Jeu 29/08/2019 Livradois Forez Vollore Montagne

Animateur : Yves
Nombre de participants :   animateur compris 4 ( 1 F, 3 H) 
Météo : Ensoleillée et chaud
Distance : 21 Km 
Dénivelé : 700 m
Durée : 6 H 30 mn pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :  126 Km pour  1 véhicule.
Temps de préparation :  2 H 30
 

Itinéraire : Vollore-Montagne, Les Raillères, Pierre Pamole, Notre-Dame de l’Hermitage, PC 1179, Maison Forestière de la Briasse, Sugier, Derbize, Bellevue, Vollore-Montagne.

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Départ de Vollore-Montagne, connue déjà à l’époque romaine par sa voie reliant Lyon à Clermont, en direction du nord. Au col du Pertuis, cap sur l’est dans le bois de Pamole pour atteindre le sommet granitique de Pierre Pamole composé de roches magmatiques et métamorphiques. De là, une vue à 360° un peu brumeuse à l’horizon ce matin, mais les 2 explicites tables d’orientation nous permettrons de nous repérer.

Descente sur le Pas de Mousset et traversée du Grand Bois jusqu’à l’Hermitage Notre Dame, construit au 12°S, et sa chapelle. Passage dans la Forêt d’ Aubusson où la végétation nous protège de la chaleur qui commence à se ressentir par cette journée très ensoleillée. Avec l’accord des 3 participants, compte tenu de la chaleur et ayant apprécié les 2 curiosités du jour, nous décidons de raccourcir le parcours pour rejoindre Vollore par Sugier et Debize.

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Jeu 22/08/2019 Sancy Pont de Clamouze

Animateur : Georges 

Nombre de participants : 7 ( 4 F et 3 H ) 

Distance : 25 km

Dénivelé : 650 m 

Durée : 7 h 30 pause comprise 

Classement Atlas : facile  

Météo : plein soleil toute la journée avec un petit vent sur les hauteurs 

Kilométrage voitures : 130 km pour 1 voiture et 100 km pour 1 autre 

Préparation et CR : 2 H 

Itinéraire : Départ du pont de Clamouze, traversée du bois le Pinet, Puy Ferrand, sur du lac de Montcineyre, pc 11211, puy de la Vaisse, montagne de la Fage, D 30, pc 1056, Graffaudeix, cascades d’Entraigues, la Farge, Bost de Village, GR 4 jusqu’au pont de Clamouze.  

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 Petite fraicheur au départ du pont de Clamouze. Après la traversée des bois de la Banny, direction le lac de Montcineyre que nous avons longé côté sud. Le matin, entre les bois de sapins et de hêtres et les pâturages, nous avons jonglé pour éviter les troupeaux de bovins et les barbelés. L’après -midi, après avoir visité les cascades d’Entraigues et du bois de Chaux, nous avons rejoint le GR 4 jusqu’au pont de Clamouze. Merci à tous et à bientôt pour la rentrée.

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Autour du Mont Blanc

Séjour n°15 Autour du Mont Blanc
Du mercredi 14 août au samedi 24 août 2019

ANIMATEUR : Denis
SECTEUR GEOGRAPHIQUE : Massif du Mont Blanc, (Haute Savoie, Italie, Suisse)
NOMBRE DE PARTICIPANTS : 7 (4H et 3F)
METEO : A qualifier d’exceptionnelle pour ce secteur avec 1 seule journée de maussade et 1 journée de pluvieuse sur 11 jours. Températures douces voire élevées pour l’altitude.
CLASSEMENT du SEJOUR : moyen
KILOMETRAGE VOITURE : environ 900km A/R pour chacune des voitures utilisées
CARTES, TOPOS, DOC utilisés: carte IGN au 1/25000 n°3531ET Saint Gervais et carte n°3630OT Chamonix, topoguide de la fédé référence 028 Tour du Mont Blanc 12ème édition de 1994 et 19ème édition de 2014 + livre Savoie Mont Blanc, de Brigitte et Isabelle Baudriller + consultations diverses via internet.

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JOUR 1 : 14/08/2019
La première journée sera consacrée essentiellement au voyage aller avec 2 véhicules depuis Lezoux comme point de ralliement et un départ matinal. A peine arrivés à une encablure de Chamonix, nous nous rendrons vite compte de l’affluence touristique dans le secteur, les difficultés pour stationner etc… Ceci fait, nous prendrons notre casse-croûte de midi près des autos au départ de notre itinéraire qualifié de mise en jambe.
Départ (1370m) peu avant le parking du parc zoologique du Merlet (les Houches) pour un itinéraire en aller-retour pour les chalets de Chailloux (1930m) L’intérêt de cette balade consistait depuis un balcon naturel à s’offrir une vue assurée sur le Mont Blanc au cas où la météo nous ferait défaut dans les prochains jours. Nous ne serons pas déçu: la montagne est immaculée, spectaculaire, impressionnante… si proche et pourtant nous paraissant si vaste et par endroit inaccessible. Malgré l’avancée de la journée aucun nuage, aucune nuée ne viendront troubler l’image. Vrombissements d’hélicoptères ou passages d’avions de tourisme seront les seuls éléments nous interpelant dans ce décor de cinéma et unique au monde.
Hébergement au gite Tupilak à Les Coupeaux à 2km de là et tout proche de notre départ du lendemain.

JOUR 2 : 15/08/2019
1ère étape Les Houches (1050m) chalets du Truc (1700m) +1431m -746m 8h15 d’activité. Météo beau, ciel dégagé puis sommets se couvrant partiellement au fil de l’après-midi.
La première préoccupation aura été de garer convenablement nos 2 véhicules pour une dizaine de jours sur des parkings prévus à cet effet et gratuits au lieu dit Trabets. Les parkings copieusement garnis nous renseigneront sur la fréquentation sur ce tour mais point de balisage à la ronde. La 2ème préoccupation aura donc été de partir sur le bon sentier car aujourd’hui et dans ce secteur, il n’est point question de s’accommoder d’une partie de hors piste… C’est en suivant la petite route sillonnant entre les chalets que nous pourrons rejoindre l’itinéraire officiel ! De là une bonne piste nous permettra d’absorber la 1ère épreuve: le col de Voza (1657m). Nous délaisserons l’itinéraire pour s’offrir une première variante, d’abord par un cheminement en pente douce descendante puis par la spectaculaire passerelle  qui enjambe le torrent de Bionnassay et la vue sur le glacier éponyme. Rapidement là-haut, apparait le col de tricot (2120m) et véritablement un parfait col en V. La pente s’accentue, la brise apparait de plus en plus vive, l’affluence est importante, variée, nous y sommes… La vue est prenante sur les chalets de Miage (1560m) harmonieusement disposés en vallée près du torrent. Les dômes de Miage sont là mais resteront invisibles enveloppés dans la brume de fin de journée. Arrivés aux chalets, il nous faudra nous ravitailler en eau avant de parvenir au chalet du Truc notre hébergement du jour. Pas de douche, toilettes sèches à 50 m du refuge, accueil familial, simple et efficace… montagnard en fait.

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JOUR 3 : 16/08/2019. 2ème étape. Chalets du Truc (1700m) – refuge de la croix du Bonhomme (2433m) +1357m -655m 9h05 d’activité
Météo: très beau, ciel parfaitement dégagé, se couvrant de brumes passagères puis retour au grand beau temps sur la fin d’après midi.
Départ matinal, et démarrage par une section en descente (-600m) et en sous-bois jusqu’à Contamines-Montjoie, le passage dans cette partie urbanisée étant obligatoire avant de s’engager pour le col du Bonhomme. Ravitaillement dans cette charmante station de montagne: beaux chalets construits à diverses époques, église remarquable de style baroque haut savoyard. Il est près de 10 heures, nous arpentons le fond du vallon distinguant ici et là équipements sportifs, touristiques, parkings etc… et partageons la piste avec de nombreux autres randonneurs. Passage et arrêt à la fameuse église de Notre Dame de la Gorge elle aussi de style baroque. La pente s’accentue fortement jusqu’au pont romain puis nous emprunterons une bonne piste serpentant en pente douce dans le vallon. Longue pause de mi-parcours tout près du torrent peu après l’embranchement pour les lacs Jovet. Nous comprenons alors que ces 2 lacs constituent un bel itinéraire à la journée ceci expliquant le nombre de randonneurs au départ le matin. Il est temps de repartir, le col du Bonhomme à 2329m sera atteint en ce milieu d’après-midi. Là aussi l’affluence est importante et variée : jeunes, anciens, cyclistes, étrangers… Plutôt agréable le cheminement et l’arrivée sur le col voisin de la croix du Bonhomme (2479m) avec au loin le lac de Roselend et là devant nous, immense le massif du Beaufortain. Arrivée et installation au refuge de la croix du Bonhomme (2433m).
La douche accessible sur un court créneau horaire est très demandée, mais oh combien appréciée. La source toute proche laisse échapper un mince filet d’eau. Ici aussi les toilettes proposées en toilettes extérieures sont des toilettes sèches.
Le soleil se couche, une bande de bouquetins s’approchent du refuge… magique. Il parait qu’ils viennent là tous les jours et depuis de nombreuses années. L’étape sera appréciée malgré la taille de ce véritable refuge de montagne placé à la croisée des itinéraires et géré par le CAF.

JOUR 4 : 17/08/2019. 3ème étape. Refuge de la croix du Bonhomme (2433m) Refuge Elisabetta Soldini (2200m) +1060m -1260m 8h15 d’activité
Météo : le beau temps se confirme, météo identique à la veille. Quelques nuages apparaissent en cours de journée notamment les fameux nuages lenticulaires sur le Mont-Blanc mais ne se fixent pas et disparaissent au loin. Plutôt que de descendre aux Chapieux tout en s’épargnant une longue et ennuyeuse piste, nous emprunterons le sentier qui conduit au col des Fours (2665m). Le passage est digne d’intérêt sans doute car c’est un des passages au plus haut de notre itinéraire, de plus la vue y est admirable sur la vallée, sur le col de Seigne notre deuxième objectif et le tout salué par 2 ou 3 chamois… Ces derniers nous observent depuis la tête sud des Fours et semblent comme intrigués… Nous ravira la descente par les Tufs et ce sentier longeant de belles plaques et falaises de schiste, façonnées par le torrent. Comme autant de témoignages de l’existence d’une vie sauvage (sur un itinéraire fréquenté), à peine apeurées et méfiantes quelques marmottes se laisseront photographier.
Pause à la ville des Glaciers: une ville avec 3 ou 4 bâtiments, une fromagerie et surtout un parking parfaitement équipé pour les nombreux visiteurs de la vallée. Quelques 700 m de dénivelée nous attendent pour parvenir au col de Seigne mais la pente est régulière et surtout la vue extraordinaire sur les glaciers et l’aiguille des Lanchettes.
Le col de Seigne (2516m) célébrant notre passage en Italie est venté, la température est presque désagréable aussi c’est bien en dessous que nous profiterons du panorama à l’abri relatif de rochers. Déjà devant nous apparait tout le val Veni notre étape du lendemain, on devine Courmayeur loin au fond et remarquons l’entrée du val Ferret. Avec la vue impressionnante sur les pyramides calcaires, le Mont Blanc par derrière et désormais avec une progression direction Nord Est, nous constatons que notre rotation sur ce massif est déjà importante.
Passage à la Casermetta un centre d’interprétation des paysages puis arrivée par un verdoyant vallon à notre hébergement du jour. Placé sous le glacier de la Lée Blanche, surplombant le vallon, le refuge Elisabetta représente un beau bâtiment restauré et géré par le CAI (club alpin italien). Pas de douches, pas d’eau en fait… Le torrent glaciaire dévale furieusement à une centaine de mètres aussi nous resterons étonnés que la source proche ne diffuse qu’un filet d’eau et la pompe d’amener d’eau au bâtiment se trouve en panne. En contrepartie, l’éclairage diffusé est important, le chauffage électrique allumé… Autant de signes qui nous font nous interroger sur la gestion de l’eau et de l’énergie…dans ce refuge.

JOUR 5 : 18/08/2019. 4éme étape. Refuge Elisabetta Soldini (2200m) – Refuge Bertone (1991m) +1345m -1545m 8h46 d’activité
Météo : 5ème journée de grand beau temps, identique aux précédentes. Seuls quelques nuages apparaissent puis se diffusent en altitude. Ils ne suffisent pas à nous inquiéter et alors même que nous attendons le passage d’une perturbation.
La descente dans le val Veni depuis le refuge constituera l’échauffement… Le lac Combal se comble mais conserve assez de miroirs aquatiques pour nous permettre quelques beaux clichés en préambule d’autres beaux panoramas offerts par le curieux lac du Miage enserré dans la moraine de l’immense glacier du même nom… Nous bénéficierons longuement de cet ensemble de paysages en empruntant le sentier en balcon du val Veni par l’Arp Vieille. La progression est plutôt régulière à flanc de montagne et sans perdre trop d’altitude jusqu’à Plan Chécrouit. Désormais la vue sur le Mont Blanc de Courmayeur d’une part et sur l’aiguille Noire de Peuterey ou la pointe Helbronner d’autre part est impressionnante, spectaculaire et dure. Toute la rudesse de la montagne s’y retrouve, l’accès parait improbable et c’est bien là que l’exploration y fut semble t’il la plus compliquée. On est dimanche et depuis plan Chécrouit, la foule touristique et bigarrée parvient de Courmayeur grâce aux téléphériques.
Nous prendrons notre pause de mi-journée en surplomb de Dolonne/Courmayeur à l’ombre de quelques résineux certes mais dans une ambiance peu agréable et décevante de pistes de ski et autres équipements touristiques. Longue descente jusqu’à Dolonne où la fontaine généreuse sera appréciée. Passage et ravitaillement à l’épicerie de Courmayeur.
Courmayeur n’est qu’à 1200m d’altitude, il fait donc chaud et nous sommes en ville mais nous ne nous laisserons pas tenter et resterons concentré sur la fin de l’itinéraire rien moins que 700 m de dénivelée positive. D’abord la progression est régulière pour atteindre le val Sapin puis le sentier oblique pleine pente et serpente sur 500 mètres de dénivelée. Sans doute grâce à un tracé avantageux, c’est motivée que toute l’équipe absorbera assez facilement la difficulté.
Refuge italien et typique, accueil circonstancié, douches appréciées, repas copieux… Une bonne étape.

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JOUR 6 : 19/08/2019. 5éme étape. Refuge Bertone (1991m) Gite d'alpage La Peule (2071m) + 1195m -1105m 8h50 d’activité
La nuit aura été bonne, réparatrice mais ce matin l’ambiance est plus sombre. La perturbation météo que l’on attendait est bien présente, la pluie est annoncée, les sommets sont enveloppés de lourds nuages aux alentour de 3000/3500m. Sur le point de partir, un ou deux coups de tonnerre au loin dans la montagne nous confirmeront que la  situation pourrait être orageuse. Logiquement et devant cette météo nous ne nous engagerons pas par la Testa-Bernada à entreprendre par grand beau temps mais nous suivrons plutôt la voie classique tracée à flanc de montagne et dominant tout de même tout le val Ferret et un passage en fond de vallée peu avant le refuge Elena. Toute la matinée nous craindrons les averses mais la météo semble stationnaire et plutôt avenante nous laissant découvrir d’abord en vallée la sortie du tunnel côté italien puis grâce à une couverture nuageuse assez élevée se dévoileront petit à petit : l’arête de Rochefort, les Jorasses Petites et Grandes et plus haut dans la vallée les glaciers voisins de Triolet et du Pré de Bar. Une averse plus importante nous saisira au passage à Arnouva puis sous un ciel maussade nous atteindrons le grand col Ferret (2537m). La pause sera raccourcie car avec 2 ou 3 degrés de moins on aurait peut-être eu quelques grêlons. A partir de ce col nous serons en Suisse et si avec la présence de glaciers le paysage est plutôt féerique du côté italien, il se révèle être un paysage d’alpages et plus verdoyant du côté suisse. Il suffira d’une bonne heure de douce descente pour atteindre le gîte d’alpage de La Peule à 2071m.
Cet hébergement pourrait bien représenter l’une ou sinon la meilleure étape de ce séjour. Voilà un alpagiste qui a agrandi sa ferme d’altitude en s’adossant logiquement à la montagne, proposant un accueil simple et familial et qui valorise les produits de son exploitation. “La croûte de fromage” en plat principal de notre diner nous impressionnera de par sa générosité.

JOUR 7 : 20/08/2019. 6ème étape. Gite d’alpage La Peule (2071m) Relais d’Arpette (1630m) + 675m -1140m 7h06 d’activité
Météo : pluie dans la nuit puis encore quelques averses sur la matinée allant vers une accalmie l’après-midi.
Cette étape est annoncée comme une étape de transition bien différente des précédentes mais pouvant introduire la suivante plus montagnarde, la part belle étant faite à la distance plus qu’aux dénivelées. Arrivés à la charmante station de la Fouly (1600m) nous serons invités à suivre un sentier en sous-bois le long d’un torrent ou de la route toute proche. Passage avec pause de midi à Praz de Fort à l’abri de granges traditionnelles puis traversée d’Issert autant de villages charmants et typiques.
La dénivelée positive sera réalisée là en fin de journée avec une arrivée humide à Champex-lac qui pourrait être le pendant suisse de notre lac Chambon. Approvisionnement rapide au supermarché puis nous atteindrons assez rapidement le relais d’Arpette en suivant la bisse (étroit canal d’irrigation). S’il fallait une journée où la vue lointaine pourrait être absente c’était bien celle-ci: progression en sous-bois, en vallée et absence de panoramas sur glaciers ou cimes lointaines. Le relais d’Arpette représentera lui aussi un hébergement de bon niveau, une grosse structure de capacité 100 personnes et travaillant aussi l’hiver ce qui explique la présence d’une vaste salle ventilée, très appréciable car consacrée au séchage des vêtements. Sur ce tour, il est notoire d’indiquer que c’est le seul hébergement à proposer à l’affichage un bulletin météo des plus complets pour la journée du lendemain. Nous sommes rassurés, le temps repasse au beau dès le début de matinée, une situation confirmée si besoin était ou précédée par les nombreux bulletins consultables grâce aux applis sur smartphones.

JOUR 8 : 21/08/2019. 7ème étape. Relais d’Arpette (1630m) Trient (1297m) +1039m -1391m 7h56 d’activité
Météo conforme aux prévisions: brumes matinales s’élevant pour laisser place à un ciel dégagé.
L’étape est fameuse, recherchée et à entreprendre par beau temps. Les ingrédients sont réunis : nous repartons  reposés, secs et avec de bonnes prévisions.
La rando de la journée est classique et sans surprise : longue montée depuis le relais à 1630m jusqu’à la fenêtre (col) d’Arpette à 2665m puis longue descente pour rejoindre notre hébergement en vallée. Progression d’abord dans un vallon verdoyant puis la pente s’accentue dans un environnement plus minéral. Même si deci, delà il faut chercher son chemin, l’étroite fenêtre est bien là au-dessus de nos têtes et nous ne sommes pas les seuls à entreprendre cette sortie. Arrivés à mi-journée nous ne bouderons pas notre plaisir d’abord de s’élever un peu plus au dessus du col faisant de notre pause pique-nique le point le plus haut de notre séjour (2670m) et cerise sur le gâteau en dominant le glacier de Trient comme un rare plaisir de randonneur. La descente est longue plutôt escarpée sans être dangereuse avec parfois un terrain peu stable.
C’est après un secteur sécurisé de cordes nylon… que nous trouverons un peu de répit et une allure plus dynamique tout en suivant la bisse de Trient ; dispositif d’irrigation propre à la région. La vue est remarquable sur Le Gilliod et son église rose mais surtout notre regard se porte sur le col de Balme, figurant à l’étape du lendemain. La pente est impressionnante de ce point de vue. Arrivée à Trient/ le Gilliod à l’hôtel des glaciers notre hébergement.
L’établissement est un ancien et grand hôtel pour touristes et qui semble avoir été reconditionné pour les randonneurs. L’accueil est suisse, disons relax, la prestation est correcte mais sans charme (à mon avis).

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JOUR 9 : 22/08/2019. 8ème étape. Trient (1297m) Gîte d'étape de la Boerne (1416m) +1115m -1005m 7h19 d’activité
Météo : grand beau temps
Le départ est matinal et depuis les 2 ou 3 gros établissements de Trient il semblerait que tout le monde parte dans le même sens. Nous, nous rentrons en France. La pente devinée la veille n’est pas si terrible et alors que nous débouchons de la forêt vers 1700m, nous apercevons déjà le refuge du col de Balme curieusement placé en plein col, en plein vent . Arrivés à son niveau, passage symbolique de la frontière et rapidement nous découvrirons la vue sur Argentière au premier plan en vallée et Chamonix en enfilade… mais plus encore profiterons d’un panorama extraordinaire de toutes parts: le Mont Blanc bien sûr avec ses dômes, les aiguilles de Chamonix, l’aiguille verte et à main gauche les glaciers du Tour et d’Argentière. Une pause avec boisson chaude au refuge sera appréciée juste avant d’aller se caler à l’abri en contre bas du col pour profiter de la vue et de notre casse-croûte. L’après-midi sera consacrée à progresser sur la crête des Posettes avec là aussi une vue époustouflante sur le massif des Aiguilles Rouges, le mont Buet, et le barrage d’Emosson.
Etape au gîte de la Boerne. Un établissement exigu mais plein de charme où il nous a semblé que toutes les espaces disponibles étaient optimisés

JOUR 9 : 23/08/2019. 9ème étape. Gîte d’étape de la Boerne (1416m) Refuge de Bellachat (2151m) +1365m -1095m 9h42 d’activité
Météo : grand beau temps, chaud
La dernière et complète journée de rando est annoncée difficile : longueur au rendez-vous et dénivelées conséquentes. Cette étape qui consiste à progresser en balcon face à toute la chaine n’est pratiquement jamais réalisée par les groupes et autres, ces derniers tronquant l’étape et descendant à Chamonix pour rejoindre ensuite mécaniquement Les Houches. Avec une marge de manœuvre faible, notre surprise sera totale quand après avoir  engrangé 600 m de dénivelée, nous apprendrons que le sentier de liaison et direct est fermé pour cause de travaux. Après les lacs de Chéserys, la visite au lac Blanc sera maintenue et la liaison pour la Flégère effectuée en réalisant un retour sur nos pas et en utilisant un autre sentier (balcon sud) mais peu à l’avantage de notre programme. La chaleur monte, nous nous adaptons cependant à l’itinéraire.
L’agacement sera perceptible et bien compréhensible quand, arrivés à la Flégère (gare de téléphérique et refuge), nous découvrirons un chantier fermé, à l’accès interdit et sans point d’eau de substitution. Merci Madame la caissière du télésiège de nous avoir fourni gracieusement quelques billes d’eau. Devant nous s’étale tout le massif, la vue est digne d’intérêt et au bout de courtes descentes suivies de quelques côtes nous atteindrons finalement Planpraz (2000m). L’affluence est importante, les équipements touristiques évidents. Pour atteindre le Brévent, point de passage obligé pour rejoindre notre refuge, nous emprunterons le téléphérique ce dernier nous faisant gagner un peu plus de 400 m de dénivelée et une bonne heure de rando dans le meilleur des cas. Vue époustouflante depuis le Brévent notamment sur les Fizs et la tête d’ Anterne, le mont Buet déjà loin est derrière nous.
Arrivés en cette fin d’après-midi au refuge de Bellachat nous aurons le temps de profiter tout de même de ce formidable balcon sur le Mont Blanc et autre glacier des Bossons surplombant Chamonix. La vue est dégagée. Bellachat, refuge de montagne, petit, exigu sans douche mais bien placé.

JOUR 10 : 24/08/2019. 11ème étape. Refuge de Bellachat (2151m) Les Houches (1050m) et retour sur L’Auvergne +50m -1110m
Cette dernière journée ne constitue pas une étape à part entière comme les autres journées de ce séjour. Il s’est agi de rejoindre la vallée, notre point de départ par un chemin de montagne essentiellement en lacets et en sous-bois. Cela nous occupa la matinée, sans doute avec une pointe de morosité d’autant plus que petit à petit on approchait de la ville, de l’agitation, du bruit jusqu’à retrouver nos autos. La rando se termine là. Repas en terrasse autour d’une copieuse spécialité savoyarde et retour pour l’ Auvergne en utilisant le même itinéraire qu’à l’aller par Saint Etienne. Nous nous séparerons à Lezoux point de ralliement initial.

Observations :
Ce tour aura tenu ses promesses : paysages uniques, dénivelée totale du tour 10632 m. La météo aura été exceptionnelle. Sur ce massif, rares sont les périodes durant lesquelles les sommets restent ainsi dégagés pendant plusieurs jours. Ce petit groupe n’aura pas démérité réalisant le tour complet sans utilisation de transferts, à une exception près le jour 9 avec l’emploi d’un téléphérique consécutivement à un aménagement de parcours mais aussi pour un confort de fin de séjour. Nous avons pu apprécier la diversité des pratiques sur cet itinéraire : coureurs, trailers tous à l’équipement hyper léger dans des sorties à la journée, cyclistes avec des vélos de montagne, parfois électriques, groupes de randonneurs avec des sacs à la journée, groupes utilisant des navettes, des mules, en fait assez peu de personnes randonnant avec des sacs chargés… Si les durées de rando ont été conséquentes, les pauses ont été nombreuses, adaptées et la progression plus homogène qu’il n’y paraissait, nous ne sommes jamais arrivés à plus d’heure à l’hébergement laissant du temps de repos à chacun. Malgré l’affluence, la faune aura été bien représentée sans être omniprésente. La flore rencontrée aura été assez diverse et complète même si le cœur de saison était déjà passé. Globalement les hébergements ont été appréciés et corrects dans ce secteur hyper fréquenté et où la concurrence joue peu. A la première visite pour certains, la montagne est apparue magnifique, forte et riche de la présence d’une centaine de glaciers et parmi les plus importants d’Europe. En revanche, pour les personnes qui revenaient depuis quelques années sur ce secteur pas besoin de point de comparaison, particulièrement les grands glaciers : Bossons, Mer de Glace, du Tour et Trient sont apparus tous diminués et démontrent bien l’accélération du réchauffement climatique.

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Jeu 08/08/2019 Haute Loire Vieille Brioude

Nombre de participants :  5 animateur compris ( 1 F, 4 H) 

Animateur : Yves
Météo : Ensoleillé et très chaud
Distance : 28 Km 
Dénivelé : 960 m
Durée : 8 H pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto :  160 Km pour  1 véhicule
Temps de préparation : 3H 
 

ITINERAIRE : Vieille-Brioude, Coste Cirgues, Dintillat, Seniquette, Grenier, Cissac, St Ilpize, Villeneuve-d’Allier, Jazindes, Tiveyrat, Vedrines, Vieille-Brioude.

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Départ de Vieille-Brioude cité viticole, la plus importante du Livradois ( 450 ha en 1880 ), construite il y a plus de 1000 ans à la place d’ un château disparu. Passage sur le pont en pierre terminé en avril 1832 en remplacement de celui du 15°S effondré le 27 mars 1822. Montée sur Coste Cirgues d’où l’on domine la chaîne des Puys et la vallée de l’Allier que l’on va remonter en rive droite. Nous jouerons au chat et à la souris avec le GR470 et le GRP Robe de Bure et Cotte de Mailles afin d’éviter au maximum les parties goudronnées jusqu’à Saint Ilpize. Parcours très vallonné avec plusieurs traversées de ruisseaux, de Cherlet, de Bouchassou, de la Rodde sans difficulté car malheureusement tous à sec. De Cissac nous apercevons la forteresse médiévale de St Ilpize notre point de chute de la mi journée. Petit arrêt au cimetière pour refaire de l’eau, et direction le château construit du 11° au 15°S qui fut résidence des Dauphins d’Auvergne, en ruines depuis 150 ans, il ne reste plus qu’une tour et la chapelle en restauration qui sert d’atelier artisanal en période d’été. Un petit espace d’ombre au pied de la chapelle, une légère brise, une fenêtre dans le mur d’enceinte avec vue sur le Forez, lieu idéal pour le pique nique.

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Traversée de l’Allier sur le pont suspendu de 1879 un des plus anciens d’Auvergne, nous voici à Villeneuve d’Allier. Retour rive gauche, la chaleur est de plus en plus pesante, nous décidons de passer le plus possible dans des zones d’ombre car les sentiers sont souvent à découvert sur cette rive. Afin de respecter notre décision le soupçon de hors piste sera de rigueur avant le pont de Malaval. Nous poursuivons par Védrines, où un habitant un peu triste assis sur sa pierre nous regarde passer sans répondre à notre bonjour, à l’image de ce hameau, dont la plupart des  maisons sont délaissées, contrairement aux autres traversées le matin, bien rénovées et entretenues sauf Grenier qui porte bien son nom. Descente sur Vieille Brioude en passant à proximité du Dolmen de Védrine. La boisson fraîche a été très appréciée.

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Dim 04/08/2019 Cézallier Montgreleix

Animateur : Yves
Nombre de participants :  8 animateur compris ( 5 F, 3 H)

Météo : Ensoleillée. Très chaud
Distance : 22 Km 
Dénivelé : 800  m
Durée : 8H  pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :  170 Km pour 2  véhicules 
Temps de préparation :  3h
 

ITINERAIRE : Montgreleix, Condeval, Le Fayet, Le Godde, La Traverse, Le Saillant, Mont Chamaroux, Le Lac, Montgreleix

Départ de  Montgreleix, le plus haut chef lieu de commune du département, 1250m. Village entièrement brulé le 2 octobre 1844 suite à l’étourderie de 2 enfants ayant mis le feu dans une habitation au toit de chaume. Le village étant quasiment désert en raison de la foire à Allanche, le feu n’a pu être maitrisé. Seules 2 ou 3 maisons ont pu être sauvées. L’église Saint Laurent, brulée également puis  reconstruite,  possède 2 magnifiques retables en bois polychrome baroques, un dans le cœur , l’autre dans une petite chapelle représentant le baptême du Christ. Garés devant celle ci, nous ne pouvions pas partir sans les admirer.

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Direction Le Fayet par les sentiers, ou pas, au milieu des pâtures bien fournies en bovins, pour éviter les petites routes. Nous sommes bien dans le Cézallier avec ses barbelés 3 et 4 fils souvent doublés et ses clôtures électrifiées ! Premier passage du Bonjon sur une passerelle à proximité d’une cascade sans prétention. Malgré la sècheresse, le ruisseau est bien fourni en eau. Petite pause avant de remonter sur Le Godde et cap à l’est sur La Traverse, malheureusement sur la route car pas d’autre possibilité. La Traverse, lieu dit connu pour son monastère Orthodoxe Znaménié (du signe) en hommage à la Mère de Dieu, tenu par des Moniales dépendant du patriarcat de Moscou. Fini en 1988, 6 années de travaux ont permis de rénover une ancienne grange en monastère. Les dômes en cuivre reflètent le soleil déjà très présent ce matin.

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Pour éviter un large chemin, un peu de hors piste et 2° traversée du Bonjon sans passerelle cette fois pour gagner Saillant. Descente obligatoire au pied de la cascade du même nom pour une séance photos et rafraichissement naturel par les embruns. Cascade de 20m de haut sur une ancienne coulée de lave solidifiée, toujours  sur le Bonjon, une des plus belle du Cézallier. En remontant de la cascade, une aire de pique nique nous tendait les bras. Nous avons décidé de prendre des forces avant d’attaquer le Chamaroux qui nous narguait pendant la pause. Encore quelques traversées de pâtures et de sauts de barbelés avant d’arriver à son pied. A partir de là, chacun monte à son rythme, tout droit ou en zigzag, 200m  de dénivelés sur une très courte distance ! En haut, que du bonheur : la vue à 360 degrés (Puy de Dôme, Sancy, Millevaches, Monédières, Cantal et près de nous le Luguet) ! 

Retour par le buron de La Fagoune et Le Lac où nous retrouvons un PR. Petit arrêt aux Gardettes où l’Effet Papillon d’Horizons Sancy, ensemble d’ailes métalliques aux couleurs multicolores nous aide à prendre conscience de la disparition des papillons et insectes, ce qui nuit à la santé des écosystèmes. Retour aux voitures pour nous diriger vers la 2° partie de la randonnée.

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J’ai supprimé volontairement 5km pour les reporter sur un site extraordinaire que Georges nous a fait découvrir jeudi et qui était à 10 minutes de voiture. Nous voila partis au Pont des Moines à proximité de Feniers pour découvrir les Tranchades de Laquairie (voir les excellentes explications géologiques données par Georges sur son compte rendu du jeudi 1er aout). Passé le GR4, quelques difficultés pour retrouver l’endroit dont le secret est bien gardé ! Nous avons apprécié la beauté et la fraicheur du lieu, bien agréable en cette fin de chaude journée. Retour par le même chemin.

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Jeu 01/08/2019 Cézallier Condat en Feniers

Animateur : Georges 

Nombre de participants : 9 ( 4 F et 5 H ) 

Distance : 22 km 

Dénivelé : 850 m 

Durée : 7h30 pause comprise 

Classement Atlas : annoncé facile et reclassé moyenne  

Météo : soleil et nuages avec une température agréable  

Kilométrage voitures : 170 kms pour 2 voitures 

Préparation et CR : 2 h 

Itinéraire :  Départ de Feniers, rive droite du ruisseau de la Bastide, hp du ruisseau jusqu’à Serre, Coste, Chaussonet, St Bonnet de Condat, Lessard, Regheat, PR Lugarde, GR 4, les Tranchades de Laquairie, retour sur le GR 4 jusqu’ Feniers.  

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Avant le départ de la rando, visite des ruines de l’ancienne Abbaye cistercienne de Feniers du 12° siècle. Détruite par un incendie, elle est reconstruite en 1686 et est à nouveau victime d’incendies en 1857 et 1872, qui la laissent en ruine. Elle sert alors de carrière pour la construction des maisons du village. Ses vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques. Direction le ruisseau de la Bastide sur une sente très encombrée, ce qui nous oblige à du hors piste et quelques passages délicats. Après avoir traversé le village de St Bonnet-de-Condat et ses orgues basaltiques et Lugarde, où nous avons rejoint le GR 4. Un petit détour pour découvrir un site exceptionnel, unique en France les tranchades de Laquairie. Il y a 5 millions d’années, une coulée de lave a occupé une ancienne vallée, sur un sol instable, lors du réchauffement datant de 11000 ans, la glace a fondu, libérant la pression, elle s’est alors fissurée le long de fractures, libérant des canyons, larges parfois de moins d’un mètre. A l’intérieur, la progression est difficile et dangereuse sur un cahot de pierres et d’arbres morts recouverts de mousses, c’est une étrange ambiance fraiche et humide.   

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Après avoir fait demi-tour car faute de temps, nous avons retrouvé le GR 4 jusqu’à Feniers. Merci à tous malgré quelques difficultés et bonnes vacances à tous les Atlassiens.

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Dim 28/07/2019 Monts du Cantal Prat de Bouc

Animateur : Sébastien
Nombre de participants : 5, animateur compris (3 F, 2 H)
Météo : Ensoleillé, venteux sur les sommets
Distance : 24 km ; Dénivelée : 1000 mètres
Durée : 8 h
Classement Atlas : moyenne
Kilométrage auto : 60 km pour 1 véhicule utilisé avec un covoiturage au Crest
Temps de préparation : 30 mn


ITINERAIRE : Départ de Prat-de-Bouc, Prés Marty, Plomb du Cantal, Puy Brunet, Puy de la Cède, Col de Chèvre, Puy Gros, Croix d’Imbiquerou, Sanissage, Vallon de Livernade, Col de la Tombe du Père, Prat-de-Bouc.

Après les températures caniculaires de la semaine, le rafraîchissement de ce dimanche et le vent des crêtes du Cantal ont été les bienvenus. Bel itinéraire alternant les panoramas dégagés et les espaces boisés. La remontée du ruisseau de Livernade et ses nombreuses cascades est un vrai plaisir visuel devant lequel nous n’avons pas manqué d’observer plusieurs pauses admiratives.

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Jeu 25/07/2019 Sancy Sud Ouest Chastreix

Animateur : Yves
Nombre de participants :  8 animateur compris ( 6 F, 2 H) 
Météo : Ensoleillé et chaud
Distance : 19 Km 
Dénivelé : 750 m
Durée :6 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :  140 Km pour  2 véhicules 
Temps de préparation :  2 h 30 mn
 

Itinéraire : Chastreix, Le Mont, PC1152, Les Lades, Roc de Coulande, Baffaud, La Vessaire, Chastreix, Vendeix Haut, Roche de Vendeix, le Siège, Vendeix Haut.

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Compte tenu de le journée canicule annoncée le but était de marcher à l’ombre un maximum tout en allant admirer 2 œuvres d’Horizons Sancy. Départ de Chastreix en direction de Le Mont, passage à proximité de l’ancien élevage de cervidés puis direction la cascade des Essarts. Arrivés à la cascade on se rend compte de la sécheresse qui nous frappe cette année, une désolation, aucun filet d’eau ne ruisselle sur ces colonnes volcaniques. Notre progression, toujours ombragée, nous fera passer devant les “Bars à Gouter”, Les Lades , la petite passerelle au dessus d’ un ruisseau, en eau celui là, qui viendra grossir La Gagne à la sortie de Chastreix. Passerelle passée notre pas se fige à la vue de cette meute de loups dorés qui sortent du bois. Nous somment fascinés par cette réalisation en bois, papier mâché et peinture dorée qui en assure l’étanchéité. Quelques minutes de pause le temps de les mettre en boîtes ( photos bien sûr ) .

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Nous poursuivons notre parcours en direction du Roc de Courlande tout en prenant bien soin de rester à l’ombre, la chaleur est encore acceptable. Arrivés au parking nous sommes à découvert, mais une petite brise nous accompagnera jusqu’au sommet. Nous gravirons ce pic en trachy andésite, dédié à la Vierge Marie, en admirant les 3 vierges positionnées le long du chemin jusqu’à la croix. De là une vue exceptionnelle s’ouvre sur les plateaux de l’Artense, des Millevaches, et les monts du Cantal au loin. Une vision panoramique des environs nous permettra d’affiner nos connaissances personnelles pendant la pause pique nique. Retour à Chasteix par Baffaud et La Vessaire où la chaleur commence à devenir moins supportable.

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Petit déplacement en voiture et arrêt à Vendeix Haut. Ascension d’une cheminée volcanique formée par une lente éruption créant de grandes orgues basaltiques. Avec un soupçon d’imagination on peut supposer un château médiéval dont il ne reste aucun vestige. Nous sommes à la Roche Vendeix. Descente sur le hameau puis nous nous engouffrons dans un vallon boisé très sombre mais bien venu pour gagner plusieurs dizaines de mètres plus bas la deuxième œuvre au lieu dit Le Siège. Nous traversons le ruisseau de Vendeix entre les mâchoires du monstre du Léviathan. En bois et en tôles d’acier cette gueule béante mi crocodile mi poisson interpelle et inquiète à la fois.

La remontée un peu physique me fera prendre la décision d’écourter le parcours prévu. Les bulles d’un Perrier tranche sur une terrasse ombragée à La Bouboule ont été appréciées de tous. 

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VTT, Causse de Sauveterre

Séjour n° 13 Tour du Causse de Sauveterre à VTT
Du samedi 13 au lundi 15 juillet 2019
Animateurs : Michel D.
Nombre de participants : 08 (3 femmes et 5 hommes)
Classement ATLAS : séjour Moyen
Données techniques fournies par openrunner et montre altimétrique
Total des données :
Distances : 60 + 46 + 46 = 152 km
Durée de Roulage : 4h20 + 3h40 + 5h = 14h00
Vitesse : jour 1/ = 14km/h ; jour 2/ = 13 km/h ; jour 3 = 15km/h
Matériel mis à disposition : 2 voitures et portes vélos personnels
Temps de préparation : préparation des itinéraires (4h00), préparation véhicules (1h00), reconnaissances des parcours 2 jours CR 3h
Météo : Très belles journées du samedi au lundi, avec vent en altitude le lundi.
Hébergement : Gites les Dolmens samedi soir à Champerboux et auberge des Gorges du Viaduc à Boyne.
Départ du lieu de RdV du Crest à 6h30 et arrivée à Champerboux à 8h30

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Jour 1. Samedi 13. Boucle de Champerboux. Départ à 9h du gite, GR 60, la Rouvière, le Sec, la Nojarède, GRP, l’Archette, ferme fortifiée de Choizal, D31, ravin du Choizal, le Falisson, le Freycinel, la Bazalgettre, D35 au PC 1042, baraque de l’Estrade, le Vigos, repas de midi avec vue magnifique 1 h de pause, Paros, piste vers Menhir, Mas André, Tonnas, Nissoulogres, Jouanas, que des magnifiques villages dans leur jus ou restaurés, Boisset, puis on laisse le GRP pour pistes forestières jusqu’au village de Sauveterre, GR44 jusqu’au gite. Arrivée à 16h30.
Distance parcourue : 60km. Dénivelée : 1200 m. Durée du déplacement : 4h20. Moyenne 14km/h

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Jour 2. Dimanche. Départ en voitures de Champerboux à 8h / arrivée à Laval du Tarn 8h30 et départ de la rando à 9h. Boucle de Laval du Tarn.
Itinéraire : 9h Laval du Tarn, PC 841, Perrières, piste nord, Loup Los, Puech de l’homme, Lous Puechs, PC sur D.32, piste en face, Comp Roujon, le Marguefrè, D. 43,
le Mazelet, piste tour du las Bastiolos, le Bonipau, Lavagne, piste sud, les Monziols magnifique ferme fortifiée, Puech Frech, Serres, GRP, Mas Rouch, st Geoges de
Lévéjac, GR6, point Sublime et repas de midi 1 h de pause, Mas Rouch, GRP, les Cayroux, PC 862, la Lavagnette, Cauquenas, que des villages typiques du Sauvetrre ,
roc de Truque et menhir, Mazel Bouissy, Puech de Regol, et Laval du Tarn, arrivée à 15h30.
Distance parcourue : 46km. Dénivelée : 980 m. Durée du déplacement : 3h40. Vitesse 13km/h
Voitures pour rejoindre le Gite de Boyne par Ste Enimie, la Malène, le Rosier avec baignade pour tous sous le pond du Tarn durée 45mn. Arrivée au gite 18h.

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Jour 3. Lundi. Boucle du Massegros. Départ du gite à 8h30 voitures jusqu’à St Georges de Lévéjac,9h15
Itinéraire : départ rando à 9h30, D.46, Almières réfection en court du gite, une merveille, Neuviale, St Rome-de-Dolan, PC 885 puis piste sud, PC 900, 895,
858, 886, 912, 940, 917, le Cauvel splendide hameau, PC 916, 899, 873, 876, 861, 853, 861,GRP nord PC 834, 880, D 32, PC 870, puis à gauche piste, PC 863, repas de
midi avec survol de 5 vautours à 10/15 m au dessus de nous, beau spectacle, Cézes, Recoules de l’Hom encore un magnifique village, GRP, Tensonnieu, PC 942, 874, la
Bastide, l’éolienne, Soulages, très belles demeures, puis GR 6 jusqu’à St Georges -de-Lévéjac arrivée et fin du séjour à 15h.

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Distance parcourue : 46km. Dénivelée : 796m. Durée du déplacement 5h. Vitesse 15km/h
Pot de fin de séjour au Massegros et retour sur Clermont  Fd par l’A75. Arrivée au Crest à 18h15.
Kilométrage voitures : 470 km x 2 = 940 km
Un excellent séjour. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ces trois jours se passent dans les meilleures conditions. Les pistes empruntées de qualité,
des paysages magnifiques, des villages somptueux, une bonne ambiance, de bons repas chauds le soir.

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Vélorando, Tour de la Wallonie

Séjour n° 12 Tour de la Wallonie à vélorando
Du vendredi 12 au dimanche 21 juillet 2019
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 10 dont 6 femmes et 4 hommes.
Météo : bonne voire agréable pour rouler dans l’ensemble. Une nuit orageuse, deux nuits fraîches.
Itinéraire : utilisation au maximum des voies à faible circulation ou des ravel (voies vertes) (voir les détails ci-dessous). Pour préparer et réaliser ce circuit, j’ai utilisé, de ma collection personnelle, une cartes Ign au 1/300 000 de la série « Pays, découverte du Monde » et un topo vélo édition Ouest-France, la Wallonie à vélo.
Classement : facile (1,5 jour de transport, 9 jours de voyage à vélo). Moyen la journée J8 avec une dénivelée supérieure à 700m.
Kilométrage parcouru (compteur vélo) : 572.51 soit 63.61 moyenne par jour, distance sur une journée la plus longue 96.63 km et la plus courte 33 km.
Vitesse moyenne : 15.48 km/h, maximum sur une journée 17.1 (J7) et minimum 13.3 (J4).
Durée de roulage totale : 37h06. Sur la journée, maximum 6h23, minimum 2h12.
Conditions de roulage : bonnes dans l’ensemble sur les voies vertes et les petites routes.
Hébergement : dans des campings avec de beaux emplacements à l’exception des journées 2, bivouac dans un camping fermé et 4 où nous dormirons dans un pré à l’herbe rase fort confortable «C’est aussi çà l’aventure ! ».
Le matériel utilisé pour le couchage était une tente tipi prévu pour 6/8 personnes Bon accueil dans l’ensemble aux voyageurs à vélo.
Nourriture : ravitaillement sans problème sur l’ensemble du parcours (une voire deux fois par jour).
Transport aller et retour : en co-voiturage à l’aide de deux véhicules.  Les vélos et bagages ont été transportés à l’aide de la remorque de l’association aménagée.
Equipement : vélos (personnels) VTT ou autres avec des pneus en majorité non crantés équipés de porte-bagages et sacoches. L’animateur tirant une remorque Bob (Yak) pour le transport de la toile du tipi en plus de ses sacoches.
Matériels mis à disposition par l’association : une tente tipi de marque bergans, quatre couvertures de protection space Blanket, une remorque de marque bob, modèle yak, une remorque routière aménagée pour le transport des bagages et des vélos.
Mot de l’animateur
Suivre les grandes voies de communication utilisées par les migrations humaines en l’occurrence la Meuse, découvrir de nouveaux paysages, un patrimoine bâti différent, des traditions culinaires, se hisser à la limite de trois pays et profiter d’un réseau cyclable protégé…Voici les points forts de l’itinéraire de ce voyage !

Ce séjour a été construit avec beaucoup de difficultés notamment au niveau des hébergements en camping peu nombreux dans la partie Nord de l’itinéraire. La veille du départ s’opérait encore quelques changements pour le découpage n’ayant pas reçu des réponses à certaines de mes questions !

Découpage du séjour
Les données ci-dessous, le kilométrage (KM), la durée de roulage (DR), et la moyenne journalière (MJ) ont été fournies par le compteur vélo. Les informations complémentaires ont été tirées de sites internet ou de divers documents.

Jour 1. Transport routier de Clermont-Ferrand au camping de Givet où nous sommes arrivés beaucoup plus tard que prévu, des travaux sur la fin du parcours nous obligeant à un long détour par des petites routes. Les deux véhicules et la remorque resteront en «garage mort» le temps de notre absence. L’orage menace à notre arrivée et nous devons remettre notre départ, les vannes des nuages s’ouvrant au moment du départ. Nous partons sur un sol mouillé pour une petite étape. Quelques kilomètres par
de petites routes passant à proximité du domaine de Bijou avant de retrouver la voie verte appelée en Belgique Ravel «Réseau Autonome de Voies lentes» qui nous amène sur les bords de la Meuse. Quelques petites pauses pour admirer les jolis villages et les rochers de part et d’autre de ce fleuve. Aucune indication à l’arrivée pour le camping de Dinant. Malgré nos demandes aux locaux, aucune information viable. Nous le trouvons à quelques kilomètres du centre ville un peu par hasard, rive droite. Il est tard, c’est le temps de la douche. DR 2h12 KM 33 MJ 14.9

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 Ravel L48 en Belgique (voie verte)

Jour 2. Nous suivons la Meuse, peu de dénivelée sur une voie protégée et agréable. La Meuse (néerlandais : Maas, wallon : Moûse) est un fleuve européen de 950 kilomètres de long. Elle traverse la France, la Belgique et les Pays-Bas et se jette dans la mer du Nord. Elle prend sa source à 409 mètres d’altitude à Pouilly-en-Bassigny (Plateau de Langres). 
Premières observations surprenantes concernant la faune, en nombre considérable, l’oie bernache, l’ouette d’Egypte ; plus courant, le colvert, la mouette rieuse, le foulque macroule, le cormoran continental, le cygne tuberculé.
Nous remarquons à l’approche de Namur, la taille imposante des péniches et le gabarit en rapport des écluses dites internationales. Le long du fleuve, l’urbanisme est présent, constitué de grandes maisons et des demeures plus modestes, toujours avec du charme et fleuries. Au départ, le passage sur la rive gauche, nous permet de faire une rapide visite de Dinant que nous retrouverons dans quelques jours. Un arrêt à Wépion pour goûter les meilleures fraises de Belgique «De aardbeien van Wépion».
Quelques travaux à Namur, nous obligent à des détours dans la circulation. Visite à vélo de la partie ancienne de la ville portant encore les stigmates des violents bombardements lors de la seconde guerre mondiale. Nous poursuivons l’étape jusqu’à Huy où nous attend une nouvelle désillusion concernant le camping, la responsable de l’office de tourisme nous indique qu’il est fermé. Il est toujours indiqué sur internet dans l’espoir d’une réouverture. A demi-mot, elle nous confie que l’on peut s’y installer, les emplacements étant en bon état. L’aventure continue, cela fait partie du voyage à vélo, savoir s’adapter…Nous dormirons sur un bel espace avec en toile de fond, la centrale nucléaire de l’endroit.
Première découverte culinaire en équipe, la frite belge et la fricadelle dans la modeste brasserie locale accompagnés de bière locale, Jupiler, scotch brune etc… Nous aurons également un long échange avec des jeunes désœuvrés tuant leur temps libre en consommant des caisses de bière.
DR 4h36 KM 72.71 MJ 15.80

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       Oies bernaches 
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        Personnages burlesques dans les rues de Namur

 Jour 3. A partir de Huy, nous restons sur les rives de la Meuse jusqu’à Liège. Arrivés dans les faubourgs de cette grande ville de près de 200.000 habitants, l’ambiance est morose, nous traversons des quartiers sinistrés où l’habitat ne respire pas la prospérité. Des entrepôts, des usines petites et grandes finissent d’agoniser. A l’approche de centre ville, la modernité , la tour Paradis côtoie les vieilles demeures pimpantes, et les nombreux bâtiments chargés d’histoire, le palais des Princes Evêques, l’opéra Royal de Wallonie. De retour vers les quais, nous sommes engloutis dans un énorme marché qui nous oblige à mettre pied à terre. Quelle surprise de voir dans cette ville importante, la vente d’oiseaux de toutes sortes en cage. On trouve également, coqs, poules, canards etc.. .On se croirait dans un marché à la campagne ! Passage par une passerelle à l’architecture moderne réservée aux piétons et vélos pour gagner l’île située au milieu de la ville, un havre de paix et de verdure et nous profitons de cet espace pour déguster le pique-nique à proximité du palais de la Boverie. Nous quittons Liège en suivant le canal de l’Ourthe puis en empruntant une ancienne voie ferrée à l’asphalte tout neuf. La montée à faible pourcentage entre 3 et 4% dure une bonne vingtaine de kilomètres et certaines parties sur la fin sont encore en stabilisé. Nous sommes à une quinzaine de kilomètres du territoire allemand. Le camping situé sur la commune de Gemmenich est confortable et la douche agréable. Le ciel est gris encombré de gros nuages menaçant en cet fin d’après- midi.
DR 6h23 KM 96.63 MJ 15.10

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Liège. L’ancien côtoie le moderne 
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         le groupe sur les bords de la Meuse

 
Jour 4. Le point fort de la journée est la borne des trois états, Pays-bas, Belgique et Allemagne qui est atteinte après une dernière grimpette. En arrivant à cette borne, nous sommes également au point le plus haut des Pays-Bas à 327.50m d’altitude «Hoogste Plint van Nederland». Du sommet, nous nous laissons glisser vers Aachen (Aix-La-Chapelle) en Allemagne. Ville importante à l’époque carolingienne Charlemagne l’ayant choisie pour sa situation centrale de l’empire.
Visite de la cathédrale et de quelques rues anciennes avant d’essayer de retrouver notre itinéraire dans cette ville où le panneautage pour les voyageurs à vélo n’est pas évident. Nous perdons beaucoup de temps et faisons une bonne quinzaine de kilomètres avant de retrouver le «Ravel 28» à Kornelimünster. Il faut se rendre à l’évidence, nous ne pourrons atteindre le but de l’étape du jour à savoir Le lac de Worriken. Nous ravitaillons en eau à Lammersdorf chez un particulier qui nous remplit avec gentillesse nos bidons et bouteilles. La journée est bien avancée et le long du Ravel, nous cherchons un espace pouvant servir de halte pour la nuit. Un superbe pré fauché nous accueille, côté allemand. Le ravel servant de frontière, à droite la Belgique, à gauche l’Allemagne.
DR 5h23 KM 72.31 MJ 13.3

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Bornes des 3 pays, Pays-Bas,  Allemagne et Belgique
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Le foin à l’ancienne

 

Jour 5. La soirée a été mise à profit pour revoir le découpage et le proposer aux participants. La nuit a été calme et la musique lointaine a cessé rapidement. Le chant des oiseaux a retenti bien avant le lever de soleil. Une température agréable nous accueille pour le petit déjeuner. Comme d’habitude le matin, chacun s’organise pour être prêt dans un créneau horaire qui est devenu routinier avec un départ entre 08h30 et 09h00. Nous sommes à l’Est de la Belgique mais toujours côté allemand. Monschau est rapidement passé et à quelques kilomètres à l’Ouest de Kalterherberg, nous franchissons la frontière fictive qui nous ramène en Belgique. Le paysage est varié fait de pâturages et de bois. Nous ravitaillons pour midi dans un joli bourg Weywertz où une belle boulangerie fait le bonheur de nos papilles. Aujourd’hui, nous dormirons au camping municipal de St Vith. Les tentes montées, certains font l’effort de pousser jusqu’à la piscine où l’eau est qualifiée de tonique, d’autres s’emploient au quotidien du voyageur lorsque l’eau est abondante, lavage et douche. Le groupe repart faire quelques courses à la ville et se promet une dégustation de bière à l’auberge à proximité. Malheureusement, au retour on ne pourra que constater la fermeture hebdomadaire de l’établissement. Quelques cannettes tirées du frigo de la piscine permettra de continuer le recensement des bières belges.
DR 3h30 KM 56.20 MJ 16.10

   

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 Œuvre bordant la voie verte à Marche-en-Famenne

                         

Jour 6. Nous partons pour une journée historique puisque nous allons gagner la ville Belge de Bastogne où se sont déroulés de violents combats lors de la seconde guerre mondiale faisant plus de 76 000 morts du côté américain. Bastogne est pour les belges ce que représente Ste-Mère-l’Eglise pour les français.
Le départ de la vennbahn est agréable, ravel L48 et petites routes se partageront pour apporter aux voyageurs en vélo une belle journée. La première partie se fait dans une campagne ordonnée par l’homme mais où subsistent des endroits naturels de part et d’autre de cette petite rivière que nous passerons à plusieurs reprises et où épilobes et reine des prés donnent de la couleur par leurs feuillages et leurs fleurs. Je mentionne le nom d’un petit pont donné à l’initiateur de la création des « Ravel », Gilbert-Perrin. A hauteur de Hemmeres, nous entrons un court instant sur le territoire du Grand Duché du Luxembourg. A hauteur de Lengeler, la voie cyclable est barrée, les chauve-souris ayant pris le pouvoir dans le tunnel suivant, nous contraignant à utiliser petit plateau devant et gros pignon à l’arrière pour sauter ce petit mont. Les organismes absorbent cette difficulté sans problème avec comme cadeau de bienvenu dans le Grand Duché un dessert avant l’heure, composé de framboises. Huldage est atteint en voie partagée et nous atteignons le point culminant à 558m du Luxembourg.
Nous laissons bien vite le site des Troisvierges sur notre gauche et nous filons sur une belle voie verte à l’asphalte parfaite vers Bastogne. Nous prenons le temps de visiter le mémorial de Mardasson rendant hommage aux différentes unités de l’armée américaine qui ont participé à la bataille des Ardennes. Un peu d’émotion en pénétrant dans la crypte située sous le mémorial composée de trois autels dédiés aux cultes protestant, catholique et juif, ornés de mosaïques réalisés par l’artiste français Ferdinand Léger.
L’installation au camping Rental de Bastogne se fait sous un beau soleil. Etape courte qui permet d’avoir un temps de récupération avant les derniers jours. Ce soir, la brasserie du camping, nous accueille, le jeune patron fort dynamique, nous propose une menu spécial composé de steaks de la race à viande Bleu Blanc Belge avec de vraies frites belges préparées à partir de vraies pommes de terre !
DR 4h08 KM 65.85 MJ 15.90

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Mémorial de Bastogne

 Jour 7. A partir de Bastogne, nous roulons en grande partie sur des voies partagées qui se révéleront peu chargées en véhicule mais où la prudence sera de mise. Mais la sortie de la ville, nous réserve une surprise avec l’asphalte qui se change rapidement en un médiocre chemin peu fréquenté en terre et graviers. Nous trouvons avec plaisir la petite route annoncée à proximité de Sibret et même si la surface est loin d’être parfaite elle est très acceptable pour des voyageurs à vélo. Nous gagnons le ruisseau de Laval puis jusqu’à Wyonpoint, la rivière l’Ourthe. Après Belle-vue, nous rejoignons le ruisseau de Bronze, petit arrêt en fond de vallée à la Chèvrerie du moulin du Wez composée de bâtiments joliment restaurés. Une pause d’un instant pour acheter les produits de cet élevage où les animaux jouissent d’un espace confortable. La descente continue et bientôt le château féodal de la Roche-en-Ardenne se montre dans le méandre de l’Ourthe retrouvée. Pause pique-nique et petit café noir pour certains. L’animateur hésite sur la porte de sortie du gros bourg commerçant, le panneautage est une nouvelle fois troublant. Il nous reste 18 kilomètres sur la N833 pour finir l’étape du jour qui va se dérouler pour la première fois sur une route plus passante mais heureusement, le plus souvent en faux plat descendant le long de la rivière. Les kilomètres sont vite avalés et nous nous installons dans le camping de “l’Eau Zone” tenu par deux jeunes sympathiques en bordure de l’Ourthe et à proximité du centre ville de Hotton. Courses à pied aux magasins du coin et dégustation de nouvelles bières des brasseries locales. Valérie lâchement attaquée par des tiques autochtones en profite pour consulter le médecin de l’étape.
DR 4h26 KM 76.28 MJ 17.1

Jour 8. La pluie s’est invitée et nous a bercé une bonne partie de la nuit. En quittant sous un ciel chargé, Houtton, nous retrouvons rapidement le confort d’une voie protégée jusqu’à l’approche de Marche-en-Famenne. La traversée de la ville se fait sur une voie centrale au milieu d’un parterre fleuri bordé par des œuvres d’art identiques, fac-similé d’une silhouette humanoïde où seul le pinceau de chaque artiste les différencient. A partir de Marche, nous évoluerons pendant une trentaine de kilomètres sur de
petites routes où les descentes succéderont aux montées cumulant une dénivelée positive en fin de journée supérieure à 800 mètres. Le paysage est agricole et de nombreux troupeaux de bleu blanc belge impressionnent par leur hypertrophie musculaire de leur train arrière. Les hameaux sont agréables à traverser, les maisons sont coquettes, bien entretenues et toujours avec une abondance de fleurs. Ciney est franchi, un dernier effort et après Sovet et l’autoroute A7, il nous reste plus qu’à nous laisser glisser jusqu’à Dinant par la vallée de Leffe. Installation au camping. Un nouveau petit tour dans la ville après avoir dégusté en terrasse sur les bords de la Meuse la bière traditionnelle. Visite tranquille de la collégiale Notre-Dame de style gothique mosan avec l’original clocher en forme de bulbe.
DR 4h06 KM 62 MJ 15.1

Jour 9. Nous quittons Dinant jumelé avec Dinan en Bretagne et prenons le temps d’admirer rive gauche l’ancien couvent des Capucins. L’itinéraire connu, court, laisse le temps aux voyageurs à la rêverie, d’admirer les falaises qui bordent le fleuve. Une pause s’impose au château de Freyr afin d’admirer l’harmonie des jardins. L’abbatiale romane de Hastière-Lavaux malheureusement fermée nous invite à faire quelques pas et découvrir le long de ses murs une exposition de photos de grande qualité montrant animaux et paysages de la Wallonie. Endormi, sans doute, l’animateur rate une bifurcation et prolonge le plaisir de rouler de 8 kilomètres. Un demi-tour et nous voilà bientôt dans les faubourgs de Givet. Installation au camping vers 11h50. A l’initiative d’Armand, l’après-midi sera consacré à la visite de la brasserie artisanale Caracole établie à Falmignoul où il nous sera ainsi possible d’essayer de comprendre toute la complexité du processus pour créer une bière. Une dégustation et quelques achats souvenirs, plus facile à loger dans le coffre des voitures que dans les sacoches, achevant la sortie.
DR 2h20 KM 37.53 MJ 16.00

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Dinant, sa cathédrale et en arrière plan la citadelle

 

Jour 10. Transport routier et arrivés sur Clermont-Ferrand vers 18h30.
Temps de préparation : 25 heures
Kilométrage routier effectué : pour le transport aller et retour des passagers en co-voiturage, des vélos, du matériel et des bagages 2650 km.

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