Animateur : Thierry
Nombre de participants : 16 animateur compris (10 F, 6 H)
Météo : Froid, brouillard et soleil
Carte : IGN 2432ET
Distance : 21 km
Dénivelée : 800 m
Durée : 6h30 pauses comprises
Classement Atlas : Facile
Préparation et CR : 2h
Kilométrage auto : 80 km pour 3 voitures soit : 240 km
Itinéraire : Lac Chambon, NW vers D617, Beaune le Froid, buron de la Couaille, buron du Margelet, nord du puy de la Croix-Morand, Col, Est vers montagne de Pouly, route forestière et D996, Bressouleille, Chambon sur Lac, camping les Bombes, le Lac
C’est dans une ambiance très hivernale que nous avons vécu cette boucle dominicale passant par le lac Chambon et le col de la Croix-Morand.
Partis avec un petit retard suite à un pépin physique qui a touché un de nos Atlassiens, nous avons commencé la rando à proximité de l’escalier qui conduit sur le chemin de la Dent du Marais. Nous atteignons Beaune le Froid, premier jalon sur notre route, après nous être réchauffés sur les pentes assez raides au-dessus de Varennes. Le temps n’est pas aussi dégagé qu’espéré. Après une petite erreur de navigation, nous retrouvons vite le chemin qui nous mène sur le plateau en direction du bois des Bruyères. Le froid devient plus sensible même si l’absence de vent ne vient pas augmenter le ressenti négatif. Nous marchons sur un large chemin forestier en surplomb du vallon du Fredet. Nous passons à proximité du buron de la Couaille qui paraît bien délabré. J’aurais aimé gagner les rochers du Sautet que nous devinons plus que nous les voyons au-dessus de nous. Mais la brume et le risque certain de rochers glacés me décident à continuer tranquillement notre rando sur ce bon chemin en direction du prochain buron, le buron du Margelet. Le vallon du Fredet est irrigué d’une multitude de ruissellements qui glacent le sentier que nous suivons, nous obligeant à quelques acrobaties pour éviter les glissades sur une glace bien épaisse.
Sans trop d’à-coups, nous prenons de l’altitude jusqu’à parvenir sur les estives au nord du Puy de la Croix Morand. On devine à peine le Puy du Baladou au nord, grande et belle vigie prise dans la brume. Il est déjà midi et l’idée initiale d’aller retrouver le GR 4 pour atteindre le col ne me paraît plus judicieuse. Nous le gagnons en suivant au sud, le bas de la pente du puy. Dans l’herbe et les courtes bruyères, peu de risque de glissades même si toute la végétation est recouverte d’une belle pellicule de givre. Notre passage laisse un sillage vert dans toute cette blancheur.

A près de 1400 m, nous avons fait la dénivelée positive du jour (près de 800m). Nous prenons notre repas sur le parking du col, abrités en partie par l’affreux bâtiment qui se propose à nous. Même si le vent qui souffle par intermittence renforce la sensation de froid (-10° environ et -15 ressenti), la brume qui se déchire laisse apparaître le soleil qui nous apporte un doux réconfort et de beaux panoramas, bien connus mais toujours admirés.

Pas suffisant pour faire durer le plaisir du repas malgré tout. Nous nous remettons vite en marche en prenant un large chemin qui passe au-dessus de l’auberge, sur le flanc sud du Puy de la Croix Morand en direction du Puy de Chambon et la montagne de Pouly. Nous surplombons le vallon du Chadeyre qui se jette beaucoup plus à l’est dans la Couze Chambon après Murol.
Nous dévalons les 200 m de dénivelée en suivant la moindre pente, nous fiant aux pas sûrs des vaches et des chevaux qui occupent les lieux à la belle saison et tracent de légères sentes qui nous aident bien dans notre descente. Bientôt, nous atteignons le ruisseau en rive droite et en essayant d’éviter les parties humides pas suffisamment glacées… Tous n’y parviennent pas 😂 ! Le froid a donné naissance à de somptueuses sculptures dans le lit du ruisseau.

La petite route qui traverse le bois des Bruyères et que j’avais indiquée comme notre cible en haut de la montagne de Pouly est enfin atteinte et le gros du parcours accompli. Un large chemin nous amène à Bressouleille, beau hameau en balcon orienté plein sud pour mieux profiter de l’astre qu’il abrite dans son nom. De Bressouleille, il nous reste une grosse descente dans la cassure du plateau de près de 200 m.
Nous passons à proximité des rochers de Pousseterre qu’on voit bien en ligne de crête lorsque nous parvenons sur la D996 et Chambon sur Lac. J’avais prévu un grand tour de lac pour rejoindre nos voitures normalement garées près du village touristique. Ayant ramené nos voitures sur le parking de front de lac, près des restaurants, nous nous abstenons de ce tour à la satisfaction (sans doute ?) des participants qui avaient suffisamment d’air frais dans les bronches après cette belle journée bien glaciale.
Montagne de Pouly, creux de Fontbonne, burons de Leyrenoux, Margelet, … vivement qu’on les revisite avec nos raquettes dans une poudreuse digne de ce nom. J’ai le sentiment que ça ne devrait plus tarder 😊
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