Jeu. 05/02/2026. Rando pédestre à l’est de la Chaîne des Puys. Secteur Chanat la Mouteyre

Animateur : Michel J
Nombre de participants animateur compris : 16 (8F, 8H)
Météo : température fraîche en début de matinée puis douce, quelques rayons de soleil au moment du pique-nique. Quelques gouttes de pluie à la fin du parcours
Terrain : chemins, sentes et hors piste.
Distance : 25,280 km (montre gps)
Dénivelé : 879 m (montre gps)
Durée du déplacement : 8 h 30 environ
Durée de la randonnée : 7 h 04 environ
Classement Atlas : moyen
Cartes Ign 1/25000 : 2531 ET
Kilométrage auto : 186 km
Préparation et rédaction : 3 h 00

Résumé de la journée.
Avant le départ, j’ai rappelé que cette sortie était annoncée moyenne avec plus de 25 kilomètres et une dénivelée de plus de 700 mètres et comportait une partie en hors piste. Je précisais que le tracé nous faisait passer par 7 sommets énumérés de la Chaîne des Puys.

Le temps est gris mais l’absence de vent n’amplifie pas la fraîcheur, une température d’une fin d’hiver.
Le groupe est constitué de randonneurs aguerris qui se déplacent à une même allure. Après avoir chauffé les muscles sur une chemin d’exploitation, nous partons à l’assaut des deux premiers sommets jumeaux, peu fréquentés voire inconnus des participants, du Puy de Pérady à 920 m d’altitude.
Pessière, pacages se succèdent puis ce sont les contreforts Est du Grand Sarcoui. Nous buttons sur d’anciennes carrières dont les excavations aux pentes verticales nécessitent de choisir le bon cheminement à travers une végétation où l’homme ne passe jamais.

Le long du Grand Sarcoui…

On découvre des vestiges de vieux wagonnets et un bout de rail qui ont du servir à une lointaine époque au transport des roches. De petites parcelles de mélèzes plantés occupent maintenant le terrain. L’objectif est d’atteindre les petits sommets du Petit Sarcoui à 1041 et 1021 m d’altitude. Vite conquis, nous prenons une orientation Ouest sur 500 mètres avant de prendre Sud-Sud Ouest. La Croix Mory à 1011 m est atteint facilement.
Le pique-nique bénéficie d’un soleil timide mais apprécié dans une sapinière aux sujets hauts et majestueux. La montée du Puy de Chaumont (1108m) se passe agréablement sur un large chemin d’exploitation bien que le groupe subisse un peu plus la pente et s’étire. Après avoir utilisé un sentier de traileurs, sans doute, nous quittons sentes et chemins pour prendre plein Nord et trouver la sente qui nous conduira à la dernière difficulté de la journée, le Puy de Jumes. Sans trop dévier, malgré une végétation disparate, nous tombons sans « jardiner » au début de la montée qui sera longue et belle passant à travers des mini champs de prêle.

Après plus ou moins 10 kilomètres de hors piste, il est temps de prendre des chemins roulants afin d’arriver avant la pluie annoncée pour la fin de l’après-midi et la nuit. Quelques adaptations et modifications qui font partie du jeu et nous voilà aux voitures au moment où les gouttes d’eau semblent vouloir signifier la fin de la sortie ! Quelques douceurs pour le réconfort et c’est le retour vers la métropole et autres lieux de vie après une bonne journée de plein air.
Au cours du hors piste, nous avons pu identifier de nombreuses traces d’animaux, chevreuil, cerf ou biche, sanglier, renard etc…. et avons pu voir de beaux arbres avec les mélézières, pessières, sapinières et hêtraies traversées. A bientôt !


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Séjour n°1. Du jeudi 29 janvier au dimanche 01 février 2026. Bivouac en hiver

Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 10 dont 4 femmes et 6 hommes.
Fréquentation : jeudi soir, 5 hommes ; vendredi soir, 3 femmes et 3 hommes ; samedi soir, 1 femme et 2 hommes.
Météo : humide sur les trois nuits. Jeudi soir, vent tempétueux avec averses au cours de la nuit. Vendredi soir, couvert avec quelques averses en cours de nuit. Samedi soir, passages nuageux avec une pluie fine vers le matin. Les températures auront été douces pendant les trois nuits pour une hivernale, entre 3° et 6°C.
Classement du séjour : facile
Temps de préparation et de rédaction : 5 heures

Comme annoncé lors de l’assemblée générale, ce séjour se voulait ludique afin de renouer avec des pratiques régulières, il y a quelques années, pour les adhérents d’Atlas Aventure.
L’absence de neige n’a pas découragé les pré-inscrits, deux femmes seulement ont annulé leur participation. Beau résultat pour l’association avec 8 personnes qui n’avaient jamais dormi sous cette forme d’habitat dont Patrick qui a bivouaqué les trois soirs de suite.

Installation au bivouac

L’humidité ambiante a été facilement domptée une fois à l’intérieur porte fermée.
Le premier soir la force du vent dans la cime des arbres a sans doute perturbé le sommeil de quelques uns mais au réveil chacun était enthousiaste d’avoir vécu une telle expérience.
Le tipi Porsanger, conçu pour l’hiver peut recevoir en se serrant jusqu’à 8 personnes. Merci à l’association de pouvoir mettre ce genre de matériel à disposition. Pour améliorer le confort et la protection, des sursacs en goretex et trois couvertures Space Blanket pour le sol ont été fournis.

Joyeuses ambiances à la nuit tombée !

Chaque soir en début de nuit nous avons été à l’écoute d’un Moyen Duc (hibou) qui loge à proximité. Samedi en fin d’après-midi, quelques rayons de soleil nous ont invité à découvrir notre environnement de proximité où nous avons pu voir des loges de Pic Noir et un arbre mort travaillé sur toute la hauteur par les dits oiseaux à la recherche d’insectes..
Un grand merci à Luc pour nous avoir permis de nous installer sur un coin de ses bois.


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Dim. 18/01/2026. Rando pédestre à l’ouest de la Chaîne des Puys. Secteur Petit Chambois

Animateur : Michel J
Nombre de participants animateur compris : 10 (6F, 4H)
Météo : température douce, quelques éclaircies
Terrain : volcanique, chemin d’exploitation à découvert
Distance : 21,420 km (montre gps)
Dénivelé : 446 m (montre gps)
Durée du déplacement : 5 h 50 environ
Durée de la randonnée : 4 h 54 environ
Classement Atlas : facile
Cartes Ign 1/25000 : 2531 ET
Kilométrage auto : 54 x 2 = 108 km
Préparation et rédaction : 3h00

Itinéraire : Petit Chambois, Mazaye Basse, Bannières, camp de Chazeloux, La Courteix, Le Grand Chambois.
C’est sous un ciel occupé par une épaisse couche de nuages d’altitude que débute cette randonnée pédestre. Le circuit présenté aux courageux du jour va nous faire passer à travers un paysage de cheires.
Rapidement après quelques longueurs longeant et contournant des pâtures à moutons où l’on peut remarquer la race locale Rava, nous arrivons à Mazaye Basse où coule le ruisseau de la Vergne qui va se jeter après St-Pierre-le-Chastel dans la Sioule sous le nom de ruisseau de Mazaye. Après avoir laissé Bannières sur notre gauche, nous pénétrons, sous un couvert forestier planté de chênes rabougris, dans la Cheire de Tournebise, sans doute la plus accidentée du parcours d’aujourd’hui. Nous pouvons observer dans des trous de longs glaçons, « les trous à glace » qui étaient exploités pendant l’été par les habitants de Pontgibaud.

Trou à glace

Le second objectif est d’atteindre le Camp du maquis des Cheires qui en mars 1943 était le refuge des jeunes essayant d’échapper au STO, le Service du Travail Obligatoire qui les obligeait à partir en Allemagne travailler pour le régime nazi. Ce camp a rassemblé jusqu’à 300 personnes qui étaient redirigées ensuite vers différents maquis de la région notamment celui du Mont Mouchet.

Le fantôme du camp des maquisards…

L’itinéraire se dirige Nord et arrive sur la Cheire de Pontgibaud où les creux et les bosses sont moins prononcés. Tout doucement, nous virons vers le Nord Ouest et à la sortie du couvert nous retrouvons quelques prairies et un vent sensible. A proximité de la Courteix, c’est l’heure du pique- nique où les boissons chaudes sont les bienvenues. Nous retrouvons la chênaie puis suivons un long mur antique et moussu domaine attaché autrefois à l’ancien château féodal des Roches du XVIème siècle, actuellement la propriété des Bégon de Larouzière-Montlosier. Un long parcours Sud Ouest à travers l’une des plus importantes coulées de lave (18 kilomètres de longueur et 130 m d’épaisseur) de la Chaîne des Puys, vieille de 15000 environ issue de l’éruption volcanique du Puy de Côme (type Strombolien).

Paysage de cheire

Le dernier objectif est rapidement atteint, « la Pierre Signée » marquée de deux croix gravées et de flèches qui semblent indiquer la direction de l’ancien village de Chazaloux, ayant servi aux maquisards, passé le matin. Encore quelques kilomètres entre bois et espaces herbeux où l’eau stagne. Nous contournons le Grand Chambois qui ne cesse de se développer avec de nouvelles maisons neuves.

A l’arrivée, Pascal nous invite à boire une bolée de cidre breton accompagnée d’une galette maison pour fêter l’arrivée d’un héritier « Auguste » à qui, on souhaite de nombreuses aventures. A bientôt.
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Jeu. 15/01/2026. Rando raquette au sud ouest du Sancy. Secteur Charreire

Animateur : Michel J.
Nombre de participants, animateur compris : 11 (6F, 5H)
Météo : température fraîche, ciel couvert avec un vent de sud sensible
Enneigement : de 25 à 35 cm dans les hêtraies, grosses plaques de neige éparses sur les parties dégagées
Distance : 10,00 km (montre gps)
Dénivelé : 500 m (montre gps)
Durée du déplacement : 5 h 30 environ
Durée de la randonnée : 5 h 00 environ
Classement Atlas : facile
Cartes Ign 1/25000 : 2432 ET
Kilométrage auto : (95 x 2) + ( 125 x 1) = 315 km
Préparation et rédaction : 3 h 00

Récit et itinéraire de la journée.
La neige arrivée le dimanche précédent avait en partie disparue avec le redoux et la pluie. Le trajet routier sur un goudron bien noir sous un ciel bâché n’incitait pas à l’optimisme. J’avais choisi d’ aller chercher une hypothétique neige le plus haut possible. Arrivés à la station de Super Besse, les fossés étaient chargés par les dernières chutes et la station de ski alpin tournait avec un faible public, les pistes de ski fond étaient fermées…rien de réjouissant ! Arrivés au col de la Geneste à 1369 m d’altitude, ce fut une bonne surprise de voir un paysage blanc et l’on pressentait que cette première sortie raquette de la saison, allait être réussie. J’optais pour un circuit à couvert et après la présentation habituelle, nous partîmes ouest pour gagner le couvert de la hêtraie en devers dans une neige de bonne qualité, entre 25 et 40 cm de hauteur, précédée de zones humides recouvertes elles aussi par un beau manteau neigeux.


Espace peu ou pas fréquenté où de nombreuses traces ont permis de commenter le passage d’une faune très présente notamment celles d’un sanglier dont le ventre a taillé une saignée dans la neige et qui a erré sur tout le versant laissant l’empreinte très marquée des sabots avec les gardes. Un peu plus loin un boutis signalant la recherche de faînes et de racines. Dans le cours de la journée d’autres indices de présence du lièvre, du renard montrent que même en plein hiver, les animaux restent sur leur territoire à la recherche de nourriture. Après un écart vers le nord pour passer au buron du Meynaliou qui s’effondre tout doucement sous les assauts des vents d’ouest et du nord, nous avons gagné la forêt de Domais pour faire une vaste boucle et se retrouver plein nord. Une pente à descendre avec le rappel de la technique à maîtriser pour ce genre de passage. Le ruisseau de la Trentaine passé qui devient un peu en aval après la jonction avec le ruisseau de Tarrafet, la Tarentaine, nous quittons la piste pour prendre plein nord et gagner l’abri d’un bloc erratique pour le pique nique tiré du sac.



Nous laissons le refuge du Merdençon sur notre gauche et poursuivons rive gauche le long du ruisseau de la Fontaine Salée. A la moitié de cette ancienne vallée glaciaire, nous cherchons, à droite, le passage connu des anciens de l’association, dont les points de repères sont deux blocs l’un en bas, l’autre avant le débouché sur une plateforme. Moment un peu privilégié dans un lieu où personne n’est passé…


Nous suivons pour être à l’abri du vent, le mini vallon où s’épanche le trop plein du captage. Une fois sur le plateau, le vent est très sensible et le cheminement indiqué aux participants, nous gagnons le mouvement de terrain où coule le ruisseau de la Trentaine alimenté par les écoulements venant du versant sud du Puy Gros. Puis protégés par le Puy de Pailleret, nous changeons d’angle de marche, passant au sud et franchissant la ligne de partage des eaux qui envoie le ruisseau de Chareire vers le sud. Face à nous on peut voir le lac Chauvet avec sa surface légèrement glacée, le Cocudoux, l’autre Puy Ferrand et la forme caractéristique du Montcineyre.
La randonnée s’achève comme d’habitude avec quelques gourmandises tirées des coffres des voitures. Merci à tous pour l’intérêt que vous avez porté aux quelques explications sur l’environnement. A bientôt.

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Sam. 10/01/2026. Entraînement Raid (1) Volvic

14 au départ…14 à l’arrivée…

Animateur : Michel J.
Terrain : enneigé avec un maximum de 3 cm au plus haut de l’itinéraire
Météo : température fraîche avec des flocons plus au moins gros tourbillonnants.
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition de matériel : 2 paires de bâtons de marche nordique en 1,20 et 1 en 1,15.
Kilométrage : 2 voitures en covoiturage au départ de Clermont, 4 voitures sur place soit un total général de 214 km

Nombre de participants : 14 animateur compris (6F, 8H)
Distance ; 19,670 km ; moyenne 6,2 km/h soit 9’42’’au km ; dénivelée 543 m (montre Garmin Félix 6 Pro Solar).
Durée : 3 h 10’ 46’’ (de marche) et 3 h 18 (déplacement et la pause compris). Échauffement et étirements non comptabilisés.

Itinéraire : départ parking des eaux de Volvic, Est du Puy de la Bannière, Est du village Facemeunier, Croix de St Priest, sortie Est du village de Moulet-Marcenat, Sud du Puy de Paugnat, passage au Sud du Puy des Marais, les Goulots, les Cheires de Bruvaleix, parking

Observations : l’objectif annoncé au moment du départ de 6 km/h pour préparer le Raid du 19 avril 2026 a été dépassé. Le groupe déjà en forme a tenu une allure légèrement supérieure. Après un début de parcours avec quelques montées à fort pourcentage, le reste de l’itinéraire moins accidenté a permis de maintenir un rythme régulier dans un environnement enneigé agréable et bénéfique pour l’organisme.

L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont de l’activité: chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …

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Sam. 06/12/2025. Marche Sportive. Volvic

Lieu : Chaîne des Puys au départ de Volvic

Terrain : humide mais non collant
Météo : température douce, idéale pour l’exercice. Vent de Sud assez fort sur les parties exposées sans haies puis au 3/4 de l’itinéraire une légère bruine pendant quelques minutes.
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition de matériel : 1 paire de bâtons de marche nordique en 1,10.
Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 6, animateur compris (1F, 5H)

Manque le photographe…

Distance : 23,580 km ; moyenne 6,8 km/h soit 8’48’’au km ; dénivelée 460 m (montre Garmin). 
Durée : 3 h 27 (de marche) et 3 h 37 (déplacement et pauses). Échauffement et étirements non comptabilisés.

Itinéraire A (Verrières) : départ du parking des Eaux de Volvic, cheire de Bruvaleix, contournement Est et Nord du Puy de Paugnat, Sud du Puy de Verrières, Est de Grelière, Nord et Ouest du Puy de la Baneyre, Ouest du Puy de Lespinasse, Ouest puis Sud du Puy de Tressous, Chazeron, les Goulots, cheire de Bruvaleix, parking

Observations : l’objectif de la sortie était de maintenir l’allure entre 6,6 et 6,7 km/heure suite aux décisions prises en bureau et annoncées en assemblée générale. Malgré nos efforts pour essayer de réguler notre vitesse, nous n’avons pas pu faire mieux que 6,8 km/h. Les participants sont en forme et habitués à marcher à des allures supérieures. A cette cadence nous avons pu profiter de la belle traversée de la forêt de hêtres.
Nous avons accueilli avec plaisir Roberto qui malgré un manque d’habitude de l’activité a réussi à se maintenir à proximité du groupe.
L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont : chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …
Un covoiturage au départ du musée Quilliot a été proposé.

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Jeu 30/10/2025 Rando à l’ouest de la Chaîne du Sancy – La Bourboule

Animateur : Michel J.
Nombre de participants, animateur compris : 14 (6F, 8H)
Météo : température douce, journée ensoleillée
Terrain : souple, humide le long des ruisseaux
Distance : 22,830 km (montre gps)
Dénivelé : 1011 m (montre gps)
Durée du déplacement : 7 h 20 environ
Durée de la randonnée : 5 h 50 environ
Classement Atlas : difficile
Cartes Ign 1/25000 : 2432 ET
Kilométrage auto : (98 x 2) + ( 108 x 2) = 412 km
Préparation et rédaction : 3 h 00

Après la présentation habituelle de l’itinéraire avec notamment les passages en hors piste, nous traversons le Parc Fenestre à La Bourboule avant de contourner par le Nord et l’Ouest, le plateau de Charlannes, haut lieu du ski de fond dans les années 70-80. De nombreux carrefours demandent un peu d’attention pour rester sur le bon cheminement tracé par l’animateur.
Après avoir longé les pentes raides du bois de la Bonsière nous atteignons les Bughes de Tour puis la Grenouillère.


Nous traversons la D610 peu passante à cette époque de l’année et à l’entrée de Liournat, nous prenons un vieux chemin peu ou plus utilisé qui bientôt se perd dans une végétation dense et épineuse. Le but est de remonter en hors piste en amont du ruisseau de Jamet. Dans un premier temps même si le terrain est humide et spongieux, la progression est assez aisée en suivant les traces des animaux de la forêt. A quelques centaines de mètres du pont routier, à la côte 1100, nous bloquons dans des buissons et genêts. Nous sommes obligés de gagner la bordure de la route que nous suivons pendant quelques minutes. A l’entrée du chemin conduisant au buron de Charlannes, nous prenons plein Sud afin d’atteindre le premier point haut côté 1163m de la journée. Pour le second, Patrick, en formation du brevet fédéral utilise la technique du jalonnement pour nous guider à travers la forêt.

A proximité du Puy de Lachaud.

Le soleil est au rendez-vous sur ce deuxième point haut à 1187m et la vue est magnifique sur les massifs du Cantal et du Sancy. L’endroit est propice pour le pique nique. Avec un tel panorama, avant de repartir, une lecture de paysage s’impose et l’on cherche à identifier un maximum de sommets sur les deux massifs. Une partie de la forêt située au Sud Ouest de notre position a fait l’objet d’une coupe à blanc et nous progressons dans cette zone en faisant attention de ne pas écraser les jeunes mélèzes de la nouvelle plantation. Un ancien chemin orienté plein Est nous amène au col de la Sœur puis toujours dans le même axe à travers bois et une pâture au Bois de la Charbonnière. De nombreux carrefours pas toujours très présents sur la carte obligent le navigateur à conserver le cap pour arriver au buron de la Charbonnière. La descente vers le ruisseau de Vendeix, très en eau et le chemin parallèle ruisselant, demande à poser les pieds au bon endroit pour éviter toute glissade. La fraîcheur est présente dans ce vallon encaissé. Après avoir franchi, le ruisseau à gué puis sur un pont, la longue remontée pentue vers Vendeix Haut réchauffe les organismes. Un nouvel petit effort et nous sommes au sommet de la Roche Vendeix à 1160m.

La Roche de Vendeix

C’est une découverte pour au moins 4 adhérents et le panorama est sublime avec une lumière rasante sur le massif adventif du Sancy. Pour terminer cette belle journée, le Rocher de l’Aigle à 1231m d’altitude, point culminant du parcours, est atteint sans problème par un groupe en forme. La descente sur La Bourboule se fera à travers une jolie hêtraie et sur la fin, des bordures de pacages au soleil déclinant.
Merci pour les douceurs apportées par les participants et aux photographes pour les clichés. A bientôt pour de nouvelles aventures !


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Sam. 13/09/2025. Marche Sportive. Chaine des Puys -Volvic

Animateur : Michel J.
Terrain : souple
Météo : température douce, idéale pour l’exercice
Temps de préparation et de rédaction : 2h00
Mise à disposition de matériel : 1 paire de bâtons de marche nordique en 1,15.
Kilométrage : 3 voitures en covoiturage au départ de Clermont, 4 voitures sur place soit un total général de 120 km
Nombre de participants : 10 animateur compris (2F, 8H)
Distance : 18,230 km ; moyenne 6,5 km/h soit 9’16’’au km ; dénivelée 364 m (montre Garmin). 

Durée : 2 h 49 (de marche) et 2 h 59 (déplacement et pauses). Échauffement et étirements non comptabilisés.

Itinéraire : départ du parking des Eaux de Volvic, cheires de Bruvaleix, Sud de Moulet Marcenat, tour du Puy de Paugnat, Ouest du Puy des Marais, Est Bois Latia, les Fayes, Ouest du Puy de la Nugère, les Goulots, cheires de Bruvaleix, parking

Observations : l’objectif de la sortie à 6,5 km/h a été atteint. Les chemins bien adaptés à l’activité ont permis de maintenir une allure régulière. Le groupe est en forme et la moyenne proposée semble convenir à un maximum des participants.
L’équipement recommandé a été rappelé dans les messages en amont : chaussures de trail, jogging, un collant plus ou moins chaud en fonction de la météo, vêtement respirant pour le haut, petit sac à dos avec ravitaillement, eau, des bâtons (de type marche nordique) pouvant être prêtés …
Un covoiturage au départ du musée Quillot a été proposé.

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Séjour 14. Du jeudi 17 au jeudi 31 juillet 2025. De Clermont au point culminant des Monts d’Arrée à vélorando


Animateur : Michel J. co-animateur : Christian
Météo : fraîche, humide avec quelques belles journées
Classement : moyen
Transport retour : un véhicule de 9 places (location) et un Renault kangoo (véhicule de l’animateur)
Matériel mis à disposition par l’association : une remorque vélo « Bob », deux tentes MT900, une remorque routière pour le transport des vélos et bagages.
Matériel mis à disposition par l’animateur : un porte vélo de 3 places.

Distance linéaire parcourue à vélo : 1011,38 km
Durée totale de roulage : 71 h 28
Durée du déplacement en mouvement (compris le ravitaillement, les visites, les photos etc.) :
97 h 20
Dénivelé positif : 6628 m
Dénivelé négatif : 6859 m

Les valeurs ci-dessus peuvent variées quelque peu d’un instrument à l’autre. Les calculs ont été faits à partir des données recueillies sur une montre Garmin Phénix 6.

Préparation du séjour, du matériel et compte-rendu : 50 h 00

Le mot de l’animateur,
Ce séjour d’un peu plus de 1000 kilomètres et 6600 mètres de dénivelé positif à demander un long temps de réflexion avant sa création. Le préparation est importante et nécessite de nombreuses heures de travail. L’idée était de partir de Clermont-Fd et d’arriver à un point original non encore atteint par Atlas. Certains paramètres contraignants m’ont obligé à faire des choix, la durée, la faisabilité pour un groupe, les centres d’intérêt à retenir, le kilométrage journalier à doser et les possibilités de ravitaillement et d’hébergement en l’occurrence les campings. Le découpage du parcours a été envoyé avec la fiche individuelle d’inscription dans la notice d’information aux participants.
Pour ce nouveau challenge j’ai retenu les sommets les plus hauts des Monts d’Arrée en Bretagne, Ro’ch Ruz, Ro’ch Tréludon et le Ro’ch Trévézel, tous à l’altitude de 385 m.
Après ce choix, il restait à construire un parcours avec le moins de circulation possible en utilisant de petites routes (les blanches, routes sans fond sur les cartes Michelin et les logiciels de cartographie) et des voies vertes avec des points de passage qui évoquent quelque chose sur le plan de la géographie, du patrimoine, des espaces naturels, de la faune. Il va de soit que des rencontres permettront de découvrir des éléments supplémentaires. C’est la magie du voyage !
Partir de la métropole en évitant les axes roulants ne posent pas de problème vers le Nord. L’objectif premier était de traverser une partie de la Chaîne des Puys J1 puis de changer d’orientation à travers les Combrailles pour aller chercher les sources du Cher J2. Le contournement de Montluçon par l’Ouest, nous fera gagner le canal du Berry avec un arrêt au très intéressant musée de la batellerie et du canal J3. Le tracé nous permettra de voir de nombreux étangs et lacs dans la zone de Quincy J5. L’étape suivante sera plus courte et permettra à celles et ceux qui le souhaitent de faire la visite du Château de Chenonceau J6. La confluence du Cher avec le fleuve Royal est l’objectif de J7. La collégiale Saint Martin à Candes-St-Martin sera l’élément principal, après avoir traversé la rivière Indre, être passés à la confluence avec la Vienne, au château de Monsereau, tous ces points occuperont le J8. Pour cette dernière pleine journée sur les bords de Loire, nous passerons à Bouchemaine, à la confluence avec la Maine J9. Après 25 kilomètres et le passage au port d’Oudon, nous laisserons la Loire pour atteindre Nort-sur-Erdre et le canal de Nantes à Brest J10. Une journée complète à longer le canal jusqu’à Malestroit J11 Ensuite ce seront les villages de Josselin, de Rohan puis la Tranchée d’Hilvern et par de petites routes Mur-de-Bretagne et Guerlédan J12. Une voie verte sera le fil conducteur de la J13 jusqu’à Carhaix-Plouguer et à la gare Locmaria-Berrien en suivant la D769, Huelgoat. La dernière journée J14 du périple sera d’atteindre à vélo les points hauts cités en début et les derniers mètres à pied. Grâce à la disponibilité de deux bénévoles Yves et Vincent venus à notre rencontre, le retour se fera le J15.

Organisation pendant le périple :
Afin de ne pas gêner les autres usagers, il a été décidé en amont que les participants seront répartis dans deux groupes de six avec un animateur. La composition des groupes sera revu chaque soir à la présentation de l’étape suivante. Merci à Christian qui a bien voulu co-animer ce challenge et qui m’a accordé 2h30 de son temps la semaine avant le départ pour revoir les points de chute du soir.

Rencontre avec la faune :
J’aime à donner un peu d’importance au vivant qui nous entoure et désigner sans pour autant avoir le temps d’une grande observation, des animaux que l’on voit facilement et qui vivent dans notre environnement.
Les oiseaux seront omniprésents pendant tout le voyage : canard colvert vert, aigrette garzette, grand héron blanc, héron cendré, cigogne blanche, poule d’eau, foulque macroule, cormoran continental, cygne tuberculé, héron garde bœuf, bécasseau variable, bernache du Canada, martin pêcheur, sterne pierregarin et naine, milan royal et noir, mouette rieuse, goéland argenté et parmi les passereaux nombreux, la pie-grièche grise et les trois sortes d’hirondelle, rivage (Loire) fenêtre et rustique.

Les gros animaux n’ont pas été absents : chevreuil vivant, ragondin et malheureusement 2 blaireaux, 2 martes, 1 écureuil et un jeune chevreuil tués suite à des collisions avec des véhicules. Même sur ces routes à faible circulation, la nature n’est pas épargnée.

Les insectes remarqués : beaucoup de papillons dans les zones de prairies et sur les bas côtés non fauchés des routes et de nombreuses formes de libellules et demoiselles dans les eaux stagnantes des lacs et mares ou faiblement courantes des canaux du Berry et de Nantes à Brest et notamment « la sympétrum rouge sang ».

Au niveau du patrimoine bâti : la liste des choses vues et visitées est longue…à retenir le château de Chenonceau, la collégiale de Candes-St-Martin avec la vie de St Martin, le château de Montsoreau qui a inspiré Alexandre Dumas père dans « la Dame de Monsereau », la chapelle Royale Notre Dame des Ardilliers à Saumur (merci Armand), l’abbatiale de St-Florent-le-Vieil sur l’esplanade du Mont Gonne (merci Patrick), le château médiéval d’Oudon, les villages remarquables de Josselin, Rohan et de Malestroit et enfin la chapelle de St Michel à 382 m d’altitude sur les Monts d’Arrée.

Château de Chenonceau
Collégiale de Candes-St-Martin

Au niveau du patrimoine. Chaque jour apportera son lot d’éléments que seul l’œil du voyageur peut capter ou non selon ses centres d’intérêt. Cela peut être un champ de tournesol bien aligné, la disposition de bottes de foin après la moisson….La rencontre avec Marie et Joseph et la visite du vignoble du « Clos entre les murs » au château de Parnay. Le fonctionnement d’un barrage à aiguilles (sur le Cher). Les confluences de rivières avec le fleuve Royal…Le pourquoi, la conception et la réalisation du canal de Nantes à Brest long de 390 km, sur le plan humain avec ses 237 écluses et les tranchées d’Hilvern et de Glomel.

Barrage à aiguilles

Quelques annotations complémentaires jour après jour et pour les amateurs de chiffres le parcours avec le kilométrage, la durée de roulage (DR), la durée de déplacement (DD) (comprenant les pauses, les prises de photographies, les visites, les ravitaillements etc.), les dénivelés positifs (DP) et négatifs (DN).

Jeudi 17 juillet 2025, J1 : Clermont-Ferrand/ Gelles avec le passage par la côte de Viallard et le village de Say. Portion de l’itinéraire en partie ombragée réussie assez facilement par les deux groupes dans un environnement qui nous est familier avec une météo fraîche et un ciel dit variable.
58,82 km, DR 4h18, DD 6h15, DP 1067 m, DN 557 m.
J2. Gelles/Evaux-les-Bains : élément de la journée l’arrêt aux sources du Cher. Le Cher d’une longueur de 367, 80 km se jette dans la Loire à proximité de Villandry et sera notre fil conducteur avec le canal du Berry pendant plusieurs jours.
81,25 km, DR 5h37, DD 7h44, DP 1021 m, DN 1425 m.
J3. Evaux/Urçay. Passages au barrage de Rochebut sur La Tardes puis le canal du Berry. L’arrêt au musée du canal et de la batellerie sera de courte durée. Arrivés à 11h45, le musée fermant en pleine saison à 12h30, on nous a fait comprendre qu’il fallait attendre 14h00 pour la visite. Après concertation, nous reprenons le chemin de halage à regrets car ce musée visité lors d’un précédent voyage montre différentes facettes intéressantes sur la vie des mariniers et de leur famille.
70,10 km, DR 5h04, DD 6h58, DP 535 m, DN 829 m.
J4. Urçay/Villeneuve-sur-Cher. Ciel chargé avec un front de nuages menaçant le matin avec une première averse de courte durée dans la matinée.
Le parcours s’effectue en début de journée sur de petites routes avec un terrain marqué puis s’adoucissant petit à petit, avec des montées plus courtes et des descentes plus longues. A partir de Drevant, voie verte le long du canal jusqu’à St-Amand-Montrond puis de nouveau de petites routes jusqu’à Villeneuve.
70,88 km, DR 5h08, DD 6h15, DP 598 m, DN 640 m.
J5. Villeneuve/Trévety. Au petit matin, la pluie nous accompagne pour plier le campement et nous subirons averses sur averses toute la matinée sur une route au profil vallonné sans excès. Un vent fort soufflera du SSW toute la journée. Le ravitaillement s’effectuera à Vierzon au km 29 puis nous continuerons sur le chemin de halage du canal où deux écrevisses de Louisiane nous montrerons leur agressivité dressées sur leurs pattes, pinces ouvertes. Le canal parcouru est en partie en eau et en partie à sec avec des trous d’eau aux niveaux des écluses où meurent par manque d’oxygène des centaines voire des milliers de poissons chats et brèmes.
Passage à Menetou-sur-Cher, village médiéval connu par le personnage de Thierry la Fronde incarné par Jean Claude Drouot, feuilleton qui rappelle des souvenirs à certains.
Un arbre tombé sur le chemin a fait jouer l’entraide pour le franchir en portant les vélos chargés. Un peu de route puis la voie verte de Chabris jusqu’à Trévety. L’Escale Belle emplacement équipé pour le pique-nique avec eau, dommage pour les amateurs de café, le bar est fermé. Juste avant l’arrivée, nous passons sur le pont canal du Berry au dessus de la Sauldre.
Au départ de cette journée, les groupes ont été inversés suite à un problème de valve Presta sur le vélo de l’animateur (Michel J.) et en cours de déplacement deux sauts de chaîne sur un vélo révisé avant le départ….
81,17 km, DR 5h48, DD 7h29, DP420 m, DN 470 m.
J6. Trévety/Chenonceaux. Courte journée à vélo qui débute par une petite montée afin de réchauffer les muscles pour gagner un plateau occupé par un vignoble for prisé des amateurs de bons vins puis nous reprenons un rythme régulier sur la voie verte au plus près en majorité de la rive droite du Cher. Le long du Cher, on ne peut oublier l’histoire et la fameuse ligne de démarcation installée le 25 juin 1940 qui suivait la rivière sur une partie importante de son cours.
Ravitaillement à Montrichard sous les remparts du château fort délabré.
Après-midi libre offrant la possibilité au rythme de chacun d’aller effectuer ou non, la visite du château de Chenonceau du XVI ème siècle qui enjambe le Cher.
43,62 km, DR 3h13, DD 4h40, DP 130 m, DN 175 m.
J7. Chenonceaux/Bréhemont. Pliage des tentes sous une météo humide. De Chenonceaux à Azay-sur-Cher, nous suivrons la rivière rive gauche puis passerons rive droite jusqu’au Sud de Tours. La traversée du Parc Honoré de Balzac nous fait pénétrer le milieu urbain dans un cadre de verdure qui se prolonge en suivant le Petit Cher. Un habitant nous indique un lieu pour le ravitaillement du midi à proximité de l’itinéraire. Le quartier des Deux-Lions possède un centre commercial à « L’Heure Tranquille » couvert où nous pourrons pique-niquer au sec pendant que le second groupe sous une pluie battante gagnera directement le camping ne trouvant pas d’abri sur le parcours.
Quittant le Petit Cher nous retrouvons son grand frère le Cher. Bientôt sur notre gauche Villandry et ses jardins réputés puis le Bec de Cher, confluence avec la Loire où une pause à pied s’impose pour les photos. La fin du parcours se fait sur une voie goudronnée située sur une levée de la Loire (digue) dont le but est de protéger les terres agricoles et les habitations des crues du fleuve avec quelques secteurs pavés qui secouent le matériel et le pédaleur. Arrivés au camping de Loire et Châteaux, un timide soleil derrière la couche de nuages permet de réchauffer le corps et d’évacuer l’humidité des tentes.
Au cours de cette journée, nous avons roulé dans des paysages de grandes cultures variées maïs, tournesol, sorgho et Patrick grâce à une application identifie du soja.
70,31 km, DR 4h45, DD 6h23, DP 122 m, DN 146 m.
J8. Bréhemont/Gennes. Nous partons sous un ciel menaçant d’un gris uniforme. Un détour proposé la veille pour aller voir le château d’Ussé aux allures féeriques qui inspira Charles Perrault pour sa Belle au Bois Dormant…dit-on !

Château d’Ussé

L’Indre suivit jusqu’au château, nous retrouvons les levées de Loire pour continuer notre périple puis nous quitterons la Loire pour les bords de la Vienne qui nous amènera à Candes-Saint-Martin.
Montsereau passé, nous profitons de l’éclaircie de cette fin de matinée pour la pause de mi-journée et faire sécher les tentes.
Saumur apparaît bien vite avec sa concentration de bâtiments historiques. Après la Chapelle Royale des Ardilliers, nous passons sous le château et parcourons les rues et ruelles du quartier ancien. Prendre du recul et passer rive droite nous permet d’avoir une vue d’ensemble de ce riche patrimoine. La voie verte se limite à deux traces goudronnées puis herbeuses jusqu’à Les Rosiers. Reste à passer la Loire pour atteindre la fin de l’étape Gennes.


69,40 km, DR 5h17, DD 7h36, DP 178 m, DN 182 m.
J9. Gennes/St-Florent-le-Viel. Pas de pluie cette nuit. A part une forte montée (7% en moyenne sur un bon kilomètre) dès le départ pour gagner le vignoble d’Anjou, le reste de la journée s’est passée sur un itinéraire roulant. La Maine traversée, les eaux de la Loire deviennent couleur limon, il a du pleuvoir sur son bassin versant constitué des rivières Sarthe, Mayenne et Loir. Nous échangeons sur les digues en pierre (les épis) qui s’avancent dans le fleuve ayant pour mission de réguler la force du courant en période de crues notamment. Arrivés au port de Montjean-sur-Loire, un groupe s’intéressera plus particulièrement aux anciens fours à chaux, l’autre à la marine de Loire et au transport de la chaux vers la Bretagne dont le dernier voyage a eu lieu en 1958. Ce soir, le camping est sur l’île de Batailleuse à St-Florent-le-Viel, village où vécut Julien Gracq.
81,88 km, DR 5h15, DD 6h50, DP 272 m , DN 2392 m.
J10. St Florent/Blain. Après avoir quitté l’île, nous circulons rive droite de la Loire sur une route sans circulation puis la voie verte se rapproche à plusieurs reprises de la voie ferrée où défilent à vive allure les TGV. Ancenis est laissé sur notre droite et 10 kilomètres plus loin c’est Oudon avec sa tour visible de loin et son château médiéval. Petit clin d’œil, à celles et ceux qui ont descendu la Loire en canoë avec moi car nous y avions subi un terrible orage nous obligeant à accoster, la visibilité étant devenue quasiment nulle. Son petit port atypique n’est pas situé directement sur le fleuve mais sur la rivière Le Hâvre. A la sortie du bourg, nous quittons « La Loire à Vélo » pour une orientation plutôt Nord par une montée d’un bon kilomètre à 6 % qui est vite absorbée puis par de petites routes avec de fréquents changements de directions à travers une campagne où parcelles de tournesols, céréales ou sarrasin sont entrecoupées de pacages de mauvaise qualité bordés de haies. Des énormes chênes en pleine pâture et de vieux frênes têtards se remarquent.

Château médiéval d’Oudon

Bientôt Nord-sur-Erdre et ses nouvelles voies vertes d’accès qui nous permettent une circulation facile. Une petite route, un chemin de terre puis une sente et c’est le canal de Nantes à Brest avec ses écluses fleuries et ses points charmants qui proposent boissons et petite restauration. Installation au camping du Canal à Blain. La météo du jour : beau le matin puis nuages et ciel bleu ; après-midi couvert…Pas de pluie !
79,01 km, DR 5h17, DD 6h32, DP 339m, DN 340m.
J11. Blain/Malestroit. Une journée entière sur le chemin de halage sous un ciel gris avec une belle épaisseur de nuages certains plus menaçants que d’autres.
Hier soir le sujet important était de trouver des commerces pour le ravitaillement en ce jour dominical. Pour le premier groupe ce sera Guenrouet et pour le second Redon.
Un échange avec un éclusier, nous précise que le canal est géré et entretenu depuis plusieurs années sur le département d’Ile-et-Vilaine par le Conseil Départemental et le reste, par la Région Bretagne. Après l’installation au camping, visite à pied ou à vélo de ce joli bourg qui recèle de nombreuses richesses patrimoniales.

Sculpture dans le quartier ancien de Malestroit

83,37 km, DR 5h20, DD 7h46, DP 131 m, DN 123 m.
J12. Malestroit/ Guerlédan. Ce matin le réveil se fait sous un ciel d’un bleu uniforme que nous n’avons pas encore connu depuis le début de notre itinérance.. Nous sommes encore sur le chemin de halage et la lumière fait ressortir les écluses fleuries. Quelques bateaux de plaisance se dirigent vers le barrage de Guerlédan, d’autres en sens inverse vont vers Redon.
Le fauchage des plantes invasives qui envahissent le canal est programmé, le 01 août. Les interventions précédentes produisent leur effet sur certaines portions. Que de travail à renouveler en permanence !
A l’approche de la tranchée d’Hilvern, le nombre d’écluses augmentent pour pouvoir passer la ligne de partage des eaux et l’on sent le façonnage du terrain par la main de l’homme.
Au kilomètre 60, nous quittons le canal pour gagner par de petites routes Mur de Bretagne mis en évidence lors du Tour de France à cause des pourcentages de certaines routes. Le vent souffle modérément du Nord et freine notre progression sur les points hauts des espaces campagnards sans haie. Après l’installation au camping, certains se dégourdissent les jambes à travers la forêt en allant voir les installations Edf du barrage.
82,84 km, DR 5h55, DD 8h20, DP 426 m, DN 302 m.
J13. Guerlédan/Huelgoat. Nous quittons le camping du bord du lac par une forte montée qui réveille les muscles. Les jours raccourcissent et cela se remarque notamment. Nous suivons sur quelques kilomètres une ancienne voie ferrée avant de rejoindre le chemin de halage du canal vers Brest, le matin. Première constatation, l’ouvrage semble à l’abandon et aucun bateau ne peut plus circuler certaines écluses étant murées. Je propose aux 5 adhérents avec moi de continuer le canal afin de voir la fameuse tranchée de Glomel travaillée par des milliers d’hommes, la plupart des bagnards dans des conditions de vie désastreuse qui fait passer le canal vers l’ouest d’une altitude de 188 m à une altitude de 148 m sur 3 kilomètres à l’aide de 13 écluses, plutôt que de se dérouter comme prévu sur Rostrenen. Il nous faut maintenant quitter le chemin de halage pour nous rapprocher de notre itinéraire en utilisant une ancienne route nationale déclassée, une voie rapide passe en parallèle. Nous arrivons à Carhaix-Plouguer bien connu pour son festival de musiques actuelles « Les Vieilles Charrues ». C’est l’heure de la pause, il est 12h30 et une boulangerie fera l’affaire. La pluie est de retour. Non je devrais dire la bruine… qui nous accompagnera par moment une bonne partie de l’après-midi et du début de soirée. A la sortie de la ville, nous prenons l’ancienne voie ferrée en stabilisé déjà empruntée en 2018 pour faire le Tour du Finistère Nord. Nous la quittons à l’ancienne gare de Locmaria-Berrien pour prendre la D 769, le long de la rivière d’Argent qui nous mène à Huelgoat au camping du Lac.
81,74 km, DR 6h04, DD 7h28, DP 509 m, DN 472 m.
J14. Huelgoat/Huelgoat. Pour ce dernier jour, le ciel semble vouloir être plus clément, certes la couche nuageuse est bien présente et à l’horizon sur les hauteurs on distingue des nuages bas. Nous partons avec pour la plupart une seule sacoche arrière avec le minimum pour la journée. Après 10 kilomètres, une pause à La Feuillée pour l’achat du pain et quelques viennoiseries. Gros bourg doté de deux églises proches l’une de l’autre.
La route continue de monter régulièrement puis sur le dernier kilomètre, le pourcentage est de 10 % et c’est l’arrivée au point routier le plus haut, le col du Tréludon à 362 m d’altitude sous un ciel breton où le soleil joue avec les nuages avec un vent orienté Nord sensible et frais. Nous laissons nos vélos dans la lande à proximité de massifs de bruyère cendrée. Deux kilomètres à pied et nous atteignons les points hauts les Ro’ch Ruz et Ro’ch Tréludon. Après la photo comme il se doit pour marquer le moment, nous gagnons la D785 un peu plus passante pour aller chercher le col de Trévézel à 344 m d’altitude. Un parking un peu plus loin où nous abandonnons une nouvelle fois nos montures pour, à pied, gagner le dernier sommet le Trévézel. Il nous reste à atteindre la chapelle de Saint-Michel-de-Brasparts où la vue sur 360° est unique et lointaine. Le retour passe par le Sud du réservoir de St-Michel, nous pénétrons par curiosité aux abords de la centrale nucléaire en déconstruction de Brennilis, arrêtée définitivement en 1985 puis laissons ce chantier pour regagner Huelgoat. Nous accueillons en fin de journée Yves et Vincent qui sont venus nous récupérer pour le retour sur Clermont.
La soirée pour la majorité du groupe se passe au restaurant avec Yves et Vincent afin de les remercier de leur disponibilité.
57 km, DR 4h16, DD 6h32, DP 880 m, DN 906 m.

Sommet du Trévézel

Merci à Pascal pour ces nombreuses photos et vidéos réalisées tout au long de ce périple et que vous pouvez retrouver sur le site d’Atlas, page « Nos Aventures »

Problèmes mécaniques et autres : Armand a effectué quelques réglages de passages de chaîne sur deux vélos. Un changement de chambre à air suite à un défaut sur une valve Presta.

Incidents :
deux chutes spectaculaires, sans conséquence, par manque d’attention.




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Séjour n°13. Du vendredi 04 au dimanche 06 juillet 2025. Entre Cantal et Lozère : Kayak de mer.

Animateur : Michel J
Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H)
Météo : vendredi et samedi, temps chaud et ciel bleu avec une brise de Nord. Changement dans la nuit de samedi à dimanche avec un ciel couvert au petit matin, quelques gouttes sur le plan d’eau avec une température en forte baisse. Averses lors du trajet retour sur Clermont-Ferrand.
Classement : moyen

Matériel mis à disposition par l’association :
– 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Ysak.
– équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»
– 2 tentes MT 900 et 1 tente MT 900 light de marque Décathlon

Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant). Un filtre à eau pour 10 litres.

Transport : à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
Kilométrage général effectué par le véhicule : 238 km
Niveau d’eau : un peu au-dessous du niveau habituel à cette période
Conditions de navigation : très bonne.
Kilométrage parcouru : 66,60 km sur les 3 jours à la moyenne de 5 km/h.
Temps de navigation : 13 h 00
Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 10 heures

Le mot de l’animateur.
Compte tenu de la météo annoncée dimanche, j’ai proposé aux participants de modifier le programme initial en supprimant la via-ferrata et, en restant le troisième jour sur le barrage de Granval.
Pour la première fois un groupe d’Atlas va naviguer sur cet immense réservoir d’eau. Nous accueillons Denis qui s’essaie au kayak. Si je dois retenir quelques éléments de ce séjour c’est le silence, la dimension, la variété des paysages à travers les différents bras qui s’ouvrent au gré du déplacement. Les acteurs locaux n’ont pas été absents, un renardeau assis sur la berge observant notre arrivée ; des oiseaux, Bergeronnettes grises, Hérons cendrés, Milans royaux et noirs, Goélands leucophées et des Hirondelles de rochers, qui nichent, notamment sous le Pont de Mallet. Une belle découverte en toute liberté.

Relation des 3 jours.
Après le rappel de quelques consignes nous prenons une orientation grossièrement à l’Ouest sachant que nous allons pas mal zigzaguer du fait de la forme même du plan d’eau. Le barrage hydroélectrique de Granval se situe dans le Cantal avec une petite partie en Lozère à 742 m d’altitude entre les communes de Fridefont et de Lavastre. Il est entré en service en 1960 et fournit une production annuelle de 125 GWh. Il est long de 28 kilomètres pour une surface de 1100 hectares. Compte tenu des dimensions et des nombreux bras ou fjords à découvrir, il nous sera impossible de faire une exploration complète.
Après un peu moins de 3 kilomètres, nous prenons vers la droite et remontons sur plusieurs kilomètres (entre 3 et 4) l’Ander ou le Lander une des rivières qui alimente le barrage. Elle ou il prend sa source près de Laveissenet dans le Cantal et parcourt 36 km et pour mémoire passe à St Flour. Les rochers sont de plus en plus présents et l’étroitesse du cours d’eau nous oblige à faire demi-tour.


Le plan d’eau est bien rempli mais est à un mètre de son remplissage moyen, l’herbe a bien repoussé sur les berges et les rives sont fermes, la terre a eu le temps de sécher.
A une pointe au lieu-dit, le Pont de l’Échelle nous continuons rive droite et prenons une nouvelle fois sur la droite, le paysage est magnifique, très sauvage et la rivière Alleuze nous amène à un décor, le château éponyme positionné sur un éperon rocheux à 802 m d’altitude qui ne peut s’admirer parfaitement qu’avec le recul qu’offre le plan d’eau. La lumière sublime l’endroit. Nous cherchons un lieu de bivouac à proximité mais le rocher et les cailloux sont bien présents et ne permettraient pas un repos réparateur.

A la recherche d’un coin de bivouac…
Le château d’Alleuze.


Après quelques kilomètres de recherches, 4h30 de navigation et un peu plus de 23 kilomètres parcourus, nous jetons notre dévolu sur une sorte de plateforme rive gauche. Installation, baignade et dodo…
Au réveil, chacun va de son commentaire concernant la nuit passée, certains ont glissé toute la nuit malgré le peu de pente, un autre n’a pas trouvé le sommeil, peut-être le manque d’habitude du bivouac ? Il est vrai que les nuits sont longues et il faut s’habituer à des ruptures dans le repos nocturne troublé parfois par quelques hululements.
Une anse où aboutit les eaux du ruisseau de Lodières visitée, nous faisons demi tour pour prendre plein Sud une branche large qui nous amène à la seconde base nautique du plan d’eau, celle du Mallet puis aux îles de Chante-Dur et du Château. Petite pause à la plage surveillée du Mallet, histoire de ravitailler en eau. Pas de chance, tout est fermé…L’ouverture se fera au moment où l’on repart ! On passe sous le Pont de Mallet et remontons sur environ 6 kilomètres le Bès afin de trouver un lieu de bivouac. Ce sera au niveau du lieu-dit Laval sur un beau plat fleuri par de la camomille occupé en partie par des carpistes du coin. Je vais puiser 10 litres d’eau dans la partie centrale de la rivière pour éviter le limon en suspension près des berges avant de la filtrer. L’endroit est très ouvert et nous permet de garder le soleil un bon moment.

Un bivouac parmi les fleurs…

Le Bès prend sa source sur l’Aubrac en Lozère à 1469 m d’altitude au pied du signal de Malhebiau et parcourt 61 kilomètres avant de se perdre dans les eaux du barrage.
Aujourd’hui 22,21 km et 4h39’ de navigation. Le dîner est l’objet d’échanges et puis chacun occupe le reste de la soirée à sa guise, un essai de pêche, le coup du soir pour Denis…
La remontée sur presque 2 kilomètres de la rivière occupe le début de matinée sous un ciel uniformément gris. Le contraste est frappant pour ceux qui se sont levés au milieu de la nuit où le ciel était étoilé, sans lune avec les traînées de voie lactée, image devenue rare dans notre environnement urbain.
La météo avait prédit ce changement de temps et la température a brutalement chuté. En mouvement, pas de problème mais à l’arrêt, le vent de Sud-Ouest nous oblige à renforcer notre équipement. Quelques gouttes amènent un plus et sous l’effet du vent des vaguelettes se forment et nous poussent vers la fin du périple. Il est un peu plus de 14h00 lorsque nous atteignons la base nautique de départ après 3h58 de navigation et 20,73 kilomètres parcourus.

En arrière plan le viaduc Eiffel.

Containers remplis et disposés dans la remorque, bateaux lavés et attachés, nous prenons le temps d’aller déguster un chocolat chaud et 1/2 de bière avant de reprendre la route. Merci pour votre participation et adaptation.
A bientôt.



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