Animateur : Yves Nombre de participants : 6 animateur compris ( 4 F, 2 H) Météo : Voilé le matin ensoleillé et chaud l’après-midi Distance :23 km Dénivelé : 650 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 60 km pour 2 véhicules soit : 120 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Champeix, Coudoux, Montaigut-le-Blanc, Chazous, Grand Champ, PC771, PC745, Puy de Gourdon, PC739, PC73Puy de la Rodde, la Garde, PC535, PC537, PC512, PC555,la Chaux d’Aubany, Champeix.
Petit coup d’œil au Marchidial, ancien château fort et son église Saint Jean, qui domine le village de Champeix avant de traverser la Couze Chambon.
Champeix le Marchidial
Nous remontons cette dernière en rive droite par une petite sente en bord de Couze d’abord, pour continuer par un large chemin jusqu’à Montaigut-le- Blanc. Nous traversons une partie du village dominé par sa forteresse féodale du 11°S pour nous diriger vers l’ouest. Notre chemin se déroule entre les falaises basaltiques de la Pinière et le vallon de Quinsat, accompagnés par plusieurs vautours. Grands planeurs ils nous offrent un ballet stupéfiant. Surpris de les trouver là nous nous arrêtons quelques instants pour admirer leurs vols planés circulaires sans battement d’ailes, un régal !
Vautours au dessus du vallon de Quinsat
Nous voilà à Chazous, direction nord face à Grand Champ, les petits nuages gris du départ se sont élevés et la luminosité commence à changer. A Grand Champ, le Puy de Gourdon cible du jour se dresse à notre droite tout proche, mais il nous faudra presque une heure pour atteindre le sommet car l’accès n’est pas direct. Après plusieurs contours et un peu d’escalade nous sommes en haut, clameur générale “que c’est beau” ! Le ciel, d’un bleu uniforme maintenant, nous entoure. La vue est sublime, Sancy, Puy de Dôme, Forez, Cézallier, un 360° époustouflant malgré sa faible hauteur 879 mètres, mais une situation géographique hors pair. L’endroit est tellement sublime que nous décidons de pique-niquer sur place pour contempler le paysage, mais à l’ombre car le soleil commence à chauffer.
Au sommet du Puy de Gourdon
Ventre bien rempli, demi-tour pour rejoindre le chemin principal quelques mètres plus bas. Le hameau de Gourdon dépassé nous contournons le Puy de Rodde avec des points de vue permanents sur les vallées et collines avoisinantes. Après la Garde nous entamons la descente par une sente un peu technique avec un dénivelé important, effectivement quand on regarde la carte les courbes sont très serrées. Tout le monde est passé sans encombre et nous nous retrouvons aux Roudadoux où le terrain est plus plat.
Nous continuons tranquillement, rythmé de petites montées difficiles à supporter sous la chaleur de plus en plus vigoureuse. Nous apercevons Champeix en dessous dans la vallée et suite à plusieurs changements de direction nous finissons par rejoindre le départ. Journée très agréable, même un peu chaude sur la fin, mais avec des vues superbes sur l’ensemble du parcours et surtout content d’avoir retrouvé Laurent en bonne condition.
Animateur : Yves Nombre de participants : 16 animateur compris ( 9 F, 7 H) Météo : légères gouttes intermittentes sous un soleil timide Distance : 17 km Dénivelé : 600 m Durée : 6H pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 46 km pour 2 véhicules (Roseline, Pierre V.) et 20 km pour 2 autres soit : 132 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Mirefleurs, PC398, PC454, vallon des Bouys, carrefour de Chanserat, St Maurice, Puy Sailly, Croix de Chacontat, la Pale , les Moines, les Blanchon, PC475, Laps, PC588, PC572, PC579, PC511, PC459, Mirefleurs.
Dès le départ on monte sous les pentes du Puy St Romain pour atteindre le haut du vallon des Bouys. Déambulations en descentes et montées abruptes pour explorer ce vallon aux pelouses sèches où sont protégées faune et flore. Nous contournons, non sens mal, la falaise calcaire avec les vestiges des fours à chaux qui ont fonctionné de 1870 à 1845. Ouf ! calvaire fini, nous retrouvons un large chemin avec une vue plongeante sur les méandres de l’Allier, entourés des puys locaux et complétée en fond par notre emblématique Chaîne des Puys.
Falaise du vallon des Bouys
Sortie du vallon
On remarque que la pluie nous entoure. Depuis ce matin un petit crachin léger mais répétitif nous contrarie, il nous accompagnera sur une grande partie du parcours et les séances d’habillage et de déshabillage seront fréquentes.
Passage à la célèbre fontaine de Margot près de St Maurice et direction Benaud par la Pale et les Moines.
Après avoir surmonté Benaud par la gauche, nous arrivons à une aire de jeux, tennis entre autre, où nous prenons notre pique-nique à proximité de deux gros arbres au cas où…
Repas fini direction Laps où différents souvenirs remontent à la surface : Jean Marc qui avait oublié ses chaussures lors d’une rando et qui a fait demi-tour, adoption d’un gentil toutou sur une bonne partie d’une randonnée que Lucette et Christelle ramèneront à sa propriétaire, célébration de 3 anniversaires (1 animatrice et 2 animateurs) dans le bar du village où le propriétaire avait agréablement mis sa salle à notre disposition. Souvenirs, souvenirs.
Pour la remontée sur Busséol entre le Puy de Cléophy et le Puy de Montmol, le chemin sillonne entre les champs de tournesol tête haute à peine sortis de terre mais déjà fiers.
Face à nous le château de Busséol, construit en 1170 sur un dyke volcanique qui domine la Limagne, et le Puy de Saint André et son ancienne carrière de basalte. Ça y est, montée terminée, il nous reste qu’a nous laisser couler gentiment sur Mirefleurs. Après avoir dépassé le château de Chalendrat, résidence du père de Georges Onslow célèbre compositeur clermontois, nous arrivons à la table d’orientation en haut du village. Nous apprécions la vue sur le bourg et son château puis notre regard se perd entre le val d’Allier et l’horizon.
Odette résidente du village nous guide dans le bourg pour nous ramener au départ. Au passage un sympathique autochtone a le plaisir de nous faire visiter la cave du château et nous raconter quelques anecdotes croustillantes locales. Visite appréciée par tous.
La cave du Château
La journée se termine chez Odette devant un succulent clafoutis aux cerises accompagné de boissons fraiches. Nous la remercions chaleureusement.
Animatrice : Martine – Tuteur : Thierry Nombre de participants : 10 animatrice comprise (8F, 2H) Météo : soleil avec vent le matin et petites averses l’après midi Distance : 19 km Dénivelé : 407 m Durée : 6h40 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 34 km pour 1 voiture, 20 km pour 1 autre soit 54 km et 2 voitures sur place Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Parking gorges Enval PC457, PC 602 sentier du renard, Ouest PC 660, sud ouest PC 733, GR 441 PC 748 ,direction LaVedrine par PC744, 771, retour GR 441par PC775,720,763. Dir Le Bouy par PC 775, traversée Le Bouy, direction Est sud est – traversée Charbonnières Les Varennes PC 730, direction Facemeunier PC708, Gorges Enval PC 607,580, cascades Petit Gornand et Grand Gornand , retour parking PC 457 .
C’est avec une belle incertitude sur la météo que nous démarrons ce circuit à proximité de Clermont-Ferrand, connu et cependant une première découverte pour un bon nombre d’entre nous ! Finalement, le soleil est bien présent et c’est avec plaisir que nous entamons ce premier dénivelé très progressif en sous-bois dans cette forêt magnifique, mélange de châtaigniers, résineux, feuillus en pleine explosion de nuance de vert. La forêt est vraiment luxuriante à cette période de l’année !… Il a plu et ça se voit et ça se sent ! Ce site est classé Zone Naturelle d’Intérêt écologique, faunistique et floristique… On peut apercevoir le renard de façon très furtive (vu au cours du repérage) …. Le hibou grand-duc est aussi l’hôte de ces sous-bois…
Le rythme est tranquille pour cette montée et 2 fenêtres dans la forêt nous permettent d’admirer le château de Tournoël dans son écrin de verdure. Arrivés au pied de Beauvaleix, petit hameau, le changement de paysage est radical. Nous sommes sur un plateau de pâturages, l’herbe n’est pas encore fauchée et les champs sont recouverts d’une multitude de fleurs : marguerites, boutons d’or, compagnons, myosotis… Les chemins sont larges, bordés d’acacias et d’aubépines odorantes !
Nous rejoignons le GR 441 que nous quittons vite car ce chemin a été recouvert de goudron et de gros cailloux, pas très agréable pour la marche. Une petite variante nous permet d’éviter ce secteur et de profiter des genêts en pleine floraison et de très belles vues sur les puys de Louchadière, de Jume et plus loin du Puy de Dôme. Arrivés à l’entrée de Charbonnières Les Varennes, nous faisons une halte au moulin d’Edmond. Le secteur est en pleine effervescence car la propriétaire du moulin prépare une manifestation dans le cadre des Journées Européennes des Moulins Samedi 16 mai. Le moulin d’Edmond est labellisé Fondation du patrimoine, Refuge LPO, Oasis de la nature : aucun désherbant sur le site, havre de paix pour la loutre … Au fait comment s’appelle le terrier de la loutre ? Catiche bien sûr !
Nous n’utiliserons pas le préau, ni les toilettes de la mairie de Charbonnières, gentiment mis à disposition par la mairie car il fait beau pour pique-niquer en bordure de l’Ambène ! La salle à manger est prévue au soleil dans un creux à l’abri du vent, et face à l’œuvre de Thierry Courtadon suspendue au-dessus du ruisseau par de magnifiques pinces à linge en pierre de Volvic ! Le manoir de Veygoux est déjà loin derrière nous. Cet ancien musée dédié au général Desaix et à la révolution est maintenant fermé depuis 2024. Faute de repreneur, c’est un traiteur de Volvic qui a repris les lieux pour en faire un espace d’accueil de séminaires, restauration, co working …
Nous traversons ensuite Le Bouy, petit bourg plein de charme où nous pouvons admirer la restauration de plusieurs gîtes de France : murs de pierres élégamment mises en valeur, encadrement de fenêtres et portes mixant judicieusement ancien et moderne : c’est une vrai réussite ! Charbonnières Les Varennes que nous traversons plus tard n’a pas le même charme … Puis Cap à l’Est /Sud Est un peu plus rapidement car la pluie nous a rattrapés. Ce sont des averses pas bien méchantes et nous arrivons après le bourg de Facemeunier à l’entrée de la sente qui nous réserve une très belle descente, le long de l’Ambène.
Passage de l’Ambène
La végétation est à nouveau foisonnante. De nombreux arbres sont couchés en travers du chemin ce qui nous contraint à quelques exercices supplémentaires … Faire une halte à la cascade du Petit Gornand très abondante en eau à cette période de l’année, et découvrir la cascade du Grand Gornand, plus sauvage, c’est tout aussi magnifique ! La descente par échelle et cordes est un peu délicate … Chacun prend son temps et apprécie l’endroit.
Cascade du Petit Gornant
Nous progressons le long de l’Ambène dans ce qui est appelé « Le bout du monde ». Ce ruisseau de 30 km ira se jeter ensuite dans le Bédat au niveau d’Entraigues. Une table d’orientation nous permet d’admirer Enval, cet ancien village vigneron. Quelques maisons vigneronnes subsistent dans la rue de l’Ambène, et des caves à vin, voûtées dans la rue … des caves !
Nous finissons notre circuit sans une goutte de pluie et très satisfaits de cette randonnée. Bénédicte qui habite à proximité nous propose de déguster chez elle le marbré au chocolat de “Martine” ! L’une d’entre nous dira :« Non seulement tu nous guides et en plus tu nous nourris! ».. . Cela fait partie de la convivialité et c’est tellement important ce moment de partage… Merci encore à toi Bénédicte pour cette attention…
Je remercie Thierry, mon tuteur pour sa présence attentive et discrète ; Yves comme serre file prudent, et toutes et tous pour votre bonne humeur et vos encouragements !
Animateur : Yves Nombre de participants : 20 animateur compris (14 F, 6 H) Météo : couvert avec petite averse, soleil dans l’après-midi Distance : 18 km Dénivelé : 500 m Durée : 6 H 30 pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto :25 km pour 2 véhicules et 10 km pour 2 autres soit : 70 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Parking PC374, PC387, PC430, Puy d’Anselle, PC468, PC397, les Caques, PC389, PC343, PC319, PC320, Malmouche, le Coin d’Arbat, PC342, la Croix de Pierre, Puy de Bane, Chirol, PC472, le Trap,PC483, PC447, PC411, parking.
Une fois n’est pas coutume, nous restons sur la métropole ce matin. Eloigné du tumulte de la vie urbaine, nous allons arpenter les Puys de Cournon, zone toute proche et peu pratiquée. Le ciel est gris, les nuages bas, du départ nous distinguons à peine les sommets qui culminent seulement entre 529 et 543 mètres.
Première montée le Puy d’Anzelle, plusieurs possibilités : nous le contournons par le plateau des Vaugondières afin de diminuer la pente. De belles marches en bois nous facilitent le dernier effort, heureusement car avec la pluie de cette nuit, le sol est un peu glissant par endroit. Autrefois les vignes entouraient ce puy, remplacées par des pelouses sèches et des cultures. Quelques vignes bien entretenues sont encore présentes. Nous sommes en zone protégée Natura 2000, 250 espèces végétales couvrent le sol, 54 espèces de papillons dont l’Azuré du Serpolet au bleu intense et 30 espèces d’oiseaux nicheurs. Au sommet une petite pyramide de pierres empilées surprend, sanctuaire improbable, sans doute dédié à la nature. Les nuages s’élèvent, un carré de ciel bleu met Clermont en valeur, à proximité nous remarquons la centrale photovoltaïque de puy Long sur 10ha, inaugurée en 2022 et qui produit 11000 MWh équivalent conso de 6000 habitants. Malgré une faible altitude, une vue très étendue s’étale devant nous, et au loin le Puy de Dôme protégé par son écharpe grise se découvre peu à peu.
Clermont sous le soleil et centrale photovoltaïque à droite
Nous basculons côté nord face à Lempdes, le terrain a changé, nos semelles s’épaississent, bientôt un sentier herbeux nous permet de décaper cette terre amoureuse. Après avoir longé quelques habitations nous arrivons au point côté 397, où surprise se dresse Notre Dame de Bonne-Nouvelle. Statue monumentale en fonte, inaugurée en 1887 sur l’emplacement d’une ancienne chapelle. Jusque dans les années 60 un pèlerinage était organisé. On remarque une grappe de raisin dans sa main droite, symbole de protection de la viticulture.
Notre Dame de Bonne-Nouvelle
La D52 traversée nous grimpons aux Caques, colinette de tuf, ni volcanique ni sédimentaire mais qui ne colle pas malgré l’apparence. Nous nous dirigeons maintenant Nord Est pour rejoindre l’Allier non loin de Dallet. A l’ancienne mine des Rois, petite explication ! Pendant 1 siècle on a extrait de cette mine du calcaire bitumeux, transporté à l’usine SMAC, aujourd’hui leader français de l’étanchéité, pour en faire des pavés souples et étanches destinés aux trottoirs parisiens. Jusqu’en 1984, 58 000 tonnes de bitume pur ont été produites, mais en raison de sa vétusté et de la sécurité des mineurs on ferma le site.
Notre progression se fait maintenant le long de l’Allier où la renouée du Japon, fléau de la biodiversité, envahissante et indomptable recouvre le sol. Nous arrivons sur le haut des falaises argilo calcaire de Malmouche dont la paroi est truffée d’habitats d’hirondelles de rivage, martins pécheurs, et guêpier d’Europe. Plus hautes falaises, 15 à 20 mètres, entre Brioude et la Loire, elle est le résultat de l’érosion de l’Allier sur les contreforts du puy de Bane que nous gravirons cet après-midi. C’est l’heure de la pause, un petit talus ensoleillé fait l’affaire.
Retraversée de la D52, bref passage entre constructions récentes et belles villas au pied du Puy Chalus et nous voilà accompagné de quelques gouttes dans la montée du Puy de Bane. A la Croix de Pierre la pluie cesse, on quitte les protections, le soleil réapparait. Nous suivons une agréable sente sous une forêt de sapins qui nous offre une ombre précieuse. Moins pentu que son voisin, on arrive sans la moindre difficulté au sommet ou plutôt à l’un des sommets, car comme à Anzelle plusieurs petits pics pointent vers le ciel à quelques mètres d’écart. Une vue unique sur Cournon et son plan d’eau s’offre au regard, au loin le Livradois Forez et la montagne Bourbonnaise. De l’autre côté, Aubière, Clermont, la Chaîne des Puys, Gergovie, le Sancy entre autre. Nous descendons légèrement pour rejoindre plusieurs mètres plus bas deux tables d’orientation où chacun essaie de se repérer ou trouver ce qu’il cherche.
Orientation au Puy de Bane
Le retour se fait en passant sur le haut de la falaise calcaire du Trap, repère des Cournonnais. Pendant plusieurs années elle était réputée pour la chaux extraite de ses carrières. De beaux chemins en pente douce nous ramènent maintenant aux voitures. Nous remarquons au passage que le vent à fait onduler certaines cultures, ce qui transforme, visuellement de loin, les champs en jardin de le Nôtre. Comme d’habitude de nombreuses friandises clôturent, sous un chaud soleil, cette agréable randonnée. Merci à tous.
Animateur : Thierry Nombre de participants : 18 animateur compris (13 F, 5 H) Météo : couvert Carte : IGN 2531ET Distance : 24 km Dénivelée : 700 m Durée : 7h30h pauses comprises Classement Atlas : Facile Préparation et CR : 3h Kilométrage auto : 34 km pour 2 voitures soit : 78 km et 3 voitures sur place
Itinéraire : Col de la Moréno, est puy de Monchier, sommet puy de Salomon, est cratère Kilian, col de Ceyssat, au-dessus du Creux de la Berte, GR441, tour puy de Côme, bac de Ceyssat, bac de Montmeyre, la Fontaine du Loup, parc d’Allagnat, SW PC 973 et 972, nord puy de Barme.
Randonnée au cœur de la Chaîne des Puys et pas trop loin de Clermont… Pas de traversées de villages et hameaux et très peu de randonneurs croisés. Moultes fois parcourus, c’est toujours le même plaisir de marcher sur ces sentes et sentiers à l’aspect toujours renouvelé par l’enchaînement des saisons. Nous commençons notre marche en douceur puisque ça monte un peu et qu’il faut chauffer les muscles. Nous contournons le puy de Montchié beau cône de scories, aux éruptions multiples et aux multiples points d’émission. C’est un assez gros volcan avec un sommet à 1201 m quand-même (1251 pour le puy de Côme 😊). Les VTT s’en sont emparés et de multiples sentes apparaissent aujourd’hui qui n’existaient pas il y a encore 10 ans. Au sommet nous retrouvons rapidement la sente qui descend au nord vers le petit col au pied du puy de Salomon, petit cône strombolien lui aussi mais beaucoup plus modeste que son voisin immédiat. Plutôt que suivre la sente sur son flanc est, nous décidons de l’escalader. L’ascension n’est pas bien longue et nous parvenons vite à son sommet chevelu. Accueillis par les effluves d’ail des ours, nous redescendons rapidement au nord-est avant de redescendre à l’ouest du puy des Grosmanaux vers la grande dépression du cratère Kilian. D’une profondeur de 40 m et bien dissimulé par la forêt, nous le contournons à l’est par une petite sente qui nous fait bien apprécier cette profondeur. Kilian est un des volcans le plus explosif de toute la Chaîne avec les puys de Montchar au sud de la Moréno et Chopine au nord. Des analyses « récentes », dans les années 70, ont montré que les nuées ardentes fruits de ses éruptions avaient recouvert les faces sud et ouest du puy de Dôme jusqu’à déposer à son sommet des couches des produits éruptifs sur plusieurs décimètres à un mètre par endroit. Pire, des blocs de près de cent kilos ont été retrouvés au sommet du Dôme situé 400 au-dessus de notre Cratère ! Aujourd’hui le lieu est beaucoup plus tranquille qu’il y a 11000 ans. Une carrière a été ouverte au fond du cratère pour extraire le basalte qui a servi à édifier le temple de Mercure. Il y a plusieurs années de cela, Georges nous avait fait suivre la sente empruntée pour le transport des pierres au sommet du puy de Dôme.
Parvenus au col de Ceyssat, nous prenons une autre sente qui monte progressivement sur le flanc ouest du puy de Dôme entre le chemin de la Vialle plus bas et la voie de Petit Train plus haut. Les abords de la sente sont recouverts de violettes des bois et par endroit c’est une douce et agréable odeur émise par les jeunes euphorbes qui nous titille les narines. Initialement prévue dans mon itinéraire, j’abandonne l’idée de l’ascension des Suchet compensée par la montée au Salomon. Nous suivons donc le GR qui traverse la Cime de la Plaine au sud du Grand Suchet . Un abreuvoir a été installé récemment au PC 1032 alimenté par une conduite provenant du puy de Dôme. Bizarre car l’endroit un chouia découvert est quand même ceint par la forêt et ne parait pas destiné à la pâture… Nous suivons peu après le nouveau tracé du GR qui contourne une zone sensible peuplé par une variété particulière de papillons (dont j’ai omis de noter le nom !). Nous marchons depuis plus de trois heures trente et il est temps de déjeuner.
C’est chose faite au bord de Chabanne Vielle et à proximité des bornes de basalte sculptées par notre Courtadon national pour indiquer le sommet des puys environnants (nom et altitude). Sans panneau informatif pour les annoncer, on passe à côté sans les remarquer vraiment. Au redémarrage, je rate le sentier qui tourne autour du puy de Côme et continue allégrement sur une centaine de mètres sur le GR qui file vers le rond-point de Vulcania. Cela nous impose un petit hors-piste qui nous remet vite sur le bon chemin. Les abords du puy de Côme étant de plus en plus protégés, le nouveau tracé du PR passe plus au sud et nous permet de découvrir une petite « exposition » des fours à charbon de bois avec sur chacune des 4 ou 5 cuves, un petit panneau explicatif bien fait de l’activité qui prévalait alors dans le secteur. Un grand chemin nous mène au bac de Ceyssat où nous prenons la pose.
Pose au bac de Ceyssat
Souvent quand on passe dans le secteur, le bac se passe en deux fois : après Ceyssat vient Montmeyre 😊 au paysage plus ouvert et bucolique siège du maquis des Ardents qui abritait plusieurs dizaines de jeunes maquisards la plupart réfractaire au STO.
Monument du maquis des Ardents
Attaqués par la Gestapo le 2 septembre 1943, trois jeunes furent tués et deux autres, arrêtés, périrent en déportation. Je laisse le temps à ceux qui ne le connaisaient pas de découvrir ce lieu de mémoire avant de repartir plus au sud vers les beaux prés de la Terre Noire que nous traversons jusqu’à buter sur la D68 qui descend du col de Ceyssat. Après la Fontaine du Loup, nous retrouvons une variante du GR 441 qui file vers Ceyssat. Nous le quittons rapidement pour rentrer dans le majestueux parc d’Allagnat « célèbre » pour ces hêtres au moins deux fois séculaire.
Hêtres du parc d’Allagnat
On aurait aimé trouver le château au milieu de ce grand parc : il existe effectivement mais blotti dans le village d’Allagnat. Nous y passerons peut-être à l’occasion d’une nouvelle rando dans le secteur. Nous pourrons y découvrir son vaste donjon et ses jardins en terrasse au bord de la hêtraie que nous traversons aujourd’hui. Toutes les bonnes choses ont une fin et nous sortons du bois à proximité du puy de Barme, au début de la longue « trouée électrique ». Ma proposition -honnête- de monter au sommet du puy n’ayant pas eu beaucoup de succès, nous finissons la sortie par la longue et un peu ennuyeuse ligne droite qui nous mène à nos voitures et aux petites douceurs offertes par les un(e) s et les autres.
Animateur : Yves Nombre de participants : 12 animateur compris ( 9 F, 3 H) Météo : Temps magnifique sur les 3 jours Distance : 52 km Dénivelé : 1135 m Durée : 17 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto : 540 km pour 3 véhicules soit : 1620 km Préparation et rédaction : 15 H
Jour 1 : Trajet 3h. Saut du Gouloux : 2km +50m 1h puis tour du Lac : 15km +60m 4h
Voitures chargées, c’est parti pour découvrir une partie du Parc Naturel Régional du Morvan. Massif de moyenne montagne, le plus petit de France au cœur de la Bourgogne. Cousin du Massif Central constitué de granite et de roches volcaniques, recouvert d’espaces agricoles en bocages, de grandes surfaces boisées, et d’un habitat dispersé. Massif montagneux abondamment arrosé par la pluie, 2000 km de cours d’eau, étangs, marais et tourbières font du Morvan une zone humide exceptionnelle. Nos randonnées nous permettront de fouler 3 départements : Nièvre, Yonne et Saône et Loire.
En fin de matinée, arrivée à Montsauge les Settons puis direction le Saut du Gouloux, site classé, trésor magique caché sous les arbres. Guidés par le tumulte de l’eau, nous arrivons devant cette belle chute de 10m où le Caillot a érodé le granite et créé une petite gorge.
Le Saut du Goulou
Les ruines de 2 moulins (l’un à farine, l’autre à huile) installés ici en raison de la force de l’eau qui ont fonctionné jusqu’en 1920 nous serviront de lieu de pique-nique à l’ombre, bercés par le bouillonnement de l’eau. Le retour se fait sous une belle forêt de feuillus, classée espace naturel sensible de 13ha. Malheureusement, une coupe rase d’épicéas scolytés transforme l’environnement. Nous reprenons les voitures pour nous diriger vers le lac des Settons tout proche. De part et d’autre de la route de grands tapis de scilles (jacinthe des bois) décorent les bas côtés
Lac des Settons : lac artificiel de 366ha au périmètre de 13km avec une profondeur moyenne de 6m, le plus connu et le plus animé des 6 grands lacs du Morvan, considéré comme station balnéaire. Cet après midi, c’est le tour du lac prévu au programme. Un peu de distance mais un dénivelé insignifiant. Le soleil est de la partie, et c’est bras nus et avec couvre chef que nous quittons une petite zone d’activité nautique en bord de plage et à proximité de notre camping. Nous arrivons au barrage construit entre 1854 et 1861 en bloc de granite d’une longueur de 271m de longueur et 20m de hauteur qui obstrue la rivière Cure pour faciliter le flottage du bois vers l’Yonne d’abord, puis la Seine pour arriver à Paris. Grande tradition Morvandelle, le Morvan servait à lui seul à chauffer Paris pendant tout un hiver. Vers 1920, avec l’arrivée du charbon, ce moyen de transport connait une diminution et cesse définitivement d’exister en 1924. Le lac est laissé à l’abandon pendant quelques années. En 1939, avec les congés payés, il devient lieu de loisirs. En 1956 ouvre le 1er camping qui sera suivi par d’autres établissements de villégiature et connaitra alors jusqu’à nos jours ses heures de gloire.
Lac des Settons
Le sentier suit vraiment le bord du lac ce qui créé une atmosphère agréable, souvent ombragé, avec quelques rayons qui traversent ça et là. Le déroulement du parcours est calme et paisible, peu de touristes encore en cette fin avril. Le tour est presque bouclé. Nous montrons au passage les 2 chalets qui nous serviront d’hébergement durant le week-end. Seul le chemin les sépare de l’eau. C’est avec bonheur que nous nous prélassons sur la terrasse face au soleil couchant avant d’aller savourer un excellent diner riche de sa salade Morvandelle.
Jour 2 : Vallée de la Cure 24km +700m 8h
Aujourd’hui samedi, ouverture de la pêche aux carnassiers. De nombreuses embarcations sillonnent le lac ce matin. Petit déjeuner pris, nous partons pour Dun-les-Places d’où part mon tracé pour explorer la vallée de la Cure, principale rivière du Morvan dont nous parlons depuis hier. Longue de 112km, elle rejoint l’Yonne à Cravant proche d’Auxerre.
Nous allons longer sa partie la plus sauvage en fond de gorge granitique. La Cure connait une vie torrentueuse jusqu’à Vézelay, spot de rafting et de kayak. Elle se faufile entre les blocs de granite et sous des voutes de feuillages.
La Cure
Au bois de la Pérouse, nous passons dans le département de l’Yonne, pour atteindre le rocher de la Pérouse, point culminant de ce département (563m) où une table nous permet de nous repérer et d’apercevoir des étendues boisées à perte de vue. Par endroits, la falaise finit presque dans l’eau et notre sentier se rétrécit. Ici, quelques voies d’escalade où des grimpeurs s’adonnent à leur sport. Peu après, un petit espace fera l’affaire pour la pause. Quelques courageuses font trempette dans une eau à température acceptable. Nous voici aux Iles Menéfrier. Nous sommes au bout de ma boucle, il faut revenir. Nous retraversons la Cure et repassons dans la Nièvre, le retour se faisant sur la rive gauche, en surplomb de la rivière. Le parcours ressemble à des montagnes russes, montées, descentes. Avec la chaleur, la fatigue commence à se ressentir, la fin approche et nous voilà de retour à Dun, appelé aussi “Oradour du Morvan” où, le 26 juin 1944, 27 hommes furent fusillés et le village pillé et brulé.
Jour 3 : Source de l’Yonne 4km +105m 1h puis Mont Bevray 7km +250m 3h15 puis trajet 2h45
Ce matin, nous quittons ce lac paisible et reposant avec un peu de nostalgie pour aller découvrir 2 autres sites caractéristiques plus au sud. Sur la route nous remarquons des étendues de plantations de sapins qui confirment que le Morvan est la première région productrice de sapins de Noël de France.
Premier arrêt : la Source de l’Yonne, affluent de la rive gauche de la Seine, qui prend sa source dans une tourbière au pied du Mont Prenelay. La Seine devrait être considérée comme un affluent de l’Yonne, et non l’inverse puisque celle ci a un débit plus fort à la confluence. Pourtant on considère depuis toujours que c’est la Seine qui coule sous les ponts de Paris. Départ du Port des Lamberts où le flottage du bois était pratiqué sur cette rivière qui n’est là qu’un petit ruisseau. Après avoir traversé la tourbière sur un ponton de bois, une hétraie majestueuse, nous atteignons enfin la source. L’eau suinte à chaque repli du sol mais une silhouette métallique de sourcier nous symbolise l’endroit exact.
Source de l’Yonne
Retour par une forêt de chênes où les restes de temples gallo romains montrent que le site a été exploité par l’homme puis abandonné.
Nous reprenons nos voitures pour quelques minutes car notre 2° site est tout proche. Le Mont Beuvray dont le sommet correspond à l’ancien oppidum de Bibracte. Bibracte est le lieu où, en 52 avant JC, Vercingétorix fut proclamé Roi des Gaules. Le but de la randonnée est de gravir ce mont tout en découvrant petit à petit les vestiges de l’oppidum. Nous entrons par la porte de Rebout au Nord, percée dans le rempart pour poursuivre par la porte de l’Ecluse et atteindre la Roche Salvée sur une zone dégagée. De là, la vue sur l’ouest s’ouvre largement. Au nord, nous apercevons l’antenne du Haut Follin point culminant du Morvan et de la Bourgogne. Dans la forêt, nous remarquons des arbres aux formes torturées qui semblent pousser de façon anarchique dénommés “Queules”, vestiges de haies tressées. Chacun laisse courir son imagination et voit surgir éléphant, pieuvre, salamandre et autres animaux improbables… Nous arrivons maintenant à la fontaine Saint Pierre, la plus abondante des 3 sources, lieu bucolique où nous prenons notre pique-nique. Nous sortons des flancs boisés pour arriver sur la pelouse sommitale où nous remarquons la planitude du sommet favorisant la vue. Le panorama est étendu vers le sud et en ce jour de beau temps exceptionnel, nous arrivons même à discerner les Alpes et le Mont Blanc au 4° horizon. Nous sommes au sommet “Le Porrey” 872m où trône un monument commémoratif. Pour la descente, nous déambulons sur la limite entre Saône et Loire, et Nièvre, entre les nombreux restes dégagés ou en cours de fouille : parc aux chevaux, maisons romaines, couvent, bassin en forme de coque de navire et centre monumental. Porte de Rebout retraversée, nous gagnons nos véhicules et c’est le retour sur Clermont. Le but de la visite de Bibracte était de faire le lien avec nos oppida locaux (Gergovie, Corent, Gondole) dans lesquels Vercingétorix a vécu et combattu.
Nous repartons avec des images plein la tête que nous repasserons en boucle sur le trajet de retour. Nous garderons en mémoire ces 3 jours avec une météo exceptionnelle, un hébergement et une restauration remarquables, et surtout un accueil extrêmement chaleureux. Merci à tous pour la bonne ambiance.
Animateur : Yves Nombre de participants : 6 animateur compris ( 5 F, 1 H) Météo : nuageux avec crachin le matin et éclaircie dans l’après-midi Distance : 23 km Dénivelé : 600 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : Facile Kilométrage auto :40 km pour 2 véhicules soit : 80 km Préparation et rédaction : 3 H
Temps très maussade ce matin au départ de Vertaizon plongé dans la brume, et accompagné d’un petit crachin désagréable. Ce village accroché à la colline de l’ancienne église où, habituellement la vue sur la Limagne à perte de vue, est complètement transformée, nous discernons à peine les premières maisons de Chignat qui s’étalent à nos pieds.
Direction le Puy de Mur, espace naturel sensible où cohabite une faune discrète et diversifiée. Nous restons à mi- pente au niveau de la chapelle Ste Marcelle car d’ici nous n’apercevons même pas les antennes et le phare qui couronnent son sommet, brouillard total.
Le Puy de Mur en arrière plan
Nous parcourons ce paysage vallonné caractéristique de la Toscane Auvergnate pour, après avoir passé le Puy de la Poule, arriver au château de St-Bonnet-lès-Allier. La traversée du village que nous avons l’habitude d’effectuer en montant parait de la rigolade dans le sens inverse aujourd’hui.
St Bonnet et son château
Petite partie plate entre de magnifiques champs de colza en pleine fleur mais à l’odeur dérangeante. La D81 coupée, nous remontons vers le Puy Benoît, composé de pelouses sèches et rases, favorables à une très grande biodiversité, malheureusement menacé par la progression des buissons. Avant de redescendre sur Chas, à proximité de l’église St Martin et à l’abri de la légère brise qui vient de se lever, nous prenons notre pique-nique. Ancien bourg fortifié avec son ancienne porte bien conservée et son imposante fontaine.
Le Puy Benoit et unchamp de colza
La pluie fine et persistante de ce matin a cessé et c’est dans l’espoir que le soleil finisse de percer le plafond gris que nous repartons pour le dernier petit Puy du jour, le Puy de Pileyre. N’empruntant pas le parcours habituel nous découvrons l’ancien domaine de Pileyre où une rénovation a commencé, bon courage ! Redescente sur Vassel où la mairie ornée de son campanile pose question.
Le soleil commence a être présent et nous réchauffe les épaules. La petite pause à la fontaine de Paulhat est appréciée. L’eau claire, froide, et limpide qui alimente la fontaine et le lavoir servait au 18°S au travail du chanvre cultivé dans cette plaine. La boucle est bouclée, retour aux voitures, journée très morose qui finit avec un soleil ardent.
Animateur : Yves Nombre de participants : 17 animateur compris ( 12 F, 5 H) Météo : soleil et ciel bleu toute la journée Distance : 23 km Dénivelé : 800 m Durée : 7 H 45 pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 100 km pour 3 véhicules et 60 km pour 1 autre soit : 360 km Préparation et rédaction : 3 H
Départ de Courgoul sous les présages d’une belle journée. Face à nous de l’autre côté de la Couze des vestiges de murets escaladent la montagne. Point de vue magnifique, mise en valeur par un soleil rasant, sur les pailhats, terrasses permettant d’obtenir des surfaces cultivables, symbole du courage des hommes de ce terroir. Tombés dans l’oubli au fil du temps une association s’est lancée dans la reconstruction de ces pailhats pour faire revivre cette vallée de Courgoul. Rude montée bordée d’arbres pour arriver à Auzolette, où un terrain plus riche et plus plat à permis ici des cultures céréalières mais l’exode rural a frappé et les commerces d’antan ont laissé place à des constructions inhabitées et abandonnées. En 1774 Henri Ladmiral, personnage local, monté à Paris, a tenté de tuer Robespierre. Arrêté, il fut guillotiné, une plaque lui rend hommage.
Nous sommes sortis des gorges, le paysage commence à s’ouvrir, la vue sur les Dômes et Forez souligne l’horizon mais la pente reste constante et nous l’aurons jusqu’à midi. Au lieu-dit Mazière le chemin prévu à été privatisé et le propriétaire présent nous informe qu’au bout on arrive dans son pré où vaches et taureaux paissent tranquillement. Seule possibilité pour rejoindre le Brugelet, la petite route. Nous sommes à 1000 mètres, le soleil frappe déjà , les couches s’envolent, les chapeaux sortent. A l’entrée du village, nous cédons le passage à un troupeau dont nous pensons, compte tenu de l’état négligé des bêtes, que c’est leur première sortie extérieure.
Face à nous maintenant le Leiranoux, objectif du jour, il nous reste 150 mètres de positif à grimper et la montée qui dure depuis le départ sera finie. Le groupe, un peu étiré, arrive au sommet. Quelle récompense ! Superbe panorama à 360 degrés sous un ciel bleu azur sans la moindre brise ce qui nous fait oublier nos 2H30 d’effort. Dômes, Forez, Margeride, Cantal, Cézallier, Sancy : tout est là, rien ne manque. Quelques rochers épars proches de la borne géodésique nous incitent à pique-niquer à cet endroit. Le groupe s’étale, chacun trouve sa place et profite du paysage tout en essayant de se repérer tant l’espace est étendu. Quelques pales d’éoliennes dépassent d’ici de là de ce relief mouvementé, sont-elles celles de Boslabert, la Chabanne ou Rentières, mélange de réponses justes et fausses mais moment apprécié.
Le Sancy
Repas fini, nous descendons sur l’autre face avant de contourner ce superbe puy pour passer au dessus du hameau de Brassac, comme suspendu au bord de gorges hérissées de rochers abrupts en essayant de ne pas trop piétiner les nombreuses anémones pulsatiles qui commencent à fleurir le passage. Le Leiranoux contourné, nous plongeons très rapidement sur le hameau de Sault. Le sentier plus ou moins bien tracé récupère au passage divers suintements qui le rendent humide et glissant, prudence ! Nous arrivons au hameau fantôme où trois habitations et du matériel agricole semblent désertés depuis longtemps déjà. Afin d’éviter ce qui a été la route d’accès, nous traversons le ruisseau de Sault et sa conduite forcée pour le suivre en rive gauche tantôt à fleur, tantôt légèrement au dessus, à flanc de falaise qui se délite par endroit. A un moment la sente s’arrête et nous retraversons pour reprendre le semblant de route. Juste avant la rencontre avec la grande route des gorges nous passons devant la micro centrale électrique de Sault d’une puissance de 810 KW qui compte parmi les 2000 centrales privées françaises.
Nous voilà sur la grande route où nous retrouvons la Couze du Valbeleix qui prend sa source au Cézallier et qui vient grossir la Couze Pavin à Saurier. Comme pour le ruisseau de Sault nous gagnons la rive gauche et par une sente escarpée, caillouteuse, recouverte d’une épaisse couche de feuilles mortes par endroit nous descendons gentiment en surplomb de la rivière, bercés par son chant mélodieux. A l’entrée du village, des prés au vert soutenu criblés de pissenlits en fleurs rehaussent le décor.
Ce splendide ciel bleu et cette douce chaleur nous laisseront le souvenir d’une incroyable journée estivale. Merci à Denis qui a bien voulu, une fois encore, maitriser la carte pour nous guider sur la journée.
Animateur : Yves Nombre de participants : 20 animateur compris ( 13 F, 7 H) Météo : brumeux avec éclaircies Distance : 23 km Dénivelé : 800 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 108 km pour 3 véhicules et 112 km pour 2 autres soit : 548 km Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Paslières, la Croix Rouge, PC398, PC414, le moulin d’Auvergne, Montpeyroux, Chez Claude, la Boule, le Grand Bois, la Loge Basse, PC389, Chez Coutier, Chez le Vétérant, PC453, la Poncette, le Châtaignier, l’Anglade, les Bouches, PC378, Ferrand, Chez Bancherel, PC482, PC471, PC403, PC373, PC378, Paslières.
Aujourd’hui découverte de la vallée de la Credogne, petite rivière qui prend sa source dans les Bois Noirs près du col des Planchettes pour se jeter 27,8 kilomètres plus en aval dans la Dore proche de Puy-Guillaume.
Partis de Paslières, nous rentrons rapidement dans le Bois de Delange pour en ressortir au Moulin d’Auvergne où, nous découvrons notre fameuse Credogne à l’endroit où elle quitte les gorges pour gagner la plaine. Nous sommes surpris par son eau limpide qui nous laisse facilement découvrir les cailloux de son lit. A quelques pas de là sur notre droite, posée sur un écrin de verdure magnifiquement entretenu, les restes de l’abbatiale de l’abbaye de Montpeyroux, ancienne abbaye cistercienne fondée au 12°S par les cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux.
Abbaye de Montpeyroux
Notre parcours remonte maintenant la rive droite de la Credogne. Les bosses et creux des ravins successifs commencent à nous réchauffer, le soleil arrive et dissipe la brume matinale. La mousse présente sur les arbres au sol confirme que ces pentes, couvertes d’aulnes, frênes sont relativement humides. D’ici de là des sapinières très denses paraissent impénétrables.
Nous sommes Chez Fumas petit lieu-dit où un espace de verdure en bord de chemin semble faire l’unanimité pour la pause méridienne. A la Poncette nous sommes au bout de notre boucle et nous retraversons la Credogne pour passer en rive gauche.
Passage de la Credogne
Sur ce versant les pentes sont un peu plus douces mais le décor de la forêt reste le même, arbres et branches couchés recouverts de mousse d’un vert entêtant. Notre chemin zigzague dans la pente avec constamment la rivière en vue en contre bas. Chez Bancherel, hameau de quatre maisons où deux seules restent habitées, nous bavardons avec une gentille dame qui nous retrace son enfance en ce lieu. Conversation intéressante mais il nous reste encore un bout de chemin, nous abrégeons poliment la conversation et repartons d’un bon pas.
En ligne
Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons sur une grande piste récemment aménagée, pas visible sur la carte, que nous trouvons un peu monotone jusqu’au bois du Pas du Loup. Sortis du bois nous voilà dans la plaine, le retour aux voitures se passe sans encombre et toujours sous le soleil. Journée réussie et appréciée.
Merci à Denis et Patrick qui ont bien voulu nous guider à tour de rôle.
Animateur : Yves Nombre de participants : 7 animateur compris ( 6 F, 1 H) Météo : couvert une grande partie de journée Distance : 20 km Dénivelé : 635 m Durée : 7 H pauses comprises Classement Atlas : facile Kilométrage auto : 52 km pour 2 véhicules Préparation et rédaction : 3 H
ITINERAIRE : Contournat, PC422, PC389, St-Julien-de-Coppel, PC474, Roche, Cerfeuil, les Couleaux, PC582, PC636, la Chaux Montgros, Pommeride, PC619, PC600, Pic de Mercurol, Mercurol, Bois de Glaisne, Puy Pendu, Bois de LPC547,Bois de Lavende, Bois de Lavaure, Col de Potey, PC574, Calais, PC493, Contournat.
Sur la route qui mène au départ ce matin deux tendances météo, à gauche beau soleil, à droite de gros nuages gris plombent le décor. Malheureusement c’est sur la droite que j’ai prévu mon parcours, dommage ! Dans le village de Contournat, à la sortie des voitures, la température fraîche nous saisit, tous les participants s’emmitouflent et nous voilà partis. Jusqu’à St-Julien-de-Coppel le tracé reste en plaine avec une terre amoureuse, et un ressenti négatif saisissant. Après St-Julien face à nous le premier point remarquable du jour, Notre Dame de la Roche. Le sentier qui s’accélère régulièrement permet de réchauffer notre organisme.
Notre Dame de la Roche
Arrivés en haut, la Vierge installée en 1862 s’élève magistralement sur son haut piédestal. Petit tour du site en passant par la chapelle, seul vestige d’un château érigé sur ce promontoire, puis nous repartons direction les ruines du château de Coppel, construit au 13 °S et détruit par Richelieu en 1626.
Château de Coppel
Après quelques photos, et la rencontre d’un important troupeau de salers nous nous dirigeons dans le bois du Puy Gérant. Après une hésitation sur une sente à peine visible, nous retrouvons le chemin qui mène à la Chaux Montgros. Le long de ce large chemin carrossable plusieurs miradors de battue, pourtant en bon état sont au sol, sabotage ou nécessité… on ne saura pas ?
Nous voilà à la Chaux Montgros, mélange de château fort et de grande résidence aux quatre tours majestueuses. Construit au début du 16 °S de style renaissance sous influence italienne il est unique en Auvergne. La température est légèrement remontée, mais une petite brise que l’on n’avait pas ressentie dans le bois se fait présente, un petit porche dans l’escalier monumental nous abrite pour le pique-nique.
Château de la Chaux Montgros
Départ plein ouest face au Pic de Mercurol troisième point remarquable, nous sommes à découvert capuche, gants, et bonnets sont de mise. Nous empruntons la sente à peine visible de la route, qui passe presque au sommet de ce pic. Peu entretenue, il faut se faufiler entre les branches. La montée au sommet, pratiquement à quatre pattes, est assez difficile il faut chevaucher les rochers recouverts de mousse et le risque de glissade à la descente est garanti ; tant pis ce sera pour une prochaine fois. Lors de l’invasion romaine fut érigé ici un temple dédié à Mercure d’où Mercurol. Avant d’arriver à son pied, dans les prés nous avons remarqué deux collines funéraires (tumulus).
Maintenant mon tracé traverse le Bois de Glaisne pour rejoindre le col de Potey. Comme très souvent dans les bois les sentiers de la carte et du terrain sont divergents. Un magnifique hors-piste d’environ trois kilomètres entre ronces, arbres, branches couchées et quelques barbelés nous permet de rejoindre le col.
Dans le bois nous étions à l’abri et l’effort nous a réchauffé, mais maintenant la légère brise de ce matin devient une jolie brise qui va nous suivre jusqu’à l’arrivée. Récompense, le soleil est de la partie et c’est les visages radieux que nous retrouvons Contournat, petit village connu même aux Etats-Unis grâce à Monseigneur Benoit Flaget, enfant du pays, devenu le premier évêque du Middle West en 1808.
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