Animatrice : Mady
Nombre de participants : 9 animatrice comprise (7 F– 2 H)
Météo : beau temps
Distance : 21 km (montre garmin 7)
Dénivelé : 925 m (montre garmin 7)
Durée déplacement : 7h45’
Classement Atlas : moyenne
Voitures : 128 km x 2 voitures de Clermont Fd soit au total 256 km.
Préparation et rédaction : 3 h
ITINÉRAIRE : Vollore-Montagne, Pamole, le Pertuis, Pierre Pamole, Pas de Mousset, Notre-Dame de l’Hermitage, Sugier, Vollore-Montagne
C’est sous un ciel légèrement nuageux que nous débutons la randonnée. Il fait encore frais et l’itinéraire doit nous permettre d’évoluer pour la majeure partie de la randonnée sous le couvert des arbres.
La montée au Puy Besson qui surplombe Vollore-Montagne se fait facilement même si le chemin pour passer au sommet n’est pas très marqué. Les épicéas sont suffisamment espacés pour une progression facile. Par contre, les branchages qui jonchent le sol sont des pièges à éviter. Il en est de même au début de la descente avant de retrouver un large chemin qui nous fait passer à la Croix des Tuiles puis au hameau de Pamole où nous découvrons une œuvre originale.

Le sommet de Pierre Pamole, 1198 m d’altitude, point le plus haut de la randonnée est face à nous. L’objectif est d’y arriver pour la pause méridienne afin d’effectuer dans la matinée la majorité du dénivelé.
Passage au col du Pertuis avec une vue sur le Grun de Chignore qui permet de préciser que le terme «Grun (ou Grün qui signifie vert en allemand) désigne aussi un sommet en patois auvergnat. La montée s’effectue sur des chemins plus ou moins pierreux avec des portions plus ou moins raides et même si on est toujours à l’ombre, les maillots commencent à être bien humides…
Enfin nous voici au sommet, site très dégagé, qui offre une vue à 360° sur les massifs et les plaines de la région et une lecture de paysage facilité par les tables d’orientation installées sur de gros blocs granitiques.

Le pique-nique pris à exactement 12h, nous descendons par une sente vers l’Arbre du Diable devant lequel une petite halte s’impose pour s’imprégner de sa légende (voir en fin de CR) avant de rejoindre le GR3. Créé en 1947 ce premier chemin de Grande Randonnée balisé en France, commence au Mont Gerbier de Jonc et s’achève à l’estuaire du fleuve. Nous le quittons après le Pas de Mousset, et commençons une nouvelle montée, la dernière importante pour arriver à Notre-Dame de l’Hermitage. Grande bâtisse isolée au milieu des bois, ce lieu comprend un monastère qui aurait été créé en 1669 sur le site d’un ermitage attesté dès 1288 mais dispose aussi d’une maison d’accueil et d’une hôtellerie beaucoup plus récentes pouvant accueillir personnes seules ou groupes. Arrivés par l’arrière nous la contournons et montons jusqu’au rocher de Peyrotine d’où nous apercevons la campagne ligérienne et Noirétable.
Reprenant le GR3, et après une halte à la Chapelle du Cimetière, direction la croix St Guillaume et le Lit de la Vierge, chaos granitique situé au milieu des bois. Un peu d’escalade et pour la 3ème fois de la journée, nous bénéficions à nouveau d’un très beau panorama très verdoyant sur les monts du Forez dont Pierre sur Haute et les Dômes.

Les points essentiels de la randonnée ayant été atteints il ne nous reste plus qu’à regagner tranquillement notre point de départ. A bientôt sur d’autres chemins…
La légende de l’Arbre du Diable : En des temps très anciens, le diable voulut, depuis Augusto Nemetum se rendre à Lugdunum la capitale des Gaules Pour ce faire il enfourcha son grand pur sang noir et après un premier bond sur le Grun de Chignore, le second le conduisit au Bois de Pamole.
Lorsque qu’il s’aperçut que son prochain bond le conduirait sur les lieux des sources sacrées de ce qui allait devenir bien plus tard le monastère de Notre-Dame de l’Hermitage, le cheval se cabra et, dans un grondement effroyable qui fit trembler la région, cheval et cavalier disparurent dans les entrailles de la terre.
Sur cette terre brûlée pendant de long siècles, aucune végétation n’osa s’installer jusqu’à ce jour de grand vent ou un corbeau, déstabilisé par les éléments, laissa s’échapper la graine de sapin qu’il tenait dans son bec. Trop de pouvoir échapper à son prédateur, celle-ci n’eut de cesse que de s’enraciner rapidement, sans avoir conscience de l’offense faite aux esprits de Satan. C’est pourquoi, soumis aux esprits maléfiques l’arbre a vécu et grandi dans la souffrance et le tourment.
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