Dim 04/01/2026 Rando Sancy – Du lac Chambon à la Croix-Morand

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 16 animateur compris (10 F, 6 H)
Météo : Froid, brouillard et soleil
Carte : IGN 2432ET
Distance : 21 km  
Dénivelée : 800 m  
Durée
 : 6h30 pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 2h
Kilométrage auto : 80 km pour 3 voitures soit : 240 km   
Itinéraire : Lac Chambon, NW vers D617, Beaune le Froid, buron de la Couaille, buron du Margelet, nord du puy de la Croix-Morand, Col, Est vers montagne de Pouly, route forestière et D996, Bressouleille, Chambon sur Lac, camping les Bombes, le Lac

C’est dans une ambiance très hivernale que nous avons vécu cette boucle dominicale passant par le lac Chambon et le col de la Croix-Morand.

Partis avec un petit retard suite à un pépin physique qui a touché un de nos Atlassiens, nous avons commencé la rando à proximité de l’escalier qui conduit sur le chemin de la Dent du Marais. Nous atteignons Beaune le Froid, premier jalon sur notre route, après nous être réchauffés sur les pentes assez raides au-dessus de Varennes. Le temps n’est pas aussi dégagé qu’espéré. Après une petite erreur de navigation, nous retrouvons vite le chemin qui nous mène sur le plateau en direction du bois des Bruyères. Le froid devient plus sensible même si l’absence de vent ne vient pas augmenter le ressenti négatif. Nous marchons sur un large chemin forestier en surplomb du vallon du Fredet. Nous passons à proximité du buron de la Couaille qui paraît bien délabré. J’aurais aimé gagner les rochers du Sautet que nous devinons plus que nous les voyons au-dessus de nous. Mais la brume et le risque certain de rochers glacés me décident à continuer tranquillement notre rando sur ce bon chemin en direction du prochain buron, le buron du Margelet. Le vallon du Fredet est irrigué d’une multitude de ruissellements qui glacent le sentier que nous suivons, nous obligeant à quelques acrobaties pour éviter les glissades sur une glace bien épaisse.

Sans trop d’à-coups, nous prenons de l’altitude jusqu’à parvenir sur les estives au nord du Puy de la Croix Morand. On devine à peine le Puy du Baladou au nord, grande et belle vigie prise dans la brume. Il est déjà midi et l’idée initiale d’aller retrouver le GR 4 pour atteindre le col ne me paraît plus judicieuse. Nous le gagnons en suivant au sud, le bas de la pente du puy. Dans l’herbe et les courtes bruyères, peu de risque de glissades même si toute la végétation est recouverte d’une belle pellicule de givre. Notre passage laisse un sillage vert dans toute cette blancheur.

Versant Nord du puy de la Croix-Morand

A près de 1400 m, nous avons fait la dénivelée positive du jour (près de 800m). Nous prenons notre repas sur le parking du col, abrités en partie par l’affreux bâtiment qui se propose à nous. Même si le vent qui souffle par intermittence renforce la sensation de froid (-10° environ et -15 ressenti), la brume qui se déchire laisse apparaître le soleil qui nous apporte un doux réconfort et de beaux panoramas, bien connus mais toujours admirés.

Les crêtes Tache, Monne, Barbier, Angle

Pas suffisant pour faire durer le plaisir du repas malgré tout. Nous nous remettons vite en marche en prenant un large chemin qui passe au-dessus de l’auberge, sur le flanc sud du Puy de la Croix Morand en direction du Puy de Chambon et la montagne de Pouly. Nous surplombons le vallon du Chadeyre qui se jette beaucoup plus à l’est dans la Couze Chambon après Murol.

Nous dévalons les 200 m de dénivelée en suivant la moindre pente, nous fiant aux pas sûrs des vaches et des chevaux qui occupent les lieux à la belle saison et tracent de légères sentes qui nous aident bien dans notre descente. Bientôt, nous atteignons le ruisseau en rive droite et en essayant d’éviter les parties humides pas suffisamment glacées… Tous n’y parviennent pas 😂 ! Le froid a donné naissance à de somptueuses sculptures dans le lit du ruisseau.

Sculpture de glace sur le ruisseau de Chadeyre

La petite route qui traverse le bois des Bruyères et que j’avais indiquée comme notre cible en haut de la montagne de Pouly est enfin atteinte et le gros du parcours accompli. Un large chemin nous amène à Bressouleille, beau hameau en balcon orienté plein sud pour mieux profiter de l’astre qu’il abrite dans son nom. De Bressouleille, il nous reste une grosse descente dans la cassure du plateau de près de 200 m.

Nous passons à proximité des rochers de Pousseterre qu’on voit bien en ligne de crête lorsque nous parvenons sur la D996 et Chambon sur Lac. J’avais prévu un grand tour de lac pour rejoindre nos voitures normalement garées près du village touristique. Ayant ramené nos voitures sur le parking de front de lac, près des restaurants, nous nous abstenons de ce tour à la satisfaction (sans doute ?) des participants qui avaient suffisamment d’air frais dans les bronches après cette belle journée bien glaciale.

Montagne de Pouly, creux de Fontbonne, burons de Leyrenoux, Margelet, … vivement qu’on les revisite avec nos raquettes dans une poudreuse digne de ce nom. J’ai le sentiment que ça ne devrait plus tarder 😊

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Sam 20/12/2025 Rando nocturne Chaîne des Puys – Grottes du Cliersou

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 13 animateur compris (5 F, 8 H)
Météo : Très, très doux ; pluie à mi-rando
Carte : IGN 2531ET
Distance : 12,5 km
Dénivelée : 500 m
Durée
 : 4h30 pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 30 km pour 2 voitures soit : 60 km et 2 voitures sur place

 
Itinéraire : Col de Ceyssat, sente ouest du puy de Dôme, Creux de la Berte, GR441, Traversin, grottes du Cliersou, Chabanne-Vieille, GR441, sud Grand Suchet, la Cîme de la Plaine, chemin de la Vialle, le col de Ceyssat

Finalement nous sommes treize à vivre cette petite expérience sympathique de la randonnée de nuit. Les participants sont-ils motivés par le vin chaud qui sera distribué à mi-parcours ?

Pas que. 

La marche de nuit oblige à ouvrir tous ses sens, de l’odorat à l’ouïe et la vue. Surtout ce samedi soir dans les sentes et chemins du cœur de chaîne. Cheminement moins favorable que l’année dernière à Mareuge. 

Partis du col de Ceyssat vers 19h15, nous bifurquons vite sur notre gauche pour parvenir sur la sente qui nous mène sur le flanc ouest-nord-ouest puis nord de notre beau Puy, à proximité du bas du sentier des Chèvres. Ce chemin était celui suivi par les ouvriers qui amenaient les blocs de basalte au sommet du Puy en vue de la construction du temple de Mercure. Presque au bout de cette sente, je signale une grande dépression peu visible dans le noir: le Creux de la Berte. 
Nous retrouvons le GR qui nous mène sur le Traversin et bientôt au pied du Pariou. Bizarrement, je trouve la piste moins difficile qu’en journée où je me tords souvent les pieds sur ce sol devenu chaotique.
Au carrefour nous prenons à l’ouest la direction du Puy de Côme et peu après l’embranchement vers le sommet du Cliersou. La montée se fait à un bon rythme et nous nous arrêtons dans la seconde grotte juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. C’est l’heure de la pause que nous prenons bien à l’abri. Pas besoin de se réchauffer vu la température extérieure depuis notre départ. 
Comme promis, le vin est vite réchauffé par nos deux réchauds et distribué derechef aux amateurs. Il semble bien apprécié ! Un petit complément alcoolique est apporté par Patrice et son rhum magnifique! Un petit pain d’épices trouve ses douze gourmands. Dommage nous sommes treize. En plus de ces photos, Patrick partage sa part avec moi. Merci Patrick.

Toutes les bonnes choses ont une fin et il nous faut reprendre la route après avoir vérifié que le feu de tourbe allumé par Patrice était bien éteint. Patrice avait monté dans son sac brindilles et tourbe ramenée quelques années auparavant d’Irlande. Comme prévu la tourbe qui a une combustion difficile n’aura brûlé que partiellement. La seconde partie de ballade est plus humide mais protégés par les arbres, la pluie ne nous fait pas fondre. Malgré tout j’écourte un peu le tracé initial qui à partir de Chabanne Vieille nous faisait contourner le Puy de Côme par le nord. Nous plongeons donc à allure soutenue vers le sud-est du Puy. Juste le temps de constater qu’il est maintenant interdit de tous côtés par un bon grillage à mouton… Après le Puy Balmet, au PC 1032, on devine un nouvel abreuvoir qui a nécessité des travaux pour la pose d’une conduite d’approvisionnement en eau partant du début du Traversin !

Nous parcourons des pistes défoncées par les engins d’exploitation forestière avec des piscines olympiques formées ici et là.
L’intersection vers le chemin de la Vialle n’est pas ratée et après un peu plus de trois heures de marche, nous retrouvons le col et nos voitures. La petite chanson que j’ai essayée d’apprendre à mes amis tout au long de la boucle n’étant pas parfaitement maîtrisée, aucune vidéo n’en aura été tournée. Pour en connaître le détail, vous pouvez vous adresser à Patrick qui de tous la connaît le mieux.
« Ah les cro-cro-cro, les cro-cro-cro les crocodiles sur les bords du Nil ils sont partis n’en parlons plus…» résonne encore dans la Chaîne !

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Dim 18/12/2025 Rando Sancy – Vallée de la Fontsalade

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 17 animateur compris (12 F, 5 H)
Météo : Douceur et soleil
Carte : IGN 2431ET
Distance : 25 km  
Dénivelée : 650 m  
Durée
 : 7h45 pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 60 km pour 3 voitures soit : 180 km et 3 voitures sur place


Itinéraire :  St-Martin de Tours, Gioux, sommet puy d’Ebert, Soussat, Roche Branlante, Chez Chocol, sud la Gratade, le Cros, sous Roche Sanadoire, Douharesse-Haut, Rouchaube-Haut, ferme INRAE, Chamberte, Orcival, château de Cordès, Chez la Blanche, St-Martin

Randonnée entre Dômes et Sancy aux multiples paysages et points de vue qui avait tout pour satisfaire nos Atlassiens. A l’arrivée, la satisfaction s’affichant sur les visages nous prouvait que la mission était accomplie. Guidé par Patrick aspirant animateur le matin et Martine l’après-midi, le groupe a commencé par emprunter les petites pistes au départ de St Martin, bien tranquille en ce jeudi matin. Après Gioux, le parcours tracé continuait vers Fléchat mais le puy d’Ebert s’offre à nous sur notre droite… Je propose à Patrick de monter au sommet à l’occasion d’un petit hors-piste. La montée est raide mais courte. Là-haut on identifie vite à 1050 m la borne géodésique de ce petit volcan éruptif (ancien volcanisme) qui a quand même vu ses coulées s’étendre sur près de 5 km alentour. La recherche de l’azimut qui nous ramènera sur le chemin, effectuée par Patrick, nous commençons la descente sur les pentes boisées de ce charmant petit puy qui domine l’est de Rochefort-Montagne. Après avoir admiré la chaine des Puys au nord-est, nous retrouvons vite notre chemin d’exploitation au prix (réduit) d’un seul franchissement de clôture (au lieu de 2 😊).

Nous restons sur le plateau jusqu’à la Roche Branlante que personne n’arrive à faire osciller…. Un grand classique ! Le chemin continue par des sentiers bien mouillés et des petites routes sans circulation; les hameaux traversés sont tranquilles…. Après Chez Chocol, nous entrons dans la belle vallée de la Fontsalade qui démarre sous le col de Guéry et se termine à Rochefort. Vallée glaciaire ? Tous les experts ne sont pas d’accord sur sa genèse. Un peu avant la Gratade, l’animateur-aspirant pense tenir un raccourci pour éviter le hameau 😊 Après un petit hors-piste, il n’y aura que la route pour parvenir au Cros où nous prenons notre repas, au soleil, dans un espace dédié. Après la distribution rituelle de douceurs (au moins 6 ou 7 bienfaiteurs ce jeudi), je fais quelques commentaires sur les Roches Tuilières et Sanadoire que nous avons sous les yeux. Belles protrusions de près de deux millions d’années (contemporaines des volcans de l’Aiguiller), leur basalte issu d’une lave très visqueuse et riche en silice aux propriétés sonores bien connues : la phonolite qu’on trouve débité en lauze sur les toits des hameaux alentour. Un château s’élevait au sommet de la Roche Sanadoire au 14ème siècle peuplé d’une garnison imposante (près de 300 hommes ! ?). Un violent tremblement de terre le mit à terre dans le courant du 16ème siècle. Il endommagea également la Basilique d’Orcival…. Pas sûr que ces commentaires aient passionnés les foules inattentives (comme souvent !). Malgré la digestion qui s’annonce, il faut sortir de la vallée par un sentier pentu sur quelques centaines de mètres. Je trouve sur le chemin les roches volcaniques (de la trachyte) bien différentes des roches du puy d’Ebert, roches «Cœur de cratère » rouges aux multiples trous issus du dégazage de la lave fluide projetée dans les airs. Parvenus au sommet de la Montagne du Cros, nous continuons vers Douharesse Haut et son petit restau sympathique hélas fermé définitivement.  La retraite ? Après Rouchaube-Haut, nous continuons vers la ferme expérimentale de l’INRAE avec son point de vente de St Nectaire. Voyant entrer un groupe conséquent, le fermier a dû penser que sa recette de la journée était assurée. Grosse désillusion sans doute car tout le monde est ressorti les mains vides 😊 A proximité de la ferme, on aperçoit une station de méthanisation. Certains Atlassiens ne connaissait pas l’activité. C’est un processus qui peut avoir lieu naturellement dans certains milieux comme les marais, mais que l’on peut aussi mettre en œuvre volontairement dans des installations dédiées comme cette station. Les matières organiques pouvant être méthanisées sont nombreuses. On parle de méthanisation agricole ou méthanisation « à la ferme » lorsque ces matières proviennent des activités agricoles : effluents d’élevage (fumier, lisier), résidus de récolte, etc… Ce sont des sources de revenus non négligeables pour des agriculteurs. Ici, elle doit être gérée de façon expérimentale par l’INRAE ? Pas sûr. Nous continuons jusqu’à Orcival où une cérémonie funéraire nous empêche d’aller admirer la Crèche de Noël au cœur de la Basilique. Dommage.

Basilique d’Orcival

Nous suivons le GR 441 jusqu’au château de Cordès, bien dissimulé derrière ses hêtres et ses charmes aux belles frondaisons.

Château de Cordes

Château construit entre le 15ème et la fin du 17ème siècle, il bénéficia d’un savoir faire qui avait fait ses preuves à Versailles. Ainsi les jardins « à la Française » furent construits sous la direction de Le Notre. Il a été racheté à l’automne 2024 par un couple d’architectes américains tombés sous le charme. Il sera peut-être réouvert au public un de ces quatre ? Après un petit bout de route, nous empruntons un beau chemin forestier qui nous ramène doucement à notre point de départ. Belle journée de randonnée ayant bénéficié d’une météo incroyablement favorable. Hélas ! Des douceurs encore et encore concluront cette belle journée.

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Dim 14/12/2025 Rando Les Couzes – St Floret

Animateur : Michel D.
Cotation : Moyenne
Nombre de participants : 10 animateur compris (6 F, 4H)
Météo : ensoleillé   
Terrain : sec
Distance : 23 km   
Dénivelé : 960m de D+ et – 
Durée : 7h
Classement Atlas : Moyenne  
Kilométrage auto : 2 voitures (70km) soit 140 km et 1 voiture sur place 
Préparation et rédaction : 3h

 
ITINERAIRE : St Floret – vigne grande – PC 715 – 599 – Creste – ruines du château – site vol libre – Saurier – Orphange – source tête du lion – le Chastel – St Floret

Matinée hivernale à St Floret -1°, sol glissant pour la visite et explications sur le village anciennement fortifié et camp de base de nombreux maquisards avec les vestiges encore visibles du bombardement des Allemands.

Nous prenons ensuite le sentier amenant  à la colline des terrasses bâties pour les vignes car  à l’époque St Floret était un gros bourg vigneron. La côte réchauffe tout le groupe pour une journée estivale. Nous prenons ensuite un long chemin agricole en balcon sous le Plateau de la Chaux ; sur une avancée nous observons sur la rive opposée de la Couze Pavin  la source de la Tète de Lion bien visible, nous y passerons sur la fin de la rando.

Ruine de Creste

Après un petit col passé, descente direction Saurier. A mi-chemin nous obliquons sur la droite pour une partie hors sente jusqu’au 2e village féodal : Creste. Village exposé plein sud, nous montons à la petite chapelle, puis par une sente escarpée nous nous hissons sur les ruines du château démonté par Richelieu pour éviter les inquisitions de l’époque. Splendide vue à 360°  face à la butte de Brionnet sous un soleil radieux. Vu la douce température, nous faisons la pause midi sur les murets de la chapelle. Ensuite nous montons au Puy de Roche Courbière, site de vol libre. De là, grosse descente plein Sud sur Saurier en hors sente.

Chapelle de Creste

Saurier 3e village féodal que nous visitons avec les explications appropriées.  Puis remontée sur Orphange et descente à la source de la Tète de Lion par une belle sente. Dans la remontée passage à la tour de guet des gorges en ruine elle aussi. Noue prenons le GR de pays jusqu’à la chapelle romane 12° siècle, visite et explication pour Roberto qui ne connaissait pas ce lieu, puis arrivée aux voitures pour un retour sur la capitale.  

Pont de Saurier

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Jeudi 11/12/2025 Rando Chaîne des Puys – Ponteix

Animateur : Yves
Nombre de participants : 19 animateur compris ( 12 F, 7 H)
Météo : couvert et brumeux
Distance : 18 km
Dénivelé : 450 m
Durée : 6 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 30 km pour 2 véhicules et 10 km pour 2 autres soit : 80 km
Préparation et rédaction : 3 H
,  
ITINERAIRE : Ponteix, le Mas, PC945, PC906, PC837, PC844, bois du Lot, Le Lot, PC785, Rouillat-Bas, PC849, Croix Chemagrand, Croix St Jacques, Mont Redon, PC790, Ponteix.

Nous voilà partis ce matin de Ponteix pour cette 18 kilomètres. Face à l’église s’élève un calvaire original, mi calvaire mi fontaine où l’eau jaillit par la gueule d’un dragon ailé.

Calvaire fontaine de Ponteix

Sortis du village, après un premier passage sur la Veyre que nous enjamberons plusieurs fois dans la journée, nous montons gentiment en direction des Coulées par un discret chemin empierré qui nous conduit au Mas. Passé le hameau et ses deux puits caractéristiques nous trouvons le GR30. Le brouillard trouvé sur la route en venant ce matin s’élève lentement. Un peu avant Phialex nous quittons le GR pour le retrouver en bordure du lac d’Aydat. L’ambiance sur le lac est étrange presque mystérieuse tant la brume et l’eau se confondent. Ce plus grand lac naturel d’Auvergne s’est formé par une coulée de lave qui a bloqué la Veyre, rivière référence de cette randonnée.

Lac d’Aydat

Nous le contournons sur sa partie Est en bordure de l’eau où nous pouvons observer les différents emplacements biens marqués des passionnés de pêche. Après avoir traversé la Veyre pour la deuxième fois, près du Rocher de la Femme nous apercevons l’ile de St Sidoine où l’évêque Sidoine Apollinaire y possédait une maison.

A la rencontre de la D90, nous pénétrons dans le bois de Lot, bois parcouru en saison estivale par les ânes, pour la joie et le bonheur des enfants.
Au hameau du Lot, il est l’heure du pique-nique, le parapet du petit pont sur la Veyre à proximité du lavoir tombe à pic. Le clapotis de l’eau sous nos pieds nous accompagne pendant cet interlude festif.
Pause finie direction Rouillat-Bas en passant par les Ribes après avoir franchi la Veyre pour la quatrième et dernière fois. Le sentier entre Rouillat-Bas et Haut est transformé en ru suite à la pluie d’hier. Les pas de danse entre pierres et parties sèches rythment le déplacement. 

Notre objectif en dénivelé du jour, le Mont Redon est face à nous maintenant, entouré de brume intense. Arrivés au pied de cette ancienne cheminée volcanique, la brume se lève, mais malheureusement une fois en haut l’horizon reste secret, invisible, seules les toitures de Ponteix seront découvertes un instant. Dans la descente un taureau massif détourne notre regard, les téléphones immortaliseront l’animal.

Suite aux travaux dans le village nous contournons celui-ci pour retrouver nos voitures.
Merci à Martine pour avoir dirigé le cheminement sous mon œil attentif, et merci à tous pour toutes les friandises, on voit que Noël approche.

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Dim 7/12/2025 Rando Livradois – Sauxillanges

Animateur : Yves
Nombre de participants : 12 animateur compris ( 8 F, 4 H)
Météo : temps couvert , température douce
Distance : 23,5 km
Dénivelé : 990 m
Durée : 8 H pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto : 100 km pour 3 véhicules (Corinne, Didier, Yves) soit : 300 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Sauxillanges, la Chassagne, PC649, Civadoux, Bonnefont, Chapeloux, la Sagnole, Lous Réal, Lousbeny, la Faye, la Lyonne, PC686, PC744, Roche du Diable, le Fay, Cassot, PC506, St Quentin sur Sauxillanges, la Coierie, Sauxillanges.

Suite à une erreur d’étourderie, l’animateur avait inscrit sur l’intitulé de la randonnée, facile avec 850 m de positif. De ce fait les participants n’ont pas hésité à me charrier au départ. A l’arrivée cette rando à 20 m près aurait pu être classée difficile en raison de la disparition d’un sentier sur presque 2 km, la notion de facile a sifflé à mes oreilles, le tout dans la bonne humeur et la camaraderie.

Nous longerons aujourd’hui les 2 rivières qui forment l’Eau Mère à Sauxillanges : la Chaméane et l’Astrou. Sitôt sortis de Sauxillanges la pente s’accélère jusqu’à la Chassagne, vient ensuite un passage en courbes de niveaux, en surplomb de la Chaméane sur un chemin forestier très agréable en cette matinée de douceur inhabituelle. Nous plongeons sur Civadoux et son élevage piscicole avant de remonter à Bonnefont où une petite pause encas s’impose. A Lousbeny il est douze heures trente, un petit muret fera notre affaire pour le déjeuner.

Nous remontons sur la Faye, notre point haut du jour, 790 m avant de redescendre dans la deuxième vallée, celle de l’Astrou que nous traversons à la Lyonne. Comme le parcours est constitué de creux et de bosses, nous regrimpons sur l’autre versant en direction des Côtes pour découvrir la Roche du Diable, site longtemps exploité pour en extraire du granite jaunâtre très utilisé dans les villages environnants.

Le hameau de le Fay traversé, nous repiquons sur l’Astrou pour le traverser de nouveau à Cassot et le longer jusqu’à la Vernière. Nous voilà repartis sur le versant rive gauche mais le sentier commence à se détériorer. Après la station de pompage, plus la moindre trace ne serait-ce que d’un semblant de sente. Nous venons de descendre plus de cent mètres dans des conditions difficiles, la remontée n’enchante personne.

Nous décidons donc de faire notre propre trace parmi une végétation dense, de fougères, ronces et autres, le tout entre les arbres morts entremêlés. Le cap est facile nous avons l’Astrou à notre droite et nous devons le suivre. Arrivés vers la Vernière il faut remonter maintenant, la pente est raide mais tout le monde suit sans problème. Quelques mètres plus haut nous retrouvons le chemin qui nous conduit à ST Quentin – sur -Sauxillanges. Le fameux soupçon de hors-piste annoncé aura été sur 1,5 à 2 kilomètres et aura augmenté notre dénivelé d’environ 100 mètres.

Eglise de Saint Quentin-sur-Sauxillanges

A St Quentin, rapide regard sur l’ imposante église romane et nous nous dépêchons de monter à la table d’orientation pour admirer l’horizon avant la tombée de la nuit. Il ne nous reste plus qu’à regagner nos voitures pour clôturer cette journée physique, mais agréable avec une météo inespérée.

Vue sur la Châine des puys

Merci à Laurent (futur animateur) qui a su dompter la carte sur l’ensemble du parcours, et à Pierre qui a joué au sanglier dans la partie hors-piste.

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Dim 30/11/2025 Rando Sancy – Mareuge

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 8 animateur compris (5 F, 3 H)
Météo : Couvert et brumeux mais de belles éclaircies dans l’AM. Assez frais dans l’ensemble
Carte :  IGN 2432ET
Distance : 22 km
Dénivelée : 600 m
Durée
 : 7h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 66 km pour 2 voitures et 1 voiture sur place soit : 132 km


Itinéraire : Mareuge, Bois de Mareuge, bois de Maugue au-dessus du buron de Leyrenoux, passage sur la Monne, piste sud sous le Baladou jusqu’au GR 4, sommet du Baladou, GR4 jusqu’à Pessade et Saulzet, chemin d’exploitation à partir de la ferme de la Tombe vers Mareuge, sommet du puy de Monténard, Mareuge

La pluie et le brouillard de ce frais dimanche matin suivant notre soirée d’AG n’ont pas dissuadé une petite poignée de courageux de partir randonner. Initialement prévue autour de Courbanges et Chaudefour et éventuellement à raquettes, la météo défavorable sur les hauteurs m’a fait choisir un départ à Mareuge pour une rando en partie forestière. Finalement la pluie cesse dès le début et seuls quelques flocons nous tomberont dessus au Baladou et à la descente de Monténard en fin de rando. Le plateau et la forêt au-dessus de Mareuge sont bien mouillés et les chemins d’exploitation bien boueux mais l’air est vivifiant et le petit groupe progresse bien. Un peu de lecture de paysage à la sortie des bois pour nommer les rochers de Sautet, les puys Chambon et de la Croix-Morand dont les sommets peinent à sortir de la brume comme le Baladou.

La Monne que les Atlassiens sont étonnés de voir passer au milieu du bois de Maugue coule à proximité du buron du Regardet dont on refait la toiture ; il avait abrité l’an passé le petit vin chaud pris sur le chemin de notre rando nocturne de décembre. Du fond de vallon, le chemin monte régulièrement sur 1km500 environ jusqu’au croisement avec le GR. La neige tombée dans la semaine forme encore de belles congères. Le Baladou à notre droite est vite escaladé par son sud-ouest. Au sommet la vue vers le nord est bien dégagée et porte loin. La descente comme la montée est douce et nous remet rapidement sur les rails du GR.

Le vent qui souffle un peu sur le plateau nous pousse vers les bois de Pessade où nous faisons la pause pique-nique confortablement assis sur des troncs couchés dans la neige. Du puy de Védrine, on envisage bien la suite de la boucle que je suis jusqu’à Mareuge. Tous les collègues ayant filé loin devant, sur le GR, je suis seul avec Philippe pour partager ces larges points de vue. Je ne l’avais jamais remarqué mais de ce point sur le GR on voit au NW le puy de Combe Perret évidemment mais également un tout petit morceau du lac de Servières que je n’avais jamais aperçu jusqu’alors 😊. Après Pessade, c’est la configuration de Saulzet qui m’étonne bien que souvent traversé : le village et ses maisons s’étirent sur une grande longueur et sur une orientation SW-NE qui lui vaut un bel ensoleillement. En haut du chemin d’exploitation qui descend vers le Labadeau, nous sommes quelques-uns à capter furtivement une petite scène domestique. Une petite fille est en train de faire des décorations de Noël et elle est multicolore, toute déguisée avec les guirlandes qu’elle va poser sur le sapin. Elle nous fait coucou mais tout étonnée que nous lui renvoyons son salut, elle se réfugie toute intimidée derrière une adulte 😊Charmant ! La fin de la rando approche mais comme il n’est pas trop tard, nous montons au sommet du puy de Monténard. Le sommet marqué par une belle borne géodésique est ouvert sur l’ouest ce qui autorise une belle photo de groupe avec le Creux et le bassin de Fonbtonne, le puy Baudet et le Baladou en arrière-plan comme un petit résumé de la journée.   

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Dim 23/11/25 Rando Sancy – Gorges de la Monne

Animateur : Michel D.
Nombre de participants : 11 animateur compris (7 F, 4 H)
Météo : isotherme 0° / 9° importants cumuls nuageux, très peu d’averse, soleil pour le repas de midi
Terrain : gras et glissant
Distance : 21 km   
Dénivelé : 810m de D+ et – 
Durée :7h30 pauses comprises
Classement Atlas : Moyenne  
Kilométrage auto : 44 km pour 3 voitures de Quilliot soit 132km 
Préparation et rédaction :  3h

ITINERAIRE : parking sur D28 – Moulin de la Varenne – Abbaye de Randol – hameau de Randol – descente gorge de la Monne – pont de Riberolles – passerelle – montée par sente Pierre Longue – Allée Couverte Dolmen Sarou – GR 30 – pont de Riberolles – hors sente montée au PC841- Puy d’Auzelle 914m – Olloix -chemin puis sente jusqu’au PC1002 – Puy d’ Olloix – descente coté Sud – chemin jusqu’à Olloix – Puy de Marquerolle 870m – chemin et PC811, 767, 740 – oppidum – descente sur sente au ruisseau de la Monne – remontée sur petit col de la ligne de crète – piste forestière jusqu’au retour aux voitures.

Après regroupement et les consignes, départ de la rando. C’est avec un groupe très déterminé que nous prenons le 1er chemin qui longe la Monne, passage au monastère de Randol et explications, puis passage au hameau de Randol.

Descente par sente au ruisseau de la Monne que nous allons remonter au moyen d’une sente très technique et glissante ( ~6 km = 3h) avec de beaux passages pour photos et contemplation.

Pont de Riberolles, pause, puis remontée des gorges par une sente technique à Pierre Longue, repas de midi au dolmen de Sarou avec un beau soleil.

Redescente par le GR 30 au pont de Riberolles.

Remontée en hors sente au Puy d’Auzelle, très belles vues à 360°, passage à Olloix. Les jambes de certaines commencent à tourner au ralenti pour faire la dernière montée du jour par une sente très glissante et technique. A l’arrivée au sommet 1002m changement de température, bourrasques de vent, pluie et neige. Redescente coté Sud,  puis chemin agricole pour retourner à Olloix, de là Puy de Marquerolle et chemin agricole, PC811,767,740, oppidum. Descente  au ruisseau de la Monne et remontée, chemin forestier des crètes pour un retour aux voitures.

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Jeu 20/11/2025 Rando Les Couzes – Saurier

Animateur : Yves
Nombre de participants : 27 animateur compris ( 14 F, 13 H)
Météo : légèrement ensoleillée, température très fraiche
Distance : 23,5 km
Dénivelé : 800  m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 86 km pour 3 véhicules et 50 km pour 3 autres soit : 408 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Reignat, PC755, Saurier, Lagouzoux, PC845, Notre-Dame du Mt Carmel, Brionnet, Orphange, le Chastel, St Floret, Montparge,PC669, PC690, Reignat.

Une belle bourrasque de neige nous accueille ce matin à Reignat lieu de notre départ, le temps de s’équiper et de se chausser, l’intensité diminue. Le froid annoncé n’a pas apeuré les participants et vu le nombre nous organisons deux groupes, Thierry présent me seconde dans cette tâche.  

A  peine partis les flocons diminuent, le sol est légèrement blanc mais la température reste très fraiche, les bonnets sont de rigueur. Un petit passage hors piste pour éviter une boucle inintéressante et nous voilà sur un agréable chemin en balcon rive gauche de la Couze Pavin à mi pente du plateau de la Chaux. Ce dernier nous conduit jusqu’à Saurier sous le Puy de la Roche Courbière.

A Saurier nous remontons la Couze sur quelques dizaines de mètres pour découvrir les Sources Salées. Sources gazeuses et chaudes chargées principalement en fer. Trois émergences principales, deux par galerie souterraine une dans une faille rocheuse, provoquent des concrétions calcaires de plusieurs couleurs où s’y développe une végétation maritime dite halophile (qui aime le sel).

Source salée souterraine

Retour au village, passage du pont médiéval à trois arches et muni de becs qui le protègent du courant, surmonté d’un petit oratoire, tradition fréquente à cette époque. Dans ce village médiéval de Saurier, où subsiste encore des éléments de rempart qui nous rappellent que son accès n’était possible que par quatre portes, seule la porte remarquable baptisée Neuve existe aujourd’hui. Un bief à l’eau claire et vive le traverse de part en part , il servait à alimenter autrefois fontaines, moulins, et lavoirs comme en témoignent les dalles inclinées d’ici de là. Petit regard sur la maison du Louvetier et nous quittons Saurier en direction du Pic de Brionnet face à nous.

Il parait tout proche mais le chemin sera long pour y arriver. Une fois contourné, nous abordons la dernière montée face aux imposantes orgues basaltiques, et nous sommes au pied de la chapelle romane Notre Dame du Mont Carmel. Il est douze heures trente, site idéal pour le pique-nique avec une vue splendide sur le Sancy enneigé beigné par le soleil. Quelques rayons chaleureux nous ont accompagnés dans la matinée, mais dès que les nuages les cachent, un vent glacial nous enveloppe. La pause fut brève.

Le Sancy vu du Pic de Brionnet

La descente sur Orphange et St Floret s’effectue d’un bon pas. Passage obligé par le site du Chastel qui domine le village. Site archéologique unique avec des tombes rupestres du Moyen Age creusées dans le granit dominé par un ossuaire et une chapelle du 12°S. Site souvent parcouru lors des randonnées Atlas, mais qui a été une découverte pour certains aujourd’hui.

Nous retraversons la Couze sur le vieux pont de St Floret cette fois, lui aussi doté d’un petit oratoire en rénovation. La remontée s’effectue par un bon chemin avant de rejoindre le GRP Autour d’Issoire qui nous ramène à Reignat. Journée bien déroulée dans la fraicheur par moment et dans la bonne humeur, terminée par un moment de convivialité organisé par Isabelle pour son anniversaire.

Merci aux deux futurs animateurs qui nous ont guidé à tour de rôle afin de perfectionner leur connaissance en lecture de carte et en orientation sur le terrain.

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09/11/2025 Rando Faille de Limagne – Royat

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 7 animateur compris (3 F, 4 H)
Météo : Couvert avec quelques rayons de soleil. Doux
Carte : IGN 2431E
Distance : 28 km (mon GPS Garmin)
Dénivelée : 995 m (mon GPS Garmin)
Durée
 : 8h30 pauses comprises  
Classement Atlas : Moyenne
Kilométrage auto 3 voitures sur place 
Itinéraire : Lycée de Chamalières, Crêtes de Royat, descente vers D68, chemin des Ecoliers, PR au-dessus route de l’arboretum de Royat, montée plein est dans bois de la Pauze, PR jusqu’à Charade, Manson, Thèdes, Berzet, D133, parcours de santé Ceyrat , chemin du Bourgailloux, cimetière de Boisséjour, chemin vers la Chataigneraie, sommet puy de Montaudoux, descente nord-ouest vers rue des Montagnards, parc Thermal de Royat, chemin des Crêtes, retour par sentiers forestiers du bois de Villars

Aujourd’hui notre petit groupe se lance dans une grande boucle au-dessus de l’agglomération, sur les bords de la faille de Limagne. Territoires connus au quotidien qui offrent des aspects insoupçonnés lorsqu’on prend le temps de les parcourir à pied. Nous commençons par un petit « coup de cul », la côte de Bey. Les cheminements forestiers ont été affectés par l’agrandissement des sentiers pour permettre aux pompiers d’intervenir en cas d’incendie. La végétation a depuis un peu rétréci les chemins mais ils ne sont pas à l’abri d’un débroussaillage (il vient d’avoir lieu 😊). Bientôt ce sont les crêtes de Royat, le Paradis que nous quittons rapidement pour redescendre dans la vallée par un sentier bien raide. Nous passons devant l’Avan’C, la nouvelle salle de spectacle de Royat. Nous cheminons un moment le long de la Tiretaine sur le chemin des Ecoliers. Le sentier s’élève progressivement jusqu’à l’entrée sur le PR de l’Arboretum. L’objectif est de rejoindre Charade au niveau de son « 8 trous ». A cette fin, rien de mieux qu’un petit hors-piste bien raide dans le bois de la Pauze.

Surprise, la commune a ouvert ses pentes aux fondus de VTT de descente en traçant moultes pistes de difficultés différentes. Nous ne les croisons pas dans la montée mais une fois parvenus sur le plateau. Reprenant notre souffle à une intersection justement nous sommes sévèrement grondés par une Vttiste électrifié qui nous fait la morale en nous disant que nous marchons là à nos risques et périls. L’espace est pourtant encore ouvert aux randonneurs ! Seuls des warnings apparaissent normalement aux intersections. Après cette petite montée d’adrénaline, nous reprenons la route pour Manson que nous traversons rapidement pour prendre la direction de Thèdes. Nous tangentons le circuit de Charade imaginé par Jean Auchatraire, Président de l’Automobile Club d’Auvergne à la fin des années 40. Le circuit voit sa première course se disputer en juillet 1958. Près de 60000 personnes se massent autour du circuit pour cette première. 4 Grands Prix de F1 s’y courront entre 64 et 72. Redessiné en 1989, il essaie de survivre aujourd’hui en se positionnant sur les voitures à moteur électrique. Nous parvenons à Thèdes peu après par un agréable petit chemin d’exploitation. Au sommet d’un tertre, devant nous, se dresse une belle chapelle circulaire construite sur 3 étages au XIXème siècle.

Chapelle de Thèdes

Son créateur, Benoit Godot, érudit clermontois, y est enterré depuis 1849. La température a un peu fléchi sur le plateau et malgré la faim qui commence à se manifester nous décidons d’accomplir les 2,5 km qui nous séparent de Berzet pour y manger à l’abri près de la petite chapelle du village. Signe que le rythme est bon nous avons marché plus de 13 km dans la matinée. Nous filons dès la reprise vers Ceyrat. Je rate un petit « tourne à gauche » qui nous oblige à une portion routière et pentue un peu plus longue que prévue jusqu’à l’entrée sur le parcours de santé qui surplombe la ville de bout en bout. Ce cheminement nous permet de découvrir les embranchements avec un tas de petits sentiers balisés et entretenus par l’association Ceyrando (www ceyrando fr). Nous quittons le parcours pour progresser sur le sentier qui longent l’Artière de Boisséjour. Au bout nous débouchons en face du vieux village de Boisséjour que nous traversons jusqu’au joli cimetière de Boisséjour tout en herbe et à la vue imprenable sur l’agglo 😉.  Nous profitons de l’aménagement d’un réseau de sentiers autour du bois de la Chataigneraie pour parvenir au pied du puy de Montadoux : une drôle d’école de spectacle y est installée.

Nous grimpons le puy par sa face nord sur une sente bien grasse. Une fois notre souffle repris, pour éviter les presque certaines belles glissades, je décide de redescendre par une sente au nord-ouest qui débouche sur la rue des Montagnards. Lucette nous l’avait fait découvrir à l’occasion d’une ascension précédente. J’en trouve bien le départ mais je dois manquer une bifurcation car nous mettrons un certain temps pour arriver au pied de ce vieux puy. Même si on aperçoit les maisons toutes proches, elles sont défendues par des murailles de ronces et autres épineux qui m’arrachent les bras alors que je suis en « reconnaissance ». Finalement au bout de deux, trois essais infructueux sur des voies sans issue, nous retombons un tout petit peu plus haut sur une sente possible qui nous amène enfin rue des Montagnards 😊 Nous descendons vers la mairie et le parc thermal que nous remontons jusqu’à la grotte des Fileuses. Pas le temps d’admirer la magnifique coulée de basalte issue d’une éruption du Petit Puy de Dôme : la fatigue commence à se faire sentir après 26 km. Il nous reste à monter jusqu’au Paradis pour retrouver le parcours de santé du Colombier et après quelques sentes différentes de celles empruntées le matin nous retrouvons nos voitures au bout d’une boucle finalement exigeante.   

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