Animateur : Yves
Nombre de participants : 20 animateur compris (14 F, 6 H)
Météo : couvert avec petite averse, soleil dans l’après-midi
Distance : 18 km
Dénivelé : 500 m
Durée : 6 H 30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Kilométrage auto :25 km pour 2 véhicules et 10 km pour 2 autres soit : 70 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Parking PC374, PC387, PC430, Puy d’Anselle, PC468, PC397, les Caques, PC389, PC343, PC319, PC320, Malmouche, le Coin d’Arbat, PC342, la Croix de Pierre, Puy de Bane, Chirol, PC472, le Trap,PC483, PC447, PC411, parking.

Une fois n’est pas coutume, nous restons sur la métropole ce matin. Eloigné du tumulte de la vie urbaine, nous allons arpenter les Puys de Cournon, zone toute proche et peu pratiquée. Le ciel est gris, les nuages bas, du départ nous distinguons à peine les sommets qui culminent seulement entre 529 et 543 mètres.

Première montée le Puy d’Anzelle, plusieurs possibilités : nous le contournons par le plateau des Vaugondières afin de diminuer la pente. De belles marches en bois nous facilitent le dernier effort, heureusement car avec la pluie de cette nuit, le sol est un peu glissant par endroit. Autrefois les vignes entouraient ce puy, remplacées par des pelouses sèches et des cultures. Quelques vignes bien entretenues sont encore présentes. Nous sommes en zone protégée Natura 2000, 250 espèces végétales couvrent le sol, 54 espèces de papillons dont l’Azuré du Serpolet au bleu intense et 30 espèces d’oiseaux nicheurs.
Au sommet une petite pyramide de pierres empilées surprend, sanctuaire improbable, sans doute dédié à la nature. Les nuages s’élèvent, un carré de ciel bleu met Clermont en valeur, à proximité nous remarquons la centrale photovoltaïque de puy Long sur 10ha, inaugurée en 2022 et qui produit 11000 MWh équivalent conso de 6000 habitants.
Malgré une faible altitude, une vue très étendue s’étale devant nous, et au loin le Puy de Dôme protégé par son écharpe grise se découvre peu à peu. 

Clermont sous le soleil et centrale photovoltaïque à droite

Nous basculons côté nord face à Lempdes, le terrain a changé, nos semelles s’épaississent, bientôt un sentier herbeux nous permet de décaper cette terre amoureuse. Après avoir longé quelques habitations nous arrivons au point côté 397, où surprise se dresse Notre Dame de Bonne-Nouvelle. Statue monumentale en fonte, inaugurée en 1887 sur l’emplacement d’une ancienne chapelle. Jusque dans les années 60 un pèlerinage était organisé. On remarque une grappe de raisin dans sa main droite, symbole de protection de la viticulture.

Notre Dame de Bonne-Nouvelle

La D52 traversée nous grimpons aux Caques, colinette de tuf, ni volcanique ni sédimentaire mais qui ne colle pas malgré l’apparence. Nous nous dirigeons maintenant Nord Est pour rejoindre l’Allier non loin de Dallet. A l’ancienne mine des Rois, petite explication ! Pendant 1 siècle on a extrait de cette mine du calcaire bitumeux, transporté à l’usine SMAC, aujourd’hui leader français de l’étanchéité, pour en faire des pavés souples et étanches destinés aux trottoirs parisiens. Jusqu’en 1984, 58 000 tonnes de bitume pur ont été produites, mais en raison de sa vétusté et de la sécurité des mineurs on ferma le site.

Notre progression se fait maintenant le long de l’Allier où la renouée du Japon, fléau de la biodiversité, envahissante et indomptable recouvre le sol. Nous arrivons sur le haut des falaises argilo calcaire de Malmouche dont la paroi est truffée d’habitats d’hirondelles de rivage, martins pécheurs, et guêpier d’Europe. Plus hautes falaises, 15 à 20 mètres, entre Brioude et la Loire, elle est le résultat de l’érosion de l’Allier sur les contreforts du puy de Bane que nous gravirons cet après-midi. C’est l’heure de la pause, un petit talus ensoleillé fait l’affaire.

Retraversée de la D52, bref passage entre constructions récentes et belles villas au pied du Puy Chalus et nous voilà accompagné de quelques gouttes dans la montée du Puy de Bane. A la Croix de Pierre la pluie cesse, on quitte les protections, le soleil réapparait. Nous suivons une agréable sente sous une forêt de sapins qui nous offre une ombre précieuse. Moins pentu que son voisin, on arrive sans la moindre difficulté au sommet ou plutôt à l’un des sommets, car comme à Anzelle plusieurs petits pics pointent vers le ciel à quelques mètres d’écart.
Une vue unique sur Cournon et son plan d’eau s’offre au regard, au loin le Livradois Forez et la montagne Bourbonnaise. De l’autre côté, Aubière, Clermont, la Chaîne des Puys, Gergovie, le Sancy entre autre. Nous descendons légèrement pour rejoindre plusieurs mètres plus bas deux tables d’orientation où chacun essaie de se repérer ou trouver ce qu’il cherche.

Orientation au Puy de Bane

Le retour se fait en passant sur le haut de la falaise calcaire du Trap, repère des Cournonnais. Pendant plusieurs années elle était réputée pour la chaux extraite de ses carrières. De beaux chemins en pente douce nous ramènent maintenant aux voitures. Nous remarquons au passage que le vent à fait onduler certaines cultures, ce qui transforme, visuellement de loin, les champs en jardin de le Nôtre. Comme d’habitude de nombreuses friandises clôturent, sous un chaud soleil, cette agréable randonnée. Merci à tous.

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