Dim 27/09/2026 Rando Sancy – Guéry

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 5 animateur compris (3 F, 2 H)
Météo : Nuages et soleil – Vent du sud chaud soufflant par intermittence.
Carte :  IGN 2531ET
Distance : 24 km  
Dénivelée : 900 m  
Durée
: 7h45h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile reclassée Moyenne à cause du D+ constaté
Kilométrage auto : 88 km pour 1 voiture et 1 voiture sur place
Préparation et CR : 4h

Itinéraire : Cimetière de Laqueille (ou l’accueil du cimetière 😊), le Sapin, l’Espaverie, forêt du puy de Pretio, borne des Quatre Seigneurs, sommet puy Loup, sud vers piste ferme du puy May, parking du Guéry, lac, GR30, sommet du puy Gros, col de Saint-Laurent, piste NE du gîte de la banne d’Ordanche, les Razats, retour Laqueuille

C’est par un petit vent du sud soutenu que nous entamons à Laqueuille notre rando en direction du puy de Pretio que l’on peine à identifier dans cette longue bande forestière orientée NW-SE que nous pénétrons peu après l’Esparverie. Avant d’entrer dans les bois, nous faisons un peu de lecture de paysage sur une partie de la chaîne des Puys et le méconnu puy de Vivanson, beau cône strombolien à la carrière de pouzzolane encore exploitée. Une fois dans le bois de pins, nous sommes à l’abri du vent mais nous devons consentir à une montée ininterrompue de deux kilomètres environ. Parvenus à l’altitude de 1400 m, juste après avoir gravi le puy de Pretio sans trop nous en apercevoir, nous sortons du bois, au pied ou presque, du Puy Loup. Nous le montons pleine pente pour laisser la place sur la sente d’accès aux trailers du Sancy. Je ne le savais pas mais se déroulaient samedi et dimanche les courses du trail du Sancy. Je l’aurais su, j’aurais certainement choisi un autre parcours 😊 : nous « subirons » les coureurs jusqu’aux burons de la Montille, avant le puy Gros. Pour le moment, au sommet du puy Loup, nous pouvons admirer les foulées légères des cracs de la longue distance. Partis à 5h30 du Mont Dore, ils avaient déjà avalé plus de 40 km en moins de 5 h ! Tout le long de la descente du puy, nous aurons pu profiter des beaux paysages qu’offre le plateau du Guéry.

Plateau du Guéry

et d’images pittoresques des bêtes encore à l’estive telle cette queue de petits veaux devant la laiterie maternelle.

A part profiter du bon air en altitude, il n’y a plus beaucoup d’avantage à être à l’estive tant l’herbe est jaune et sèche n’offrant aucune satisfaction à ces pauvres bovins. Le beau temps a mis également pas mal de randonneurs sur ces chemins faciles . Nul doute qu’on sera plus tranquille quand la bise sera venue, le jeudi, le samedi 😊 ou le dimanche. Pour gagner le lac et pour ne plus subir la course, nous nous avançons au NE dans un enchevêtrement de sentiers pas très lisible et surtout pas représenté sur la carte… Nous finissons par arriver sur la route toute proche du parking. A l’entrée de Cap Guéry, la foule des grands jours nous pousse vers le lac heureusement à l’écart de toute cette effervescence. Ça tombe bien, c’est l’heure du déjeuner que nous prenons à la lisière du bois qui surplombe la plage nord du lac.

Nous repartons en suivant le GR qui longe le lac et continuons vers la ferme du Guéry. L’arrière garde des coureurs aux foulées de plus en plus lourdes est encore à nos trousses. Pour ne pas gêner la file ininterrompue des trailers, j’emprunte l’ancien sentier qui monte à l’ouest le long de la clôture. Le ciel s’est bien chargé en ce début d’après-midi et quelques gouttes timides nous mouillent à peine la peau. La pluie c’est jeudi a dit la météo et pas aujourd’hui 😁. Peu avant la montée au Puy Gros, nous imaginons facilement la joie des coureurs épuisés qui voient après tant d’efforts et de souffrance la Terre Promise à leurs pieds : on a effectivement à cet endroit une superbe vue sur le Mont Dore et sa belle vallée.

Le Mont Dore

Les chemins des uns et des autres se séparent et notre sentier retrouve d’un coup une quiétude habituelle ! Au sommet du puy Gros, les points de vue à 360° sont toujours aussi saisissants. Le puy May, autre beau dôme un peu moins élevé que le puy Gros a peu ou prou la même orientation et la même longueur que son voisin même si ce n’est pas forcément repérable sur le terrain. Ne seraient-ils pas presque contemporains et n’auraient il pas partagé la lave de la même chambre magmatique ?

La descente du Puy à l’W est toujours aussi pénible et difficile comme la montée peu après vers le Tenon et le col Saint Laurent sous un cagnard revenu. La Banne d’Ordanche pourtant toute proche est retirée du programme à la grande satisfaction de certain(e)s… Il ne reste plus qu’à suivre de bonnes pistes qui traversent de larges prairies occupées par des troupeaux importants et qui nous ramènent au NW vers les Razats et le grand herbipôle de l’INRAE puis finalement à notre point de départ.

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Jeu 24/09/2026 Rando Sancy – Le Vernet-Ste-Marguerite

Animateur : Yves
Nombre de participants : 13 animateur compris (10 F, 3 H)
Météo : ensoleillée
Distance : 23 km
Dénivelé : 600 m
Durée : 7h20 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 66 km pour 1 véhicule, 30 km pour 2 autres soit : 126 km
Préparation et rédaction : 4 H
 
ITINERAIRE :  Fohet, PC911, PC996, PPC1002, PC985, uy de St Roch, PC980, Ludières, PC1030, PC1035, PC1032, PC1037, la Croix du Pendu, Puy d’Alou,  PC1002, PC985, Freydefont, Cluchat, PC984, Prades, PC874, Puy de Fan, Fohet.

Temps agréable ce matin au départ de Fohet, la journée s’annonce agréable et pas trop chaude, enfin !  
Le village traversé, à la Croix de la Riveyre, nous abandonnons l’asphalte pour emprunter un large chemin d’exploitation. Sur notre gauche nous apercevons un discret terrain de motocross bien intégré dans le paysage, puis nous longeons le ruisseau de la Ribeyre, presque sec, avant de bifurquer plein sud direction le Vernet-Ste-Marguerite.

Sur la carte j’avais repéré un puy et j’ai voulu voir s’il était accessible. Entre diverses pâtures où se régalent de belles ferrandaises, nous arrivons au Puy de Saint Roch 1013 m notre premier mille du jour. Petit aller et retour car le chemin prévu a disparu. Un petit bout de route nous mène au Poteau de Ludières où d’anciennes caves à fromage désaffectées sont présentes et poussent notre curiosité à les explorer.

Contournement du Vernet

Nous contournons le Vernet par le nord, pour arriver à la Croix du Pendu proche du Puy d’Alou, ancien volcan aux formes régulières, deuxième 1000 m du jour. La montée se fait en hors-piste par le bois, et au sommet nous découvrons l’œuvre Horizon Sancy, “Paysage Respirant”. Cette œuvre célèbre le caractère vivant du paysage volcanique en prenant la forme d’un poumon stylisé, le vent ouvre et referme les écailles légères comme si l’ensemble respirait.

Paysage Respirant

L’endroit est idéal pour apprécier l’ampleur du panorama sur les vallées et les volcans voisins. Nous profitons de cette vue magnifique pour notre pause méridienne sous un soleil légèrement voilé.

Vue du Puy d’Alou

Douceurs consommées, nous repartons direction Freydefont, Cluchat, puis traversons la Monne proche de Prades. Dans ce hameau un gentil monsieur en pleine cueillette de prunes nous tend son panier et nous propose de nous servir copieusement. Chose faite, et après des remerciements chaleureux nous repartons. La montée au Puy de Fan n’est pas de tout repos, car depuis notre dernier passage avec Patrick, la végétation à repris le dessus malgré la sécheresse de l’été. Après un peu d’hésitation et quelques griffures de ronces nous sommes en haut de notre troisième puy, malheureusement pas un 1000 m mais un 966 m.

Fohet est à nos pieds, la descente n’est plus qu’une formalité et nous voilà de nouveau place de l’église où nos voitures nous attendent.

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Dim 20/09/2026 Rando Combrailles – Ebreuil

Animateur : Laurent
Nombre de participants : 10, animateur compris (5 F, 5 H)
Météo : chaud et ensoleillé
Distance : 23,8 km
Dénivelé : 585 m
Durée : 7H05 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 46 km pour 2 véhicules soit : 92 km
Préparation et rédaction : 4 H
 
ITINERAIRE : Parking Eglise de Ebreuil, pont sur la Sioule, D207, PC 316, Mont David PC360, Chateau Jaloux, GR 463, PC513, D207 PC529, les Boulards, Cote de la Garenne, les Naines, la Motte, PC349, St Quintin sur Sioule, AR au château, Cimetière PC336, GR300.

Journée du patrimoine oblige nous commençons par une visite de l’église Saint-Léger. L’abbaye Saint-Léger est fondée au Xe siècle, mais à la suite d’une décision de Louis XV, les bâtiments ont été détruits pour faire place à un hôpital des Charitains. Aujourd’hui, il ne reste rien de l’abbaye à l’exception de l’église abbatiale de style carolingien. Elle est la seule de ce style en Auvergne. Le clocher-porche à trois niveaux est de style roman. À noter les très belles peintures murales de la tribune. La nef possède cinq travées marquées par des piliers rectangulaires sans sculpture et un narthex à l’auvergnate (toute la largeur de l’édifice). Une charpente en bois protège cette nef carolingienne. Les magnifiques peintures murales romanes de la tribune représentent Saint-Austremoine, Saint-Clément.

Abbatiale d’Ebreuil

Après ce moment culturel, nous partons en traversant la Sioule où nous trouvons que le niveau d’eau est faible. Nous attaquons la montée vers Château Jaloux où aucun château ne pointe son nez. Nous montons dans la forêt où il y a de nombreuses traces servant aux motos cross. Nous redescendons dans un joli chemin entre les grands conifères. La tranquillité du lieu est troublée par une moto peu bruyante et respectueuse des randonneurs.
La pause déjeuner se termine par une crème anglaise, des gâteaux à la cerise et du café, devinez qui est le cuisinier et auteur de cette délicate attention… Nous remontons vers le hameau des Naines où un comité d’accueil nous attend pour nous dire que nous sommes sur une propriété privée. L’incident passé, nous repartons vers St-Quintin-sur-Sioule. Sur le chemin, nous croisons un Milan royal qui tourne au-dessus de nos têtes. Qui sera sa prochaine victime ? Notre objectif est un château qui se situe en bord de Sioule.

Chateau de St Quintin sur Sioule

Malgré les journées du patrimoine, il est fermé à la visite. Nous profitons d’une petite pause pour admirer son architecture et ses jardins bordant la rivière. Après un petit hors piste pour trouver un chemin, nous reprenons la route pour retourner vers le village. Nous retrouvons le GR300 qui nous ramène vers Ebreuil. Sur la fin du trajet, nous longeons la Sioule avant de retrouver les voitures.

Ancien Hopital des Charitain

Réponse à la devinette : Didier D., bien sûr !

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Jeu10/09/2026 Rando Sancy – Valbeleix

Animateur : Yves
Nombre de participants : 14 animateur compris ( 8 F, 6 H)
Météo : Frais le matin, soleil l’après-midi
Distance : 18 km
Dénivelé : 700 m
Durée :  6h30 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 110 km pour 2 véhicules, et  70 km pour 1 autre soit : 180 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : La Valette, Marcenat, le Vernet, Prat, Espadoux, Vabeleix, Vauzelle, rocher de l’aigle, Roche Nité, plateau de la Chavade, PC1118, PC1081, la Tourette, La Valette.

On apprécie la fraicheur ce matin au départ de la Valette, la côte direction Marcenat est face à nous et nous réchauffe d’entrée.
A l’entrée du village cap sud-ouest pour longer et remonter la Couze jusqu’à Prat où nous la traversons. Le sentier est agréable, boisé au départ puis à découvert après le Vernet. Les pâturages que nous apercevons sur l’autre versant ont reverdi copieusement et les vaches semblent se régaler.
Nous ne pouvons pas traverser le Valbeleix sans aller voir La Lanterne des Morts, rempart à l’emplacement de l’ancien cimetière. Cette tour maçonnée servait à déposer des lampes allumées : soit par coutume chrétienne, soit pour guider les voyageurs égarés par temps de brouillard.
A la sortie du village, la pente s’accélère pour rejoindre Vauzelle. Le sentier escarpé, un peu modifié par les forestiers, grimpe fortement en lacets juste avant de rejoindre la route. Route que nous évitons par un tronçon de hors-piste règlementaire.


L’effort nous fait oublier la fraicheur, le soleil a remplacé les nuages matinaux. Le Rocher de l’Aigle est maintenant face à nous et une montée tranquille, équipée de sautes barbelés, nous y conduit. Endroit idéal pour un pique-nique avec un 360° plus que lumineux, Dômes, Sancy, Cézallier etc… Les nuages jouent avec le soleil et par moment le vent s’en mêle et nous oblige à sortir la petite laine. Le ciel s’assombrit il est temps de repartir.

Le ciel s’assombrit

Sur le plateau de la Chavade, le vent nous taquine jusqu’à la Roche Nité où nous découvrons l’œuvre Horizon Sancy “AQUILA SERTA”. Cette immense serre de rapace faite de liège et de bois massif symbolise la présence et l’importance des rapaces dans le massif.

Le sancy entre les griffes

Devant cette œuvre monumentale l’humain parait tout petit.

A la Roche Nité, formation rocheuse qui contraste avec les prairies environnantes on apprécie la vue sur la vallée glaciaire du Valbeleix. Nous continuons sur le plateau de la Chavade en lisière de bois et de pente, le vent a cessé et le soleil a repris le dessus, la petite laine retourne dans le sac. Nous entamons la descente en bout de plateau sur un sentier très agréable, tapissé de feuilles, où les rayons du soleil essaient de se frayer un passage entre hêtres et chênes. Cela nous offre, par moment, un décor féérique mélange d’ombre et de lumière.

A la sortie du bois, dans une pâture vide d’animaux, nous essayons de trouver les vestiges archéologiques mentionnés sur la carte. Après quelques minutes de jardinage en hors-piste nous ne découvrons qu’une motte rocailleuse, dommage !
Nous finissons notre journée par la descente un peu raide sur la Valette où les dérapages raisonnent sur ce sentier caillouteux récemment écorché par un engin de chantier. Ouf ! pas de bobo, seulement quelques pas de dance maitrisés.

Petite rando ensoleillée dans l’ensemble pour une reprise en douceur, agrémentée des traditionnelles douceurs.

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Séjour n°13 du samedi 29 août au mardi 8 septembre 2026 GR10 3e épisode

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 5 H
Météo : Très ensoleillée et températures élevées – 1 journée complète de brume-bruine
Distance : 163 km
Dénivelé : 10302 m
Carte :  3537ET, 3637OT, 3536ET
Classement Atlas : HC
Kilomérage auto : 1000 km pour 1 véhicule + train + bus
Temps préparation et CR : 15 h

Jour 1 : Aulus les Bains – Marsoulis  – 19 km / 1300 m D+  / 1046 m D-  / 8h45 de déplacement

Nous voici de retour à Aulus deux ans après… Encore une belle distance jusqu’à Luchon et de belles grimpettes devant nous. Après une bonne nuit dans notre petit camping fétiche, nous rejoignons le GR juste après le centre thermal passé. Dès le premier mètre de chemin, ça grimpe et ça grimpera jusqu’au col d’Escots, 7 km plus loin et 1250 m de D+ plus haut. Le sentier s’élève donc d’abord dans l’épaisse forêt qui surplombe Aulus.  Une petite seconde d’inattention nous oblige à rechercher le GR quelques minutes. Drôle de début. On mettra ça sur le compte du démarrage et du poids des sacs,  environ 16 kg par marcheur: 8 petits dejs, 8 picnics et 7 dîners… La pente est raide. Heureusement, nous croisons un couple du cru qui monte également. On parle itinéraire et ours. Nous allons marcher dans la partie de l’Ariège la plus peuplée avec près de 100 individus. Le monsieur nous apprend que des effaroucheurs de l’Office français de la biodiversité pratiquent surtout l’effarouchage simple, à base de cris, coups de sifflet et cornes de brume, de lumière puissante et d’aboiements des patous. Peu d’armes utilisées dans le cadre d’effarouchage renforcé. Sur 10 ours rencontrés, deux à trois ne bougent pas. Munis de ces informations intéressantes et ayant retrouvé un second souffle d’après démarrage, nous continuons la montée à pas mesurés. Nous passons à côté de notre première cabane du séjour, la cabane de Bazets. Le sous-bois s’amincit, les fougères apparaissent, signe que les bêtes vont sortir du bois. Avant de retrouver des panoramas, nous faisons un petit détour vers la cascade du Fouillet, bien en eau. Nous approchons du verrou glaciaire et le sentier traverse le ruisseau du Fouillet en direction du col qui approche. Après la rudesse des premières pentes, la douceur d’un cheminement en balcon nous fait du bien. Quelques petits efforts encore et nous voilà arrivés sur les pelouses du col d’Escots. Il y a du vent et du soleil: parfait pour faire sécher nos tentes.

Un petit café pris au resto du col nous requinque pour l’après-midi et la longue descente qui s’annonce. Au sud, la piste qui passe à proximité monte au sud vers le cirque de Gerac et les pics voisins de Freychet et de Cerda. En quittant Guzet-Neige, dans la descente, nous commençons à deviner puis voir l’étroite vallée par-delà la crête au premier plan.

Cette vallée se ferme par le cirque de Cagateille et sa Pointe de la Hillette qui le domine. Nous avions arpenté ces chemins de la Liberté lors d’un précédent séjour dans la vallée d’Ustou toute proche. On devine bien un peu plus au SW le port et le pic de Couillac. En avançant encore un peu au NW, on se met un peu plus dans l’axe de la vallée d’Ustou et c’est alors le port de Marterat qui se dévoile. Encore une rando qu’on avait faite 😀l’Espagne est juste derrière cette ligne de crête ! Mais concentration sur la descente plutôt que sur ces belles cimes frontières ! A notre NE, on aperçoit une belle concentration de chalets parfaitement intégrés dans les bois qui enserrent Guzet: c’est la station de Prat Mataou. Après une heure et demie de descente, nous entrons dans la vallée d’Ustou, près de St Lizier. Petite pause au camping pour se désaltérer et nous entamons la dernière partie de la rando en direction de Marsoulis, à l’ouest de notre vallée. Après deux heures de descente, il faut remettre le bleu de chauffe pour grimper vers ce hameau. Nous suivons une large piste-route qui dessert quelques belles propriétés. A partir de là, il nous faut trouver notre bivouac: à l’écart du passage, prairie suffisamment plate et cours d’eau à proximité. Il faudra pousser la rando encore un peu avant de trouver notre lieu de résidence avec ces trois critères remplis. Quelques parties de CHIPS (super jeu de voyage) et un bon repas plus loin, nous pouvons nous endormir pour une nuit réparatrice.

Jour 2 : Marsoulis – cabane de l’étang d’Areau – 20 km / 1800 m D+ / 850 m D- / 9h15 de déplacement

On s’était couché sous un temps ensoleillé la veille, on se lève sous un ciel bas, enveloppés de brume. Température en baisse, il faut pourtant y aller. Il nous faut d’abord rattraper le GR qui passe bien au-dessus de notre bivouac. Un peu de hors-piste s’impose. Une fois sur le chemin, nous rencontrons aussitôt de fortes pentes dans la forêt qui ont vite fait de nous réchauffer. Heureusement le sentier est bien tracé et la forêt de hêtres nous rappelle les nôtres. Après 600 m de grimpette en moins de 3 km nous atteignons le col de la Serre du Cot à 1546 m.

Col de la Serre du Cot

C’est le GR 10, après une montée vient de suite une descente. Celle-ci nous mène jusqu’à Couflens sur la route de Salau. Nous traversons plusieurs hameaux minuscules aux maisons ruinées mais plus bas les hameaux sont habités et les maisons restaurées ou en voie de l’être. Cheminement agréable sur un sentier pierreux pour résister aux passages. Sûr que les flancs de la montagne étaient cultivés en terrasse car quelques murets subsistent encore. L’ardoise est omniprésente: le sous-sol est fait de schistes ardoisiers. Le matériau était proche… Nous faisons une petite halte au gîte de Rouzé d’en Bas. Nous admirons le potager qui est d’une luxuriance folle. On avait oublié qu’un potager pouvait être aussi vert ! Un ruisseau bien en eau coule à deux pas, ceci expliquant cela. La ferme abrite de beaux animaux dont deux magnifiques porcs noirs qui s’ébrouent sur de belles pentes boueuses rien qu’à eux. Plus loin sur le chemin qui s’est aplani à l’approche de Couflens, un gros bœuf écossais nous barre le chemin, son compère est un peu plus bas dans un pré. La bête est pacifique et répond bien à nos “sollicitations”. Nous arrivons peu après à Couflens sur la route entre Seix et Salau. Salau et sa mine de tungstène dont l’exploitation a cessé au début des années 70 et dont on annonce aujourd’hui la remise en route après son rachat par un consortium canado-australien. Les recours sont toujours à l’instruction mais l’indépendance énergétique n’ayant pas de prix…. Ça fait mal d’imaginer cette tranquille vallée du Salat traversée par des norias de camions. Couflens et son étroite rue principale à peine parcourue, il faut recommencer à monter. Et ça ne s’arrêtera que 8 km plus loin et 1000 m plus haut. L’ascension  commence sur une petite route qui dessert quelques hameaux de fond de vallée. Nous prenons notre pause déjeuner à Raufaste et profitons d’une petite accalmie de la pluie pour essayer de faire sécher nos tentes. Un peu plus haut, à Faup, autre hameau, nous trouvons une petite boutique pour se réapprovisionner, sans surveillance et en accès libre avec la confiance du propriétaire que les randonneurs paieront bien ce qu’ils ont acheté. Petite épicerie où le GRtiste trouve tout ce dont il a besoin. La montée au col de Pause se fait sur une belle piste qui permet aux bergers / propriétaires et autres personnels des Eaux et Forêts de monter plus vite dans les estives. 2 km après le col où nous avons fait une bonne….pause, nous parvenons à notre bivouac, la cabane d’Areau. Il bruine toujours et la fraîcheur va finir de nous pénétrer quand on s’arrêtera de bouger. La cabane est vaste mais fermée. 😭Rien ne se prête à un bivouac de 5 tentes aux alentours. J’ai repéré au-dessous un parc à moutons avec une bonne surface et propre. Je suis le seul convaincu, les collègues ne veulent pas dormir en prison. Un km plus loin et avec encore de la dénivelée, il y a l’étang d’Areau et une cabane… A regret je quitte mon enclos et les suis de loin… Après de rudes pentes, l’étang et la cabane qui le domine apparaissent. Elle a l’avantage d’être équipée d’une terrasse protégée et d’une grande table.

La cabane à l’étang d’Areau

On dispose nos tentes comme on peut sur un petit périmètre. Après une toilette plus ou moins poussée selon chacun, c’est l’heure du repas bien mérité pris en compagnie d’un randonneur québécois très sympa avec qui on a échangé sur un tas de sujets dont Robert Charlebois. Je me suis endormi en pensant à Lindbergh….

Jour 3 : cabane de l’étang – Aunac – 21km / 390m D+ / 1500 m D- / 8h de déplacement

Peu de montée aujourd’hui mais une longue descente jusqu’à la route de Seix. Après une journée hier sans rien voir, le ciel est dégagé ce matin. Tout l’environnement de la cabane se dévoile sous un autre jour… Nous commençons par une petite grimpette dans les rochers et les pelouses. Tout doucement, le Vallier se dévoile : d’abord la crête sommitale puis l’édifice complet jusqu’à sa base une fois parvenu à notre point haut de la journée à près de 2000 m.

Vue sur le Vallier

Nous progressons à l’W et les grandes barres rocheuses de Lanet Clau et des Cuns d’Aula au sud nous dominent. La TransPyr (nouveau nom de la HRP) y passe… Le paysage mérite bien quelques minutes de contemplation avant d’entamer la longue descente vers la cabane d’Aula. Après quelques minutes, on devine bien le vallon de Peyre Blanc et la légère sente qui est partie de la cabane jusqu’au col de Peyre Blanc à 2627 m. C’est une façon de monter au Vallier sans prendre le chemin classique par le refuge des Estagnous. Le couloir de Peyre Blanc qui permet d’accéder au col est truffée de gros blocs que l’on voit bien de notre position. Au col, on doit progresser vers le Petit Vallier et le col de Faustin d’où l’on rejoint la voie classique et sa dernière rampe avant le sommet à 2839 m. Je me promets de faire cette rando un de ces jours… Pour l’heure la descente continue par un sentier bien tracé qui serpente dans la pente sans jamais fatiguer. Pas d’eau à la cabane mais on trouve la source un peu plus bas, sur la droite du GR. Nous descendons en suivant le ruisseau de l’Artigues, tantôt à sa hauteur, tantôt en surplomb. Vers la cabane du même nom, on est sur un vaste replat où broutent tranquillement un troupeau de chevaux plus ou moins sauvages. Face à la cabane, au nord tombe la majestueuse cascade d’Arcouzan.

Cascade d’Arcouzan

La sente parait longue jusqu’à la pause méridienne que certains prennent les pieds dans l’eau. En début d’après-midi on quitte les sentes étroites du matin pour marcher sur des chemins plus larges qui se transforment en petite route en amont du hameau d’Estours. En aval du hameau la route est bouchée : des travaux de nettoyage du flanc de montagne est en cours et d’énormes blocs de pierre parsèment la chaussée. Peu après, c’est le hameau de Couflens de Betmajou qui marque la fin de la longue descente de 10 km et où l’on trouve encore une petite épicerie en libre-service mais beaucoup moins pimpante que celle de la veille à Faup 😊. Nous empruntons alors un tout petit tronçon de la route qui va à Seix avant de finir par la remontée à Aunac en suivant une petite route et une piste jusqu’au col de l’Oule et Aunac quelques centaines de mètres plus loin. Pas de bivouac sauvage à Aunac mais un gîte qui nous propose un espace de camping économique avec toutes les commodités. Ce soir, on ne mangera pas de lyophilisé, ni de purée mousline / saucisson mais un bon plat de rougail -saucisses arrosé d’un beau vin de Cahors.

Jour 4 : Aunac – cabane de Taus du Vallier  – 20 km / 1750 m D+ / 750 m D- / 8h15 de déplacement

Une journée longue encore aujourd’hui ! Celà commence en douceur par une petite descente au départ d’Aunac vers le ruisseau d’Esbints puis par une sente en balcon en légère montée au-dessus du vallon où coule le ruisseau. Après 5-6 km, à hauteur du gîte d’Esbints (où le responsable nous recommande de mettre des pastilles de micropur dans l’eau de source qui jaillit là), la pente se cabre soudainement et reste rude jusqu’à la cabane de Tariolle, 3,5 km plus loin. Peu après, au début des prairies d’estive, le grondement des motos nous dit que le col routier de la Core approche.  Du col la vue porte à 360° sur tout le Couserans. Au sud, on distingue facilement le mont Valier et le col du Cruzous. Le col de la Core est un point de départ pour de multiples randonnées et nous croisons des gens sympas dont un couple garé à proximité qui ravitaille en eau un de nos collègues. Un panneau nous apprend que le GR est dévié après le col d’Auréole à 3,6 km de notre position. Cela remet en cause notre bivouac du soir prévu à côté de la cabane d’Aouen. Pascal qui a découvert un site bien fait et très complet sur les cabanes et refuges des Pyrénées nous indique une cabane accessible sur la portion déviée. Ce peut être la cible de l’après-midi mais pour le moment il faut se remettre en route en direction du col.  Le sentier suit une courbe de niveau et offre un petit répit. Lorsque la vue est dégagée, la vallée de  Bethmale apparaît avec de grandes échappées au nord. Nous progressons le plus souvent dans une petite forêt de sapins à l’ombre rafraîchissante.  La progression en est facilitée et à mi -chemin du col nous nous arrêtons pour prendre notre déjeuner.  Heureusement, à la reprise, la pente est légère et laisse le temps à la digestion d’opérer 😊. Seul bémol, le col se dérobe toujours, on croit y parvenir mais ce sont toujours des mouvements de terrain trompeurs. Finalement on le voit presque à la fin de la montée. Bonne nouvelle, une source nous attend un peu plus loin sur ce petit plateau sommital. Le rafraîchissement est le bienvenu car à plus de 1700 m, la chaleur est bien présente.

Col d’Auréole

Le GR a été détourné à partir de ce col car un incendie récent a fragilisé le sol  et des risques de chute de pierres menacent le sentier passant en contrebas. Ce détour va nous rallonger le parcours sachant qu’il reste encore plus de 600 m de D+ à avaler. La sente est néanmoins balisée PR. La suite sera donc une alternance de petits coups de cul et de parties plus planes dans un terrain minéral.

A l’est, au-dessus de nous une grande barre rocheuse nous surplombe avec de petits pics (tucs) culminant à plus de 2400 m. Un peu plus loin, à l’approche  du col de la Crouzette, nous tombons sur une petite caravane. C’est un groupe de propriétaires et leurs mulets qui apportent un gros ravitaillement à leurs bergers à la cabane d’Espugues un peu à l’écart de la sente. A priori, ce sont de bons vivants et l’apéro devrait durer un moment… Une fois le travail accompli et les bêtes dans leur enclos of course. La fin de la rando approche mais la descente vers la cabane du Taus est piégeuse et la sente peu évidente. Une dernière barre rocheuse franchie et la cabane apparaît sur un grand replat. Elle est occupée par un couple de jeunes locaux venus se mettre au frais pour quelques jours. Ingénieurs de formation, ils sont maintenant tisserand et vannière à Bethmale et vivent très chichement…. Après cette grosse journée, le repas sera serein, plus que le début de nuit troublé un long moment par des chevaux qui se sont mis en tête de slalomer entre nos tentes…😁

Jour 5 : cabane du Taus – cabane de l’Arech – 20 km / 1526 m D+ / 1790 m D- / 8h de déplacement 

On quitte à regret notre bivouac et nos amis d’un soir sous un beau soleil pour une journée à grosses descentes… Nous continuons la variante de la veille par une toute petite montée et un début de descente jusqu’au Cap des Lauzes où nous retrouvons le GR. La sente forme de beaux S et est très agréable à suivre de bon matin. Je me suis arrêté pour envoyer quelques SMS et les autres ont pris pas mal d’avance. Je presse le pas pour les retrouver près de la cabane d’Aouen blottie contre un versant escarpé. Nous aurions eu du mal à caser notre bivouac si nous avions suivi le GR comme prévu …. La vue sur le fond de la vallée profondément encaissée donne le vertige. La pente du sentier justifie le beau tracé tout en S qui rend la longue descente presque confortable. Parvenus dans la vallée après 5 km , une piste le long du Riberot nous amène à la grande Maison du Vallier. Petite pose salutaire avant d’entreprendre la rude montée vers le Tuc du Coucou 950 m plus haut et moins de 4 km plus loin. Comme tous les jours, nous rencontrons peu de randonneurs sur notre GR et en majorité ils viennent tous de l’Atlantique ; la plupart voyagent seuls. Après un premier km où le sentier montait droit dans la pente, la suite est moins raide mais exige de bien pousser sur les bâtons. Les cabanes filent les unes après les autres. Cabanes de l’Artigue, du Trapech du milieu du Trapech d’En haut et du Clot du lac où nous finissons par manger. La moitié de la rando du jour est derrière nous et restent quand même une grande descente en plein cagnard et une dernière montée vers notre cabane d’Arech et le bivouac. Peu après le repas, nous passons près de la cabane du Besset devant laquelle un troupeau de chevaux forment un cercle en plein soleil. Quelle est la signification d’une telle géométrie ? Nous essayons de gagner au plus vite la partie forêt de la descente car la chaleur est forte en ce tout début septembre. Nous buvons beaucoup et il nous tarde de trouver une source ou un torrent. Presqu’au bas de notre descente, nous tombons sur un ruisseau qui se jette dans l’Orle, le ruisseau qui irrigue la vallée. Au ruisseau ou à la source, ce sont toujours les mêmes gestes qui prennent  du temps : filtrage ou pastilles… Je suis le seul à ne pas avoir de bouteille de filtrage donc j’en prends pour une heure à chaque fois sauf quand des collègues serviables me prêtent leur filtre voire me filtre l’eau 😉 De là-haut on discernait bien une piste qui semblait se diriger vers l’implantation supposée de notre cabane mais son point de départ paraît plus bas dans la vallée. Soupirs… Encore de la distance avant la montée finale ! Heureusement le GR est bien conçu et nous trouvons une passerelle qui traverse le ruisseau de l’Orle plus haut dans la vallée. Dans la continuité, une sente se dessine qui monte progressivement dans une belle forêt de hêtres. Dans sa partie terminale, elle avale les 200 m de D+ restant par une série de petits S très serrés qui nous mènent (presque sans effort) sur la piste qui nous parait presque plate et qui mène à la cabane de l’Arech.

Direction cabane de l’Arech

Sur cette photo on voit bien en zoomant un peu les « S » terminaux, la piste et notre cabane d’Arech. Nous y trouverons un berger et trois randonneurs qui viennent d’Hendaye. Ils nous proposent d’occuper les deux places restantes mais nous préférons planter notre bivouac un peu plus bas. Ce soir-là, outre la bonne bière vendue opportunément par le berger, nous aurons droit à un cours de descente d’estives d’un troupeau de 800 bêtes, donné par une bergère et ses chiens ! Quel spectacle apaisant avant le dodo 😊

Jour 6 : cabane de l’Arech – refuge de l’étang d’Araing -16 km / 1500 m D+ / 300 m D- / 8h45 de déplacement

Nous voilà repartis ce matin en forme après un beau bivouac. Le troupeau est remonté pâturer un peu plus tôt. Il occupe rapidement une grande partie des pentes autour de la cabane. La montée au col de l’Arech, au-dessus de la cabane, se fait à bonne allure. Au col, nous croisons le berger, peu disert ce matin. Il nous demande de couper dans la pente pour ne pas gêner ses bêtes qui occupent le GR. Nous lui obéissons sans discuter. 😁Au début de la descente, nous avons déjà Eylie en point de mire, pourtant si loin, si bas dans la vallée… Les premiers vestiges de l’exploitation minière de la montagne apparaissent peu après l’abri sous le col: rien que des câbles et des pylônes  rouillés. A l’approche du hameau, deux éclaireurs partent vers le gîte pendant que j’attends un collègue retardataire. Je rate la bonne bifurcation et nous arrivons finalement au Bocard d’Eylie, plus bas, devant les ruines des bâtiments d’exploitation des mines de Bentaillou que nous atteindrons en début d’après-midi. On a extrait 1000 m plus haut en pleine montagne et pendant un siècle environ du blende (zinc) et du plomb argentifère. Les terres extraites là-haut étaient transportées par un réseau de câbles aériens et de transbordeurs vers Eylie où elles étaient nettoyées dans les bâtiments que nous longeons. Nous revenons sur nos pas au prix de quelques mètres de D+ en plus et nous retrouvons le chemin du gîte où nous attendent les collègues. Le gîte est fermé mais le plein d’eau est effectué à sa fontaine. Nous sommes au pied d’une montée ininterrompue de 6 km et de près de 1350 m de D+ ! Beau programme avant d’arriver au refuge de l’étang d’Araing ! Jusqu’aux mines, la pente est assez raide et ne laisse pas beaucoup de répit. Les ruissellements sur le sentier ne facilitent pas la progression. Nous ne sortirons pas de la forêt avant le déjeuner malgré nos efforts. Nous mangeons donc dans la pente aussi bien installés que possible. Malheur à celui qui laisse échapper sa bouteille d’eau sur la sente  (moi !!)😊. Ragaillardis par la pause, nous avalons les derniers 300 m de dénivelée avant de sortir de la forêt et d’atteindre les premiers vestiges de la mine, à la station La Rouge. Il faut se hisser plus haut encore pour atteindre la station Narbonne et le gros des bâtiments ruinée.

Vestiges de la mine de la Rouge

Nous remontons le long d’une grande barre rocheuse percée à 100 m de distance par des entrées de galeries fermées par des plaques d’acier. A l’époque, 10 km de galeries furent creusées sous la montagne, à près de 2000 m. A l’apogée de l’exploitation en 1907, la mine employait près de 500 ouvriers dont la plus grande partie vivait autour des mines,  coupés du monde pendant 8 mois de l’année. L’exploitation cessa en 1963. Il faut imaginer les conditions de vie de ces hommes surtout en plein hiver ! Un musée retrace cette épopée à Eylie.  Pendant toute la traversée de ces vestiges qui n’ont jamais été nettoyés, on fait face à une montagne défigurée.  On continue à prendre de l’altitude mais souvent, la sente se discerne mal et la confusion avec le balisage du GR T51 nous met sur une fausse piste. Ce n’est qu’une fois parvenus à la stèle commémorant la disparition de 3 employés d’EDF (on ne dit rien des circonstances de leur disparition…) que nous sommes certains d’être sur la bonne sente. La chaleur est accablante et l’ascension n’en finit pas. C’est donc avec soulagement qu’on atteint le point haut du jour à 2222 m peu après. Ce décor de ruines et de montagne souillée comme un décor de Far West me laisse un goût amer même si en levant un peu les yeux on aperçoit au-dessus de ce désastre le pic de Maubermé culminant à 2880 m. Il est enfin temps de basculer vers l’étang d’Araing et son barrage 400 m plus bas.

L’étang d’ Araing

C’est avec un certain plaisir qu’on atteint le refuge perché au-dessus du lac. Trois éclaireurs ont pu faire trempette en nous attendant. 😁La bière et le bon repas pris au refuge finiront de nous réconforter après cette journée harassante. 

Jour 7 : refuge de l’étang d’Araing – Fos  – 16,3 km / 240 m D+ / 1600 D- / 7h45 de déplacement

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : que de la descente ou presque aujourd’hui. Des vacances en somme ! On comptera pour presque rien la montée du refuge au col d’Auéran,150 m plus haut. De là, une sente part en direction du pic de Crabère, 500 m au-dessus de nous. Des personnes rencontrées au refuge ont décidé de le grimper : pas nous 😊 Nous préférons plutôt suivre le beau cheminement au NW qui file en très légère descente vers la grande cabane d’Uls occupée par deux bergers. Nous voyons l’un d’eux couper les sentes en courant pour se positionner en contrebas près de ses bêtes. Le GR coupe presque le troupeau et les patous nous font bien comprendre qu’il faut passer son chemin sans discuter. Ils opèrent une sorte de tenaille qui nous pousse naturellement loin de leurs protégés. Beau spectacle !  Comme tout ce qu’on voit autour de nous car le regard porte loin : une grande muraille au SW formée de plusieurs petits pics dans l’alignement avec le pic de Crabère. Des pentes très boisées au NW avec un trait de vallée profonde qui se révèlera être la vallée où coule la jeune Garonne… Quand nous quittons ce beau promontoire, nous tombons sur de fortes pentes qui nous font passer un verrou rocher prononcé avec de l’eau à tous les étages dont la cascade d’Auède bien alimentée. Passé ce tronçon difficile, nous retrouvons plus bas une belle allée forestière qui sent la montagne habitée. Plus nous descendons, plus l’habitat se révèle, ruiné ou en bon état. La toponymie qu’on lit sur la carte montre un grand nombre de hameaux ou fermes isolées. Avant la forêt, l’agriculture vivrière devait dominer dans cette petite vallée.  Les gîtes succèdent aux résidences secondaires. Nous mangeons à la fin du chemin juste avant la route bitumée qui va nous mener après quelques km à Melles, village de Haute-Garonne connu pour avoir été le premier site d’implantation de l’ours en 1996. La route qui continue jusqu’à Fos plus bas est un four. Des randonneurs rencontrés sur les étapes précédentes nous ont parlé d’un espace de bivouac dans le village près de l’école. La rentrée scolaire vient d’avoir lieu et a dû mettre fin à ce service proposé. Et bien non, le camping est toujours possible dans la cour de l’école des filles désaffectée ; seule l’école des garçons est occupée par une classe unique dont l’instit habite un appartement dans le groupe scolaire.

Le temps de planter le bivouac et nous filons en direction de la Garonne dans laquelle nous prenons et bon et long bain réconfortant. La soirée sera à l’unisson de ces beaux moments de détente. La journée de demain sera le dernier gros morceau à avaler…

Jour 8 : Fos-cabane de Saunères  – 17 km / 1750 m D+ / 640 m  D- / 7h45 de déplacement

Dernier morceau de « bravoure » aujourd’hui. De Fos on devine bien l’effort à fournir pour passer cette grosse bosse à l’ouest de la ville. En fait, il nous faudra 6 heures de montée ininterrompue pour parvenir au second point haut de la journée au col d’Esclot d’Aou à 2093 m. Avant cela, nous quittons Fos en suivant le canal d’alimentation hydro-électrique pour nous présenter peu après au pied de la crête de Sacaube, au pied d’un bien bel épaulement ! Nous sommes partis avec une heure d’avance sur notre horaire quotidien pour profiter de la relative fraicheur matinale. La montée toute entière dans la forêt se fait par un beau chemin pentu mais bien dessiné. Après près de 950 m de D+ la sente redescend vers le ruisseau de Parlaquère où nous aurions dû faire un peu d’eau. Puis la sente remonte jusqu’à la cabane d’Artigue 100 m plus haut. Avant la cabane, nous tombons sur le corps d’un chevreuil égorgé qui barre la sente : nos enquêteurs se perdent encore en conjectures sur les cause de la mort 😊 … A la cabane, pas d’eau. Il faut monter encore un peu plus pour recroiser à nouveau le ruisseau. Cette fois-ci pas d’hésitation ! Nous faisons tous le plein d’eau : au moins 2,5 l par personne. Un couple rencontré à Fos nous dépasse avec leur chien. Ils sont partis de Wissenbourg au nord de Strasbourg en suivant le parcours de l’Hexa Trek qui va les mener à Hendaye. La littérature nous apprend que la distance totale du parcours est de 3012 km pour 146719 m de D+ !!!  Ils sont donc « presqu’arrivés ». Ça me fatigue rien que d’y penser. Vu leur cadence de marche nous les laissons filer. Une demi-heure plus tard, la cabane des Courreaux marque la sortie de la forêt et la pause repas ! Mais il reste encore plus de 600 m jusqu’au col. Ils sont finalement avalés sans trop de mal même si, comme souvent, le point haut se dérobe souvent au regard. Finalement le col d’Esclot d’Aou est franchi vers 14 h. Le plus dur est fait même si des bosses vont se présenter jusqu’au pic de Bacanère à 2193 m qui est le point haut du jour. Ce ne sera plus que de la descente jusqu’à Luchon le lendemain. Pendant 3, 4 km avant le pic, nous marchons le long de la frontière avec des bornes (de 405 à 399) qui jalonnent le GR. Nous nous approchons du but, la cabane de Peyrehitte, un peu à l’écart du chemin. Las, il n’y a pas d’eau et les abords sont recouverts de crottes de moutons. En fait tout le secteur est impropre au bivouac. Il faut consentir à 2 km de plus pour parvenir à la cabane de Saunères auprès de laquelle la carte montre la présence d’une fontaine… Pascal et Pierre partent en reconnaissance et trouvent effectivement la fontaine en contrebas. L’emplacement est magique (1000 m en surplomb de Luchon), il y a de l’eau et à peine de quoi mettre trois tentes sur une sol à peu près plat.

Cabane de Saunères

Ça tombe bien, la cabane est ouverte, propre et propose deux couchages que nos deux éclaireurs ont bien mérité d’occuper 😊. Notre dernière soirée en altitude sera douce et déjà baignée d’une petite nostalgie de fin de séjour…

Jour 9 : cabane de Saunères  – Bagnères de Luchon– 13 km / 46 m D+ / 1080 m  D- / 4h de déplacement

Dernière demi-journée de rando ce matin. Nous prenons donc notre temps pour lever le bivouac… Descente tout le long. Nous profitons d’un petit promontoire pour avoir un dernier regard sur la vallée de Luchon vue d’en haut.

Vallée de Luchon

Puis une large piste nous amène dans le charmant village d’Artigues (encore un Artigue qui signifie dans un large SW : espace récemment défriché) dans lequel nous déambulons tranquillement. Sa petite église et son cimetière sont tellement accueillants… Quelques bergeries occupent encore le village. Dès la route quittée, la sente descend brusquement par de larges « S » en direction de Sode dans un sous-bois de petits chênes et de noisetiers.  Puis le GR joue avec la route qu’il coupe avant chaque virage…. jusqu’à Juzet de Luchon. Ca y est, nous sommes dans la vallée et plus de montée jusqu’à l’année prochaine 😊. Il est temps de prouver que nous sommes bien allés jusqu’au terminus annoncé dès l’automne dernier et de clore ce long CR.

Séjour classé hors catégorie car 6 étapes à plus de 1300 m D+ dont 5 à plus de 1500 m D+. Bonne entente et entre-aide entre les participants. Un régal de séjour. 

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Séjour n°12 du samedi 22 au samedi 29 août Massif du Montcalm

Animateur : Yves
Nombre de participants : 12 animateur compris (7 F, 5 H)
Météo : ensoleillé dans l’ensemble
Distance : 72 km
Dénivelé : + 6500 m / – 6430 m
Durée :  47 h de déplacement pauses comprises
Classement Atlas : moyen à difficile
Kilométrage auto : 3540 km pour 3 véhicules
Préparation et rédaction : 50 H
 
– Jour 1 : trajet Clermont-Ferrand / Marc 09220 Auzat  520 km 7h30

Nous arrivons en Haute Ariège en fond de vallée de Vicdessos, au pied du massif du Montcalm, que nous allons découvrir cette semaine.

– Jour 2 : 12 km  + 1100 m   – 1100 m   8h35

Aujourd’hui journée des étangs (ou lacs). Nous gagnons les Orris du Carla (abris de berger en pierres sèches) à l’extrémité sud de l’Etang de Soulcem : lac de barrage formé suite à la construction du barrage du Pla de Soulcem de 1980 à 83 alimenté par le ruisseau éponyme. Après quelques explications nous voilà partis le long du ruisseau de Soulcem sur ce vaste plateau autrefois voué au pastoralisme où sont encore présents de nombreux orris çà et là. Un troupeau de Gascogne gris clair, et de Mérens à la robe noire, nous ignorent au passage. 
A la cascade de Labinas une odeur désagréable vient perturber notre odorat, pourtant point de bête crevée à proximité, question ??
La progression plein sud au dénivelé régulier continue gentiment le long du ruisseau. 

Face à l’orri des Estrets direction sud-ouest, le sentier qui serpente s’élève brutalement et nous conduit, après une petite pause à mis pente, à l’étang de la Soucaranne dominé par le pic du même nom qui se reflète dans une eau transparente. Deux ou trois escalades de rochers nous évitent de passer trop près du bord. Nous sommes à quelques encablures du Port du Bouet frontière avec l’Espagne.

Il est bientôt midi nous décidons d’aller manger à l’Etang de Roumazet tout proche. Petit ressaut passé, nous dominons ce deuxième lac plus petit, presque parfaitement rond, entouré d’une végétation verdoyante. Malheureusement, suite à une interdiction de la commune sur ce secteur, on ne pourra pas faire trempette, ne serait-ce que les pieds, pendant le pique-nique. Pendant la pause nous essayons de repérer le sentier qui nous conduira au prochain étang, pas facile à voir mais pourtant il existe. Après 300 m positif, difficile en pleine digestion sous le soleil, nous surplombons les étangs de la Gardelle à l’eau verte, bleue ou grise car ici quatre lacs s’étalent sous nos yeux entre pics, pointes et sommets en tout genre. 

Etang de la Gardelle

De là 900 m de négatif nous attendent pour regagner la vallée. La descente est régulière sur une sente étroite mais bien marquée. Avant les voitures il nous faut traverser le fameux ruisseau qui alimente la retenue par une passerelle également empruntée par les vaches en liberté. Un gentil monsieur nous viendra en aide car les bêtes apeurées par la dégradation de la passerelle sont pétrifiées et n’osent avancer.

Vaches sur la passerelle

Première journée de mise en jambe dans un environnement déjà de haute montagne, enrichi par tous ces étangs plus jolis les uns que les autres.

– Jour 3 : 10 km  + 850 m   – 950 m   7h

Ce matin, nous nous éloignons du massif du Montcalm pour visualiser, d’un célèbre sommet du Couserans, les sommets des jours suivants. Face au parking du port de Lers, bien connu des cyclistes professionnels, on aperçoit une petite sente assez raide. On débute doucement, chacun à son rythme, pour une montée jusqu’aux crêtes. Vers 1900 m le chemin s’adoucit pour laisser place à une large vue sur les sommets environnants avec le pic des 3 Seigneurs qui trône en maître. On en prend plein la vue, régal !
Du pic de Fontanette au pic de Barrès le sentier monte et descend parmi les rochers sur la crête. Parfois nous contournons sur la gauche ou la droite mais toujours avec précaution afin de ne pas se trouver face à un rocher infranchissable. On arrive au point de jonction pour rejoindre le Pic, un peu d’hésitation, car suite à un éboulement le tracé a été modifié et l’ancien n’a pas été effacé.
La trace monte à pic entre les rochers il faut mettre les mains. Par trois fois on a cru être arrivés, illusion d’optique. Seules les 3 croix nous confirment que l’on a atteint le sommet. La légende raconte que les trois seigneurs des vallées voisines se retrouvaient là pour définir leurs droits respectifs.

Au sommet des 3 Seigneurs

Retour au point de jonction pour le déjeuner, puis direction l’étang d’Arbu. On se laisse doucement guider par les marquages et les cairns en désescaladant les rochers prudemment, jusqu’à découvrir soudain l’étang précité au creux du vallon.
Quelques nuages ont apparu dans la descente et à l’étang les premières gouttes arrivent, on ne s’attarde pas. Nous pressons le pas avec attention car les glissades sur les pierres mouillées commencent. Sur notre droite le déversoir du lac nous offre une magnifique cascade que nous prenons à peine le temps de contempler car les gouttes se transforment en grésil.
Au pont de Ganioule nous délaissons les cailloux pour un chemin plus confortable, et retrouvons quelques arbres absents depuis ce matin. La pluie s’intensifie. Les chauffeurs courent pour approcher les voitures car nous sommes tous bien trempés et par chance se sera la seule fois de la semaine.

– Jour 4 : 8 km   + 1300 m   – 110 m   5h50

Traversée de Marc par le GR10 puis direction ouest par un petit chemin très agréable en forêt qui nous conduit à l’Artigue, hameau de quatre ou cinq maisons au décor original et admirablement entretenues. Nous continuons direction les cascades. Après avoir aperçu la première sans prétention nous continuons vers une deuxième beaucoup plus importante légèrement cachée derrière une végétation abondante. Photos prises nous retournons par une petite sente escarpée vers le GRT retrouvé dans le bois de Fontanal, axe principal pour le refuge du Pinet. Dans le bois, de rudes lacets jonchés de racines protubérantes nous font transpirer. Pause à la lisière du bois pour un pique-nique à l’ombre. Encore deux trois efforts et l’on arrive aux orris du Pla de Nouzère avec une belle vue sur le massif de Bassiès.

Le sentier s’élève fortement avec divers passages de rochers, on passe un ruisseau, au dessus d’une source, un petit raidillon et nous arrivons sur une croupe. Après plusieurs replats et grimpettes on peut observer sur notre gauche l’Etang Sourd et sa cabane. On cherche le refuge, on le devine mais on ne le verra qu’après avoir passé le déversoir de l’Etang du Pinet. Ca y est on le découvre enfin avec l’étang à ses pieds.

Arrivée à l’étang du Pinet

Nous arrivons donc en milieu d’après-midi, toujours avec un temps idéal, soleil et température raisonnable, à cet étrange bâtiment , belvédère à 360° sur ce paysage minéral. En fin d’après-midi le brouillard commence à arriver, se déplace par saccades et finit par envelopper totalement le refuge. La météo annonce du vent fort pour cette nuit et demain sur les sommets.

– Jour 5 :  13 km   + 1080 m   – 2100 m   9h55

Il est 7 H le jour se lève, les frontales restent dans les sacs. Malgré le vent fort nous décidons de monter au moins jusqu’aux étangs dans un premier temps. Nous partons cap sud pour s’élever sur un plateau qui domine le refuge avant d’entrer dans un goulet au dessus du torrent qui vient des étangs d’Estats et du Montcalm, suivi d’une traversée à faible dénivelé. Le vallon se referme au niveau de l’Etang d’Estats visible en contre bas et le sentier s’élève sur la gauche pour parvenir à l’Etang du Montcalm où flotte un petit névé sur une eau au vert soutenu.
Le vent vient du sud, comme nous grimpons coté nord nous ne sommes pas contrariés, d’où la décision de continuer.

L’ascension se poursuit donc sur un terrain très rocheux dans la partie la plus raide du parcours jusqu’à parvenir d’abord au col de la Coumette puis à celui du Riouffret. Maintenant nous prenons à gauche la direction du Pic du Montcalm, le souffle court dû à l’altitude nous arrivons enfin au sommet au milieu des rochers et gros cailloux. Les violentes rafales nous secouent sur la crête et nous empêchent de faire la traditionnelle photo de groupe. Malgré cela, la vue sur les sommets avoisinants et plus lointains est extraordinaire. On ne s’attarde pas car la température ressentie est proche de zéro, nous décidons de redescendre au premier étang pour un pique-nique bien mérité.

Descente à l’Etang du Montcalm

Pause finie, 2000 mètres de désescalade nous attendent. Nous n’avons plus qu’a nous laisser glisser vers le bas en suivant l’itinéraire de montée jusqu’au refuge. Au Pinet nous reprenons les affaires que nous avions laissées pour alléger nos sacs et empruntons le sentier qui passe par l’Etang Sourd plus régulier et plus confortable.

Refuge du Pinet dans la desente

Après l’Etang Sourd nous rejoignons le chemin de la montée aux orris du Pla de Nouzère avant de s’enfoncer dans la forêt pour descendre les derniers 500 mètres de négatif. Ayant amené une voiture à la centrale afin d’éviter une portion de route non intéressante les trois chauffeurs dévalent ces 500 mètres au petit trot pour récupérer les deux autres véhicules avant l’arrivée du groupe au parking. Chose faite, démarche appréciée de tous. Journée exigeante terminée, le toit de l’Ariège objectif majeur du séjour atteint, participants fatigués mais ravis et pressés de prendre une bonne douche.

– Jour 6 :   14 km  + 780  – 780   6h

Après deux journées intensives arrive une journée plus calme et plus roulante agrémentée par la découverte de sites historiques. Nous quittons Vicdessos sur la trace de l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait Tarascon sur Ariège à Auzat, construite en 1911 pour desservir les usines et mines de la vallée. Face au camping, nous prenons à gauche un sentier muletier ombragé qui nous mène au sommet d’un éperon calcaire où se trouvent les vestiges du château de Montréal de Sos. Bati fin 12°S les nombreuses explications nous apprennent qu’il s’agit du plus important château des Comtes de Foix qu’ils ont volontairement détruit. De la table d’orientation nous avons une belle vue plongeante sur Auzat et Vicdessos ainsi qu’un large panorama sur les montagnes voisines. Nous quittons la butte en direction d’Olbier par une sente aérienne équipée d’un câble, avant de traverser une grotte tunnel sombre, étroite, humide et très glissante. Tout le monde est attentif, pas de chute à déplorer.

Sortie de la grotte

Après avoir traversé le sympathique village d’Olbier le chemin monte régulièrement en sous bois pour arriver à la Croix de Massot où un banc est bienvenu pour une courte pause boisson. Nous avons rejoint Goulier où après un rafraichissement à la fontaine, nous suivons le GR10 jusqu’au col de Rizoul 300 mètres plus haut. Au col endroit idéal pour la pause méridienne au pied du Pic de Rizoul. Soleil pour certains, ombre pour d’autres tout le monde trouve sa place.

Après quelques douceurs nous reprenons notre chemin sous un ciel d’azur et une température supérieure aux jours précédents, abandonnons le GR et plongeons sur Sem à l’ombre à travers la forêt de Gelé. Nous ne pouvons pas passer à Sem sans découvrir le Palet de Sanson perché sur son promontoire. Il fait chaud nous sommes en plein soleil le groupe montre certaines réticences à ce dernier effort. Ma persuasion fait que nous nous retrouvons tous devant cet énorme bloc de granit déposé par le glacier qui a occupé cette vallée.

Palet de Sanson

Petit retour en arrière pour traverser le village de Sem connu pour les anciennes mines de fer de Rancié, plus importante exploitation des Pyrénées en son temps. Sur le carreau de la galerie de la République divers panneaux nous relatent la vie minière de la grande époque puis nous suivons le chemin de Cavallère, chemin utilisé par les muletiers avant l’existence de la trémie de Cabre dont l’empierrement reste encore visible de nos jours. La descente suit le ruisseau de Sem où une cassure de relief a créé l’imposante cascade de Carraucou dissimulée dans la végétation. Nous arrivons au pylône inférieur de la trémie peu entretenu, dommage ! Nous traversons la D8 pour remonter le long du ruisseau de Vicdessos par le chemin de Charlemagne, nous sommes à découvert et la chaleur se fait sentir. Cette petite journée à faible kilométrage et dénivelé a reposé les organismes avant une dernière journée plus dynamique.–

Jour 7 :  15 km  +1390 m   -1390 m   9h40

Dernière journée, afin de minimiser la distance, nous nous approchons au plus près en voiture après avoir slalomé entre les vaches en liberté qui déambulaient sur la route. Départ du plateau de Coumebière en direction de l’Etang de Labant. Les anciennes mines de plomb argentifère des Argentières dépassées, nous montons légèrement sur la droite de l’étang pour arriver à la sortie du bois. Le soleil inonde la vallée et met en valeur la petite ville thermale d’Aulus les Bains d’où partiront nos collègues du GR10 prochainement. Maintenant un beau chemin en balcon, qui reste en courbe de niveau nous repose. Face à nous le cirque de l’Etang du Garbet où un patou nous signale la présence d’un troupeau. Le sentier remonte progressivement vers le col de las Fouzès. La brume matinale joue avec les formes environnantes, tantôt découvertes, tantôt enveloppées en nous offrant un décor étonnant et surprenant. Au col waouh ! la vue sur les sept à huit étangs de Bassiés est exceptionnelle. Le chemin maintenant reste en crête, descend au col de Morech puis remonte au cot de Morech, plusieurs passages de rochers ralentissent l’allure. Soudain on quitte la crête pour contourner le Pic des Fouzès par la gauche et après une longue traversée sur le flanc Est on la rejoint. De nouveau nous la quittons pour évoluer sur la gauche du Pic de Caumale sur un pierrier interminable guidés par des cairns. En contre bas sortent de la brume les étangs des Lavants de l’Escale et devant nous, au sud, apparait nettement le sommet plat de la Pique rouge de Bassiès avec à sa gauche la Pique de Belcaire. Le sentier qui mène au sommet et un sentier de montagne traditionnel quelques cailloux et peu de rochers le pas est régulier et la pente reste constante. Nous sommes tous en haut, la vue sur le Montcalm est dégagée, plus de brume, nous voyons bien le cheminement emprunté il y a deux jours.

Sommet de la Pique de Bassiès

Le vent est toujours un peu présent et malgré le soleil nous préférons redescendre légèrement pour le pique-nique car il est 14 heures passées l’estomac crie famine. La fatigue accumulée se faisant sentir, le retour sur cette crête semble interminable. Au col de las Fouzès nous quittons la crête pour plonger à gauche retrouver notre magnifique chemin en balcon mais c’était sans penser que le troupeau aperçu ce matin aurait pu s’accaparer le chemin et trois patous nous regardent et se font entendre. Petite séance de hors-piste pour les contourner et nous regagnons le sentier de ce matin. La partie horizontale sur ce chemin herbeux et terreux nous repose avant la dernière descente qui nous ramène au parking.

Cette semaine, dans cet univers minéral, a marqué le groupe mais la météo très clémente nous a aidé à supporter la difficulté. Ce séjour finit sur une bonne note, tout le monde est content d’avoir pu aller jusqu’au bout et a retrouvé suffisamment d’énergie pour chanter à tue tête lors de la soirée Karaoké organisée par le centre de vacances. Merci à tous pour la bonne ambiance et merci aux deux futurs animateurs qui m’ont épaulé régulièrement.

– Jour 8 : trajet retour Marc /Clermont-Ferrand   520 km 7h30

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Dim 16/08/2026 Rando Chaîne des Puys – Laschamps

Animateur : Yves
Nombre de participants : 10 animateur compris (6 F, 4 H)
Météo : ensoleillée et couvert 
Distance : 24 km
Dénivelé : 950 m
Durée : 8h pauses comprises
Classement Atlas : facile, reclassée moyenne
Kilométrage auto : 25 km pour 1 véhicule, 35 km pour 1 autre soit : 60 km et 2 véhicules sur place
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE :  Laschamps, puy de Montchier, puy Salomon, puy des Gromanaux, col de Ceysat, Puy de Dôme, Nid de Poule, le Traversin, puy Pariou, PC979, PC978, PC926, PC922, PC929, PC936, Croix Espinasse, PC957, Laschamps.

La météo prévoyait des orages forts sur l’ensemble du département, après quelques hésitations je décide de me rabattre sur la Chaîne des Puys où semble t’il les prévisions sont moins pires.

Nous quittons Laschamps relativement tôt afin de pouvoir passer entre les gouttes cette après-midi. Après la traversée de D942 nous attaquons d’emblée notre premier puy, celui de Montchier. Le temps est lourd et les premières sueurs arrivent déjà dans cette montée qui serpente entre les arbres que l’air a du mal à traverser. De nombreux troncs délaissés au sol nous obligent à une séance de gym, dessus, dessous, sur le côté etc… Cahin-caha nous arrivons au sommet où la forêt plus aérée laisse pénétrer de l’air plus frais qui nous caresse le visage, ouf on respire !

Petite pause boisson et nous replongeons sur l’autre face direction le puy de Salomon, où malgré une petite déviation de ma part nous gagnons le sommet. La petite sente de descente très étroite est agréablement bordée de part et d’autre d’une végétation encore très verte. Après avoir traversé le puy des Gromanaux nous voici au col de Ceyssat, au pied du géant des Dômes. Changement de décor, nous quittons la zone boisée et ombragée pour retrouver le soleil, la chaleur, et l’affluence des grands jours.

Direction le chemin des Muletiers où chacun à son rythme démarre l’ascension. Le groupe s’étire légèrement et nous voilà en haut des marches. Au dessus de nous virevoltent de nombreux parapentes aux voiles multicolores, beaucoup de baptêmes semble-t-il.
Pique-nique fini nous redescendons par le traditionnel Chemin des chèvres puis direction le Pariou, parcours classique conditionné par la météo. Au sommet du Pariou une petite brise se fait ressentir, sur le versant ouest du Puy de Dôme les nuages s’assombrissent et l’orage semble arriver.

Montée au Pariou

Nous pressons le pas car il nous reste encore une dizaine de kilomètres pour regagner le point de départ. Les grands chemins quasiment plats nous aident à conserver une allure soutenue.

On presse le pas


Voie ferrée et D68 traversées, nous relevons la tête le ciel s’éclaircit, les nuages se sont dirigés vers le nord et le soleil réapparait gentiment. La féerie des voiles a disparu et le sommet du Puy de Dôme semble maussade.

Les nuages se décalent

L’arrivée se fait dans les conditions que nous avions ce matin au col de Ceyssat, magnifique !

Malgré la connaissance des lieux les participants ont apprécié cette journée prévue facile qui s’est terminée en moyenne, suite à la recherche des différents points sommitaux des premiers puys. Petite mise en jambes pour les cinq partants au Montcalm présents aujourd’hui.
Je ne regrette pas mon choix, pas d’éclairs, pas de tonnerre, pas une goutte d’eau, merci la chance ! 

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Séjour n° 11 du samedi 4 au dimanche 12 juillet Mon tour du Queyras

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 4 animateur compris (2 F, 2 H)
Météo : Très ensoleillée et températures élevées – pas de pluie
Distance : 140km
Dénivelé : 9000 m – (11 cols à + de 2200 m)
Carte : 3537ET, 3637OT, 3536ET
Classement Atlas : Moyen à difficile
Kilométrage auto : 1 voiture 895 km 
Temps préparation et CR : 30h

Jour 1 : Ceillac- St Véran – 13,30 km –1136 m D+  – 9h de déplacement

Après un voyage et une installation sans souci dans le refuge de Ceillac le samedi, nous sommes ce dimanche matin au début du sentier qui va nous mener à Saint Véran après une étape assez courte qui va nous lancer pour le restant de la semaine. Les dénivelées assez faibles des premiers kilomètres sont trompeuses. Jusqu’au hameau du Villard, nous marchons en balcon au-dessus du ruisseau du Cristillan. Ce n’est qu’après le hameau sinistré du Rabinoux que les choses sérieuses commencent. Au revoir les crêtes des Eusselieres de l’autre côté de la vallée de Ceillac et bonjour les premières rampes dans la forêt de Mont-Dauphin. Au cours de la progression, nous croisons et recroisons toujours les mêmes têtes, sympathiques au demeurant. On voit déjà que l’ascension sera un vrai chemin de croix pour certains quand d’autres voltigent sur ces pentes exigeantes. Aux alentours de 2100 m nous quittons l’étage préalpin et les derniers arbres. On devine presque le col des Estronques 500 m au-dessus de nous au nord-est. Le sentier est bien tracé et monte assez régulièrement. Chacun a trouvé son rythme et progresse plus ou moins vite… Même si ce n’est ne sont pas des sacs à dos chargés pour une autonomie, leurs 10-12 kilos commencent à peser.  Parvenus finalement au col après 1000 m de dénivelée à 2651 m, la Tête de la Jacquette à 2757 est comme une invitation pour conclure dignement cette première matinée. Du sommet, on a une vue plongeante sur St Véran qui semble si petit et si loin.

Saint Véran

A l’est, c’est le mont Viso qui se montre pour la première fois. La descente sera longue me dis-je avant de rejoindre mes compagnons déjà installés pour un pique-nique bien mérité. Entreprise en douceur, la descente sera assez longue en effet mais sans stress car sans difficulté. Entrecoupé par quelques haltes salvatrices, l’après-midi filera assez vite. Parvenus au point ultime de la descente sur le ruisseau de la Blanche, il faut encore consentir un dernier gros effort pour prendre pied dans les premières rues de ce village perché qui mérite bien sa place de village le plus haut d’Europe, à près de 2120 m. Nous passerons le reste de l’après-midi à nous installer et à flâner longuement dans les rues du village pour observer l’architecture de ces belles maisons et les horloges solaires qui ornent leur façade.

Jour 2 : St-Véran- Refuge de la Blanche – Tour de la Tête des Toillies 15,18 km – 1160 m D+  – 1192 m  D-  7h 13 de déplacement

Journée presque sans GR ce lundi. L’objectif est en effet de faire le tour de la Tête des Toillies à partir du refuge de la Blanche. Nous prenons une navette à Saint Veran pour gagner du temps et quelques 2,3 km en fond de vallée le long du torrent de l’Aigue Blanche. Le bus nous libère à 2 km de la chapelle de Clausis, près d’une ancienne mine de cuivre ouverte en 1900 et fermée en 1960, au destin chaotique et finalement ruinée en 1957 suite à de grosses inondations. Deux kilomètres plus tard, nous atteignons la chapelle des Clausis perchée sur un petit promontoire avec en fond d’horizon le cirque glaciaire de la Blanche dominé par la Tête des Toillies. Nous arrivons peu après au presque neuf refuge de la Blanche où nous nous délestons d’une partie de nos affaires avant de partir pour la journée dans une boucle minérale autour de cette bonne Tête. La boussole que je viens de perdre en attendant la navette à Saint Veran me manque un peu lorsqu’il faut choisir le bon sentier parmi les 3 qui se présentent avec des directions assez proches. Finalement, nous prenons le bon et la direction du col Blanchet et de son petit lac éponyme en avalant presque sans s’en rendre compte les 500 m de dénivelée. Petite pause au lac juste sous le col. La borne frontalière numéro 50 nous apprend que nous allons descendre en Italie une fois le col juste franchi à 2897 m. 

Borne frontière n°50

De ce passage, le Viso s’impose à nous. Il n’est pas très loin à vol d’oiseau. La descente est facile  et la sente évidente au sud en direction de col de Longet. Nous n’avons perdu que 200 m depuis le col. Les lacs Bleu et Nera, en Italie, sont bien tentants mais c’est le col Longet, en France, qu’il nous faut atteindre. C’est chose faite sans trop d’effort car la dénivelée était minime pour repasser chez nous à 2650 m. Nous surplombons deux petits laquets aux eaux bleues. Nous pénétrons sur un vaste plateau glaciaire où l’eau imprègne tout le paysage. Proches et au-dessus de nous s’élèvent une muraille faite de plusieurs sommets dépassant les 3000 m comme le bric de Rubren ou la pointe de Cornascle. L’Ubaye est toute proche au sud-ouest. Nous avons déjà tourné à 200° autour de la Tête et la dernière partie de la rando va consister à monter au col de la Noire à 2955 m et à plonger vers le refuge 400 m plus bas.
Avant le col, nous avons admiré le beau lac de la Noire et toute la montagne qui continue au sud, par-delà la muraille que j’évoquais plus haut. Parmi ces belles découvertes de la journée un petit regret : ne pas être parvenus au sommet du pic de la Farneireta à 3134 m dont la longue crête au sud-ouest peut être atteinte à partir de notre col de la Noire. Arrivés 1 à 2 heures plus tôt, l’ascension était envisageable ! Idem pour le sommet de la Tête des Toillies encore plus proche par une crête qui s’amorce également du col en direction du nord est. Nous en prenons notre partie et nous regagnons le refuge après une courte descente. Mes regrets s’envoleront vite dans les vapeurs d’une bonne douche et les effluves d’une bonne IPA. 

Jour 3 : Refuge de la Blanche  – l’Echalp – 19,07 km – 849 m D+  – 1641 m D-   7h 45 de déplacement

Assez longue étape sur le GR aujourd’hui. Nous quittons le refuge en direction du GR au nord en essayant de trouver une trace. Il est tôt et les appels de marmottes sont incessants. La sente que nous avons retrouvée rapidement a le bon goût d’épouser les courbes de niveau proches et donc de nous échauffer en douceur. Malgré tout, un petit coup de c… s’impose finalement, pour prendre appui sur la GR qui vient de Saint Véran. La montée vers le col de Chamoussiere plus de 300 m au-dessus de notre position se fait à assez bonne allure : l’échauffement a rempli son rôle.
Comme souvent pendant ce séjour, nous rencontrons des randonneurs-euses jeunes qui marchent à deux avec un de leurs parents, un père le plus souvent. Sympa de voir la complicité qui s’installe entre l’aîné et le jeune adulte. Après une petite pause au col, nous profitons de sa proximité et de son accès facile pour monter au sommet du pic de Caramantran, à 3021 m. La courte dénivelée est vite absorbée et après un petit passage rocheux qui nécessite de s’aider des mains, nous atteignons le sommet. Nous retrouvons vers le sud une partie de notre boucle de la veille avec la Tête des Toillies et le col de la Noire au premier plan. Comme souvent les 360 ° au-delà des 3000 m dévoilent une grande partie des Alpes, de la Barre des Ecrins à l’ouest, aux Aiguilles de Chambaron et au Mont Thabor au nord, au Mont Blanc au nord-est et au Viso à l’est. Entre autres… Après une descente assez courte, nous voilà au col Agnel près à remonter sur le 3eme col du jour, le col Vieux à 2806 m. J’avais imaginé monter au Pain de Sucre 400m au-dessus du col. C’est une ascension facile mais avec un A/R de plus de 2 heures. Il est presque midi, il fait chaud et une descente de plus de 10 km / 1100 m D- nous attend. Je préfère nous économiser. Tant pis pour ce beau 3000, à la forme si caractéristique.

Le pain de sucre

Nous profitons du 1er lac, le lac Foreant pour déjeuner. Lui et son voisin du dessous, le lac Egorgeou sont des lacs glaciaires à la végétation protégée car témoin directe des Grandes glaciations d’il y a plus de 20000 ans. Jonc arctique, lèche bicolore et vinaigrette cotonneuse tapissent le sol. Les trempettes sont proscrites et l’interdiction bien respectée malgré la relative affluence des randonneurs venus du col Agnel. La descente de la vallée du Haut Guil va se poursuivre tout l’après-midi. Un groupe de jeunes marseillais en colonie de vacances à Ristolas nous accompagnera jusqu’à l’Echalp. Comme toutes les longues descentes, celle-ci finit par lasser notre petit groupe avec ces airs de “et non, ce n’ est pas encore fini”. Heureusement le dernier tiers se fait à l’ombre des mélèzes. Mais toutes les “bonnes choses” ont une fin et nous enjambons enfin le pont au-dessus du Guil en direction de notre gîte du jour où la salle à manger se révélera bien bruyante. 

Jour 4 : L’Echalp – refuge de la Monta – Ristolas – pic de Sparveyre – 24,50 km – 1504 m D+  – 1502 m D-   9h44 de déplacement

Seconde journée en dehors du GR 58 aujourd’hui. Plutôt qu’une boucle standard dans les alpages au-dessus de Ristolas/ Abries, j’ai choisi d’atteindre un petit 3000, bien au sud de Ristolas qui surplombe par son versant oriental la haute vallée du Guil que nous descendions la veille.  Avant cela, nous parcourons le petit kilomètre qui nous sépare de notre gîte du jour à la Monta où, comme au refuge de la Blanche,  nous abandonnons une partie de nos affaires afin d’alléger nos sacs. Le soleil est déjà chaud et nous sommes chanceux de suivre un beau sentier ombragé jusqu’à Ristolas, parallèle au Guil que nous entendons par intermittence. A hauteur de Ristolas, nous rejoignons une piste qui part au sud en direction des crêtes du Grand Queyras.  Premier objectif du jour le lac de Ségure, 700 m au-dessus de nous, loin au bout de de cette piste de Ségure qui permet aux bergers du secteur d’emmener leurs troupeaux dans les estives qui surplombent sur plusieurs kilomètres le torrent de Ségure. La large piste monte tranquillement ce qui nous va bien pour ce début de randonnée. Nous rencontrons justement le pickup d’une bergère qui se prépare à installer de nouvelles clôtures autour des futurs pâturages de son grand troupeau de près de 1500 moutons. Elle nous explique la “stratégie” : laisser paitre les moutons d’aval en amont sur des surfaces qu’elle clôture, déclôture » progressivement jusqu’en haut du cirque distant de 4 ou 5 km environ. Tout le monde restera sur ces pentes jusqu’en septembre. En chemin nous croisons un petit groupe mené par une animatrice de randonnée de la fédération. L’occasion d’échanger sur nos associations respectives.

Après une bonne heure et demi de progression, nous quittons la piste pour un sentier qui monte progressivement vers l’un des deux lacs de Ségure -le plus vaste- où nous prenons notre repas. J’en profite pour observer les sommets au-dessus du lac. Le pic de Ségure (2990 m) que j’avais choisi est abandonné au profit du pic de Sparveyre (3002 m) que j’observe en détail. La crête finale semble assez longue sans difficulté vu d’en bas. Reste à trouver le meilleur cheminement pour cette longue montée hors sentier. Nous commençons l’ascension en suivant un ruisseau à sec. Puis ce seront de grands zigs et zags pour choisir à chaque fois la plus faible pente dans ce grand versant herbeux. Néanmoins, il faut bien grimper pour avaler ces 700 m de D+. Après une bonne heure de progression, nous arrivons dans les premiers éboulis. Une dame apparaît au détour d’un petit épaulement, ce qui valide la direction suivie jusque-là. Elle nous dit que la fin de l’ascension est pénible. On verra… C’est la seule randonneuse rencontrée dans ce secteur isolé. La progression dans un environnement maintenant complètement minéral continue à vue. Un cairn apparaît de temps en temps mais une très légère trace dans les cailloux nous guide sûrement jusqu’au vrai sommet qui se mérite car se dérobant souvent derrière les derniers plis rocheux de cette belle montagne. Séance photos à 360° sur la vaste plateforme sommitale pour se souvenir de ces paysages étonnants, comme toujours en haute montagne. Le regard englobe à la fois le Pain de Sucre, le Viso et le lac de Foréant que nous longions la veille. 

Pain de sucre, Viso, lac de Foréant

Finalement, l’ascension nous aura pris un peu plus de 2 heures d’effort dans un terrain pas facile du tout. J’essaie de retrouver notre itinéraire de la montée pour faciliter la descente. Je la retrouve par intermittence. Le lac de Segure, point de repère évidemment n’apparaît que tardivement. Mais j’avais retrouvé le lit du torrent emprunté tout à l’heure que nous suivons avec Sandrine jusqu’à la berge du lac. Il nous reste une bonne dizaine de kilomètres pour le retour : on ne s’attarde pas trop. Nous aurons la chance d’apercevoir un gros troupeau de jeunes bouquetins dévalant en colonne les pentes boisées vers le torrent de Segure. Surveillés par quelques adultes – des femelles ? – nous les suivons à la jumelle pendant leurs folles chevauchées. Difficile de s’arracher à un tel spectacle. Ce sont eux qui mettront fin au spectacle en remontant tous les uns après les autres dans leurs pentes boisées. La suite de la marche sera encore efficace car nous atteindrons la Monta un peu après 18h. Fatigués mais certains d’avoir vécu une de nos plus belles journées du séjour (mon avis). 

Jour 5 refuge de la Monta – Abriès – Font de Cervières  16 km – 1317 m D+  – 820 m D-   7h25  de déplacement

Reprise du GR aujourd’hui. Après un court trajet en bus à partir de la Monta, nous partons d’Abriès pour gagner les Fonts de Cervières, grand hameau à la même latitude que le col de l’Izoard et notre point le plus septentrional du séjour. Le sentier commence par un beau balcon au-dessus de la vallée du Guil d’où l’on devine le village d’Aiguille en aval, avant de virer au NW et de remonter le torrent de Malrif pendant 2 km environ. Cheminement paisible à l’ombre des mélèzes. Le sentier se fraye parfois un passage étroit dans la paroi rocheuse. Nous arrivons bientôt à la partie basse du hameau du Malrif où s’élève la chapelle Ste Marguerite, dans la pente rocheuse. Elle a la particularité d’avoir un clocher désolidarisé du bâti; il est installé sur un piton rocheux et est haut de 5 m. Grâce à cette particularité, les cloches et les alertes donc pouvaient mieux être entendues des habitants de la partie haute du hameau. Au milieu du 19e siècle, il comptait 19 maisons et 150 habitants. Ne restent aujourd’hui que des ruines et seulement 3 chalets rénovés mais plus d’habitant sinon en été dans un chalet gîte. Malrif signifie mauvais ruisseau ou mauvaise vallée signe d’une implantation difficile. Nous traversons le ruisseau en face des premières barres rocheuses de la Serre de l’Aigle. Les difficultés commencent….

Le sentier se cabre soudainement sur plusieurs centaines de mètres et il faut trouver son rythme. C’est pour éviter cet effort soutenu que les aménageurs ont fait une boucle moins pentue qui remonte plus au nord et qui revient progressivement sur le tronçon que nous suivons qui se révèle donc être une variante du GR qui nous élève de 600 m en direction du col du Malrif à 2902 m. Dans une partie en balcon, la pente  du sentier s’est un peu adoucie permettant le regroupement de l’équipe juste avant l’arrivée au lac du Grand Laus où nous prenons notre pique-nique. Le col est encore 300 m au-dessus de nous. Il existe une variante qui s’élève plus à l’ouest par les lacs Mezan et du Petit Laus et qui rejoint après un passage hors sentier le col. Nous ne le tentons pas. Lorsque nous parvenons enfin au col au prix d’un effort encore un peu soutenu, nous entrevoyons au loin au NW un chalet qui pourrait bien signifier le bout de la rando du jour. A confirmer ! Encore une superbe plateforme pour admirer les paysages à 360° : au NW, toute la chaîne des Ecrins s’impose majestueusement !

Chaine des Ecrins en fond

Il faut pourtant s’arracher et se lancer dans la descente un peu rapide et pierreuse sur les premiers 500 m. Puis tout se calme et s’aplanit presque. Nous marchons maintenant au bord du torrent de Pierre Rouge qui nous accompagnera jusqu’au Fonts. La chaleur aidant, il me paraît presque normale d’aller faire trempette qqes minutes. Patrice, à l’arrière, m’a devancé. Je profite d’une belle vasque et d’une petite chute d’eau pour prendre un bon bain. Patrice s’y plonge également lorsqu’il nous rejoint.  Nous descendons le sentier encore sur 3, 4 km  avant d’atteindre les “faubourgs” des Fonts de Cervières, grand hameau aux grands chalets pas tous en grande forme. Je les photographierai sous tous les angles à l’occasion d’une promenade digestive.

Jour 6 :– Font de Cervières – Souliers  18 km – 1113 m D+  – 1325 m D-   6h52 de déplacement

Passage de deux cols pour le prix d’un aujourd’hui avant d’arriver dans le charmant village de Souliers. La montée au premier col, le col des Marsailles, se fait par un sentier forestier bien tracé qui nous amène au beau lac des Cordes. Ce dernier fait l’objet de plusieurs expérimentations menées par des laboratoires français et italiens sur l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes comme l’étude des bactéries et des microbes au fond du lac ou la mesure des polluants et de leur impact. On voit des dispositifs de mesure installés au milieu du lac. Nous continuons jusqu’au col à 2602 m. Nous sommes sur une variante du GR 58. Nous descendons du col dans le ravin des Coutiers, au pied du grand pic de Rochebrune qui culminé là-haut a 3302 m. Nous rejoignons rapidement la section du GR qui monte directement des Fonts. Après avoir pris un petit raccourci, nous sommes déjà dans la montée au col de Péas, le second col du jour à 2629 m. Nous rencontrons deux randonneuses qui font une sortie à la journée et sont membres d’une association de Briançon qui est distante de 13 km seulement de leur point de départ du jour. Effectivement, par le col des Portes et le col Perdu, le col de l’Izoard est à à peine 1 km à l’ouest. Pour l’heure nous gagnons le col en partie en hors-piste pour faire un peu de pierriers ce qui change un peu la nature de l’effort et décuplé le besoin d’attention. Au col, l’orage menace et, malgré l’heure, le vent n’incite pas à la pause casse-croûte. La descente facile est assez longue et la pente remonte même quelques centaines de mètres un peu avant la traversée de la Serre de Crepaud. Le sentier file au SW en balcon au-dessus du vallon qui mène à Château-Queyras plein sud. Je n’en ai pas encore parlé mais comme partout dans les prairies d’alpage la flore locale est à son top de floraison. La centaurée uniflore rose-violette, le jaune hélianthème commun, les lilas d’Espagne roses tapissent les pelouses. La gentiane au bleu intense s’accroche aux rochers… Enfin, un sentier dans un beau mélézin descend en douceur par mille virages au village de Souliers et pour nous amener à l’accueillant gîte de la Grande Rochebrune où nous avalons tardivement notre pique-nique du jour et dans lequel nous passerons une excellente soirée.

Jour 7 : Souliers – Bramousse 17,23 km – 718 m D+  – 1122 m D-   6h52 de déplacement

Dernière journée complète du séjour aujourd’hui. Je prends un moment, de bon matin, pour faire un petit tour de ce charmant village de Souliers aux maisons toutes serrées au-dessus du vallon où coule un torrent impétueux. Pas de passage par les cols du Tronchet et Furfande ou par le gros village de Brunissard aujourd’hui pour finir en beauté et en suivant le GR. Non, j’ai choisi un parcours qui contourne la haute montagne et qui rejoint la vallée du Guil pour parvenir à Bramousse. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura que du terrain plat.

A la sortie de Souliers, nous tombons sur 3 cabanes en bois disposées bizarrement. Des cabanes de berger si proches du village ? Des abris pour le stockage des outils de jardinage ? Des cabanes à cochons ? Rien de tout ça ! Ce sont des constructions montées pour le tournage du Bossu de Philippe de Broca avec Daniel Auteuil en 1997. Ici se joua la scène où l’on voit Lagardère étendre les couches de la petite Aurore et observer l’approche des assassins du duc de Nevers qui recherchent son héritière…. Un peu de la magie du cinéma qui m’accompagne quelques instants… Une fois dépassé le petit lac de Roue nous amorçons une très longue descente en forêt par un étroit sentier qui rejoint après moultes virages la route du col de l’Izoard venant de Château-Queyras. Une fois contourné Villargaudin que nous avons atteint au prix d’une belle grimpette, nous empruntons un long sentier en balcon qui suit, 200 m au-dessus, la vallée du Guil. Par cette chaude matinée, il a l’avantage de traverser de grands mélézins qui nous protègent du soleil. Comme nous marchons sous de grandes barres rocheuses, le sentier traverse des grands éboulis et nous donne l’impression d’être en haute montagne.

Traversée d’éboulis

La marche se fait précautionneuse ! Nous rejoignons peu après une variante du GR qui nous amène après quelques kilomètres à proximité du très pittoresque hameau des Escoyeres qui est sur le passage du GR descendant du col de Furfande tout là-haut. Nous avons la chance de tomber sur une belle fontaine ombragée équipée de tables de pique-nique. Une fois retrouvé, nous ne lâcherons plus le GR 58 jusqu’à notre arrivée à Ceillac. Du hameau, nous voyons tout en bas le hameau de Bramousse, notre étape du jour. Grosse dégringolade en perspective ! On s’en fait une idée en regardant la carte et le tracé de la route qui part des Escoyeres vers la vallée tout en épingles à cheveux. Mais comme le matin et la traversée délicate des passages de pierres, le sentier est magnifiquement tracé et très bien entretenu. Après une heure de descente nous traversons la route et le pont sur le Guil, au pied de Bramousse que nous rejoignons enfin au prix d’un gros coup de c…. Le gîte ne figurera pas dans mon top 5 des hébergements du Tour, mais il saura nous protéger, une heure après notre arrivée, du terrible orage qui s’abattra ce samedi après-midi sur le Queyras, lessivant toutes les pentes et provoquant d’énormes coulées de boue sur la route descendant de Ceillac à Guillestre. Cette dernière ne sera réouverte que le lendemain, une heure avant notre passage sur la route du retour. 

Jour 8 :– Bramousse – Ceillac 10 km – 828 m D+  – 601 m D-   3h48 de déplacement

Encore une demie journée de marche avant la fin de la boucle. Et un dernier col à franchir 800 m plus haut après une belle montée sèche, en forêt quasi exclusivement. A mi-pente, nous entrons dans la zone des chalets de Bramousse. Bel ensemble de 15 chalets d’estive que les éleveurs habitaient de juin à septembre. Fauche des prairies et traite des vaches occupaient leurs longues journées. Jusqu’en 1953 ! Les alpages permettaient de nourrir les animaux tout l’été pendant que dans les vallées, on cultivait et fauchait l’herbe pour constituer les stocks pour tenir d’octobre à avril. Toujours en bonne forme, ces chalets sont soit des résidences secondaires, familiales parfois, soit des locations Airbnb ou autres. Une piste permet de monter en voiture de Bramousse.

De là, la pente jusqu’au col est moins exigeante et on continue de monter par un beau sentier, sous l’ombre protectrice des mélèzes. Malgré son aspect boisé, le col offre de beaux points de vue sur les pics qui s’élèvent à plus de 3000 m au-dessus de Ceillac : pics de la Font Sancte, pic des Houerts et pic des Heuviéres. La pause est plus longue que d’habitude car nous voulons capter le plus d’images possibles de ces belles montagnes que nous quittons à regret. Après une belle descente au cours de laquelle nous croisons de nombreux randonneurs, nous entrons dans Ceillac où un monsieur bien aimable attendra que nous soyons tous réunis pour nous tirer le portrait. 

Beau séjour dans un magnifique pays de montagnes et de prairies fleuries. De beaux villages ou hameaux, de belles maisons et des cols qui se méritent. On aimerait vite y revenir.

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Jeu 09/07/2026 Rando Sancy – La Bourboule

Animateur : Yves
Nombre de participants : 8 animateur compris ( 5 F, 3 H)
Météo : journée ensoleillée avec de l’air en altitude
Distance : 21 km
Dénivelé : 700 m
Durée : 7h15  pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 120 km pour 1 véhicule, et 110 km pour 1 autre soit : 230 km + une voiture sur place.
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE :  La Bouboule, Charlannes, PC1290, la Stèle,,PC1285, Chasteix, montagne de Chambourguet, bois de la Tour, PC1151, PC1162, PC1134, PC942, le Creux, Parc Fenestre, la Bourboule.   

Départ du parc Fenestre, peu fréquenté à cette heure, pour monter sur Charlannes. Au carrefour de sentiers, à proximité du ruisseau de Vendeix, nous sommes surpris par un couple de mouflons ” Les Gardiens du Sancy” œuvre Horizon réalisée à partir de branches naturelles trouvées sur place et vissées, la femelle en position d’observation, et le mâle en mouvement. L’artiste a voulu démontrer leur présence silencieuse sur le massif.

Les mouflons

D’entrée de jeu la pente est raide et nous cueille à froid mais la température est agréable et nous sommes en forêt. Le groupe est vaillant et en peu de temps, chacun à son rythme, nous sommes en haut où l’état des anciennes installations ainsi que l’hôtel restaurant sont une désolation.
Nous zigzaguons dans le bois de Charlannes et celui de Charbonnière pour arriver à la Stèle, site d’activités pleine nature hiver comme été, où règne une faible animation en cette période de vacances. Petit regard sur les nouvelles installations et l’espace biathlon unique dans la région, et nous filons vers la Montagne de Chambourguet par le Bois de la Tour.

A partir de là, le couvre chef est de rigueur, nous sortons des bois direction Chastreix. Le soleil est bien présent, mais compte tenu de l’altitude un petit air intermittent nous permet de supporter aisément la température. Du Mont Redon jusqu’au Roc de Courlande les stigmates de l’important incendie de l’an dernier sont encore visibles.

Le Mont Redon à droite encore pelé

A peu de distance de la station, nous remarquons un peu en hauteur une silhouette foncée, ce doit être la deuxième œuvre Horizon prévue sur notre parcours. Elle se trouve maintenant face à nous, au lieu d’aller chercher le chemin prévu pour cette visite nous jouons les Atlassiens confirmés : tout droit dans la pente entre rocher, fougères, bruyère et quelques passages à plat ventre. Nous voici au pied de ce Loup majestueux de quatre mètres de haut qui semble hurler au sommet de ce puy. Pied et tête en tranches de douglas teintées et brulées, corps en racines de vigne collées, œuvre inspirée par la légende locale du “Loup de Courlande” appréciée des participants.

Le Loup

Un petit coin à l’ombre à proximité, caressé par une petite brise bienvenue, dominé à l’arrière par les crêtes du Sancy nous attire pour le pique-nique. Notre regard peut balayer le paysage du Mont Redon à la Montagne de Bozat en passant par le Roc de Courlande, le Chambourguet, et l’horizon à perte de vue vers l’ouest.

Pause finie nous repartons en hors-piste jusqu’au ruisseau de la Jarrige que nous longeons jusqu’à la forêt. Ruisseau bien connu, qui est souvent notre point de repère lors des sorties raquettes dans le secteur. Après plusieurs hésitations suite à des modifications de chemins, une dégringolade sportive de talus, nous arrivons au pont de Vendeix.  De là un sympathique PR, qui longe le ruisseau de Vendeix nous gratifiant d’une légère fraicheur, nous ramène au Parc Fenestre plus animé que ce matin. Familles à l’ombre le long du ruisseau et enfants sur les attractions colorent le décor.

Journée très agréable à l’ombre de la forêt sur la plus grande partie du parcours et avec de l’air en altitude.

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Jeu 02/07/2026 Rando Sancy – Picherande

Animateur : Yves
Nombre de participants : 10 animateur compris (7 F, 3 H)
Météo : journée ensoleillée
Distance : 24 km
Dénivelé : 500 m
Durée : 7H30 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 120 km pour 2 véhicules soit : 120 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Lac des Hermines, PC1291, Vassivière, PC1207, PC1189, PC1187, PC1179, PC1062, Ravel, PC1200, PC1248, les Ages, PC1328, PC1307, PC1348, col de la Geneste, bois de Landrode, PC1296, PC1284, lac.  

Le vent est frais ce matin au départ du lac des Hermines et la température change fortement des jours passés. Tout le monde met une petite laine avant de nous diriger vers la chapelle de Vassivière, haut lieu de pèlerinage. Contrairement à d’habitude où le site est calme et tranquille, il y a un peu d’agitation et plusieurs véhicules sont déjà stationnés. Et oui ! nous sommes le 2 juillet c’est “La Montée”. Une confrérie d’hommes vaillants et courageux, accompagnés d’un évêque et des prêtres, portent la chasse de la Vierge Noire sur 8 kilomètres depuis l’église de Besse dans un silence religieux. Elle restera dans la chapelle jusqu’au 21 septembre jour de la “Dévalade”. Petite visite rapide et un coup d’œil à la Chapeloune en contre bas où jaillit de la roche une source miraculeuse. Nous reprenons notre route et croisons au pied du chemin de croix la procession constituée de nombreux fidèles, moment rare et solennel.

Vierge de Vassivière

Direction maintenant la cascade de la Barthe, contournement du puy Merle et traversée de la grande tourbière qui sert de pâture aux vaches en cette saison. Les différentes passerelles nous rappellent que nous sommes bien dans une tourbière, car l’humidité habituelle est invisible en cette période de chaleur. Nous voilà à la cascade, malgré le peu d’humidité aux alentours, le Neuffonds qui l’alimente est encore bien en eau et nous offre, sous ce ciel radieux, une belle carte postale et quelques éclaboussures.

Cascade de la Barthe

La continuité jusqu’à Ribeyrette, bien ombragée sur un sentier forestier très agréable comme on les aime est appréciée. A Colange l’horizon s’élargit et apparait face à nous l’imposant château de Ravel proche de Picherande. Château repris en 2009 par la famille Chazal et qui a bien changé depuis, une grue toujours en place nous fait dire que le chantier n’est peut-être pas terminé. Au pied du château une nouvelle ferme flambant neuve attire notre regard et curiosité oblige nous nous approchons. L’étable est en visite libre mais les bêtes sont malheureusement à l’extérieur, par contre une jolie boutique attenante a suscité un peu plus notre intérêt. Nous avons complimenté la personne présente pour la qualité et l’originalité de la présentation des produits proposés. Une seule d’entre nous est repartie rapidement tant l’odeur de fromage était présente ce qui se conçoit aisément.

Face au château, sur notre chemin, quelque pierres à l’ombre nous attirent pour le pique-nique, ce que nous faisons. Habituellement le dénivelé positif est effectué le matin mais aujourd’hui c’est l’inverse et nous voilà repartis pour le col de la Geneste. Nous contournons la tourbière de Gayme que la sphaigne a colonisée et où l’homme pénètre peu.

Passé les Ages nous apercevons sur une petite bute l’œuvre Horizon Sancy prévue au programme. Un petit effort et nous voici au pied du Géant du Souffle, structure ajourée d’un colosse agenouillé face au paysage qui s’étend du lac Chauvet proche, au Cantal en toile de fond. Ses mains ouvertes accueillent les visiteurs qui peuvent respirer les parfums, sentir le vent, et comprendre qu’entre la nature et l’humain il n’y a qu’un souffle.

Le Géant du Souffle

Nous finissons d’arriver au col et sa “Maison des Hurle Vents” avant de dévaler tranquillement, d’abord au pied du Paillaret, puis dans le bois de Landrode pour rejoindre nos voitures.

Journée très agréable, ponctuée de curiosités sous une température acceptable et presque rafraîchissante.

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