Animateur : Pierre
Nombre de participants : 12, animateur compris (9 femmes, 3 hommes)
Météo : ensoleillé et chaud ; température autour de 30°
Distance : 38,2 km (21 km + 17,2 km)
Dénivelé : 1715m (715 + 1000)
Durée : 13H23 pauses comprises
Classement Atlas : Moyen
Kilométrage auto : 1053 km au total pour 3 voitures
Préparation et rédaction : 20 h

Itinéraire jour 1 : Parking de Planfoy, barrage du gouffre d’Enfer, La Creuse, les Gallières, Rochetaillée, Charteloup, la Driguière, la Violette, le Plateau, les Souchères, les Palais, Pont Souvignet, Bonnavion, Pont de la Barbarie, barrage du Pas du Riot, parking de Planfoy

Itinéraire jour 2 : La Jasserie du Pilat, Col de l’Etançon, Crêt de l’Etançon, Col du Rachat, Crêt du Rachat, Col de Botte, Crêt de Botte, crêt de l’Oeillon, Chaux d’Egallet, La Trève du loup, Chaux de Toureyre, Collet de Doizieux, la Roche du Suaire, Doizieux, la Bredouze, la Roche, La Jasserie du Pilat

Journée 1 :

Douze participants se sont retrouvés pour ce week-end de randonnée dans le massif du Pilat, les samedi 6 et dimanche 7 juin. Si certains connaissaient déjà ce massif situé aux confins de la Loire, du Rhône et de l’Ardèche, beaucoup ne le connaissaient que de nom et découvraient pour la première fois ses paysages variés et son caractère montagnard. La météo s’est montrée particulièrement favorable. Après plusieurs jours de temps frais et changeant, peu conforme à une fin de mois de mai, le soleil était au rendez-vous durant tout le séjour. Les températures, nettement plus estivales, ont permis de profiter pleinement des panoramas, même si la chaleur s’est fait sentir au fil des kilomètres. La première randonnée, au départ des environs de Planfoy, nous a conduits sur un itinéraire d’une vingtaine de kilomètres alternant forêts de résineux et de hêtres, chemins en balcon, landes d’altitude et passages sur les crêts qui font la réputation du Pilat. Nous descendons vers le Furan, rivière qui connaît une retenue en deux endroits : le barrage du gouffre d’Enfer vers lequel nous nous dirigeons et le barrage du Pas de Riot où nous terminerons la randonnée.

La mise en jambe est agréable après les 2H de voiture et le chemin très praticable. En direction du barrage du gouffre d’Enfer, inutilisé depuis 2003 sauf pour la régulation des crues, nous passons près d’un lieu restauré appelé la « Ventellerie ».

Cette construction servira dans un premier à dévier le Furan pour la construction du barrage du Gouffre d’Enfer puis, entre autres, à maîtriser la hauteur du réservoir et à écrêter les crues. Après la traversée du Furan, nous suivons un charmant sentier longitudinal au Furan et à l’aqueduc des eaux du Lignon jusqu’au premier barrage, celui du gouffre d’Enfer.

La vue du haut du barrage est saisissante et la tyrolienne qui signe la fin d’une via ferrata avoisinante vertigineuse. Nous laissons de côté la montée au rocher les surplombant et poursuivons en direction de Rochetaillée en passant sous la Roche Corbière, lieu prisé d’escalade.

Arrivés à Rochetaillée, nous faisons un crochet par les vestiges du château du XIIe siècle puis poursuivons par le GR 42.

Jusqu’à présent nous avons marché sur du plat et en descente mais à partir de maintenant il faut passer en dénivelé positif. La pente est longue et continue mais pas forte et partiellement ombragée. A la fin de la montée et près du point culminant de la randonnée, c’est l’heure du repas. Nous faisons halte dans un champ où le choix du soleil ou de l’ombre des arbres est permis. Au redémarrage, une petite marche arrière nous évitera un bout de route puis direction le lieu-dit Les Palais avant de continuer dans la forêt. Le sentier emprunté se devine puis vient à disparaître en raison d’une coupe de bois. Il nous faudra quelque peu jardiner et faire un peu de hors-piste avant de le retrouver.

Au Pont Souvignet, nous commençons à croiser un peu plus de marcheurs en balade, preuve que nous nous approchons du dernier site du jour, le barrage du Pas de Riot. Ce barrage a été construit en 1873, 3 ans seulement après celui du gouffre d’Enfer, qui se montrait déjà insuffisant, afin de répondre à la demande grandissante en eau de l’agglomération stéphanoise. Nous cheminons sur la berge de la retenue et, après la traversée du barrage, finissons par une dernière petite montée vers les voitures. À l’issue de cette première journée, le groupe a rejoint le gîte du camping de Saint-Genest-Malifaux, où chacun a pu profiter d’un moment de détente bien mérité. Un apéritif en terrasse partagé avec modération avant le repas du soir,

préparé et livré par un restaurateur local, a été particulièrement apprécié après cette belle journée de marche.

Journée 2 :

Le lendemain matin, le petit-déjeuner est préparé collectivement par les participants. La randonnée dominicale se fait au départ de la Jasserie du Pilat, ancienne ferme et station de ski où l’on peut encore admirer un tremplin en métal qui devait être réservé aux plus téméraires. Cette ancienne ferme, aujourd’hui transformée en restaurant, était également un gîte depuis 1939 et ce jusqu’en 2025.

Notre marche débute en passant près d’un mémorial sur un chemin herbeux longeant un altisurface, piste d’atterrissage pour avion en montagne. Nous cheminons en passant plusieurs petits cols (Etançon, Rachat, Botte), quelques crêts dont celui de l’Etançon, point culminant du jour (1391m) et croisons des jeunes gens, tapis de sol sur le dos, venus faire du Pilates au Pilat ! Arrivés au crêt de l’Oeillon où se situe un émetteur de télévision, nous admirons le panorama grâce à une table d’orientation avec vue sur le Rhône.

Nous entamons à partir de maintenant la longue descente jusqu’à Doizieux, point bas à 600m d’altitude, en commençant par un petit pierrier

puis en alternant piste herbeuse et caillouteuse. Un site appelé l’« Hôtel Brûlé » près duquel nous passons nous rappelle que ce lieu était jusqu’aux années 1930 un lieu prisé par une riche clientèle.

Avant d’arriver à Doizieux, nous prenons notre déjeuner, ce qui nous laissera le temps de digérer avant la longue remontée à la Jasserie.

Le démarrage depuis Doizieux se fait sous le soleil et celui-ci est particulièrement chaud. Heureusement, une bonne partie du reste du chemin se fera à l’ombre des arbres.

La montée aura été longue et éprouvante mais se fera au final sans encombre car il n’y aura pas de point d’eau avant l’arrivée.  A la Jasserie, chacun prendra plaisir de cette chaude journée qui d’une glace, qui d’une boisson, qui des deux.

Malgré une chaleur plus marquée que la veille, le groupe a conservé un excellent rythme, profitant des passages ombragés des forêts et des pauses régulières pour admirer les paysages.

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