Dim 19/04/2026 Rando Limagne – Vertaizon

Animateur : Yves
Nombre de participants : 6 animateur compris ( 5 F, 1 H)
Météo : nuageux avec crachin le matin et éclaircie dans l’après-midi
Distance : 23 km
Dénivelé : 600 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :40 km pour 2 véhicules soit : 80 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Vertaizon, PC365, PC352, PC428, PC471, PC498, PC505, St-Bonnet-lès-Allier PC356, PC366, PC364, PC379, PC406, PC485, PC438, Chas, PC410, Pileyre, PC381, Vassel, Fontaine de Paulhat, Vertaizon.

Temps très maussade ce matin au départ de Vertaizon plongé dans la brume, et accompagné d’un petit crachin désagréable. Ce village accroché à la colline de l’ancienne église où, habituellement la vue sur la Limagne à perte de vue, est  complètement transformée, nous discernons à peine les premières maisons de Chignat qui s’étalent à nos pieds.

Direction le Puy de Mur, espace naturel sensible où cohabite une faune discrète et diversifiée. Nous restons à mi- pente au niveau de la chapelle Ste Marcelle car d’ici nous n’apercevons même pas les antennes et le phare qui couronnent son sommet, brouillard total.

Le Puy de Mur en arrière plan

Nous parcourons ce paysage vallonné caractéristique de la Toscane Auvergnate pour, après avoir passé le Puy de la Poule, arriver au château de St-Bonnet-lès-Allier. La traversée du village que nous avons l’habitude d’effectuer en montant parait de la rigolade dans le sens inverse aujourd’hui.

St Bonnet et son château

Petite partie plate entre de magnifiques champs de colza en pleine fleur mais à l’odeur dérangeante. La D81 coupée, nous remontons vers le Puy Benoît, composé de pelouses sèches et rases, favorables à une très grande biodiversité, malheureusement menacé par la progression des buissons.  Avant de redescendre sur Chas, à proximité de l’église St Martin et à l’abri de la légère brise qui vient de se lever, nous prenons notre pique-nique. Ancien bourg fortifié avec son ancienne porte bien conservée et son imposante fontaine.

Le Puy Benoit et un champ de colza

La pluie fine et persistante de ce matin a cessé et c’est dans l’espoir que le soleil finisse de percer le plafond gris que nous repartons pour le dernier petit Puy du jour, le Puy de Pileyre. N’empruntant pas le parcours habituel nous découvrons l’ancien domaine de Pileyre où une rénovation a commencé, bon courage ! Redescente sur Vassel où la mairie ornée de son campanile pose question.

Le soleil commence a être présent et nous réchauffe les épaules. La petite pause à la fontaine de Paulhat est appréciée. L’eau claire, froide, et limpide qui alimente la fontaine et le lavoir servait au 18°S au travail du chanvre cultivé dans cette plaine. La boucle est bouclée, retour aux voitures, journée très morose qui finit avec un soleil ardent.

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Jeu 09/04/2026 Rando Sancy – le Leiranoux

Animateur : Yves
Nombre de participants : 17 animateur compris ( 12 F, 5 H)
Météo : soleil et ciel bleu toute la journée
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H 45 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 100 km pour 3 véhicules et 60 km pour 1 autre soit : 360 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Courgoul, PC748, PC828, Auzolette, PC934, PC1012, PC1033, le Brugelet, PC1116, PC1160, PC1252 Leiranoux, PC1154, PC1155, PC1120, PC936, Sault, PC848, PC798, PC724, PC694, PC677, PC717, PC617, Courgoul.

Départ de Courgoul sous les présages d’une belle journée. Face à nous de l’autre côté de la Couze des vestiges de murets escaladent la montagne. Point de vue magnifique, mise en valeur par un soleil rasant, sur les pailhats, terrasses permettant d’obtenir des surfaces cultivables, symbole du courage des hommes de ce terroir. Tombés dans l’oubli au fil du temps une association s’est lancée dans la reconstruction de ces pailhats pour faire revivre cette vallée de Courgoul.
Rude montée bordée d’arbres pour arriver à Auzolette, où un terrain plus riche et plus plat à permis ici des cultures céréalières mais l’exode rural a frappé et les commerces d’antan ont laissé place à des constructions inhabitées et abandonnées. En 1774 Henri Ladmiral, personnage local, monté à Paris, a tenté de tuer Robespierre. Arrêté, il fut guillotiné, une plaque lui rend hommage.

Nous sommes sortis des gorges, le paysage commence à s’ouvrir, la vue sur les Dômes et Forez souligne l’horizon mais la pente reste constante et nous l’aurons jusqu’à midi. Au lieu-dit Mazière le chemin prévu à été privatisé et le propriétaire présent nous informe qu’au bout on arrive dans son pré où vaches et taureaux paissent tranquillement. Seule possibilité pour rejoindre le Brugelet, la petite route. Nous sommes à 1000 mètres, le soleil frappe déjà , les couches s’envolent, les chapeaux sortent. A l’entrée du village, nous cédons le passage à un troupeau dont nous pensons, compte tenu de l’état négligé des bêtes, que c’est leur première sortie extérieure.

Face à nous maintenant le Leiranoux, objectif du jour, il nous reste 150 mètres de positif à grimper et la montée qui dure depuis le départ sera finie. Le groupe, un peu étiré, arrive au sommet. Quelle récompense ! Superbe panorama à 360 degrés sous un ciel bleu azur sans la moindre brise ce qui nous fait oublier nos 2H30 d’effort. Dômes, Forez, Margeride, Cantal, Cézallier, Sancy : tout est là, rien ne manque. Quelques rochers épars proches de la borne géodésique nous incitent à pique-niquer à cet endroit. Le groupe s’étale, chacun trouve sa place et profite du paysage tout en essayant de se repérer tant l’espace est étendu. Quelques pales d’éoliennes dépassent d’ici de là de ce relief mouvementé, sont-elles celles de Boslabert, la Chabanne ou Rentières, mélange de réponses justes et fausses mais moment apprécié. 

Le Sancy

Repas fini, nous descendons sur l’autre face avant de contourner ce superbe puy pour passer au dessus du hameau de Brassac, comme suspendu au bord de gorges hérissées de rochers abrupts en essayant de ne pas trop piétiner les nombreuses anémones pulsatiles qui commencent à fleurir le passage.
Le Leiranoux contourné, nous plongeons très rapidement sur le hameau de Sault. Le sentier plus ou moins bien tracé récupère au passage divers suintements qui le rendent humide et glissant, prudence ! Nous arrivons au hameau fantôme où trois habitations et du matériel agricole semblent désertés depuis longtemps déjà. Afin d’éviter ce qui a été la route d’accès, nous traversons le ruisseau de Sault et sa conduite forcée pour le suivre en rive gauche tantôt à fleur, tantôt légèrement au dessus, à flanc de falaise qui se délite par endroit.  A un moment la sente s’arrête et nous retraversons pour reprendre le semblant de route. Juste avant la rencontre avec la grande route des gorges nous passons devant la micro centrale électrique de Sault d’une puissance de 810 KW qui compte parmi les 2000 centrales privées françaises.

Nous voilà sur la grande route où nous retrouvons la Couze du Valbeleix qui prend sa source au Cézallier et qui vient grossir la Couze Pavin à Saurier. Comme pour le ruisseau de Sault nous gagnons la rive gauche et par une sente escarpée, caillouteuse, recouverte d’une épaisse couche de feuilles mortes par endroit nous descendons gentiment en surplomb de la rivière, bercés par son chant mélodieux. A l’entrée du village, des prés au vert soutenu criblés de pissenlits en fleurs rehaussent le décor.

Ce splendide ciel bleu et cette douce chaleur nous laisseront le souvenir d’une incroyable journée estivale.
Merci à Denis qui a bien voulu, une fois encore, maitriser la carte pour nous guider sur la journée.

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Jeu 02/04/2026 Rando Livradois-Forez – Vallée de la Crédogne

Animateur : Yves
Nombre de participants : 20 animateur compris ( 13 F, 7 H)
Météo : brumeux avec éclaircies
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 108 km pour 3 véhicules et 112 km pour 2 autres soit : 548 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Paslières, la Croix Rouge, PC398, PC414, le moulin d’Auvergne, Montpeyroux, Chez Claude, la Boule, le Grand Bois, la Loge Basse, PC389, Chez Coutier, Chez le Vétérant, PC453, la Poncette, le Châtaignier,  l’Anglade, les Bouches, PC378, Ferrand, Chez Bancherel, PC482, PC471, PC403, PC373, PC378, Paslières.

Aujourd’hui découverte de la vallée de la Credogne, petite rivière qui prend sa source dans les Bois Noirs près du col des Planchettes pour se jeter 27,8 kilomètres plus en aval dans la Dore proche de Puy-Guillaume.

Partis de Paslières, nous rentrons rapidement dans le Bois de Delange pour en ressortir au Moulin d’Auvergne où, nous découvrons notre fameuse Credogne à l’endroit où elle quitte les gorges pour gagner la plaine. Nous sommes surpris par son eau limpide qui nous laisse facilement découvrir les cailloux de son lit. A quelques pas de là sur notre droite, posée sur un écrin de verdure magnifiquement entretenu, les restes de l’abbatiale de l’abbaye de Montpeyroux, ancienne abbaye cistercienne fondée au 12°S par les cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux. 

Abbaye de Montpeyroux

Notre parcours remonte maintenant la rive droite de la Credogne. Les bosses et creux des ravins successifs commencent à nous réchauffer, le soleil arrive et dissipe la brume matinale. La mousse présente sur les arbres au sol confirme que ces pentes, couvertes d’aulnes, frênes sont relativement humides. D’ici de là des sapinières très denses paraissent impénétrables.

Nous sommes Chez Fumas petit lieu-dit où un espace de verdure en bord de chemin semble faire l’unanimité pour la pause méridienne. A la Poncette nous sommes au bout de notre boucle et nous retraversons la Credogne pour passer en rive gauche.

Passage de la Credogne

Sur ce versant les pentes sont un peu plus douces mais le décor de la forêt reste le même, arbres et branches couchés recouverts de mousse d’un vert entêtant. Notre chemin zigzague dans la pente avec constamment la rivière en vue en contre bas.
Chez Bancherel, hameau de quatre maisons où deux seules restent habitées, nous bavardons avec une gentille dame qui nous retrace son enfance en ce lieu. Conversation intéressante mais il nous reste encore un bout de chemin, nous abrégeons poliment la conversation et repartons d’un bon pas.

En ligne


Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons sur une grande piste récemment aménagée, pas visible sur la carte, que nous trouvons un peu monotone jusqu’au bois du Pas du Loup. Sortis du bois nous voilà dans la plaine, le retour aux voitures se passe sans encombre et toujours sous le soleil. Journée réussie et appréciée.

Merci à Denis et Patrick qui ont bien voulu nous guider à tour de rôle.

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Dim 29/03/2026 Rando Livradois – St-Julien-de-Coppel

Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris ( 6 F, 1 H)
Météo : couvert une grande partie de journée
Distance : 20 km
Dénivelé : 635 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 52 km pour 2 véhicules
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Contournat, PC422, PC389, St-Julien-de-Coppel, PC474, Roche, Cerfeuil, les Couleaux, PC582, PC636, la Chaux Montgros, Pommeride, PC619, PC600, Pic de Mercurol, Mercurol, Bois de Glaisne, Puy Pendu, Bois de LPC547,Bois de Lavende, Bois de Lavaure, Col de Potey, PC574, Calais, PC493, Contournat.

Sur la route qui mène au départ ce matin deux tendances météo, à gauche beau soleil, à droite de gros nuages gris plombent le décor. Malheureusement c’est sur la droite que j’ai prévu mon parcours, dommage !
Dans le village de Contournat, à la sortie des voitures, la température fraîche nous saisit, tous les participants s’emmitouflent et nous voilà partis. 
Jusqu’à St-Julien-de-Coppel le tracé reste en plaine avec une terre amoureuse, et un ressenti négatif saisissant. Après St-Julien face à nous le premier point remarquable du jour, Notre Dame de la Roche. Le sentier qui s’accélère régulièrement permet de réchauffer notre organisme.

Notre Dame de la Roche

Arrivés en haut, la Vierge installée en 1862 s’élève magistralement sur son haut piédestal. Petit tour du site en passant par la chapelle, seul vestige d’un château érigé sur ce promontoire, puis nous repartons direction les ruines du château de Coppel, construit au 13 °S et détruit par Richelieu en 1626.

Château de Coppel

Après quelques photos, et la rencontre d’un important troupeau de salers nous nous dirigeons dans le bois du Puy Gérant. Après une hésitation sur une sente à peine visible, nous retrouvons le chemin qui mène à la Chaux Montgros. Le long de ce large chemin carrossable plusieurs miradors de battue, pourtant en bon état sont au sol, sabotage ou nécessité… on ne saura pas ?

Nous voilà à la Chaux Montgros, mélange de château fort et de grande résidence aux quatre tours majestueuses. Construit au début du 16 °S de style renaissance sous influence italienne il est unique en Auvergne. La température est légèrement remontée, mais une petite brise que l’on n’avait pas ressentie dans le bois se fait présente, un petit porche dans l’escalier monumental nous abrite pour le pique-nique.

Château de la Chaux Montgros

Départ plein ouest face au Pic de Mercurol troisième point remarquable, nous sommes à découvert capuche, gants, et bonnets sont de mise. Nous empruntons la sente à peine visible de la route, qui passe presque au sommet de ce pic. Peu entretenue, il faut se faufiler entre les branches. La montée au sommet, pratiquement à quatre pattes, est assez difficile il faut chevaucher les rochers recouverts de mousse et le risque de glissade à la descente est garanti ; tant pis ce sera pour une prochaine fois. Lors de l’invasion romaine fut érigé ici un temple dédié à Mercure d’où Mercurol. Avant d’arriver à son pied, dans les prés nous avons remarqué deux collines funéraires (tumulus).

Maintenant mon tracé traverse le Bois de Glaisne pour rejoindre le col de Potey. Comme très souvent dans les bois les sentiers de la carte et du terrain sont divergents. Un magnifique hors-piste d’environ trois kilomètres entre ronces, arbres, branches couchées et quelques barbelés nous permet de rejoindre le col.

Dans le bois nous étions à l’abri et l’effort nous a réchauffé, mais maintenant la légère brise de ce matin devient une jolie brise qui va nous suivre jusqu’à l’arrivée. Récompense, le soleil est de la partie et c’est les visages radieux que nous retrouvons Contournat, petit village connu même aux Etats-Unis grâce à Monseigneur Benoit Flaget, enfant du pays, devenu le premier évêque du Middle West en 1808.

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Jeu 26/03/2026 Rando Limagne – Randan

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 11 animateur compris (6 F, 5 H)
Météo : Sec et frais le matin – Douceur et giboulées l’après-midi
Carte :  IGN 2630SB
Distance : 26,5 km  
Dénivelée : 460 m  
Durée
 : 6h40h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile malgré le dépassement du kilométrage
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 70 km pour 2 voitures – 90 km du Crest pour 1 autre

Itinéraire : Randan, Stade, Rond de Joinville, Rond d’Aumale, Voie ferrée CLF-Vichy, Est bois des Prugnes, NE Bois Brun, les Gannats, St Priest Bramefant, D55, Le Graveyron, château de Maulmont, vers D443 en HP à travers bois de Maulmont, Montpensier, les Rigaudanches, les Charmes de la Fontaine, Mons, les Gros, Rilhat, W puy de Beaumont, Champ Colombier, La Corne, Etang de Nemours, retour Randan par D94

La crainte du mauvais temps annoncé (neige et vent) m’a fait choisir un secteur plus abrité et qu’Atlas fréquente rarement : la Limagne et plus précisément Randan et ses alentours. La rando commence par une petite visite du château et de ses dépendances. C’est Anne, ancienne adhérente d’Atlas et responsable des animations sur le Domaine Royal qui nous sert de guide.

Château de Randan

Elle nous rappelle en quelques mots l’histoire du château, de Louis Philippe et d’Adélaïde sa sœur et des réparations effectuées jusqu’à aujourd’hui. Tous les travaux n’avaient pas pour but de le reconstruire mais de stopper l’effet du temps sur les ruines, il fallait les mettre hors air et hors eau. La chapelle et les cuisines n’ayant pas été touchées par l’incendie de 1925 sont visitables et dans un très bon état de conservation.  L’Orangerie fera bientôt l’objet d’une grande restauration…. Nous ayant appris l’essentiel en 30 minutes chrono nous quittons à regret Anne pour débuter la rando. Je profite de ce compte-rendu pour la remercier pour son accueil et sa bonne humeur.

Nous nous mettons donc en route avec pour objectif de traverser les forêts autour de Rando en direction de St Priest Bramefant et du château de Maulmont et retour. Ce programme sera modifié en cours de route comme nous le verrons ci-après. La forêt et le parc du château forme une grande continuité forestière même si comme dans tout grand parc, on trouve des espèces importées comme les grands séquoias ou les gingko biloas. On trouve dans les bois alentours des chênes dont dix ont été prélevés pour restaurer la charpente de Notre-Dame de Paris. La progression dans les allées forestières encore tracées aboutit plusieurs fois sur des croisements dénommés ici « Rond » et baptisés du nom des fils de Louis-Philippe, Aumale et Joinville. Plus tard, nous traverserons un hameau appelé Montpensier (le dernier fils du Roi) et un étang privé au nom de Nemours, encore un fils, son second. Le secteur est tout imprégné de cette présence royale qui a laissé un fort bel héritage architectural qui rejaillit sur le bourg de Randan lui-même avec la brique pour matériau commun.

Au milieu des bois nous enjambons la voie de la ligne Clermont-Vichy qui a dû faire l’objet d’une belle restauration, on la dirait presque neuve. L’ensemble des sentiers – non balisés – ne semblent pas fort fréquentés sauf par les forestiers qui exploitent la forêt. Il vaut mieux avoir la carte pour suivre sa route 😊. Nous arrivons bientôt à St Priest après à peine 9 km parcourus. Cela ne nous empêche pas de nous arrêter pour le déjeuner. La clémence du temps n’ayant qu’un temps (😊), nous essuyons à ce moment précis la première averse d’une série qui s’étalera sur tout l’après-midi.

Heureusement le gymnase municipal s’offre pour protéger nos agapes. Je profite de la pause pour remodeler le parcours car celui que j’ai prévu, à nouveau dans les bois de Randan, pourrait être un peu ennuyeux. Ce sera un long parcours en paysages ouverts sur les collines qui ourlent la frange orientale de la Limagne. Après un petit kilomètre sur la route où nous mettons en œuvre les obligations de circulation faites à tout groupe de marcheurs en déplacement, nous arrivons au château de Maulmont. Aujourd’hui dévolu aux mariages et autres séminaires, ce château, fruit de la volonté de la Princesse Adélaïde, était à l’origine un relais de chasse utilisé par le Roi et ses invités. Le parcours passant trop près du monument nous le contournons plus au sud. Nous nous retrouvons dans un cul de sac et nous nous offrons un petit passage hors-piste à travers le bois de Maulmont pour retrouver plein ouest la petite route qui nous amène au hameau de Montpensier. Les sous-bois sont tapissés de fleurs à corolle rose que personne dans le groupe ne reconnait et qui nécessite un petit appel à PlantNet qui va délivrer un nom que je n’ai pas noté 😊.

Nous déambulons maintenant au sud des bois de Randan, le plus souvent sur les sommets de ces petites collines qui dominent la rive gauche de l’Allier qu’on devine au loin. Nous alternerons les montées et les descentes dans un paysage de grande culture dominé par le colza. Nous traversons des petits villages sans grand charme, Mons peut-être avec sa belle église et son point de vue ? Tout le cachet architectural semble se concentrer sur Randan…. Inutile de dire que les changements de direction au milieu d’un réseau dense de chemin d’exploitation obligent à ne pas quitter sa carte des yeux alors que de beaux paysages s’offrent pourtant.

Une erreur de navigation conduira à une petite marche arrière mais dans l’ensemble et malgré les changements du parcours décidés en milieu de rando nous ne nous perdrons pas 😊. Le château de Randan se devine à l’horizon bien abrité par sa forêt au sud. Bientôt, nous épuisons nos derniers chemins et sentiers possibles et nous n’avons d’autres choix que de suivre la petite D94 qui nous mène dans un long faux plat à Randan que nous traversons et qui comme beaucoup de bourgs ruraux montre, hélas, un nombre important de commerces fermés. Parvenus à la chapelle du Domaine, notre amie Anne de loin nous fait de grands signes d’au-revoir.  Une belle journée de rando s’achève…….

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Dim 22/03/2026 Rando Sancy – St-Bonnet-près-Orcival

Animateur : Yves
Nombre de participants : 6 animateur compris (5 F, 1 H)
Météo : nuageux et ensoleillé
Distance : 23 km
Dénivelé : 620 m
Durée : 6 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 46 km pour 1 véhicule et 55 km pour 1 autre soit : 101 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Nébouzat, PC856, Neuville, le Ranc, la Maronie, PC881, Ribeyre, PC1036, PC1050, PC1052, Lachaud, le Calvaire, St-Bonnet-près Orcival, Villejacques, Pont des Eaux, les Eaux, les Saliens, Nébouzat.

Moins frais que prévu ce matin au départ de Nébouzat sous les premiers rayons qui se lèvent. Nous nous dirigeons vers Neuville en passant d’une rive à l’autre du ruisseau de La Gorce dont le tumulte provoqué par un important débit nous accompagne.

A Neuville virage à l’Ouest face à Orcival, première traversée de la Sioule qui prend sa source à quelques kilomètres d’ici près du lac de Servières, et nous voilà rapidement à Ribeyre. Le temps change, les nuages s’assombrissent on sent quelques gouttes. Nous gagnons rapidement malgré la jolie côte, le bois des Bourelles où nous décidons de nous poser pour le pique-nique avant l’averse qui semble se préparer. Bien abrités sous de beaux sapins, nous déjeunons sans être dérangés. Dès que nous reprenons notre chemin, nous nous apercevons que les pierres ont bien été légèrement mouillées mais il ne pleut plus. Arrivés au bois de Gravenoire, nous le traversons sur un petit sentier forestier coupé par endroit avec des arbres récemment tombés, lorsque qu’un petit chevreuil débouche sur notre droite, nous observe et détale instantanément. A la sortie du bois l’horizon s’éclaircit, à gauche St-Martin de Tour avec en dessous, les dômes du château de Cordes, le Calvaire de St-Bonnet-près-Orcival en face et sur la droite en fond notre cher Puy de Dôme encore un peu emmitouflé sur sa cime.

Nous voici au pied du Calvaire, dès la D27 traversée, nous attaquons la pente déjà  bien prononcée et guidés par les croix successives nous atteignons les croix sommitales. D’en haut, une belle vue sur la vallée de la Haute Sioule avec St-Bonnet à nos pieds se termine par une Chaîne des Puys légèrement brumeuse.

Montée au Calvaire
Le Calvaire de ST-Bonnet-Près-Orcival

Direction Villejacques et Pont des Eaux où nous retrouvons la Sioule grossie par le ruisseau de La Gorce longé ce matin. L’arrivée est proche, mais un petit détour par la cascade de Saliens sur le ruisseau de La Gigeole, détourné par une coulée de lave, s’impose. Petite cascade en trois temps, facile d’approche, bien fournie en eau actuellement, et intégrée dans un cadre original et coloré.

Cascade de Saliens

Depuis Villejacques le soleil est présent et c’est avec lui que nous retrouvons nos voitures.

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Jeu 19/03/2026 Rando Lembronnais – Dauzat-sur-Vodable

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 20 animateur compris (13 F, 7 H)
Météo : Grand soleil – un peu frais
Carte :  IGN 2532SB
Distance : 23 km  
Dénivelée : 700 m  
Durée
 : 7h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 114 km pour 3 voitures et 68 km pour 2 autres

Itinéraire : Dauzat-sur-Vodable, GRP « Autour d’Issoire » jusqu’à PC 917, PC 947, Est Combes, HP jqà D23, Chassagne, Côte Eglise, GRP, PC 1019, Praneuf, Chaux du Pic, NW vers PC 855, PC 820, PC 795, Tourzel, Est Ronzières, Vodable, la Borie, PC708, PC767, Sud et Est jqà PC 767, SW jusqu’à PC 838  , W jusqu’à PC 917, retour Dauzat par GRP

J’aime bien revenir à Dauzat-sur-Vodable et sa chapelle bâtie sur l’éperon volcanique qui plonge dans le ravin des Rivaux. Mais une fois n’est pas coutume, nous ne descendons pas dans le ravin pour prendre la direction du Leiranoux mais nous remontons au nord par le GRP. La montée inaugurale est un peu rude mais permet d’avoir un beau point de vue sur la chapelle.

Chapelle de Dauzat-sur-Vodable

Ce qui devait être un début de rando facile en suivant le GRP jusqu’à Mégemont devient suite à une bifurcation à l’ouest prise trop tôt un beau hors-piste à partir du hameau de Combes. Rejoindre Chassagne que l’on aperçoit nettement de notre position nécessite de passer deux petits ruisseaux, rien de difficile jusque-là mais l’obstacle infranchissable rencontré est bien la végétation faite de ronces et d’aubépine qui s’est constituée là suite à la déprise agricole et forme une redoutable muraille pour un groupe de 20 personnes. Nous rencontrons justement un éleveur en train de nettoyer ses parcelles avant la mise au vert de ses vaches qui nous confirme que nous n’avons pas d’autre choix que de revenir vers la route D23 entre Combe et Pouchenirgue.
Nous entrons donc dans Chassagne par la route. Je dois improviser la suite du parcours car nous ne sommes pas sur la trace initiale. Heureusement le secteur offre des possibilités qui nous rapprochent de ce qui était prévu. A l’entrée sur la chaux du Pic, un beau talus nous abrite du léger vent du nord qui aurait, sinon, gâté notre pause méridienne. Du plateau nous avons un beau point de vue sur le Sancy et ses crêtes enneigées. 

Le Sancy

Suite à la mésaventure matinale, nous n’irons pas jusqu’à la Couze Pavin mais nous suivrons le GRP atteint après la pause pour gagner Tourzel, ce qui était prévu. Beau village, orienté S/SE, installé sur les pentes du plateau qui l’abrite des vents d’ouest et nord. Les affiches électorales près de la mairie nous apprennent que 3 listes attendaient les suffrages des électeurs. Etonnant pour un village et ses hameaux attachés de 400 habitants et seulement 197 inscrits sur les listes électorales. Le secrétaire de mairie que j’interroge dans son bureau m’apprend que la liste de la sortante est en tête à l’issue du 1er tour… Nous zigzaguons tranquillement dans les ruelles jusqu’à tomber sur une étrangeté de mauvais goût installée au-dessus d’une porte !

Après Vodable que nous longeons par le bas, il nous faudra consentir un peu d’effort pour parvenir sur le plateau à nouveau, juste au carrefour où le sort de la rando s’est joué le matin 😊 Encore un petit kilomètre pour rejoindre Dauzat et son patrimoine en partie ruiné.

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Dim 8/03/2026 Rando Hte-Loire – Léotoing

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 12 animateur compris (8 F, 4 H)
Météo : Nuageux le matin et ensoleillé l’après-midi – assez doux dans l’ensemble
Carte :  IGN 2532SB
Distance : 25 km  
Dénivelée : 650 m  
Durée
 : 7h30 pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 138 km pour 3 voitures  


Itinéraire : Pont de Lanau, Prat Long, Bionsac, Lagarde, Coste Chaude, Chante-Perdrix, nord suc de Montjean, en hors-piste jusqu’à D909, Pont sur l’Aubart, le Chausse, la Chau, les lacs (Citrou, Grand Lac, Long), la Pénide, Espalem, Pey Redon, rive gaude des ruisseaux du Roudrey et de Vernassal, Vernassal, les Chanots, la Bastide, Léotoing, pont de Lanau

Après la rando du 26 février dernier (voir CR), je m’étais promis de revenir dans la vallée de l’Alagnon et plus précisément à Léotoing ; je n’ai pas tardé tant le secteur me plait…. Nous partons donc du pont de Lanau en direction du sud. Par une petite route en lacet nous nous hissons sur le grand plateau qui surplombe l’Alagnon à l’ouest jusqu’à Lorlanges et l’autoroute A75 à l’est. C’est un plateau agricole qui fait alterner les prairies artificielles et les plantes fourragères. L’élevage est la principale activité agricole du secteur. Du plateau, nous avons une bonne vue sur le château de Torsiac que nous n’avions pas pu voir aussi bien dessiné lors de notre rando du 26 février. Il est très élégant et ressemble presque à un château de conte de fée. Après Lagarde, un long passage en petit sous-bois nous mène à Coste Chaude, grand élevage porcin organisé en plusieurs bâtiments dont une maternité ! Cette maternité permet de garantir les approvisionnements en porcelets de montagne pour les engraisseurs (une trentaine d’éleveurs dans la grande Auvergne)  tout en garantissant une origine génétique et en offrant la sécurité sanitaire indispensable.  Elle produit 24 000 porcelets par an. L’élevage familial est géré sous la forme d’une coopérative. A proximité, immédiate, on ressent un air légèrement plus odorant mais sans commune mesure avec certains élevages bretons. Les porcs sont élevés sur caillebotis ce qui doit contribuer à diminuer les nuisances. Nous continuons à travers de vastes surfaces cultivées pour revenir vers le bord du plateau. L’itinéraire du jour nous fait redescendre au bord de l’Alagnon, sur la D909 à hauteur du bas du ravin d’Aubart. Au cours d’une de ses randos, Yves avait suivi un peu la même direction en empruntant la combe voisine, celle de Combe Chaude.  La descente s’est faite en hors- piste avec une pente régulière et peu encombrée par la végétation comme certains le craignaient. En effet, ces pentes sont couvertes de petits chênes suffisamment espacés pour se sentir à l’aise 😊. Parvenus au bord de la rivière, je peux ressortir le petit jeu concours avec des questions sur l’Alagnon que j’avais servi le jeudi précédent lors de la rando autour de Blesles. Benoit est le premier à proposer la bonne longueur de la rivière !  La récompense ? Payer un café à l’animateur… Vu la densité bistrotière de tout le secteur, il ne risquait pas grand-chose 😊 Il nous faut bientôt remonter sur le plateau par une belle piste jusqu’au hameau de le Chausse. Il est composé de plusieurs grandes fermes d’élevage. Les bêtes sont encore en stabulation mais plus loin vers les lacs nous trouverons les premières vaches au pâturage. On sent que l’hiver tire vers sa fin. Nous prenons la pause méridienne dans un petit bois de pins au-dessus du hameau bien à l’abri du petit vent frais qui balaie le plateau. Nous reprenons vite notre parcours sur le bord de ce grand plateau en direction des 5 lacs à proximité d’Espalem. Ce sont des lacs intermittents comme on en trouve sur ces plateaux. 4 sont encore en eau (Citrou Grand, Long et un inconnu) et un est sec Estang.

Lac Citrou

Ils constituent des endroits naturels sensibles qui sont des havres de paix pour de nombreux oiseaux et amphibiens comme le crapaud Sonneur à ventre jaune ou le triton Crêté. Ce sont des sites Natura 2000 sous haute surveillance. Passés la Pénide nous entamons notre remontée vers le nord et prenons la direction d’Espalem. Village un peu décevant à l’habitat fort disparate et aux fous du volant. Heureusement nous quittons vite la route que nous suivions depuis La Pénide pour suivre sur 2 km un sentier dans une des petites vallées nord/sud qui strie le plateau. La quiétude du cheminement est juste perturbée par deux quads qui font quand même l’effort de ralentir franchement. Nous entrons peu après dans Vernassal qui abrite un beau et imposant château du 17-18ème   siècle.

Château de Vernassal

 Il est caché par un haut mur et le portail d’entrée nous l’offre sous un angle qui ne nous permet pas de l’admirer complètement. Il a fait l’objet d’une importante restauration à partir des années 70 tant extérieure qu’intérieure. La Révolution et le 19ème siècle avaient fini de le ruiner et c’est un miracle de le voir dans cet état aujourd’hui ! avec ses façades et son toit rénovés suivant les plans d’origine inspirés d’une des ailes de la Cour Carrée du Louvre.  Nous suivons maintenant un large chemin montant jusqu’à la Bastide. Bientôt Léotoing apparait au loin. Mais il faut le mériter : une dernière et forte montée nous oblige à pousser sur nos bâtons et à faire monter le rythme cardiaque. Mais la récompense est au bout et nous entrons dans Léotoing par le village et sa chapelle des Lépreux. Nous montons rapidement au pied des ruines de la forteresse. Elles est aussi majestueuse de près que de loin. La visite du village possiblement virtuelle grâce à une application (a priori inexistante sur l’App Store) aurait nécessité un peu plus de temps. Nous redescendons par les splendides terrasses aménagées par une association au pied du château et plantées d’une multitude de plantes anciennes dont l’inventaire prendrait quelques heures.

Château de Léotoing

Nous repassons presqu’à regret le pont de Lanau pour regagner les voitures à l’issue de cette belle boucle toute en rive droite de l’Alagnon.

Dim 01/03/2026 Rando Chaîne des Puys – La Cassière

Animateur : Yves
Nombre de participants : 14 animateur compris (11 F, 3 H)
Météo : frais et couvert le matin, ensoleillé l’après-midi
Distance : 23 km
Dénivelé : 500 m
Durée : 6H30 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 56 km pour 3 véhicules et 30 km pour 1 autre soit : 198  km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : La Cassière, PC919, PC902, PC932, PC964, Creux du Pialoux, PC923, Fontfreyde, Chalamont, PC941, PC915, Nadaillat, PC914, PC962, PC973, PC906, PC876, La Cassière.

Soleil déjà présent ce matin sur le parking de La Cassière mais la température est fraiche. Nous empruntons le GR en direction du Puy de Charmont. A la limite de la zone boisée de Ribbe Haute et Ribbe Longue, Marie Thé nous fait découvrir un trio de Pierres Levées inconnues par beaucoup d’entre nous. 

Pierres levées

Au pied du Puy de Charmont, changement de cap, direction Nord. Col de la Ventouse franchi nous traversons les Cheires Hautes après avoir longé la base du puy de Vichatel. Avant d’atteindre le puy de Fallateuf, je repère la petite sente à droite qui nous amène à la secrète et bien cachée grotte de Ribbe Haute. L’aménagement intérieur, mousse séchée sur un sommier de branches entremêlées, incite à un bivouac nature.

Intérieur de la grotte de Ribbe Haute

Après une petite séance photos nous voilà repartis. Au creux du Pialoux, changement de cap à nouveau et plein Est face à Fontfreyde. Les timides rayons de ce matin ont vite été cachés par quelques nuages, fraicheur et humidité en sous bois nous ont accompagnés une grande partie de la matinée. A Fontfreyde nous cherchons un spot ensoleillé pour le pique-nique et c’est aux abords d’un parc de jeux pour enfants que nous le trouvons.

Repas fini, accompagné de quelques douceurs comme d’habitude nous nous dirigeons vers Nadaillat en cheminant sur le contrefort du volcan de La Vigeral. Volcan de trois millions d’années dont la coulée de lave s’est déversée sur dix kilomètres vers l’Est, pour créer la Montagne de la Serre. Sur son versant Nord, après Chalamont, la présence de nombreux captages d’eau n’empêche pas que le chemin se transforme en un petit ruisseau par endroit, ce qui nous impose un gymkhana entre les ornières passablement boueuses. Aux Côtes la végétation s’éclaircit, le soleil se fait plus présent et jusqu’à Nadaillat un magnifique 180 degrés s’offre à nous avec en toile de fond le Forez accentué par Pierre sur Haute et son petit chapeau blanc.

A la Truliere, retour sur l’ouest, nous sommes à découvert et le soleil commence à nous chauffer les épaules, nous le conserverons jusqu’à l’arrivée.
A Moulebas nous entamons la descente, face à nous le lac d’Aydat apparait subrepticement et sur notre droite une belle vue de l’ensemble du lac de La Cassière avec le majestueux Puy de Dôme au loin.
Nous voici au bord du lac, lac de quatorze hectares cousin du lac d’Aydat formé il y a 8400 ans par une coulée de lave des Puys de la Vache et de Lassolas qui a barré un affluent de la Veyre. Lac peu profond connu pour ses variations importantes de profondeur encore inexpliquées à ce jour, il resta deux années totalement asséché entre les deux guerres. Un sentier très agréable, ombragé, légèrement montant le contourne par la gauche pour arriver à l’entrée du hameau éponyme. Le ciel d’un bleu uniforme se reflète sur l’eau.

lac de La Cassière

Une fontaine dénommée “Fontaine Gelée” se cache à l’entrée du bourg. L’eau très fraiche coule dans les aspérités des cheires en passant dans les fameux trous à glace comme on peut les voir dans les cheires de Côme ou de Pontgibaud.
En passant devant l’ancien tunnel de La Cassière, les plus anciens d’entre nous se rappellent l’époque où l’on passait à l’intérieur en voiture, souvenirs, souvenirs !

Retour au parking où une douceur printanière a remplacé la fraicheur de ce matin.

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Jeu 26/02/2026 Rando Hte-Loire – Vallée de l’Allagnon – Blesles

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 20 animateur compris (13 F, 7 H)
Météo : Grand soleil toute la journée – presque chaud l’après-midi
Carte :  IGN 2532SB
Distance : 24,5 km  
Dénivelée : 800 m  
Durée
 : 7h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 140 km pour 3 voitures d’Auchan nord – 106 km pour 1 voiture du Crest, 1 voiture sur place.

Itinéraire : Torsiac, autour du Grand Bois, Brugeilles, suivi de l’Alagnon jusqu’aux faubourgs de Blesles, Blesles, les Igasseyres, Chadelcol, Croix d’Encol, Bousselargues, le Vigniau, HP jusqu’à Mourenu (PC690), D5, Marmaissat le Haut et le Bas, Bois du Rou, D714 Pont Rouge, pont de Lanau, Torsiac

Un peu de route pour faire une belle rando ensoleillée autour de Blesles et de l’Alagnon. Les pluies de ces dernières semaines m’avaient obligé à appeler la mairie de Blesles pour connaître l’état du passage dans les prairies après Brugeilles le long de l’Alagnon. Le contact m’avait rassuré et c’est donc confiant que nous sommes partis de Torsiac, hameau sans habitation avec son cimetière et sa pimpante mairie pour seules marques « institutionnelles ». Bien sûr, il y a son château à la forme carrée avec trois tourelles élancées et une grosse tour vestige du château-fort originel du 14ème siècle et fortement remaniée (comme le reste de l’édifice) au 19ème. Nous passons à ses pieds en empruntant un petit bout de route sans le voir vraiment. Le château qui s’impose à nos yeux en ce début de rando (et à la fin également) c’est son voisin d’en face, sur la rive droite de l’Alagnon,  Léotoing. Telle une citadelle du vertige, il fait tellement corps avec son pic minéral qu’il est presque difficile de distinguer le bas des murailles faites de la même pierre que son support géologique.

Château de Léotoing

Il donne bien envie d’aller le rencontrer au cours d’une future rando même si c’est un grand classique d’Atlas. Nous empruntons rapidement le GRP « Autour d’Issoire » pour prendre un peu de hauteur et contourner la grosse butte du Grand Bois. Parvenus au sommet, j’indique aux participants que la ligne ferroviaire Clermont-Aurillac passe juste sous nos pieds par un tunnel long d’environ 650 m. Le sentier descend rapidement vers Brugeilles où nous rencontrons nos premières maisons habitées depuis le départ. Ce hameau dépend de la commune de Torsiac 😊 Il faut être bon marcheur ou posséder une voiture – au choix – pour accomplir ses démarches administratives ! Peu après nous passons le pont qui enjambe la voie ferrée presque enterrée au fond d’une des tranchées les plus profondes de France. C’est à Brugeilles qu’eu lieu un déraillement du train Arvant -Aurillac le 28 mars 1934 qui fit deux morts. Des rochers avaient glissé sur la voie des falaises en aplomb sur lesquels le train vint s’écraser. Nous longeons maintenant l’Alagnon. Au vu des herbes encore couchées et boueuses qui encadrent le chemin, on devine que la rivière est bien sortie de son lit à l’occasion des grandes pluies de ce début d’année. Nous traversons de vastes prairies autrefois plantées de pommiers dont les seuls vestiges sont de petits édifices qui servaient à stocker le matériel de culture et à s’abriter en cas de mauvais temps, un peu comme les tonnes que l’on trouve dans les vignobles. La pomme Canada de Blesles était réputée et l’arrivée du train dans le dernier quart du 19ème siècle en favorisa l’essor en Auvergne et au-delà. Nous prenons notre pause-déjeuner dans un petit parc derrière le château des Mercoeur à Blesles. Nous n’avons malheureusement pas le temps de découvrir la richesse monumentale de Blesles en profondeur, il y a tant à voir. Les premières traces écrites font remonter la construction de la ville au 9ème siècle. Elle s’est bâtie autour de l’abbaye St Pierre fondée par une abbesse, Ermengarde d’Auvergne qui état seigneur de Blesles. La fondation d’abbaye devait être inscrite dans les gènes de la famille puisque son fils, Guillaume le Pieux, fonda l’abbaye de Cluny 😊 La richesse des lieux attira la convoitise des puissants alentour comme les fameux barons de Mercoeur. Il résulta de ces conflits un partage des biens et profits. Les Mercoeur étaient rétribués pour assurer la défense de la ville et en profitèrent pour construire une forteresse dont ne subsiste plus qu’un donjon, la tour aux vingt angles. Le château fut largement transformé au 17 et 18ème siècle par la famille Chavagnac. Les Moniales occupèrent la ville jusqu’à la Révolution, habitant dans des maisons individuelles donnant sur la cour intérieure du couvent devenue petite place aujourd’hui. Des petits panneaux explicatifs décrivent le nom et l’histoire des religieuses ayant habité ces petites maisons. La ville était riche de son artisanat et de ses commerces dont subsistent plusieurs maisons à pan de bois. Après quelques déambulations dans le bourg il faut bien reprendre la route. Elle grimpe de près de 200 m jusque sur la chaux de Chadecol.

Côte pour Chadecol

On a rapidement une vue panoramique de Blesles en contrebas.  Chadecol est connu pour avoir abrité des huttes – cases de pierre datant de la fin du néolithique ainsi que d’un mur de près de 350 m de long. Les archéologues ne sont pas tous d’accord sur les datations et les origines de ces diverses constructions. Bien qu’indiqué avec force pancartes dans le hameau de Chadecol, le site ne brille pas par ses panneaux d’explication, il parait même complètement à l’abandon. Les éléments du paysage qui eux ne font pas polémique sont les grands orgues basaltiques de Chadecol ou Blesles  au SW du plateau. On pourra les observer tout au long de la montée. Sur le plateau, nous reprenons notre souffle en admirant les paysages à 360°. A l’ouest, se devine le Signal du Luguet et tout le Cézallier avec lui…. Un large chemin d’exploitation nous amène à Chadecol – désert – puis une petite route nous descend jusqu’à Bousselargues, petit hameau élégant et plein de lumière bien qu’un fond d’un petit cirque puisqu’entouré par plusieurs plateaux basaltiques résultant du phénomène de l’inversion de relief fréquent dans la région et bien connu des Atlassiens !?

Bousselargues

 Après un long faux plat pour sortir de notre creux, nous entamons bientôt la dernière partie de la sortie et j’imaginais fermer la boucle en suivant le ruisseau de l’Auze sur une longue distance presque jusqu’au Grand Bois du matin. Après la traversée du ruisseau à gué, un début de sente nous laisse penser que la vie sera un long fleuve, ruisseau pardon 😊 tranquille mais que nenni ! La sente disparait après une centaine de mètres, la faute au niveau de l’eau, le sentier apparaissant pourtant clairement sur la carte ? Bien qu’ayant annoncé que les dénivelées étaient derrière nous quelques minutes auparavant, je dois me parjurer et je lance le groupe dans un hors-piste grimpant dans la végétation d’une pente exigeante avec ses 150 m de D+. Je suis un azimut qui doit me mener au point haut du plateau, le Maurenu-PC 690. En suivant mes zigs et mes zags, le groupe parvient sans encombre au point visé. Nous sommes au milieu du plateau agricole proche de Marmaissat le Haut que nous apercevons à deux cents mètres au NE. Nous sortons rapidement du pâturage pour gagner la petite route qui nous mène au hameau. Commence alors une longue descente qui nous ramène en douceur vers l’Alagnon. De belles échappées à travers la forêt nous remettent le château de Léotoing sous les yeux (pour mon plus grand plaisir). Après avoir retrouvé le cheminement du matin, nous finissons tranquillement notre beau tour aux paysages variés, bien ensoleillés et que l’histoire des hommes affleure en permanence.

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