Animateur : Thierry
Nombre de participants : 5 animateur compris (3 F, 2 H)
Météo : frais et couvert le matin, doux l’après-midi
Carte : IGN 2532SB
Distance : 22 km
Dénivelée : 700 m
Durée : 6h20 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 2h
Kilométrage auto : 70 km pour 1 voiture et 1 voiture sur place
Itinéraire : St-Cirgues sur Couze, St Vincent, St Floret, GRP « autour d’Issoire », SE Clémensat, puy de Lavelle, Lavelle, Pleignat, Roubio, D996, Montoron, Pardines, Chidrac, St Cirgues sur Couze.
Notre montagne en pleine tourmente ce dimanche nous privant de raquettes, nous nous sommes rabattus sur un secteur moins exposé mais propice à de belles randos, la couze Pavin. Nous sortons de St Cirgues sur des rues très glissantes pour rejoindre la rivière que nous suivons vers l’amont jusqu’à St Floret. Weronika nous ouvre le sentier dans la montée vers le plateau et Clémensat d’où l’on a un beau point de vue sur St-Floret blotti dans son vallon.

Plus personne n’a froid ! Prochain objectif, le puy de Lavelle autour duquel nous allons tourner une partie de la matinée. Avant d’y parvenir une bonne montée tout droit dans les courbes de niveau est nécessaire. La particularité de ce puy est qu’il est très allongé avec une orientation nord-sud et constituée de plusieurs points d’éruption. Au vu des différentes roches identifiées sur le sentier, scories « cœur de cône » rougeâtres et « bas de cône » grises , trachyte tendre et blanche- grise on devine que le volcan est complexe et s’est constitué en plusieurs éruptions, effusives avec une lave fluide, et explosive avec une lave moins fluide s’épanchant lentement jusqu’à former un dôme. L’extrémité sud-est du volcan est constituée de falaises de basalte assez abruptes et qui protègent ( ?) le village de Lavelle blotti à leurs pieds.
La descente du puy nous avait posé des problèmes avec le groupe du jeudi mené par Yves. Nous avions perdu la sente et nous trouvions pris au piège des ronces et des genévriers. Bis repetita ce dimanche 😊 Enfin parvenu sur la piste à proximité de l’antenne, il nous restait quelques centaines de mètres pour arriver au village où nous avons pris notre pause méridienne à l’abri de la petite chapelle en cours de restauration et du lavoir. L’après midi de marche est moins intéressante puisque nous marchons entre les grandes parcelles de maïs qui occupent toutes les parties un peu planes du secteur sur de larges chemins d’exploitation rectilignes.

A proximité de Montoron, nous retrouvons le GRP qui grimpe jusqu’à Pardines. C’est la première fois que j’y entre et sans voir de panneau je devine qu’on a affaire à un fort villageois au plan carré de ses fortifications et de ses tours. Il y en a un certain nombre dans la région comme à Mareugheol, La Sauvetat, Plauzat, Chateauguay, etc…. Construits au 14 et 15ème siècles par les habitants soumis aux menées de la soldatesque et autres mercenaires pendant les Guerres de Cent Ans, ils sont plus ou moins bien conservés. Celui de Pardines est remarquable. La promenade dans l’entrelac des ruelles et autres venelles est plaisante. De Pardines on devine bien au SO les tourelles du château de Saint-Cirgues qui signifie une fin de ballade proche. Le passage à Chidrac nous révèle la boutique d’un taxidermiste… Une multitude de ses œuvres est exposée dans un vrai capharnaüm animal. De petits marcassins figurent parmi d’autres animaux de nos contrées et d’ailleurs : dans quelles conditions ces petits sont-ils arrivés là ?
Chidrac passé, nous parvenons au beau et grand château de Saint-Cirgues. Il fut reconstruit en 1495 par Thomas de Saint-Cirgues sur les ruines d’un château médiéval : il est alors muni de 4 grandes tours d’angle, de murs crénelés et ceint de douves. Il bâtira 20 ans plus tard le château de Chenonceaux sur le même modèle avant de le vendre à François 1er pour payer ses dettes. Il subit de grandes transformations au 18ème siècle comme le dôme des tours et l’ouverture de grandes baies sur la façade nord. Il abrita des colonies de vacances au cours du 20ème siècle avant d’être gravement endommagé par un incendie en 1990. Depuis, une association essaie de le sortir de son délabrement sans grand succès. Pourtant aujourd’hui des travaux sont en cours pour rénover les tourelles (photo 3) et le corps du château sous l’égide de la mairie du bourg. L’installation de l’école est a priori prévue.

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