Animateur : Michel J.
Nombre de participants, animateur compris : 11 (6F, 5H)
Météo : température fraîche, ciel couvert avec un vent de sud sensible
Enneigement : de 25 à 35 cm dans les hêtraies, grosses plaques de neige éparses sur les parties dégagées
Distance : 10,00 km (montre gps)
Dénivelé : 500 m (montre gps)
Durée du déplacement : 5 h 30 environ
Durée de la randonnée : 5 h 00 environ
Classement Atlas : facile
Cartes Ign 1/25000 : 2432 ET
Kilométrage auto : (95 x 2) + ( 125 x 1) = 315 km
Préparation et rédaction : 3 h 00
Récit et itinéraire de la journée.
La neige arrivée le dimanche précédent avait en partie disparue avec le redoux et la pluie. Le trajet routier sur un goudron bien noir sous un ciel bâché n’incitait pas à l’optimisme. J’avais choisi d’ aller chercher une hypothétique neige le plus haut possible. Arrivés à la station de Super Besse, les fossés étaient chargés par les dernières chutes et la station de ski alpin tournait avec un faible public, les pistes de ski fond étaient fermées…rien de réjouissant ! Arrivés au col de la Geneste à 1369 m d’altitude, ce fut une bonne surprise de voir un paysage blanc et l’on pressentait que cette première sortie raquette de la saison, allait être réussie. J’optais pour un circuit à couvert et après la présentation habituelle, nous partîmes ouest pour gagner le couvert de la hêtraie en devers dans une neige de bonne qualité, entre 25 et 40 cm de hauteur, précédée de zones humides recouvertes elles aussi par un beau manteau neigeux.

Espace peu ou pas fréquenté où de nombreuses traces ont permis de commenter le passage d’une faune très présente notamment celles d’un sanglier dont le ventre a taillé une saignée dans la neige et qui a erré sur tout le versant laissant l’empreinte très marquée des sabots avec les gardes. Un peu plus loin un boutis signalant la recherche de faînes et de racines. Dans le cours de la journée d’autres indices de présence du lièvre, du renard montrent que même en plein hiver, les animaux restent sur leur territoire à la recherche de nourriture. Après un écart vers le nord pour passer au buron du Meynaliou qui s’effondre tout doucement sous les assauts des vents d’ouest et du nord, nous avons gagné la forêt de Domais pour faire une vaste boucle et se retrouver plein nord. Une pente à descendre avec le rappel de la technique à maîtriser pour ce genre de passage. Le ruisseau de la Trentaine passé qui devient un peu en aval après la jonction avec le ruisseau de Tarrafet, la Tarentaine, nous quittons la piste pour prendre plein nord et gagner l’abri d’un bloc erratique pour le pique nique tiré du sac.

Nous laissons le refuge du Merdençon sur notre gauche et poursuivons rive gauche le long du ruisseau de la Fontaine Salée. A la moitié de cette ancienne vallée glaciaire, nous cherchons, à droite, le passage connu des anciens de l’association, dont les points de repères sont deux blocs l’un en bas, l’autre avant le débouché sur une plateforme. Moment un peu privilégié dans un lieu où personne n’est passé…

Nous suivons pour être à l’abri du vent, le mini vallon où s’épanche le trop plein du captage. Une fois sur le plateau, le vent est très sensible et le cheminement indiqué aux participants, nous gagnons le mouvement de terrain où coule le ruisseau de la Trentaine alimenté par les écoulements venant du versant sud du Puy Gros. Puis protégés par le Puy de Pailleret, nous changeons d’angle de marche, passant au sud et franchissant la ligne de partage des eaux qui envoie le ruisseau de Chareire vers le sud. Face à nous on peut voir le lac Chauvet avec sa surface légèrement glacée, le Cocudoux, l’autre Puy Ferrand et la forme caractéristique du Montcineyre.
La randonnée s’achève comme d’habitude avec quelques gourmandises tirées des coffres des voitures. Merci à tous pour l’intérêt que vous avez porté aux quelques explications sur l’environnement. A bientôt.
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