Animateur : Yves Nombre de participants : 14 animateur compris ( 8 F, 6 H) Météo : Frais le matin, soleil l’après-midi Distance : 18 km Dénivelé : 700 m Durée : 6h30 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 110 km pour 2 véhicules, et 70 km pour 1 autre soit : 180 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : La Valette, Marcenat, le Vernet, Prat, Espadoux, Vabeleix, Vauzelle, rocher de l’aigle, Roche Nité, plateau de la Chavade, PC1118, PC1081, la Tourette, La Valette.
On apprécie la fraicheur ce matin au départ de la Valette, la côte direction Marcenat est face à nous et nous réchauffe d’entrée. A l’entrée du village cap sud-ouest pour longer et remonter la Couze jusqu’à Prat où nous la traversons. Le sentier est agréable, boisé au départ puis à découvert après le Vernet. Les pâturages que nous apercevons sur l’autre versant ont reverdi copieusement et les vaches semblent se régaler. Nous ne pouvons pas traverser le Valbeleix sans aller voir La Lanterne des Morts, rempart à l’emplacement de l’ancien cimetière. Cette tour maçonnée servait à déposer des lampes allumées : soit par coutume chrétienne, soit pour guider les voyageurs égarés par temps de brouillard. A la sortie du village, la pente s’accélère pour rejoindre Vauzelle. Le sentier escarpé, un peu modifié par les forestiers, grimpe fortement en lacets juste avant de rejoindre la route. Route que nous évitons par un tronçon de hors-piste règlementaire.
L’effort nous fait oublier la fraicheur, le soleil a remplacé les nuages matinaux. Le Rocher de l’Aigle est maintenant face à nous et une montée tranquille, équipée de sautes barbelés, nous y conduit. Endroit idéal pour un pique-nique avec un 360° plus que lumineux, Dômes, Sancy, Cézallier etc… Les nuages jouent avec le soleil et par moment le vent s’en mêle et nous oblige à sortir la petite laine. Le ciel s’assombrit il est temps de repartir.
Le ciel s’assombrit
Sur le plateau de la Chavade, le vent nous taquine jusqu’à la Roche Nité où nous découvrons l’œuvre Horizon Sancy “AQUILA SERTA”. Cette immense serre de rapace faite de liège et de bois massif symbolise la présence et l’importance des rapaces dans le massif.
Le sancy entre les griffes
Devant cette œuvre monumentale l’humain parait tout petit.
A la Roche Nité, formation rocheuse qui contraste avec les prairies environnantes on apprécie la vue sur la vallée glaciaire du Valbeleix. Nous continuons sur le plateau de la Chavade en lisière de bois et de pente, le vent a cessé et le soleil a repris le dessus, la petite laine retourne dans le sac. Nous entamons la descente en bout de plateau sur un sentier très agréable, tapissé de feuilles, où les rayons du soleil essaient de se frayer un passage entre hêtres et chênes. Cela nous offre, par moment, un décor féérique mélange d’ombre et de lumière.
A la sortie du bois, dans une pâture vide d’animaux, nous essayons de trouver les vestiges archéologiques mentionnés sur la carte. Après quelques minutes de jardinage en hors-piste nous ne découvrons qu’une motte rocailleuse, dommage ! Nous finissons notre journée par la descente un peu raide sur la Valette où les dérapages raisonnent sur ce sentier caillouteux récemment écorché par un engin de chantier. Ouf ! pas de bobo, seulement quelques pas de dance maitrisés.
Petite rando ensoleillée dans l’ensemble pour une reprise en douceur, agrémentée des traditionnelles douceurs.
Animateur : Yves Nombre de participants : 12 animateur compris (7 F, 5 H) Météo : ensoleillé dans l’ensemble Distance : 72 km Dénivelé : + 6500 m / – 6430 m Durée : 47 h de déplacement pauses comprises Classement Atlas : moyen à difficile Kilométrage auto : 3540 km pour 3 véhicules Préparation et rédaction : 50 H
– Jour 1 : trajet Clermont-Ferrand / Marc 09220 Auzat 520 km 7h30
Nous arrivons en Haute Ariège en fond de vallée de Vicdessos, au pied du massif du Montcalm, que nous allons découvrir cette semaine.
– Jour 2 : 12 km + 1100 m – 1100 m 8h35
Aujourd’hui journée des étangs (ou lacs). Nous gagnons les Orris du Carla (abris de berger en pierres sèches) à l’extrémité sud de l’Etang de Soulcem : lac de barrage formé suite à la construction du barrage du Pla de Soulcem de 1980 à 83 alimenté par le ruisseau éponyme. Après quelques explications nous voilà partis le long du ruisseau de Soulcem sur ce vaste plateau autrefois voué au pastoralisme où sont encore présents de nombreux orris çà et là. Un troupeau de Gascogne gris clair, et de Mérens à la robe noire, nous ignorent au passage. A la cascade de Labinas une odeur désagréable vient perturber notre odorat, pourtant point de bête crevée à proximité, question ?? La progression plein sud au dénivelé régulier continue gentiment le long du ruisseau.
Face à l’orri des Estrets direction sud-ouest, le sentier qui serpente s’élève brutalement et nous conduit, après une petite pause à mis pente, à l’étang de la Soucaranne dominé par le pic du même nom qui se reflète dans une eau transparente. Deux ou trois escalades de rochers nous évitent de passer trop près du bord. Nous sommes à quelques encablures du Port du Bouet frontière avec l’Espagne.
Il est bientôt midi nous décidons d’aller manger à l’Etang de Roumazet tout proche. Petit ressaut passé, nous dominons ce deuxième lac plus petit, presque parfaitement rond, entouré d’une végétation verdoyante. Malheureusement, suite à une interdiction de la commune sur ce secteur, on ne pourra pas faire trempette, ne serait-ce que les pieds, pendant le pique-nique. Pendant la pause nous essayons de repérer le sentier qui nous conduira au prochain étang, pas facile à voir mais pourtant il existe. Après 300 m positif, difficile en pleine digestion sous le soleil, nous surplombons les étangs de la Gardelle à l’eau verte, bleue ou grise car ici quatre lacs s’étalent sous nos yeux entre pics, pointes et sommets en tout genre.
Etang de la Gardelle
De là 900 m de négatif nous attendent pour regagner la vallée. La descente est régulière sur une sente étroite mais bien marquée. Avant les voitures il nous faut traverser le fameux ruisseau qui alimente la retenue par une passerelle également empruntée par les vaches en liberté. Un gentil monsieur nous viendra en aide car les bêtes apeurées par la dégradation de la passerelle sont pétrifiées et n’osent avancer.
Vaches sur la passerelle
Première journée de mise en jambe dans un environnement déjà de haute montagne, enrichi par tous ces étangs plus jolis les uns que les autres.
– Jour 3 : 10 km + 850 m – 950 m 7h
Ce matin, nous nous éloignons du massif du Montcalm pour visualiser, d’un célèbre sommet du Couserans, les sommets des jours suivants. Face au parking du port de Lers, bien connu des cyclistes professionnels, on aperçoit une petite sente assez raide. On débute doucement, chacun à son rythme, pour une montée jusqu’aux crêtes. Vers 1900 m le chemin s’adoucit pour laisser place à une large vue sur les sommets environnants avec le pic des 3 Seigneurs qui trône en maître. On en prend plein la vue, régal ! Du pic de Fontanette au pic de Barrès le sentier monte et descend parmi les rochers sur la crête. Parfois nous contournons sur la gauche ou la droite mais toujours avec précaution afin de ne pas se trouver face à un rocher infranchissable. On arrive au point de jonction pour rejoindre le Pic, un peu d’hésitation, car suite à un éboulement le tracé a été modifié et l’ancien n’a pas été effacé. La trace monte à pic entre les rochers il faut mettre les mains. Par trois fois on a cru être arrivés, illusion d’optique. Seules les 3 croix nous confirment que l’on a atteint le sommet. La légende raconte que les trois seigneurs des vallées voisines se retrouvaient là pour définir leurs droits respectifs.
Au sommet des 3 Seigneurs
Retour au point de jonction pour le déjeuner, puis direction l’étang d’Arbu. On se laisse doucement guider par les marquages et les cairns en désescaladant les rochers prudemment, jusqu’à découvrir soudain l’étang précité au creux du vallon. Quelques nuages ont apparu dans la descente et à l’étang les premières gouttes arrivent, on ne s’attarde pas. Nous pressons le pas avec attention car les glissades sur les pierres mouillées commencent. Sur notre droite le déversoir du lac nous offre une magnifique cascade que nous prenons à peine le temps de contempler car les gouttes se transforment en grésil. Au pont de Ganioule nous délaissons les cailloux pour un chemin plus confortable, et retrouvons quelques arbres absents depuis ce matin. La pluie s’intensifie. Les chauffeurs courent pour approcher les voitures car nous sommes tous bien trempés et par chance se sera la seule fois de la semaine.
– Jour 4 : 8 km + 1300 m – 110 m 5h50
Traversée de Marc par le GR10 puis direction ouest par un petit chemin très agréable en forêt qui nous conduit à l’Artigue, hameau de quatre ou cinq maisons au décor original et admirablement entretenues. Nous continuons direction les cascades. Après avoir aperçu la première sans prétention nous continuons vers une deuxième beaucoup plus importante légèrement cachée derrière une végétation abondante. Photos prises nous retournons par une petite sente escarpée vers le GRT retrouvé dans le bois de Fontanal, axe principal pour le refuge du Pinet. Dans le bois, de rudes lacets jonchés de racines protubérantes nous font transpirer. Pause à la lisière du bois pour un pique-nique à l’ombre. Encore deux trois efforts et l’on arrive aux orris du Pla de Nouzère avec une belle vue sur le massif de Bassiès.
Le sentier s’élève fortement avec divers passages de rochers, on passe un ruisseau, au dessus d’une source, un petit raidillon et nous arrivons sur une croupe. Après plusieurs replats et grimpettes on peut observer sur notre gauche l’Etang Sourd et sa cabane. On cherche le refuge, on le devine mais on ne le verra qu’après avoir passé le déversoir de l’Etang du Pinet. Ca y est on le découvre enfin avec l’étang à ses pieds.
Arrivée à l’étang du Pinet
Nous arrivons donc en milieu d’après-midi, toujours avec un temps idéal, soleil et température raisonnable, à cet étrange bâtiment , belvédère à 360° sur ce paysage minéral. En fin d’après-midi le brouillard commence à arriver, se déplace par saccades et finit par envelopper totalement le refuge. La météo annonce du vent fort pour cette nuit et demain sur les sommets.
– Jour 5 : 13 km + 1080 m – 2100 m 9h55
Il est 7 H le jour se lève, les frontales restent dans les sacs. Malgré le vent fort nous décidons de monter au moins jusqu’aux étangs dans un premier temps. Nous partons cap sud pour s’élever sur un plateau qui domine le refuge avant d’entrer dans un goulet au dessus du torrent qui vient des étangs d’Estats et du Montcalm, suivi d’une traversée à faible dénivelé. Le vallon se referme au niveau de l’Etang d’Estats visible en contre bas et le sentier s’élève sur la gauche pour parvenir à l’Etang du Montcalm où flotte un petit névé sur une eau au vert soutenu. Le vent vient du sud, comme nous grimpons coté nord nous ne sommes pas contrariés, d’où la décision de continuer.
L’ascension se poursuit donc sur un terrain très rocheux dans la partie la plus raide du parcours jusqu’à parvenir d’abord au col de la Coumette puis à celui du Riouffret. Maintenant nous prenons à gauche la direction du Pic du Montcalm, le souffle court dû à l’altitude nous arrivons enfin au sommet au milieu des rochers et gros cailloux. Les violentes rafales nous secouent sur la crête et nous empêchent de faire la traditionnelle photo de groupe. Malgré cela, la vue sur les sommets avoisinants et plus lointains est extraordinaire. On ne s’attarde pas car la température ressentie est proche de zéro, nous décidons de redescendre au premier étang pour un pique-nique bien mérité.
Descente à l’Etang du Montcalm
Pause finie, 2000 mètres de désescalade nous attendent. Nous n’avons plus qu’a nous laisser glisser vers le bas en suivant l’itinéraire de montée jusqu’au refuge. Au Pinet nous reprenons les affaires que nous avions laissées pour alléger nos sacs et empruntons le sentier qui passe par l’Etang Sourd plus régulier et plus confortable.
Refuge du Pinet dans la desente
Après l’Etang Sourd nous rejoignons le chemin de la montée aux orris du Pla de Nouzère avant de s’enfoncer dans la forêt pour descendre les derniers 500 mètres de négatif. Ayant amené une voiture à la centrale afin d’éviter une portion de route non intéressante les trois chauffeurs dévalent ces 500 mètres au petit trot pour récupérer les deux autres véhicules avant l’arrivée du groupe au parking. Chose faite, démarche appréciée de tous. Journée exigeante terminée, le toit de l’Ariège objectif majeur du séjour atteint, participants fatigués mais ravis et pressés de prendre une bonne douche.
– Jour 6 : 14 km + 780 – 780 6h
Après deux journées intensives arrive une journée plus calme et plus roulante agrémentée par la découverte de sites historiques. Nous quittons Vicdessos sur la trace de l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait Tarascon sur Ariège à Auzat, construite en 1911 pour desservir les usines et mines de la vallée. Face au camping, nous prenons à gauche un sentier muletier ombragé qui nous mène au sommet d’un éperon calcaire où se trouvent les vestiges du château de Montréal de Sos. Bati fin 12°S les nombreuses explications nous apprennent qu’il s’agit du plus important château des Comtes de Foix qu’ils ont volontairement détruit. De la table d’orientation nous avons une belle vue plongeante sur Auzat et Vicdessos ainsi qu’un large panorama sur les montagnes voisines. Nous quittons la butte en direction d’Olbier par une sente aérienne équipée d’un câble, avant de traverser une grotte tunnel sombre, étroite, humide et très glissante. Tout le monde est attentif, pas de chute à déplorer.
Sortie de la grotte
Après avoir traversé le sympathique village d’Olbier le chemin monte régulièrement en sous bois pour arriver à la Croix de Massot où un banc est bienvenu pour une courte pause boisson. Nous avons rejoint Goulier où après un rafraichissement à la fontaine, nous suivons le GR10 jusqu’au col de Rizoul 300 mètres plus haut. Au col endroit idéal pour la pause méridienne au pied du Pic de Rizoul. Soleil pour certains, ombre pour d’autres tout le monde trouve sa place.
Après quelques douceurs nous reprenons notre chemin sous un ciel d’azur et une température supérieure aux jours précédents, abandonnons le GR et plongeons sur Sem à l’ombre à travers la forêt de Gelé. Nous ne pouvons pas passer à Sem sans découvrir le Palet de Sanson perché sur son promontoire. Il fait chaud nous sommes en plein soleil le groupe montre certaines réticences à ce dernier effort. Ma persuasion fait que nous nous retrouvons tous devant cet énorme bloc de granit déposé par le glacier qui a occupé cette vallée.
Palet de Sanson
Petit retour en arrière pour traverser le village de Sem connu pour les anciennes mines de fer de Rancié, plus importante exploitation des Pyrénées en son temps. Sur le carreau de la galerie de la République divers panneaux nous relatent la vie minière de la grande époque puis nous suivons le chemin de Cavallère, chemin utilisé par les muletiers avant l’existence de la trémie de Cabre dont l’empierrement reste encore visible de nos jours. La descente suit le ruisseau de Sem où une cassure de relief a créé l’imposante cascade de Carraucou dissimulée dans la végétation. Nous arrivons au pylône inférieur de la trémie peu entretenu, dommage ! Nous traversons la D8 pour remonter le long du ruisseau de Vicdessos par le chemin de Charlemagne, nous sommes à découvert et la chaleur se fait sentir. Cette petite journée à faible kilométrage et dénivelé a reposé les organismes avant une dernière journée plus dynamique.–
Jour 7 : 15 km +1390 m -1390 m 9h40
Dernière journée, afin de minimiser la distance, nous nous approchons au plus près en voiture après avoir slalomé entre les vaches en liberté qui déambulaient sur la route. Départ du plateau de Coumebière en direction de l’Etang de Labant. Les anciennes mines de plomb argentifère des Argentières dépassées, nous montons légèrement sur la droite de l’étang pour arriver à la sortie du bois. Le soleil inonde la vallée et met en valeur la petite ville thermale d’Aulus les Bains d’où partiront nos collègues du GR10 prochainement. Maintenant un beau chemin en balcon, qui reste en courbe de niveau nous repose. Face à nous le cirque de l’Etang du Garbet où un patou nous signale la présence d’un troupeau. Le sentier remonte progressivement vers le col de las Fouzès. La brume matinale joue avec les formes environnantes, tantôt découvertes, tantôt enveloppées en nous offrant un décor étonnant et surprenant. Au col waouh ! la vue sur les sept à huit étangs de Bassiés est exceptionnelle. Le chemin maintenant reste en crête, descend au col de Morech puis remonte au cot de Morech, plusieurs passages de rochers ralentissent l’allure. Soudain on quitte la crête pour contourner le Pic des Fouzès par la gauche et après une longue traversée sur le flanc Est on la rejoint. De nouveau nous la quittons pour évoluer sur la gauche du Pic de Caumale sur un pierrier interminable guidés par des cairns. En contre bas sortent de la brume les étangs des Lavants de l’Escale et devant nous, au sud, apparait nettement le sommet plat de la Pique rouge de Bassiès avec à sa gauche la Pique de Belcaire. Le sentier qui mène au sommet et un sentier de montagne traditionnel quelques cailloux et peu de rochers le pas est régulier et la pente reste constante. Nous sommes tous en haut, la vue sur le Montcalm est dégagée, plus de brume, nous voyons bien le cheminement emprunté il y a deux jours.
Sommet de la Pique de Bassiès
Le vent est toujours un peu présent et malgré le soleil nous préférons redescendre légèrement pour le pique-nique car il est 14 heures passées l’estomac crie famine. La fatigue accumulée se faisant sentir, le retour sur cette crête semble interminable. Au col de las Fouzès nous quittons la crête pour plonger à gauche retrouver notre magnifique chemin en balcon mais c’était sans penser que le troupeau aperçu ce matin aurait pu s’accaparer le chemin et trois patous nous regardent et se font entendre. Petite séance de hors-piste pour les contourner et nous regagnons le sentier de ce matin. La partie horizontale sur ce chemin herbeux et terreux nous repose avant la dernière descente qui nous ramène au parking.
Cette semaine, dans cet univers minéral, a marqué le groupe mais la météo très clémente nous a aidé à supporter la difficulté. Ce séjour finit sur une bonne note, tout le monde est content d’avoir pu aller jusqu’au bout et a retrouvé suffisamment d’énergie pour chanter à tue tête lors de la soirée Karaoké organisée par le centre de vacances. Merci à tous pour la bonne ambiance et merci aux deux futurs animateurs qui m’ont épaulé régulièrement.
– Jour 8 : trajet retour Marc /Clermont-Ferrand 520 km 7h30
Animateur : Yves Nombre de participants : 10 animateur compris (6 F, 4 H) Météo : ensoleillée et couvert Distance : 24 km Dénivelé : 950 m Durée : 8h pauses comprises Classement Atlas : facile, reclassée moyenne Kilométrage auto : 25 km pour 1 véhicule, 35 km pour 1 autre soit : 60 km et 2 véhicules sur place Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Laschamps, puy de Montchier, puy Salomon, puy des Gromanaux, col de Ceysat, Puy de Dôme, Nid de Poule, le Traversin, puy Pariou, PC979, PC978, PC926, PC922, PC929, PC936, Croix Espinasse, PC957, Laschamps.
La météo prévoyait des orages forts sur l’ensemble du département, après quelques hésitations je décide de me rabattre sur la Chaîne des Puys où semble t’il les prévisions sont moins pires.
Nous quittons Laschamps relativement tôt afin de pouvoir passer entre les gouttes cette après-midi. Après la traversée de D942 nous attaquons d’emblée notre premier puy, celui de Montchier. Le temps est lourd et les premières sueurs arrivent déjà dans cette montée qui serpente entre les arbres que l’air a du mal à traverser. De nombreux troncs délaissés au sol nous obligent à une séance de gym, dessus, dessous, sur le côté etc… Cahin-caha nous arrivons au sommet où la forêt plus aérée laisse pénétrer de l’air plus frais qui nous caresse le visage, ouf on respire !
Petite pause boisson et nous replongeons sur l’autre face direction le puy de Salomon, où malgré une petite déviation de ma part nous gagnons le sommet. La petite sente de descente très étroite est agréablement bordée de part et d’autre d’une végétation encore très verte. Après avoir traversé le puy des Gromanaux nous voici au col de Ceyssat, au pied du géant des Dômes. Changement de décor, nous quittons la zone boisée et ombragée pour retrouver le soleil, la chaleur, et l’affluence des grands jours.
Direction le chemin des Muletiers où chacun à son rythme démarre l’ascension. Le groupe s’étire légèrement et nous voilà en haut des marches. Au dessus de nous virevoltent de nombreux parapentes aux voiles multicolores, beaucoup de baptêmes semble-t-il. Pique-nique fini nous redescendons par le traditionnel Chemin des chèvres puis direction le Pariou, parcours classique conditionné par la météo. Au sommet du Pariou une petite brise se fait ressentir, sur le versant ouest du Puy de Dôme les nuages s’assombrissent et l’orage semble arriver.
Montée au Pariou
Nous pressons le pas car il nous reste encore une dizaine de kilomètres pour regagner le point de départ. Les grands chemins quasiment plats nous aident à conserver une allure soutenue.
On presse le pas
Voie ferrée et D68 traversées, nous relevons la tête le ciel s’éclaircit, les nuages se sont dirigés vers le nord et le soleil réapparait gentiment. La féerie des voiles a disparu et le sommet du Puy de Dôme semble maussade.
Les nuages se décalent
L’arrivée se fait dans les conditions que nous avions ce matin au col de Ceyssat, magnifique !
Malgré la connaissance des lieux les participants ont apprécié cette journée prévue facile qui s’est terminée en moyenne, suite à la recherche des différents points sommitaux des premiers puys. Petite mise en jambes pour les cinq partants au Montcalm présents aujourd’hui. Je ne regrette pas mon choix, pas d’éclairs, pas de tonnerre, pas une goutte d’eau, merci la chance !
Animateur :Thierry Nombre de participants : 4 animateur compris (2 F, 2 H) Météo : Très ensoleillée et températures élevées – pas de pluie Distance : 140km Dénivelé : 9000 m – (11 cols à + de 2200 m) Carte : 3537ET, 3637OT, 3536ET Classement Atlas : Moyen à difficile Kilométrage auto : 1 voiture 895 km Temps préparation et CR : 30h
Jour 1 : Ceillac- St Véran – 13,30 km –1136 m D+ – 9h de déplacement
Après un voyage et une installation sans souci dans le refuge de Ceillac le samedi, nous sommes ce dimanche matin au début du sentier qui va nous mener à Saint Véran après une étape assez courte qui va nous lancer pour le restant de la semaine. Les dénivelées assez faibles des premiers kilomètres sont trompeuses. Jusqu’au hameau du Villard, nous marchons en balcon au-dessus du ruisseau du Cristillan. Ce n’est qu’après le hameau sinistré du Rabinoux que les choses sérieuses commencent. Au revoir les crêtes des Eusselieres de l’autre côté de la vallée de Ceillac et bonjour les premières rampes dans la forêt de Mont-Dauphin. Au cours de la progression, nous croisons et recroisons toujours les mêmes têtes, sympathiques au demeurant. On voit déjà que l’ascension sera un vrai chemin de croix pour certains quand d’autres voltigent sur ces pentes exigeantes. Aux alentours de 2100 m nous quittons l’étage préalpin et les derniers arbres. On devine presque le col des Estronques 500 m au-dessus de nous au nord-est. Le sentier est bien tracé et monte assez régulièrement. Chacun a trouvé son rythme et progresse plus ou moins vite… Même si ce n’est ne sont pas des sacs à dos chargés pour une autonomie, leurs 10-12 kilos commencent à peser. Parvenus finalement au col après 1000 m de dénivelée à 2651 m, la Tête de la Jacquette à 2757 est comme une invitation pour conclure dignement cette première matinée. Du sommet, on a une vue plongeante sur St Véran qui semble si petit et si loin.
Saint Véran
A l’est, c’est le mont Viso qui se montre pour la première fois. La descente sera longue me dis-je avant de rejoindre mes compagnons déjà installés pour un pique-nique bien mérité. Entreprise en douceur, la descente sera assez longue en effet mais sans stress car sans difficulté. Entrecoupé par quelques haltes salvatrices, l’après-midi filera assez vite. Parvenus au point ultime de la descente sur le ruisseau de la Blanche, il faut encore consentir un dernier gros effort pour prendre pied dans les premières rues de ce village perché qui mérite bien sa place de village le plus haut d’Europe, à près de 2120 m. Nous passerons le reste de l’après-midi à nous installer et à flâner longuement dans les rues du village pour observer l’architecture de ces belles maisons et les horloges solaires qui ornent leur façade.
Jour 2 : St-Véran- Refuge de la Blanche – Tour de la Tête des Toillies 15,18 km – 1160 m D+ – 1192 m D- 7h 13 de déplacement
Journée presque sans GR ce lundi. L’objectif est en effet de faire le tour de la Tête des Toillies à partir du refuge de la Blanche. Nous prenons une navette à Saint Veran pour gagner du temps et quelques 2,3 km en fond de vallée le long du torrent de l’Aigue Blanche. Le bus nous libère à 2 km de la chapelle de Clausis, près d’une ancienne mine de cuivre ouverte en 1900 et fermée en 1960, au destin chaotique et finalement ruinée en 1957 suite à de grosses inondations. Deux kilomètres plus tard, nous atteignons la chapelle des Clausis perchée sur un petit promontoire avec en fond d’horizon le cirque glaciaire de la Blanche dominé par la Tête des Toillies. Nous arrivons peu après au presque neuf refuge de la Blanche où nous nous délestons d’une partie de nos affaires avant de partir pour la journée dans une boucle minérale autour de cette bonne Tête. La boussole que je viens de perdre en attendant la navette à Saint Veran me manque un peu lorsqu’il faut choisir le bon sentier parmi les 3 qui se présentent avec des directions assez proches. Finalement, nous prenons le bon et la direction du col Blanchet et de son petit lac éponyme en avalant presque sans s’en rendre compte les 500 m de dénivelée. Petite pause au lac juste sous le col. La borne frontalière numéro 50 nous apprend que nous allons descendre en Italie une fois le col juste franchi à 2897 m.
Borne frontière n°50
De ce passage, le Viso s’impose à nous. Il n’est pas très loin à vol d’oiseau. La descente est facile et la sente évidente au sud en direction de col de Longet. Nous n’avons perdu que 200 m depuis le col. Les lacs Bleu et Nera, en Italie, sont bien tentants mais c’est le col Longet, en France, qu’il nous faut atteindre. C’est chose faite sans trop d’effort car la dénivelée était minime pour repasser chez nous à 2650 m. Nous surplombons deux petits laquets aux eaux bleues. Nous pénétrons sur un vaste plateau glaciaire où l’eau imprègne tout le paysage. Proches et au-dessus de nous s’élèvent une muraille faite de plusieurs sommets dépassant les 3000 m comme le bric de Rubren ou la pointe de Cornascle. L’Ubaye est toute proche au sud-ouest. Nous avons déjà tourné à 200° autour de la Tête et la dernière partie de la rando va consister à monter au col de la Noire à 2955 m et à plonger vers le refuge 400 m plus bas. Avant le col, nous avons admiré le beau lac de la Noire et toute la montagne qui continue au sud, par-delà la muraille que j’évoquais plus haut. Parmi ces belles découvertes de la journée un petit regret : ne pas être parvenus au sommet du pic de la Farneireta à 3134 m dont la longue crête au sud-ouest peut être atteinte à partir de notre col de la Noire. Arrivés 1 à 2 heures plus tôt, l’ascension était envisageable ! Idem pour le sommet de la Tête des Toillies encore plus proche par une crête qui s’amorce également du col en direction du nord est. Nous en prenons notre partie et nous regagnons le refuge après une courte descente. Mes regrets s’envoleront vite dans les vapeurs d’une bonne douche et les effluves d’une bonne IPA.
Jour 3 : Refuge de la Blanche – l’Echalp – 19,07 km – 849 m D+ – 1641 m D- 7h 45 de déplacement
Assez longue étape sur le GR aujourd’hui. Nous quittons le refuge en direction du GR au nord en essayant de trouver une trace. Il est tôt et les appels de marmottes sont incessants. La sente que nous avons retrouvée rapidement a le bon goût d’épouser les courbes de niveau proches et donc de nous échauffer en douceur. Malgré tout, un petit coup de c… s’impose finalement, pour prendre appui sur la GR qui vient de Saint Véran. La montée vers le col de Chamoussiere plus de 300 m au-dessus de notre position se fait à assez bonne allure : l’échauffement a rempli son rôle. Comme souvent pendant ce séjour, nous rencontrons des randonneurs-euses jeunes qui marchent à deux avec un de leurs parents, un père le plus souvent. Sympa de voir la complicité qui s’installe entre l’aîné et le jeune adulte. Après une petite pause au col, nous profitons de sa proximité et de son accès facile pour monter au sommet du pic de Caramantran, à 3021 m. La courte dénivelée est vite absorbée et après un petit passage rocheux qui nécessite de s’aider des mains, nous atteignons le sommet. Nous retrouvons vers le sud une partie de notre boucle de la veille avec la Tête des Toillies et le col de la Noire au premier plan. Comme souvent les 360 ° au-delà des 3000 m dévoilent une grande partie des Alpes, de la Barre des Ecrins à l’ouest, aux Aiguilles de Chambaron et au Mont Thabor au nord, au Mont Blanc au nord-est et au Viso à l’est. Entre autres… Après une descente assez courte, nous voilà au col Agnel près à remonter sur le 3eme col du jour, le col Vieux à 2806 m. J’avais imaginé monter au Pain de Sucre 400m au-dessus du col. C’est une ascension facile mais avec un A/R de plus de 2 heures. Il est presque midi, il fait chaud et une descente de plus de 10 km / 1100 m D- nous attend. Je préfère nous économiser. Tant pis pour ce beau 3000, à la forme si caractéristique.
Le pain de sucre
Nous profitons du 1er lac, le lac Foreant pour déjeuner. Lui et son voisin du dessous, le lac Egorgeou sont des lacs glaciaires à la végétation protégée car témoin directe des Grandes glaciations d’il y a plus de 20000 ans. Jonc arctique, lèche bicolore et vinaigrette cotonneuse tapissent le sol. Les trempettes sont proscrites et l’interdiction bien respectée malgré la relative affluence des randonneurs venus du col Agnel. La descente de la vallée du Haut Guil va se poursuivre tout l’après-midi. Un groupe de jeunes marseillais en colonie de vacances à Ristolas nous accompagnera jusqu’à l’Echalp. Comme toutes les longues descentes, celle-ci finit par lasser notre petit groupe avec ces airs de “et non, ce n’ est pas encore fini”. Heureusement le dernier tiers se fait à l’ombre des mélèzes. Mais toutes les “bonnes choses” ont une fin et nous enjambons enfin le pont au-dessus du Guil en direction de notre gîte du jour où la salle à manger se révélera bien bruyante.
Jour 4 : L’Echalp – refuge de la Monta – Ristolas – pic de Sparveyre – 24,50 km – 1504 m D+ – 1502 m D- 9h44 de déplacement
Seconde journée en dehors du GR 58 aujourd’hui. Plutôt qu’une boucle standard dans les alpages au-dessus de Ristolas/ Abries, j’ai choisi d’atteindre un petit 3000, bien au sud de Ristolas qui surplombe par son versant oriental la haute vallée du Guil que nous descendions la veille. Avant cela, nous parcourons le petit kilomètre qui nous sépare de notre gîte du jour à la Monta où, comme au refuge de la Blanche, nous abandonnons une partie de nos affaires afin d’alléger nos sacs. Le soleil est déjà chaud et nous sommes chanceux de suivre un beau sentier ombragé jusqu’à Ristolas, parallèle au Guil que nous entendons par intermittence. A hauteur de Ristolas, nous rejoignons une piste qui part au sud en direction des crêtes du Grand Queyras. Premier objectif du jour le lac de Ségure, 700 m au-dessus de nous, loin au bout de de cette piste de Ségure qui permet aux bergers du secteur d’emmener leurs troupeaux dans les estives qui surplombent sur plusieurs kilomètres le torrent de Ségure. La large piste monte tranquillement ce qui nous va bien pour ce début de randonnée. Nous rencontrons justement le pickup d’une bergère qui se prépare à installer de nouvelles clôtures autour des futurs pâturages de son grand troupeau de près de 1500 moutons. Elle nous explique la “stratégie” : laisser paitre les moutons d’aval en amont sur des surfaces qu’elle clôture, déclôture » progressivement jusqu’en haut du cirque distant de 4 ou 5 km environ. Tout le monde restera sur ces pentes jusqu’en septembre. En chemin nous croisons un petit groupe mené par une animatrice de randonnée de la fédération. L’occasion d’échanger sur nos associations respectives.
Après une bonne heure et demi de progression, nous quittons la piste pour un sentier qui monte progressivement vers l’un des deux lacs de Ségure -le plus vaste- où nous prenons notre repas. J’en profite pour observer les sommets au-dessus du lac. Le pic de Ségure (2990 m) que j’avais choisi est abandonné au profit du pic de Sparveyre (3002 m) que j’observe en détail. La crête finale semble assez longue sans difficulté vu d’en bas. Reste à trouver le meilleur cheminement pour cette longue montée hors sentier. Nous commençons l’ascension en suivant un ruisseau à sec. Puis ce seront de grands zigs et zags pour choisir à chaque fois la plus faible pente dans ce grand versant herbeux. Néanmoins, il faut bien grimper pour avaler ces 700 m de D+. Après une bonne heure de progression, nous arrivons dans les premiers éboulis. Une dame apparaît au détour d’un petit épaulement, ce qui valide la direction suivie jusque-là. Elle nous dit que la fin de l’ascension est pénible. On verra… C’est la seule randonneuse rencontrée dans ce secteur isolé. La progression dans un environnement maintenant complètement minéral continue à vue. Un cairn apparaît de temps en temps mais une très légère trace dans les cailloux nous guide sûrement jusqu’au vrai sommet qui se mérite car se dérobant souvent derrière les derniers plis rocheux de cette belle montagne. Séance photos à 360° sur la vaste plateforme sommitale pour se souvenir de ces paysages étonnants, comme toujours en haute montagne. Le regard englobe à la fois le Pain de Sucre, le Viso et le lac de Foréant que nous longions la veille.
Pain de sucre, Viso, lac de Foréant
Finalement, l’ascension nous aura pris un peu plus de 2 heures d’effort dans un terrain pas facile du tout. J’essaie de retrouver notre itinéraire de la montée pour faciliter la descente. Je la retrouve par intermittence. Le lac de Segure, point de repère évidemment n’apparaît que tardivement. Mais j’avais retrouvé le lit du torrent emprunté tout à l’heure que nous suivons avec Sandrine jusqu’à la berge du lac. Il nous reste une bonne dizaine de kilomètres pour le retour : on ne s’attarde pas trop. Nous aurons la chance d’apercevoir un gros troupeau de jeunes bouquetins dévalant en colonne les pentes boisées vers le torrent de Segure. Surveillés par quelques adultes – des femelles ? – nous les suivons à la jumelle pendant leurs folles chevauchées. Difficile de s’arracher à un tel spectacle. Ce sont eux qui mettront fin au spectacle en remontant tous les uns après les autres dans leurs pentes boisées. La suite de la marche sera encore efficace car nous atteindrons la Monta un peu après 18h. Fatigués mais certains d’avoir vécu une de nos plus belles journées du séjour (mon avis).
Jour 5 refuge de la Monta – Abriès – Font de Cervières 16 km – 1317 m D+ – 820 m D- 7h25 de déplacement
Reprise du GR aujourd’hui. Après un court trajet en bus à partir de la Monta, nous partons d’Abriès pour gagner les Fonts de Cervières, grand hameau à la même latitude que le col de l’Izoard et notre point le plus septentrional du séjour. Le sentier commence par un beau balcon au-dessus de la vallée du Guil d’où l’on devine le village d’Aiguille en aval, avant de virer au NW et de remonter le torrent de Malrif pendant 2 km environ. Cheminement paisible à l’ombre des mélèzes. Le sentier se fraye parfois un passage étroit dans la paroi rocheuse. Nous arrivons bientôt à la partie basse du hameau du Malrif où s’élève la chapelle Ste Marguerite, dans la pente rocheuse. Elle a la particularité d’avoir un clocher désolidarisé du bâti; il est installé sur un piton rocheux et est haut de 5 m. Grâce à cette particularité, les cloches et les alertes donc pouvaient mieux être entendues des habitants de la partie haute du hameau. Au milieu du 19e siècle, il comptait 19 maisons et 150 habitants. Ne restent aujourd’hui que des ruines et seulement 3 chalets rénovés mais plus d’habitant sinon en été dans un chalet gîte. Malrif signifie mauvais ruisseau ou mauvaise vallée signe d’une implantation difficile. Nous traversons le ruisseau en face des premières barres rocheuses de la Serre de l’Aigle. Les difficultés commencent….
Le sentier se cabre soudainement sur plusieurs centaines de mètres et il faut trouver son rythme. C’est pour éviter cet effort soutenu que les aménageurs ont fait une boucle moins pentue qui remonte plus au nord et qui revient progressivement sur le tronçon que nous suivons qui se révèle donc être une variante du GR qui nous élève de 600 m en direction du col du Malrif à 2902 m. Dans une partie en balcon, la pente du sentier s’est un peu adoucie permettant le regroupement de l’équipe juste avant l’arrivée au lac du Grand Laus où nous prenons notre pique-nique. Le col est encore 300 m au-dessus de nous. Il existe une variante qui s’élève plus à l’ouest par les lacs Mezan et du Petit Laus et qui rejoint après un passage hors sentier le col. Nous ne le tentons pas. Lorsque nous parvenons enfin au col au prix d’un effort encore un peu soutenu, nous entrevoyons au loin au NW un chalet qui pourrait bien signifier le bout de la rando du jour. A confirmer ! Encore une superbe plateforme pour admirer les paysages à 360° : au NW, toute la chaîne des Ecrins s’impose majestueusement !
Chaine des Ecrins en fond
Il faut pourtant s’arracher et se lancer dans la descente un peu rapide et pierreuse sur les premiers 500 m. Puis tout se calme et s’aplanit presque. Nous marchons maintenant au bord du torrent de Pierre Rouge qui nous accompagnera jusqu’au Fonts. La chaleur aidant, il me paraît presque normale d’aller faire trempette qqes minutes. Patrice, à l’arrière, m’a devancé. Je profite d’une belle vasque et d’une petite chute d’eau pour prendre un bon bain. Patrice s’y plonge également lorsqu’il nous rejoint. Nous descendons le sentier encore sur 3, 4 km avant d’atteindre les “faubourgs” des Fonts de Cervières, grand hameau aux grands chalets pas tous en grande forme. Je les photographierai sous tous les angles à l’occasion d’une promenade digestive.
Jour 6 :– Font de Cervières – Souliers 18 km – 1113 m D+ – 1325 m D- 6h52 de déplacement
Passage de deux cols pour le prix d’un aujourd’hui avant d’arriver dans le charmant village de Souliers. La montée au premier col, le col des Marsailles, se fait par un sentier forestier bien tracé qui nous amène au beau lac des Cordes. Ce dernier fait l’objet de plusieurs expérimentations menées par des laboratoires français et italiens sur l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes comme l’étude des bactéries et des microbes au fond du lac ou la mesure des polluants et de leur impact. On voit des dispositifs de mesure installés au milieu du lac. Nous continuons jusqu’au col à 2602 m. Nous sommes sur une variante du GR 58. Nous descendons du col dans le ravin des Coutiers, au pied du grand pic de Rochebrune qui culminé là-haut a 3302 m. Nous rejoignons rapidement la section du GR qui monte directement des Fonts. Après avoir pris un petit raccourci, nous sommes déjà dans la montée au col de Péas, le second col du jour à 2629 m. Nous rencontrons deux randonneuses qui font une sortie à la journée et sont membres d’une association de Briançon qui est distante de 13 km seulement de leur point de départ du jour. Effectivement, par le col des Portes et le col Perdu, le col de l’Izoard est à à peine 1 km à l’ouest. Pour l’heure nous gagnons le col en partie en hors-piste pour faire un peu de pierriers ce qui change un peu la nature de l’effort et décuplé le besoin d’attention. Au col, l’orage menace et, malgré l’heure, le vent n’incite pas à la pause casse-croûte. La descente facile est assez longue et la pente remonte même quelques centaines de mètres un peu avant la traversée de la Serre de Crepaud. Le sentier file au SW en balcon au-dessus du vallon qui mène à Château-Queyras plein sud. Je n’en ai pas encore parlé mais comme partout dans les prairies d’alpage la flore locale est à son top de floraison. La centaurée uniflore rose-violette, le jaune hélianthème commun, les lilas d’Espagne roses tapissent les pelouses. La gentiane au bleu intense s’accroche aux rochers… Enfin, un sentier dans un beau mélézin descend en douceur par mille virages au village de Souliers et pour nous amener à l’accueillant gîte de la Grande Rochebrune où nous avalons tardivement notre pique-nique du jour et dans lequel nous passerons une excellente soirée.
Jour 7 : Souliers – Bramousse 17,23 km – 718 m D+ – 1122 m D- 6h52 de déplacement
Dernière journée complète du séjour aujourd’hui. Je prends un moment, de bon matin, pour faire un petit tour de ce charmant village de Souliers aux maisons toutes serrées au-dessus du vallon où coule un torrent impétueux. Pas de passage par les cols du Tronchet et Furfande ou par le gros village de Brunissard aujourd’hui pour finir en beauté et en suivant le GR. Non, j’ai choisi un parcours qui contourne la haute montagne et qui rejoint la vallée du Guil pour parvenir à Bramousse. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura que du terrain plat.
A la sortie de Souliers, nous tombons sur 3 cabanes en bois disposées bizarrement. Des cabanes de berger si proches du village ? Des abris pour le stockage des outils de jardinage ? Des cabanes à cochons ? Rien de tout ça ! Ce sont des constructions montées pour le tournage du Bossu de Philippe de Broca avec Daniel Auteuil en 1997. Ici se joua la scène où l’on voit Lagardère étendre les couches de la petite Aurore et observer l’approche des assassins du duc de Nevers qui recherchent son héritière…. Un peu de la magie du cinéma qui m’accompagne quelques instants… Une fois dépassé le petit lac de Roue nous amorçons une très longue descente en forêt par un étroit sentier qui rejoint après moultes virages la route du col de l’Izoard venant de Château-Queyras. Une fois contourné Villargaudin que nous avons atteint au prix d’une belle grimpette, nous empruntons un long sentier en balcon qui suit, 200 m au-dessus, la vallée du Guil. Par cette chaude matinée, il a l’avantage de traverser de grands mélézins qui nous protègent du soleil. Comme nous marchons sous de grandes barres rocheuses, le sentier traverse des grands éboulis et nous donne l’impression d’être en haute montagne.
Traversée d’éboulis
La marche se fait précautionneuse ! Nous rejoignons peu après une variante du GR qui nous amène après quelques kilomètres à proximité du très pittoresque hameau des Escoyeres qui est sur le passage du GR descendant du col de Furfande tout là-haut. Nous avons la chance de tomber sur une belle fontaine ombragée équipée de tables de pique-nique. Une fois retrouvé, nous ne lâcherons plus le GR 58 jusqu’à notre arrivée à Ceillac. Du hameau, nous voyons tout en bas le hameau de Bramousse, notre étape du jour. Grosse dégringolade en perspective ! On s’en fait une idée en regardant la carte et le tracé de la route qui part des Escoyeres vers la vallée tout en épingles à cheveux. Mais comme le matin et la traversée délicate des passages de pierres, le sentier est magnifiquement tracé et très bien entretenu. Après une heure de descente nous traversons la route et le pont sur le Guil, au pied de Bramousse que nous rejoignons enfin au prix d’un gros coup de c…. Le gîte ne figurera pas dans mon top 5 des hébergements du Tour, mais il saura nous protéger, une heure après notre arrivée, du terrible orage qui s’abattra ce samedi après-midi sur le Queyras, lessivant toutes les pentes et provoquant d’énormes coulées de boue sur la route descendant de Ceillac à Guillestre. Cette dernière ne sera réouverte que le lendemain, une heure avant notre passage sur la route du retour.
Jour 8 :– Bramousse – Ceillac 10 km – 828 m D+ – 601 m D- 3h48 de déplacement
Encore une demie journée de marche avant la fin de la boucle. Et un dernier col à franchir 800 m plus haut après une belle montée sèche, en forêt quasi exclusivement. A mi-pente, nous entrons dans la zone des chalets de Bramousse. Bel ensemble de 15 chalets d’estive que les éleveurs habitaient de juin à septembre. Fauche des prairies et traite des vaches occupaient leurs longues journées. Jusqu’en 1953 ! Les alpages permettaient de nourrir les animaux tout l’été pendant que dans les vallées, on cultivait et fauchait l’herbe pour constituer les stocks pour tenir d’octobre à avril. Toujours en bonne forme, ces chalets sont soit des résidences secondaires, familiales parfois, soit des locations Airbnb ou autres. Une piste permet de monter en voiture de Bramousse.
De là, la pente jusqu’au col est moins exigeante et on continue de monter par un beau sentier, sous l’ombre protectrice des mélèzes. Malgré son aspect boisé, le col offre de beaux points de vue sur les pics qui s’élèvent à plus de 3000 m au-dessus de Ceillac : pics de la Font Sancte, pic des Houerts et pic des Heuviéres. La pause est plus longue que d’habitude car nous voulons capter le plus d’images possibles de ces belles montagnes que nous quittons à regret. Après une belle descente au cours de laquelle nous croisons de nombreux randonneurs, nous entrons dans Ceillac où un monsieur bien aimable attendra que nous soyons tous réunis pour nous tirer le portrait.
Beau séjour dans un magnifique pays de montagnes et de prairies fleuries. De beaux villages ou hameaux, de belles maisons et des cols qui se méritent. On aimerait vite y revenir.
Animateur : Yves Nombre de participants : 8 animateur compris ( 5 F, 3 H) Météo : journée ensoleillée avec de l’air en altitude Distance : 21 km Dénivelé : 700 m Durée : 7h15 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 120 km pour 1 véhicule, et 110 km pour 1 autre soit : 230 km + une voiture sur place. Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : La Bouboule, Charlannes, PC1290, la Stèle,,PC1285, Chasteix, montagne de Chambourguet, bois de la Tour, PC1151, PC1162, PC1134, PC942, le Creux, Parc Fenestre, la Bourboule.
Départ du parc Fenestre, peu fréquenté à cette heure, pour monter sur Charlannes. Au carrefour de sentiers, à proximité du ruisseau de Vendeix, nous sommes surpris par un couple de mouflons ” Les Gardiens du Sancy” œuvre Horizon réalisée à partir de branches naturelles trouvées sur place et vissées, la femelle en position d’observation, et le mâle en mouvement. L’artiste a voulu démontrer leur présence silencieuse sur le massif.
Les mouflons
D’entrée de jeu la pente est raide et nous cueille à froid mais la température est agréable et nous sommes en forêt. Le groupe est vaillant et en peu de temps, chacun à son rythme, nous sommes en haut où l’état des anciennes installations ainsi que l’hôtel restaurant sont une désolation. Nous zigzaguons dans le bois de Charlannes et celui de Charbonnière pour arriver à la Stèle, site d’activités pleine nature hiver comme été, où règne une faible animation en cette période de vacances. Petit regard sur les nouvelles installations et l’espace biathlon unique dans la région, et nous filons vers la Montagne de Chambourguet par le Bois de la Tour.
A partir de là, le couvre chef est de rigueur, nous sortons des bois direction Chastreix. Le soleil est bien présent, mais compte tenu de l’altitude un petit air intermittent nous permet de supporter aisément la température. Du Mont Redon jusqu’au Roc de Courlande les stigmates de l’important incendie de l’an dernier sont encore visibles.
Le Mont Redon à droite encore pelé
A peu de distance de la station, nous remarquons un peu en hauteur une silhouette foncée, ce doit être la deuxième œuvre Horizon prévue sur notre parcours. Elle se trouve maintenant face à nous, au lieu d’aller chercher le chemin prévu pour cette visite nous jouons les Atlassiens confirmés : tout droit dans la pente entre rocher, fougères, bruyère et quelques passages à plat ventre. Nous voici au pied de ce Loup majestueux de quatre mètres de haut qui semble hurler au sommet de ce puy. Pied et tête en tranches de douglas teintées et brulées, corps en racines de vigne collées, œuvre inspirée par la légende locale du “Loup de Courlande” appréciée des participants.
Le Loup
Un petit coin à l’ombre à proximité, caressé par une petite brise bienvenue, dominé à l’arrière par les crêtes du Sancy nous attire pour le pique-nique. Notre regard peut balayer le paysage du Mont Redon à la Montagne de Bozat en passant par le Roc de Courlande, le Chambourguet, et l’horizon à perte de vue vers l’ouest.
Pause finie nous repartons en hors-piste jusqu’au ruisseau de la Jarrige que nous longeons jusqu’à la forêt. Ruisseau bien connu, qui est souvent notre point de repère lors des sorties raquettes dans le secteur. Après plusieurs hésitations suite à des modifications de chemins, une dégringolade sportive de talus, nous arrivons au pont de Vendeix. De là un sympathique PR, qui longe le ruisseau de Vendeix nous gratifiant d’une légère fraicheur, nous ramène au Parc Fenestre plus animé que ce matin. Familles à l’ombre le long du ruisseau et enfants sur les attractions colorent le décor.
Journée très agréable à l’ombre de la forêt sur la plus grande partie du parcours et avec de l’air en altitude.
Animateur : Yves Nombre de participants : 10 animateur compris (7 F, 3 H) Météo : journée ensoleillée Distance : 24 km Dénivelé : 500 m Durée : 7H30 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 120 km pour 2 véhicules soit : 120 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Lac des Hermines, PC1291, Vassivière, PC1207, PC1189, PC1187, PC1179, PC1062, Ravel, PC1200, PC1248, les Ages, PC1328, PC1307, PC1348, col de la Geneste, bois de Landrode, PC1296, PC1284, lac.
Le vent est frais ce matin au départ du lac des Hermines et la température change fortement des jours passés. Tout le monde met une petite laine avant de nous diriger vers la chapelle de Vassivière, haut lieu de pèlerinage. Contrairement à d’habitude où le site est calme et tranquille, il y a un peu d’agitation et plusieurs véhicules sont déjà stationnés. Et oui ! nous sommes le 2 juillet c’est “La Montée”. Une confrérie d’hommes vaillants et courageux, accompagnés d’un évêque et des prêtres, portent la chasse de la Vierge Noire sur 8 kilomètres depuis l’église de Besse dans un silence religieux. Elle restera dans la chapelle jusqu’au 21 septembre jour de la “Dévalade”. Petite visite rapide et un coup d’œil à la Chapeloune en contre bas où jaillit de la roche une source miraculeuse. Nous reprenons notre route et croisons au pied du chemin de croix la procession constituée de nombreux fidèles, moment rare et solennel.
Vierge de Vassivière
Direction maintenant la cascade de la Barthe, contournement du puy Merle et traversée de la grande tourbière qui sert de pâture aux vaches en cette saison. Les différentes passerelles nous rappellent que nous sommes bien dans une tourbière, car l’humidité habituelle est invisible en cette période de chaleur. Nous voilà à la cascade, malgré le peu d’humidité aux alentours, le Neuffonds qui l’alimente est encore bien en eau et nous offre, sous ce ciel radieux, une belle carte postale et quelques éclaboussures.
Cascade de la Barthe
La continuité jusqu’à Ribeyrette, bien ombragée sur un sentier forestier très agréable comme on les aime est appréciée. A Colange l’horizon s’élargit et apparait face à nous l’imposant château de Ravel proche de Picherande. Château repris en 2009 par la famille Chazal et qui a bien changé depuis, une grue toujours en place nous fait dire que le chantier n’est peut-être pas terminé. Au pied du château une nouvelle ferme flambant neuve attire notre regard et curiosité oblige nous nous approchons. L’étable est en visite libre mais les bêtes sont malheureusement à l’extérieur, par contre une jolie boutique attenante a suscité un peu plus notre intérêt. Nous avons complimenté la personne présente pour la qualité et l’originalité de la présentation des produits proposés. Une seule d’entre nous est repartie rapidement tant l’odeur de fromage était présente ce qui se conçoit aisément.
Face au château, sur notre chemin, quelque pierres à l’ombre nous attirent pour le pique-nique, ce que nous faisons. Habituellement le dénivelé positif est effectué le matin mais aujourd’hui c’est l’inverse et nous voilà repartis pour le col de la Geneste. Nous contournons la tourbière de Gayme que la sphaigne a colonisée et où l’homme pénètre peu.
Passé les Ages nous apercevons sur une petite bute l’œuvre Horizon Sancy prévue au programme. Un petit effort et nous voici au pied du Géant du Souffle, structure ajourée d’un colosse agenouillé face au paysage qui s’étend du lac Chauvet proche, au Cantal en toile de fond. Ses mains ouvertes accueillent les visiteurs qui peuvent respirer les parfums, sentir le vent, et comprendre qu’entre la nature et l’humain il n’y a qu’un souffle.
Le Géant du Souffle
Nous finissons d’arriver au col et sa “Maison des Hurle Vents” avant de dévaler tranquillement, d’abord au pied du Paillaret, puis dans le bois de Landrode pour rejoindre nos voitures.
Journée très agréable, ponctuée de curiosités sous une température acceptable et presque rafraîchissante.
Animateur : Yves Nombre de participants : 13 animateur compris (9 F, 4 H) Météo : journée ensoleillée avec quelques nuages l’après-midi Distance : 23,6 km Dénivelé : 650 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 130 km pour 1 véhicule, 94 km pour 2 autres et 42 km soit : 360 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Condat-lès-Montboissier, la Bournerie, PC869, la Faye, PC964, PC955, le Marlier, PC954, PC974, PC1033, St Eloy-la-Glacière, PC1037,Montgeol, PC1027, le Charbonnier, les Deux Frères, la Cibeaudi, Echandelys, PC844, PC854, PC850, Pissis, Condat.
La journée s’annonce belle et chaude en ce jeudi matin au départ de Condat. Après avoir entr’aperçu le menu du célèbre restaurant de Pays “Chez la Marthe”, nous attaquons une petite déclivité pour rejoindre les hautes croupes boisées du Livradois jusqu’à La Faye. D’abord à découvert mais nous serons vite à couvert dans le bois de Roure où l’ombre est déjà appréciée.
Passé La Faye, nous partons vers l’Est direction St-Eloy-la-Glacière où sans jeu de mots la fraicheur sera peut-être présente. Dans la grande traversée du Bois de Mauchet, quelques trouées de coupe nous rappellent que le choix du jour a été judicieux, Nous progressons à l’ombre sur de beaux chemins forestiers entre hêtres, chênes, châtaigniers, sapins imposants et d’énormes tilleuls avec de superbes petits villages dispersés.
Nous voilà à St-Eloy-la-Glacière, la fraicheur attendue n’est pas flagrante mais l’endroit est accueillant et nous décidons d’y prendre la pause méridienne. Certains s’installent sur un muret et une table ombragée derrière l’église, d’autres sous un immense tilleul en fleurs où une cueillette sera effectuée. Cette église, résultat de plusieurs campagnes de construction depuis le 13°S dont sa nef romane et ses deux chapelles latérales en impose. En 1827 la Duchesse d’Orleans fit reconstruire le clocher qui abrite une cloche de 1488. La réfection du beffroi et de la toiture lui donne une nouvelle jeunesse. Il est 12 heures une sonnerie musicale et insistante nous accueille.
Eglise de St-Eloy-la-Glacière
Nous continuons notre progression par le Suc de Montgeol et le village du même nom. Nous sommes à l’extrémité Est de la boucle, direction Ouest maintenant. Le temps commence à changer, le soleil voilé par des nuages de passage est moins fort. Les sentiers deviennent de plus en plus étroits, moins fréquentés, plus encombrés. Après avoir traversé la Dolore proche de sa source, nous arrivons au Charbonnier. A partir de là, jusqu’au Deux Frères, sur la moitié du tracé nous avons un soupçon de hors-piste qui s’est transformé en une belle traversée en pleine nature, herbes hautes, fougères, arbustes, divers troncs au sol mais peu de ronce, tant mieux.
La Dolore
Au Deux Frères, détour obligatoire par le belvédère même si les escaliers raides qui conduisent à la table d’orientation paraissent éprouvantse après l’effort fourni précédemment. La vue vers l’Ouest est à l’infini, du Cantal aux Dômes en passant par le Cézallier et le Sancy l’horizon n’est que montagne.
Jusqu’au château de la Cibeaudie le chemin sera truffé d’embuches, de nombreux arbres coupés nous offrent une séance de cheval d’arçon.
Sentier encombré
Nous arrivons à Echandelys, le parcours jusqu’à l’arrivée sera un peu plus à découvert mais le soleil caché maintenant ne nous gène plus. Un peu avant Pissis, nous essuyons, avec plaisir presque, quelques grosses gouttes. L’orage annoncé à l’air d’arriver, aux voitures nous entendons les premiers grondements, il était prévu pour 17 heures, il est 16 heures trente timing respecté. Le parcours en grande partie dans les bois pour une altitude moyenne de 1000 mètres aura été le parcours idéal en cette chaude journée, et à aucun moment la chaleur n’a été incommodante.
Animatrice : Martine – tutrice : Mady Nombre de participants : 16 animatrices comprises (11F , 5 H) Météo : beau toute la journée température : 23 ° Distance : 22,630 km Dénivelé : 730 m Durée : 7h30 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage autos : 42 km pour 2 véhicules et 12 km pour 1 autre – total kilomètres véhicules : 96 km Préparation et rédaction : 3 H
Itinéraire : Parking salle des fêtes de Chanonat, Sud Est Mairie, bord de l’Auzon, sud ouest château de la Batisse, PC 644, Chaos de Flore, PC 627, PC 788, Montagne de la Serre, PC 819, croix St Jacques, Mont Redon, PC 871, PC 790, PC 708, ruisseau de Biona, PC 605, Chapelle St Anne, PC678, Chadrat, PC 606, PC 687, PC 637, PC 537, PC 484, bord Auzon par chemin de Benetou, Commanderie, place Delille, parking.
C’est avec une météo ensoleillée que le groupe se rassemble sur le parking de la salle des fêtes de Chanonat. Avant de partir quelques consignes de marche et de sécurité sont rappelées. Le circuit est ensuite présenté avec des réponses à rechercher à deux questions : 1- Pourquoi les oiseaux migrateurs passent ils par la montagne de la Serre ? Et quels sont les oiseaux qui passent par ce couloir de migration ? 2- Quelle est la différence entre un prieuré et une commanderie ?
Nous entamons notre randonnée par la traversée de Chanonat sans trop s’y attarder. Nous verrons les caractéristiques historiques du village au retour du circuit. Nous rejoignons les bords de l’Auzon accompagnés par la fraîcheur et l’ombrage de ce petit cours d’eau. Le château de la Batisse se présente très rapidement sur notre droite, avec ses magnifiques jardins à la française, ses bassins, ses grottes en rocaille, son labyrinthe végétal, ses salons historiques et décors Renaissance. Ce château qui date du 13ème siècle accueille actuellement une exposition sur les mondes extraordinaires de Jean Pierre Hartmann du 1er au 14 juin 2026. Le chemin est agréable à l’ombre de grands tilleuls en pleine floraison jusqu’au Chaos de flore. Cet empilement de roches volcaniques et basaltiques est complètement enfoui dans la végétation…
Vers le chaos de Flore
Nous poursuivons notre chemin jusqu’à la route départementale 96 que nous longeons avec la prudence nécessaire car sur ces petites routes les voitures roulent vite …. Rapidement une bifurcation à gauche nous permet de retrouver la tranquillité des chemins. Nous sommes au cœur de la montagne de la Serre ! C’est une ancienne coulée d’environ 10 km de long. Avec l’érosion, les terrains les plus tendres ont disparu et ont laissé la lave former une crête dominante appelée un relief inversé. C’est surtout un couloir majeur de migrations d’oiseaux. Les meilleures périodes d’observation sont septembre /octobre et printemps pour le retour vers les zones de nidification. La LPO a effectué des observations pendant plus de 20 ans à cet endroit avec de nombreuses animations en direction des scolaires ( fin en 2004).
Plus loin, on aperçoit le Mont Redon où il est prévu de pique-niquer. Après le passage à la croix St Jacques, le groupe entame un petit raidillon jusqu’au calvaire. Notre magnifique salle à manger est idéal pour cet arrêt. Le Mont Redon culmine à 870 m. C’est une ancienne cheminée basaltique datant du tertiaire. On remarque des falaises basaltiques, des orgues volcaniques. Le sommet a été occupé par l’ ancien château de Montredon….Il reste des remparts, des bases de tours. Le panorama est magnifique sur le massif du Sancy et chacun trouve sa place autour de la croix.
Pique-nique au Mont Redon
Ensuite, direction Chadrat en passant par la chapelle St Anne, lieu apprécié pour son calme et son caractère contemplatif. A Chadrat, Yves nous rappelle que la commune est alimentée par une fontaine principale qui redistribue l’eau à 7 fontaines toujours actives aujourd’hui. Nous nous arrêtons à l’église devant laquelle trône une stromatolithe caractéristique de la falaise de Jussat.
A nouveau, petit raidillon vite absorbé pour retrouver la fraîcheur des sous bois avant l’arrivée à Chanonat par le chemin de Benetou. Une halte devant la commanderie nous permet d’échanger sur la réponse à la question 2. Jean Marc nous apporte des informations précises concernant cet ensemble hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, un des plus intéressant du sud clermontois. Cette commanderie était un centre régional relativement important comme lieu religieux, centre administratif, exploitation agricole , collecte de revenus, lieu d’accueil pour voyageurs et pauvres et un relais financier pour l’Ordre. Le prieuré a lui une fonction uniquement religieuse.
La commanderie de Chanonat
Nous passons par la place Delille où des ouvriers sont en train de rénover l’intérieur d’une ancienne maison. Le « Comptoir du bourg » sera un café, une épicerie et un commerce multi-services. Le projet est de recréer au cœur du village de Chanonat un lieu de vie et de convivialité. Retour au parking où un clafoutis confectionné par Patrick nous attend. Faut il laisser les noyaux ou pas ? Chacun choisira. En tout cas, le gâteau a été très apprécié, merci Patrick !
J’en profite pour apporter la réponse à la question 1 : La montagne de la Serre est un promontoire idéal pour la bonne visibilité, les courants ascendants favorables aux rapaces, la diversité des habitats pour se reposer et se nourrir. Les oiseaux observables sont : grues cendrées, milans royaux, busards, bondrées apivores, balbuzards pêcheurs, aigles bottés et passereaux migrateurs variés. En 2004, dernière année d’observation pour l’association , le bilan ornithologique sur octobre était de : 1500 milans royaux, 130 000 pigeons, 600 grues cendrées, 3 cigognes blanches et 4 noires. Une plaquette de la LPO est distribuée à chacun : « La migration un phénomène fascinant ! »
Merci à tous pour votre bonne humeur et plus particulièrement Mady qui m’a accompagnée pour cette 2ème randonnée et Patrick pour la mission de serre file.
Animateur : Yves Nombre de participants : 6 animateur compris ( 4 F, 2 H) Météo : Voilé le matin ensoleillé et chaud l’après-midi Distance :23 km Dénivelé : 650 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 60 km pour 2 véhicules soit : 120 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Champeix, Coudoux, Montaigut-le-Blanc, Chazous, Grand Champ, PC771, PC745, Puy de Gourdon, PC739, PC73Puy de la Rodde, la Garde, PC535, PC537, PC512, PC555,la Chaux d’Aubany, Champeix.
Petit coup d’œil au Marchidial, ancien château fort et son église Saint Jean, qui domine le village de Champeix avant de traverser la Couze Chambon.
Champeix le Marchidial
Nous remontons cette dernière en rive droite par une petite sente en bord de Couze d’abord, pour continuer par un large chemin jusqu’à Montaigut-le- Blanc. Nous traversons une partie du village dominé par sa forteresse féodale du 11°S pour nous diriger vers l’ouest. Notre chemin se déroule entre les falaises basaltiques de la Pinière et le vallon de Quinsat, accompagnés par plusieurs vautours. Grands planeurs ils nous offrent un ballet stupéfiant. Surpris de les trouver là nous nous arrêtons quelques instants pour admirer leurs vols planés circulaires sans battement d’ailes, un régal !
Vautours au dessus du vallon de Quinsat
Nous voilà à Chazous, direction nord face à Grand Champ, les petits nuages gris du départ se sont élevés et la luminosité commence à changer. A Grand Champ, le Puy de Gourdon cible du jour se dresse à notre droite tout proche, mais il nous faudra presque une heure pour atteindre le sommet car l’accès n’est pas direct. Après plusieurs contours et un peu d’escalade nous sommes en haut, clameur générale “que c’est beau” ! Le ciel, d’un bleu uniforme maintenant, nous entoure. La vue est sublime, Sancy, Puy de Dôme, Forez, Cézallier, un 360° époustouflant malgré sa faible hauteur 879 mètres, mais une situation géographique hors pair. L’endroit est tellement sublime que nous décidons de pique-niquer sur place pour contempler le paysage, mais à l’ombre car le soleil commence à chauffer.
Au sommet du Puy de Gourdon
Ventre bien rempli, demi-tour pour rejoindre le chemin principal quelques mètres plus bas. Le hameau de Gourdon dépassé nous contournons le Puy de Rodde avec des points de vue permanents sur les vallées et collines avoisinantes. Après la Garde nous entamons la descente par une sente un peu technique avec un dénivelé important, effectivement quand on regarde la carte les courbes sont très serrées. Tout le monde est passé sans encombre et nous nous retrouvons aux Roudadoux où le terrain est plus plat.
Nous continuons tranquillement, rythmé de petites montées difficiles à supporter sous la chaleur de plus en plus vigoureuse. Nous apercevons Champeix en dessous dans la vallée et suite à plusieurs changements de direction nous finissons par rejoindre le départ. Journée très agréable, même un peu chaude sur la fin, mais avec des vues superbes sur l’ensemble du parcours et surtout content d’avoir retrouvé Laurent en bonne condition.
Animateur : Yves Nombre de participants : 16 animateur compris ( 9 F, 7 H) Météo : légères gouttes intermittentes sous un soleil timide Distance : 17 km Dénivelé : 600 m Durée : 6H pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 46 km pour 2 véhicules (Roseline, Pierre V.) et 20 km pour 2 autres soit : 132 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Mirefleurs, PC398, PC454, vallon des Bouys, carrefour de Chanserat, St Maurice, Puy Sailly, Croix de Chacontat, la Pale , les Moines, les Blanchon, PC475, Laps, PC588, PC572, PC579, PC511, PC459, Mirefleurs.
Dès le départ on monte sous les pentes du Puy St Romain pour atteindre le haut du vallon des Bouys. Déambulations en descentes et montées abruptes pour explorer ce vallon aux pelouses sèches où sont protégées faune et flore. Nous contournons, non sens mal, la falaise calcaire avec les vestiges des fours à chaux qui ont fonctionné de 1870 à 1845. Ouf ! calvaire fini, nous retrouvons un large chemin avec une vue plongeante sur les méandres de l’Allier, entourés des puys locaux et complétée en fond par notre emblématique Chaîne des Puys.
Falaise du vallon des Bouys
Sortie du vallon
On remarque que la pluie nous entoure. Depuis ce matin un petit crachin léger mais répétitif nous contrarie, il nous accompagnera sur une grande partie du parcours et les séances d’habillage et de déshabillage seront fréquentes.
Passage à la célèbre fontaine de Margot près de St Maurice et direction Benaud par la Pale et les Moines.
Après avoir surmonté Benaud par la gauche, nous arrivons à une aire de jeux, tennis entre autre, où nous prenons notre pique-nique à proximité de deux gros arbres au cas où…
Repas fini direction Laps où différents souvenirs remontent à la surface : Jean Marc qui avait oublié ses chaussures lors d’une rando et qui a fait demi-tour, adoption d’un gentil toutou sur une bonne partie d’une randonnée que Lucette et Christelle ramèneront à sa propriétaire, célébration de 3 anniversaires (1 animatrice et 2 animateurs) dans le bar du village où le propriétaire avait agréablement mis sa salle à notre disposition. Souvenirs, souvenirs.
Pour la remontée sur Busséol entre le Puy de Cléophy et le Puy de Montmol, le chemin sillonne entre les champs de tournesol tête haute à peine sortis de terre mais déjà fiers.
Face à nous le château de Busséol, construit en 1170 sur un dyke volcanique qui domine la Limagne, et le Puy de Saint André et son ancienne carrière de basalte. Ça y est, montée terminée, il nous reste qu’a nous laisser couler gentiment sur Mirefleurs. Après avoir dépassé le château de Chalendrat, résidence du père de Georges Onslow célèbre compositeur clermontois, nous arrivons à la table d’orientation en haut du village. Nous apprécions la vue sur le bourg et son château puis notre regard se perd entre le val d’Allier et l’horizon.
Odette résidente du village nous guide dans le bourg pour nous ramener au départ. Au passage un sympathique autochtone a le plaisir de nous faire visiter la cave du château et nous raconter quelques anecdotes croustillantes locales. Visite appréciée par tous.
La cave du Château
La journée se termine chez Odette devant un succulent clafoutis aux cerises accompagné de boissons fraiches. Nous la remercions chaleureusement.
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