine de mètres. Le temps est idéal et nous profitons à cette heure matinale d’un plan d’eau immense pour nous seuls sans une ride. Nos kayaks glissent vers le levant à bonne allure. L’idée est d’aller au plus direct afin de gagner le pont de Galetas et de pénétrer dans les gorges avant l’afflux des pédalos, des bateaux à énergie électrique, padels et autres. De nombreux loueurs sont installés de part et d’autre en aval du pont et peuvent rapidement libérer des dizaines et des dizaines d’engins. A notre arrivée sur site, les premières embarcations sont en mouvement mais nous profitons quand même d’une certaine quiétude dans le grand canyon que l’on peut remonter sur environ 3 kilomètres. Les falaises deviennent rapidement vertigineuses et abritent pigeons et hirondelles de rocher. Nous profitons du spectacle. Le décor mondialement connu attire un public étranger en majorité. Le retour nous contraint à quelques zig zag pour éviter l’arrivée en masse des autres visiteurs. Après le pont, le plan d’eau redevient un lieu paisible sans bruit. L’idée est de continuer son exploration par la rive gauche. Le pique nique se prend à proximité d’un espace argileux que des ongulés sauvages semblent fréquenter au vu des traces laissées sur le sol. Le vent se lève chaque jour plus ou moins fort entre 11 h 00 et 12 h 00 avec une orientation Sud-Ouest puis Sud et se stabilise à l’Ouest en fin de journée et donne rapidement un plan d’eau agité mais plaisant… Après les Salles-sur-Verdon, village entièrement reconstruit après la mise en eau du barrage, nous contournons par le Nord puis l’Est et enfin le Sud, la seule grande île « Costebelle ». Pour un court moment, nous retrouvons une navigation sur un plan d’eau qui a retrouvé son calme, protégé par les points hauts culminant à 719m d’altitude, côté Sud. Au débouché, les kayaks sont à nouveau secoués par de jolies vaguelettes qui arrivent par le travers et qui animent cette fin de sortie. Le lac de Sainte-Croix est situé entre les départements du Var et des Alpes de Haute Provence au cœur du Parc Naturel Régional du Verdon. Cette retenue mise en eau en 1973, est la quatrième de France métropolitaine par sa superficie (environ 2 200 ha) après le lac du Der-Chantecocq, le lac de Serre-Ponçon et le lac d’Orient. Distance parcourue : 24,80 km ; durée de navigation : 4 h 49
En allant vers le grand canyon
Entrée du Grand Canyon…
Lac de Ste-Croix avec l’Île de Costebelle
Jeudi 25. par Michel J. Lac d’Esparron appelé également barrage de Gréoux-les-Bains. Nous retrouvons avec plaisir ce plan d’eau qui passe pour la perle du Verdon où l’eau est la plus chaude. Il nous reste à parcourir les rives entre le village et le barrage. Parti du lieu-dit du Pont Coupé, nous gagnons rapidement le plan d’eau proprement dit et allons explorer les nombreux petits fjords qui pénètrent l’intérieur. Les rives et berges sont occupées de falaises calcaires de faibles hauteurs agrémentées de terrasses. Nous prenons le pique-nique après avoir côtoyé les bouées marquant la limite de navigation au niveau du barrage. Dans une anse à l’abri du soleil, je propose, l’eau étant à une température agréable, de mettre en pratique les éléments de sécurité évoqués lors du début du séjour, et ceci en 3 phases. – 1 s’immerger entièrement en se maintenant sous l’eau entre 5 et 15 secondes – 2 en place dans le kayak avec jupe fixée, se laisser retourner et maintenir la position au moins 5 secondes – 3 se faire retourner, enlever la jupe en tirant sur la languette et sortir du kayak calmement. La démonstration avait été fait par l’animateur le premier jour de navigation. L’exercice a été bien compris par les participants et exécuté avec sang froid ! Après être passé à proximité d’une grosse station de pompage mobile, nous avons tranquillement, en profitant au maximum de ce coin idyllique regagné le point de départ. Un peu de nettoyage, les bateaux sur la remorque et c’est le retour au camping. Je propose d’aller visiter le village du Moustiers-Sainte-Marie à 18 kilomètres afin de finir de la meilleure façon ce séjour. Les vieilles ruelles, la grotte Ste-Madeleine, l’église Notre-Dame de l’Assomption, la fraîcheur des fontaines ont agrémenté les dernières heures du jeudi. De retour, une halte s’imposait au village de Sainte Croix pour se désaltérer avec vue sur le lac, instant, à peine troublé par quelques gouttes orageuses. Distance parcourue : 18, 04 km ; durée de navigation 3 h 35
Lac d’Esparron
Dans les rues du Moustiers…
Vendredi 26. par Michel J. Retour sur Clermont-Fd en passant par l’Ardèche et la célèbre côte de Mayres qui passe de 600 à 1200 mètres en 10 kilomètres. Départ vers 09 h 15 et arrivée à 16 h 45. Merci pour l’aide apportée pour ranger les kayaks et matériel.
Animateur : Yves Nombre de participants : 13 animateur compris (9 F, 4 H) Météo : journée ensoleillée avec quelques nuages l’après-midi Distance : 23,6 km Dénivelé : 650 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 130 km pour 1 véhicule, 94 km pour 2 autres et 42 km soit : 360 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Condat-lès-Montboissier, la Bournerie, PC869, la Faye, PC964, PC955, le Marlier, PC954, PC974, PC1033, St Eloy-la-Glacière, PC1037,Montgeol, PC1027, le Charbonnier, les Deux Frères, la Cibeaudi, Echandelys, PC844, PC854, PC850, Pissis, Condat.
La journée s’annonce belle et chaude en ce jeudi matin au départ de Condat. Après avoir entr’aperçu le menu du célèbre restaurant de Pays “Chez la Marthe”, nous attaquons une petite déclivité pour rejoindre les hautes croupes boisées du Livradois jusqu’à La Faye. D’abord à découvert mais nous serons vite à couvert dans le bois de Roure où l’ombre est déjà appréciée.
Passé La Faye, nous partons vers l’Est direction St-Eloy-la-Glacière où sans jeu de mots la fraicheur sera peut-être présente. Dans la grande traversée du Bois de Mauchet, quelques trouées de coupe nous rappellent que le choix du jour a été judicieux, Nous progressons à l’ombre sur de beaux chemins forestiers entre hêtres, chênes, châtaigniers, sapins imposants et d’énormes tilleuls avec de superbes petits villages dispersés.
Nous voilà à St-Eloy-la-Glacière, la fraicheur attendue n’est pas flagrante mais l’endroit est accueillant et nous décidons d’y prendre la pause méridienne. Certains s’installent sur un muret et une table ombragée derrière l’église, d’autres sous un immense tilleul en fleurs où une cueillette sera effectuée. Cette église, résultat de plusieurs campagnes de construction depuis le 13°S dont sa nef romane et ses deux chapelles latérales en impose. En 1827 la Duchesse d’Orleans fit reconstruire le clocher qui abrite une cloche de 1488. La réfection du beffroi et de la toiture lui donne une nouvelle jeunesse. Il est 12 heures une sonnerie musicale et insistante nous accueille.
Eglise de St-Eloy-la-Glacière
Nous continuons notre progression par le Suc de Montgeol et le village du même nom. Nous sommes à l’extrémité Est de la boucle, direction Ouest maintenant. Le temps commence à changer, le soleil voilé par des nuages de passage est moins fort. Les sentiers deviennent de plus en plus étroits, moins fréquentés, plus encombrés. Après avoir traversé la Dolore proche de sa source, nous arrivons au Charbonnier. A partir de là, jusqu’au Deux Frères, sur la moitié du tracé nous avons un soupçon de hors-piste qui s’est transformé en une belle traversée en pleine nature, herbes hautes, fougères, arbustes, divers troncs au sol mais peu de ronce, tant mieux.
La Dolore
Au Deux Frères, détour obligatoire par le belvédère même si les escaliers raides qui conduisent à la table d’orientation paraissent éprouvantse après l’effort fourni précédemment. La vue vers l’Ouest est à l’infini, du Cantal aux Dômes en passant par le Cézallier et le Sancy l’horizon n’est que montagne.
Jusqu’au château de la Cibeaudie le chemin sera truffé d’embuches, de nombreux arbres coupés nous offrent une séance de cheval d’arçon.
Sentier encombré
Nous arrivons à Echandelys, le parcours jusqu’à l’arrivée sera un peu plus à découvert mais le soleil caché maintenant ne nous gène plus. Un peu avant Pissis, nous essuyons, avec plaisir presque, quelques grosses gouttes. L’orage annoncé à l’air d’arriver, aux voitures nous entendons les premiers grondements, il était prévu pour 17 heures, il est 16 heures trente timing respecté. Le parcours en grande partie dans les bois pour une altitude moyenne de 1000 mètres aura été le parcours idéal en cette chaude journée, et à aucun moment la chaleur n’a été incommodante.
Animateur : Laurent – Tuteur : Sébastien Nombre de participants : 9 animateur compris (6 F, 3 H) Météo : ensoleillé et chaud Distance : 22 km Dénivelé : 550 m Durée : 7H20 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 96 km pour 2 véhicules soit : 192 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINÉRAIRE : Saint Gal sur Sioule, le Breuil, PC451, PC444, Lansament, Ruisseau du Cèpe, Château du Châtelard, Ruisseau du Cèpe, Chalouze, Les Fougères, l’étang du Roux, PC541, Le Gougeat, PC472, les Guillins, Château de Chouvigny, le Rodet, Les Chambons.
Au départ nous traversons la Sioule (163km). Nous trouvons depuis le pont que le débit est faible. Nous bifurquons vers le Breuil où après une petite montée nous sommes déjà contents de faire une pause à l’ombre des deux platanes de la place du village. La montée se continue vers la D116. Nous bifurquons dans le bois pour rejoindre Lansament. Nous traversons un joli verger pour descendre vers le ruisseau de la Cèpe. Nous ne sommes pas gênés par le niveau de l’eau qui mouille à peine nos chaussures. Remontée du ruisseau vers le château du Châtelard.
Château du Châtelard
Nous sommes étonnés par ce château de style 16ème où nous pouvons déambuler dans les communs et dans le parc où il y a plusieurs magnifiques cèdres. Certains ont l’air de souffrir de la sécheresse. Nous redescendons dans le ruisseau où à part quelques flaques abri de nos amis les moustiques, l’eau ne coule pas. La remontée vers Chalouze se fait par un ruisseau complètement à sec. A Chalouze nous croisons la route d’une belle demeure style « manoir anglais » qui devait être la maison du propriétaire d’un haras.
Belle demeure style « manoir anglais »
Nous croisons de nouveau la route du ruisseau de la Cèpe pour remonter vers le Gougeat et les Guillins. De là, nous attaquons la descente vers la vallée de la Sioule. Au détour du chemin nous sommes devant le château de Chouvigny.
Château de Chouvigny
Petite pause pour raconter l’histoire du château qui commence au temps de l’empire romain. Mme de Lafayette y aurait écrit la princesse de Clèves. En 1945 les ruines sont rachetées par M Groslière, la rénovation commence en 1960 pour se terminer en 1966. Le château ferme ses portes au public en 1976 suite à des problèmes de succession et reste à l’abandon pendant 8ans. Aujourd’hui il est ouvert à la visite en juillet et août par les nouveaux propriétaires.
Nous rejoignons le pont sur la Sioule. Malgré la chaleur aucun volontaire pour aller mettre les pieds dans l’eau.
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