Jeu 4/12/2025 Rando Pays des Couzes – Saint-Sandoux

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 15 animatrice comprise (9 F – 6H)
Météo : ciel couvert, temps frais
Distance : 21 km
Dénivelé : 700 m
Durée déplacement : 7 h
Classement Atlas : facile
Voitures : 62 km x 2 voitures soit 124 km de Clermont Fd, 15 km x 2 soit 30 km 2 voitures du Crest au total 154 km, 1 voiture sur place.
Préparation et rédaction : 3h

ITINÉRAIRE : Saint Sandoux, ruisseau de Valleix, plateau, Chaynat, Puy de Saint Sandoux, Saint Sandoux.

Après quelques informations données sur la randonnée de ce jeudi nous prenons rapidement le départ, tous contents d’échapper au petit vent du nord qui souffle sur notre lieu de rassemblement. Nous commençons par la traversée du village qui jusqu’au XIème siècle s’est appelé Maismac avant de prendre le nom du saint « Sindulfus » auquel son église est dédiée. A côté de l’église, fermée, nous découvrons une petite venelle qui rappelle l’ancienneté du village. Continuant vers l’ouest, nous apercevons l’Abbaye de Randol qui domine la vallée de la Monne. Mais ce sera un cours d’eau plus modeste, que nous allons suivre, le ruisseau de Valleix.

Traversée du ruisseau de Valleix

Après plusieurs traversées à gué, le chemin changeant de rives, je m’aperçois que nous allons trop au sud alors que la direction Ouest est plus appropriée. Un embranchement non pris à droite car transformé en ruisseau, était bien celui qu’il fallait prendre. Un demi tour sur quelques mètres et nous reprenons la bonne direction. Petit à petit, en prenant de la hauteur et de la pente le chemin s’assèche. Arrivés sur le plateau nous retrouvons le petit vent frais dont nous étions protégés dans le vallon. Les nuages qui un moment avaient laissé place à un petit coin de bleu, occupent à nouveau tout le ciel et donnent à ce paysage de landes et de chaos rocheux un petit air d’Écosse. J’annonce la présence de 2 mégalithes.

Si le dolmen des 2 territoires est facilement découvert, nous aurons plus de difficultés pour le menhir qui se trouve à proximité. Il faut dire que ces 2 mégalithes sont absents des cartes IGN et seul Google Maps satellite m’a permis de les repérer.

Dolmen des 2 territoires

Après un tour «de jardinage » dans le secteur, c’est finalement Michel qui passant près d’un rocher en bord de chemin, en partie caché par les herbes, ayant servi de socle à une croix aujourd’hui disparue, le trouve. Pas très haut ce menhir !

La descente sur Chaynat par une petite sente peu fréquentée me permet de savoir enfin où elle arrive dans le village. Précédemment, au moins à 2 reprises, alors que je souhaitais l’emprunter en sens inverse, je ne l’ai pas trouvée. Chaynat, siège d’une commanderie fondée par les Templiers vers 1250, puis rattachée après la suppression de cet Ordre, à la commanderie d’Olloix fondée elle par par les chevaliers Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, sera le lieu de la pause pique-nique. Nous repartons sans avoir pu, encore une fois, visiter l’église, elle aussi fermée.

Pour la suite du parcours, nous contournons par le sud de Puy de St-Sandoux, passant au-dessus de Ludesse et en dessous du Puy des Fourches.

Montée au Puy de St Sandoux

La montée au sommet du Puy de St-Sandoux par une petite sente abrupte empruntant pierrier ou terrain glissant est le dernier et le seul gros effort de la journée. La vue depuis le sommet laisse découvrir tous les villages de la plaine et des contreforts environnants.

Nous allons jusqu’au petit lac présent sur les cartes mais où seulement un peu d’eau stagne et terminons le parcours par un peu de hors piste à travers bois avec quelques passages bien encombrés de ronces et troncs au sol avant de retrouver une sente, puis un chemin pour le retour au village.

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Dim 16/11/25 Rando Livradois – Isserteaux

Animateur : Pierre
Nombre de participants : 15, animateur compris (8 femmes, 7 hommes)
Météo : Légèrement nuageux et autour de 12°
Distance : 20,7 km
Dénivelé : 690 m
Durée : 06H30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 234 km au total pour 3 voitures
Préparation et rédaction :  3 h

Itinéraire : Isserteaux, Le Fieux, Bouchiche, Champorent, Bouffevent, Dagout, Chaugne, Le Chalet, Péroulade, Cartas, Les Antoines, Bessadet, Emerat, Serpanoux, Le Mas, Bracou, Roussel, Les Gruns, Isserteaux.

Annoncée comme dégagée, la journée commence par des bancs de brouillard à Isserteaux qui vont rapidement se dissiper. Après un rapide briefing, nous entamons la randonnée par une descente jusqu’à Champorent, Isserteaux étant situé sur un point haut granitique. Le chemin herbeux est humide des pluies récemment tombées avec quelques zones bien boueuses. Arrivés à la D754, nous la longeons sur 300m avant d’attaquer un petit hors piste à travers un champ qui nous permet d’éviter un bout de route par les Fourguis. Entre Chaugne et le Chalet, les chemins pourtant bien clôturés sont assez encombrés car visiblement peu empruntés. Après Cartas, ce qui devait être un chemin d’exploitation en terre est en fait goudronné. Laurent, à qui j’ai confié le suivi de l’itinéraire dans le cadre de sa formation d’animateur, nous trouve un tracé plus adapté. Une trogne, ou arbre tétard, est en bordure de cet agréable chemin mais qui fait l’objet d’un abus d’appropriation. Après le Petit Lignols, nous nous arrêtons pour déjeûner Aux Antoines.

A la reprise, le chemin pourtant bien présent que nous devions emprunter est impraticable car complètement envahi de broussailles denses. La journée est somme toute belle mais calme, pas de pépiements d’oiseaux. Nous descendons jusqu’à Serpanoux avant de remonter jusqu’à l’étang des Maures en suivant et traversant par de multiples gués le ruisseau du même nom.

Nous continuons via les hameaux de Roussel et des Gruns. Avant de rejoindre Isserteaux, nous montons à la Croix de Montjoux qui la surplombe et nous offre une belle vue sur la chaîne des Puys.

Croix de Montjoux

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Jeu 13/11/25 Rando Pays des Couzes – Neschers

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 19 animatrice comprise (12 F – 7H)
Météo : beau temps, température douce mais fort vent du sud
Distance : 19 km
Dénivelé : 523 m
Durée déplacement : 6 h
Classement Atlas : facile
Voitures : 70 km x 2 voitures soit 140 km de Clermont Fd, 30 km x 2 soit 60 km voitures du Crest au total 200 km, 1 voiture sur place.
Préparation et rédaction : 3h

ITINÉRAIRE : Neschers, Pardines, Perrier, Boissac, Pardines, Chadeleuf, Neschers.

La randonnée aurait pu s’intituler d’une couze à l’autre ou entre 2 couzes car c’est en effet entre la Couze Chambon et la Couze Pavin que va se dérouler le parcours avec un objectif essentiel, les grottes de Perrier.

Niché au bord de la Couze Chambon, Neschers notre point de départ est un village très ancien où furent découverts au XIXème siècle des vestiges datant du paléolithique, conservés au British Museum à Londres.. Nous laissons derrière nous, le bourg pour monter à la Croix de Pignat, belle croix de carrefour. Implantées à la croisée de chemins, ces croix guidaient les voyageurs. C’est encore pareil de nos jours, car ce sont encore des points caractéristiques qui nous servent souvent à choisir le bon chemin. Étant sortis de la vallée, nous cheminons sur une étendue assez plate tout en ayant une vue sur les reliefs environnants. A l’arrivée à Pardines, je profite d’un petit arrêt pour donner des informations sur le village puis je réalise que ce sont celles qui concernent Chadeleuf. Il faut dire qu’entre les 2 bourgs quelques données concordent, vestiges de fortifications, courtines, tours rondes.. Pour Pardines, un événement marquant, l’éboulement en 1733 de la falaise qui a détruit 60 habitations sans faire aucune victime, les habitants étant tous à l’église, située plus loin. Je rectifie bien sûr et certains suggèrent de faire une interrogation à l’arrivée à Chadeleuf pour vérifier si tout le groupe était bien attentif.

Descente vers Perrier

Des parties plus boisées pour descendre sur Perrier, et peu avant le village nous commençons à apercevoir à travers les arbres les premières falaises et cheminées de fée. Le village des Roches où nous arrivons ensuite est constitué de nombreux habitats troglodytiques qui furent habités dès le Moyen-Âge. Une vingtaine de familles y vivaient encore au 19ème siècle mais plus qu’une seule habitante en 1945.

Le pique-nique pris en surplomb de la vallée de la Couze Pavin, nous déambulons à la découverte des différents habitats.

La grotte de Marie-Pierrette (dernière habitante), la grotte de la Sablette (vendeuse de sable à usage ménager sur le marché d’Issoire), la Tour de Maurifolet sont autant de lieux où nous pouvons apprécier à sa juste valeur le magnifique travail de restauration effectué.

Tour Maurifolet

Au fur et à mesure des sentes empruntées nous montons sur le plateau, espace très dégagé sur lequel on ressent très fortement les rafales du vent de sud qui souffle ce jeudi mais qui permet aussi une vue panoramique à 360°.
Après Boissac, on suit le ruisseau du même nom pour revenir à l’entrée de Pardines, au niveau de la carrière de basalte. Impressionnant trou qu’on longe sur presque 2 kilomètres bénéficiant ainsi gratuitement d’un nuage de bruit et de poussière.

Chadeleuf, le dernier village avant le retour sur notre point de départ, est lui bien calme. Nous faisons une petite pause au pied de la grosse tour ronde, vestige de fortifications élevées au 14ème siècle avant de retrouver grâce à 2 habitants du village d’autres traces d’une histoire plus récente. Ce sont les stigmates du passage d’un tank allemand qui se dirigeait vers la bataille du Mont Mouchet.

Chadeleuf

Nous quittons ce village plein de charme, en passant près d’un très beau lavoir et arrivons à Neschers après avoir fait un peu moins de kilomètres qu’annoncés. Ayant débuté la randonnée plus tard que prévu en raison d’embouteillages à la sortie de Clermont, j’ai renoncé à faire un détour par La Ronzière.

Merci aux deux postulants au brevet d’animateur, Denis qui a assuré le guidage le matin, et à Patrick qui a pris le relais après le pique-nique.

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Dim 02/11/2025 Rando Limagne Chaîne des Puys – Mozac

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 10 animatrice comprise (7F, 3H)
Météo : ciel couvert et une petite averse le matin, se dégageant en fin de matinée pour de belles éclaircies
Distance : 25 km
Dénivelé : 600 m
Durée déplacement : 8 h
Classement Atlas : facile
Voitures : 24 km x 2 voitures de Clermont Fd soit 48 km
Préparation et rédaction : 3h

ITINÉRAIRE : Mozac, Châtel-Guyon, le château de Chazeron, Rochepradière, Enval, Mozac.

Après les traversées de la voie de chemin de fer, de 2 routes, et d’un no man’s land nous voici en pleine campagne pour remonter vers Châtel-Guyon. Les nombreuses sentes présentes sur le terrain mais absentes de la carte obligent à plusieurs reprises Laurent, à qui j’ai proposé de prendre la carte pour nous guider, à utiliser la boussole pour décider de celles à emprunter pour respecter le parcours tracé. Tantôt en forêt, tantôt en terrain découvert, nous progressons vers la ville thermale. C’est par le Mont Chalusset que nous y arrivons. La petite averse subie peu après le départ a laissé place à un ciel encore couvert mais qui promet de s’éclaircir. Nous nous arrêtons à la table d’orientation qui permet de découvrir la ville et un peu de son histoire.

Châtel-Guyon

 Face à nous, la colline du Calvaire marque l’emplacement de l’ancienne forteresse du Comte Guy II auquel Châtel-Guyon doit son nom car la citadelle s’appelait alors «Castrum Guidonis» (château de Guy).

La descente dans le parc thermal est suivie d’une remontée vers le chemin de Crestas qui traverse une forêt à l’origine peuplée de chênes et de châtaigniers mais aussi maintenant avec quelques cèdres de l’Atlas bien acclimatés sur ce versant sud et sous lesquels s’effectue une belle régénération naturelle. Sur des souches, de nombreuses sculptures, œuvres d’un agent de la commune qui a souhaité prolonger ainsi la vie des arbres abattus, donnent un côté poétique à ce chemin. 

Passé le Parc Écureuil, c’est toujours en forêt que nous progressons, avec une belle lumière qui traverse le feuillage automnal. Il est 12 h lorsque nous arrivons au Château de Chazeron et après quelques photos et la lecture du panneau explicatif du lieu, une table ronde en pierre accueille tout le groupe pour le pique-nique.

Dès que celui-ci est terminé par quelques gâteaux pâtissés par Weronika et l’animatrice , le petit air vif qui souffle, nous pousse à repartir rapidement, pour descendre à l’abri de la forêt vers la vallée de Sans Souci. Plusieurs des participants, ne connaissant pas cette vallée, je propose d’aller jusqu’à la cascade de l’Écureuil. Le ruisseau de Romeuf qui l’alimente est bien chargé et la cascade présente un beau débit.

Cascade de l’Écureuil

Après le ruisseau de Romeuf, c’est celui du Sardon que nous suivons en empruntant une sente au niveau du pont de Rochepradière. Bien marquée au début, elle se transforme ensuite en ruisseau. Pour éviter de mouiller les chaussures et les pieds, une seule solution : escalader un petit talus pour retrouver un chemin sec. Ce qui est fait sans problème ! A l’entrée de St-Hippolyte, c’est en suivant sur quelques mètres la D15 pour éviter un détour plus long pour rejoindre le chemin prévu, que nous arrivons à Enval.

Ancien village vigneron , aux gorges bien connues, il fût fréquenté par Guy de Maupassant et Georges Sand qui le décrivait ainsi. « Il y a un petit coin aux environs de Riom où je me plaisais singulièrement jadis. C’est un hameau nommé Enval. Il est situé dans une impasse volcanique qu’on appelle, là, comme dans beaucoup de localités analogues : le bout du monde ! Autrefois ce hameau était une merveille pour les artistes….. ».
Nous allons jusqu’à la source Marie source ferrugineuse découverte au XVIIIème siècle, puis exploitée pour ses vertus thérapeutiques. Perdue vers 1920, elle est retrouvée par la commune en 1999.

Après comme il se doit l’avoir goûtée, il est temps de terminer la randonnée en suivant le sentier de la Coulée de l’Ambène jusqu’au centre de Mozac.

Nous avons juste le temps avant qu’elle ne ferme de visiter l’abbaye fondée à la fin du VIIe siècle, l’une des plus anciennes et des plus importantes abbaye de Basse-Auvergne.

Merci à Laurent pour son active participation et à bientôt pour de nouvelles découvertes.

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Dim 19/10/2025 Rando Livradois – Brousse

Animateur : Pierre
Nombre de participants : 12, animateur compris (7 femmes, 5 hommes)
Météo : nuageux et légèrement venteux (19°)
Distance : 19 km
Dénivelé : 750 m
Durée : 6h30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 336 km pour 3 véhicules
Préparation et rédaction :  3 h

Itinéraire : Brousse, Moulin de Chabanne, Logerie, les Gerbaudias, La Prulhière, Ischamp, le grun du Perrier, le Perrier, la Plagne, Artheyre, le Couderchet, Montpommier, Liguedrey, Laval, Laschamp, Moulin du Veyrial, Brousse.

Le départ de la rando se fait depuis l’église Saint-Martin, édifice du 12e siècle plusieurs fois remanié, à Brousse.
Ce sera d’ailleurs le seul édifice remarquable sur l’itinéraire du jour car nous ne traverserons que quelques villages et hameaux.

Toutefois, en traversant La Prulhière, certains observent derrière une haute haie une construction rappelant un édifice religieux. Yves, Laurent et Pierre en trouveront l’origine ; il s’agit d’une église inachevée faute de financement.
Les sentiers empruntés nous amènent à Ischamps dont le nom est issu du patois signifiant « essaims » et c’est après avoir suivi une rue nommée le chemin des abeilles que nous descendons vers le ruisseau Le Miodet. Sa traversée se fera sur un pont rudimentaire,

suivi d’une génuflexion afin de passer un tronc.

Puis nous remontons vers le grun du Perrier. Ce terme de « grun » tient son origine du patois « grounh », le groin du cochon, et utilisé avant la francisation pour désigner un monticule. Au Perrier, nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un champ. Il souffle un peu de vent mais nous sommes relativement protégés par une haie. Les noms des hameaux traversés par la suite nous rappellent l’origine de leur nom en patois : La Chabanne (la Cabane), La Plagne (espace plat), Le Couderchet (petit pâturage mis en commun), Artheyre (lieu où on avait vu des ours) jusqu’à Brousse qui tire son nom de « buxerius » signifiant buis en latin.

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Jeu 16/10/2025 Rando Sancy-Le Mont-Dore

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 20 animatrice comprise (13F-7H)
Météo : journée ensoleillée, température douce
Distance : 16, 79 km ( montre Garmin 7)
Dénivelé : 1075 m ( montre Garmin 7)
Durée déplacement : 7h
Classement Atlas : Difficile
Voitures : 96 km pour 2 voitures de Clermont Fd soit 192 km, 84 km pour 2 voitures du Crest soit 168 km. Au total 360 km. 1 voiture non comptabilisée, hors du covoiturage officiel.
Préparation et rédaction : 3 h

ITINÉRAIRE : Le Mont-Dore, Val de Courre, Puy de Sancy, Col de la Cabane, Roc de Cuzeau, Grande Cascade, le Mont-Dore.

Le départ près de la gare du funiculaire qui grimpe jusqu’au Salon du Capucin à 1245 m d’altitude, est l’occasion de rappeler qu’il est le plus ancien funiculaire électrique de France. Construit en 1898, il a fêté ses 125 ans en 2023. Une première petite montée nous amène sur le Chemin des Artistes qui est également emprunté par une variante du GR4. En courbe de niveau, et plus ou moins parallèle au chemin des Médecins qui est légèrement plus haut, il permet d’arriver facilement au niveau de la station du Mont-Dore. Après avoir cheminé à l’ombre de la forêt, nous retrouvons un espace découvert et le beau ciel bleu du départ.

Début du Val de Courre

La montée du Val de Courre s’effectue tantôt à l’ombre, tantôt au soleil, chacun et chacune à son allure et les plus observateurs peuvent apercevoir six chamois sur la pente gauche de la vallée.

Une pause au col permet le regroupement et un petit temps de repos avant de recommencer à progresser vers le sommet du Sancy tout en profitant des panoramas magnifiques que nous offre Dame Nature et à nouveau des chamois aperçus côté Val d’Enfer !

Chamois dans le Val d’Enfer

La douceur de la température nous permet de faire la pause pique-nique sur le sommet juste en dessous de la table d’orientation.

Sur la dernière partie des crêtes faites ce jour, de nouvelles pauses d’observation à l’aplomb de la vallée de Chaudefour. Mouflons et chamois peuvent brouter en toute tranquillité sur ces pentes abruptes. Au sommet du roc de Cuzeau on profite un bon moment des dernières vues aériennes et sur l’ensemble du parcours de la journée avant de prendre le chemin du retour.

Le massif du Sancy

Passées les estives où les sorbiers des oiseleurs resplendissent avec leurs baies rouges orangées très appréciées des oiseaux, nous arrivons à la Grande Cascade qui est le dernier point fort de la randonnée et terminons la descente sur le Mont-Dore, heureux d’avoir pu échapper aux brumes clermontoises.

Remarque : un groupe important, avec souvent Michel J en serre file.

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Séjour N°16. Du 20 au 27 septembre 2025. Retour au Pays Basque

Animatrice : Mady
Secteur géographique : Pyrénées Atlantiques
Nombre de participants : 12 animatrice comprise (7F, 5H)
Classement Atlas du séjour : (F/M)
Distance totale parcourue à pied : 86,93 km
Dénivelé total effectué : 5677 m
Kilométrage pour 3 voitures : 4542 km comprenant, l’aller Clermont-Fd / Cambo les Bains, les déplacements sur place et le retour Cambo les bains / Clermont-Fd.
Météo :1 journée pluvieuse, 3 très belles journées ensoleillées, 2 journées avec un ciel couvert le matin et ensoleillées l’après midi
Les données kilométriques et altimétriques des randonnées sont le résultat d’une montre GPS, Garmin Fenix 7.
Temps de préparation et rédaction : 50h

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JOUR 1 samedi 20 septembre

Trajet voitures : départ de Clermont-Ferrand à 8h00, arrivée à Cambo les bains à 15h45. Cette année, contrairement au séjour de l’année 2023, je n’ai pas inclus de visites dans le programme de la semaine. Mais étant en avance par rapport à l’heure de remise des clés des hébergements, je propose en cette journée du patrimoine, de visiter les jardins de la Villa Arnaga située tout à côté de notre lieu de résidence, villa que fit construire Edmond Rostand au début du XXᵉ siècle. Sous le soleil, nous passons un peu plus d’une heure à déambuler d’abord dans le jardin à la française avec ses parterres de fleurs multicolores, son miroir d’eau sur lequel des amateurs de modélisme font naviguer divers types de bateaux télécommandés, puis dans le jardin à l’anglaise situé derrière la maison. Pour finir on va admirer dans les anciennes écuries, deux expositions de vélos et de voitures de la belle époque.

JOUR 2 dimanche 21 septembre

La cascade de l’Uzkaingo et 3 sommets collinéens

Distance : 18,30 km
Dénivelé positif : 1009 m
Durée de marche : 5h30
Durée de déplacement : 7h27

Samedi soir, une météo très pessimiste avec des pluies importantes pour le lendemain m’avait incité à proposer pour le matin une visite de la villa Arnaga puis une petite randonnée en début d’après-midi. Mais au réveil, le ciel est moins menaçant qu’annoncé et après un nouveau contrôle des prévisions météo, j’annule ma proposition de la veille et propose d’effectuer une randonnée de basse altitude. C’est donc d’Ibarrun un des quartiers de St Pée-sur-Nivelle que nous partons, pays de naissance de la chistera moderne avec l’invention en 1857 par  Gaintchiki Harotchea, adolescent du village, d’une fixation au poignet de petits paniers ovales en lattes de châtaignier.

Peu après avoir franchi la rivière sur un des plus vieux pont de St Pée, le pont d’Aroztegia  dénommé aussi pont romain de la vierge, datant du XIVème siècle, nous commençons la montée vers la Croix Sainte Barbe (185m) qui sera le 1er point haut de la journée. Le chemin fortement pentu du départ, s’adoucit et une pelouse douce aux pieds se substitue au terrain rocailleux du début. Nous sommes sur une petite arête d’où nous apercevons le Zuhalmendi autre destination du jour. Nous rencontrons les premiers pottoks, (prononcer potiok), petit cheval résistant et doux de caractère, vivant toute l’année sur la montagne.

De la colline sur laquelle est érigée la croix de Sainte Barbe, une première vue sur la campagne, les côtes françaises et espagnoles avec St Jean de Luz et son port bien reconnaissable, Fontarrabie et le sommet du Jaizquibel. Nous revenons sur nos pas pour retrouver un peu plus bas, un large chemin qui descend jusqu’au vallon de l’Uzkaingo Erreka que nous suivons et traversons plusieurs fois à gué avant de trouver une trouée dans la végétation.

La cascade est toute proche et se déverse dans une petite vasque.

Cascade de l’Uzkaingo

Une corde suspendue permet de franchir le ruisseau et sur la berge opposée, quelques ustensiles de cuisine, un feu prêt à être allumé, laisse supposer que le lieu est fréquenté. Soudainement, dans la végétation, un homme torse nu apparaît. Est-ce l’habitant supposé? Il nous ignore lorsque nous le croisons pour reprendre le sentier. Peut-être un joggeur à l’instar de ceux que croiserons plus loin ? Nous franchissons un dernier gué pour suivre une petite sente qui s’élève à flanc de colline au milieu des ajoncs et bruyères. Elle deviendra beaucoup plus raide pour atteindre le Bizkartzun (184 m) 2 ème point haut de la journée. Après plusieurs petits épisodes pluvieux, nous bénéficions d’une éclaircie et nous pouvons pique-niquer juste en dessous du sommet avec face à nous l’Esnaur, sommet que je n’avais pas forcément inclus dans le parcours. Mais des interrogations, des commentaires de la part de certains montrent l’intérêt qu’il suscite. Lors de la descente du Bizkartzun, aucune opposition n’étant émise lorsque j’interroge sur la possibilité de le gravir, je change de cap à une croisée de chemin. Au lieu de continuer Sud Est, nous partons Nord Ouest. De grands chemins puis une petite sente qui monte tout droit vers le sommet où nous arrivons sous une petite pluie. Elle cesse pendant la descente faite d’abord sur le chemin vu depuis le Bizkartzun, puis sur une sente entre bruyères et fougères qui nous amène dans le vallon de l’Arraioko. Nous poursuivons sous le couvert de beaux hêtres jusqu’au pied du Zulhamundi (301m). C’est le dernier point haut de la journée. Le soleil est de retour et à nouveau nous bénéficions d’un superbe point de vue. La fin du parcours sera un peu chaotique. Voulant éviter de larges pistes, j’ai choisi d’utiliser des petites sentes qui devraient nous ramener près de notre point de départ. Tout va bien jusqu’au moment où dans un petit bois la trace se perd. Un petit moment de hors piste qui n’étonne pas les participants, c’est l’ADN d’Atlas ! Franchissement d’une clôture à moutons et on retrouve le chemin que l’on descend allègrement. Mais nouvelle déconvenue, un peu plus loin, à l’approche des premières maisons. Il est fermé par un imposant portail impossible à ouvrir. Nous sommes quelques-uns à imiter Janine qui est passée en dessous des griffes, nous glissant dans les flaques d’eau créées par les averses de la journée, tee-shirts et pantalons bien mouillés ! Le reste du groupe passe au-dessus de la clôture qui borde le terrain. Malgré les aboiements des chiens de chasse enfermés dans un enclos, aucun être humain ne s’est montré.

Nous refaisons en sens inverse, le début du chemin du matin, repassons le pont avant de retrouver les voitures dont nous protégerons les sièges avant de nous asseoir.
Au final nous avons fait 4 sommets avec les premières rencontres de pottoks sous ciel très changeant (bruine, averses plus ou moins fortes, soleil), qui n’a pas découragé les joggeurs et traileurs basques.

JOUR 3 lundi 22 septembre

Le Baïgura (897m) dont le nom peut s’interpréter comme ibai gura signifiant « bout de la vallée (rivière) » en basque.

Distance : 16,68 km
Dénivelé : 1140 m
Durée de marche : 4h52’
Durée de déplacement : 6h42’

Le départ s’effectue depuis la base de loisirs de Mendionde sous un ciel dégagé avec face à nous le sommet. Pour l’atteindre nous allons le contourner par l’Ouest. Le large chemin du départ nous amène à une petite sente. Nous y découvrons un reste d’escalier aux marches en bois très détériorées qui monte droit dans la pente. Une corde, elle aussi en piteux état, aide à progresser entre 2 haies de végétaux qui s’accrochent aux vêtements. L’arrivée sur un beau et large chemin herbeux est appréciée, mais pas pour très longtemps. La pluie, le piétinement des pottoks ont rendu le terrain boueux et glissant et il faut être prudents alors que nous commençons à redescendre au milieu des fougères. Plus bas nous retrouvons un terrain plus stable recouvert par de très belles châtaignes. Une petite pause, ne sera pas suffisante pour un ramassage de quantité. Et puis le dénivelé reste à faire !

Nous le commençons à l’entrée Est du village Oihanetxeberria (170m), direction le col de Chancho à 446m. Nous passons devant des bergeries restaurées, apercevons au sud-ouest l’Artzamendi bien reconnaissable à sa coupole blanche. La montée vers le col se poursuit par le Lapitze avec à droite le petit sommet de l’Adarre (585m). Au col nous bifurquons à gauche direction Sud-Est pour une longue montée progressive à flanc du Baïgura. Quelques petits arrêts pour souffler permettent d’apprécier la vue sur les crêtes d’Iparla toutes proches, la Rhune qui pointe au loin et tous les autres sommets sud du Pays Basque. Au petit col entre l’Haltzamendi et le Baïgura, après un arrêt au-dessus du Cirque du Baïgura, on continue sur la gauche la crête jusqu’au sommet malheureusement défiguré par plusieurs antennes.

En allant vers le Baigura

Pendant le pique-nique pris sur le flanc Sud Est, bien à l’abri du vent, nous pouvons tout à loisir continuer notre contemplation du cirque et des sommets plus lointains des Pyrénées. La réputation du lieu considéré pour être l’un des plus beaux belvédère nord du Pays Basque avec une vue à 360°sur les montagnes et la plaine alentour n’est pas exagérée. Nous sommes également distraits par les vautours fauves et les milans royaux qui cherchent des ascendants pour s’élever dans les airs.

Nous amorçons la descente par la crête, plein Nord, passons à l’Erregelu, découvrons un Cromlech bien signalé (monument funéraire daté d’environ 1000 ans avant Jésus Christ en forme de petits cercles de pierre probablement construit par des bergers qui y incinéraient les morts) avant de descendre à flanc du Kurutzeko Pareta, profitant toujours des superbes vues vers l’Est. Nous rejoignons un sentier de découverte aux nombreux panneaux d’interprétation sur la géologie, le pastoralisme, la faune et la flore du Baïgura. Nous apprenons ainsi que le chêne Tauzin, arbre endémique du Pays Basque était utilisé pour le tannage du cuir. « Cet arbre était “blanchi”. En mai, son écorce était enlevée à l’aide d’un marteau spécial. Elle séchait au sol avant d’être expédiée vers les tanneries qui en produisaient du tanin ».

Après avoir traversé la route utilisée par le petit train qui monte au sommet, nous retrouvons le sentier emprunté le matin. Malgré l’arrivée toute proche, nous n’échappons pas à la seule averse de la journée !

JOUR 4 mardi 23 septembre

Randonnée en aller retour le long de la côte espagnole depuis le cap du Figuier.

Distance : 14,72 km
Dénivelé : 745 m
Durée de marche : 4h14’
Durée de déplacement : 5h30’

Très beau temps ce mardi matin pour aller à la découverte de la côte espagnole avec un départ près du phare. D’abord un aller et retour sur le chemin qui descend sur Fontarrabie pour un premier point de vue sur l’océan et la côte française. L’océan, le ciel tout est bleu !

Puis c’est le vrai départ avec plusieurs incursions en forêt avant de revenir au plus près de la côte rocheuse et très découpée.

L’érosion a creusé les roches de manière très originale.

Comme souvent sur ce type de terrain, descentes et montées se succèdent pour aller de criques en criques par des chemins de terre et des passages rocheux. Mais nous marchons aussi par intermittence sur de très belles pelouses qui dominent l’océan. C’est sur l’une d’elles que nous prenons le pique-nique après avoir effectué 7 km environ avec derrière nous le Jaizquibel qui culmine à 545 m. Mais il n’est pas prévu d’y monter et pour le retour, nous repartons en sens inverse par le même chemin avec toutefois une petite variante. Nous quittons le GR 121 que nous suivions, pour aller tout droit et rester au plus près de la côte. Mais le sentier s’interrompt brusquement, suite à un éboulement de terrain. Il faut descendre sur des dalles vers l’océan, rejoindre une faille qui nous permet de remonter pour retrouver le sentier après l’effondrement.

Un peu d’aventure, on commençait à s’endormir !!

Sur l’océan, des développements orageux laissent présager une fin de journée plus perturbée au niveau météo.

Mais nous avons terminé notre parcours et pouvons maintenant envisager de redescendre visiter Fontarrabie, Hondarriba en basque et Fuenterrabía en espagnol, ville frontalière, située sur la baie de Chingoudy, rive gauche de la Bidassoa, face à Hendaye. Ce traditionnel port de pêche est devenu une station touristique très appréciée.

Garés près du port, nous longeons le bord de mer avant de pénétrer à l’intérieur de la vieille ville et de son centre historique fortifié dont les rues pavées, bordées de belles maisons avec balcons en fer forgé, forment un plan rectangulaire. On retourne à nos voitures en passant par le quartier de La Marina avec ses maisons de pêcheurs bigarrées, ses restaurants, et bars de pintxos (version basque du tapas) très fréquentés à la saison touristique.

JOUR 5 mercredi 24 septembre

Atxuria 756 m

Distance : 8,17 km
Dénivelé : 690 m
Durée de marche : 2h55’
Durée de déplacement : 4h29’

Atxuria “vient du basque aitz-xuria signifiant “la roche blanche”. On l’appelle également “Peña Plata” en espagnol, ce qui peut se traduire par “Montagne d’argent”, nom du à ses plaques de mica qui vues depuis la plaine brillent au soleil.

Un ciel gris a remplacé le ciel bleu d’hier. Le départ près des grottes de Sare, s’effectue sur un chemin à fort pourcentage. Mais comme souvent la pente devient ensuite plus douce et le chemin caillouteux se transforme en pelouse. Au-dessus de nous, la crête dentelée de l’Atxuria se distingue parfaitement. Nous montons à une bonne allure régulière par un chemin en lacets jusqu’au premières dalles de grès.

Surveillés du haut de rochers par quelques chèvres, nous naviguons entre plaques d’herbes et de grès pour atteindre la crête sommitale aux impressionnantes falaises. Nous avons mis moins de temps que celui indiqué sur un panneau en cours de montée. Le ciel s’est éclairci et nous profitons d’un beau panorama, vue sur la côte, plusieurs sommets dont la Rhune prévue pour le lendemain. Après une photo devant le superbe cairn marquant le sommet, nous commençons la descente côté espagnol.

Au sommet de l’Atxuria

D’abord sur un replat, puis une sente tracée entre les fougères. Après une vérification sur openrunner car la carte côté Espagne manque de détails, je m’aperçois que je me suis un peu éloignée du tracé prévu. Mais nous continuons car il est possible de le rejoindre plus loin. Michel en éclaireur, nous traversons cette vallée espagnole, un peu sauvage, où paissent quelques chevaux. Elle ne semble pas très fréquentée, et pourtant arrivés à un carrefour de chemins, panneaux et flèches indiquent la direction de plusieurs lieux.

Le soleil bien présent et l’heure incite à effectuer la pause pique-nique avec le survol des vautours.

Nous prenons ensuite la direction de Zugarramurdi, village très connu pour ses grottes où étaient censées se réunir des « sorcières » dans des cérémonies appelées « akelarre » (lande du bouc, en basque).

En 1610 a eu lieu à Logroño un procès au cours duquel l’inquisition accusa de sorcellerie trente-et-un habitants de Zugarramurdi et en condamna onze au bûcher. Après un passage en forêt où nous rencontrons un couple de randonneurs (le lieu est donc fréquenté !), nous laissons à droite une petite sente qui mène au « village des sorcières » et continuons tout droit. Le chemin se transforme en piste cimentée. Sur openstreet Pierre repère des sentes qui permettent de retrouver un terrain plus agréable. Au début aucun problème, même s’il faut écarter quelques branches épineuses. Ça se corse ensuite, les ronces sont plus touffues et laissent quelques traces sur les bras de Michel qui ouvre le passage. Le chemin des Poneys Bleus que nous empruntons ensuite permet une fin de parcours agréable en forêt avec le passage vers 2 grottes, la première assez petite, la seconde plus importante transformée en restaurant où de grandes tablées sont en pleine dégustation. Il est 14h mais nous sommes toujours en Espagne même si la frontière est toute proche ainsi que nos voitures. Nous terminons l’après-midi par la visite d’Espelette et de l’Atelier du Piment où nous apprenons tout du piment et faisons de belles dégustations.

JOUR 6 jeudi 25 septembre

La Rhune 901 m

Distance : 14,85 km
Dénivelé : 1039 m
Durée de marche : 5h03’
Durée de déplacement : 6h53’

Plus haut sommet du massif dont il a pris le nom et célèbre pour son petit train à crémaillère, ce site très touristique conserve encore de nombreuses parties sauvages.

Au départ de Manttobaita, c’est d’abord avec le GR 10 qui va en direction de Sare que nous commençons la montée, la forêt laissant rapidement place à un terrain de landes et de fougères. Le sommet se détache sur l’horizon. Après le passage sous les barres rocheuses de l’Ihizelai, nous arrivons à un carrefour de chemins. Nous quittons le GR 10 qui part à l’Est et continuons plein Sud, pour atteindre le sommet par un chemin très rocailleux offrant une belle vue sur la côte. Sur celle-ci, le ciel est de plus en chargé et les nuages progressent dans notre direction. Allons-nous arriver au sommet sous la pluie ? La jonction avec la ligne du train annonce la fin de la montée. La fine bruine et le petit vent qui nous accompagnent durant les lectures de paysages aux différentes tables d’orientation, ne donnent pas envie de s’attarder. Nous repartons, laissant derrière nous les nombreux touristes montés avec le train et les pottoks, occupants habituels des lieux. Nous passons côté Sud donc sur le territoire espagnol pour descendre, par une route un peu glissante, au col Zizkuitz où nous retrouvons une belle pelouse sur laquelle sont plantées une borne frontière et une croix. Une petite grimpette sur une trace entre bruyères et rochers nous amène au sommet de la Petite Rhune (699 m) surmonté d’un très gros cairn.

Sur la petite Rhune

Le ciel s’est à nouveau dégagé et la vue est immense que ce soit côté français ou côté espagnol. Le chemin que nous devons reprendre se situe en dessous face Nord et c’est en hors piste à travers les fougères que nous le retrouvons.

Descente dans les fougères

Pour la pause pique-nique, que demander de mieux qu’une belle pelouse avec vue sur l’océan jusqu’aux plages de sable des Landes. Sur le Subizia, petit sommet face à nous, un randonneur profite lui aussi du soleil. Il y est encore lorsque nous repartons dans sa direction. Au pied de ce monticule rocheux, nous prenons une sente plus ou moins glissante qui demande de descendre prudemment jusqu’à une venta isolée et fermée. Arrivés au Deskargako Lepoa nous retrouvons le GR10. En le suivant plein nord, il pourrait nous ramener directement au parking. Mais j’ai choisi de le suivre Sud Ouest (direction col d’Ibardin) pour passer par Intzola. Le chemin bien ombragé est agréable et sans même nous en rendre compte nous repassons en Espagne. Au franchissement de l’Intzolako Erreka (ruisseau) nous laissons à gauche le GR et descendons plein Nord direction Olhette, suivant de plus ou moins près le ruisseau, sur une ancienne voie romaine pavée à quelques endroits de belles dalles de grès roses. Mais nous la quittons avant Olhette pour prendre à droite une chicane qui permet de franchir une clôture et poursuivre par une sente qui serpente dans le bois.
Un poteau électrique sert de pont pour passer au-dessus de ruisseau. Après un passage très boueux, la traversée d’un champ de fougères, un chemin montant nous amène devant une barrière ornée d’un panneau interdisant le passage. Le chemin qui se situe derrière devrait nous ramener au parking tout proche ! On pourrait franchir la barrière qui s’ouvre librement mais les maisons sont tout à côté et peut être aussi la personne qui a installé l’interdiction. Parti pour une phase de reconnaissance, Michel revient en courant en zig-zag pour éviter les balles . Un chemin goudronné situé juste en dessous doit nous permettre de retrouver notre parcours sans faire de détour ce qui est fait après un petit taillis traversé et une clôture contournée. Un dernier franchissement du ruisseau toujours sur un poteau électrique et nous voici de retour à nos voitures.

La morale de ce parcours et de celui de dimanche : les petites sentes qui paraissent bien sympathiques sur les cartes ne le sont pas toujours sur le terrain.

JOUR 7 vendredi 26 septembre

Iparla (1044m)

Distance : 14,21 km
Dénivelé : 1054 m
Durée de marche : 4h57’
Durée de déplacement : 6h39’

L’Iparla est le point culminant d’une ligne de crête frontalière entre la vallée inhabitée de l’Urrizate (Espagne) et la vallée de la Nive. Ce premier sommet de plus de 1000 m en venant de l’océan Atlantique sera pour nous le dernier du séjour.

La météo des jours passés m’a conduite à modifier le parcours pour y monter, celui tracé initialement ayant un passage herbeux, déconseillé si humide.

C’est donc de Bidarray qu’il domine que nous partons, suivant le GR 10, encore lui ! Dès le début, la pente est soutenue. Il faut faire en 4 km plus de 900 m de dénivelé. Une partie goudronnée jusqu’aux dernières maisons, puis un chemin caillouteux dans la forêt, avant de se retrouver sur l’arête rocheuse d’où nous dominons la vallée de la Nive, avec face à nous l’objectif du jour. Les crêtes se découpent sur le bleu du ciel.

En montant sur Iparla

En contrebas, sur les rochers, des vautours attendent que l’air se réchauffe pour prendre leur envol. La pente atteint par endroit des pourcentages de 30 à 40%. Avant le col Pagalepoa, un passage équipé d’un câble facilite et sécurise la progression sur une partie plus abrupte. Une petite pause au col où moutons et pottoks pâturent, permet de reprendre son souffle avant d’attaquer la dernière partie de la montée, peut être moins exigeante. Il faut tout de même passer de 522 m à plus de 900 m d’altitude avec une sente qui louvoie entre et sur les rochers avec toujours en point de mire la crête pour arriver à l’Iparlako Lepoa, dernier col avant le sommet. Un dernier effort pour atteindre celui-ci et nous pouvons depuis ces falaises abruptes profiter d’une vue époustouflante sur les vallées et les sommets du Pays Basque, voire plus. Les vautours font leur apparition mais pas seulement ! Les parapentistes nous survolent également.

Mais contrairement à il y a 2 ans beaucoup moins de monde, peu de rencontres lors de la montée et sur le sommet seulement un groupe de 5 à 6 personnes qui pique-niquent juste au dessus du vide. La place étant occupée nous nous reculerons un peu pour prendre le nôtre.

Pour redescendre, nous prenons en sens inverse le chemin jusqu’au col et celui-ci passé, une petite sente en pente douce à travers les estives. Très belle vue sur l’Artzamendi, l’Hatzamendi et surtout le Baigura fait en début de semaine.

En arrière plan des pottoks le Baigura

Comme souvent la facilité, entraîne l’erreur et suivant une trace nous sommes revenus sur le GR. Il faut aller plus sur la gauche pour prendre la direction du col de Lacho. Nous nous interrogeons sur la signification d’une pierre gravée BK 42 installée en bord de chemin. Après recherche, il s’avère qu’elle a été érigée en mémoire d’un traileur, décédé ici en juillet 2015, alors qu’il participait à une course de montagne. Au col une borde toute neuve contraste avec celles en ruines que nous trouverons un peu plus bas. Le chemin en balcon surplombe la vallée du Bastan, qui prend sa source en Espagne et se jette dans la Nive à Bidarray. Chemin en pente modérée qui s’accentue juste à l’arrivée sur le GR10 qui arrive de l’ouest et que l’on suit jusqu’à nos voitures.

Dernière mission pour Pierre, aller récupérer les très réputés gâteaux basques de la pâtisserie du village.

Ainsi se termine cette semaine où nous avons retrouvé ou découvert différentes facettes de cette belle région.
Merci à tous de votre amicale participation et des photos transmises (à retrouver prochainement en diaporama sur le site/ page Nos aventures )

Terrain : chemins, sentiers, sentes, en terre, en sable, avec rochers, crêtes rocheuses ou herbeuses.
Végétation : chênes, hêtres, châtaigniers, fougères, ajoncs, colchiques
Faune : vautours, Milans royaux, pottoks, moutons, chèvres

Hébergement : confortable, pavillon pour 2 personnes, en pension complète au village club Miléade.

Restauration : petits déjeuners et repas du soir très appréciés. Pique-niques constitués au gré des envies de chacun.
Groupe : très bonne ambiance. Incidents : quelques petites chutes sans conséquences

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Dim 07/09/2025 Rando Forez – Thiers

Animateur : Pierre
Nombre de participants : 7, animateur compris (4 femmes, 3 hommes)
Météo : ensoleillé et chaud (30°)
Distance : 19,8 km
Dénivelé : 750 m
Durée : 6h43 pauses comprises (5H22 hors pauses)
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 160 km pour 2 véhicules
Préparation et rédaction :  3 h

Itinéraire : Thiers, Dégoulat, Pialet, Membrun, Chemin des champs de pierres, Luc, Chemin de la Meule, chemin de Chabanat, Martignat, Laire, Landrodie, La Font, L’Obstancie, Chemin rural de la Grimardie à Montguerlhe et à la Chassaigne, Chemin rural du Fermoulis à Péage, Le Péage, Madière, Le Faux Martel, Les Bergerettes, Pont Haut, Dégoulat, Thiers.

Le départ se fait depuis les bords de la Durolle, rivière qui traverse Thiers et qui a permis en son temps le développement économique de la ville notamment dans l’industrie des couteaux. Rapidement nous rejoignons les bois et traversons le « Pont Vielh », plus vieux pont de Thiers daté au moins de 1476.

Il fait moins d’un mètre de large et son accès est de nouveau possible grâce à l’action d’une association locale. Une première montée se fait jusqu’à Dégoulat par le GR89 (chemin de Montaigne) et qui à terme doit rejoindre Lyon à Bordeaux. Il doit son nom à Michel de Montaigne qui rejoignit Bordeaux depuis Lyon à pied où il venait d’être élu maire en 1581.

            A Dégoulat nous quittons le GR89 pour rejoindre le Sentier des Margerides qui remonte la Durolle en balcon. Le chemin passe sous une conduite forcée qui descend du barrage de Membrun puis nous descendons vers la Durolle pour suivre la Vallée des Rouets, lieu emblématique de Thiers où des artisans y émoulaient les couteaux depuis le 17ème siècle jusqu’au déclin de cette industrie manuelle avec l’avènement de l’électricité dans les années 1930. Les vestiges des rouets montrent l’importance de cette activité.

Rouet

            Après être passés près du dernier rouet encore debout et transformé en musée, nous remontons à Membrun.

La journée sera chaude mais la majeure partie du dénivelé se fera dans la matinée et à couvert. Le petit groupe que nous formons marche à une bonne allure et nous faisons régulièrement des pauses boisson. A l’approche de Landrodie, nous faisons une halte pour déjeûner dans un champ d’herbe dont le propriétaire est, hasard, un ami d’Annick et Laurent et  viendra échanger quelques mots.

            Au lieu-dit Le Péage, ancien lieu d’octroi des charrois, nous rejoignons le GR89 et passons au pied des vestiges du château militaire de Montguerlhe qui tient son nom de l’auvergnat « guerlhar » et qui signifie « le mont d’où l’on peut guetter ». Un peu plus loin nous dépassons le point culminant de la randonnée et, à proximité du lieu-dit Madières, nous quittons le GR89. En passant près des Bergerettes, nous entamons la longue descente jusqu’à Dégoulat et reprenons le chemin emprunté à l’aller en sens inverse. Avant de repasser par le Pont Vielh, nous faisons un crochet par la chapelle Saint-Roch (1630), hélas fermée mais sans grand intérêt.

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Jeu 04/09/2025 Rando Chaîne des Puys – Allagnat

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 4 animatrice comprise (2F- 2 H)
Météo : petite pluie intermittente, 2 grosses averses, soleil l’après-midi.
Distance : 25 km
Dénivelé : 500 m
Durée déplacement : 6h30
Classement Atlas : facile
Voitures : 42 km pour 1 voiture de Clermont Fd, 54 km pour 1 voiture du Crest soit au total 96 km
Préparation et rédaction : 3 h


ITINÉRAIRE : Allagnat, bac de Montmeyre, bac de Ceyssat, ouest du Puy de Côme, la Pierre Signée, les Gardes, Cheire de la Vigne, Ceyssat, Montmeyre, Allagnat.

Très petit groupe ce jeudi matin pour aller arpenter la chaîne des Puys. La météo annoncée doit y être pour quelque chose…
Le tracé de la randonnée privilégie un parcours en grande partie en sous bois, qui devrait nous protéger des averses annoncées.


Le départ se fait sous un ciel couvert mais sans pluie et une atmosphère très sombre règne pendant la traversée du Parc d’Allagnat. On se croirait au crépuscule ! Nous retrouvons un peu de lumière après la traversée de la D52 le chemin étant plus large. Au croisement avec le GR 441 A, alors que nous sommes moins protégés, grosse averse mais qui ne dure que quelques minutes. Cela n’entame pas la bonne humeur du groupe. Après un regard au Puy de Dôme dont le sommet est sous les nuages, nous prenons la direction du bac de Montmeyre par un chemin transformé en petit ruisseau. Une grande partie de celui conduisant au bac de Ceyssat est quant à lui bien abîmé par des opérations de débardage. Sur les suivants qui longent le Puy de Côme, de grandes flaques, résultat des dernières pluies, mais qui doivent régulièrement se former car des voies de contournement ont été créées au fur et à mesure des passages ce qui évite le bain de pieds. 

Dans la Cheire de la Vigne

 Arrivés à la Pierre Signée, pierre plate gravée d’inscriptions énigmatiques, nous pouvons profiter de quelques rochers et troncs d’arbres couchés pour déguster notre pique-nique sous un ciel clément, la pluie fine qui nous a accompagnés une grande partie de la matinée s’étant arrêtée. Mais cette accalmie ne va pas durer. Peu avant, les Gardes, alors que nous sommes totalement à découvert, nous subissons une nouvelle très grosse averse qui s’interrompt dès que nous traversons le hameau.

La Pierre Signée

Nous empruntons ensuite une toute petite sente qui parfois se perd dans la végétation ou se divise. Il faut alors faire le point avec la boussole pour décider de la direction à prendre. La fin du parcours est un peu moins agréable car la disparition d’un chemin nous oblige à passer dans Ceyssat alors que nous devions contourner le village. Un peu de goudron et un allongement du parcours. Mais le ciel s’est dégagé et nous devons même enlever quelques couches de vêtements pour terminer la journée.

Château et Eglise d’Allagnat

Félicitations à Patrick à qui j’avais confié la carte en fin de matinée et qui a parfaitement géré le challenge dans un environnement pas toujours facile. Merci aux 3 courageux qui ont bien voulu m’accompagner malgré la météo annoncée.

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Jeu 28/08/2025 Rando Chaîne des Puys – Volvic

Animatrice : Mady
Nombre de participants : 12 animatrice comprise (7F- 5 H)
Météo : température douce, après midi en partie ensoleillée
Distance : 16,500 km
Dénivelé : 507 m
Durée déplacement : 3 h 50
Classement Atlas : facile
Voitures : 32 km pour 1 voiture de Clermont Fd, 70 km pour 2 voitures du Crest (140 km) soit au total 172 km et 2 voitures sur place

Préparation et rédaction : 3 h

ITINÉRAIRE : parking des sources, Tournoël, gorges d’Enval , Facemeunier, Croix de Saint-Priest, vallon entre le Viallard et la Coussedière, parking.

Une vigilance orange orage avec de fortes averses étant annoncée sur tous les départements auvergnats jusqu’à ce jeudi 12 h, avec une amélioration ensuite, je propose plutôt que de renoncer à sortir, une randonnée sur l’après midi. Un nombre suffisant de participants ayant répondu positivement à cette suggestion, c’est de Volvic que nous partons.

Un itinéraire où nous allons retrouver des lieux assez caractéristiques de ce secteur. Dès le départ, c’est la classique montée à la Vierge Noire qui surplombe le village puis le passage au château de Tournoël. Le ciel est encore chargé de gros nuages mais au fur et à mesure que nous progressons en direction des gorges d’Enval, la luminosité est plus forte et c’est sous les rayons du soleil qui percent au travers du feuillage que nous remontons le long de l’Ambène. Cf Wikipédia «Son nom vient du mot gaulois ambe qui signifie « rivière » auquel se rajoute le suffixe diminutif -ena qui en fait « la petite rivière ». Ce nom donnera celui occitan (Ambena repris tel quel) et celui français (Ambène)». Passages rocheux, passerelles, se succèdent avec en fond le bruit de la rivière.

Avec les orages de la veille, le niveau de l’eau est assez haut et nous empêche à 2 reprises d’emprunter les passages habituels. D’abord le franchissement d’un tronc d’arbre au lieu de le contourner en utilisant des pierres en bord de rivière, ensuite un passage à gué non traversable. Un demi tour s’impose vers la dernière passerelle toute proche pour remonter quelques mètres droit dans la forêt et retrouver le chemin. Mais cette augmentation du débit permet aussi d’avoir des cascades et cascadelles plus volumineuses. Si l’accès à la cascade du Grand Gornand est interdit pour cause de travaux, il nous reste celle du Petit Gornand proche du chemin.

Cascade du Petit Gornand

Après Facemeunier, c’est la remontée sur le plateau avec en perspective quelques volcans avant de replonger dans un petit vallon à l’accès bien protégé par la végétation et une dernière immersion en sous bois avant de retrouver des lieux plus fréquentés.
Merci pour votre participation et aux 2 pâtissières du jour, Caroline et Bénédicte.

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