Météo : Frais au départ et soleil toute la journée
Kilométrage voitures : 100 km pour 2 voitures et 140 pour une autre
Préparation et rédaction : 2 h
Itinéraire : Départ du pont de Braynant (Châteauneuf les Bains), Gaby, les Vignolles, Longesserre, ruisseau de la Fayolle, bord de Sioule pc 362, les Bretonnes, le Couret, Biesse, pont de Menat, Rochocol, Château rocher, St Remy de Blot, les Cotes, Lisseuil, la Colange, retour au pont de Braynant.
Petite fraîcheur au départ de Châteauneuf, nous avons suivi la Sioule jusqu’au lieu-dit Gaby. La montée sur le plateau nous a permis de nous réchauffer. Direction le ruisseau de la Fayolle, pas une goutte d’eau. La canicule et la sécheresse sont passées par là. Autre vallée avec le ruisseau le Bort, même punition. Une clôture de deux mètres de haut nous barre le passage, une chasse privée ceinture la vallée sur 80 hectares, ce qui nous oblige a rejoindre la Sioule et trouver une porte de sortie. Après avoir contourné le piège, direction Biesse, une dame nous a gentiment indiqué l’existence d’une sente en bord de Sioule pour rejoindre le pont de Menat ( pas mentionné sur la carte ). Nous avons traversé la rivière sur le magnifique pont roman en direction du Château Rocher, ancienne forteresse médiévale sur un piton rocheux, aujourd’hui en ruine. La première construction date du XI siècle, elle surveillait la Sioule, mais surtout le pont de Menat, point de passage entre l’Auvergne et le Bourbonnais . Les seigneurs de Blot avaient instauré un péage. Les moines de l’abbaye de Menat en firent de même. Aujourd’hui, une association a entrepris des travaux de consolidation et de mise en valeur. Retour à Châteauneuf rive droite. Merci à tous, en particulier à Josette pour son “pot” d’anniversaire.
Animateur : Sébastien Nombre de participants : 11, animateur compris (5 F, 6 H) Météo : Ensoleillé et chaud Distance : 24 km ; Dénivelée : 1200 mètres Durée : 8 h Classement Atlas : annoncée moyenne, reclassée difficile Kilométrage auto : 130 km pour 3 véhicules utilisés dont un au départ du Crest Temps de préparation : 30 mn
ITINERAIRE : Départ de Chambourguet, Chastreix-Sancy, Roc de Courlande, Montagne du Mont, GR30, Puy Gros, Col de la Cabane, Puy de Sancy, Tour Carrée, Puy de Cliergue, Chambourguet.
Cet itinéraire nous a fait aborder des chemins peu habituels en contrebas du Roc de Courlande. Et avec 2 chevreuils dans la forêt et une marmotte en contrebas du Puy.
Animateur : Thierry Nombre de participants : 8 animateur compris (2F, 6H) Météo : grand soleil Distance : 25 km (GPS et Smartphones à peu près d’accord) Dénivelée : 950 m (idem) Durée : 7h00 (pauses comprises) Classement Atlas : Moyenne Préparation+ CR : 1 h
Itinéraire : Pessade – Est sous le puy de la Védrine, buron du Creux, buron de Leyrenoux, vers Beaune le Froid, Leguillettes, Sud sous le puy de Chambon, au-dessus de la ferme de Dyane, GR 4 entre puy de Monne et puy de la Tache, GR4 jusqu’à Pessade.
Belle randonnée ensoleillée alternant chemins et portions hors piste. Toujours de beaux points de vue invitant à la lecture du paysage. Une grande quiétude tout au long de la rando mais malheureusement troublée lorsque nous parvenons sur le GR entre Monne et puy de la Tache par de grands et bruyants groupes de randonneurs. Le passage depuis la ferme jusqu’au GR nous auras permis de grimper de belles et amples pentes recouvertes de myrtilliers d’un rouge flamboyant. Au sommet, une belle vue plongeante sur le val Blanc qui donnait bien envie d’y plonger mais ce n’était pas au programme du jour. L’occasion de constater la grande sécheresse régnant ici comme ailleurs dans la région. Pauvres pâtures et chemins très poussiéreux : vite de l’eau !
Météo : Beau temps avec quelques passages nuageux et petite brise un peu fraiche sur les hauteurs
Terrain : Sec mais néanmoins plus de « zones vertes » que dans le secteur de Clermont
Distance : 20 km Dénivelé : + 920 m
Durée : 7h15
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 200 km pour 1 véhicule, 230 km pour les 2 autres
Préparation et rédaction : 2 h
Itinéraire : Départ Albepierre direction ouest , Benet, col de la Molède, après le PC 1376 montée dans la lande vers le rocher de la Sagne du Porc, l’Aiguillon, Pas des Alpins, Plomb du Cantal, les Prés Marty, passage sous les rochers de Chamalière, la Cocarderie, cascade des Vergnes, les Prés longs, Albepierre
C’est toujours avec un grand plaisir que nous retrouvons notre strato -volcan et l’immense panorama depuis les 1855 mètres du Plomb du Cantal .
Même si les terres sont malheureusement bien roussies par la sécheresse de ces dernières semaines la beauté de ces paysages cantaliens reste intacte.
La montée au Plomb par la crête du rocher de la Sagne du Porc, de l’Aiguillon et du Pas des Alpins n’était pas connue de tous et fût bien appréciée. Assez ludique , elle comporte plusieurs jolis passages rocheux dont un équipé d’une échelle.
Encore de belles falaises rocheuses avec un passage dans le cirque de Chamalières suivi d’un agréable sentier noyé sous la verdure où ruisseau et chemin ont décidé d’emprunter le même parcours !
Dernière volet de ce spectacle nature avec un passage à la jolie cascade des Vergnes encore bien alimentée. Puis retour à Albepierre pour une pause désaltérante agrémentée d’une bonne dose de cacahuètes histoire de récupérer les calories perdues !!!!
Merci aux atlassiens du jour pour leur dynamisme et leur bonne humeur !
Séjour n° 17 Canyon sec et sommets dans le Haut Atlas Central Marocain Du samedi 07 au samedi 21 septembre 2019 Animateur : Michel J. Nombre de participants : 14 dont 8 femmes et 6 hommes. Mot de l’animateur Ce nouveau tracé, un peu compliqué à organiser au niveau de la logistique et de l’intendance, a tenu toutes ses promesses. Originalité par ses passages inédits, bivouacs naturels dans des environnements de toute beauté, sommets peu connus, ambiance entre les participants ont été quelques uns des éléments qui ont contribué à la réussite de cette nouvelle grande aventure ! Météo : nous sommes arrivés à la fin d’une terrible période orageuse où des montées subites des eaux et des glissements de terrain ont provoqué la mort de nombreux marocains. Les deux premières soirées ont été légèrement perturbées et notamment, la seconde à la sortie du canyon où l’orage s’est invité au bivouac avec tonnerre et quelques gouttes de pluie. Le reste du séjour a bénéficié d’une météo agréable avec de la douceur. Hébergement : hôtel à Marrakech en chambre double et deux triples. Sur le terrain bivouac sous tentes Ferrino spacieuses bi-place, deux tentes Vaude et deux adhérents en tente solo dont deux North Face modèle Westwind (de l’association) emmenées de France. Une tente mess nous abritait pour prendre nos repas. Petite remarque, certaines tentes étaient en mauvais état notamment au niveau des fermetures. Nourriture : excellente et variée durant le trek. Repas composés de salades le midi avec un plat chaud de féculents et le plus souvent d’une soupe et d’une tajine le soir avec un dessert. Petit déjeuner copieux et classique. Beignets à deux reprises et le thé à la menthe plusieurs fois par jour. Transport – aérien : EasyJet au départ de l’aéroport de St Exupéry avec une arrivée à Marrakech – terrestre : au départ de Clermont-Ferrand, jusqu’à l’aéroport de St Exupéry à l’aide de trois véhicules, Yves, Dominique et Michel J. Sur place au Maroc, un bus confortable pour les passagers et un véhicule de tourisme Mitsusbishi pour le matériel.
Itinéraire : avec ce tracé inédit, nous complétons les deux précédents trek de 2015 et de 2016 et achevons l’exploration des trois canyons situés sur la partie Est du Mgoun. Deux sommets gravis pour la première fois par les membres d’Atlas, l’Azourki, altitude 3677m et le Waougoulzat, altitude 3605m et enfin après 20 ans une nouvelle fois, le sommet du djebel du Rat, altitude 3601m.
Classement : moyen. Déplacement à pied : 11 jours soit 80 heures. Journée libre à Marrakech : 1.5 Kilométrage parcouru à pied : 193.02. Dénivelées positives : 9570m. Dénivelées négatives : 10310m
Découpage du séjour Les données, l’altimétrie, la durée du déplacement et les dénivelées positives et négatives sont données par une montre Suntoo. Les distances, la durée de la randonnée, les altitudes maximum de journée à l’aide d’un Gps de marque Garmin. Les noms de villages ou de lieux-dits peuvent être sujet à plusieurs écritures.
Abréviations utilisées : DD : durée du déplacement ; DR : durée de la randonnée ; DP : dénivelée positive ; DN : dénivelée négative DL : distance linéaire ALMAXJ : altitude maximum de la journée.
Jour 1. Trajet en voiture entre Clermont-Ferrand et Lyon, plus précisément à Lusignan au parking MSD. Deux minibus nous ont transportés au terminal d’embarquement à Lyon St Exupéry. Vol avec la compagnie Easyjet et en 2h40, nous étions à Marrakech où nous attendait Slimane, patron du réceptif Marocain et Saïd, le conducteur du bus. Installation à l’hôtel Andalous, 4 étoiles (standard marocain). Après le repas du soir, je propose aux moins fatigués d’aller prendre un bain de foule sur la place Djemââ El Fna et de découvrir le site de la plus importante mosquée de Marrakech, la Koutoubia.
Jour 2. Le bus nous conduit au pied d’une première ligne de montagne composée des djebels, Tizal, Azourki et Aroudane, grossièrement parallèle à la chaîne principale du Mgoun. Nous prenons le repas du midi dans le vétuste café d’un village perché à mi-pente. Quelques membres de l’équipe sont déjà là. Nous apprendrons au cours de la journée que les muletiers arriveront plus tard venant du sud de la barrière du Mgoun après deux jours de déplacement. Une certaine désorganisation semble régner à ce point relais mais il n’en est rien même si les modalités du commencement du trek ont fait l’objet de modifications de dernière minute. Travaillant avec Slimane, depuis plus de trente ans, je laisse se faire la mise en place sans inquiétude particulière. Il est vrai que ces derniers jours la météo n’a pas été favorable à une préparation à l’européenne. Hier encore, il était aux dires des locaux impossible de circuler, sans risque, sur cette route de montagne. Encore quelques kilomètres en bus après le repas pour atteindre le Tizi-n-Tlissi à 2603m d’altitude, point de départ de la randonnée du jour. Elle nous fera une mise en jambe agréable le long du Jbel Aroudane et de la rivière (assif) Aqqa-n-Ilissi et nous pourrons découvrir plusieurs facettes de la montagne marocaine : une végétation diverse composée de chêne vert, buis, genévrier thurifère, centenaire, genévrier oxycèdre ou cade, des bergeries, certaines habitées en permanence d’autres de simples abris occupés à la belle saison, implantées à l’abri de la fureur de l’assif, quelques parcelles minuscules entourées de murets complètent le décor au fur et à mesure que l’on descend. Les derniers jours ont quelque peu chamboulé le paysage et les traces d’un ruissellement violent de l’eau sur ces terres arides sont encore bien visibles. Tous les ruisseaux souvent à sec à cette période, les rivières se retrouvent dans la vallée du village Zawyat Ahancal terme de cet échauffement où coule l’assif du nom du village, gros bourg vivant de l’agriculture entre élevage d’ovins et caprins et cultures vivrières. Ce soir, nous dormons au gîte de Farid avec une vue sur les extrémités rocheuses et découpées de l’Aroudane. Un véhicule 4×4 a déposé nos bagages et le nécessaire pour le repas du soir. Il fera le chemin inverse demain matin et remettra à l’équipe des muletiers nos sacs qui nous rejoindront par un sentier muletier entre Azourki et Aroudane au premier bivouac. DD 4h13 DP 30m DN 975m DL 10km ALMAXJ 2603m
Jour 3. Réveil à 06h00 pour un petit déjeuner pris en commun à 07h00. Répartis dans plusieurs petits dortoirs, la nuit a été réparatrice pour le groupe. Sommaire mais propre, ce gîte nous a proposé un confort avec des douches et des toilettes que nous n’aurons plus dans les jours à venir. Nous quittons à pied Zawyat par une piste en terre en direction de Taghia. La sente parcourue 3 ans plus tôt se transforme petit à petit au prix d’efforts considérables en un chemin qui gagnera le fond de la vallée. C’est sans doute une nécessité pour maintenir dans ces vallées une population qui ne bénéficie pas ou peu de la transformation rapide de la société marocaine. Deux énormes pelleteuses travaillent à briser la roche. A 1756m d’altitude, nous bifurquons sur notre gauche, traversons l’assif et pénétrons dans le canyon aqqa-n-Tazaght. Étroit au début, il est constitué de blocs et de chaos que nous franchissons ou contournons. L’élévation est régulière puis le canyon s’élargit et comme dans un havre de paix, d’immenses chênes verts à la hauteur inhabituelle et aux diamètres imposants se développent sur un terrain pentu à l’allure inhospitalière. Nous bifurquons de nouveau et prenons une branche du canyon sur la gauche. Partis sous un ciel bleu, nous nous retrouvons progressivement sous un ciel encombré de gros nuages. Ahmed qui nous accompagne à nouveau sur ce trek montre peu son inquiétude mais les précipitations des derniers jours doivent être présentes dans son esprit. Je sens qu’il a hâte de sortir de ces étroitures aux hautes falaises, synonymes possibles d’un piège. La montée est raide, la sortie semble imminente mais nous redescendons pour attraper une branche plus petite. Un gros rocher nous sert de table de pique-nique qui est le bienvenu. Ce canyon est un véritable labyrinthe, une branche se présente à gauche mais nous en prenons une à droite. La hauteur des falaises se réduisent, le fond encaissé est loin au-dessous de nous et c’est enfin le plateau. Il nous faudra encore de longs kilomètres pour atteindre le lieu du bivouac protégé dans un vallon, installé à proximité d’une source et d’un mini cours d’eau. Première rencontre avec les nomades, quelques campements sont installés, les dromadaires broutent avec délectation des petits buissons épineux qui ressemblent aux genets scorpions de la Sierra de Guara en Espagne que l’on désigne sous le nom de «coussin de belle-mère». Des colonies de craves se font entendre. Un orage se prépare au sud de notre point. Installation dans les tentes biplaces, thé à la menthe et toilette avec les cuvettes pliables de l’association occuperont la fin de l’après-midi. Notre équipe muletiers et cuisinier est au complet. DD 8h50 DP 1520m DN 305m DL 23.2km ALMAXJ 3013m Altitude du bivouac 2837m
Jour 4. L’orage d’hier soir nous enveloppe ce matin d’une humidité bien présente. Les tentes sont très mouillées mais la nuit a été calme, troublée seulement par le mouvement des mules entravées à peu de distance du camp. Après un petit déjeuner copieux, nous partons sous un ciel couvert et pesant. Toute la matinée, nous cheminerons sur ce vaste plateau entre 2800 et 3000 mètres contournant les mamelons situés à une altitude avoisinant ou dépassant les 3200 mètres d’altitude. Bientôt, nous franchissons la ligne imaginaire du partage des eaux et nous nous rapprochons de l’Azourki, tout en longueur. Sur notre droite encore des ramifications du grand canyon d’hier orientées nord et nord-est d’où s’envole une compagnie de perdrix ; à gauche un canyon plus modeste aux multiples branches sud et sud-ouest. Le squelette d’une tête de dromadaire correctement nettoyée trône dans ce décor minéral où seules quelques touffes de genets amènent une touche de verdure. La vie n’est pas absente pour celles et ceux qui savent observer, une petite chouette, installée sur un rebord rocheux, sans doute à l’affût d’insectes ou de rongeurs s’envole tardivement à notre approche. Nous longeons l’Azourki et Ahmed enchaîne les pauses car l’équipe des muletiers aurait dû nous rattraper depuis longtemps mais rien à l’horizon. Nous descendons en pente douce un large vallon, l’heure du pique-nique est largement dépassée mais le mélange, petit gâteaux sucrés, dattes, figues séchées nous permet facilement de tenir. Petite attention qui fera partie comme à l’occasion de chaque trek d’une pause le matin. Le repas de mi-journée sera pris pour finir au lieu du bivouac. A chaque jour sa petite aventure, aujourd’hui l’équipe des muletiers a contourné un sommet intermédiaire au lieu d’aller en trace directe. Petite mésentente, sans conséquence, entre muletiers venant d’une vallée éloignée et guide qui travaillent ensemble pour la première fois. Seul Hossin le cuisinier est le régional de l’étape venant de la riche vallée des Ait Bouguemez située à peu de distance à vol d’oiseau. DD 5h32 DP 385m DN 645m DL 17.08km ALMAXJ 3107m Altitude du bivouac 2855m
Jour 5. Au fil de la journée d’hier, la météo s’est améliorée et un soleil généreux nous a accompagné sur la fin d’après-midi. Ce matin, le réveil se fait dans une nuit noire sous un ciel étoilé. Il est 06h35 lorsque nous quittons le camp à la lampe frontale pour l’ascension de l’Azourki. Une première pour Atlas Aventure. Nous sommes passés à plusieurs reprises à proximité lors de treks précédents mais nous ne l’avons jamais gravi. Ahmed l’a déjà fait mais ce n’est pas un classique comme peut l’être le Toubkal sur le Haut Atlas occidental ou plus près de nous le Mgoun. La montée est progressive dans de la pierraille relativement stable. Pas de trace de passage. Magnifique lever de soleil qui éclaire les difficultés à venir. Première pause sous une barre rocheuse où nichent de nombreux faucons. A 3200 mètres, nous progressons en posant les mains pour passer une barre rocheuse et atteindre une première vire. De vires en vires de plus en plus étroites, replats naturels dans cette montagne érodée nous progressons et gagnons de l’altitude. Ceux qui ne craignent pas le vide encouragent celles et ceux qui appréhendent un peu…Un dernier effort en posant les mains et le premier sommet intermédiaire est atteint vers 10h00 à 3565m. Une cassure dans un rocher que nous franchissons avec précaution et c’est par une longue crête en légère montée que nous atteignons le sommet. La vue est circulaire sur 360 degrés avec au premier plan vers le sud-ouest le Waougoulzat, en second plan, la chaîne du Mgoun qui porte encore les traces des dernières intempéries sous forme de neige. Au nord, les dernières crêtes du Haut Atlas central vers Beni Mellal, au nord-est, les hauts sommets du Haut Atlas oriental. Vers l’ouest, toute en longueur, la vallée des Ait Bouguemez avec en son extrémité la pyramide rocheuse presque parfaite où domine le grenier fortifié Sidi Moussa, visité en 2016. Moment de quiétude avec un vent modéré qui nous laisse le temps de savourer l’instant ! Une longue descente nous attend où nous pourrons admirer les fantaisies aériennes d’un couple de grand corbeau et un beau vol de crave. DD 10h10 DP 1190m DN 1665m DL 14.10km. ALMAXJ 3702m Altitude du bivouac 2250m
Jour 6. Hier en fin d’après-midi, nous avons eu la visite du sous-préfet de Tabant qui souhaitait connaître nos identités. Depuis le meurtre des ressortissantes scandinaves, Louisa, danoise et Maren, norvégienne sur le Haut Atlas Occidental, des mesures de surveillance des étrangers ont été mises en place avec l’interdiction de bivouaquer dans la périphérie des zones habitées ce qu’ignorait notre guide. Ce matin, rien ne presse, nous quittons le camp situé à Zawyat Oulzia à 9h00 pour une étape qui doit nous amener sous le djebel Waougoulzat, prochain objectif. Nous suivons rive gauche un temps, de loin la partie supérieure de la vallée des Ait Bouguemez. Ahmed en cheminant nous montre un cimetière peu visible pour des occidentaux, pas de tombe, de simples pierre posées sur le sol verticalement. Parallèles, le défunt est un homme ; perpendiculaires, une femme, le visage toujours tourné vers La Mecque. Nous atteignons à hauteur d’Ifrane, une piste qui nous permet d’atteindre un col à 2225 mètres d’altitude puis c’est la descente par un sentier muletier à travers les genévriers thurifères pour atteindre Rbat. Nouvelle déconvenue ! Nous devons dormir en gîte puisque le bivouac dans la zone administrative de la vallée semble dorénavant interdit, mais celui de Rbat est complet, occupé par des instituteurs en formation et nous devons poursuivre notre descente jusqu’au village de Ibakaliwane à 1890m d’altitude. Nous logerons chez Ait Ayoub. DD 4h50 DP 360m DN 600m DL 15.63km ALMAXJ 2265m Altitude du gîte 1890m
Jour 7. Il est 7h35 lorsque nous quittons le gîte avec 1⁄2 heure de retard sur l’horaire annoncé par Ahmed. Le groupe était prêt mais nous avons du attendre le petit déjeuner…Enfin, c’est le départ, le pique-nique est réparti dans nos sacs à dos, boites de sardines, énorme boite de thon, chacun ayant récupéré un œuf dur et une orange. Ahmed, le guide et Mohamed, le muletier se partagent, les pains, deux saucissons de bœuf, la boule de fromage et important, le sel au cumin. Mohamed, très grand est taillé pour la course à pied, filiforme, il a une grande agilité sur les rochers. Nous faisons le chemin inverse en montée qui nous ramène à Rbat. D’énormes travaux sont engagés à l’aide de pelleteuses qui vont transformer cette piste de terre en route large asphaltée. Le gîte que nous quittons était vaste et confortable et tout le monde semble en forme pour cette longue journée qui nous attend. Le village est maintenant dépassé, nous nous engageons dans une vallée moins verdoyante au fur et à mesure que nous montons en altitude et occupée en grande partie par l’oued qui transporte à chaque crue des quantités importantes de cailloux. Une pelleteuse s’active, là également, transformant la sente en une piste qui permettra aux dernières maisons d’avoir plus facilement accès à la future route et à des transports en commun. Cela s’appelle le désenclavement, engagement politique du Roi Mohamed VI d’après Ahmed. Il est vrai que les aménagements sont nombreux, poteaux électriques visibles dans le paysage, pistes franchissant de hauts cols, inexistantes auparavant. Le but recherché est de maintenir la population rurale sur les terres et de ne pas grossir les bidonvilles des villes. Nous cheminons maintenant entre des genévriers thurifères géants, vieux sans doute de plusieurs centaines d’années. Les troncs portent des stries torturées comme ci on avait voulu ralentir la croissance de ces arbres. Nous prenons lentement de l’altitude, contournant et contournant encore des mamelons. Bientôt des «azib». Au loin on entend les appels presque humain de quelques chevreaux. Le djebel Waougoulzat se dresse devant nous comme un mur infranchissable. L’altimètre ne semble pas bouger et le guide semble attendre le dernier moment pour se décider à aller vers lui. Les bergeries d’altitude s’estompent, plus de sente, nous zigzaguons entre les «coussins de belle-mère». Le tapis végétal se fait plus rare, les dernières plantes sont derrière nous, bientôt le sommet ? Non, Ahmed décide de descendre dans un nouveau vallon encaissé occupé par quelques arbres géants. Sur notre gauche, une ligne de mamelons espacés qui culminent entre 2800 et 3300 m d’altitude. La pente se fait plus raide, le col est en vue, il est 13h45, nous sommes à 3325m sur la montre altimétrique, 3540 sur la carte. Le vent souffle en rafales mais il ne fait pas froid. Nous dégustons le pique-nique abrités par des rochers et profitons de ce moment exceptionnel gagné à la force du mollet. Le panorama est grandiose, peu d’européens gravissent cette montagne beaucoup moins connue que son voisin, le Mgoun. Coincé au nord par l’Ighil-n-Ait-Ourit et ses sommets allant de 2600 à 2900m prolongé à l’ouest par le djebel Tizal à plus de 3000m, on aperçoit le cordon vert de la vallée des Ait Bouguemez. Au sud, c’est la longue chaîne du Mgoun avec son sommet principal à 4068m. Je propose de continuer vers l’est pour atteindre les différents sommets de la chaîne. Le groupe se partage en deux, Mohamed nous accompagnera, Ahmed descendant directement à travers des barres rocheuses pour rejoindre le lieu du bivouac bien identifiable depuis notre belvédère. Le terrain est instable et provoque quelques glissades sans conséquence. L’autre groupe progresse sur l’épaulement et gagne en altitude, 3500m puis c’est le sommet à 3605m (montre gps). Notre descente sera plus confortable que celle du groupe d’Ahmed. La lecture du terrain est plus facile avec un énorme pierrier et un pourcentage approchant sans doute les 40%. J’initie Mohamed à la descente en trace directe dans la pente. Il est 18h30 lorsque nous nous posons enfin pour déguster le thé à la menthe. Le premier groupe est déjà là, arrivé depuis quelques dizaines minutes. Pour achever la journée, 4 d’entre nous remontent le vallon où coule l’oued pour remplir les gourdes et bouteilles d’eau de l’ensemble des participants. DD 10h59 DP 1955m DN 1670m DL 23.92km ALMAXJ 3605m Altitude du bivouac 2207m
Jour 8. Nous laissons le campement derrière nous après avoir absorbé un solide petit déjeuner avec café ou thé voire chocolat et moult pains avec margarine, diverses confitures de marque notamment «Aicha» et pâte à tartiner. Il est 09h00 environ et la journée s’annonce normalement plus facile. Nous sommes sur la rive droite de l’assif Mgoun et traversons plusieurs villages accrochés au relief à l’activité exclusivement agricole. Entre les maisons et l’oued plusieurs cultures, pomme de terre, certains plants encore fleuris, d’autres fanés prêts à être ramassés ; des parcelles de maïs ; des arbres fruitiers, pommiers notamment au pied desquels une haute et généreuse luzerne pousse. Nous coupons une piste avec une bande centrale de goudron qui vient de la vallée des Ait Bouguemez en passant par le « tizi-n-Aït-Imi » et qui se poursuit jusqu’à rejoindre kelaa Mgouna. Une pause à la confluence de l’assif Amougr Saln avec l’assif-n-Oulilimt qui donne la rivière Mgoun. Le grenier fortifié «Tighremt-n-Aït-Ahmed» sur la rive droite construit en pisé il y a quelques décennies continue à se désagréger sous l’action des pluies. L’oued est encore très chargé et pour éviter de se mouiller les pieds on doit escalader quelques rochers en posant les mains puis pour éviter une cascade on repasse rive gauche pour franchir un premier col puis un second. Enfin le camp apparaît en contrebas à la sortie d’une courbe de la rivière. Après le thé traditionnel puis le repas du midi pris tardivement, on profite du ciel bleu et du soleil pour faire toilette et lessive dans une eau fraîche et tonifiante. DD 06h15 DP 715m DN 295m DL 18.73km ALMAXJ 2689m Altitude du bivouac 2661m
Jour 9. La nuit a été troublée par le bruit des toiles de tentes secouées par de violentes rafales de vent. A 8h00, nous quittons ce camp planté en pleine montagne avec une eau abondante à proximité, un bonheur simple…Quelques craves aux becs courbés vers le bas piochent la zone humide à la végétation rase pendant que trois pigeons ressemblant à nos pigeons de ville se nourrissent des déchets des mules. Sans doute des pigeons «bizet». Une heure après, nous laissons sur notre gauche, le lit de l’assif pour gravir un mamelon qui nous amène à de jolis «azib» construits en pierre aux formes arrondies. Un chevreau se fait entendre. Pas de troupeau présent, le dernier vu est à environ 1⁄2 heure de marche. La petite bête au déplacement malhabile nous suit avec détermination. Nous atteignons le tizi-n-Oumsoud à 2969m puis c’est une nouvelle descente. Entre-temps, les muletiers nous ont rejoints et l’un des jeunes a réussi à attraper le chevreau qu’il confiera bientôt à des muletiers que l’on croisera et qui le ramèneront vers le troupeau. A 2460m, nous faisons une pause «grignotage». Il nous faudra 1h15 pour atteindre de nouveau les 2900m de l’immense plateau de Tarkeddid puis ce sera le franchissement du passage de la ligne de partage des eaux dans l’alignement du refuge du Mgoun. Dorénavant, les cours d’eau et notamment la Tessaoute qui prend sa source, ici, s’écoulent vers l’ouest. Nous suivons ce filet d’eau qui sera dans quelques kilomètres une rivière importante qui irriguera un nombre important de champs cultivés. A l’amorce d’un canyon, il est 14h00, nous sommes arrivés à l’emplacement du bivouac. L’emplacement initial était prévu un peu plus loin mais présentait des inconvénients. Ce changement, ne remettant pas en cause le découpage des journées à venir et l’endroit étant magnifique, nous profitons du reste de la journée pour flâner, nous attacher aux taches quotidiennes, toilette et lessive et profiter de ce cadre de carte postale. DD 06h02 DP 800m DN 595m DL 17.96km ALMAXJ 3000m Altitude du bivouac 2895m
Jour 10. Nous laissons la Tessaoute se faufiler dans le canyon et montons à droite au-dessus d’un vallon pour atteindre en passant plusieurs petits cols un plateau où Ahmed nous montre deux gouffres dont nous ne pouvons voir le fond. Sans doute, l’alimentation de la seconde source de la Tessaoute. Cette immensité minérale à plus de 3000m d’altitude doit être gavée de neige l’hiver et doit représenter une réserve d’eau importante pour la vallée. Le bord est atteint et faisons une pause au col Sdremt à 3200m d’où nous avons une vue plongeante sur la vallée verdoyante de la Tessaoute avec ses cultures habituelles et quelques bouquets de peupliers qui serviront, une fois coupés aux charpentes des maisons. La luminosité est parfaite et le contraste entre le vert et l’arrière plan des pentes aux roches rouges donne une valeur supplémentaire au cliché. Des espagnols arrivent au col, c’est l’occasion d’échanges entre les guides et les membres des deux groupes. Un oiseau de grande envergure sombre, observe sans doute la scène et cherchant les courants ascendants disparaît rapidement. La journée continue par une longue descente faîte de petits pierriers et de rochers façonnés par l’homme afin de permettre aux mules de pouvoir transporter leurs chargements de la vallée au plateau. Bientôt Tasgaïwalt à environ 2500m d’altitude puis c’est l’arrêt sous des noyers à la sortie du village d’Amezri pour la pause déjeuner. Finie la descente, nous reprenons vers 16h00, notre voyage et vers 3000m c’est le tizi-n-Wani. Passé le djebel Tig Nousti, se dessine au pied du djebel du Rat une étendue d’eau éphémère qui miroite au soleil couchant. Des nuages s’amoncellent face à nous et après le ciel rouge d’avant-hier et les cirrus des derniers jours, le temps semble amorcer un changement. Le campement est atteint vers 18h00. Le sol est plat et de nombreux puits ont été creusés en profondeur pour atteindre le niveau des nappes phréatiques afin d’abreuver les importants troupeaux d’ovins et de caprins. Deux sacs manquent lors du déchargement des mules. La nuit est tombée générant une certaine inquiétude. Ahmed explique qu’un muletier et son animal sont restés en arrière au village afin de faire les derniers achats pour la fin du trek et que les sacs n’ont pas été transférés comme prévu sur une autre mule. Il fait nuit noire quand le chargement tant attendu arrive enfin ! Une nouvelle aventure dans l’aventure ! DD 10h09 DP 930m DN 1135m DL 23.74km ALMAXJ 3294m Altitude du bivouac 2670m
Jour 11. C’est le grand jour. Nous nous levons à 06h00 pour le dernier sommet, le djebel du Rat indiqué à 3601m sur la carte. Le camp est rapidement derrière nous, le ciel est chargé et donne une ambiance particulière. Nous prenons de la hauteur par une sente pentue, à peine marquée dans un vallon coincé entre deux mamelons. Le minéral est partout, nos chaussures continuent de pousser, de déplacer en permanence des cailloux de toutes tailles. Malgré la fatigue accumulée depuis le début du trek, la progression est régulière et à un mouvement de terrain succède un autre mouvement. Enfin l’épaulement se distingue sur le fond gris du ciel. A l’ouest, le ciel présente de larges éclaircies, l’inquiétude du matin s’estompe, la journée semble sauvée. Un dernier effort pour atteindre une ligne de pente qui nous amène au sommet et nous offre à droite et à gauche une vue lointaine des différents massifs montagneux entrecoupés de vallées verdoyantes. Quel paysage ! Après la prise de photos pour figer l’instant, on amorce la descente…A mi-pente, on organise le pique-nique réparti et sorti des sacs à dos. Un pierrier puis on suit une courbe de niveau pour gagner une zone à l’herbe rase. Petite pause, Ahmed et Mohamed se dispersent à la recherche des muletiers, une nouvelle fois une mauvaise compréhension, une méconnaissance des lieux par l’intendance. Ils ne sont pas là et n’ont pas été aperçus par les bergers en transhumance. On se remet en mode descente en suivant les petits cours d’eau et après une perte d’altitude de 350m environ, on trouve l’équipe dans un repli de terrain à proximité de deux ruisseaux dans la vallée d’Imazayn. DD 7h00 DP 1165m DN 1075m DL 12.23km ALMAXJ 3831m Altitude du bivouac 2768m
Jour 12. Pour éviter une fin de trek sur le goudron, Ahmed nous convie à un dernier parcours montagneux qui se révélera exceptionnel et bien sûr inédit. Les beaux treks se méritent et l’intérêt sait d’essayer de nouvelles traces, de nouveaux passages. C’est ce que j’aime chez Ahmed, une fois qu’il a jaugé la capacité du groupe, il ose et ce n’est pas pour me déplaire ! La première partie nous fait remonter pour atteindre un col à 3100m puis une longue descente où nous retrouvons progressivement de magnifiques genévriers, nous amène au bord d’une falaise. Trouver le passage pour gagner la vallée est l’objectif du moment, nous partons vers la gauche, le sud, mais pas de faiblesse du relief, la marche est vertigineuse. Ahmed cherche dans cette verticalité… Comme toujours, le berger du coin sera d’un précieux secours. Petit retour en arrière, nous prenons la direction du nord en longeant au plus près le précipice, Ahmed cherchant la faille. Nous y sommes, les villageois ont su exploiter l’endroit friable de la falaise en traçant une sente muletière à gros renfort de support artificiel fait de bois et de cailloux pour monter sur ce plateau leurs troupeaux. Le village se montre en contrebas mais il faudra de nombreux zigzag pour enfin l’atteindre. Les premiers habitants rencontrés sont un peu surpris de nous voir arriver par ce passage. Puis par une longue piste en terre, nous gagnons vers 15h00, le gîte à Ait Ali-n-Ito terme de notre périple à 1850m d’altitude. DD 6h00 DP 520m DN 1350m DL 16.43km ALMAXJ 3080m
Jour 13. Hier soir, petite fête au gîte pour marquer la fin du trek, arrosée au jus de pomme et coca avec les muletiers, le cuisinier et Ahmed, le guide. Comme d’habitude que ce soit au Maroc ou dans d’autres pays visités par Atlas, nous aimons réunir tout le monde autour d’un pot en remettant à chacun un petit supplément de salaire sous la forme d’un pourboire. Puis c’est le grand retour, pour nous vers Marrakech, pour les muletiers vers le Douar Amsker, leur village et Hossin, le cuisinier, vers la vallée des Aït Bouguemez. En revenant vers la ville, nous pouvons constater les dégâts des derniers orages avec de nombreux glissements de terrain déblayés à la hâte pour rendre la circulation possible sur ces petites routes de montagne. Mais bientôt c’est le brouhaha de Marrakech et la circulation dense sur les larges avenues qui nous ramènent au quotidien après une dizaine de jours un peu loin du monde. Installation à l’hôtel, délassement dans la piscine et reprise des petites habitudes.
Jour 14. Journée consacrée à la visite de quelques endroits de Marrakech. Sur mes propositions, le groupe a choisi, le Palais de la Bahia, la fraîcheur des jardins andalous et le raffinement de ses décors intérieurs. Puis après avoir cheminé à travers les souks, nous avons poussé jusqu’au Jardin de Majorelle et découvrir l’extraordinaire composition de plantes exotiques.
Jour 15. Un petit tour à pied au jardin de la Ménara, derniers achats dans les boutiques des souks et repas pris ensemble au restaurant de l’hôtel Ali proche de la place Fna. Avant le départ pour l’aéroport, nous sommes invités chez Slimane pour un dernier moment de convivialité avec thé à la menthe, gâteaux marocains, poulet aux coings. Un bon moment ! Retour dans la nuit sur Clermont-Ferrand. Accident et blessure : quelques chutes et glissades sans gravité et l’une plus importante sur un chemin qui a entraîné un léger traumatisme du nez et par la suite quelques couleurs originales au niveau du visage.
Temps de préparation : 35 heures en comptant le temps de rédaction des différents mails et de ce compte rendu. Kilométrage routier effectué : pour le transport des participants en covoiturage de Clermont-Ferrand à St Exupéry (aller et retour) 1292 km
Animateur : Yves Nombre de participants : 10 animateur compris ( 5 F, 5 H) Météo : Beau et chaud Distance : 23 Km Dénivelé : 550 m Durée :6 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 165 Km pour 1 véhicule et 130 Km pour 1 autre. Temps de préparation : 2h30
ITtinéraire : Lavaudieu, Buze, Lugeac, Le Chariol, Frugière-le-Pin, Le Pin, Domeyrat, Lavaudieu.
Départ de Lavaudieu classé plus beau village de France. En 1057 St Robert de Turlande qui avait fondé la Chaise Dieu fit construire une abbaye à St André de Comps, en 1487 Charles VIII autorise le changement de nom en Lavaudieu ( Vallée de Dieu ) . Cette abbaye qui hébergea des bénédictines jusqu’à la révolution est la seule d’Auvergne à avoir gardé son cloître roman. De belles fresques romanes ornent son intérieur et on y conserve la copie en frêne d’un christ roman en bois polychrome.
Direction ouest le long de la Senouire par un très joli sentier en forêt avant de gagner Buze, petit hameau construit tout en arkose rouge, cap à l’est entre prairies et sous bois jusqu’à Frugières-le-Pin, où nous rencontrons plusieurs puits en pierre fermés par des portes en bois plus originales les unes que les autres.
Nous voilà à Domeyrat où nous traversons la Senouire sur le pont de pierres du XV siècle à 4 arches, contournement du village pour arriver au pied du château médiéval du XV également. Appartenant au Conseil Général il est classé aux MH depuis 1983, une compagnie de théâtre ” Et Tants D’arts ” a mis en place une animation interactive faisant revivre l’époque de Philippe Auguste.
Retour à Lavaudieu par le GRP Robe de Bure et Côte de Mailles parallèle à la Senouire à partir du moulin de Blannat dans une atmosphère de clapotis et gazouillis .
Merci à Jean Louis pour son clafoutis aux abricots pour 20 que nous avons partagé en 10.
Animateur : Yves Nombre de participants : animateur compris 4 ( 1 F, 3 H) Météo : Ensoleillée et chaud Distance : 21 Km Dénivelé : 700 m Durée : 6 H 30 mn pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 126 Km pour 1 véhicule. Temps de préparation : 2 H 30
Itinéraire : Vollore-Montagne, Les Raillères, Pierre Pamole, Notre-Dame de l’Hermitage, PC 1179, Maison Forestière de la Briasse, Sugier, Derbize, Bellevue, Vollore-Montagne.
Départ de Vollore-Montagne, connue déjà à l’époque romaine par sa voie reliant Lyon à Clermont, en direction du nord. Au col du Pertuis, cap sur l’est dans le bois de Pamole pour atteindre le sommet granitique de Pierre Pamole composé de roches magmatiques et métamorphiques. De là, une vue à 360° un peu brumeuse à l’horizon ce matin, mais les 2 explicites tables d’orientation nous permettrons de nous repérer.
Descente sur le Pas de Mousset et traversée du Grand Bois jusqu’à l’Hermitage Notre Dame, construit au 12°S, et sa chapelle. Passage dans la Forêt d’ Aubusson où la végétation nous protège de la chaleur qui commence à se ressentir par cette journée très ensoleillée. Avec l’accord des 3 participants, compte tenu de la chaleur et ayant apprécié les 2 curiosités du jour, nous décidons de raccourcir le parcours pour rejoindre Vollore par Sugier et Debize.
Météo : plein soleil toute la journée avec un petit vent sur les hauteurs
Kilométrage voitures : 130 km pour 1 voiture et 100 km pour 1 autre
Préparation et CR : 2 H
Itinéraire : Départ du pont de Clamouze, traversée du bois le Pinet, Puy Ferrand, sur du lac de Montcineyre, pc 11211, puy de la Vaisse, montagne de la Fage, D 30, pc 1056, Graffaudeix, cascades d’Entraigues, la Farge, Bost de Village, GR 4 jusqu’au pont de Clamouze.
Petite fraicheur au départ du pont de Clamouze. Après la traversée des bois de la Banny, direction le lac de Montcineyre que nous avons longé côté sud. Le matin, entre les bois de sapins et de hêtres et les pâturages, nous avons jonglé pour éviter les troupeaux de bovins et les barbelés. L’après -midi, après avoir visité les cascades d’Entraigues et du bois de Chaux, nous avons rejoint le GR 4 jusqu’au pont de Clamouze. Merci à tous et à bientôt pour la rentrée.
Séjour n°15 Autour du Mont Blanc Du mercredi 14 août au samedi 24 août 2019
ANIMATEUR : Denis SECTEUR GEOGRAPHIQUE : Massif du Mont Blanc, (Haute Savoie, Italie, Suisse) NOMBRE DE PARTICIPANTS : 7 (4H et 3F) METEO : A qualifier d’exceptionnelle pour ce secteur avec 1 seule journée de maussade et 1 journée de pluvieuse sur 11 jours. Températures douces voire élevées pour l’altitude. CLASSEMENT du SEJOUR : moyen KILOMETRAGE VOITURE : environ 900km A/R pour chacune des voitures utilisées CARTES, TOPOS, DOC utilisés: carte IGN au 1/25000 n°3531ET Saint Gervais et carte n°3630OT Chamonix, topoguide de la fédé référence 028 Tour du Mont Blanc 12ème édition de 1994 et 19ème édition de 2014 + livre Savoie Mont Blanc, de Brigitte et Isabelle Baudriller + consultations diverses via internet.
JOUR 1 : 14/08/2019 La première journée sera consacrée essentiellement au voyage aller avec 2 véhicules depuis Lezoux comme point de ralliement et un départ matinal. A peine arrivés à une encablure de Chamonix, nous nous rendrons vite compte de l’affluence touristique dans le secteur, les difficultés pour stationner etc… Ceci fait, nous prendrons notre casse-croûte de midi près des autos au départ de notre itinéraire qualifié de mise en jambe. Départ (1370m) peu avant le parking du parc zoologique du Merlet (les Houches) pour un itinéraire en aller-retour pour les chalets de Chailloux (1930m) L’intérêt de cette balade consistait depuis un balcon naturel à s’offrir une vue assurée sur le Mont Blanc au cas où la météo nous ferait défaut dans les prochains jours. Nous ne serons pas déçu: la montagne est immaculée, spectaculaire, impressionnante… si proche et pourtant nous paraissant si vaste et par endroit inaccessible. Malgré l’avancée de la journée aucun nuage, aucune nuée ne viendront troubler l’image. Vrombissements d’hélicoptères ou passages d’avions de tourisme seront les seuls éléments nous interpelant dans ce décor de cinéma et unique au monde. Hébergement au gite Tupilak à Les Coupeaux à 2km de là et tout proche de notre départ du lendemain.
JOUR 2 : 15/08/2019 1ère étape Les Houches (1050m) chalets du Truc (1700m) +1431m -746m 8h15 d’activité. Météo beau, ciel dégagé puis sommets se couvrant partiellement au fil de l’après-midi. La première préoccupation aura été de garer convenablement nos 2 véhicules pour une dizaine de jours sur des parkings prévus à cet effet et gratuits au lieu dit Trabets. Les parkings copieusement garnis nous renseigneront sur la fréquentation sur ce tour mais point de balisage à la ronde. La 2ème préoccupation aura donc été de partir sur le bon sentier car aujourd’hui et dans ce secteur, il n’est point question de s’accommoder d’une partie de hors piste… C’est en suivant la petite route sillonnant entre les chalets que nous pourrons rejoindre l’itinéraire officiel ! De là une bonne piste nous permettra d’absorber la 1ère épreuve: le col de Voza (1657m). Nous délaisserons l’itinéraire pour s’offrir une première variante, d’abord par un cheminement en pente douce descendante puis par la spectaculaire passerelle qui enjambe le torrent de Bionnassay et la vue sur le glacier éponyme. Rapidement là-haut, apparait le col de tricot (2120m) et véritablement un parfait col en V. La pente s’accentue, la brise apparait de plus en plus vive, l’affluence est importante, variée, nous y sommes… La vue est prenante sur les chalets de Miage (1560m) harmonieusement disposés en vallée près du torrent. Les dômes de Miage sont là mais resteront invisibles enveloppés dans la brume de fin de journée. Arrivés aux chalets, il nous faudra nous ravitailler en eau avant de parvenir au chalet du Truc notre hébergement du jour. Pas de douche, toilettes sèches à 50 m du refuge, accueil familial, simple et efficace… montagnard en fait.
JOUR 3 : 16/08/2019. 2ème étape. Chalets du Truc (1700m) – refuge de la croix du Bonhomme (2433m) +1357m -655m 9h05 d’activité Météo: très beau, ciel parfaitement dégagé, se couvrant de brumes passagères puis retour au grand beau temps sur la fin d’après midi. Départ matinal, et démarrage par une section en descente (-600m) et en sous-bois jusqu’à Contamines-Montjoie, le passage dans cette partie urbanisée étant obligatoire avant de s’engager pour le col du Bonhomme. Ravitaillement dans cette charmante station de montagne: beaux chalets construits à diverses époques, église remarquable de style baroque haut savoyard. Il est près de 10 heures, nous arpentons le fond du vallon distinguant ici et là équipements sportifs, touristiques, parkings etc… et partageons la piste avec de nombreux autres randonneurs. Passage et arrêt à la fameuse église de Notre Dame de la Gorge elle aussi de style baroque. La pente s’accentue fortement jusqu’au pont romain puis nous emprunterons une bonne piste serpentant en pente douce dans le vallon. Longue pause de mi-parcours tout près du torrent peu après l’embranchement pour les lacs Jovet. Nous comprenons alors que ces 2 lacs constituent un bel itinéraire à la journée ceci expliquant le nombre de randonneurs au départ le matin. Il est temps de repartir, le col du Bonhomme à 2329m sera atteint en ce milieu d’après-midi. Là aussi l’affluence est importante et variée : jeunes, anciens, cyclistes, étrangers… Plutôt agréable le cheminement et l’arrivée sur le col voisin de la croix du Bonhomme (2479m) avec au loin le lac de Roselend et là devant nous, immense le massif du Beaufortain. Arrivée et installation au refuge de la croix du Bonhomme (2433m). La douche accessible sur un court créneau horaire est très demandée, mais oh combien appréciée. La source toute proche laisse échapper un mince filet d’eau. Ici aussi les toilettes proposées en toilettes extérieures sont des toilettes sèches. Le soleil se couche, une bande de bouquetins s’approchent du refuge… magique. Il parait qu’ils viennent là tous les jours et depuis de nombreuses années. L’étape sera appréciée malgré la taille de ce véritable refuge de montagne placé à la croisée des itinéraires et géré par le CAF.
JOUR 4 : 17/08/2019. 3ème étape. Refuge de la croix du Bonhomme (2433m) Refuge Elisabetta Soldini (2200m) +1060m -1260m 8h15 d’activité Météo : le beau temps se confirme, météo identique à la veille. Quelques nuages apparaissent en cours de journée notamment les fameux nuages lenticulaires sur le Mont-Blanc mais ne se fixent pas et disparaissent au loin. Plutôt que de descendre aux Chapieux tout en s’épargnant une longue et ennuyeuse piste, nous emprunterons le sentier qui conduit au col des Fours (2665m). Le passage est digne d’intérêt sans doute car c’est un des passages au plus haut de notre itinéraire, de plus la vue y est admirable sur la vallée, sur le col de Seigne notre deuxième objectif et le tout salué par 2 ou 3 chamois… Ces derniers nous observent depuis la tête sud des Fours et semblent comme intrigués… Nous ravira la descente par les Tufs et ce sentier longeant de belles plaques et falaises de schiste, façonnées par le torrent. Comme autant de témoignages de l’existence d’une vie sauvage (sur un itinéraire fréquenté), à peine apeurées et méfiantes quelques marmottes se laisseront photographier. Pause à la ville des Glaciers: une ville avec 3 ou 4 bâtiments, une fromagerie et surtout un parking parfaitement équipé pour les nombreux visiteurs de la vallée. Quelques 700 m de dénivelée nous attendent pour parvenir au col de Seigne mais la pente est régulière et surtout la vue extraordinaire sur les glaciers et l’aiguille des Lanchettes. Le col de Seigne (2516m) célébrant notre passage en Italie est venté, la température est presque désagréable aussi c’est bien en dessous que nous profiterons du panorama à l’abri relatif de rochers. Déjà devant nous apparait tout le val Veni notre étape du lendemain, on devine Courmayeur loin au fond et remarquons l’entrée du val Ferret. Avec la vue impressionnante sur les pyramides calcaires, le Mont Blanc par derrière et désormais avec une progression direction Nord Est, nous constatons que notre rotation sur ce massif est déjà importante. Passage à la Casermetta un centre d’interprétation des paysages puis arrivée par un verdoyant vallon à notre hébergement du jour. Placé sous le glacier de la Lée Blanche, surplombant le vallon, le refuge Elisabetta représente un beau bâtiment restauré et géré par le CAI (club alpin italien). Pas de douches, pas d’eau en fait… Le torrent glaciaire dévale furieusement à une centaine de mètres aussi nous resterons étonnés que la source proche ne diffuse qu’un filet d’eau et la pompe d’amener d’eau au bâtiment se trouve en panne. En contrepartie, l’éclairage diffusé est important, le chauffage électrique allumé… Autant de signes qui nous font nous interroger sur la gestion de l’eau et de l’énergie…dans ce refuge.
JOUR 5 : 18/08/2019. 4éme étape. Refuge Elisabetta Soldini (2200m) – Refuge Bertone (1991m) +1345m -1545m 8h46 d’activité Météo : 5ème journée de grand beau temps, identique aux précédentes. Seuls quelques nuages apparaissent puis se diffusent en altitude. Ils ne suffisent pas à nous inquiéter et alors même que nous attendons le passage d’une perturbation. La descente dans le val Veni depuis le refuge constituera l’échauffement… Le lac Combal se comble mais conserve assez de miroirs aquatiques pour nous permettre quelques beaux clichés en préambule d’autres beaux panoramas offerts par le curieux lac du Miage enserré dans la moraine de l’immense glacier du même nom… Nous bénéficierons longuement de cet ensemble de paysages en empruntant le sentier en balcon du val Veni par l’Arp Vieille. La progression est plutôt régulière à flanc de montagne et sans perdre trop d’altitude jusqu’à Plan Chécrouit. Désormais la vue sur le Mont Blanc de Courmayeur d’une part et sur l’aiguille Noire de Peuterey ou la pointe Helbronner d’autre part est impressionnante, spectaculaire et dure. Toute la rudesse de la montagne s’y retrouve, l’accès parait improbable et c’est bien là que l’exploration y fut semble t’il la plus compliquée. On est dimanche et depuis plan Chécrouit, la foule touristique et bigarrée parvient de Courmayeur grâce aux téléphériques. Nous prendrons notre pause de mi-journée en surplomb de Dolonne/Courmayeur à l’ombre de quelques résineux certes mais dans une ambiance peu agréable et décevante de pistes de ski et autres équipements touristiques. Longue descente jusqu’à Dolonne où la fontaine généreuse sera appréciée. Passage et ravitaillement à l’épicerie de Courmayeur. Courmayeur n’est qu’à 1200m d’altitude, il fait donc chaud et nous sommes en ville mais nous ne nous laisserons pas tenter et resterons concentré sur la fin de l’itinéraire rien moins que 700 m de dénivelée positive. D’abord la progression est régulière pour atteindre le val Sapin puis le sentier oblique pleine pente et serpente sur 500 mètres de dénivelée. Sans doute grâce à un tracé avantageux, c’est motivée que toute l’équipe absorbera assez facilement la difficulté. Refuge italien et typique, accueil circonstancié, douches appréciées, repas copieux… Une bonne étape.
JOUR 6 : 19/08/2019. 5éme étape. Refuge Bertone (1991m) Gite d'alpage La Peule (2071m) + 1195m -1105m 8h50 d’activité La nuit aura été bonne, réparatrice mais ce matin l’ambiance est plus sombre. La perturbation météo que l’on attendait est bien présente, la pluie est annoncée, les sommets sont enveloppés de lourds nuages aux alentour de 3000/3500m. Sur le point de partir, un ou deux coups de tonnerre au loin dans la montagne nous confirmeront que la situation pourrait être orageuse. Logiquement et devant cette météo nous ne nous engagerons pas par la Testa-Bernada à entreprendre par grand beau temps mais nous suivrons plutôt la voie classique tracée à flanc de montagne et dominant tout de même tout le val Ferret et un passage en fond de vallée peu avant le refuge Elena. Toute la matinée nous craindrons les averses mais la météo semble stationnaire et plutôt avenante nous laissant découvrir d’abord en vallée la sortie du tunnel côté italien puis grâce à une couverture nuageuse assez élevée se dévoileront petit à petit : l’arête de Rochefort, les Jorasses Petites et Grandes et plus haut dans la vallée les glaciers voisins de Triolet et du Pré de Bar. Une averse plus importante nous saisira au passage à Arnouva puis sous un ciel maussade nous atteindrons le grand col Ferret (2537m). La pause sera raccourcie car avec 2 ou 3 degrés de moins on aurait peut-être eu quelques grêlons. A partir de ce col nous serons en Suisse et si avec la présence de glaciers le paysage est plutôt féerique du côté italien, il se révèle être un paysage d’alpages et plus verdoyant du côté suisse. Il suffira d’une bonne heure de douce descente pour atteindre le gîte d’alpage de La Peule à 2071m. Cet hébergement pourrait bien représenter l’une ou sinon la meilleure étape de ce séjour. Voilà un alpagiste qui a agrandi sa ferme d’altitude en s’adossant logiquement à la montagne, proposant un accueil simple et familial et qui valorise les produits de son exploitation. “La croûte de fromage” en plat principal de notre diner nous impressionnera de par sa générosité.
JOUR 7 : 20/08/2019. 6ème étape. Gite d’alpage La Peule (2071m) Relais d’Arpette (1630m) + 675m -1140m 7h06 d’activité Météo : pluie dans la nuit puis encore quelques averses sur la matinée allant vers une accalmie l’après-midi. Cette étape est annoncée comme une étape de transition bien différente des précédentes mais pouvant introduire la suivante plus montagnarde, la part belle étant faite à la distance plus qu’aux dénivelées. Arrivés à la charmante station de la Fouly (1600m) nous serons invités à suivre un sentier en sous-bois le long d’un torrent ou de la route toute proche. Passage avec pause de midi à Praz de Fort à l’abri de granges traditionnelles puis traversée d’Issert autant de villages charmants et typiques. La dénivelée positive sera réalisée là en fin de journée avec une arrivée humide à Champex-lac qui pourrait être le pendant suisse de notre lac Chambon. Approvisionnement rapide au supermarché puis nous atteindrons assez rapidement le relais d’Arpette en suivant la bisse (étroit canal d’irrigation). S’il fallait une journée où la vue lointaine pourrait être absente c’était bien celle-ci: progression en sous-bois, en vallée et absence de panoramas sur glaciers ou cimes lointaines. Le relais d’Arpette représentera lui aussi un hébergement de bon niveau, une grosse structure de capacité 100 personnes et travaillant aussi l’hiver ce qui explique la présence d’une vaste salle ventilée, très appréciable car consacrée au séchage des vêtements. Sur ce tour, il est notoire d’indiquer que c’est le seul hébergement à proposer à l’affichage un bulletin météo des plus complets pour la journée du lendemain. Nous sommes rassurés, le temps repasse au beau dès le début de matinée, une situation confirmée si besoin était ou précédée par les nombreux bulletins consultables grâce aux applis sur smartphones.
JOUR 8 : 21/08/2019. 7ème étape. Relais d’Arpette (1630m) Trient (1297m) +1039m -1391m 7h56 d’activité Météo conforme aux prévisions: brumes matinales s’élevant pour laisser place à un ciel dégagé. L’étape est fameuse, recherchée et à entreprendre par beau temps. Les ingrédients sont réunis : nous repartons reposés, secs et avec de bonnes prévisions. La rando de la journée est classique et sans surprise : longue montée depuis le relais à 1630m jusqu’à la fenêtre (col) d’Arpette à 2665m puis longue descente pour rejoindre notre hébergement en vallée. Progression d’abord dans un vallon verdoyant puis la pente s’accentue dans un environnement plus minéral. Même si deci, delà il faut chercher son chemin, l’étroite fenêtre est bien là au-dessus de nos têtes et nous ne sommes pas les seuls à entreprendre cette sortie. Arrivés à mi-journée nous ne bouderons pas notre plaisir d’abord de s’élever un peu plus au dessus du col faisant de notre pause pique-nique le point le plus haut de notre séjour (2670m) et cerise sur le gâteau en dominant le glacier de Trient comme un rare plaisir de randonneur. La descente est longue plutôt escarpée sans être dangereuse avec parfois un terrain peu stable. C’est après un secteur sécurisé de cordes nylon… que nous trouverons un peu de répit et une allure plus dynamique tout en suivant la bisse de Trient ; dispositif d’irrigation propre à la région. La vue est remarquable sur Le Gilliod et son église rose mais surtout notre regard se porte sur le col de Balme, figurant à l’étape du lendemain. La pente est impressionnante de ce point de vue. Arrivée à Trient/ le Gilliod à l’hôtel des glaciers notre hébergement. L’établissement est un ancien et grand hôtel pour touristes et qui semble avoir été reconditionné pour les randonneurs. L’accueil est suisse, disons relax, la prestation est correcte mais sans charme (à mon avis).
JOUR 9 : 22/08/2019. 8ème étape. Trient (1297m) Gîte d'étape de la Boerne (1416m) +1115m -1005m 7h19 d’activité Météo : grand beau temps Le départ est matinal et depuis les 2 ou 3 gros établissements de Trient il semblerait que tout le monde parte dans le même sens. Nous, nous rentrons en France. La pente devinée la veille n’est pas si terrible et alors que nous débouchons de la forêt vers 1700m, nous apercevons déjà le refuge du col de Balme curieusement placé en plein col, en plein vent . Arrivés à son niveau, passage symbolique de la frontière et rapidement nous découvrirons la vue sur Argentière au premier plan en vallée et Chamonix en enfilade… mais plus encore profiterons d’un panorama extraordinaire de toutes parts: le Mont Blanc bien sûr avec ses dômes, les aiguilles de Chamonix, l’aiguille verte et à main gauche les glaciers du Tour et d’Argentière. Une pause avec boisson chaude au refuge sera appréciée juste avant d’aller se caler à l’abri en contre bas du col pour profiter de la vue et de notre casse-croûte. L’après-midi sera consacrée à progresser sur la crête des Posettes avec là aussi une vue époustouflante sur le massif des Aiguilles Rouges, le mont Buet, et le barrage d’Emosson. Etape au gîte de la Boerne. Un établissement exigu mais plein de charme où il nous a semblé que toutes les espaces disponibles étaient optimisés
JOUR 9 : 23/08/2019. 9ème étape. Gîte d’étape de la Boerne (1416m) Refuge de Bellachat (2151m) +1365m -1095m 9h42 d’activité Météo : grand beau temps, chaud La dernière et complète journée de rando est annoncée difficile : longueur au rendez-vous et dénivelées conséquentes. Cette étape qui consiste à progresser en balcon face à toute la chaine n’est pratiquement jamais réalisée par les groupes et autres, ces derniers tronquant l’étape et descendant à Chamonix pour rejoindre ensuite mécaniquement Les Houches. Avec une marge de manœuvre faible, notre surprise sera totale quand après avoir engrangé 600 m de dénivelée, nous apprendrons que le sentier de liaison et direct est fermé pour cause de travaux. Après les lacs de Chéserys, la visite au lac Blanc sera maintenue et la liaison pour la Flégère effectuée en réalisant un retour sur nos pas et en utilisant un autre sentier (balcon sud) mais peu à l’avantage de notre programme. La chaleur monte, nous nous adaptons cependant à l’itinéraire. L’agacement sera perceptible et bien compréhensible quand, arrivés à la Flégère (gare de téléphérique et refuge), nous découvrirons un chantier fermé, à l’accès interdit et sans point d’eau de substitution. Merci Madame la caissière du télésiège de nous avoir fourni gracieusement quelques billes d’eau. Devant nous s’étale tout le massif, la vue est digne d’intérêt et au bout de courtes descentes suivies de quelques côtes nous atteindrons finalement Planpraz (2000m). L’affluence est importante, les équipements touristiques évidents. Pour atteindre le Brévent, point de passage obligé pour rejoindre notre refuge, nous emprunterons le téléphérique ce dernier nous faisant gagner un peu plus de 400 m de dénivelée et une bonne heure de rando dans le meilleur des cas. Vue époustouflante depuis le Brévent notamment sur les Fizs et la tête d’ Anterne, le mont Buet déjà loin est derrière nous. Arrivés en cette fin d’après-midi au refuge de Bellachat nous aurons le temps de profiter tout de même de ce formidable balcon sur le Mont Blanc et autre glacier des Bossons surplombant Chamonix. La vue est dégagée. Bellachat, refuge de montagne, petit, exigu sans douche mais bien placé.
JOUR 10 : 24/08/2019. 11ème étape. Refuge de Bellachat (2151m) Les Houches (1050m) et retour sur L’Auvergne +50m -1110m Cette dernière journée ne constitue pas une étape à part entière comme les autres journées de ce séjour. Il s’est agi de rejoindre la vallée, notre point de départ par un chemin de montagne essentiellement en lacets et en sous-bois. Cela nous occupa la matinée, sans doute avec une pointe de morosité d’autant plus que petit à petit on approchait de la ville, de l’agitation, du bruit jusqu’à retrouver nos autos. La rando se termine là. Repas en terrasse autour d’une copieuse spécialité savoyarde et retour pour l’ Auvergne en utilisant le même itinéraire qu’à l’aller par Saint Etienne. Nous nous séparerons à Lezoux point de ralliement initial.
Observations : Ce tour aura tenu ses promesses : paysages uniques, dénivelée totale du tour 10632 m. La météo aura été exceptionnelle. Sur ce massif, rares sont les périodes durant lesquelles les sommets restent ainsi dégagés pendant plusieurs jours. Ce petit groupe n’aura pas démérité réalisant le tour complet sans utilisation de transferts, à une exception près le jour 9 avec l’emploi d’un téléphérique consécutivement à un aménagement de parcours mais aussi pour un confort de fin de séjour. Nous avons pu apprécier la diversité des pratiques sur cet itinéraire : coureurs, trailers tous à l’équipement hyper léger dans des sorties à la journée, cyclistes avec des vélos de montagne, parfois électriques, groupes de randonneurs avec des sacs à la journée, groupes utilisant des navettes, des mules, en fait assez peu de personnes randonnant avec des sacs chargés… Si les durées de rando ont été conséquentes, les pauses ont été nombreuses, adaptées et la progression plus homogène qu’il n’y paraissait, nous ne sommes jamais arrivés à plus d’heure à l’hébergement laissant du temps de repos à chacun. Malgré l’affluence, la faune aura été bien représentée sans être omniprésente. La flore rencontrée aura été assez diverse et complète même si le cœur de saison était déjà passé. Globalement les hébergements ont été appréciés et corrects dans ce secteur hyper fréquenté et où la concurrence joue peu. A la première visite pour certains, la montagne est apparue magnifique, forte et riche de la présence d’une centaine de glaciers et parmi les plus importants d’Europe. En revanche, pour les personnes qui revenaient depuis quelques années sur ce secteur pas besoin de point de comparaison, particulièrement les grands glaciers : Bossons, Mer de Glace, du Tour et Trient sont apparus tous diminués et démontrent bien l’accélération du réchauffement climatique.
Nombre de participants : 5 animateur compris ( 1 F, 4 H)
Animateur : Yves Météo : Ensoleillé et très chaud Distance : 28 Km Dénivelé : 960 m Durée : 8 H pauses comprises Classement Atlas : Moyenne Kilométrage auto : 160 Km pour 1 véhicule Temps de préparation : 3H
Départ de Vieille-Brioude cité viticole, la plus importante du Livradois ( 450 ha en 1880 ), construite il y a plus de 1000 ans à la place d’ un château disparu. Passage sur le pont en pierre terminé en avril 1832 en remplacement de celui du 15°S effondré le 27 mars 1822. Montée sur Coste Cirgues d’où l’on domine la chaîne des Puys et la vallée de l’Allier que l’on va remonter en rive droite. Nous jouerons au chat et à la souris avec le GR470 et le GRP Robe de Bure et Cotte de Mailles afin d’éviter au maximum les parties goudronnées jusqu’à Saint Ilpize. Parcours très vallonné avec plusieurs traversées de ruisseaux, de Cherlet, de Bouchassou, de la Rodde sans difficulté car malheureusement tous à sec. De Cissac nous apercevons la forteresse médiévale de St Ilpize notre point de chute de la mi journée. Petit arrêt au cimetière pour refaire de l’eau, et direction le château construit du 11° au 15°S qui fut résidence des Dauphins d’Auvergne, en ruines depuis 150 ans, il ne reste plus qu’une tour et la chapelle en restauration qui sert d’atelier artisanal en période d’été. Un petit espace d’ombre au pied de la chapelle, une légère brise, une fenêtre dans le mur d’enceinte avec vue sur le Forez, lieu idéal pour le pique nique.
Traversée de l’Allier sur le pont suspendu de 1879 un des plus anciens d’Auvergne, nous voici à Villeneuve d’Allier. Retour rive gauche, la chaleur est de plus en plus pesante, nous décidons de passer le plus possible dans des zones d’ombre car les sentiers sont souvent à découvert sur cette rive. Afin de respecter notre décision le soupçon de hors piste sera de rigueur avant le pont de Malaval. Nous poursuivons par Védrines, où un habitant un peu triste assis sur sa pierre nous regarde passer sans répondre à notre bonjour, à l’image de ce hameau, dont la plupart des maisons sont délaissées, contrairement aux autres traversées le matin, bien rénovées et entretenues sauf Grenier qui porte bien son nom. Descente sur Vieille Brioude en passant à proximité du Dolmen de Védrine. La boisson fraîche a été très appréciée.
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