Jeu 22/10/2026 Rando Livradois – les Turlurons

Animateur : Yves
Nombre de participants : 13 animateur compris (7 F, 6 H)
Météo : couvert avec quelques rayons l’après-midi
Distance : 24 km
Dénivelé : 720 m
Durée : 7h10  pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 54 km pour 2 véhicules, et 34 km pour 2 autres soit : 176 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Lignat, PC386, PC402, PC386, PC379, PC406, PC485, Puy Benoît, PC438, PC385, PC414, PC438, Petit Turluron, PC486, Gros Turluron, PC373, PC385, PC422, Contournat, Combassat, PC469, les Creux, la Gargouillère, PC413, Lignat.

Rando en Toscane Auvergnate aujourd’hui, pour grimper les 2 Turlurons, buttes volcaniques remarquables du secteur Billomois.
Nous quittons Lignat en contournant la motte de Fontenay avec son château privé du 17°S entouré de son parc à l’anglaise. Son appellation château nous laisse pantois car l’édifice ressemble davantage à un bâtiment collectif sans artifice.

Etonnement passé nous progressons entre de belles étendues agricoles préparées pour l’hiver. Malgré la pluie des jours précédents, la terre ne colle pas trop et les bords herbeux guident nos pas. Soudain, Oh ! surprise, le réchauffement climatique est arrivé en Auvergne car 2 dromadaires, et 2 lamas d’un gris soutenu, se pressent vers la clôture pour nous saluer au passage. Ces animaux appartiennent au Domaine des Oliviers où le lait de leurs chèvres, brebis, vaches est transformé en produits d’exception. Fromage, yaourts et glaces fermières ont fait leur réputation. L’heure est un peu matinale pour une dégustation, dommage.

Dromadaires et lamas et en fond les 2 Turlurons

La D212 traversée, nous nous dirigeons vers le Puy Benoît, premier dénivelé, pour nous mettre en jambe pour la suite. Au sommet petite lecture de paysage, principalement à l’ouest où la Chaîne des Puys ferme ce magnifique tableau. Descente face à Chas, puis passage au nord de Tinlhat avant de passer aux choses sérieuses, la montée au Petit Turluron.
Dans les champs qui nous entourent, d’un côté les tournesols ont été récoltés mais quelques repousses se dressent fièrement pour nous montrer leurs imposantes fleurs jaunes qui s’épanouissent au soleil. Un peu plus loin le colza en fleur ondule comme des vaguelettes sur l’océan.
Le ciel est voilé, la température idéale, une petite brise nous caresse le visage. Dans le bois qui contourne le puy nous sommes à l’abri. il nous reste 7 courbes de niveau à gravir, ça patine un peu sur cette pente raide un peu glaiseuse.

Nous voilà en haut devant la petite chapelle de la Salette d’inspiration gothique, construite au 19°S en pierres d’Escolore hameau voisin, où tous les ans en septembre un pèlerinage a lieu. La petite brise du bas s’est transformée en rafales plus fortes venant de l’ouest. La façade Est elle, est protégée et c’est à son pied que nous nous installons pour le pique-nique avec une vue à 180° du Forez à la Montagne Bourbonnaise. Chacun se repère en fonction de ses connaissances, château par ici, village par là, etc…
Pause terminée nous redescendons par une sente beaucoup plus agréable et confortable face au Gros Turluron qui nous attend.

Descente du Petit Turluron

De nombreux noyers jalonnent le chemin et les noix qui jonchent le sol n’attendent plus que des petites mains pour les ramasser, ce qui est fait. Petite pause pour attendre les retardataires et nous voici à l’assaut du Gros Turluron. La pente douce et régulière au début, se redresse fortement sur la fin pour arriver au pied des murs de cet imposant château en ruine qui occupe une grande partie du sommet.

Ruines au Gros Turluron

Petit tour du propriétaire et nous reprenons le sentier en sens inverse pour rejoindre le chemin qui nous permet de retraverser la D212. Direction Contournat suivi du contournement de Ceyssat par le sud pour arriver sur la D4. Après avoir zigzagué entre les vignes nous découvrons une source intermittente, déjà là à l’époque Romaine, ” La Gargouillère” eau pétillante légèrement soufrée dont un geyser jusqu’à 1 mètre de haut apparait toutes les 7 à 10 minutes. Malheureusement la source est calme en ce moment et nous n’aurons pas de spectacle, pas de chance, peut être une prochaine fois…
Le retour aux voitures n’est plus qu’une formalité. Mis à part le petit coup de vent au Petit Turluron la journée a été très agréable et s’est terminée sous le soleil.

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Séjour N° 15 du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2026 Week-end en forêt de Tronçais

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 12 animateur compris (8F, 4H)
Classement Atlas : facile
Distance : 32 km
Dénivelé : + 250 m (mon GPS garmin)
Carte : IGN 2426 SB
Météo : humide et couverte – mais pas de pluie pendant nos activités et 2 rayons de soleil quand même
Kilométrage auto 283 km pour 3 véhicules Temps de préparation et compte-rendu : 15 H

Jour 1 : Visite guidée de la forêt et découverte de Hérisson petite cité de caractère en Pays de Tronçais – 10 km – 6h30 de déplacement

La météo très pluvieuse rencontrée pendant le trajet aller n’incitait pas à l’optimisme même si secrètement cela faisait du bien de voir enfin l’eau tomber ! Heureusement pour le confort de notre petit groupe, la pluie cesse dès notre arrivée au Rond Gardien où nous attend notre guide Nathalie non pardon Christelle. 😊Elle abordera pendant près de 2h30 un certain nombre de thématiques sur la forêt et le pays de Tronçais. Explications sur son histoire, sur sa sylviculture et son devenir… La forêt de Tronçais a une superficie de 10583 hectares et est bornée au nord par Ainay le Château, par Epineuil le Fleuriel au SW et  Cérilly à l’E/SE. C’est une forêt domaniale qui appartient à l’État qui la gère via l’héritier de l’Administration des Eaux et Forêts, l’Office National des Forêts aujourd’hui. Elle est fortement marquée par l’histoire et quelques grands hommes. A commencer par Colbert qui par ses ordonnances royales de 1670 crée, délimite et organise la forêt dans les contours que nous lui connaissons aujourd’hui. Cette forêt doit produire le bois destiné à la construction des bateaux de la Marine de Guerre du Roi. En fait, Christelle nous apprend que ce ne sera pas le cas et tord ainsi le cou à une légende : très peu de bateaux seront construits à partir des chênes de la forêt ! Malgré tout, environ 1 million de jeunes plants de chêne sessiles seront mis en terre. Le 18ème siècle la verra à nouveau touchée par d’importants prélèvements pour le chauffage et la métallurgie naissante. Il faut attendre les années 1830 et Joseph Louis Buffévent, inspecteur des Eaux et Forêts à Montluçon pour décider du mode de gestion qui prévaut encore aujourd’hui : forêt gérée en futaie régulière (peuplement homogène en âge et en taille des individus) et en parcelles (442 aujourd’hui). Cette gestion ne peut se faire que sur le temps long qui est mesuré et qui correspond à la durée des révolutions (durée d’exploitation d’une parcelle de la jeunesse des arbres jusqu’à sa régénération). D’une durée de 180 ans décidée par M. Buffévent, elle est passée à 250 ans dans les années 1970. Un forestier ne voit donc jamais le résultat de sa plantation ou des soins qu’il apporte à de jeunes arbres.

L’objectif de l’exploitation des chênes de Tronçais est d’obtenir des arbres au tronc long et au diamètre régulier sans bas branchage et sans nœud, au grain très fin. Le principe de la haute futaie est basé sur une sélection naturelle des chênes qui cherchent à grandir pour gagner la lumière, moteur de leur croissance. Beaucoup d’appelés et finalement peu d’élus. 😊Du semis naturel ou glandée à une futaie mûre (250 ans), la parcelle et ses habitants vont connaître plusieurs stades de développement: semis avec près de 150000 individus à l’hectare, fourrés avec des chênes de 10 ans et de 3 m de hauteur. Le dégagement de la parcelle opéré par le forestier fait passer la population à 50000 individus. A 25 ans, les chênes ont une taille de 7-9 m environ. Les plus petits meurent par manque de lumière. Les tordus sont abattus… Il en reste alors 10000 à l’hectare. Pendant les cinquante années suivantes, le technicien forestier de l’ONF sélectionne les plus beaux spécimens et abat les autres pour en faire du bois de chauffage. A 70 ans, le chêne mesure entre 15 et 20 m et a une circonférence comprise entre 95 et 125 cm : il est juste adolescent. L’exploitation et le  travail sur le siècle et demi suivant (sélection, abattage) ne laisseront plus que 70 individus aux qualités recherchées : de 150000 à 70 chênes par hectare à la fin de la révolution. C’est bien le résultat d’une forêt exploitée sur le temps long. On prélève aujourd’hui des arbres qui ont entre 150 et 200 ans ! Les parcelles de régénération seront des parcelles où seuls quelques vieux chênes seront conservés pour la production des glands – la glandée – qui tombés au sol germeront et produiront la centaine de milliers de jeunes pousses évoquées plus haut.

En plus du chêne sessile, on trouve également d’autres essences de feuillus comme le hêtre (10% de la surface) et le charme (5%). A ces arbres s’ajoutent des résineux (pins sylvestre) sur 7% de la surface. S’il n’a pas servi à construire des bateaux, le bois des plus beaux spécimens est utilisé pour la fabrication des tonneaux dans lesquels sont élevés des vins ou des spiritueux d’exception : grands Bordeaux et grands cognacs. Ce savoir-faire de la tonnellerie s’appuie sur le travail des mérandiers qui fabriquent les douelles (lattes) qui forment les tonneaux à partir des plus beaux spécimens de la futaie. Cette activité au sens large occupe plusieurs dizaines de personnes autour de Cerilly, capitale de la forêt de Tronçais et constitue la principale source de revenus tirés de la forêt ! Les chênes destinés à la merranderie sont vendus sur pied à l’occasion des enchères d’octobre auxquelles participent tonneliers et mérandiers du monde entier. Les arbres achetés sont ensuite abattus et transportés par les équipes de bûcherons des acheteurs et pas par les équipes de l’ONF. Les bois de moindre qualité sont abattus et débités sur place avant les étapes de débardage et leur d’être vente de gré à gré….

Après nous avoir donné des explications très complète, notre guide nous conduit vers la fameuse futaie Colbert qui contient une majorité de chênes en fin de vie et qui a été transformée en réserve biologique de près de 20 ha où les arbres mourront de leur belle mort sans en favorisant la biodiversité végétale et animale (troncs et branches se décomposant sur le sol, nombreuses espèces d’insectes, d’oiseaux et de chauves-souris). Elle évoque également la pression exercée par la trop nombreuse population de sangliers. Il n’y aurait pas suffisamment de chasseurs pour effectuer les prélèvements nécessaires !  Sans parler de la population de cervidés et de chevreuils friands des jeunes pousses d’arbres. Autre ennemi peut être encore plus terrible pour la futaie c’est le changement climatique en cours qui assèche les sols et fragilise tout l’écosystème forestier. Si l’on a 30-35° à la base de l’arbre, la température peut atteindre 55° au niveau du houppier. Deux arbres remarquables dont l’un le Charles-Louis Philippe (4.60 m de circonférence et âge=: 350 ans) sont entrés cet été dans un « coma » dont l’on ne sait pas s’ils sortiront vivants. Si les feuilles ne réapparaissent pas au printemps prochain, les forestiers acteront alors de leur mort.  Il y a d’autres très vieux arbres remarquables qui sont morts mais qui restent toujours ancrés sur le sol en attendant leur chute causée par des impacts de foudre ou des tempêtes. Les hêtres sont encore plus sensibles à la chaleur et à la sécheresse… Des études sur l’implantation de nouvelles espèces d’arbres  plus résilientes sont en cours : chênes pubescents, chênes du Caucase, etc…

Puis Christelle nous conduit vers un chêne remarquable à proximité de la futaie Colbert, le chêne Stebbing, du nom d’un professeur écossais passionné par les arbres de Tronçais qui avait coutume de venir chaque été accompagné par ses étudiants. En nous dirigeant vers ce beau chêne de 380 ans et d’une circonférence de 4,87 m,  nous passons devant une de ces parcelles-nurseries peuplés de chênes jeunes âgés d’environ 25 ans. Ils sont serrés les uns contre les autres. C’est l’expertise et l’œil  du technicien de l’ONF qui choisira les arbres à conserver ou à éliminer, passage après passage. Ils ne sont que 10 techniciens pour s’occuper de toute la forêt (hors travaux de bûcheronnage et de débardage évidemment !). Pour les aider dans leur suivi, l’ensemble de la forêt est cartographié et chaque arbre en place est identifié et mémorisé. Le même type de suivi se faisait manuellement depuis 2 siècles…

La visite se termine à la fontaine de Viljot. On trouve dans une belle maçonnerie circulaire une eau d’une grande pureté, dixit Christelle. Cette fontaine a donné naissance à de multiples légendes colportées par la tradition orale. Comme celle-ci : jeter une épingle à cheveu dans la colonne de bulles remontantes produites par les vibrations au sol; si l’épingle s’enfonce droite dans le fond de la fontaine alors la jeune fille qui aura accompli ce geste se mariera dans l’année. 😊Sur cette belle évocation nous quittons notre guide qui nous aura apporté de précieuses connaissances avec ses explications très claires.

Il est midi et j’ai décidé de passer l’après-midi à Hérisson, petite cité de caractère forte d’un riche passé médiéval, au bord de l’Aumance, au milieu d’un paysage de bocage verdoyant. Après notre repas pris sur les bords de l’Aumance, nous montons vers les belles ruines du château des Ducs de Bourbon bâti en pierre de grès au 14 ème siècle. Trois des quatre tours sont ruinées mais permettent bien d”imaginer l’emprise et l’allure général de la forteresse il y a presque 7 siècles. En redescendant du tertre, nous parcourons les venelles du vieil Hérisson bordées pour certaines par de beaux hôtels Renaissance.

Nous terminons notre découverte du pays d’Hérisson par un rapide aller-retour à l’église St Pierre de Chateloy, bel édifice du 12eme siècle à l’intérieur recouvert de remarquables fresques murales que nous ne verrons pas car les visites s’arrêtent le 30 septembre. Après notre retour à Tronçais, nous nous installons dans notre gîte forestier proche de l’étang de Tronçais. La soirée sera douce, savoureuse et réchauffée par un beau feu de cheminée allumé par deux expertes de notre groupe.

Jour 2 : Randonnée dans la forêt – 22 km – 215 m D+ –  7h de déplacement

Itinéraire : étang de Tronçais, ligne des Etrangers, Rond Neuf, E étang de Morat, Rond du Vieux Morat, GR303A vers chênes remarquables les Jumeaux et la Sentinelle, Rond de Richebourg, Route forestière de Richebourg, Rond des Thiers , le Gouleau, la Paquetterie, Bouis, Rond de Bouis, Rond du Meslier, Rond de la Cave, Rond de Serviette (pardon de Viljot), Rond Daubrée, GR303, Rond des Carrières, Ruisseau de Planche, E de l’étang de Tronçais, anciens bâtiments des forges de Tronçais

Nous partons ce dimanche du siège de Cap Tronçais qui nous a loué le gîte pour leur ramener les clés. Cette association organise des formations liées à l’animation. Un stage BAFA y est justement en cours…

Le parcours va nous permettre de découvrir quelques étangs qui sont à l’intérieur ou à l’extérieur du boisement et quelques-uns des chênes remarquables qui peuplent la forêt. Ticket d’entrée pour mériter ce titre d’arbre remarquable ? Avoir plus de 350 ans, mesurer 35 m au moins et avoir une circonférence de plus de 4 m ! Après un petit échauffement le long de la ligne des Étrangers, nous tombons vite sur l’étang de Morat que nous longeons un moment ; ces LIGNES sont comme de grandes avenues rectilignes qui coupent la forêt et d’autres lignes sur les ronds-points qu’on appelle ROND à Tronçais; on en dénombre 57 dans toute la forêt. Sur chaque Rond, on trouve des panneaux indicateurs des grandes directions à suivre avec les kilométrages correspondants. Mais il vaut mieux posséder la carte IGN du secteur pour se sentir bien et pas trop “pommé” surtout quand on commence à suivre les petites sentes qui innervent la forêt. Les étangs du secteur ont tous un étiage assez bas. Fontaines, ruisseaux et étangs communiquent entre eux. Certains étangs comme celui de Tronçais ou celui de Morat étaient les réservoirs d’eau des forges qui les jouxtent et dont on aperçoit les grandes cheminées encore dressées vers le ciel. Les Forges de Tronçais ont été créée par un Lorrain Nicolas de Richebourg. Elles produiront tout au long du 19ème siècle de la fonte et des aciers de qualité. Les câbles des ascenseurs de la Tour Eiffel  ont été fabriqués avec de l’acier de Tronçais. Peu après, nous nous inclinons devant le chêne Saint Louis (âge=450 ans, circonférence=6,50 m)avant de poursuivre le GR pour aller à la rencontre des Jumeaux (âge=400 ans, circonférence=4,10 m et 4,50m) et de la Sentinelle, le plus gros chêne de la forêt (âge= 446 ans, 28 m  et circonférence de 6,50 m). 

La Sentinelle

Notre déambulation nous permet des mettre des images sur les mots de Christelle: nous sommes presque capables de reconnaître le stade de développement de chaque parcelle numérotée que nous longeons.

Nurserie ou parcelle en régénération, parcelle d’arbres à maturité ou presque et parcelle de jeunes adolescents…. J’avais peur de proposer cette rando forestière, craignant la monotonie. C’est tout le contraire ! Il y a de la diversité dans ces ambiances mêlant parcelles de feuillus aux feuillages et structures différentes. Dans les parcelles suffisamment éclaircies, de grandes fougères arborescentes comblent les vides en tapissant les sous-bois. Après le rond des Thiers, nous sortons des bois pour nous retrouver dans un paysage de prés verdoyants, très ouvert. Nous traversons quelques fermes et Bouis petit hameau tranquille sauf quand les tirs de chasseurs résonnent au loin. Vite, nous rentrons dans la forêt pour trouver notre salle à manger : deux rangées de plusieurs grumes alignées en oblique de chaque côté de la longue route forestière de Beauregard.

Ce sont des chênes de grande taille, des élus, qui attendent d’être transportés dans une des merranderies du secteur pour en extraire les douelles de futurs tonneaux ! Nous reprenons vite la route car le froid commence à nous saisir. La forêt est aussi exploitée touristiquement : le long de certains tronçons apparaissent des panneaux explicatifs sur certains grands hommes de Tronçais ou sur certains événements qui s’y sont déroulés. Comme pendant la 1ere Guerre mondiale, où près de 1500 hommes ayant une certaine expertise forestière furent détachés à Tronçais pour produire planches, pieux et piquets destinés à la construction des tranchées du front de l’Est. Un chemin touristique a aussi été aménagé dans la nouvelle futaie Colbert 2 qui explique à travers plusieurs panneaux le travail des forestiers et les principes de gestion de cette futaie régulière. Elle n’était malheureusement pas sur notre tracé. Dans l’après-midi nous avons rencontré de nombreuses parcelles de pins sylvestre à l’écorce partiellement arrachée comme s’ils desquamaient. La lumière mêlée à quelques rayons de soleil donne à tous ces arbres une teinte orangée qui devraient ravir tout bon aquarelliste. Encore quelques ronds et un dernier chêne remarquable, le chêne Carré (âge=400 ans, 30 m, circonférence=6,35 m) avant le retour à Tronçais par le sud et l’est de l’étang .

Fin d’une superbe rando dans la plus belle chênaie d’Europe !

Un grand merci à Bénédicte pour ses photos.

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Sam 17/10/2026 Rando 1/2 J. Chaîne des Puys

Animateur : Laurent
Nombre de participants : 7 animateur compris (4 F, 3 H)
Météo : Température de 5 à 7° – Pluie au départ puis couvert et nuageux
Distance : 12,6 km
Dénivelé : 400 m
Durée : 3H20 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 25 km pour 2 véhicules soit : 50 km
Préparation et rédaction : 2 H
 
ITINERAIRE : Parking des Gouttes, GR441, PC911, PC1100 Puy de Jume, Puy de la Coquille, PC993, PC956, PC960, GR4

Départ sous la pluie sur le GR441 pour rejoindre le flan Est du Puy Chopine. Nous obliquons Nord-Est pour rejoindre le pied du Puy de la Coquille. Nous entamons la montée vers le Puy de Jume sur un chemin qui serpente sous les hêtres. Nous côtoyons un champs de prêle encore bien vert. Une petite brume nous accompagne jusqu’au sommet. Si la pluie s’est arrêtée la brume nous empêche de voir le Puy de Louchadière pourtant pas très loin. Nous continuons vers le Puy de la Coquille et nous entamons la redescente par les escaliers aménagés. Avant le Puy de Clermont nous obliquons à droite direction Beauregard.

Nous passons dans une belle forêt, sous les arbres un beau tapis de mousse verte rend le lieu hors du temps.

En arrivant avant Beauregard nous apercevons sur notre droite le « chut ! » du sculpteur Courtadon. Nous devons le laisser pour tourner à gauche et entamer le retour. Le grand chemin qui passe entre le Puy des Gouttes et le Puy de Lemptegy nous ramène au parking. Le groupe s’est un peu étiré, mais je suis rassuré car les participants ont entamé une discussion culinaire. Des Atlassiens en devenir !!!

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Jeu 08/10/2026 Rando Chaîne des Puys – Durtol

Animateur : Yves
Nombre de participants : 17 animateur compris (11 F, 6 H)
Météo : nuageux le matin, embellie l’après-midi
Distance : 22 km
Dénivelé : 750 m
Durée : 6h30 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 16 km, 10 km, 44 km, soit : 70 km + 3 voitures sur place 
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE :  Durtol, Puy Charmont, PC537, Côte de Pégnu, PC677, Sarcenat, PC557, la Piala, PC659, PC481, bassin d’orage de Blanzat, croix de St Géraud, le Bancillon, PC571, Oppidum, PC557, PC497, Durtol

Petite bruine sur le parking ce matin qui va s’estomper rapidement, et laissera place à une belle journée d’octobre.
Dès le début, la montée au Puy Charmont nous réchauffe, et la séance ” j’enlève une couche ” commence. Dans la descente nous passons au dessus de la voie ferrée, avec laquelle nous allons jouer une partie de la matinée, pour gagner, par un plaisant chemin forestier, la gare de Durtol. Ensuite vient la montée sur Sarcenat par la côte de Pégnu et le bois de Ribage pour arriver à la Fontaine du Merle, une des trois imposantes fontaines du village en Pierre de Volvic.

Fontaine du merle

Retour vers la voie ferrée par le vallon d’un ruisseau sans eau, encombré par des arbres couchés. Un peu d’acrobatie et de souplesse et nous arrivons au tunnel.

Sortie du tunnel

Notre progression se fait par le Fer à Cheval et le dessus du tunnel de Varoux pour gagner l’Etang. Dans le village quelques bancs et rochers nous tentent pour un pique-nique sympathique sur un espace aéré, et sous un soleil timide mais présent. Ventres pleins, nous repartons le long de la voie ferrée qui contourne l’Etang, nous la retraversons sur un pont cette fois, et pour la dernière fois. La descente des Barguères en direction de Sayat, par un chemin en forêt très agréable, est rapide mais confortable. Après la traversée du Bédat, nous plongeons sur le bassin d’orage de Blanzat où un magnifique cygne blanc nous regarde fièrement. A la Croix Saint Jéraud changement de braquet jusqu’au col de Bancillon. Le dénivelé est terminé, nous sommes sur le grand plateau basaltique des Côtes de Clermont où notre regard peut aller de Châteauguay à Gergovie en passant par la Limagne et la Chaîne des Puys.

Passage par l’oppidum, vaste site archéologique gaulois et par la tour hertzienne qui, de ses 65 mètres, domine la ville de Clermont, avant de rejoindre gentiment notre point de départ. Journée agréable avec une température adéquate pour la randonnée. 

Stèle en hommage à Paul Eychart à l’Oppidum

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Dim 04/10/2026 Rando Haute-Loire – Blesle

Animateur : Laurent
Nombre de participants : 5 animateur compris (4 F, 1 H)
Météo : fraîche le matin – Chaud et ensoleillé puis nuageux
Distance : 21,5 km
Dénivelé : 740 m
Durée : 7H18 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 70 km pour 1 véhicule  soit : 140 km
Préparation et rédaction : 4 H
 
ITINERAIRE : Parking Eglise de Brugeilles, Aubeyrat, Blesle, table d’orientation des Igasseyres, Chadecol, Croix d’Encol, Bousselargues, PC687, PC541 le ruisseau d’Auze, Féchal haut, Marmaissat, PC643, PC610, PC479 le ruisseau d’Auze, PC559, PC617, PC664, Pouzols, PC679

Nous nous garons dans le petit village de Brugeilles près de l’église, construite par les habitants pour manifester leur mécontentement vis-à-vis de la paroisse de Torsiac. Elle a même été pendant quelques mois un lieu de culte protestant. Nous partons pour rejoindre le chemin qui va nous conduire à Blesle entre la rivière Alagnon et la voie de chemin de fer. La lumière du matin est belle à travers des nombreux acacias qui ont colonisé la rive. Nous passons le point des trois eaux, là ou se jettent, dans l’Alagnon, la Voireuze et la Sianne. Arrivée dans Blesle nous profitons des vielles maisons, nous passons par l’église avant de commencer les choses sérieuses.

Blesle

Nous prenons le chemin qui va nous mener à la table d’orientation sur le plateau, nous avons pratiquement 200m de dénivelé. Nous profitons de la vue sur la vallée de l’Alagnon et vers l’ouest des différentes montagne et notamment le Signal du Luguet.

Vallée de l’Alagnon et Signal du Luguet

Nous reprenons notre route vers le village de Chadecol et la croix d’Encol qui marque la fin de l’ascension et la descente vers le village de Bousselargues. Une fois le ruisseau de La Bave traversé sur un joli pont de pierres, il ne nous reste plus qu’à remonter vers le plateau suivant. Le chemin exposé plein sud est entouré de chênes et la roche affleure. Nous devons donc faire attention où nous posons nos pieds. Arrivés sur le Suc du Roc, nous trouvons un endroit pour pique-niquer avec la vue sur la château de Léotoing. Nous devons traverser une première fois le ruisseau d’Auze. Pour cela, nous descendons dans un chemin caillouteux pour arriver au ruisseau. Pas une goutte d’eau ne coule !! La remontée se fait dans un joli bois pour arriver à Fléchat haut. Nous cheminons sur le Chuc de Marquis en direction de l’est. Face à nous, le château de Léotoing nous accompagne jusqu’à notre redescente. Les téléphones sont de sortie pour le photographier sous toutes les coutures.

Château de Léotoing

Nous croisons de nouveau le ruisseau d’Auze et nous attaquons notre dernière montée. Nous sommes sur le versant nord et nous profitons de la fraîcheur et d’un joli bois avec de petits arbres qui laissent passer une jolie lumière. Une fois sur le plateau, direction le sud-ouest pour rejoindre le pré du Lac. Point de Lac mais une zone humide pas très humide en ces temps de sécheresse. Nous arrivons à notre point de retour. Nous longeons le ruisseau des Fraisses qui nous mène à Brugeilles. Une fois dans la voiture, nous décidons de monter au château de Léotoing pour voir de plus prés celui qui nous a accompagnés une grande partie de notre randonnée.

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Sam 03/10/2026 Rando 1/2 J. Les Côtes de Clermont

Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris (6 F, 1 H)
Météo : Ensoleillée, température douce
Distance : 10 km
Dénivelé : 320 m
Durée : 3 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 18 km pour 2 véhicules soit : 36 km
Préparation et rédaction : 2 H
 
ITINERAIRE : Tour Hertzienne France Télécom, PC608, PC562, PC517, les Sagnes, col de Bancillon, puy de Var, PC566, PC510, puy de Chanturgue, PC539, Oppidum, Antenne. 

Première randonnée à la 1/2 journée pour répondre à une demande de personnes voulant démarrer une nouvelle activité en douceur.

Les côtes de Clermont, proches du point de covoiturage se prêtent aisément à cette “Première”.
Départ de la tour Hertzienne, connue des Clermontois, qui se dresse sur ce plateau.
Le parcours relativement facile, composé de petits creux et bosses, se déroule de part et d’autre du plateau. Nous descendons aux Sagnes, remontons au puy de Var et passons à celui de Chanturgue avant le retour à l’antenne par l’Oppidum.

Vue sur l’agglomération

Une météo très agréable avec une bonne luminosité ont favorisé tout au long de l’après-midi une large vue sur la Métropole voire au-delà.

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Dim 27/09/2026 Rando Sancy – Guéry

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 5 animateur compris (3 F, 2 H)
Météo : Nuages et soleil – Vent du sud chaud soufflant par intermittence.
Carte :  IGN 2531ET
Distance : 24 km  
Dénivelée : 900 m  
Durée
: 7h45h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile reclassée Moyenne à cause du D+ constaté
Kilométrage auto : 88 km pour 1 voiture et 1 voiture sur place
Préparation et CR : 4h

Itinéraire : Cimetière de Laqueille (ou l’accueil du cimetière 😊), le Sapin, l’Espaverie, forêt du puy de Pretio, borne des Quatre Seigneurs, sommet puy Loup, sud vers piste ferme du puy May, parking du Guéry, lac, GR30, sommet du puy Gros, col de Saint-Laurent, piste NE du gîte de la banne d’Ordanche, les Razats, retour Laqueuille

C’est par un petit vent du sud soutenu que nous entamons à Laqueuille notre rando en direction du puy de Pretio que l’on peine à identifier dans cette longue bande forestière orientée NW-SE que nous pénétrons peu après l’Esparverie. Avant d’entrer dans les bois, nous faisons un peu de lecture de paysage sur une partie de la chaîne des Puys et le méconnu puy de Vivanson, beau cône strombolien à la carrière de pouzzolane encore exploitée. Une fois dans le bois de pins, nous sommes à l’abri du vent mais nous devons consentir à une montée ininterrompue de deux kilomètres environ. Parvenus à l’altitude de 1400 m, juste après avoir gravi le puy de Pretio sans trop nous en apercevoir, nous sortons du bois, au pied ou presque, du Puy Loup. Nous le montons pleine pente pour laisser la place sur la sente d’accès aux trailers du Sancy. Je ne le savais pas mais se déroulaient samedi et dimanche les courses du trail du Sancy. Je l’aurais su, j’aurais certainement choisi un autre parcours 😊 : nous « subirons » les coureurs jusqu’aux burons de la Montille, avant le puy Gros. Pour le moment, au sommet du puy Loup, nous pouvons admirer les foulées légères des cracs de la longue distance. Partis à 5h30 du Mont Dore, ils avaient déjà avalé plus de 40 km en moins de 5 h ! Tout le long de la descente du puy, nous aurons pu profiter des beaux paysages qu’offre le plateau du Guéry.

Plateau du Guéry

et d’images pittoresques des bêtes encore à l’estive telle cette queue de petits veaux devant la laiterie maternelle.

A part profiter du bon air en altitude, il n’y a plus beaucoup d’avantage à être à l’estive tant l’herbe est jaune et sèche n’offrant aucune satisfaction à ces pauvres bovins. Le beau temps a mis également pas mal de randonneurs sur ces chemins faciles . Nul doute qu’on sera plus tranquille quand la bise sera venue, le jeudi, le samedi 😊 ou le dimanche. Pour gagner le lac et pour ne plus subir la course, nous nous avançons au NE dans un enchevêtrement de sentiers pas très lisible et surtout pas représenté sur la carte… Nous finissons par arriver sur la route toute proche du parking. A l’entrée de Cap Guéry, la foule des grands jours nous pousse vers le lac heureusement à l’écart de toute cette effervescence. Ça tombe bien, c’est l’heure du déjeuner que nous prenons à la lisière du bois qui surplombe la plage nord du lac.

Nous repartons en suivant le GR qui longe le lac et continuons vers la ferme du Guéry. L’arrière garde des coureurs aux foulées de plus en plus lourdes est encore à nos trousses. Pour ne pas gêner la file ininterrompue des trailers, j’emprunte l’ancien sentier qui monte à l’ouest le long de la clôture. Le ciel s’est bien chargé en ce début d’après-midi et quelques gouttes timides nous mouillent à peine la peau. La pluie c’est jeudi a dit la météo et pas aujourd’hui 😁. Peu avant la montée au Puy Gros, nous imaginons facilement la joie des coureurs épuisés qui voient après tant d’efforts et de souffrance la Terre Promise à leurs pieds : on a effectivement à cet endroit une superbe vue sur le Mont Dore et sa belle vallée.

Le Mont Dore

Les chemins des uns et des autres se séparent et notre sentier retrouve d’un coup une quiétude habituelle ! Au sommet du puy Gros, les points de vue à 360° sont toujours aussi saisissants. Le puy May, autre beau dôme un peu moins élevé que le puy Gros a peu ou prou la même orientation et la même longueur que son voisin même si ce n’est pas forcément repérable sur le terrain. Ne seraient-ils pas presque contemporains et n’auraient il pas partagé la lave de la même chambre magmatique ?

La descente du Puy à l’W est toujours aussi pénible et difficile comme la montée peu après vers le Tenon et le col Saint Laurent sous un cagnard revenu. La Banne d’Ordanche pourtant toute proche est retirée du programme à la grande satisfaction de certain(e)s… Il ne reste plus qu’à suivre de bonnes pistes qui traversent de larges prairies occupées par des troupeaux importants et qui nous ramènent au NW vers les Razats et le grand herbipôle de l’INRAE puis finalement à notre point de départ.

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Jeu 24/09/2026 Rando Sancy – Le Vernet-Ste-Marguerite

Animateur : Yves
Nombre de participants : 13 animateur compris (10 F, 3 H)
Météo : ensoleillée
Distance : 23 km
Dénivelé : 600 m
Durée : 7h20 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 66 km pour 1 véhicule, 30 km pour 2 autres soit : 126 km
Préparation et rédaction : 4 H
 
ITINERAIRE :  Fohet, PC911, PC996, PPC1002, PC985, uy de St Roch, PC980, Ludières, PC1030, PC1035, PC1032, PC1037, la Croix du Pendu, Puy d’Alou,  PC1002, PC985, Freydefont, Cluchat, PC984, Prades, PC874, Puy de Fan, Fohet.

Temps agréable ce matin au départ de Fohet, la journée s’annonce agréable et pas trop chaude, enfin !  
Le village traversé, à la Croix de la Riveyre, nous abandonnons l’asphalte pour emprunter un large chemin d’exploitation. Sur notre gauche nous apercevons un discret terrain de motocross bien intégré dans le paysage, puis nous longeons le ruisseau de la Ribeyre, presque sec, avant de bifurquer plein sud direction le Vernet-Ste-Marguerite.

Sur la carte j’avais repéré un puy et j’ai voulu voir s’il était accessible. Entre diverses pâtures où se régalent de belles ferrandaises, nous arrivons au Puy de Saint Roch 1013 m notre premier mille du jour. Petit aller et retour car le chemin prévu a disparu. Un petit bout de route nous mène au Poteau de Ludières où d’anciennes caves à fromage désaffectées sont présentes et poussent notre curiosité à les explorer.

Contournement du Vernet

Nous contournons le Vernet par le nord, pour arriver à la Croix du Pendu proche du Puy d’Alou, ancien volcan aux formes régulières, deuxième 1000 m du jour. La montée se fait en hors-piste par le bois, et au sommet nous découvrons l’œuvre Horizon Sancy, “Paysage Respirant”. Cette œuvre célèbre le caractère vivant du paysage volcanique en prenant la forme d’un poumon stylisé, le vent ouvre et referme les écailles légères comme si l’ensemble respirait.

Paysage Respirant

L’endroit est idéal pour apprécier l’ampleur du panorama sur les vallées et les volcans voisins. Nous profitons de cette vue magnifique pour notre pause méridienne sous un soleil légèrement voilé.

Vue du Puy d’Alou

Douceurs consommées, nous repartons direction Freydefont, Cluchat, puis traversons la Monne proche de Prades. Dans ce hameau un gentil monsieur en pleine cueillette de prunes nous tend son panier et nous propose de nous servir copieusement. Chose faite, et après des remerciements chaleureux nous repartons. La montée au Puy de Fan n’est pas de tout repos, car depuis notre dernier passage avec Patrick, la végétation à repris le dessus malgré la sécheresse de l’été. Après un peu d’hésitation et quelques griffures de ronces nous sommes en haut de notre troisième puy, malheureusement pas un 1000 m mais un 966 m.

Fohet est à nos pieds, la descente n’est plus qu’une formalité et nous voilà de nouveau place de l’église où nos voitures nous attendent.

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Dim 20/09/2026 Rando Combrailles – Ebreuil

Animateur : Laurent
Nombre de participants : 10, animateur compris (5 F, 5 H)
Météo : chaud et ensoleillé
Distance : 23,8 km
Dénivelé : 585 m
Durée : 7H05 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 46 km pour 2 véhicules soit : 92 km
Préparation et rédaction : 4 H
 
ITINERAIRE : Parking Eglise de Ebreuil, pont sur la Sioule, D207, PC 316, Mont David PC360, Chateau Jaloux, GR 463, PC513, D207 PC529, les Boulards, Cote de la Garenne, les Naines, la Motte, PC349, St Quintin sur Sioule, AR au château, Cimetière PC336, GR300.

Journée du patrimoine oblige nous commençons par une visite de l’église Saint-Léger. L’abbaye Saint-Léger est fondée au Xe siècle, mais à la suite d’une décision de Louis XV, les bâtiments ont été détruits pour faire place à un hôpital des Charitains. Aujourd’hui, il ne reste rien de l’abbaye à l’exception de l’église abbatiale de style carolingien. Elle est la seule de ce style en Auvergne. Le clocher-porche à trois niveaux est de style roman. À noter les très belles peintures murales de la tribune. La nef possède cinq travées marquées par des piliers rectangulaires sans sculpture et un narthex à l’auvergnate (toute la largeur de l’édifice). Une charpente en bois protège cette nef carolingienne. Les magnifiques peintures murales romanes de la tribune représentent Saint-Austremoine, Saint-Clément.

Abbatiale d’Ebreuil

Après ce moment culturel, nous partons en traversant la Sioule où nous trouvons que le niveau d’eau est faible. Nous attaquons la montée vers Château Jaloux où aucun château ne pointe son nez. Nous montons dans la forêt où il y a de nombreuses traces servant aux motos cross. Nous redescendons dans un joli chemin entre les grands conifères. La tranquillité du lieu est troublée par une moto peu bruyante et respectueuse des randonneurs.
La pause déjeuner se termine par une crème anglaise, des gâteaux à la cerise et du café, devinez qui est le cuisinier et auteur de cette délicate attention… Nous remontons vers le hameau des Naines où un comité d’accueil nous attend pour nous dire que nous sommes sur une propriété privée. L’incident passé, nous repartons vers St-Quintin-sur-Sioule. Sur le chemin, nous croisons un Milan royal qui tourne au-dessus de nos têtes. Qui sera sa prochaine victime ? Notre objectif est un château qui se situe en bord de Sioule.

Chateau de St Quintin sur Sioule

Malgré les journées du patrimoine, il est fermé à la visite. Nous profitons d’une petite pause pour admirer son architecture et ses jardins bordant la rivière. Après un petit hors piste pour trouver un chemin, nous reprenons la route pour retourner vers le village. Nous retrouvons le GR300 qui nous ramène vers Ebreuil. Sur la fin du trajet, nous longeons la Sioule avant de retrouver les voitures.

Ancien Hopital des Charitain

Réponse à la devinette : Didier D., bien sûr !

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Jeu10/09/2026 Rando Sancy – Valbeleix

Animateur : Yves
Nombre de participants : 14 animateur compris ( 8 F, 6 H)
Météo : Frais le matin, soleil l’après-midi
Distance : 18 km
Dénivelé : 700 m
Durée :  6h30 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 110 km pour 2 véhicules, et  70 km pour 1 autre soit : 180 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : La Valette, Marcenat, le Vernet, Prat, Espadoux, Vabeleix, Vauzelle, rocher de l’aigle, Roche Nité, plateau de la Chavade, PC1118, PC1081, la Tourette, La Valette.

On apprécie la fraicheur ce matin au départ de la Valette, la côte direction Marcenat est face à nous et nous réchauffe d’entrée.
A l’entrée du village cap sud-ouest pour longer et remonter la Couze jusqu’à Prat où nous la traversons. Le sentier est agréable, boisé au départ puis à découvert après le Vernet. Les pâturages que nous apercevons sur l’autre versant ont reverdi copieusement et les vaches semblent se régaler.
Nous ne pouvons pas traverser le Valbeleix sans aller voir La Lanterne des Morts, rempart à l’emplacement de l’ancien cimetière. Cette tour maçonnée servait à déposer des lampes allumées : soit par coutume chrétienne, soit pour guider les voyageurs égarés par temps de brouillard.
A la sortie du village, la pente s’accélère pour rejoindre Vauzelle. Le sentier escarpé, un peu modifié par les forestiers, grimpe fortement en lacets juste avant de rejoindre la route. Route que nous évitons par un tronçon de hors-piste règlementaire.


L’effort nous fait oublier la fraicheur, le soleil a remplacé les nuages matinaux. Le Rocher de l’Aigle est maintenant face à nous et une montée tranquille, équipée de sautes barbelés, nous y conduit. Endroit idéal pour un pique-nique avec un 360° plus que lumineux, Dômes, Sancy, Cézallier etc… Les nuages jouent avec le soleil et par moment le vent s’en mêle et nous oblige à sortir la petite laine. Le ciel s’assombrit il est temps de repartir.

Le ciel s’assombrit

Sur le plateau de la Chavade, le vent nous taquine jusqu’à la Roche Nité où nous découvrons l’œuvre Horizon Sancy “AQUILA SERTA”. Cette immense serre de rapace faite de liège et de bois massif symbolise la présence et l’importance des rapaces dans le massif.

Le sancy entre les griffes

Devant cette œuvre monumentale l’humain parait tout petit.

A la Roche Nité, formation rocheuse qui contraste avec les prairies environnantes on apprécie la vue sur la vallée glaciaire du Valbeleix. Nous continuons sur le plateau de la Chavade en lisière de bois et de pente, le vent a cessé et le soleil a repris le dessus, la petite laine retourne dans le sac. Nous entamons la descente en bout de plateau sur un sentier très agréable, tapissé de feuilles, où les rayons du soleil essaient de se frayer un passage entre hêtres et chênes. Cela nous offre, par moment, un décor féérique mélange d’ombre et de lumière.

A la sortie du bois, dans une pâture vide d’animaux, nous essayons de trouver les vestiges archéologiques mentionnés sur la carte. Après quelques minutes de jardinage en hors-piste nous ne découvrons qu’une motte rocailleuse, dommage !
Nous finissons notre journée par la descente un peu raide sur la Valette où les dérapages raisonnent sur ce sentier caillouteux récemment écorché par un engin de chantier. Ouf ! pas de bobo, seulement quelques pas de dance maitrisés.

Petite rando ensoleillée dans l’ensemble pour une reprise en douceur, agrémentée des traditionnelles douceurs.

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