Animateur : Yves
Nombre de participants : 17 animateur compris ( 12 F, 5 H)
Météo : soleil et ciel bleu toute la journée
Distance : 23 km
Dénivelé : 800 m
Durée : 7 H 45 pauses comprises
Classement Atlas : facile
Kilométrage auto : 100 km pour 3 véhicules et 60 km pour 1 autre soit : 360 km
Préparation et rédaction : 3 H
 
ITINERAIRE : Courgoul, PC748, PC828, Auzolette, PC934, PC1012, PC1033, le Brugelet, PC1116, PC1160, PC1252 Leiranoux, PC1154, PC1155, PC1120, PC936, Sault, PC848, PC798, PC724, PC694, PC677, PC717, PC617, Courgoul.

Départ de Courgoul sous les présages d’une belle journée. Face à nous de l’autre côté de la Couze des vestiges de murets escaladent la montagne. Point de vue magnifique, mise en valeur par un soleil rasant, sur les pailhats, terrasses permettant d’obtenir des surfaces cultivables, symbole du courage des hommes de ce terroir. Tombés dans l’oubli au fil du temps une association s’est lancée dans la reconstruction de ces pailhats pour faire revivre cette vallée de Courgoul.
Rude montée bordée d’arbres pour arriver à Auzolette, où un terrain plus riche et plus plat à permis ici des cultures céréalières mais l’exode rural a frappé et les commerces d’antan ont laissé place à des constructions inhabitées et abandonnées. En 1774 Henri Ladmiral, personnage local, monté à Paris, a tenté de tuer Robespierre. Arrêté, il fut guillotiné, une plaque lui rend hommage.

Nous sommes sortis des gorges, le paysage commence à s’ouvrir, la vue sur les Dômes et Forez souligne l’horizon mais la pente reste constante et nous l’aurons jusqu’à midi. Au lieu-dit Mazière le chemin prévu à été privatisé et le propriétaire présent nous informe qu’au bout on arrive dans son pré où vaches et taureaux paissent tranquillement. Seule possibilité pour rejoindre le Brugelet, la petite route. Nous sommes à 1000 mètres, le soleil frappe déjà , les couches s’envolent, les chapeaux sortent. A l’entrée du village, nous cédons le passage à un troupeau dont nous pensons, compte tenu de l’état négligé des bêtes, que c’est leur première sortie extérieure.

Face à nous maintenant le Leiranoux, objectif du jour, il nous reste 150 mètres de positif à grimper et la montée qui dure depuis le départ sera finie. Le groupe, un peu étiré, arrive au sommet. Quelle récompense ! Superbe panorama à 360 degrés sous un ciel bleu azur sans la moindre brise ce qui nous fait oublier nos 2H30 d’effort. Dômes, Forez, Margeride, Cantal, Cézallier, Sancy : tout est là, rien ne manque. Quelques rochers épars proches de la borne géodésique nous incitent à pique-niquer à cet endroit. Le groupe s’étale, chacun trouve sa place et profite du paysage tout en essayant de se repérer tant l’espace est étendu. Quelques pales d’éoliennes dépassent d’ici de là de ce relief mouvementé, sont-elles celles de Boslabert, la Chabanne ou Rentières, mélange de réponses justes et fausses mais moment apprécié. 

Le Sancy

Repas fini, nous descendons sur l’autre face avant de contourner ce superbe puy pour passer au dessus du hameau de Brassac, comme suspendu au bord de gorges hérissées de rochers abrupts en essayant de ne pas trop piétiner les nombreuses anémones pulsatiles qui commencent à fleurir le passage.
Le Leiranoux contourné, nous plongeons très rapidement sur le hameau de Sault. Le sentier plus ou moins bien tracé récupère au passage divers suintements qui le rendent humide et glissant, prudence ! Nous arrivons au hameau fantôme où trois habitations et du matériel agricole semblent désertés depuis longtemps déjà. Afin d’éviter ce qui a été la route d’accès, nous traversons le ruisseau de Sault et sa conduite forcée pour le suivre en rive gauche tantôt à fleur, tantôt légèrement au dessus, à flanc de falaise qui se délite par endroit.  A un moment la sente s’arrête et nous retraversons pour reprendre le semblant de route. Juste avant la rencontre avec la grande route des gorges nous passons devant la micro centrale électrique de Sault d’une puissance de 810 KW qui compte parmi les 2000 centrales privées françaises.

Nous voilà sur la grande route où nous retrouvons la Couze du Valbeleix qui prend sa source au Cézallier et qui vient grossir la Couze Pavin à Saurier. Comme pour le ruisseau de Sault nous gagnons la rive gauche et par une sente escarpée, caillouteuse, recouverte d’une épaisse couche de feuilles mortes par endroit nous descendons gentiment en surplomb de la rivière, bercés par son chant mélodieux. A l’entrée du village, des prés au vert soutenu criblés de pissenlits en fleurs rehaussent le décor.

Ce splendide ciel bleu et cette douce chaleur nous laisseront le souvenir d’une incroyable journée estivale.
Merci à Denis qui a bien voulu, une fois encore, maitriser la carte pour nous guider sur la journée.

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.