Jeu 11/05/2023 Rando Haute-Loire – Lamothe

Animateur : Georges
Nombre de participants : 12 (7F et 5H)
Distance: 20km
Dénivelé : 450 m
Météo : petite pluie pendant 2 heures au départ, température agréable
Durée ; 6 h
Classement : facile
Kilométrage auto : 152 km pour 1 voiture et 252km pour 2 voitures soit 404 km
Préparation et CR : 2h

ITINERAIRE : Départ de Lamothe, Cougeac, Le Méandre de Précaillé, Allevier, bois des Femmes, le Moulin d’Agnat, Agnat, château des Greises, Pougheon, retour à Lamothe.

La météo avait annoncé la pluie ce jeudi, elle était là au départ de la rando sur la place de l’église de Lamothe. Ce village de 900 habitants près de Brioude est construit autour d’une grosse motte de terre d’où son nom, le château et l’église occupent le sommet. Nous partons en direction de l’Allier jusqu’au village de Cougeac. Une petite chapelle en ruine nous rappelle qu’elle était dédiée aux mariniers qui transportaient des arbres pour la construction des bateaux jusqu’à l’Atlantique. Après le village nous suivons l’Allier jusqu’au Méandre de Précaillé.

Avant 1940, elle faisait une grande boucle sur la droite, après une grande crue elle a coupé tout droit, aujourd’hui la boucle n’est plus alimentée et devient un bras mort.

Bras mort de l’Allier

Cette zone protégée abrite plus de 250 espèces de plantes terrestres et aquatiques et 120 espèces d’oiseaux dont le Héron Cendré et le Milan Noir. La pluie a cessé, nous prenons un peu d’altitude et traversons le bois des Femmes, au milieu du bois une prairie de trèfles en fleurs.

Nous redescendons dans la vallée du ruisseau du bois d’Arbioux  pour voir le moulin d’Agnat, tout est fermé, seul un petit troupeau d’ânes nous accueille. Une dernière difficulté et nous voici à Agnat, il est l’heure du pique-nique que nous prenons sur la place du village à coté de l’église et d’une croix du 13° siècle.

Croix et église d’Agnat

Prochaine étape le château de Greises dans le village du même nom qui sert de lieu de vacances.

Château de Greises

Retour à Lamothe et son château.

Château de Lamothe vue du Bourg

Merci à tous et à bientôt.

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Séjour 9 du 10 au 15/05/23. Itinérance en Lozère

Animateur : Thierry
Participants : 2F, 3H
Transport aller-retour : en co-voiturage, 2 voitures de Chamalières à Bédouès
Météo : Assez maussade en général, ventée, fraiche, de la pluie et de la neige le J4
Animaux : pas d’animaux à 4 pattes, des vautours fauves, une salamandre…
Carte : 2739 OT
Cumuls : KM= 126,7     D+ =  4555 m environ  D-= 4500 m environ
Temps de préparation et de rédaction : 9 h

Jour 1 : Bédouès à Pont de Montvert- 24 km –1060 m D+  – 700 m D- 7h35 de déplacement

Nous voilà à notre point de départ, à Bedouès au bord du Tarn, en pleine zone cœur du parc National des Cévennes. Nous y resterons les 5 prochains jours. L’objectif de la journée est de rejoindre Pont de Montvert, étape importante du chemin de Stevenson en suivant en grande partie le très beau GR 670 dit chemin Urbain V. Nous allons traverser de bout en bout le Bougès – micro région du Parc, grand plateau aux versants nord et sud bien différents : l’ubac boisé avec ses hêtraies naturelles et ses conifères plantés dès la seconde moitié du 19ème siècle en partie pour lutter contre l’érosion causée par l’élevage ovin (idem boisement du Mont Aigoual) et l’adret avec ses paysages typiquement cévenols fait de châtaigneraies et de landes sur les sommets. Des voitures au cœur du village, un sentier bien abrupt pour un début de rando nous mène en quelque centaines de mètres et 200 m de D+ sous le Mont de Lampézeau, sur un chemin plus large support du GR 68 -tour de Lozère. Nous cheminons tranquillement pour reprendre notre souffle jusqu’à un grand carrefour de GRS : GR 70 Stevenson-GR 68 et GR 670. A ce carrefour, nous tombons sur un groupe de randonneuses qui font le Stevenson. Elles sont de Clermont et l’une d’elle travaille chez un grand manufacturier de pneumatiques – incroyable ! 😊 – Elles sont en mode rando légère car leurs sacs sont taxicotés d’étape en étape. Une entreprise juteuse ces taxis sur ce GR très fréquenté. Nous vantons pendant quelques centaines de mètres communes notre pratique de la rando à Atlas. Nous leur faisons un peu peur… Rapidement nos chemins se séparent dans une grande boucle de terrain et nous partons sur notre GR 670 en direction de Rampon plus bas au NE. Nous traversons plusieurs gués de ruisseaux complètement secs. Le relief est fait de multiples ravins et nous perdons vite la dénivelée initiale pour parvenir au bord du ruisseau de Ramponsel proche du hameau de Rampon et du Tarn dont il est l’affluent. Nous nous arrêtons au bord du ruisseau pour le pique-nique. Après cette pause rafraichissante il va falloir remonter ce que nous venons de descendre en direction de Grizac. Nous nous élevons progressivement et la vue sur le sud du Bougès et au-delà vers le Gard est remarquable. La forêt s’éclaircit de plus en plus jusqu’à parvenir sur le plateau de Grizac. Nul doute sur la nature de la roche, le granit ! Il affleure partout. Nous voyons au loin un beau hameau aux maisons très serrées bâties dans la pierre locale. Il s’agit de Grizac, lieu de naissance de Guillaume Grimoard, futur Urbain V, en 1310. Son château bien visible un peu en contrebas du hameau a été restauré il y a peu par son riche propriétaire (dixit les panneaux explicatifs).

Château de Grizac

Ce futur pape à fit construire à Bédouès une collégiale afin d’accueillir le tombeau de ses parents en 1363.

Collégial de Bédouès

Le genêt est partout sur le plateau. Cette terre protestante se manifeste dans le hameau sous la forme d’un gîte d’étape protestant qui accueille de nombreux jeunes de cette religion, ils viennent principalement d’Alès et Nîmes qui ne sont pas si loin. Sans en avoir l’air, nous avons sans effort apparent monté près de 400 m depuis Rampon.

Après une longue pause au hameau – j’ai discuté longuement avec les propriétaires du gîte – nous quittons définitivement le GR pour suivre des petits chemins qui nous mènent deux kilomètres plus loin à la Pierre Plantée, menhir de 3 m de haut : « Gargantua venant des Causses posa l’un de ses pieds, chaussés de sabots, sur le tertre qui domine Grizac et l’autre sur un sommet qui, à 5 km de là, s’élève près du village de Ventajols aux environs de Florac. Le géant qui portait la fameuse pierre plantée – le menhir de Grizac – s’en débarrassa en la rejetant avec force dans le sol où elle se ficha, et où elle devait servir de repère pour ses futurs exploits ».

Menhir de Grizac

Voilà comment un historien local explique la présence du monolithe (Saintyves, “Corpus du folklore préhistorique”). L’étape est presque terminée. Après une longue descente escarpée jusqu’à L’Hermet, hameau tout en granit bien sûr, une petite route nous amène tranquillement jusqu’au Pont de Montvert.

Pont de Montvert

Nous traversons le pont pour monter jusqu’à notre gîte municipal et nous installer dans un bâtiment sans charme et trop chauffé. Nous ne nous y attardons pas car il faut aller chercher notre dîner à l’auberge des Cévennes.

Comme la priorité au restaurant est donnée aux gens qui dorment sur place, je me suis arrangé pour qu’on nous prépare les plats (velouté de champignons, poulet et fondant au chocolat) à emporter. L’accueil est des plus chaleureux et le rhum arrangé offert en guise d’apéro et pour nous faire patienter est des plus apprécié. Après un excellent repas, dodo pour reprendre des forces pour l’étape de Villefort qui va nous réserver de belles surprises

Jour 2 : Pont de Montvert à Villefort – 31 km –1300 m D+  – 1555 m D- 10h50 de déplacement

Après un petit déjeuner préparé par nos soins (chacun en portait une partie dans son sac), nous redescendons à l’Auberge des Cévennes pour prendre notre pique-nique. Nous empruntons une ruelle qui arrive au Pont qui constituait l’artère commerciale principale jusqu’au milieu du 19 ème siècle avant d’être remplacé par la Route neuve qui longe le Tarn. Coïncidence, le soir de notre retour, France 2 diffusait « Antoinette dans les Cévennes » : il y a une scène où l’on voit Laure Calamy descendre au village sur un âne car elle en délicatesse avec sa cheville… Elle arrive par cette ruelle-là. Une fois le petit café offert à nouveau par Eva la charmante aubergiste, nous entamons notre journée. Du pont nous voyons au sud, la file des randonneurs qui suivent le GR 70 jusqu’à Florac. Dans notre sens NOBODY 😊

L’objectif principal du jour est de trouver les sources du Tarn en arrivant par l’ouest. Dès la sortie du village nous regagnons vite 200 m de dénivelée pour randonner plein est sur une micro-région qu’on appelle la plaine du Tarn qui est en fait une plaine d’altitude sur laquelle nous allons progresser par des chemins en balcon.

Ce secteur est parsemé de rochers et il est constitué de vastes pâtures, de landes à genêt sur les pentes délaissées et de vieilles hêtraies. Elle est ponctuée de remarquables hameaux et écarts, bâtis en gros moellon de granite gris comme Villeneuve et Salarial plus au nord. Parmi ces écarts (petites constructions), la fontaine de Villeneuve est remarquable.

Fontaine de Villeneuve

Le Tarn prend sa source dans un creux humide des sommets et nous le voyons et entendons de proche en proche, cours d’eau modeste mais déjà puissant. Nous parvenons à Salarial à plus de 1350 m d’altitude après un long hors-piste faute d’avoir trouvé à temps le petit sentier qui mène au hameau, plus haut perché. A la sortie de Salarial, nous trouvons le GR 7 que nous suivons 400 m environ avant de partir volontairement hors-piste à l’est en suivant la lisière d’un bois de conifères. Le GR7 suit à cet endroit l’ancienne draille / « le chemin ferré » qui mène au col de Finiels, à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau. Nous marchons précisément sur les contreforts du Mont Lozère sur un grand chemin de transhumance… Pourquoi cet hors-piste allez-vous me dire ? J’ai pris en fait un azimut à partir de l’extrémité orientale du bois en question en visant le point nommé « sources du Tarn » sur la carte IGN. La progression pour y parvenir est malaisée et rester en lisière est simple sur le papier mais pas sur le terrain. Nous entrons / sortons du bois en suivant la direction visée mais nous tombons presqu’au bout du secteur sur de gros blocs de granit à travers lesquels nous slalomons.

Un dernier effort pour monter la pente qui nous conduit au point matérialisant le départ de la visée. Nous y déjeunons, protégés autant que possible du vent du nord qui souffle en rafales. A l’issue, je règle la boussole sur l’azimut 44° et nous commençons à le suivre sur deux kilomètres environ. Nous progressons sous un ciel menaçant dans le vent sur un terrain de pelouses et de landes rases accompagnées par un patrimoine géologique de granit, de tourbières et de sources. Le tout forme un immense paysage spectaculaire. Nous sommes dans la bonne direction car dans un premier creux nous trouvons pile la source indiquée sur la carte mais ce n’est pas le Tarn encore. Pour y parvenir nous devons sortir de la cuvette pour parvenir 80 m plus haut sur l’épaulement qui surplombe les sources recherchées. Nous y sommes presque et je comprends alors mieux le pluriel « sources du Tarn » de la carte : en fait il y a plusieurs points d’eau qui alimentent la rivière à sa naissance. Nous remontons le ruisseau jusqu’au plus haut au NW comme indiqué sur la carte. Nous tombons là sur une mare que nous surnommons « la Mère des Sources ».

Source mère du Tarn

Nous avons suivi le plus précisément possible l’azimut qui nous a bien mené au point recherché. Mais le temps file et il est déjà plus de 15h quand nous quittons la jeune rivière qu’on devine bien dans le sol filant SW puis plein Sud vers Mas Camargues.

La progression a été plus lente que prévue et je dois hâter l’allure : plus question de passer par le pic de Cassini comme prévu initialement. Du haut de l’épaulement au-dessus du Tarn, j’avais repéré un beau chemin d’exploitation – la route forestière du Mont Lozère – que nous retrouvons près de 45 mn plus tard en suivant une direction E/SE à travers les mêmes paysages de lande et de bruyère.

Le secteur est nommé le Grand Clapier. Nous devons retrouver une piste qui nous amènera 900 m plus bas à l’intersection avec le GR 68- tour de Lozère, sentier que nous devrons suivre jusqu’à Villefort. Nous n’y sommes pas encore… En suivant toujours à une bonne altitude de 1550 m ce chemin que nous foulons finalement, j’aperçois très loin, plein Est, un gros dôme façon Puy de Dôme. Je pense avoir reconnu le Ventoux ce que me confirme Pierre avec son application d’identification des pics. Après avoir quitté définitivement la route forestière vers 16 h, un panneau indicateur nous annonce Villefort à 16 km. Petite frayeur 😊 La piste est en descente permanente sur une douzaine de kilomètres mais quand même. Je calcule rapidement que cela nous fera arriver à 19h30 environ. Nous allongeons un peu les foulées pendant que j’essaie de joindre le gîte pour leur annoncer notre arrivée tardive. Sans succès. Je le joindrai finalement une heure plus tard mais après avoir vu sur Internet que l’accueil se terminait à 20 h…  Une heure donc de gamberge pour l’animateur.

A l’issue de cette longue descente qui nous offre de superbes points de vue très loin à l’Est et au Sud, nous retrouvons la « civilisation » dans les hameaux des Chabannes et Pailhères. Dans ce dernier hameau nous sommes au fond de la vallée qui conduit à Villefort. Le propriétaire du camping que nous rencontrons nous conseille de suivre la route plutôt que de retrouver le GR 68 180 m plus haut. Vu l’heure – 18h- et les efforts consentis depuis la pause méridienne, je me range à son avis. Nous suivrons donc tranquillement cette petite route qui serpente dans la vallée le long du ruisseau de Pailhères. Un dernier gros coup de cul à l’entrée de Villefort nous mène directement au village de vacances des Sédariès, terminus de l’étape à 19h15. Nous aurons donc mis 3h15 pour faire ces fameux 16 km ! Nous avons le grand gîte/hôtel rien que pour nous. Un bon repas et une bonne nuit nous font récupérer de cette belle et longue journée de randonnée.  Pas encore de pluie et seulement deux randonneurs avec âne croisés pendant la journée.

Jour 3: Villefort à Le Bleymard  26 km – 1130 m D+ 690 m D-  – 8h de déplacement

Une étape plus calme que la veille pour cette troisième journée ! Nous marcherons plein W toute la journée, le long de la vallée de l’Altier, avec deux cols à franchir, au Nord du Mont Lozère.

Nous quittons le gîte par le même chemin que la veille. Nous ne descendons pas dans le cœur du bourg et nous ne voyons donc pas le grand lac qui est un vaste plan d’eau de 127ha, dû à une retenue artificielle du barrage de Villefort. Sa construction a commencé en 1956 et la mise en eau a eu lieu en 1964 immergeant la vallée de Bayard et obligeant une vingtaine de familles à quitter leurs maisons…

Nous laissons Villefort derrière nous par le GR qui n’est qu’un petit sentier à la dénivelée certaine… Après 2 km environ, le GR retrouve le tracé de la Route Vieille, seule route pour rejoindre Mende jusqu’à la création d’une route nationale en 1850. Au 17ème et 18ème siècle, cette route servait aux muletiers pour acheminer des marchandises diverses de la vallée du Rhône et du Midi dans ces territoires encore très habités. Une malle-poste s’aventurait aussi sur ce chemin royal : certainement pour le plus grand malheur du dos et fessier des voyageurs 😊. Nous marchons dans des paysages humanisés en enjambant des petites croupes assez adoucies en rive gauche de l’Altier grande rivière de l’Est de la Lozère qui alimente et traverse le lac de Villefort.

On comprend pourquoi la route a été construite à cet endroit plus facile qu’ailleurs où la géographie est plus escarpée. Les forêts que nous traversons sont mixtes : châtaigniers, hêtres et résineux. Près des hameaux : l’Habitarelle, Villepasses, Bergognon… l’élevage prévaut. Un peu avant l’Habitarelle, nous avons quelques points de vue sur l’extrémité Ouest du lac…  A Villepasses, hameau aux belles maisons cévenoles restaurées nous croisons un éleveur et son père avec lesquels nous échangeons quelques mots sur la dureté du métier. Très sympathiques !

La route se poursuit paisiblement jusqu’à la pause méridienne. Nous ne les voyons pas mais nous laissons à notre gauche plus haut dans les pentes d’anciennes mines d’argent. Nous sommes entrés dans Villefort la veille en traversant un quartier nommé La Fonderie… Vestige d’une ancienne activité métallurgique comme ailleurs dans le Massif Central. Des mines de plomb et de zinc ont également été exploitées le long de notre route principalement entre Cubières et le Bleymard où la dernière société exploitatrice a été liquidée en 1972…

Après la pause, les affaires sérieuses repartent : nous avons deux gros coups de cul à passer, les cols Bourbon avant Cubières et Santel au-dessus du Bleymard. Très beau point de vue loin vers l’Est au col Bourbon.  A Cubières, seul gros village avant le Bleymard, nous trouvons un charmant café ouvert ! A l’unanimité, nous nous y arrêtons.

Nous entamons une conversation intéressante avec le seul client du bar : un éleveur ovin authentique qui n’aime pas les loups et les écologistes de salon…. Authentique dans sa pratique : il cultive de vieilles céréales comme le sarrazin peu gourmandes en eau et des légumineuses comme les lentilles. Il aura la gentillesse de nous en livrer le soir dans notre gîte du Bleymard 😊. Après ces échanges rafraichissants et ces petits cafés réconfortants, nous sommes prêts à affronter la dernière ligne droite jusqu’à l’arrivée au Bleymard. Dernier obstacle à franchir quand même, le col de Santel au croisé des chemins : nous y repasserons le lendemain sur la route du sommet des Finiels. Pour l’heure, c’est par une belle descente que nous rejoignons dans une petite bise fraîche le grand bourg du Bleymard. Le village est situé dans une grande cuvette avec le Mont Lozère au sud et la Montagne du Goulet au Nord qui abrite la source du Lot. C’est un village montagnard aux maisons serrées le long de deux rues principales.  Nous trouvons rapidement notre petit gîte (9 places maxi) « Le Poulitou » où nous sommes gentiment accueillis par notre hôtesse. La fin d’après-midi sera active puisque nous devons confectionner notre repas du soir.

Des courses au petit Carrefour City et dans la boulangerie, nous ramènerons tout ce qu’il faut pour notre salade composée, nos saucisses-lentilles (mention à Pierre qui nous les a préparées de façon surprenante pour moi qui les baigne d’eau…. Elles sont cuites sans beaucoup de liquide et de fait sont presque « craquantes »), fromage et belle salade de fruits finale agrémentée de sacristains succulents. Repas partagé avec un jeune couple de Lille qui fait le Stevenson avec lequel nous aurons des échanges sympathiques…    Toujours pas de pluie depuis notre départ et seulement deux randonneurs croisés😊

Jour 4 : Le Bleymard à La Fage  26,7 km – 725 m D+  – 600 m D-  7h de déplacement

Notre « chance » météo s’interrompt net au matin de l’étape 4. Il a plus toute la nuit au Bleymard. Sorti tôt pour aller acheter le pain du petit déjeuner et du pique-nique, je subis les bourrasques du vent froid qui vient du nord et la pluie qui tombe drue et froide elle aussi. Le mauvais temps ne nous lâchera pas avant le milieu de l’après-midi. Ça tombe mal, on doit monter au sommet du Finiels point culminant de notre périple et de la Lozère. Comme nous n’avons pas été malheureux depuis le début, nous partons du Bleymard le cœur léger. Nous regagnons rapidement le col Santel. La brume commence à nous envelopper.

Nous continuons d’avancer sur un large chemin vers la station du Bleymard où un grand bar est ouvert. Il pleut tellement que je n’ai pas envie de m’arrêter…. Pas de contradiction : se mettre 5 minutes au sec en étant certain de se faire tremper à la sortie ne me tente pas. Ce sentiment semble partagé car le groupe continue sa route sans se plaindre d’un arrêt manqué 😊.  

Est-ce à cause du manque de visibilité que j’engage sans m’en apercevoir le groupe sur le GR 7 au lieu de continuer la route et le GR 70 ? En faisant un petit point d’azimut, je me rends compte qu’on n’est pas sur le bon chemin, c’est le chemin du col de Finiels. Heureusement une sente qui part à l’ouest nous remet rapidement sur le bon chemin. Nous sortons de la forêt et nous progressons désormais sur un chemin balisé de pierre de chaque côté. Nous prenons de l’altitude et naturellement la pluie froide se transforme en neige. Les pelouses sont imbibées d’eau Le froid nous incite à maintenir une bonne allure malgré la pente… Un peu plus bas, j’ai enfilé ma cape de pluie par-dessus ma veste et j’en retire de suite un grand confort, une bonne chaleur qui commençait à me fuir ! Nous parvenons rapidement au sommet du Mont Lozère à 1699 m. Nous ne nous attardons pas et les deux trois photos prises, nous abandonnons ce beau sommet.

Sommet du Mont Lozère

Brume et neige. On ne peut confirmer les écrits de Stevenson : « D’ici, j’aperçois à l’horizon les voiles des bateaux de Cette… » : on ne voit pas à plus de 20 m. La suite de la rando devait nous mener en restant « en crête » jusqu’au signal des Laubies mais je préfère quitter au plus vite les hauteurs trop exposées au vent qui souffle en rafale et renforce le ressenti de grand froid. Les températures annoncées ne disaient pas mieux que -5° au sommet 😊. Nous devons rejoindre au plus vite la piste au nord : 500 m après le sommet, une sente file droit au nord. En moins de 500 m, nous perdons 150 m et gagnons quelques degrés. Nous allons marcher près de 2h30, toujours sur la même courbe de niveau, sur une piste forestière appelée la Route des Chômeurs.

Drôle de nom. Cette « route » a été construite en 1937. Sans plus d’information, j’en déduis qu’elle a été construite par les chômeurs de la grande crise économique des années 30 en France ? Si quelqu’un peut me le confirmer, j’en serai ravi. Le chemin jusqu’à la Croix de Maitre Vidal où nous rejoindrons le GR 68 est long mais il n’y aura pas de pause méridienne aujourd’hui. Juste 5 minutes pour boire et avaler quelques graines. L’objectif est d’arriver au plus vite au gîte et au sec 😊 Après avoir traversé la forêt des Laubies nous arrivons à l’une des marques du parcours à la Croix de Maitre Vidal. Peu après nous trouvons le GR 68 qui nous mène à travers la forêt à la Croix des Faux. La Fage, terminus du jour est blotti plus bas au NW, à deux kilomètres.   La pluie s’est arrêtée mais nous sommes très mouillés. Les deux seules randonneuses rencontrées de la journée dans la forêt des Laubies viennent du gîte de La Fage et nous en disent beaucoup de bien ; elles évoquent un poêle à bois dispensant une douce chaleur et propice à tous les séchages… Finalement, une fois sur place, je suis un peu déçu par les proportions de la salle commune qui n’incite pas au farniente. Peu importe, il y a ce qu’il faut pour sécher la totalité des vêtements et des chaussures.

Les chambres à l’étage sont plus accueillantes et c’est là que nous passerons les 3 heures nous séparant du dîner.

Nos hôtes sont éleveurs et disposent d’un gros cheptel.  L’hôtesse, la quarantaine dynamique nous explique pendant le repas qu’ils ont organisé un circuit court de distribution de viande : une fois par mois environ, ils livrent sur commandes des consommateurs à Montpellier et à…. Clermont-Ferrand devant Michelin à Ladoux (son frère est BIB !). Le repas est excellent : j’ai rarement mangé un gratin dauphinois aussi savoureux. La soirée s’achève doucement autour des deux fioles de rhum de notre ami Patrice. De quoi augmenter la chaleur qui nous a tant manqué depuis le matin du départ 😊

Jour 5 : La Fage à Bédouès 19 km – 340 m D+  – 990 m D-  5h35 de déplacement

Courte étape pour ce dernier jour de séjour. Personne ne s’en plaint. Notre hôte à La Fage nous a parlé des paysages que nous allons rencontrer sur une partie du chemin : des menhirs à l’échine d’Azes, « longue petite montagne »/ échine d’un âne  orientée NE/SW qu’on aura en point de mire une grande partie de la journée.

L’échine d’Azes

Mais avant de nous lancer, nous visitons le hameau de la Fage qui abrite des petites merveilles de patrimoine vernaculaire : son clocher des Tourmentes, sa fontaine-abreuvoir, son four à pain, ses croix avec bénitier et son travail à ferrer les bœufs, le tout en granit of course.

Sans parler d’une grande étable en pierre avec une double voute lui donnant des proportions imposantes…

Etable à double voute

Après 4 kilomètres à marcher sur une ancienne draille et comme annoncé par notre hôte la veille, après avoir traversés la D35, nous visualisons rapidement la « rupture » géologique qui s’offre à notre regard. Sans zone de transition nous quittons le granit du Mont Lozère qui nous accompagne depuis 4 jours pour tomber sur le calcaire qui annonce les grandes Causses à l’W et au SW. De ce point, nous avons une belle vue au loin sur Ispagnac. Le chemin traverse alors un grand espace semi boisée, la cham des Bondons (cham=causse en occitan). Ce vaste plateau est planté de près de 154 menhirs en granit, taillés côté Mont Lozère et transportés plusieurs kilomètres au sud dans cette zone désormais calcaire.

Cela en fait la seconde concentration de menhirs en France après Carnac.  Nous en longeons quelques-uns qui ont été relevés.  Contrairement à leurs cousins bretons, ici, nul alignement ! Ils semblent plantés au hasard. Comme en Bretagne, on ne connait pas précisément les motivations de leurs « créateurs » il y a 4000 ans environ.   

Nous parvenons peu après au seul hameau du jour, les Combettes, avec un grand four-banal à l’entrée et une belle maison vraisemblablement du XVIIe s. qui a dû être un relais ou une auberge. Des inscriptions en latin encadrent la porte.

Un habitant du village, ancien éleveur et père d’éleveur rencontré là nous les traduit : « quidquid agas, prudenti agas, respice finem ». Ce qui veut dire : « Quoi que tu fasses, fais-le prudemment, regarde la fin » et la seconde « Non tam profond fit vir quin hunc palan sit «   qu’il traduit par « l’homme ne fait rien de si secret qui ne soit un jour révélé ». Il semble y avoir eu beaucoup de sagesse dans ce hameau. Elle semble toujours présente en la personne de notre éleveur qui vante le bien vivre dans ce petit bout du monde éloigné de tout. Une dernière grande montée nous conduit jusqu’au bas de l’échine d’Aze que nous longeons. Il n’y a hélas aucun moyen d’accès simple  pour pouvoir commencer à la gravir. J’abandonne la proposition que j’aurais pu faire au groupe 😊. Peu après, nous continuons à descendre la Pente des Bondons, sur la grande draille de Margeride qui ne résonne plus aujourd’hui des cloches de nos chers moutons. Nous parvenons dans une zone de terre tristounette recouverte d’une sorte de poussière grise qui apparait d’un coup. Plus haut, derrière l’échine d’Aze nous avions repéré deux mamelons bien visibles dans le paysage du plateau :  le Puech d’Allègre et le Puech de Mariette. Ce sont deux mamelons de marnes noires ayant résisté à l’érosion. La zone où nous déjeunons a la même origine géologique. Ce n’est pas l’endroit le plus sexy du séjour mais nous cherchons un abri du vent pour déjeuner. Finalement, la suite du chemin me dit qu’on aurait pu trouver mieux pour notre dernier repas en commun 😊. Après quelques kilomètres nous abandonnons la draille pour traverser une forêt de résineux juste au-dessus de Florac. Nous quittons le GR 68 par un brusque virage à droite que mes compères n’ont pas vu. Nous nous retrouvons sur un beau chemin en balcon, à peine au-dessus du Tarn, en rive droite. La fin n’est plus qu’une question de minutes. Une petite route tranquille longe une zone résidentielle avant d’enjamber le Tarn par un beau pont. Nous prenons le temps d’observer un pêcheur à la mouche jouer avec la truite qu’il a ferrée ; il prend vraiment son temps pour la remonter… Va-t-il la relâcher ? Que nenni, il retire l’hameçon assez violemment et la range dans son panier-vivier… Une dernière ligne droite et ce sont nos voitures. Fin du séjour qui me laisse pleins d’images et d’impressions en tête. Ecrire ce compte-rendu m’a donné l’occasion de les retrouver très nettement. Ce petit tour de 5 jours nous a fait toucher du doigt la diversité des pays et des paysages de ce beau parc des Cévennes et de cette Lozère si attachante. Avec les témoignages humains qui vont avec et qui sont si précieux.

Merci à Sophie pour ces photos toujours pleines de vie.

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Sam-Dim 29-30/04/2023 Chaine des puys – autonomie préparation GR10

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 8 animateur compris (2 F,6 H)
Météo : doux et sans pluie sur les deux jours

Jour 1 :

  • Distance : 20 km (GPS)
  • Dénivelée : 1400 m (GPS)
  • Durée : 7h30 pauses comprises
  • Classement Atlas : Difficile
  •  Itinéraire :   ​lycée Chamalières- Villars – Le Cheix – golf d’Orcines – péage – col de Ceyssat – sommet du PdD – sentier des Chèvres – petit Suchet – Grand Suchet – Chabanne Vieille – sommet du puy de Côme par le versant Est dans la hêtraie

Jour 2 :

  • Distance : 25 km (GPS)
  • Dénivelée : 560 m (GPS)
  • Durée : 9h pauses comprises
  • Classement Atlas : Facile
  •  Itinéraire :   ​Puy de Come – Sous le Cliersiou – Pariou par chemin Nord – Traversin – Creux de la Berthe – Col de Ceyssat –  GR4 – D942 – D767a – Montrodeix – La Font de l’Arbre – Fontanas – Chemin des Crêtes – côte du Bey – Lycée Chamalières

Kilométrage auto :  0 km : toutes les voitures au point de départ

Préparation et rédaction :   2H00

Week-end de rando sur deux jours pour préparer le séjour du GR10 en juin avec longueur et dénivelée en autonomie.

Parcours classique le jour 1 au départ de Chamalières avec le puy de Dôme en sommet et la montée finale au puy de Côme. Notre « mathématicien » a calculé que la pente empruntée dans la hêtraie était de 40 %. Belle journée dans des terrains que l’on connait par cœur mais qui nous ravissent toujours. L’occasion de se déplacer avec des sacs bien chargés et avec près de 4 litres d’eau pour certains. Peu de monde sur les chemins et un bivouac rapidement installé en fin de journée. Après le repas, présentation du parcours avec les 4 cartes nécessaires de Banyuls à Planes et échanges autour de l’alimentation (qualité / quantité) et de l’eau dans les PO.  

Après une belle nuit douce et réparatrice retour sans problème vers Chamalières avec une bonne pause méridienne sur les pentes au-dessus du Creux de la Berthe.

Merci à Sophie et pascal pour leurs photos.

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Jeu 27/04/2023 Rando Sancy – Pavin

Animatrice: Liliane
Nombre de participants : 21, animateur compris (8 F, 13 H)
Météo : températures agréables. Nuages et soleil. Pas de pluie pourtant annoncée.
Terrain : chemins sur terrain sec.
Distance : 21 kms   
Dénivelé : 750 m
Durée : 6 h 45 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 90 X 2 et  122 X 3 soit 546 kms. 2 voitures de 5 personnes, 1 voiture de 4 personnes, 2 voitures de 3 personnes.
Préparation et rédaction :  3 h

Itinéraire : Lac Pavin, Rioubes bas, Les Martelles, Puy de Chambourguet, descente sur Super Besse, PC 1296, PC 1278, Chapelle de Vassivière, chemin de croix, tour du puy Merle par PC 1244-1238-1207, PC 1228, Puy de Montchal par PC1258-1297, descente sur le lac Pavin par PC 1328 et 1303, tour du lac.

Aujourd’hui notre randonnée de ce jeudi démarre près du lac Pavin pour quatre objectifs : le Puy de Chambourguet, la chapelle Notre Dame de Vassivière, le Puy de Montchal et le lac Pavin.

Par la petite sente que nous prenons peu après Les Martelles nous entamons doucement la montée direction le Puy de Chambourguet. Tout le long, la vue superbe sur le lac Pavin, le puy de Montchal et sur le massif du Cantal nous accompagne.

Lac Pavin et Puy de Montchal

La partie finale de l’ascension du puy est bien plus raide jusqu’au sommet (1521). Mais notre effort est récompensé par la vue panoramique saisissante sur la chaîne des puys et, à nos pieds, Super Besse et le lac des Hermines.

Vu du Puy de Chambourguet

Nous reprenons notre chemin par une descente jusqu’à la station pour notre deuxième objectif la chapelle Notre Dame de Vassivière. Et c’est sur ce site remarquable que nous sortons notre panier du sac. Tous les ingrédients sont réunis pour une très agréable pause déjeuner : décor, panorama, soleil et ambiance amicale !

Notre circuit se poursuit par la descente du chemin de croix, puis par le tour du puy Merle, direction le Puy de Montchal. La petite sente prévue pour son ascension sur son versant sud est encombrée de ronces au départ. Mais un peu de hors-piste improvisé et un peu sportif nous permet de retrouver la sente un peu plus haut. Parvenus au sommet, une vue magnifique nous accueille : le Chambourguet (qui surplombe la station), le puy de La Perdrix, le puy de Paillaret, Vassivière, le puy Merle. Nous pouvons ainsi visualiser tout le chemin parcouru depuis le matin : très intéressant et impressionnant !.

Vue du Puy de Montchal

Notre périple se termine par le tour du lac Pavin avec quelques arrêts photos pour profiter de ce fascinant lac de cratère lové au milieu des arbres.

Encore une très agréable journée sportive partagée qui se clôture amicalement par une dégustation de pâté (fait maison) offerte par Jean-Louis (merci à lui). Merci à vous et à très vite pour une autre destination.

Bord du lac Pavin

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Jeu 06/04/2023 Rando Livradois – Saint Dier-D’Auvergne

Animateur : Yves
Nombre de participants : 22 animateur compris (10 F, 12 H)
Météo : Couvert au départ avec de belles éclaircies dans la journée, température douce.
Distance : 23,5 km
Dénivelé : 680 m
Durée : 7 H
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 80 pour 2 véhicules et 88 pour 3 autres  soit : 424 km + une voiture sur place.
Préparation et rédaction : 3 H

ITINERAIRE : St Dier-D’Auvergne, Boissonnelle, Pontlatout, Les Vallons, Murat, les Giris, la Vigne , les Palles, le Fraisse, Charguelon, le Brieul, Ceilloux, Château des Martinanches, la Croix du Best, Chantemerle, St Dier.

Temps couvert ce matin à St Dier où nous nous retrouvons, sur le parking de l’église romane St Didier du 12° S, pour cette journée de randonnée.

Eglise St Didier

Cap plein nord en direction de Boissonnelle et les ruines de son château fort.

Chateau Fort de Boissonnelle

Après avoir traversé le ruisseau des Ribes, la pente s’accélère sur ce petit chemin herbeux et discret. D’en haut la vue sur l’horizon est dégagée, Dômes, Sancy d’un côté, Forez de l’autre, vue que nous aurons plusieurs fois dans la journée.
Nous sommes en Livradois et les petites bosses sont répétées. Redescente sur Pontlatout et remontée en plein champ sur les Vallons. Grande ligne droite jusqu’à Murat, nous passons devant une importante exploitation où des structures métalliques nous interpellent, mais nous n’en connaitrons pas l’utilité. Dégringolade sur le ruisseau des Palles, par un chemin un peu boueux, que nous suivons jusqu’au lieu dit éponyme où notre ami Jean Louis se rappelle qu’à cet endroit existait, dans sa jeunesse, une discothèque.

Chemin boueux

A partir de là, quatre kilomètres de montée douce et régulière nous attendent. A proximité de Charguelon nous coupons la montée par la pause méridienne. Un stock de troncs et une petite charrette désaffectée sont bienvenus et appréciés. Les éclaircies timides prévues ont été plus importantes qu’annoncées et ce midi le soleil nous accompagne généreusement. Pierre sur Haute saupoudré de blanc semble à quelques encablures.
Passage à Ceilloux, une charmante dame nous ouvre volontiers l’église gothique, Notre Dame de l’Assomption du 15° S accolée à un reste du prieuré. Nous découvrons une vierge polychrome du Moyen Age très bien conservée, une magnifique chaire à prêcher du 16°, et dans la sacristie un buffet du 18° aux ferrures d’origine. 

Notre Dame de l’Assomption et le prieuré
Vierge en bois polychrome
Chaire à prêcher

Visite finie nous la remercions et reprenons notre chemin, en oubliant Thierry qui prenait des photos. A la première intersection petit arrêt pour immortaliser la luminosité qui met en valeur le massif du Sancy tout de blanc vêtu, ce qui permet à Thierry de nous retrouver.

Le Sancy

Après avoir coupé la D997, nous découvrons la Château des Martinanches et sa magnifique chapelle. Château construit en 1070 sur la voie romaine menant de Clermont-Fd au Puy. entouré de douves remplies d’eau. Ancien château fort il a longtemps servi de dépôt d’armes et est aujourd’hui un lieu de réception et chambre d’hôtes de qualité.

Château des Martinanches
Chapelle du château et les douves

Nous suivons le ruisseau des Martinanches par le bois de Gammer, bois complètement laissé à l’abandon; arbres cassés, branches à terre entremêlées, ronces développées, végétation abondante et désordonnée. A la Croix du Best, arrive le fameux Hors-piste annoncé et réclamé par tous. Etude rapide du terrain et c’est parti droit dans la pente mais en descente pour une fois. Devan,t notre sanglier maison (notre ami Thierry) ouvre le passage entre ronces, genets et végétation luxuriante. Cent mètres plus bas nous retrouvons un petit chemin qui nous conduit à Chantemerle.

Soupson de hors-piste

De là, simple formalité, sur une petite route, pour rejoindre le départ.
​La propreté des hameaux traversés, le bon gout pour la rénovation et la volonté de conserver ce patrimoine bâti restera en mémoire des participants.

Pour clore cette délicieuse journée, notre cher ami Jean Louis nous a gentiment invité dans sa propriété afin de fêter, dans la bonne humeur et l’amitié, les anniversaires des quatre animateurs (trice) présents. Les pâtisseries maison élaborées par les concernés et les boissons rafraichissantes ont été très appréciées, et ont contribué à ce moment de grande convivialité.
Un immense merci à Jean Louis pour son accueil.

Les 4 animateurs (trice) concernés

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Sam 01/04/2023 VTT – Sud de Pérignat les Sarlièves

Animateur : Michel D.
Nombre de participants : 13 animateur compris (5 F, 8 H
Météo : couverture nuageuse et qq averses (sol glissant) températures 9°
Distance : 46 km Dénivelé : 450 m + et – Durée : 4 H , de déplacement : 3 H 30
Moyenne :15 km/h
Classement : Facile
Kilométrage auto : 0
Préparation et rédaction : 2 H 10

ITINERAIRE : Départ du parking du complexe sportif de Pérignat les Sarlièves, pistes jusqu’aux Pérouses, PC456, direction centre équestre du Prat, PC498, piste direction Sud, PC488 – 493, sous le puy de Mardoux, piste jusqu’à Gergovie, descente sur piste jusqu’à la Bavoisine et le circuit du train miniature, piste qui longe l’A75, passage au Golf d’Orcet, étang des Pèdes, camping d’Orcet, château des Combes, remontée par croix de la bataille, zone d’activités du Pra de Serre, pistes sous le puy de Marmant, Veyre, piste par le val de Marie, Martes de Veyre, barrière du Lot, stade de rugby, source du Saladis, nouvelle piste cyclable sol enrobé, direction Nord, barrière  du Lot, pont de Mirefleurs, le bateau, reprise piste cyclable direction pont de Cournon, les Queyriaux, gare du Cendre, la vinaigrerie, nouvelle piste cyclable stabilisée jusqu’au Zénith, piste cyclable jusqu’au parking.

Agréable sortie VTT sur pistes très roulantes qui se prêtent à merveille pour cette activité. Terrain humide, avec une grosse averse de pluie au départ. Menée à allure modérée. Le groupe était très homogène. Les participants d’aujourd’hui, avait une bonne facilité sur ce parcours.
Parcours de ce jour très rapprochant en longueur et dénivelés à ceux que nous rencontrerons sur les séjours.

Explication du coach

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Jeu 23 Dim 26/03/2023 Randos Val d’Allier – St Bonnet lès Allier

Animateur : Yves
Nombre de participants : Jeudi 23 animateur compris (11 F, 11 H) Dimanche 11 animateur compris (7 F, 3 H)
Météo : Jeudi, soleil, douceur pas de vent. Dimanche, nuageux, plus frais, légère brise permanente. 
Distance : 22,5 km
Dénivelé : 550 m
Durée : 7 H
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : Jeudi 45 pour 2 véhicules et 30 pour 2 autres  soit 150 km. Dimanche 34 km pour 3 véhicules soit : 102 km
Préparation et rédaction : 2 H 30

ITINERAIRE : St Bonnet lès Allier, Puy de la Poule, PC498, Puy de Mur, Chapelle Ste Madeleine, PC416, PC352, PC365, Vertaizon, Fontaine de Paulhat, Vassel, Chas, PC438, PC434, Château de Bard, PC406, Le Montlard, PC366, PC356, St Bonnet.

Une fois n’est pas coutume, la randonnée de jeudi appréciée par les participants a été reconduite dimanche. Quelques Puys et curiosités ont agrémenté ce parcours.
Saint Bonnet blotti au pied d’une petite butte, où se dresse un château médiéval habité depuis 1330, transformé en chambre d’hôtes aujourd’hui, est notre lieu de départ. Afin d’effectuer un bel échauffement le dénivelé commence d’entrée jusqu’au château.

Château de St Bonnet

En avance par rapport à Pâques la chasse aux œufs n’aura pas lieu au Puy de la Poule, mais la vue est déjà intéressante.

Montée au Puy de la Poule

Sur le flan Est du Puy de Mur, un verger pédagogique et conservatoire nous incite à découvrir les différentes variétés fruitières locales.

Visite du jardin pédagogique

Une faune discrète et diversifiée, (Azure, Laineuse du Prunellier, Lapin de garenne, Lézard verts, Tarier Pâtre) ainsi qu’une flore originale, méridionale et fragile (Chèvrefeuille étrusque, Orchidées, Cornouiller sanguin, Inule variable) peuple ce Puy. La faune à part le lézard restera discrète et les premiers orchidées retiendront notre regard. Arrivés au sommet petite explication sur le phare aéronautique qui interpelle certains.

Phare du Puy de Mur

Descente Nord Est en hors piste, passage à la Chapelle Sainte Marcelle avec la légende de la petite bergère, découvrant la source miraculeuse disparue maintenant, qui a engendré une procession annuelle le 1er dimanche de juillet.

Chapelle Sainte Marcelle

Pour monter sur la butte volcanique de Vertaizon nous empruntons le GR 89 par une sente étroite, glissante, en plein bois, le fameux chemin de Montaigne, nouvellement balisé, que nous sommes étonnés de trouver là.

GR 89

Nous voici sur cette esplanade remarquablement aménagée et entretenue au passé historique prestigieux : Les remparts du village et sa table d’orientation sur la Limagne, le mur d’enceinte du château féodal détruit par Richelieu et son chemin de ronde, la fameuse Eglise Notre-Dame du 13° S à demi démolie, sauvée par les habitants et restaurée depuis 1973 par une association locale.

Eglise Notre-Dame

Les deux pauses pique-nique ont été prises à cet endroit, la première sous un chaud soleil sans vent, la deuxième sous quelques nuages, et une légère brise, enrichie d’un joli arc en ciel. 

Arc en ciel

Le gros du dénivelé est atteint nous sommes presque à mi parcours. L’après-midi sera plus reposante, de beaux chemins entre les champs cultivés et villages anciens. Vertaizon : la fontaine romaine de Paulhat et son lavoir.

Fontaine de Paulhat

Vassel : son château à la tour classée et son église imposante.

Château de Vassel
Eglise de Vassel

Chas : village fortifié et sa fontaine renaissance que nous avons traversé uniquement dimanche.

Fontaine de Chas
Fortification de Chas

Un dernier petit effort et c’est le Puy Benoît qui nous permet de nous rapprocher du château privé de Bard du 14° S, dernière belle bâtisse du parcours et retour sur St Bonnet.

Devant le château de Bard

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Dim 19/03/2023 Rando Chaine des Puys – Hors sentiers

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 5 animateur compris (3 F, 2 H)
Météo : Ciel partagé avec averses et une giboulée de grêle
Distance : 19,8 km (GPS)
Dénivelée : 1227 m (GPS)
Durée
 : 8h45 pauses comprises
Classement Atlas : Difficile
Kilométrage auto : 40 km pour 1 véhicule
Préparation et rédaction : 2H30
 
Itinéraire : Chemin d’exploitation/ D942 face aux puys de Barme (PC 1003) – azimut 360 sommet des puys de Barme (1101 m)– azimut 60  D52 – azimut 48 sommet puy de Montchier (1211m) – azimut 20 sommet du puy des Gros Manaux (1131 m) – azimut 51 voie petit train du Puy de dôme au PC 984 – azimut 318 intersection avec GR4 au PC 1225 – azimut 270 vers Creux de la Berte au PC 1187 – azimut 347 sommet du Grand Suchet (1281m) – azimut 192 sommet du Grand Sault (1074 m) – azimut 182 sommet du puy de Besace (1112 m) – azimut 208 intersection avec GR441A – courte marche à W/SW puis première sente au sente au S/SE jusqu’à D52 puis retour au parking en suivant la D942 dans les bois sous le puy de Barme

Tracé

Comme le suggère la description de l’itinéraire, cette rando s’est faite quasiment en hors-piste avec l’ambition de gagner le sommet de quelques puys du milieu de la chaîne que nous aimons tant. J’ai donc suivi (en gros) les azimuts que j’avais calculé avec le petit travail sur carte préalable. Entre deux points, la distance pouvait être plus ou moins longue donc l’exercice de navigation était de suivre au plus juste l’angle de marche (azimut) mais en tenant compte du terrain en grande partie forestier (hêtres, noisetiers et un peu de sapins) recouvert de feuilles mortes et de nombreuses branches cassées.

La première ascension de la journée, dès la D942 traversée, nous a mené au sommet des Puys de Barme; des Puys car deux ou trois petits cônes de scories construisent l’édifice dont une carrière à l’ouest exploita jusque dans les années 80 la pouzzolane. Au sommet et déjà réchauffés nous descendons jusque sous les lignes électriques pour remonter l’allée jusqu’à l’intersection avec la D52. Dès la route traversée, les premières pentes du puy de Montchier se proposent. Montée tranquille sans obstacle pendant laquelle nous coupons quelques chemins d’exploitation que nous arpentons souvent avec Atlas… J’explique alors aux participants comment j’avais préparé le premier ravitaillement lors du raid 2019 entre Pariou et lac de Chambon, en pendant, la veille, aux sapins sous le chemin quelques sacs de victuailles.

Du sommet, j’ajuste mon nouvel angle de marche avec la boussole pour atteindre le sommet du puy des Grosmanaux. Nous l’attaquons par sa pente orientée S/SW. Le sommet est un peu difficile à deviner mais nous y parvenons presque : il est juste au-dessus de nous et nous le rejoignons par une petite pente d’une dizaine de mètres. Une borne non officielle faite de quelques morceaux de pouzzolane marque le sommet précisément.

Sommet des Grosmanaux

Nous croisons dans la descente du puy le nouveau tracé du GR4-441. Le col de Ceyssat est juste à notre N/NW. Nous suivons la plus longue distance mesurée sur la carte pour parvenir sur la voie du Train du PDD à l’amorce ou presque de la sente qui mène à l’est du puy au S du Petit Puy de Dôme et du Nid de la Poule après avoir traversé le bois de Rochetoux et la zone appelée « Charme les Chars ».

Nous empruntons la sente quelques mètres pour l’abandonner presqu’aussitôt (je fais quelques déçus à cet instant) car le respect de l’azimut nous oblige à prendre la pente sévère de cette face est du PDD avec plus de 300 m de D+ dans la hêtraie. Depuis le début de la rando nous sentons à peine les gouttes qui tombent à intervalles réguliers. Au cours de la montée, nous tombons sur de nombreux morceaux de l’avion de chasse américain qui s’était crashé sur le PDD en 1961, un jour de fort brouillard.

Vestige du crasch

Atlas, dans le cadre de ses actions environnementales, avait un temps envisagé de nettoyer ce versant des restes de l’avion ainsi que de quelques carcasses de voitures. Un hélicoptère s’avérait nécessaire pour amener les débris vers des endroits de collecte accessibles. J’avais relevé avec le GPS de l’association les coordonnées des points de nombreux débris. Le projet n’a pas abouti mais le classement de la Chaine à l’Unesco n’a pas suscité auprès des autorités compétentes une envie folle de nettoyer le Géant de ses « impuretés » … Parvenus enfin hors de la hêtraie après une petite heure de dure montée, nous trouvons un grand sapin pour abriter notre pause méridienne de la pluie qui tombe drue. Juste en face du Nid de la Poule nous devinons une partie du reste du programme qui nous attend dans l’après-midi. Nous voyons également vers Pontgibaud le nuage de grêle qui nous surprend lorsque nous remettons le contact après la courte pause.

Parvenus sur le GR juste au-dessus du PC 1225, nous gagnons plein W le fond du Creux de la Berte. Juste avant de descendre, on aperçoit plein W en lisière du bois un groupe de 3,4 chevreuils qui sautent et rejoignent vite l’abri des arbres. Toujours en suivant au plus près l’angle de marche nous parvenons juste comme prévu à la pointe du GR4 (variante) et du PR qui fait le tour du PDD. De là nouveau cap vers le dernier grand sommet du jour, le Grand Suchet. Progression à travers la Cime de la Plaine et les noisetiers après avoir coupé le GR avant de sortir dans la pente recouverte de bruyère et de genêts à balai en attente de leurs fleurs. Au sommet, un vent violent nous accueille.

Grand Suchet

Nous nous y arrêtons à peine le temps d’une ou deux photos. La suite est une longue marche de près de 3 km à travers les bois jusqu’à l’amorce de la pente qui mène au sommet du Grand Sault. L’absence de repère oblique à surveiller son cap à la boussole pour essayer de rester au plus près de l’azimut défini. La trace GPX enregistrée comparée à ce que j’avais dessiné montre que la progression s’est faite dans la bonne direction mais pas avec des zigs et des zags par rapport à l’azimut fixé. Comme dirait Michel J., c’est la différence entre une course d’orientation et une navigation : la précision requise n’est pas la même…

Petite pause bienvenue au sommet du Grand Sault avant de redescendre vers le dernier sommet de la journée qui parait bien haut à l’horizon, le puy de Besace. 

Grand Sault

Au sommet, les objectifs de la journée sont plus qu’atteints. Les atlassiens qui m’accompagnent ont des raisons d’être satisfaits de leur journée. Du coup le retour à la voiture se fait par le GR et des chemins d’exploitation. Nous longeons à l’ouest les puys de Salomon et de Montchier. Ce dernier est très imposant avec une longueur N/S de plus d’1,5 km.

Le bruit des voitures qui filent sur la D942 nous ramène à la réalité…. et à notre point de départ après près de neuf heures d’effort. 

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Sam 18/03/2023 VTT Bords de l’Allier – Sud de Cournon

Animateur : Michel D.
Nombre de Participants : 10 animateur compris (3 F 7 H)
Météo : couverture nuageuse et qq averses (sol glissant) températures 9°
Distance : 45 km Dénivelé : 351 m + et –
Durée : 4 H de déplacement : 3 H
Moyenne : 16 km/h
Classement : Facile
Kilométrage auto : 0
Préparation et rédaction : 3 H

ITINERAIRE : Départ Base canoë/kayac de Cournon, usine d’eau potable, passerelle remontée de l’Allier , pont de Cournon, belle rive, sablières, l’ile de Mirefleurs, le bateau, source du Sail, l’Albaret, Ste Margerite, sources, Charbonnier, pont de Longues, Banque de France, pont des Goules, château de Chadieu, rocher d’escalade de Gournier, sentes de bords de l’eau, Montpeyroux, visite en vélos car deux cyclistes ne connaissaient pas, roche Fumade, PC363,Arson, pont des Goules, les côtes blanches sur piste cyclable, Martres de Veyre, la moyenne Vaure, oppidum de Gondole, la Ribeyre, les Queyriaux, bords de l’Allier, pont de Cournon, retour à la base de canoë.

Agréable sortie VTT sur pistes très roulantes qui se prêtent à merveille pour cette activité. Terrain humide, menée à allure modérée. Le groupe était très homogène. Les participants d’aujourd’hui, avait une bonne facilité sur ce parcours.
Parcours de ce jour très rapprochant en longueur et dénivelés à ceux que nous rencontrerons sur les séjours.

Découverte de Montpeyroux

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Jeu 16/03/2023 Rando Sancy – Jassat-Courbanges

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 20 animateur compris (8 F, 12 H)
Météo : Soleil et douceur
Distance : 23 km (GPS)
Dénivelée : 725m (GPS)
Durée
 : 7h pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 80 km pour 3 véhicules (Le Crest) et 110 km pour 2 véhicules (Auchan Nord)
Préparation et rédaction : 2H00
 
Itinéraire : Jassat –GR30  Courbanges – bois de Courbange – Leylavaux – La Bouay – vers puy des Prêtres hors sentier – vers Serre Haut –St Victor la Rivière – vers Bessoles – D5 – sommet du puy de Bessoles – sente N/NW à travers le bois de Groire pour descendre vers le ruisseau de la  Planchette – Pont sur la D5  PC 852 – l’Argelier – Jassat

Plutôt animateur le dimanche, je retrouve ce jeudi un groupe fourni d’Atlassiens pour randonner dans cette belle partie orientale du Sancy à travers bois et hauts plateaux. De Jassat connu pour ces grands campings 5 étoiles (6 ou 7 même ?), nous prenons notre temps pour commencer à consommer après 3 km la dénivelée du jour (près de 300 m d’un coup pendant 3 km environ).

La dénivelée du jour

Nous gagnons le plateau de Courbanges par le long chemin des Quaires, nom qui signifie « pierre/pierre équarrie », référence aux rochers qui surplombent la Courbanges, le tout formant un petit complexe crêtes/vallon très pittoresque ?

Chemin des Quaires

Chemin des Quaires en référence au chemin suivi pour transporter les pierres avec lesquelles les Anciens ont construit le hameau de Courbanges ? Je dois pas être loin de la vérité… Mais je prends volontiers la vraie signification si quelqu’un la connait 😊.
Pour une fois, l’air du plateau ne nous glace pas le corps, au contraire, il est chargé d’une douceur qui incite à s’attarder. Petit point de vue qui invite à la lecture de paysage : on voit loin, du Baladou au Puy Ferrand. La traversée de la pessière nous donne l’occasion de parler de l’arbre en regardant une coupe d’épicéa et la souche résultante : quelles sont les différentes parties du tronc ? Du liège et du liber qui composent l’écorce de tout arbre, du mince cambium, usine à cellules de cellulose qui constituent le bois et est à l’origine de la croissance radiale du tronc, au bois proprement dit, l’aubier et le duramen plus dur. Émouvante la complexité de la vie de ces êtres vivants depuis près de 400 millions d’années qui ont permis le développement de la vie sur terre !
Dès la sortie du bois le Sancy apparait grandeur nature. On l’a vue mille et une fois mais on ne se lasse pas de ce paysage. Là encore un peu de lecture de paysage s’impose.

Sortie du bois

Nous déjeunons sur la pente d’un pré exposé au sud face au puy de Pertuyzat. On devine au SW le puy de Montchal et plus au Sud, le puy de Montcineyre. Un petit hors-piste évite d’entrer dans les « faubourgs » de Besse comme prévu sur mon tracé. Après avoir contourné le puy des Prêtres par le sud,

Le Puy des Prêtres

nous entamons notre remontée au nord vers St Victor par de larges chemins d’exploitation qui laissent voir le puy de Dôme… 

Vue sur le Puy de Dôme

Le prochain objectif est le sommet du puy de Bessoles que nous atteignons par un peu de cheminement hors sentier. La boucle de retour nous oblige à redescendre de ce beau puy offrant une vue circulaire sur tout le secteur du Sancy et au-delà. Un peu de Hors-piste encore pour gagner le bord du puy : ronces et arbustes cherchent à nous entraver mais le groupe arrive à franchir ces obstacles pour parvenir à l’amorce d’une petite sente au NW qui descend dans la hêtraie jusqu’au bord de la Planchette petit ruisseau affluent de la couze Chambon, 200 m plus bas.

Descente dans la Hêtraie

On ne descend pas aussi vite à 21 qu’à 5 atlassiens ! Surtout que le début de la sente est pentu. Finalement, tout le monde se retrouve plus bas pour profiter d’une pause bien méritée. Le dernier tronçon vers Jassat, le long de la Planchette est avalé rapidement et le petit pot de l’Amitié dans un -hélas- détestable café-restaurant du Lac (qui sert ses boissons dans des gobelets en carton)  vient conclure cette belle journée de randonnée.
Merci à Laurent et Sophie pour les belles photos.

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