Animateur : Michel J.
Nombre de participants : 4 animateur compris (2F, 2H)
Météo : samedi et dimanche chaud y compris les nuits ; les autres jours plus agréables avec une tendance orageuse en fin d’après-midi et des nuits plus fraîches.
Classement : moyen
Matériel mis à disposition par l’association :
– 2 kayaks de mer ; 1 Bélouga, de marque Plasmor, 1 de marque Dag modèle Miwok. – équipement complémentaire pour les kayaks (jupes d’étanchéité, éponges, 1 cordelette de 10 mètres) – équipement pour les participants (gilets d’aide à la flottabilité, pagaies doubles et 1 de secours)
– pour le transport des bateaux et containers : une remorque routière équipée de l’adaptation « kayak»
– 1 tente MT 900 de marque Décathlon, 1 tipi modèle Lavoo de marque Bergans et 1 tarp médium de marque Bergans
Matériel de l’animateur mis à disposition :1 Bélouga de marque Plasmor, 1 Fury de marque Kayman (bateau de l’encadrant).
Transport: à l’aide d’un véhicule en covoiturage Michel J. (Renault kangoo) tractant la remorque.
Kilométrage général effectué par le véhicule : 1115 km
Niveau d’eau : bon sur toutes les retenues
Conditions de navigation : très bonnes.
Kilométrage parcouru : 104 km sur les 6 jours à la moyenne de 5 km/h.
Temps de navigation : 20 h 42
Préparation du matériel, rangement, nettoyage et compte rendu : 20 heures
Le mot de l’animateur.
Pour préparer au mieux ce rendez-vous, l’animateur avait programmé pour les adhérents inscrits deux sorties sur un plan d’eau de proximité, les Fades à 60 kilomètres de Clermont-Ferrand, le jeudi 11 et mercredi 17 juin.
Le groupe était complet mais, malheureusement à quelques jours du départ, une des « Marie », nouvelle dans l’activité déclarait forfait suite à un problème physiologique.
Après avis du bureau de l’association, le séjour a été maintenu car la réservation des emplacements au camping était faite avec le versement d’un acompte. La réglementation locale interdisant le bivouac sur les berges et rives des différentes étendues d’eau que nous allons explorées, le choix du camping de Sainte-Croix-de-Verdon, s’imposait du fait de sa proximité avec le lac et sa position géographique par rapport aux autres retenues situées dans un rayon de 20 kilomètres.
L’objectif proposé a été largement atteint. Nous avons parcouru le lac de Sainte-Croix, du barrage jusqu’aux gorges du Grand Canyon ; la retenue de Quinson avec les baies d’Artignosc, de Cadenon et les gorges de Baudinard ; la retenue d’Esparron ou barrage de Gréoux-les-Bains et les basses gorges du Verdon.
Le Verdon prend sa source dans le cirque de la Sestrières et parcourt 175 kilomètres avant de se jeter dans la Durance près de Vinon-sur-Verdon. L’avantage majeur des plans d’eau choisis est que les bateaux à énergie thermique sont interdits ce qui permet de naviguer dans une certaine tranquillité malgré l’affluence toute relative de certains endroits.
Compte tenu de la température extérieure et de l’eau, il a été fréquent de finir la journée par une bonne baignade. En fin de séjour, il a été proposé la mise en pratique d’exercices de sécurité afin de permettre à chacun de gagner en autonomie et de savoir réagir en cas d’imprévus.
Au cours du séjour, nous avons pu observer une variété de libellules et demoiselles de multiples couleurs et tailles mais également du côté des oiseaux, de nombreuses familles de Grèbe huppé et rare à mon avis à cette saison et en ce lieu, un couple d’Échasses blanches…

Relation des 7 jours par les différents participants.
Samedi 20 par Michel J. Après le parcours routier et l’installation au camping « Les Roches » à Sainte-Croix-de-Verdon qui sera notre camp de base pour l’intégralité du séjour, je propose aux participants d’aller chercher un peu de fraîcheur en testant ce grand plan d’eau. Brève sortie au couchant pour remettre en mouvement le corps et retrouver les sensations. Un léger vent d’Ouest provoque de petites vagues qui pimentent cette courte aventure de fin de journée.
Distance parcourue : 4,44 km ; durée de navigation : 50’
Dimanche 21 par Marie D. Lac de Sainte-Croix. Au petit déjeuner, Michel nous annonce le programme de la journée.
Exploration du lac de Sainte-Croix en matinée et retour au camping vers 14 h 00 afin d’éviter les grosses chaleurs « Il faut être en capacité de s’adapter sinon… ». 9 h 00, nous sommes dans les kayaks (moteurs interdits sauf électriques). Tout est calme. Un sentiment de plénitude et de sérénité. Au bout de 3/4 heure, nous accostons à Bauduen. Charmant village provençal avec son marché. Nous en profitons pour acheter melons, tomates. Nous arpentons les ruelles, découvrons deux magnifiques fontaines « Paty » (prairie) et la grande fontaine. A l’époque, le châtelain détournait l’eau afin d’arroser son jardin. A la suite de nombreux procès, il s’engagea à ne plus troubler les habitants « dans la jouissance des eaux de la fontaine ». Nous reprenons la navigation et longeons la rive Sud-Ouest découvrant de petites criques sauvages difficiles d’accès avec des eaux turquoises dignes de lagons lointains. Côté Ouest, nous apercevons le barrage de Sainte-Croix-de-Verdon, nous nous approchons jusqu’à la limite autorisée. La température extérieure augmentant, Michel décide de rentrer au plus rapide. Nous arrivons au camping à 14 h 30 et pique-niquons. Après-midi tranquille, un club de lecture se forme. En fin d’après-midi, nous allons découvrir à pied le village de Ste-Croix-de-Verdon perché au dessus du lac. Au cours de cette matinée nous avons pu apercevoir des Goélands, des Grèbes huppés et un instant magique, le vol de deux Échasses blanches.
Distance parcourue : 15,77 km ; durée de navigation : 3 h 09

Lundi 22 par Pascal. Lac d’Esparron et gorges basses du Verdon.
Le mot du rédacteur du jour « Caniculaire », caniculaire mais :
– on dort la nuit avec un petit duvet
– il ne fait pas trop chaud en naviguant voire même frais dans les gorges
– le niveau des lacs est très haut malgré la sécheresse qui s’installe…
Aujourd’hui, c’est décidé, on change de lac, direction le lac d’Esparron situé à environ 20 kilomètres du camping. On se lève tôt et on fait la check liste : chapeau, lunettes de soleil, crème solaire, affaires de rechange, gilet d’aide à la flottabilité, le pique-nique sans oublier les pagaies. Tout est « ok » pour tout le monde et nous partons avec la voiture et la remorque vers Esparron. La navigation routière est agrémentée d’une variante touristique. Nous arrivons au lac où la mise à l’eau s’avère compliquée. Nous posons les bateaux et Michel va stationner sur la rive opposée. La journée commence donc par un remorquage de kayak sur une courte distance. Nous remontons les basses gorges du Verdon jusqu’à Montmeyan plage. Au fur et à mesure de notre progression, les versants deviennent de plus en plus abrupts et les falaises plus nombreuses jusqu’à finir par un goulet étroit d’une vingtaine de mètres de large et là soudainement, une voiture de la poste suivie d’un vélo traversent les gorges…il y a un petit pont et l’on débouche alors sur un large lac paisible à la plage de Montmeyan. Après 9 kilomètres de progression, nous sommes contents de pouvoir accoster, boire et pique-niquer.
Après une pause à l’ombre de peupliers, nous prenons le chemin inverse et admirons la géologie des parois sous un autre œil. Pour finir la journée, nous poussons jusqu’au lac principal et remontons une anse qui nous conduit presque jusqu’au dessous de la tour médiévale du village d’Esparron où coule un ruisseau le Sorbiou. De gros cumulonimbus se développent et le ciel s’assombrit, le vent se lève et des vagues se forment, il est temps de regagner notre point de départ et de rentrer…
Et la faune dans tout çà ? Alliez-vous me demander…Nous avons surtout vu des canards traversant les gorges avec leur progéniture en file indienne, traversant au mépris du danger car la circulation de bateaux est dense, heureusement il s’agit de petits bateaux électriques de location peu bruyants et naviguant à faible allure. Nous avons également croisé de nombreux pigeons nichant dans les falaises et une grotte fermée volontairement servant de refuges entre 2500 et 3000 individus de différentes familles de Chauve-souris.
J’allais oublier d’évoquer un sentier impressionnant rive gauche qui longe une partie des gorges. C’est peut-être une piste pour un futur séjour d’Atlas. Retour vers le camping, la route est bordée de champs de lavande, un petit arrêt photo et nous arrivons à bon port…il tombe quelques gouttes.
Quelques explications concernant l’originalité du barrage dit de Gréoux-les-Bains. Il a été construit en 1963, c’est un barrage en terre et en enrochement. Le digue fait 67 m de haut et 260 m d’épaisseur à la base. Il a une superficie de 328 ha pour 80 millions de m³.
Distance parcourue : 20,68 km ; durée de navigation : 3 h 58

Mardi 23 par Mady. Artignocs, Quinson, Cadenon et gorges de Baudinard.
Ce matin, destination le village de Montpezat sous lequel la mise à l’eau doit s’effectuer. Un peu de difficulté pour la trouver car la route qui mène à la base nautique est privée. Finalement c’est juste en face de celle-ci et près du pont Sylvestre que nous commençons la navigation.
Un passage entre des falaises nous amène à un premier lac, dominé par le village de Montpezat, appelé la retenue de Quinson alors que le village éponyme se situe bien en aval. A nouveau un passage plus étroit pour aller vers le lac d’Artignosc dont les berges bien accueillantes permettent un accostage facile. C’est le moment de faire une pause, avant de continuer vers le barrage de Quinson. Le suivi des berges de ces 2 lacs permet d’apercevoir de belles carpes et la pause d’observer de beaux papillons. Comme tous les jours en fin de matinée le vent se lève, le paysage évolue peu, et Michel propose de faire demi tour pour aller plutôt découvrir les gorges de Baudinard.
Nous remontons rive gauche ce que nous avons descendu rive droite et la matinée étant bien avancée l’arrêt pique-nique est fait au même endroit que la pause précédente avant de repartir vers le Pont Sylvestre. Après l’avoir passé, nous découvrons le lac de Montpezat (appelé aussi anse de Cadenon) qui permet d’accéder aux gorges de Baudinard. Moins connues que celles du Verdon, elles méritent pourtant le détour. Falaises encaissées, murs de mousse, petites cascades, eau vert céladon, le lieu est enchanteur. Et magique aussi car un effet d’optique donne l’impression de naviguer sur une pente descendante… Cette sensation serait due d’après Pascal à l’inclinaison légèrement montante des strates des falaises alors que le niveau de l’eau est à l’horizontal. Après le demi-tour obligatoire près des bouées EDF qui bloquent l’accès au barrage de Ste Croix nous avons la sensation inverse, la pente paraît montante mais la navigation reste tout aussi facile ! Michel repère sur les bords du lac de Montpezat un endroit propice au chargement des bateaux et décide alors de changer le point de débarquement. Chose dite, chose faite, nous allons jusqu’au point de départ du matin où il laisse son kayak à Pascal qui le prend en remorque et nous repartons vers le lac de Montpezat où il nous retrouve avec la voiture.
Fin de cette belle journée avec 2 parties complètement différentes, qui se complètent agréablement.
Distance parcourue : 20,16 km ; durée de navigation : 4 h 18

Mercredi 24 par Michel J. Lac de Sainte-Croix et gorges du Grand Canyon.
Lever comme chaque jour entre 06 h 30 et 07 h 00, la proximité du lac nous permet un départ rapide sur l’eau après un léger portage sur une centaine de mètres. Le temps est idéal et nous profitons à cette heure matinale d’un plan d’eau immense pour nous seuls sans une ride. Nos kayaks glissent vers le levant à bonne allure. L’idée est d’aller au plus direct afin de gagner le pont de Galetas et de pénétrer dans les gorges avant l’afflux des pédalos, des bateaux à énergie électrique, padels et autres. De nombreux loueurs sont installés de part et d’autre en aval du pont et peuvent rapidement libérer des dizaines et des dizaines d’engins. A notre arrivée sur site, les premières embarcations sont en mouvement mais nous profitons quand même d’une certaine quiétude dans le grand canyon que l’on peut remonter sur environ 3 kilomètres. Les falaises deviennent rapidement vertigineuses et abritent pigeons et hirondelles de rocher. Nous profitons du spectacle. Le décor mondialement connu attire un public étranger en majorité. Le retour nous contraint à quelques zig zag pour éviter l’arrivée en masse des autres visiteurs. Après le pont, le plan d’eau redevient un lieu paisible sans bruit. L’idée est de continuer son exploration par la rive gauche. Le pique nique se prend à proximité d’un espace argileux que des ongulés sauvages semblent fréquenter au vu des traces laissées sur le sol.
Le vent se lève chaque jour plus ou moins fort entre 11 h 00 et 12 h 00 avec une orientation Sud-Ouest puis Sud et se stabilise à l’Ouest en fin de journée et donne rapidement un plan d’eau agité mais plaisant…
Après les Salles-sur-Verdon, village entièrement reconstruit après la mise en eau du barrage, nous contournons par le Nord puis l’Est et enfin le Sud, la seule grande île « Costebelle ». Pour un court moment, nous retrouvons une navigation sur un plan d’eau qui a retrouvé son calme, protégé par les points hauts culminant à 719m d’altitude, côté Sud. Au débouché, les kayaks sont à nouveau secoués par de jolies vaguelettes qui arrivent par le travers et qui animent cette fin de sortie.
Le lac de Sainte-Croix est situé entre les départements du Var et des Alpes de Haute Provence au cœur du Parc Naturel Régional du Verdon.
Cette retenue mise en eau en 1973, est la quatrième de France métropolitaine par sa superficie (environ 2 200 ha) après le lac du Der-Chantecocq, le lac de Serre-Ponçon et le lac d’Orient.
Distance parcourue : 24,80 km ; durée de navigation : 4 h 49



Jeudi 25. par Michel J. Lac d’Esparron appelé également barrage de Gréoux-les-Bains.
Nous retrouvons avec plaisir ce plan d’eau qui passe pour la perle du Verdon où l’eau est la plus chaude. Il nous reste à parcourir les rives entre le village et le barrage. Parti du lieu-dit du Pont Coupé, nous gagnons rapidement le plan d’eau proprement dit et allons explorer les nombreux petits fjords qui pénètrent l’intérieur. Les rives et berges sont occupées de falaises calcaires de faibles hauteurs agrémentées de terrasses. Nous prenons le pique-nique après avoir côtoyé les bouées marquant la limite de navigation au niveau du barrage. Dans une anse à l’abri du soleil, je propose, l’eau étant à une température agréable, de mettre en pratique les éléments de sécurité évoqués lors du début du séjour, et ceci en 3 phases.
– 1 s’immerger entièrement en se maintenant sous l’eau entre 5 et 15 secondes
– 2 en place dans le kayak avec jupe fixée, se laisser retourner et maintenir la position au moins 5 secondes
– 3 se faire retourner, enlever la jupe en tirant sur la languette et sortir du kayak calmement.
La démonstration avait été fait par l’animateur le premier jour de navigation. L’exercice a été bien compris par les participants et exécuté avec sang froid !
Après être passé à proximité d’une grosse station de pompage mobile, nous avons tranquillement, en profitant au maximum de ce coin idyllique regagné le point de départ. Un peu de nettoyage, les bateaux sur la remorque et c’est le retour au camping. Je propose d’aller visiter le village du Moustiers-Sainte-Marie à 18 kilomètres afin de finir de la meilleure façon ce séjour. Les vieilles ruelles, la grotte Ste-Madeleine, l’église Notre-Dame de l’Assomption, la fraîcheur des fontaines ont agrémenté les dernières heures du jeudi. De retour, une halte s’imposait au village de Sainte Croix pour se désaltérer avec vue sur le lac, instant, à peine troublé par quelques gouttes orageuses.
Distance parcourue : 18, 04 km ; durée de navigation 3 h 35


Vendredi 26. par Michel J. Retour sur Clermont-Fd en passant par l’Ardèche et la célèbre côte de Mayres qui passe de 600 à 1200 mètres en 10 kilomètres. Départ vers 09 h 15 et arrivée à 16 h 45. Merci pour l’aide apportée pour ranger les kayaks et matériel.
Merci au photographe qui a donné de sa personne !

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