Jeu 07/05/2026 Rando Clermont Métropole – Cournon

Animateur : Yves
Nombre de participants : 20 animateur compris (14 F, 6 H)
Météo : couvert avec petite averse, soleil dans l’après-midi
Distance : 18 km
Dénivelé : 500 m
Durée : 6 H 30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :25 km pour 2 véhicules et 10 km pour 2 autres soit : 70 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Parking PC374, PC387, PC430, Puy d’Anselle, PC468, PC397, les Caques, PC389, PC343, PC319, PC320, Malmouche, le Coin d’Arbat, PC342, la Croix de Pierre, Puy de Bane, Chirol, PC472, le Trap,PC483, PC447, PC411, parking.

Une fois n’est pas coutume, nous restons sur la métropole ce matin. Eloigné du tumulte de la vie urbaine, nous allons arpenter les Puys de Cournon, zone toute proche et peu pratiquée. Le ciel est gris, les nuages bas, du départ nous distinguons à peine les sommets qui culminent seulement entre 529 et 543 mètres.

Première montée le Puy d’Anzelle, plusieurs possibilités : nous le contournons par le plateau des Vaugondières afin de diminuer la pente. De belles marches en bois nous facilitent le dernier effort, heureusement car avec la pluie de cette nuit, le sol est un peu glissant par endroit. Autrefois les vignes entouraient ce puy, remplacées par des pelouses sèches et des cultures. Quelques vignes bien entretenues sont encore présentes. Nous sommes en zone protégée Natura 2000, 250 espèces végétales couvrent le sol, 54 espèces de papillons dont l’Azuré du Serpolet au bleu intense et 30 espèces d’oiseaux nicheurs.
Au sommet une petite pyramide de pierres empilées surprend, sanctuaire improbable, sans doute dédié à la nature. Les nuages s’élèvent, un carré de ciel bleu met Clermont en valeur, à proximité nous remarquons la centrale photovoltaïque de puy Long sur 10ha, inaugurée en 2022 et qui produit 11000 MWh équivalent conso de 6000 habitants.
Malgré une faible altitude, une vue très étendue s’étale devant nous, et au loin le Puy de Dôme protégé par son écharpe grise se découvre peu à peu. 

Clermont sous le soleil et centrale photovoltaïque à droite

Nous basculons côté nord face à Lempdes, le terrain a changé, nos semelles s’épaississent, bientôt un sentier herbeux nous permet de décaper cette terre amoureuse. Après avoir longé quelques habitations nous arrivons au point côté 397, où surprise se dresse Notre Dame de Bonne-Nouvelle. Statue monumentale en fonte, inaugurée en 1887 sur l’emplacement d’une ancienne chapelle. Jusque dans les années 60 un pèlerinage était organisé. On remarque une grappe de raisin dans sa main droite, symbole de protection de la viticulture.

Notre Dame de Bonne-Nouvelle

La D52 traversée nous grimpons aux Caques, colinette de tuf, ni volcanique ni sédimentaire mais qui ne colle pas malgré l’apparence. Nous nous dirigeons maintenant Nord Est pour rejoindre l’Allier non loin de Dallet. A l’ancienne mine des Rois, petite explication ! Pendant 1 siècle on a extrait de cette mine du calcaire bitumeux, transporté à l’usine SMAC, aujourd’hui leader français de l’étanchéité, pour en faire des pavés souples et étanches destinés aux trottoirs parisiens. Jusqu’en 1984, 58 000 tonnes de bitume pur ont été produites, mais en raison de sa vétusté et de la sécurité des mineurs on ferma le site.

Notre progression se fait maintenant le long de l’Allier où la renouée du Japon, fléau de la biodiversité, envahissante et indomptable recouvre le sol. Nous arrivons sur le haut des falaises argilo calcaire de Malmouche dont la paroi est truffée d’habitats d’hirondelles de rivage, martins pécheurs, et guêpier d’Europe. Plus hautes falaises, 15 à 20 mètres, entre Brioude et la Loire, elle est le résultat de l’érosion de l’Allier sur les contreforts du puy de Bane que nous gravirons cet après-midi. C’est l’heure de la pause, un petit talus ensoleillé fait l’affaire.

Retraversée de la D52, bref passage entre constructions récentes et belles villas au pied du Puy Chalus et nous voilà accompagné de quelques gouttes dans la montée du Puy de Bane. A la Croix de Pierre la pluie cesse, on quitte les protections, le soleil réapparait. Nous suivons une agréable sente sous une forêt de sapins qui nous offre une ombre précieuse. Moins pentu que son voisin, on arrive sans la moindre difficulté au sommet ou plutôt à l’un des sommets, car comme à Anzelle plusieurs petits pics pointent vers le ciel à quelques mètres d’écart.
Une vue unique sur Cournon et son plan d’eau s’offre au regard, au loin le Livradois Forez et la montagne Bourbonnaise. De l’autre côté, Aubière, Clermont, la Chaîne des Puys, Gergovie, le Sancy entre autre. Nous descendons légèrement pour rejoindre plusieurs mètres plus bas deux tables d’orientation où chacun essaie de se repérer ou trouver ce qu’il cherche.

Orientation au Puy de Bane

Le retour se fait en passant sur le haut de la falaise calcaire du Trap, repère des Cournonnais. Pendant plusieurs années elle était réputée pour la chaux extraite de ses carrières. De beaux chemins en pente douce nous ramènent maintenant aux voitures. Nous remarquons au passage que le vent à fait onduler certaines cultures, ce qui transforme, visuellement de loin, les champs en jardin de le Nôtre. Comme d’habitude de nombreuses friandises clôturent, sous un chaud soleil, cette agréable randonnée. Merci à tous.

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Séjour n°5 Du vendredi 24 au dimanche 26 avril 2026. Le Morvan d’hier à maintenant.

Animateur : Yves
Nombre de participants : 12 animateur compris ( 9 F, 3 H)
Météo : Temps magnifique sur les 3 jours
Distance : 52 km
Dénivelé : 1135 m
Durée : 17 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto : 540 km pour 3 véhicules soit : 1620 km
Préparation et rédaction : 15 H
 

Jour 1 : Trajet 3h. Saut du Gouloux : 2km +50m 1h puis tour du Lac : 15km +60m 4h

Voitures chargées, c’est parti pour découvrir une partie du Parc Naturel Régional du Morvan.
Massif de moyenne montagne, le plus petit de France au cœur de la Bourgogne. Cousin du Massif Central constitué de granite et de roches volcaniques, recouvert d’espaces agricoles en bocages, de grandes surfaces boisées, et d’un habitat dispersé. Massif montagneux abondamment arrosé par la pluie, 2000 km de cours d’eau, étangs, marais et tourbières font du Morvan une zone humide exceptionnelle. Nos randonnées nous permettront de fouler 3 départements : Nièvre, Yonne et Saône et Loire.

En fin de matinée, arrivée à Montsauge les Settons puis direction le Saut du Gouloux, site classé, trésor magique caché sous les arbres. Guidés par le tumulte de l’eau, nous arrivons devant cette belle chute de 10m où le Caillot a érodé le granite et créé une petite gorge.

Le Saut du Goulou

Les ruines de 2 moulins (l’un à farine, l’autre à huile) installés ici en raison de la force de l’eau qui ont fonctionné jusqu’en 1920 nous serviront de lieu de pique-nique  à l’ombre, bercés par le bouillonnement de l’eau.
Le retour se fait sous une belle forêt de feuillus, classée espace naturel sensible de 13ha. Malheureusement, une coupe rase d’épicéas scolytés transforme l’environnement. Nous reprenons les voitures pour nous diriger vers le lac des Settons tout proche. De part et d’autre de la route de grands tapis de scilles (jacinthe des bois) décorent les bas côtés

Lac des Settons : lac artificiel de 366ha au périmètre de 13km avec une profondeur moyenne de 6m, le plus connu et le plus animé des 6 grands lacs du Morvan, considéré comme station balnéaire. Cet après midi, c’est le tour du lac prévu au programme. Un peu de distance mais un dénivelé insignifiant. Le soleil est de la partie, et c’est bras nus et avec couvre chef que nous quittons une petite zone d’activité nautique en bord de plage et à proximité de notre camping.
Nous arrivons au barrage construit entre 1854 et 1861 en bloc de granite d’une longueur de 271m de longueur et 20m de hauteur qui obstrue la rivière Cure pour faciliter le flottage du bois vers l’Yonne d’abord, puis la Seine pour arriver à Paris. Grande tradition Morvandelle, le Morvan servait à lui seul à chauffer Paris pendant tout un hiver. Vers 1920, avec l’arrivée du charbon, ce moyen de transport connait une diminution et cesse définitivement d’exister en 1924. Le lac est laissé à l’abandon pendant quelques années. En 1939, avec les congés payés, il devient lieu de loisirs. En 1956 ouvre le 1er camping qui sera suivi par d’autres établissements de villégiature et connaitra alors jusqu’à nos jours ses heures de gloire.

Lac des Settons

Le sentier suit vraiment le bord du lac ce qui créé une atmosphère agréable, souvent ombragé, avec quelques rayons qui traversent ça et là. Le déroulement du parcours est calme et paisible, peu de touristes encore en cette fin avril.
Le tour est presque bouclé. Nous montrons au passage les 2 chalets qui nous serviront d’hébergement durant le week-end. Seul le chemin les sépare de l’eau. C’est avec bonheur que nous nous prélassons sur la terrasse face au soleil couchant avant d’aller savourer un excellent diner riche de sa salade Morvandelle.

Jour 2 : Vallée de la Cure 24km  +700m 8h

Aujourd’hui samedi, ouverture de la pêche aux carnassiers. De nombreuses embarcations sillonnent le lac ce matin.
Petit déjeuner pris, nous partons pour Dun-les-Places d’où part mon tracé pour explorer la vallée de la Cure, principale rivière du Morvan dont nous parlons depuis hier. Longue de 112km, elle rejoint l’Yonne à Cravant proche d’Auxerre.

Nous allons longer sa partie la plus sauvage en fond de gorge granitique. La Cure connait une vie torrentueuse jusqu’à Vézelay, spot de rafting et de kayak. Elle se faufile entre les blocs de granite et sous des voutes de feuillages.

La Cure

Au bois de la Pérouse, nous passons dans le département de l’Yonne, pour atteindre le rocher de la Pérouse, point culminant de ce département (563m) où une table nous permet de nous repérer et d’apercevoir des étendues boisées à perte de vue. Par endroits, la falaise finit presque dans l’eau et notre sentier se rétrécit. Ici, quelques voies d’escalade où des grimpeurs s’adonnent à leur sport. Peu après, un petit espace fera l’affaire pour la pause. Quelques courageuses font trempette dans une eau à température acceptable.
Nous voici aux Iles Menéfrier. Nous sommes au bout de ma boucle, il faut revenir. Nous retraversons la Cure et repassons dans la Nièvre, le retour se faisant sur la rive gauche, en surplomb de la rivière. Le parcours ressemble à des montagnes russes, montées, descentes. Avec la chaleur, la fatigue commence à se ressentir, la fin approche et nous voilà de retour à Dun, appelé aussi “Oradour du Morvan” où, le 26  juin 1944, 27 hommes furent fusillés et le village pillé et brulé.

Jour 3 : Source de l’Yonne 4km +105m 1h puis Mont Bevray 7km +250m 3h15  puis trajet 2h45

Ce matin, nous quittons ce lac paisible et reposant avec un peu de nostalgie pour aller découvrir 2 autres sites caractéristiques plus au sud. Sur la route nous remarquons des étendues de plantations de sapins qui confirment que le Morvan est la première région productrice de sapins de Noël de France.

Premier arrêt : la Source de l’Yonne, affluent de la rive gauche de la Seine, qui prend sa source dans une tourbière au pied du Mont Prenelay. La Seine devrait être considérée comme un affluent de l’Yonne, et non l’inverse puisque celle ci a un débit plus fort à la confluence. Pourtant on considère depuis toujours que c’est la Seine qui coule sous les ponts de Paris. 
Départ du Port des Lamberts où le flottage du bois était pratiqué sur cette rivière qui n’est là qu’un petit ruisseau. Après avoir traversé la tourbière sur un ponton de bois, une hétraie majestueuse, nous atteignons enfin la source. L’eau suinte à chaque repli du sol mais une silhouette métallique de sourcier nous symbolise l’endroit exact.

Source de l’Yonne

Retour par une forêt de chênes où les restes de temples gallo romains montrent que le site a été exploité par l’homme puis abandonné.

Nous reprenons nos voitures pour quelques minutes car notre 2° site est tout proche. Le Mont Beuvray dont le sommet correspond à l’ancien oppidum de Bibracte.
Bibracte est le lieu où, en 52 avant JC, Vercingétorix fut proclamé Roi des Gaules. Le but de la randonnée est de gravir ce mont tout en découvrant petit à petit les vestiges de l’oppidum. Nous entrons par la porte de Rebout au Nord, percée dans le rempart pour poursuivre par la porte de l’Ecluse et atteindre la Roche Salvée sur une zone dégagée. De là, la vue sur l’ouest s’ouvre largement. Au nord, nous apercevons l’antenne du Haut Follin point culminant du Morvan et de la Bourgogne. Dans la forêt, nous remarquons des arbres aux formes torturées qui semblent pousser de façon anarchique dénommés “Queules”, vestiges de haies tressées. Chacun laisse courir son imagination et voit surgir éléphant, pieuvre, salamandre et autres animaux improbables…
Nous arrivons maintenant à la fontaine Saint Pierre, la plus abondante des 3 sources, lieu bucolique où nous prenons notre pique-nique. Nous sortons des flancs boisés pour arriver sur la pelouse sommitale où nous remarquons la planitude du sommet favorisant la vue. Le panorama est étendu vers le sud et en ce jour de beau temps exceptionnel, nous arrivons même à discerner les Alpes et le Mont Blanc au 4° horizon.
Nous sommes au sommet “Le Porrey” 872m où trône un monument commémoratif. Pour la descente, nous déambulons sur la limite entre Saône et Loire, et Nièvre, entre les nombreux restes dégagés ou en cours de fouille : parc aux chevaux, maisons romaines, couvent, bassin en forme de coque de navire et centre monumental. 
Porte de Rebout retraversée, nous gagnons nos véhicules et c’est le retour sur Clermont. 
Le but de la visite de Bibracte était de faire le lien avec nos oppida locaux (Gergovie, Corent, Gondole) dans lesquels Vercingétorix a vécu et combattu. 

Nous repartons avec des images plein la tête que nous repasserons en boucle sur le trajet de retour. Nous garderons en mémoire ces 3 jours avec une météo exceptionnelle, un hébergement et une restauration remarquables, et surtout un accueil extrêmement chaleureux. Merci à tous pour la bonne ambiance.

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Dim 19/04/2026 Rando Limagne – Vertaizon

Animateur : Yves
Nombre de participants : 6 animateur compris ( 5 F, 1 H)
Météo : nuageux avec crachin le matin et éclaircie dans l’après-midi
Distance : 23 km
Dénivelé : 600 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :40 km pour 2 véhicules soit : 80 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Vertaizon, PC365, PC352, PC428, PC471, PC498, PC505, St-Bonnet-lès-Allier PC356, PC366, PC364, PC379, PC406, PC485, PC438, Chas, PC410, Pileyre, PC381, Vassel, Fontaine de Paulhat, Vertaizon.

Temps très maussade ce matin au départ de Vertaizon plongé dans la brume, et accompagné d’un petit crachin désagréable. Ce village accroché à la colline de l’ancienne église où, habituellement la vue sur la Limagne à perte de vue, est  complètement transformée, nous discernons à peine les premières maisons de Chignat qui s’étalent à nos pieds.

Direction le Puy de Mur, espace naturel sensible où cohabite une faune discrète et diversifiée. Nous restons à mi- pente au niveau de la chapelle Ste Marcelle car d’ici nous n’apercevons même pas les antennes et le phare qui couronnent son sommet, brouillard total.

Le Puy de Mur en arrière plan

Nous parcourons ce paysage vallonné caractéristique de la Toscane Auvergnate pour, après avoir passé le Puy de la Poule, arriver au château de St-Bonnet-lès-Allier. La traversée du village que nous avons l’habitude d’effectuer en montant parait de la rigolade dans le sens inverse aujourd’hui.

St Bonnet et son château

Petite partie plate entre de magnifiques champs de colza en pleine fleur mais à l’odeur dérangeante. La D81 coupée, nous remontons vers le Puy Benoît, composé de pelouses sèches et rases, favorables à une très grande biodiversité, malheureusement menacé par la progression des buissons.  Avant de redescendre sur Chas, à proximité de l’église St Martin et à l’abri de la légère brise qui vient de se lever, nous prenons notre pique-nique. Ancien bourg fortifié avec son ancienne porte bien conservée et son imposante fontaine.

Le Puy Benoit et un champ de colza

La pluie fine et persistante de ce matin a cessé et c’est dans l’espoir que le soleil finisse de percer le plafond gris que nous repartons pour le dernier petit Puy du jour, le Puy de Pileyre. N’empruntant pas le parcours habituel nous découvrons l’ancien domaine de Pileyre où une rénovation a commencé, bon courage ! Redescente sur Vassel où la mairie ornée de son campanile pose question.

Le soleil commence a être présent et nous réchauffe les épaules. La petite pause à la fontaine de Paulhat est appréciée. L’eau claire, froide, et limpide qui alimente la fontaine et le lavoir servait au 18°S au travail du chanvre cultivé dans cette plaine. La boucle est bouclée, retour aux voitures, journée très morose qui finit avec un soleil ardent.

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Jeu 09/04/2026 Rando Sancy – le Leiranoux

Animateur : Yves
Nombre de participants : 17 animateur compris ( 12 F, 5 H)
Météo : soleil et ciel bleu toute la journée
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H 45 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 100 km pour 3 véhicules et 60 km pour 1 autre soit : 360 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Courgoul, PC748, PC828, Auzolette, PC934, PC1012, PC1033, le Brugelet, PC1116, PC1160, PC1252 Leiranoux, PC1154, PC1155, PC1120, PC936, Sault, PC848, PC798, PC724, PC694, PC677, PC717, PC617, Courgoul.

Départ de Courgoul sous les présages d’une belle journée. Face à nous de l’autre côté de la Couze des vestiges de murets escaladent la montagne. Point de vue magnifique, mise en valeur par un soleil rasant, sur les pailhats, terrasses permettant d’obtenir des surfaces cultivables, symbole du courage des hommes de ce terroir. Tombés dans l’oubli au fil du temps une association s’est lancée dans la reconstruction de ces pailhats pour faire revivre cette vallée de Courgoul.
Rude montée bordée d’arbres pour arriver à Auzolette, où un terrain plus riche et plus plat à permis ici des cultures céréalières mais l’exode rural a frappé et les commerces d’antan ont laissé place à des constructions inhabitées et abandonnées. En 1774 Henri Ladmiral, personnage local, monté à Paris, a tenté de tuer Robespierre. Arrêté, il fut guillotiné, une plaque lui rend hommage.

Nous sommes sortis des gorges, le paysage commence à s’ouvrir, la vue sur les Dômes et Forez souligne l’horizon mais la pente reste constante et nous l’aurons jusqu’à midi. Au lieu-dit Mazière le chemin prévu à été privatisé et le propriétaire présent nous informe qu’au bout on arrive dans son pré où vaches et taureaux paissent tranquillement. Seule possibilité pour rejoindre le Brugelet, la petite route. Nous sommes à 1000 mètres, le soleil frappe déjà , les couches s’envolent, les chapeaux sortent. A l’entrée du village, nous cédons le passage à un troupeau dont nous pensons, compte tenu de l’état négligé des bêtes, que c’est leur première sortie extérieure.

Face à nous maintenant le Leiranoux, objectif du jour, il nous reste 150 mètres de positif à grimper et la montée qui dure depuis le départ sera finie. Le groupe, un peu étiré, arrive au sommet. Quelle récompense ! Superbe panorama à 360 degrés sous un ciel bleu azur sans la moindre brise ce qui nous fait oublier nos 2H30 d’effort. Dômes, Forez, Margeride, Cantal, Cézallier, Sancy : tout est là, rien ne manque. Quelques rochers épars proches de la borne géodésique nous incitent à pique-niquer à cet endroit. Le groupe s’étale, chacun trouve sa place et profite du paysage tout en essayant de se repérer tant l’espace est étendu. Quelques pales d’éoliennes dépassent d’ici de là de ce relief mouvementé, sont-elles celles de Boslabert, la Chabanne ou Rentières, mélange de réponses justes et fausses mais moment apprécié. 

Le Sancy

Repas fini, nous descendons sur l’autre face avant de contourner ce superbe puy pour passer au dessus du hameau de Brassac, comme suspendu au bord de gorges hérissées de rochers abrupts en essayant de ne pas trop piétiner les nombreuses anémones pulsatiles qui commencent à fleurir le passage.
Le Leiranoux contourné, nous plongeons très rapidement sur le hameau de Sault. Le sentier plus ou moins bien tracé récupère au passage divers suintements qui le rendent humide et glissant, prudence ! Nous arrivons au hameau fantôme où trois habitations et du matériel agricole semblent désertés depuis longtemps déjà. Afin d’éviter ce qui a été la route d’accès, nous traversons le ruisseau de Sault et sa conduite forcée pour le suivre en rive gauche tantôt à fleur, tantôt légèrement au dessus, à flanc de falaise qui se délite par endroit.  A un moment la sente s’arrête et nous retraversons pour reprendre le semblant de route. Juste avant la rencontre avec la grande route des gorges nous passons devant la micro centrale électrique de Sault d’une puissance de 810 KW qui compte parmi les 2000 centrales privées françaises.

Nous voilà sur la grande route où nous retrouvons la Couze du Valbeleix qui prend sa source au Cézallier et qui vient grossir la Couze Pavin à Saurier. Comme pour le ruisseau de Sault nous gagnons la rive gauche et par une sente escarpée, caillouteuse, recouverte d’une épaisse couche de feuilles mortes par endroit nous descendons gentiment en surplomb de la rivière, bercés par son chant mélodieux. A l’entrée du village, des prés au vert soutenu criblés de pissenlits en fleurs rehaussent le décor.

Ce splendide ciel bleu et cette douce chaleur nous laisseront le souvenir d’une incroyable journée estivale.
Merci à Denis qui a bien voulu, une fois encore, maitriser la carte pour nous guider sur la journée.

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Jeu 02/04/2026 Rando Livradois-Forez – Vallée de la Crédogne

Animateur : Yves
Nombre de participants : 20 animateur compris ( 13 F, 7 H)
Météo : brumeux avec éclaircies
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 108 km pour 3 véhicules et 112 km pour 2 autres soit : 548 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Paslières, la Croix Rouge, PC398, PC414, le moulin d’Auvergne, Montpeyroux, Chez Claude, la Boule, le Grand Bois, la Loge Basse, PC389, Chez Coutier, Chez le Vétérant, PC453, la Poncette, le Châtaignier,  l’Anglade, les Bouches, PC378, Ferrand, Chez Bancherel, PC482, PC471, PC403, PC373, PC378, Paslières.

Aujourd’hui découverte de la vallée de la Credogne, petite rivière qui prend sa source dans les Bois Noirs près du col des Planchettes pour se jeter 27,8 kilomètres plus en aval dans la Dore proche de Puy-Guillaume.

Partis de Paslières, nous rentrons rapidement dans le Bois de Delange pour en ressortir au Moulin d’Auvergne où, nous découvrons notre fameuse Credogne à l’endroit où elle quitte les gorges pour gagner la plaine. Nous sommes surpris par son eau limpide qui nous laisse facilement découvrir les cailloux de son lit. A quelques pas de là sur notre droite, posée sur un écrin de verdure magnifiquement entretenu, les restes de l’abbatiale de l’abbaye de Montpeyroux, ancienne abbaye cistercienne fondée au 12°S par les cisterciens de l’abbaye de Bonnevaux. 

Abbaye de Montpeyroux

Notre parcours remonte maintenant la rive droite de la Credogne. Les bosses et creux des ravins successifs commencent à nous réchauffer, le soleil arrive et dissipe la brume matinale. La mousse présente sur les arbres au sol confirme que ces pentes, couvertes d’aulnes, frênes sont relativement humides. D’ici de là des sapinières très denses paraissent impénétrables.

Nous sommes Chez Fumas petit lieu-dit où un espace de verdure en bord de chemin semble faire l’unanimité pour la pause méridienne. A la Poncette nous sommes au bout de notre boucle et nous retraversons la Credogne pour passer en rive gauche.

Passage de la Credogne

Sur ce versant les pentes sont un peu plus douces mais le décor de la forêt reste le même, arbres et branches couchés recouverts de mousse d’un vert entêtant. Notre chemin zigzague dans la pente avec constamment la rivière en vue en contre bas.
Chez Bancherel, hameau de quatre maisons où deux seules restent habitées, nous bavardons avec une gentille dame qui nous retrace son enfance en ce lieu. Conversation intéressante mais il nous reste encore un bout de chemin, nous abrégeons poliment la conversation et repartons d’un bon pas.

En ligne


Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons sur une grande piste récemment aménagée, pas visible sur la carte, que nous trouvons un peu monotone jusqu’au bois du Pas du Loup. Sortis du bois nous voilà dans la plaine, le retour aux voitures se passe sans encombre et toujours sous le soleil. Journée réussie et appréciée.

Merci à Denis et Patrick qui ont bien voulu nous guider à tour de rôle.

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Dim 29/03/2026 Rando Livradois – St-Julien-de-Coppel

Animateur : Yves
Nombre de participants : 7 animateur compris ( 6 F, 1 H)
Météo : couvert une grande partie de journée
Distance : 20 km
Dénivelé : 635 m
Durée : 7 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 52 km pour 2 véhicules
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Contournat, PC422, PC389, St-Julien-de-Coppel, PC474, Roche, Cerfeuil, les Couleaux, PC582, PC636, la Chaux Montgros, Pommeride, PC619, PC600, Pic de Mercurol, Mercurol, Bois de Glaisne, Puy Pendu, Bois de LPC547,Bois de Lavende, Bois de Lavaure, Col de Potey, PC574, Calais, PC493, Contournat.

Sur la route qui mène au départ ce matin deux tendances météo, à gauche beau soleil, à droite de gros nuages gris plombent le décor. Malheureusement c’est sur la droite que j’ai prévu mon parcours, dommage !
Dans le village de Contournat, à la sortie des voitures, la température fraîche nous saisit, tous les participants s’emmitouflent et nous voilà partis. 
Jusqu’à St-Julien-de-Coppel le tracé reste en plaine avec une terre amoureuse, et un ressenti négatif saisissant. Après St-Julien face à nous le premier point remarquable du jour, Notre Dame de la Roche. Le sentier qui s’accélère régulièrement permet de réchauffer notre organisme.

Notre Dame de la Roche

Arrivés en haut, la Vierge installée en 1862 s’élève magistralement sur son haut piédestal. Petit tour du site en passant par la chapelle, seul vestige d’un château érigé sur ce promontoire, puis nous repartons direction les ruines du château de Coppel, construit au 13 °S et détruit par Richelieu en 1626.

Château de Coppel

Après quelques photos, et la rencontre d’un important troupeau de salers nous nous dirigeons dans le bois du Puy Gérant. Après une hésitation sur une sente à peine visible, nous retrouvons le chemin qui mène à la Chaux Montgros. Le long de ce large chemin carrossable plusieurs miradors de battue, pourtant en bon état sont au sol, sabotage ou nécessité… on ne saura pas ?

Nous voilà à la Chaux Montgros, mélange de château fort et de grande résidence aux quatre tours majestueuses. Construit au début du 16 °S de style renaissance sous influence italienne il est unique en Auvergne. La température est légèrement remontée, mais une petite brise que l’on n’avait pas ressentie dans le bois se fait présente, un petit porche dans l’escalier monumental nous abrite pour le pique-nique.

Château de la Chaux Montgros

Départ plein ouest face au Pic de Mercurol troisième point remarquable, nous sommes à découvert capuche, gants, et bonnets sont de mise. Nous empruntons la sente à peine visible de la route, qui passe presque au sommet de ce pic. Peu entretenue, il faut se faufiler entre les branches. La montée au sommet, pratiquement à quatre pattes, est assez difficile il faut chevaucher les rochers recouverts de mousse et le risque de glissade à la descente est garanti ; tant pis ce sera pour une prochaine fois. Lors de l’invasion romaine fut érigé ici un temple dédié à Mercure d’où Mercurol. Avant d’arriver à son pied, dans les prés nous avons remarqué deux collines funéraires (tumulus).

Maintenant mon tracé traverse le Bois de Glaisne pour rejoindre le col de Potey. Comme très souvent dans les bois les sentiers de la carte et du terrain sont divergents. Un magnifique hors-piste d’environ trois kilomètres entre ronces, arbres, branches couchées et quelques barbelés nous permet de rejoindre le col.

Dans le bois nous étions à l’abri et l’effort nous a réchauffé, mais maintenant la légère brise de ce matin devient une jolie brise qui va nous suivre jusqu’à l’arrivée. Récompense, le soleil est de la partie et c’est les visages radieux que nous retrouvons Contournat, petit village connu même aux Etats-Unis grâce à Monseigneur Benoit Flaget, enfant du pays, devenu le premier évêque du Middle West en 1808.

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Jeu 26/03/2026 Rando Limagne – Randan

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 11 animateur compris (6 F, 5 H)
Météo : Sec et frais le matin – Douceur et giboulées l’après-midi
Carte :  IGN 2630SB
Distance : 26,5 km  
Dénivelée : 460 m  
Durée
 : 6h40h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile malgré le dépassement du kilométrage
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 70 km pour 2 voitures – 90 km du Crest pour 1 autre

Itinéraire : Randan, Stade, Rond de Joinville, Rond d’Aumale, Voie ferrée CLF-Vichy, Est bois des Prugnes, NE Bois Brun, les Gannats, St Priest Bramefant, D55, Le Graveyron, château de Maulmont, vers D443 en HP à travers bois de Maulmont, Montpensier, les Rigaudanches, les Charmes de la Fontaine, Mons, les Gros, Rilhat, W puy de Beaumont, Champ Colombier, La Corne, Etang de Nemours, retour Randan par D94

La crainte du mauvais temps annoncé (neige et vent) m’a fait choisir un secteur plus abrité et qu’Atlas fréquente rarement : la Limagne et plus précisément Randan et ses alentours. La rando commence par une petite visite du château et de ses dépendances. C’est Anne, ancienne adhérente d’Atlas et responsable des animations sur le Domaine Royal qui nous sert de guide.

Château de Randan

Elle nous rappelle en quelques mots l’histoire du château, de Louis Philippe et d’Adélaïde sa sœur et des réparations effectuées jusqu’à aujourd’hui. Tous les travaux n’avaient pas pour but de le reconstruire mais de stopper l’effet du temps sur les ruines, il fallait les mettre hors air et hors eau. La chapelle et les cuisines n’ayant pas été touchées par l’incendie de 1925 sont visitables et dans un très bon état de conservation.  L’Orangerie fera bientôt l’objet d’une grande restauration…. Nous ayant appris l’essentiel en 30 minutes chrono nous quittons à regret Anne pour débuter la rando. Je profite de ce compte-rendu pour la remercier pour son accueil et sa bonne humeur.

Nous nous mettons donc en route avec pour objectif de traverser les forêts autour de Rando en direction de St Priest Bramefant et du château de Maulmont et retour. Ce programme sera modifié en cours de route comme nous le verrons ci-après. La forêt et le parc du château forme une grande continuité forestière même si comme dans tout grand parc, on trouve des espèces importées comme les grands séquoias ou les gingko biloas. On trouve dans les bois alentours des chênes dont dix ont été prélevés pour restaurer la charpente de Notre-Dame de Paris. La progression dans les allées forestières encore tracées aboutit plusieurs fois sur des croisements dénommés ici « Rond » et baptisés du nom des fils de Louis-Philippe, Aumale et Joinville. Plus tard, nous traverserons un hameau appelé Montpensier (le dernier fils du Roi) et un étang privé au nom de Nemours, encore un fils, son second. Le secteur est tout imprégné de cette présence royale qui a laissé un fort bel héritage architectural qui rejaillit sur le bourg de Randan lui-même avec la brique pour matériau commun.

Au milieu des bois nous enjambons la voie de la ligne Clermont-Vichy qui a dû faire l’objet d’une belle restauration, on la dirait presque neuve. L’ensemble des sentiers – non balisés – ne semblent pas fort fréquentés sauf par les forestiers qui exploitent la forêt. Il vaut mieux avoir la carte pour suivre sa route 😊. Nous arrivons bientôt à St Priest après à peine 9 km parcourus. Cela ne nous empêche pas de nous arrêter pour le déjeuner. La clémence du temps n’ayant qu’un temps (😊), nous essuyons à ce moment précis la première averse d’une série qui s’étalera sur tout l’après-midi.

Heureusement le gymnase municipal s’offre pour protéger nos agapes. Je profite de la pause pour remodeler le parcours car celui que j’ai prévu, à nouveau dans les bois de Randan, pourrait être un peu ennuyeux. Ce sera un long parcours en paysages ouverts sur les collines qui ourlent la frange orientale de la Limagne. Après un petit kilomètre sur la route où nous mettons en œuvre les obligations de circulation faites à tout groupe de marcheurs en déplacement, nous arrivons au château de Maulmont. Aujourd’hui dévolu aux mariages et autres séminaires, ce château, fruit de la volonté de la Princesse Adélaïde, était à l’origine un relais de chasse utilisé par le Roi et ses invités. Le parcours passant trop près du monument nous le contournons plus au sud. Nous nous retrouvons dans un cul de sac et nous nous offrons un petit passage hors-piste à travers le bois de Maulmont pour retrouver plein ouest la petite route qui nous amène au hameau de Montpensier. Les sous-bois sont tapissés de fleurs à corolle rose que personne dans le groupe ne reconnait et qui nécessite un petit appel à PlantNet qui va délivrer un nom que je n’ai pas noté 😊.

Nous déambulons maintenant au sud des bois de Randan, le plus souvent sur les sommets de ces petites collines qui dominent la rive gauche de l’Allier qu’on devine au loin. Nous alternerons les montées et les descentes dans un paysage de grande culture dominé par le colza. Nous traversons des petits villages sans grand charme, Mons peut-être avec sa belle église et son point de vue ? Tout le cachet architectural semble se concentrer sur Randan…. Inutile de dire que les changements de direction au milieu d’un réseau dense de chemin d’exploitation obligent à ne pas quitter sa carte des yeux alors que de beaux paysages s’offrent pourtant.

Une erreur de navigation conduira à une petite marche arrière mais dans l’ensemble et malgré les changements du parcours décidés en milieu de rando nous ne nous perdrons pas 😊. Le château de Randan se devine à l’horizon bien abrité par sa forêt au sud. Bientôt, nous épuisons nos derniers chemins et sentiers possibles et nous n’avons d’autres choix que de suivre la petite D94 qui nous mène dans un long faux plat à Randan que nous traversons et qui comme beaucoup de bourgs ruraux montre, hélas, un nombre important de commerces fermés. Parvenus à la chapelle du Domaine, notre amie Anne de loin nous fait de grands signes d’au-revoir.  Une belle journée de rando s’achève…….

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Dim 22/03/2026 Rando Sancy – St-Bonnet-près-Orcival

Animateur : Yves
Nombre de participants : 6 animateur compris (5 F, 1 H)
Météo : nuageux et ensoleillé
Distance : 23 km
Dénivelé : 620 m
Durée : 6 H pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 46 km pour 1 véhicule et 55 km pour 1 autre soit : 101 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Nébouzat, PC856, Neuville, le Ranc, la Maronie, PC881, Ribeyre, PC1036, PC1050, PC1052, Lachaud, le Calvaire, St-Bonnet-près Orcival, Villejacques, Pont des Eaux, les Eaux, les Saliens, Nébouzat.

Moins frais que prévu ce matin au départ de Nébouzat sous les premiers rayons qui se lèvent. Nous nous dirigeons vers Neuville en passant d’une rive à l’autre du ruisseau de La Gorce dont le tumulte provoqué par un important débit nous accompagne.

A Neuville virage à l’Ouest face à Orcival, première traversée de la Sioule qui prend sa source à quelques kilomètres d’ici près du lac de Servières, et nous voilà rapidement à Ribeyre. Le temps change, les nuages s’assombrissent on sent quelques gouttes. Nous gagnons rapidement malgré la jolie côte, le bois des Bourelles où nous décidons de nous poser pour le pique-nique avant l’averse qui semble se préparer. Bien abrités sous de beaux sapins, nous déjeunons sans être dérangés. Dès que nous reprenons notre chemin, nous nous apercevons que les pierres ont bien été légèrement mouillées mais il ne pleut plus. Arrivés au bois de Gravenoire, nous le traversons sur un petit sentier forestier coupé par endroit avec des arbres récemment tombés, lorsque qu’un petit chevreuil débouche sur notre droite, nous observe et détale instantanément. A la sortie du bois l’horizon s’éclaircit, à gauche St-Martin de Tour avec en dessous, les dômes du château de Cordes, le Calvaire de St-Bonnet-près-Orcival en face et sur la droite en fond notre cher Puy de Dôme encore un peu emmitouflé sur sa cime.

Nous voici au pied du Calvaire, dès la D27 traversée, nous attaquons la pente déjà  bien prononcée et guidés par les croix successives nous atteignons les croix sommitales. D’en haut, une belle vue sur la vallée de la Haute Sioule avec St-Bonnet à nos pieds se termine par une Chaîne des Puys légèrement brumeuse.

Montée au Calvaire
Le Calvaire de ST-Bonnet-Près-Orcival

Direction Villejacques et Pont des Eaux où nous retrouvons la Sioule grossie par le ruisseau de La Gorce longé ce matin. L’arrivée est proche, mais un petit détour par la cascade de Saliens sur le ruisseau de La Gigeole, détourné par une coulée de lave, s’impose. Petite cascade en trois temps, facile d’approche, bien fournie en eau actuellement, et intégrée dans un cadre original et coloré.

Cascade de Saliens

Depuis Villejacques le soleil est présent et c’est avec lui que nous retrouvons nos voitures.

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Jeu 19/03/2026 Rando Lembronnais – Dauzat-sur-Vodable

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 20 animateur compris (13 F, 7 H)
Météo : Grand soleil – un peu frais
Carte :  IGN 2532SB
Distance : 23 km  
Dénivelée : 700 m  
Durée
 : 7h pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 114 km pour 3 voitures et 68 km pour 2 autres

Itinéraire : Dauzat-sur-Vodable, GRP « Autour d’Issoire » jusqu’à PC 917, PC 947, Est Combes, HP jqà D23, Chassagne, Côte Eglise, GRP, PC 1019, Praneuf, Chaux du Pic, NW vers PC 855, PC 820, PC 795, Tourzel, Est Ronzières, Vodable, la Borie, PC708, PC767, Sud et Est jqà PC 767, SW jusqu’à PC 838  , W jusqu’à PC 917, retour Dauzat par GRP

J’aime bien revenir à Dauzat-sur-Vodable et sa chapelle bâtie sur l’éperon volcanique qui plonge dans le ravin des Rivaux. Mais une fois n’est pas coutume, nous ne descendons pas dans le ravin pour prendre la direction du Leiranoux mais nous remontons au nord par le GRP. La montée inaugurale est un peu rude mais permet d’avoir un beau point de vue sur la chapelle.

Chapelle de Dauzat-sur-Vodable

Ce qui devait être un début de rando facile en suivant le GRP jusqu’à Mégemont devient suite à une bifurcation à l’ouest prise trop tôt un beau hors-piste à partir du hameau de Combes. Rejoindre Chassagne que l’on aperçoit nettement de notre position nécessite de passer deux petits ruisseaux, rien de difficile jusque-là mais l’obstacle infranchissable rencontré est bien la végétation faite de ronces et d’aubépine qui s’est constituée là suite à la déprise agricole et forme une redoutable muraille pour un groupe de 20 personnes. Nous rencontrons justement un éleveur en train de nettoyer ses parcelles avant la mise au vert de ses vaches qui nous confirme que nous n’avons pas d’autre choix que de revenir vers la route D23 entre Combe et Pouchenirgue.
Nous entrons donc dans Chassagne par la route. Je dois improviser la suite du parcours car nous ne sommes pas sur la trace initiale. Heureusement le secteur offre des possibilités qui nous rapprochent de ce qui était prévu. A l’entrée sur la chaux du Pic, un beau talus nous abrite du léger vent du nord qui aurait, sinon, gâté notre pause méridienne. Du plateau nous avons un beau point de vue sur le Sancy et ses crêtes enneigées. 

Le Sancy

Suite à la mésaventure matinale, nous n’irons pas jusqu’à la Couze Pavin mais nous suivrons le GRP atteint après la pause pour gagner Tourzel, ce qui était prévu. Beau village, orienté S/SE, installé sur les pentes du plateau qui l’abrite des vents d’ouest et nord. Les affiches électorales près de la mairie nous apprennent que 3 listes attendaient les suffrages des électeurs. Etonnant pour un village et ses hameaux attachés de 400 habitants et seulement 197 inscrits sur les listes électorales. Le secrétaire de mairie que j’interroge dans son bureau m’apprend que la liste de la sortante est en tête à l’issue du 1er tour… Nous zigzaguons tranquillement dans les ruelles jusqu’à tomber sur une étrangeté de mauvais goût installée au-dessus d’une porte !

Après Vodable que nous longeons par le bas, il nous faudra consentir un peu d’effort pour parvenir sur le plateau à nouveau, juste au carrefour où le sort de la rando s’est joué le matin 😊 Encore un petit kilomètre pour rejoindre Dauzat et son patrimoine en partie ruiné.

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Dim 8/03/2026 Rando Hte-Loire – Léotoing

Animateur : Thierry
Nombre de participants : 12 animateur compris (8 F, 4 H)
Météo : Nuageux le matin et ensoleillé l’après-midi – assez doux dans l’ensemble
Carte :  IGN 2532SB
Distance : 25 km  
Dénivelée : 650 m  
Durée
 : 7h30 pauses comprises  
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 3h
Kilométrage auto : 138 km pour 3 voitures  


Itinéraire : Pont de Lanau, Prat Long, Bionsac, Lagarde, Coste Chaude, Chante-Perdrix, nord suc de Montjean, en hors-piste jusqu’à D909, Pont sur l’Aubart, le Chausse, la Chau, les lacs (Citrou, Grand Lac, Long), la Pénide, Espalem, Pey Redon, rive gaude des ruisseaux du Roudrey et de Vernassal, Vernassal, les Chanots, la Bastide, Léotoing, pont de Lanau

Après la rando du 26 février dernier (voir CR), je m’étais promis de revenir dans la vallée de l’Alagnon et plus précisément à Léotoing ; je n’ai pas tardé tant le secteur me plait…. Nous partons donc du pont de Lanau en direction du sud. Par une petite route en lacet nous nous hissons sur le grand plateau qui surplombe l’Alagnon à l’ouest jusqu’à Lorlanges et l’autoroute A75 à l’est. C’est un plateau agricole qui fait alterner les prairies artificielles et les plantes fourragères. L’élevage est la principale activité agricole du secteur. Du plateau, nous avons une bonne vue sur le château de Torsiac que nous n’avions pas pu voir aussi bien dessiné lors de notre rando du 26 février. Il est très élégant et ressemble presque à un château de conte de fée. Après Lagarde, un long passage en petit sous-bois nous mène à Coste Chaude, grand élevage porcin organisé en plusieurs bâtiments dont une maternité ! Cette maternité permet de garantir les approvisionnements en porcelets de montagne pour les engraisseurs (une trentaine d’éleveurs dans la grande Auvergne)  tout en garantissant une origine génétique et en offrant la sécurité sanitaire indispensable.  Elle produit 24 000 porcelets par an. L’élevage familial est géré sous la forme d’une coopérative. A proximité, immédiate, on ressent un air légèrement plus odorant mais sans commune mesure avec certains élevages bretons. Les porcs sont élevés sur caillebotis ce qui doit contribuer à diminuer les nuisances. Nous continuons à travers de vastes surfaces cultivées pour revenir vers le bord du plateau. L’itinéraire du jour nous fait redescendre au bord de l’Alagnon, sur la D909 à hauteur du bas du ravin d’Aubart. Au cours d’une de ses randos, Yves avait suivi un peu la même direction en empruntant la combe voisine, celle de Combe Chaude.  La descente s’est faite en hors- piste avec une pente régulière et peu encombrée par la végétation comme certains le craignaient. En effet, ces pentes sont couvertes de petits chênes suffisamment espacés pour se sentir à l’aise 😊. Parvenus au bord de la rivière, je peux ressortir le petit jeu concours avec des questions sur l’Alagnon que j’avais servi le jeudi précédent lors de la rando autour de Blesles. Benoit est le premier à proposer la bonne longueur de la rivière !  La récompense ? Payer un café à l’animateur… Vu la densité bistrotière de tout le secteur, il ne risquait pas grand-chose 😊 Il nous faut bientôt remonter sur le plateau par une belle piste jusqu’au hameau de le Chausse. Il est composé de plusieurs grandes fermes d’élevage. Les bêtes sont encore en stabulation mais plus loin vers les lacs nous trouverons les premières vaches au pâturage. On sent que l’hiver tire vers sa fin. Nous prenons la pause méridienne dans un petit bois de pins au-dessus du hameau bien à l’abri du petit vent frais qui balaie le plateau. Nous reprenons vite notre parcours sur le bord de ce grand plateau en direction des 5 lacs à proximité d’Espalem. Ce sont des lacs intermittents comme on en trouve sur ces plateaux. 4 sont encore en eau (Citrou Grand, Long et un inconnu) et un est sec Estang.

Lac Citrou

Ils constituent des endroits naturels sensibles qui sont des havres de paix pour de nombreux oiseaux et amphibiens comme le crapaud Sonneur à ventre jaune ou le triton Crêté. Ce sont des sites Natura 2000 sous haute surveillance. Passés la Pénide nous entamons notre remontée vers le nord et prenons la direction d’Espalem. Village un peu décevant à l’habitat fort disparate et aux fous du volant. Heureusement nous quittons vite la route que nous suivions depuis La Pénide pour suivre sur 2 km un sentier dans une des petites vallées nord/sud qui strie le plateau. La quiétude du cheminement est juste perturbée par deux quads qui font quand même l’effort de ralentir franchement. Nous entrons peu après dans Vernassal qui abrite un beau et imposant château du 17-18ème   siècle.

Château de Vernassal

 Il est caché par un haut mur et le portail d’entrée nous l’offre sous un angle qui ne nous permet pas de l’admirer complètement. Il a fait l’objet d’une importante restauration à partir des années 70 tant extérieure qu’intérieure. La Révolution et le 19ème siècle avaient fini de le ruiner et c’est un miracle de le voir dans cet état aujourd’hui ! avec ses façades et son toit rénovés suivant les plans d’origine inspirés d’une des ailes de la Cour Carrée du Louvre.  Nous suivons maintenant un large chemin montant jusqu’à la Bastide. Bientôt Léotoing apparait au loin. Mais il faut le mériter : une dernière et forte montée nous oblige à pousser sur nos bâtons et à faire monter le rythme cardiaque. Mais la récompense est au bout et nous entrons dans Léotoing par le village et sa chapelle des Lépreux. Nous montons rapidement au pied des ruines de la forteresse. Elles est aussi majestueuse de près que de loin. La visite du village possiblement virtuelle grâce à une application (a priori inexistante sur l’App Store) aurait nécessité un peu plus de temps. Nous redescendons par les splendides terrasses aménagées par une association au pied du château et plantées d’une multitude de plantes anciennes dont l’inventaire prendrait quelques heures.

Château de Léotoing

Nous repassons presqu’à regret le pont de Lanau pour regagner les voitures à l’issue de cette belle boucle toute en rive droite de l’Alagnon.